{"id":17074,"date":"2008-10-03T00:00:00","date_gmt":"2008-10-03T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/3-octobre-2008\/"},"modified":"2008-10-03T00:00:00","modified_gmt":"2008-10-03T00:00:00","slug":"3-octobre-2008","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/3-octobre-2008\/","title":{"rendered":"3 octobre 2008"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"Hakim AJIMI est mort \u00e0 vingt-deux ans, le vendredi 9 \n\t\t\t\t\t\t\tmai 2008 vers 15h30 au centre ville de Grasse (06), \n\t\t\t\t\t\t\t\u00e9ni\u00e8me victime des suites d'une intervention \n\t\t\t\t\t\t\tpolici\u00e8re. Il a succomb\u00e9 \u00e0 une interpellation \n\t\t\t\t\t\t\tbrutale effectu\u00e9e par des policiers de la BAC avec \n\t\t\t\t\t\t\tle soutien de policiers municipaux, devant au moins \n\t\t\t\t\t\t\t16 t\u00e9moins civils, une dizaine de policiers et \n\t\t\t\t\t\t\tplusieurs pompiers.\" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body><\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\/\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil<\/span><\/a><\/b><\/font><\/p>\n<div>\n<div>\n<div align=\"justify\">\n<div>\n<div>\n<div>\n<p><font><\/font><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><font><span lang=\"FR\"><\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><span lang=\"SV\"><strong>TUNISNEWS<\/strong><\/span> <\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><font><\/p>\n<div><strong>8\u00a0\u00e8me ann\u00e9e, <span lang=\"FR\">N\u00b0\u00a03055 du 03.10.2008 <\/span><\/strong><\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><span><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><font>\u00a0archives<\/font> : <\/strong><\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong>www.tunisnews.net<\/strong><\/font><\/a><\/span><font>\u00a0<\/font>\u00a0<\/div>\n<p dir=\"ltr\">\u00a0<\/p>\n<div><font><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/div>\n<div><span lang=\"FR\"><font face=\"Arial\" size=\"3\"><span lang=\"FR-CH\"><\/p>\n<div>\n<div><font size=\"2\"><strong>FTCR et\u00a0 MRAP: Invitation a une conf\u00e9rence de Presse:CAMPAGNE JUSTICE ET VERITE POUR HAKIM AJIMI<\/strong><\/font><\/div>\n<div><font size=\"2\"><strong><font>Magharebia: Une ONG de la presse critique le manque de libert\u00e9 en Tunisie <\/font><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Jeune Afrique: La galaxie Ben Ali<\/font><\/h2>\n<p><font>Le Temps: \u2026 Et maintenant, se remettra-t-on au travail <\/font><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Le Temps: Pluies diluviennes \u00e0 Sfax<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/font><\/div>\n<div><font size=\"2\"><strong><font>Magharebia: Le Maroc adopte de nouvelles mesures pour r\u00e9former la religion officielle<\/font><\/strong><\/font><\/div>\n<\/div>\n<p><\/span><\/font><\/span><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><font size=\"2\">\u00a0<\/font><strong>Invitation a une conf\u00e9rence de Presse CAMPAGNE JUSTICE ET VERITE POUR HAKIM AJIMI \u00a0<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>Hakim AJIMI est mort \u00e0 vingt-deux ans, le vendredi 9 mai 2008 vers 15h30 au centre ville de Grasse (06), \u00e9ni\u00e8me victime des suites d&rsquo;une intervention polici\u00e8re. Il a succomb\u00e9 \u00e0 une interpellation brutale effectu\u00e9e par des policiers de la BAC avec le soutien de policiers municipaux, devant au moins 16 t\u00e9moins civils, une dizaine de policiers et plusieurs pompiers. Le parquet de Grasse a annonc\u00e9 l\u2019ouverture, le 13 mai, d\u2019une information judiciaire pour homicide involontaire. Selon plusieurs t\u00e9moins, la police a proc\u00e9d\u00e9 avec force et violence \u00e0 son immobilisation au sol, le maintenant longuement par \u00ab une prise genre cl\u00e9 d\u2019\u00e9tranglement \u00bb, reconnue par l\u2019un des policiers en cause. L\u2019autopsie aurait r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00ab de possibles signes asphyxiques \u00bb alors m\u00eame que cette technique d\u2019interpellation, pourtant connue comme particuli\u00e8rement dangereuse, et interdite par certains pays, a valu \u00e0 la France une condamnation de la Cour Europ\u00e9enne des Droits de l\u2019Homme pour un d\u00e9c\u00e8s intervenu en novembre 1998 \u00e0 Toulon, dans de semblables circonstances. Une campagne de signatures avait \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e par la FTCR et le MRAP au mois de juin dernier, pour exiger :  \u00b7que la V\u00e9rit\u00e9 soit dite et que Justice soit rendue \u00e0 la m\u00e9moire de Hakim AJIMI,  \u00b7que la Police fran\u00e7aise cesse imm\u00e9diatement d\u2019appliquer une technique d\u2019interpellation particuli\u00e8rement dangereuse et d\u00e9j\u00e0 condamn\u00e9e par la Cour europ\u00e9enne des Droits de l\u2019Homme.  \u00b7Que les personnes mises en cause soient suspendues de leurs fonctions et que la justice puisse prononcer des sanctions proportionnelles aux faits reproch\u00e9s afin que cesse le sentiment d&rsquo;impunit\u00e9 qui banalise et encourage les violences appliqu\u00e9es \u00e0 certaines populations.  Une conf\u00e9rence de presse aura lieu : Mercredi 08 Octobre 2008 \u00e0 11h00 au si\u00e8ge du MRAP, 43 Boulevard Magenta, 75010-Paris ( M\u00b0 R\u00e9publique &amp; Gare de l\u2019Est) \u00a0 \u00a0 \u00e0 l\u2019initiative conjointe et en pr\u00e9sence &#8211; de la famille repr\u00e9sent\u00e9e par M.M. Boubaker et Hatem AJIMI, p\u00e8re et fr\u00e8re de la victime,  &#8211; du comit\u00e9 de soutien de Grasse (06), repr\u00e9sent\u00e9 par Mme Dorsaf BRIKI et M. Walid KLAI et accompagn\u00e9 d\u2019un t\u00e9moin direct des faits, &#8211; de personnalit\u00e9s signataires  &#8211; des responsables nationaux de la FTCR et du MRAP \u00a0<font> <font>F\u00e9d\u00e9ration des Tunisiens Citoyens des deux Rives &#8211; FTCR\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Mouvement Contre le Racisme et l&rsquo;Amiti\u00e9 entre les Peuples &#8211; MRAP 3, rue de Nantes 75019 &#8211; Paris &#8211; Tel 01 46 07 54 04 &#8211; Fax : 40 34 18 15\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 43, Boulevard Magenta &#8211; 75010 &#8211; Paris &#8211;\u00a0 Tel : 01 53 38 99 99\u00a0 &#8211; Fax : 01 40 40 90 98 Mail : ftcr2@anadoo.fr &#8211; www.ftcr.eu\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 mail : migrations@mrap.fr www.mrap.asso.fr<\/font><\/font><\/div>\n<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<h2 align=\"center\" style=\"color: red;\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Une ONG de la presse critique le manque de libert\u00e9 en Tunisie<\/font><\/h2>\n<\/h2>\n<h2 align=\"left\" style=\"color: red;\"> <font size=\"2\">03\/10\/2008<\/font><\/h2>\n<blockquote><p>Le Comit\u00e9 pour la Protection des Journalistes a publi\u00e9 un rapport sp\u00e9cial sur la libert\u00e9 de la presse en Tunisie, dans lequel il affirme que le gouvernement continue de museler les journaux d&rsquo;opposition et les articles objectifs.<\/p><\/blockquote>\n<p>Par <strong>Jamel Arfaoui<\/strong> pour Magharebia \u00e0 Tunis \u2013 03\/10\/08 <\/p>\n<p>Le Comit\u00e9 pour la Protection des Journalistes (CPJ) a publi\u00e9 un nouveau rapport tr\u00e8s s\u00e9v\u00e8re sur l&rsquo;\u00e9tat de la libert\u00e9 de la presse en Tunisie. Cette \u00e9tude, publi\u00e9e le 23 septembre sur le site web du comit\u00e9, estime que la libert\u00e9 de la presse est d\u00e9ficiente dans le pays. <\/p>\n<p>Joel Campagna, coordinateur du programme du CPJ charg\u00e9 du Moyen Orient et de l&rsquo;Afrique du Nord, a <font><a href=\"http:\/\/www.magharebia.com\/cocoon\/awi\/xhtml1\/en_GB\/features\/awi\/features\/2008\/07\/08\/feature-03\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">rencontr\u00e9<\/a><\/font>des repr\u00e9sentants des m\u00e9dias et des journalistes en Tunisie en juin et en juillet. Aucun responsable du gouvernement n&rsquo;a accept\u00e9 de le rencontrer pour contribuer \u00e0 donner une perspective officielle \u00e0 cette \u00e9tude. <\/p>\n<p>Pour \u00e9tayer ses affirmations, M. Campagna fait \u00e9tat de plusieurs exemples, dont une discussion sur les m\u00e9thodes utilis\u00e9es par les autorit\u00e9s pour \u00ab\u00a0assi\u00e9ger\u00a0\u00bb les journalistes et les journaux jug\u00e9s critiques envers le gouvernement. <\/p>\n<p>Il y \u00e9voque notamment l&rsquo;affaire du journaliste Slim Boukhdir, <font><a href=\"http:\/\/www.magharebia.com\/cocoon\/awi\/xhtml1\/en_GB\/features\/awi\/features\/2007\/12\/09\/feature-01\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">condamn\u00e9<\/a><\/font>\u00e0 un an de prison en d\u00e9cembre 2007 mais rel\u00e2ch\u00e9 en juillet dernier. Ce rapport conclut que le proc\u00e8s de Boukhdir \u00e9tait une repr\u00e9saille de la part de l&rsquo;Etat pour ses critiques tr\u00e8s dures contre de hautes personnalit\u00e9s du pays. <\/p>\n<p>Les autorit\u00e9s tunisiennes affirment pour leur part que l&rsquo;arrestation de Boukhdir n&rsquo;avait rien \u00e0 voir avec son travail de journaliste. <\/p>\n<p>Ce rapport, intitul\u00e9 \u00ab\u00a0L&rsquo;Oppresseur Souriant\u00a0\u00bb, explique que le r\u00e9gime tunisien n&rsquo;autorise aucune critique. \u00ab\u00a0La presse \u00e9crite ne critique pas le Pr\u00e9sident et est en grande partie paralys\u00e9e par une forme d&rsquo;auto-censure\u00a0\u00bb, affirme-t-il. \u00ab\u00a0Les quelques voix critiques qui s&rsquo;expriment sur lnternet, pour des publications \u00e9trang\u00e8res et pour des hebdomadaires d&rsquo;opposition \u00e0 faible tirage, sont r\u00e9guli\u00e8rement harcel\u00e9es et marginalis\u00e9es par les autorit\u00e9s tunisiennes.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p>Le CPJ conclut que bien que plusieurs journalistes aient \u00e9t\u00e9 poursuivis par la loi depuis plusieurs ann\u00e9es, \u00ab\u00a0les autorit\u00e9s pr\u00e9f\u00e8rent utiliser des m\u00e9thodes plus subtiles pour contr\u00f4ler leurs voix.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p>Selon ce rapport, le gouvernement refuse d&rsquo;accorder des licences \u00e0 des m\u00e9dias \u00e9crits et audiovisuels qu&rsquo;il juge trop critiques, et contr\u00f4le la distribution des subventions gouvernementales et des recettes publicitaires, pour pouvoir favoriser les publications qui soutiennent le r\u00e9gime. <\/p>\n<p>Enfin, selon ce rapport, \u00ab\u00a0les journaux ouvertement critiques sont saisis par la police. Les sites d&rsquo;information en ligne trop critiques, ceux appartenant \u00e0 des groupes internationaux des droits de l&rsquo;Homme, et le site de partage de vid\u00e9os YouTube sont bloqu\u00e9s par le gouvernement.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p>S&rsquo;exprimant \u00e0 propos de ce rapport du CPJ, Neji Bghouri, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT), a expliqu\u00e9 \u00e0 Magharebia qu&rsquo;il avait \u00e9t\u00e9 surpris par \u00ab\u00a0l&rsquo;absence de toute mention du [SNJT], du fait en particulier que Campagna avait rencontr\u00e9 ses membres et parl\u00e9 avec eux de plusieurs probl\u00e8mes des m\u00e9dias lors de son s\u00e9jour en Tunisie\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>Lors d&rsquo;un colloque organis\u00e9 le mois dernier, M. Bghouri avait d\u00e9clar\u00e9 : \u00ab\u00a0Nous ne pouvons imaginer une quelconque \u00e9volution du pluralisme et de la d\u00e9mocratie dans notre pays aussi longtemps que les autorit\u00e9s&#8230; chercheront \u00e0 exercer une surveillance et un contr\u00f4le. Cela a emp\u00each\u00e9 la possibilit\u00e9 de disposer d&rsquo;une presse libre, ind\u00e9pendante et pluraliste telle que celle que connaissent les soci\u00e9t\u00e9s d\u00e9mocratiques.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p>Aboubakr Esseghair, du magazine priv\u00e9 L\u2019Observateur est d&rsquo;un avis diff\u00e9rent. Selon lui, la presse en Tunisie est sur la voie du pluralisme. <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il est difficile de d\u00e9crire les m\u00e9dias tunisiens de mani\u00e8re aussi vague\u00a0\u00bb, a-t-il poursuivi. \u00ab\u00a0Et cela, pour au moins deux raisons : la premi\u00e8re est qu&rsquo;il y a une volont\u00e9 politique de d\u00e9velopper la sc\u00e8ne des m\u00e9dias en Tunisie, une avanc\u00e9e importante qui doit \u00eatre pr\u00e9serv\u00e9e ; la seconde est que nous disposons en Tunisie d&rsquo;une l\u00e9gislation suffisante qui prot\u00e8ge la libert\u00e9 de la presse.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p>Dans le rapport du CPJ, le directeur de la publication de Dar Assabah, Raouf Cheikhrouhou, a \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9 sur le point de savoir pourquoi son journal (qui comprend le quotidien Assabah tr\u00e8s populaire, qui tire \u00e0 40 000 exemplaires) ne parlait pas de la corruption officielle et ne critiquait pas les responsables de l&rsquo;Etat. Pour lui, la raison en tient \u00e0 la l\u00e9gislation tunisienne. <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il existe en Tunisie un Code de la presse, et vous devez respecter la loi\u00a0\u00bb, a-t-il expliqu\u00e9. \u00ab\u00a0Aux termes de cette loi, nous ne pouvons porter atteinte \u00e0 la cr\u00e9dibilit\u00e9 du Pr\u00e9sident. La Tunisie, ce n&rsquo;est pas l&rsquo;Europe. C&rsquo;est un pays arabe musulman. \u2026 Nous avan\u00e7ons pas \u00e0 pas, et je pense que la presse va dans la bonne direction.\u00a0\u00bb<font><\/font><\/p>\n<p><strong>(Source: \u00ab\u00a0Magharebia.com\u00a0\u00bb le 3 octobre 2008)<\/strong><\/p>\n<p><strong>Lien:<\/strong><a href=\"http:\/\/www.magharebia.com\/cocoon\/awi\/xhtml1\/fr\/features\/awi\/features\/2008\/10\/03\/feature-01\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.magharebia.com\/cocoon\/awi\/xhtml1\/fr\/features\/awi\/features\/2008\/10\/03\/feature-01<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>\u00a0 <\/p>\n<p align=\"center\"><span lang=\"FR-CH\"><strong><font size=\"2\"><font size=\"3\">La galaxie Ben Ali<\/font><\/font><\/strong><\/span><\/p>\n<p><b><span lang=\"FR-CH\">Abdelaziz Barrouhi, \u00e0 Tunis <\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"justify\"><span lang=\"FR-CH\"><font>\u00c0 nouvelle \u00e9tape, nouvelles t\u00eates. La Tunisie est \u00e0 un an des \u00e9lections l\u00e9gislatives et pr\u00e9sidentielle de 2009. Pour le pr\u00e9sident Zine el-Abidine Ben Ali, 71 ans, assur\u00e9 de l\u2019emporter et d\u2019accomplir ainsi un cinqui\u00e8me &#8211; et dernier &#8211; mandat de cinq ans, le ch\u00f4mage des jeunes constitue une source de pr\u00e9occupation majeure, compte tenu surtout des incertitudes qui p\u00e8sent sur la conjoncture \u00e9conomique europ\u00e9enne. <\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span lang=\"FR-CH\"><font>Sans doute ces consid\u00e9rations ont-elles pes\u00e9 lorsque le pr\u00e9sident a mis en place sa nouvelle \u00e9quipe en cette p\u00e9riode de rentr\u00e9e politique. Une installation conduite en trois temps : le renouvellement du Comit\u00e9 central du parti, lors du congr\u00e8s du Rassemblement constitutionnel d\u00e9mocratique (RCD, au pouvoir) qui s\u2019est tenu du 28 juillet au 2 ao\u00fbt, le remaniement partiel du gouvernement le 29 ao\u00fbt et la recomposition du Bureau politique du RCD le 5 septembre. Si cette redistribution des r\u00f4les ob\u00e9it au credo du \u00ab changement dans la continuit\u00e9 \u00bb cher au pr\u00e9sident, elle n\u2019en a pas moins abouti &#8211; une premi\u00e8re depuis vingt ans &#8211; \u00e0 la d\u00e9signation d\u2019un num\u00e9ro deux du r\u00e9gime &#8211; le Premier ministre Mohamed Ghannouchi -, au rajeunissement d\u2019une partie de l\u2019\u00e9quipe gouvernementale et \u00e0 l\u2019envoi de signaux laissant pr\u00e9sager que la prochaine \u00e9tape sera celle d\u2019une plus grande ouverture. Voyage dans la nouvelle galaxie Ben Ali. <\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span lang=\"FR-CH\"><font>Dans le r\u00e9gime pr\u00e9sidentiel tunisien, le chef de l\u2019\u00c9tat est seul ma\u00eetre \u00e0 bord. Tout proc\u00e8de de lui. C\u2019est lui qui compose le gouvernement, orchestre les nominations, pr\u00e9side, outre le Conseil des ministres, qui se tient chaque mois, les conseils interminist\u00e9riels sectoriels (au moins une fois par semaine). Autour de lui gravite une \u00e9quipe de collaborateurs d\u00e9vou\u00e9s que l\u2019on peut r\u00e9partir en quatre cercles. Le premier se compose de membres du Bureau politique du RCD, le parti-\u00c9tat pr\u00e9sid\u00e9 par Ben Ali. Le deuxi\u00e8me est constitu\u00e9 des membres du staff de la pr\u00e9sidence. Le troisi\u00e8me regroupe les valeurs s\u00fbres ou prometteuses dans la technostructure gouvernementale. Le quatri\u00e8me cercle, enfin, h\u00e9t\u00e9roclite et plus informel, rassemble des hommes d\u2019affaires et, bien s\u00fbr, des proches. <\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><b><span lang=\"FR-CH\">\u00ab Les quatre mousquetaires \u00bb <\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"justify\"><span lang=\"FR-CH\"><font>Dans le premier cercle figurent ceux que l\u2019on pourrait appeler \u00ab les quatre mousquetaires \u00bb : Mohamed Ghannouchi, Premier ministre depuis 1999, qui devient le num\u00e9ro deux du parti-\u00c9tat apr\u00e8s sa d\u00e9signation comme unique vice-pr\u00e9sident du bureau politique du RCD (il remplace \u00e0 ce poste Hamed Karoui, 80 ans, sur le d\u00e9part pour raisons de sant\u00e9) ; Abdelaziz Ben Dhia, ministre d\u2019\u00c9tat, conseiller sp\u00e9cial aupr\u00e8s du pr\u00e9sident de la R\u00e9publique et porte-parole de la Pr\u00e9sidence, qui jouait jusque-l\u00e0 le r\u00f4le de Premier ministre-bis pour les affaires politiques ; Abdelwahab Abdallah, ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res, qui dispose d\u2019un atout de poids : il a longtemps \u00e9t\u00e9 un pensionnaire du palais pr\u00e9sidentiel et, de ce fait, sait aller au-devant des attentes du chef de l\u2019\u00c9tat ; enfin, Mohamed Ghariani, ancien conseiller sp\u00e9cial aupr\u00e8s du pr\u00e9sident Ben Ali, dont il a \u00e9t\u00e9 le communicant et qui s\u2019est vu confier le secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral du RCD, une mission qui prend tout son sens \u00e0 un an des \u00e9lections.<\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span lang=\"FR-CH\"><font>Les quatre hommes font partie du bureau politique, compos\u00e9 de 9 personnes, toutes choisies par le chef de l\u2019\u00c9tat parmi les 350 membres du Comit\u00e9 central, dont 80 sont d\u00e9sign\u00e9s par lui-m\u00eame.<\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span lang=\"FR-CH\"><font>Les membres du cabinet pr\u00e9sidentiel, qui constituent le deuxi\u00e8me cercle, gardent g\u00e9n\u00e9ralement un profil bas. N\u2019ayant th\u00e9oriquement pas de pouvoirs de d\u00e9cision, ils ont pour r\u00f4le de pr\u00e9parer celles du pr\u00e9sident et d\u2019en assurer le suivi selon leur comp\u00e9tence. Leurs noms ne sont souvent connus du grand public que lorsqu\u2019ils quittent le Palais pour un poste minist\u00e9riel. Ahmed Iyadh Ouederni, 55 ans, ministre-directeur du cabinet pr\u00e9sidentiel, est un universitaire dont on sait qu\u2019il a pour principale charge de coordonner la pr\u00e9paration des discours du pr\u00e9sident. Parmi les neuf ministres conseillers, chefs des d\u00e9partements qui couvrent la quasi-totalit\u00e9 des secteurs et qui fonctionnent sous la houlette de Ben Dhia, les plus connus sont l\u2019universitaire Mongi Safra, 58 ans, charg\u00e9 des Affaires \u00e9conomiques, Hamed Mlika, 69 ans, pour les Affaires politiques, Abdelhamid Slama, 66 ans, pour les Sports et la Culture, Slaheddine Cherif, 71 ans, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la pr\u00e9sidence charg\u00e9 des Affaires juridiques, et Taoufik Cheikhrouhou, 63 ans, pour les Affaires sociales, dont il a \u00e9t\u00e9 auparavant le ministre. <\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><b><span lang=\"FR-CH\">Les valeurs s\u00fbres <\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"justify\"><span lang=\"FR-CH\"><font>Le passage de la p\u00e9pini\u00e8re pr\u00e9sidentielle au troisi\u00e8me cercle, qui regroupe plusieurs membres du gouvernement, est fr\u00e9quent. Ainsi de Nouri Jouini, 47 ans, qui, apr\u00e8s des \u00e9tudes \u00e0 HEC Tunis et un PhD aux \u00c9tats-Unis, a connu une ascension fulgurante, passant de l\u2019enseignement universitaire aux fonctions de conseiller \u00e9conomique \u00e0 la Pr\u00e9sidence, puis de secr\u00e9taire d\u2019\u00c9tat \u00e0 la Privatisation et, depuis 2002, de ministre du D\u00e9veloppement et de la Coop\u00e9ration internationale. Idem pour Rafik Hadj Kacem, 58 ans, ancien ministre conseiller du pr\u00e9sident, nomm\u00e9, en 2002, ministre de l\u2019Int\u00e9rieur et du D\u00e9veloppement local, et, plus r\u00e9cemment, pour Slim Tlatli, 57 ans, qui, apr\u00e8s avoir dirig\u00e9 l\u2019unit\u00e9 pr\u00e9sidentielle charg\u00e9e du suivi des grands projets des investisseurs du Golfe, est pass\u00e9 au rang de ministre de l\u2019Emploi et de l\u2019Insertion professionnelle des jeunes, avec pour mission de remettre \u00e0 niveau ce secteur, qui est l\u2019une des priorit\u00e9s du gouvernement. <\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span lang=\"FR-CH\"><font>Plusieurs ministres, par leur pr\u00e9sence dans les gouvernements successifs, peuvent \u00eatre rang\u00e9s dans la cat\u00e9gorie des valeurs s\u00fbres. C\u2019est le cas de Afif Chelbi, 54 ans, ministre de l\u2019Industrie, de l\u2019\u00c9nergie et des Petites et Moyennes Entreprises, dont les performances sont remarquables. C\u2019est aussi le cas de deux ministres qui accompagnent Ben Ali depuis son arriv\u00e9e au pouvoir, en 1987 : Mondher Zenaidi, 57 ans, qui, apr\u00e8s un passage remarqu\u00e9 aux minist\u00e8res du Transport, du Tourisme et surtout du Commerce, est aujourd\u2019hui charg\u00e9 de la modernisation du secteur de la sant\u00e9, et Abderrahim Zouari, 63 ans, qui s\u2019est bien adapt\u00e9 au minist\u00e8re, technique, des Transports, se d\u00e9barrassant du m\u00eame coup de l\u2019\u00e9tiquette de \u00ab ministre politique \u00bb qui lui a longtemps coll\u00e9 \u00e0 la peau. Plusieurs ministres cl\u00e9s peuvent compter dans ce cercle : c\u2019est le cas de B\u00e9chir Tekkari, 56 ans, ministre de la Justice et des Droits de l\u2019homme, de Kamel Morjane, 60 ans, ministre de la D\u00e9fense, ancien haut-commissaire adjoint de l\u2019ONU pour les r\u00e9fugi\u00e9s et ancien repr\u00e9sentant sp\u00e9cial du secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019ONU en R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, qui passe pour \u00eatre un ami du pr\u00e9sident, et Rachid Kechich, 57 ans, ministre des Finances. Gouverneur de la Banque centrale, Taoufik Baccar, 58 ans, est \u00e9galement appr\u00e9ci\u00e9 en haut lieu pour son r\u00f4le dans la restructuration et l\u2019assainissement du secteur bancaire, ainsi que dans la lib\u00e9ration du change ext\u00e9rieur. <\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><b><span lang=\"FR-CH\">Comme Sarkozy <\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"justify\"><span lang=\"FR-CH\"><font>Derni\u00e8re recrue en date au sein du troisi\u00e8me cercle, Samir Labidi, 46 ans, nouveau ministre de la Jeunesse, des Sports et de l\u2019\u00c9ducation physique. Sa promotion s\u2019inscrit dans le cadre de la politique d\u2019ouverture de Ben Ali qui consiste, comme celle de Sarkozy, \u00e0 d\u00e9baucher les meilleurs \u00e9l\u00e9ments de l\u2019opposition, comme il l\u2019a fait avec Moncer Rouissi, l\u2019un de ses plus proches collaborateurs d\u00e8s 1987, et, par la suite, avec feu Daly Jazi et feu Mohamed Charfi. Avocat de profession, Labidi a \u00e9t\u00e9 un contestataire lorsqu\u2019il \u00e9tait secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Union g\u00e9n\u00e9rale des \u00e9tudiants de Tunisie (Uget), avant d\u2019\u00eatre sollicit\u00e9 par le chef de l\u2019\u00c9tat, qui le nomme repr\u00e9sentant permanent de la Tunisie aupr\u00e8s de l\u2019Office de l\u2019ONU, \u00e0 Gen\u00e8ve, o\u00f9 il a d\u00e9fendu le dossier des droits de l\u2019homme. <\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span lang=\"FR-CH\"><font>La galaxie Ben Ali s\u2019\u00e9tend \u00e0 un quatri\u00e8me cercle comprenant des chefs d\u2019entreprise comme Aziz Miled, 72 ans, Moncef Mzabi, 56 ans, qui ont fait partie de ses comit\u00e9s de campagne lors des pr\u00e9c\u00e9dentes pr\u00e9sidentielles, H\u00e9di Djilani, 60 ans, patron des patrons, ainsi que Belhassen Trabelsi, 45 ans, et Sakhr Materi, 28 ans, par ailleurs des proches par alliance &#8211; le premier est son beau-fr\u00e8re, le second son gendre &#8211; et membres du comit\u00e9 central du RCD.<\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><b><span>(Source\u00a0: \u00ab\u00a0Jeune Afrique\u00a0\u00bb (Magazine Hebdomadaire \u2013 France), N\u00b0 2488 du 14 au 20 Septembre 2008)<\/span><\/b><\/p>\n<p><b><span><font size=\"2\">Mohamed Ghannouchi : \u00c0 l\u2019ombre du chef<\/font><\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"justify\"><b><span>Abdelaziz Barrouhi <\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"justify\"><span><font>Premier ministre depuis 1999, Mohamed Ghannouchi se plaisait \u00e0 dire, il y a quelques ann\u00e9es, sur le ton de la plaisanterie, qu\u2019il n\u2019\u00e9tait que le premier des ministres. Il avait tout simplement compris qu\u2019il \u00e9tait dans un syst\u00e8me pr\u00e9sidentiel. <\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span><font>Grand serviteur de l\u2019\u00c9tat, simple, plein d\u2019humilit\u00e9, efficace et effac\u00e9, son profil est exactement ce que le pr\u00e9sident Ben Ali appr\u00e9cie le plus. Ghannouchi aime travailler \u00e0 l\u2019ombre du chef de l\u2019\u00c9tat, en bonne intelligence avec lui. Invariablement, chaque lundi, il se rend au palais pr\u00e9sidentiel pour lui rendre compte des activit\u00e9s du gouvernement et de \u00ab son programme de travail pour les prochains jours \u00bb. <\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span><font>Les dossiers politiques \u00e9tant g\u00e9n\u00e9ralement trait\u00e9s \u00e0 la pr\u00e9sidence par Abdelaziz Ben Dhia, cet \u00e9conomiste de carri\u00e8re se consacre plus particuli\u00e8rement \u00e0 la mise en \u0153uvre de la politique socio-\u00e9conomique, dont les secteurs font l\u2019objet, au moins une fois par semaine, de conseils interminist\u00e9riels pr\u00e9sid\u00e9s et anim\u00e9s par le chef de l\u2019\u00c9tat, qui, en mati\u00e8re \u00e9conomique, ne s\u2019en laisse pas conter. <\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span><font>Un signe qui ne trompe pas : les bailleurs de fonds, dont les institutions de la Banque mondiale, se bousculent pour financer les plans de d\u00e9veloppement successifs que Ghannouchi est charg\u00e9 de mettre en \u0153uvre. Ce n\u2019est pas un hasard si ce dernier est hautement appr\u00e9ci\u00e9 par les grands investisseurs \u00e9trangers, dont il est l\u2019interlocuteur privil\u00e9gi\u00e9. 75 % \u00e0 80 % des \u00e9changes ext\u00e9rieurs de la Tunisie se faisant sur les march\u00e9s de l\u2019Union europ\u00e9enne, Ghannouchi garde en permanence un \u0153il sur les indicateurs des \u00e9conomies de ses pays membres. <\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span><font>Lib\u00e9ral, gestionnaire prudent, homme d\u2019\u00e9quilibre, sensible au langage des chiffres, il est \u00e9gal \u00e0 lui-m\u00eame depuis qu\u2019il est entr\u00e9 au gouvernement, en octobre 1987, lorsque Ben Ali, \u00e0 l\u2019\u00e9poque Premier ministre de Bourguiba, l\u2019avait d\u00e9sign\u00e9 comme ministre d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 en charge du plan de d\u00e9veloppement.<\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><b><span><font size=\"2\">Abdelaziz Ben Dhia : Le th\u00e9oricien <\/font><\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"justify\"><b><span>Abdelaziz Barrouhi <\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"justify\"><span><font>Il \u00e9tait \u00e0 la t\u00eate du comit\u00e9 de campagne de Ben Ali lors de la derni\u00e8re \u00e9lection pr\u00e9sidentielle, en 2004. Abdelaziz Ben Dhia est en fait en campagne perp\u00e9tuelle pour le chef de l\u2019\u00c9tat. Il suffit de le voir \u00e0 l\u2019arri\u00e8re d\u2019une tribune donner, avec des gestes de mime, le signal pour d\u00e9clencher ou arr\u00eater les applaudissements tout au long des discours que Ben Ali prononce en public dans les grandes occasions. Mais il n\u2019est pas qu\u2019ordonnateur. Il est le seul ministre d\u2019\u00c9tat du gouvernement, et son bureau \u00e0 la pr\u00e9sidence est un back office de \u00ab cuisine politique \u00bb. Professeur de droit priv\u00e9 form\u00e9 \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Toulouse, il s\u2019est impos\u00e9 comme sp\u00e9cialiste de droit constitutionnel en tant que cheville ouvri\u00e8re de la r\u00e9forme de la Constitution, en 2002. <\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span><font>Malgr\u00e9 ses allures d\u2019universitaire tout en rondeur, cet homme est un apparatchik dont la seule ambition a pour nom Ben Ali. Fils d\u2019une figure de la lutte pour la lib\u00e9ration nationale, doyen d\u2019universit\u00e9, il avait \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 par Bourguiba ministre de l\u2019Enseignement sup\u00e9rieur. Lorsque Ben Ali est arriv\u00e9 au pouvoir, il l\u2019a plac\u00e9 \u00e0 la t\u00eate du parti, puis de la D\u00e9fense, avant de l\u2019appeler au palais pr\u00e9sidentiel de Carthage en 1999, o\u00f9 il a fait montre d\u2019un loyalisme sans faille.<\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><b><span><font size=\"2\">Abdelwahab Abdallah : La voix de la Tunisie et du pr\u00e9sident<\/font><\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"justify\"><b><span>Abdelaziz Barrouhi <\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"justify\"><span><font>Lorsque le pr\u00e9sident Ben Ali est arriv\u00e9 au palais pr\u00e9sidentiel de Carthage en 1987, Abdelwahab Abdallah \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 un familier des lieux depuis de nombreuses ann\u00e9es. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 chef de cabinet du ministre-directeur du cabinet pr\u00e9sidentiel, il dirige l\u2019agence de presse nationale, puis le quotidien francophone La Presse, avec acc\u00e8s libre au Palais, o\u00f9 il lui arrive de lire les journaux \u00e0 un Bourguiba vieillissant. On ne se s\u00e9pare pas d\u2019un homme du s\u00e9rail au profil si peaufin\u00e9 et \u00e0 la t\u00eate bien faite, si l\u2019on en juge par son couffin de dipl\u00f4mes d\u00e9croch\u00e9s dans des universit\u00e9s fran\u00e7aises : droit public, gestion des entreprises et doctorat en sciences politiques. Ben Ali l\u2019a d\u2019abord maintenu dans ses fonctions de ministre de l\u2019Information, qu\u2019il occupait sous Bourguiba, avant de l\u2019envoyer, en 1988, parfaire sa formation aupr\u00e8s des Anglo-Saxons comme ambassadeur \u00e0 Londres. De retour en 1990, il devient ministre-conseiller et porte-parole de la pr\u00e9sidence de la R\u00e9publique. Le poste de ministre de l\u2019Information est presque devenu superflu, Abdallah tenant bien en main le secteur. En 2003, une retraite de quelques jours, cons\u00e9cutive \u00e0 un incident technique dans le montage d\u2019une actualit\u00e9 pr\u00e9sidentielle, a fait croire \u00e0 ceux qui l\u2019accusent de tous les maux de la presse tunisienne qu\u2019il \u00e9tait tomb\u00e9 en disgr\u00e2ce. Ils se sont tromp\u00e9s. Abdallah c\u00e8de formellement le titre de porte-parole \u00e0 Ben Dhia, mais reste \u00e0 son poste. Au d\u00e9but de 2005, il est nomm\u00e9 ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res et devient le porte-voix de la Tunisie et de\u2026 Ben Ali.<\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><b><span><font size=\"2\">Mohamed Ghariani : G\u00e9n\u00e9ration Ben Ali<\/font><\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"justify\"><b><span>Abdelaziz Barrouhi <\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"justify\"><span><font>Jeune, modeste, peu port\u00e9 sur la langue de bois, c\u2019est l\u2019homme que personne n\u2019attendait, surtout pas \u00e0 la direction du parti au pouvoir, le RCD. Un bon point pour l\u2019image de ce dernier. Jusque-l\u00e0, Ben Ali avait nomm\u00e9 \u00e0 sa t\u00eate des hommes politiques h\u00e9rit\u00e9s de l\u2019\u00e8re Bourguiba. Le voil\u00e0 maintenant qui dispose d\u2019un homme enti\u00e8rement form\u00e9 politiquement sous son \u00e8re et qui \u00e9tait encore \u00e9tudiant en 1987. Un pur produit Ben Ali. S\u2019il a rejoint les rangs du parti quatre ans plus t\u00f4t, ce sociologue, donc bien outill\u00e9 pour comprendre les transformations soci\u00e9tales, s\u2019est form\u00e9 \u00e0 la politique en devenant, en 1989 et sous Ben Ali, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du bureau national des \u00e9tudiants du RCD. Jusqu\u2019\u00e0 cette date, rares \u00e9taient les \u00e9tudiants qui se d\u00e9claraient li\u00e9s au parti au pouvoir sur un campus domin\u00e9 par les marxistes. Avec Ghariani, ils vont regagner le terrain perdu et m\u00eame supplanter la gauche.<\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span><font>Il poursuit sa carri\u00e8re au RCD, fait une plong\u00e9e dans le pays profond en tant que gouverneur de la r\u00e9gion centrale de Sidi Bou Zid, alors r\u00e9put\u00e9e pauvre, puis se hisse au rang de secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral adjoint du RCD en 2001-2002, charg\u00e9 de la jeunesse, de l\u2019\u00e9ducation et de la culture, puis des relations avec les organisations et les associations. En 2005, Ben Ali le nomme ambassadeur \u00e0 Londres. Deux ans plus tard, en janvier 2007, il le rappelle \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s en tant que conseiller principal charg\u00e9 notamment de la communication. C\u2019\u00e9tait encore pour lui confier une mission plus importante : pr\u00e9parer le RCD pour gagner les \u00e9lections de 2009 et ouvrir la voie \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration montante.<\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><b><span>(Source\u00a0: \u00ab\u00a0Jeune Afrique\u00a0\u00bb (Magazine Hebdomadaire \u2013 France), N\u00b0 2488 du 14 au 20 Septembre 2008) <\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p><span><font><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">\u2026 Et maintenant, se remettra-t-on au travail<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\"><font size=\"3\"><strong>?<\/strong><\/font><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">\n<p><\/font><\/span>Alors que la plan\u00e8te flambe et que le cataclysme mon\u00e9taire a d\u00e9j\u00e0 \u00e9clabouss\u00e9 l&rsquo;Am\u00e9rique et menace s\u00e9rieusement l&rsquo;Europe, ici, en Tunisie, nous en sommes toujours \u00e0 nous interroger sur le sexe des anges, \u00e0 faire de la fausse d\u00e9votion face aux paroles du Mufti qui n&rsquo;a pas vu le croissant<span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">,<\/span><span lang=\"AR-SA\"><\/span>\u00e0 nous piaffer durant les journ\u00e9es ramadanesques de dialectique existentialiste sur les\u00a0 feuilletons et \u00e0 toujours red\u00e9couvrir cette fibre masochiste que nous avons \u00e0 d\u00e9penser toujours, \u00ab\u00a0sous pr\u00e9texte\u00a0\u00bb que nous gagnons moins<span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">Avant-hier soir, il r\u00e9gnait un soup\u00e7on de couvre-feu sur Tunis. A Sfax, les agriculteurs entrevoyaient les signes d&rsquo;une cl\u00e9mence du ciel, avant que celui-ci ne crache des pluies diluviennes. Durant deux jours, la Tunisie s&rsquo;est endormie malgr\u00e9 les cris stridents des enfants qui apprenaient, jadis, aux adultes l&rsquo;art de faire la f\u00eate mais qui ne savent plus la faire eux-m\u00eames. Les Tunisiens font semblant, comme le dirait Brel. Ils discutent tabous sociaux, riches et pauvres, racisme, harc\u00e8lement sexuel qu&rsquo;auront courageusement d\u00e9voil\u00e9s les fictions ramadanesques. \u00ab\u00a0C&rsquo;est un pas de plus franchi, \u00e0 leurs yeux, sur le chemin de la d\u00e9mocratie et de l&rsquo;harmonie sociale\u00a0\u00bb. Toutes les facettes et les contrastes de la soci\u00e9t\u00e9 y sont diss\u00e9qu\u00e9s : du coup, on se rend compte qu&rsquo;il y a encore beaucoup \u00e0 faire<span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">Nous sommes ainsi pass\u00e9s des lubies extraverties des festivals d&rsquo;\u00e9t\u00e9 \u00e0 l&rsquo;opacit\u00e9 des fictions t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es fussent-elles travesties en autant d&rsquo;incitations \u00e0 l&rsquo;\u00e9vasion. Entretemps, nos enfants avaient repris le chemin de l&rsquo;\u00e9cole, mais les enseignants n&rsquo;y \u00e9taient pas encore tous. A l&rsquo;universit\u00e9, c&rsquo;est l&rsquo;inverse: les profs sont l\u00e0, les \u00e9tudiants, non<span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">L&rsquo;administration retrouve sa vocation kafka\u00efenne, ses d\u00e9dales inexplorables et ses humeurs pestilentielles. Les caissiers des banques ruent dans les brancards\u00a0 si un client un peu trop riche vient effectuer un gros versement une heure avant la fermeture. Les pr\u00e9pos\u00e9s au comptoirs s&rsquo;\u00e9nervent si un client pas trop riche vient effectuer un petit retrait au moment o\u00f9 le gros bonnet fait son gros versement<span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">La flamb\u00e9e du p\u00e9trole? La chute du dollar? Les pouss\u00e9es de l&rsquo;euro qui sont en train d&rsquo;appauvrir l&rsquo;Europe et risquent de ralentir le processus de convertibilit\u00e9 totale du dinar? C&rsquo;est trop savant pour nous autres Tunisiens. Et puis voyons, pourquoi ces appels alarmistes, pourquoi nous effrayer si l&rsquo;Etat providence a toujours r\u00e9fl\u00e9chi pour nous, travaill\u00e9 pour nous, et cass\u00e9 la tire-lire pour nous! Et puis on a toujours magnifi\u00e9 la capacit\u00e9 tunisienne \u00e0 faire face aux chocs exog\u00e8nes. Qui peut le plus, peut le moins: si nous r\u00e9sistons aux chocs exog\u00e8nes, nous savons annihiler les chocs endog\u00e8nes et avant m\u00eame qu&rsquo;ils ne surviennent<span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">Le plus curieux dans tout cela c&rsquo;est que, jadis, tr\u00e8s sensibles \u00e0 ce qui se produit \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, nos concitoyens ne se sentent gu\u00e8re plus concern\u00e9s par les soubresauts de l&rsquo;\u00e9conomie\u00a0 mondiale. D\u00e9penses effr\u00e9n\u00e9es; endettement faramineux\u00a0 des m\u00e9nages; tendance \u00e0 vivre au-dessus de ses moyens et le tout sur fond de paresse p\u00e9nalisant la productivit\u00e9 dans le travail et, donc, la croissance<span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">D\u00e9j\u00e0 les in\u00e9galit\u00e9s dans le monde du travail font que les 1\/10e de la\u00a0 population\u00a0 activement sur-pay\u00e9s par rapport \u00e0 ce qu&rsquo;ils ne font pas et que le reste sont sous-pay\u00e9s par rapport \u00e0 ce qu&rsquo;ils font. En Tunisie, la norme de travail est autour des deux mille heures annuelles. En soi, cette norme est en de\u00e7\u00e0 de la moyenne mondiale: 2400 heures. Et elle se r\u00e9percute par: -1,07 en termes de croissance ce qui veut dire aussi qu&rsquo;elle stimule les tendances inflationnistes; car les employ\u00e9s\u00a0 qui travaillent moins font tourner un peu trop de monnaie, parce qu&rsquo;ils en ont le temps<span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">Calculez le nombre de jours f\u00e9ri\u00e9s, le nombre de ponts qu'\u00a0\u00bb\u00e9difient\u00a0\u00bb illicitement nos travailleurs, ajoutez-y\u00a0 la s\u00e9ance unique estivale, le ramadan et la moyenne annuelle de 4 jours de maladie par an (multipli\u00e9e par quatre et demi en Tunisie) et il sera ais\u00e9 d&rsquo;\u00e9valuer la courbe de travail dans notre pays. C&rsquo;est comme cela: nous avons h\u00e9rit\u00e9 de la France ses avatars administratifs<span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">Et \u00e0 d\u00e9faut de pr\u00eater l&rsquo;oreille \u00e0 ces g\u00e9missements face \u00e0 la crise qui frappe \u00e0 nos portes, nous cultivons l&rsquo;espoir de voir la semaine des 35 heures appliqu\u00e9e en France, esp\u00e9rant une petite contagion<span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">\u2026<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">Sauf que le probl\u00e8me est dans l&rsquo;absence de culture \u00e9conomique des m\u00e9nages. Dans l&rsquo;absence de culture citoyenne. Les m\u00e9dias font toujours dans la langue de bois. La t\u00e9l\u00e9 le fait syst\u00e9matiquement pour ne pas para\u00eetre alarmiste<span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">C&rsquo;est comme si tout \u00e9tait fait pour nous encourager \u00e0 travailler moins et, donc, \u00e0 produire moins. La baraka est toujours l\u00e0 en somme&#8230; Mais attention: les Am\u00e9ricains moyens ne se sont toujours souci\u00e9s que de ce que vaut leur dollar en Am\u00e9rique m\u00eame. Maintenant ils d\u00e9couvrent que le fait qu&rsquo;il ne vaille presque plus rien dehors, les met en crise. C&rsquo;est l&rsquo;effet boomerang qui vient sonner le glas de leur b\u00e9atitude, de leur assurance et de leur arrogance<span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">Le seul moyen de s&rsquo;en sortir? Les 700 milliards de dollars de l&rsquo;Etat f\u00e9d\u00e9ral, bien s\u00fbr. Mais surtout le travail, la productivit\u00e9. Les Tunisiens devraient regarder moins de feuilletons, et regarder plus d&rsquo;\u00e9missions \u00e9conomiques, seul moyen, peut-\u00eatre, de r\u00e9aliser que, financi\u00e8rement,\u00a0 \u00e9conomiquement, New York n&rsquo;est pas tr\u00e8s tr\u00e8s loin<span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><b><span>Raouf KHALSI<\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"justify\"><b><span lang=\"FR-CH\">(Source\u00a0: \u00ab\u00a0Le Temps\u00a0\u00bb (Quotidien \u2013 Tunis), le 3 octobre 2008) <\/span><\/b><\/p>\n<hr\/>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p align=\"center\"><b><span><font size=\"3\">Pluies diluviennes \u00e0 Sfax<\/font><\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"justify\">Apr\u00e8s une longue p\u00e9riode de s\u00e9cheresses qui a fait craindre le pire aussi bien pour les arbres porteurs que pour la r\u00e9colte, particuli\u00e8rement celle des olives, les derni\u00e8res pr\u00e9cipitations sont venus jeter du baume dans le c\u0153ur des citoyens et sp\u00e9cialement les agriculteurs<span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">Si pour l&rsquo;ensemble des Tunisiens, la pluie rev\u00eat une grande importance du fait qu&rsquo;elle est synonyme d&rsquo;abondance, de prosp\u00e9rit\u00e9 et de verdure, pour les habitants de certaines r\u00e9gions, comme celle de Sfax, elle est source d&rsquo;eau potable hautement appr\u00e9ci\u00e9e. Une sorte d&rsquo;eau min\u00e9rale qui se d\u00e9cante dans les citernes et dont on ne peut se passer en raison des inconv\u00e9nients de salinit\u00e9 et de haute teneur en calcaire, de l&rsquo;eau de robinet. La citerne, est en effet, une composante essentielle de la maison sfaxienne et l&rsquo;on se rappelle les 365 citernes de la Nasria qui alimentaient jadis la ville en eau potable<span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">Malheureusement, les chutes de pluie et plus particuli\u00e8rement les averses sont redout\u00e9es par les citoyens : en raison du syst\u00e8me d&rsquo;\u00e9vacuation des eaux pluviales qui soit dit en passant fait double emploi dans la mesure o\u00f9 les canalisation servent \u00e0 l&rsquo;\u00e9coulement des eaux de pluie et en m\u00eame temps des eaux us\u00e9es, les art\u00e8res de la ville et les radiales se transforment en v\u00e9ritables fleuves o\u00f9 la circulation se transforme en vrai calvaire. La ville est litt\u00e9ralement inond\u00e9e et le spectacle d\u00e9solant de voitures qui trahissent leurs passagers, \u00e0 leur grand dam, au milieu des ondes est une chose fr\u00e9quente<span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">C&rsquo;est ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 hier soir, lorsqu&rsquo;un orage a \u00e9clat\u00e9. Les vannes du ciel se souvent ouvertes d\u00e9versant \u00e0 des trombes d&rsquo;eau qui se sont abattues, accompagn\u00e9es de bourrasques puis de chutes de gr\u00eales de divers calibres, tellement drues qu&rsquo;elles ont fait craindre le pire pour les v\u00e9hicules. Heureusement d&rsquo;ailleurs que\u00a0 le d\u00e9luge n&rsquo;a dur\u00e9 trop longtemps ! mais tout compte fait, ces pr\u00e9cipitations sont une v\u00e9ritables manne pour l&rsquo;agriculture et augurent d&rsquo;une saison agricole \u00e0 la mesure de nos esp\u00e9rances<span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><b><span>Taieb LAJILI<\/span><\/b><\/p>\n<p align=\"justify\"><b><span lang=\"FR-CH\">(Source\u00a0: \u00ab\u00a0Le Temps\u00a0\u00bb (Quotidien \u2013 Tunis), le 3 octobre 2008)<\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<p><\/span><\/font><\/font><font><\/font><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Le Maroc adopte de nouvelles mesures pour r\u00e9former la religion officielle<\/font><\/h2>\n<p><\/strong> <\/font><\/div>\n<p><font face=\"Arial\"><\/p>\n<div><font size=\"2\"> 03\/10\/2008 Le gouvernement marocain a annonc\u00e9 de nouvelles r\u00e9formes religieuses destin\u00e9es \u00e0 cr\u00e9er plus de conseils religieux locaux, second train de r\u00e9formes depuis 2004.  Par <strong>Sarah Touahri<\/strong> pour Magharebia \u00e0 Rabat \u2013 03\/10\/08   Lors de la r\u00e9union du Haut Conseil des Oul\u00e9mas qui s&rsquo;est tenue au Maroc le 27 septembre, le Roi Mohammed VI a annonc\u00e9 une s\u00e9rie de mesures destin\u00e9es \u00e0 r\u00e9former la religion officielle dans le pays.  Ce plan de restructuration concerne le conseil, les imams et les mosqu\u00e9es du royaume, ainsi que la communaut\u00e9 marocaine vivant \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger.  Selon ce plan, le gouvernement cr\u00e9era plus de conseils locaux des oul\u00e9mas, afin que chacune des r\u00e9gions dispose de son propre conseil et de sa propre repr\u00e9sentation. Cette mesure, explique le gouvernement, montre le d\u00e9sir de celui-ci de tenir compte des coutumes et des besoins sp\u00e9cifiques de chaque r\u00e9gion.  Ce plan pr\u00e9voit soixante-neuf conseils, au lieu des trente actuels.  Selon le souverain, le but est d&rsquo;aider les conseils \u00e0 \u00ab\u00a0contribuer \u00e0 renforcer la s\u00e9curit\u00e9 spirituelle de la nation, \u00e0 garantir la pr\u00e9servation de sa doctrine religieuse, qui repose sur l&rsquo;Islam sunnite tol\u00e9rant.\u00a0\u00bb  Les oul\u00e9mas seront d\u00e9sormais pr\u00e9sents partout, \u00ab\u00a0pour guider les gens et lutter contre les all\u00e9gations trompeuses qui sont prof\u00e9r\u00e9es par les tenants d&rsquo;opinions extr\u00e9mistes\u00a0\u00bb, a ajout\u00e9 le Roi.  Il s&rsquo;agit du second train de r\u00e9formes depuis celles du Minist\u00e8re des Affaires Islamiques et la r\u00e9vision de la l\u00e9gislation concernant les lieux de culte et la modernisation de l&rsquo;enseignement de l&rsquo;Islam au Maroc, en 2004.  Mohamed Bouterbouch, pr\u00e9sident du conseil r\u00e9gional de K\u00e9nitra, a expliqu\u00e9 que les membres de son conseil fa\u00e7onnent la vie spirituelle des Musulmans en leur apportant des connaissances religieuses saines, respectant les traditions islamiques du Maroc. Ce conseil organise ses r\u00e9unions dans les mosqu\u00e9es, chez des particuliers, dans les refuges pour les femmes et dans les universit\u00e9s, \u00ab\u00a0afin que notre voix puisse \u00eatre entendue par tous les Musulmans\u00a0\u00bb, explique-t-il. Ces r\u00e9formes visent \u00e9galement le r\u00f4le que jouent les mosqu\u00e9es dans la vie spirituelle et \u00e9ducative des gens.  Ces mesures encouragent la construction l\u00e9gale des b\u00e2timents religieux, en particulier gr\u00e2ce \u00e0 une exemption de 50 pour cent de la TVA, et \u00e0 la consolidation du r\u00f4le qu&rsquo;ils sont cens\u00e9s jouer comme lieux de culte, d&rsquo;enseignement et d&rsquo;\u00e9ducation. Il existe \u00e9galement la volont\u00e9 de promouvoir l&rsquo;aide de l&rsquo;Etat pour le clerg\u00e9. A cette fin, le gouvernement lance un donc programme dot\u00e9 d&rsquo;un budget de 200 millions de dirhams destin\u00e9 \u00e0 former des imams et \u00e0 am\u00e9liorer leur connaissances de la doctrine et leur professionnalisme.  Pour les Marocains vivant en Europe, le gouvernement cr\u00e9\u00e9 un conseil des oul\u00e9mas compos\u00e9 de dix-huit membres, destin\u00e9 \u00e0 faire office de conseil local.  \u00ab\u00a0Ce conseil prot\u00e9gera l&rsquo;identit\u00e9 et la foi marocaine contre l&rsquo;int\u00e9grisme et les impulsions extr\u00e9mistes\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Taher Tijkani, le pr\u00e9sident de ce conseil. M. Tijkani a expliqu\u00e9 que son conseil disposera des m\u00eames pr\u00e9rogatives que ceux du Maroc, et s&rsquo;adaptera \u00e0 la situation particuli\u00e8re de la communaut\u00e9 marocaine de l&rsquo;\u00e9tranger.  Pour Taj Eddine Berrada, professeur d&rsquo;\u00e9tudes islamiques, ces nouvelles r\u00e9formes donneront une nouvelle dynamique \u00e0 la restructuration de la religion officielle.  \u00ab\u00a0Le d\u00e9ploiement de ces conseils des oul\u00e9mas vise \u00e0 mettre un terme \u00e0 la d\u00e9rive constat\u00e9e dans la religion officielle telle qu&rsquo;elle est apparue avec la r\u00e9cente fatwa lanc\u00e9e par celui qui se fait appeler Maghraoui\u00a0\u00bb, a-t-il expliqu\u00e9.  Bassima Nourani, une \u00e9tudiante, explique que par cette r\u00e9forme, l&rsquo;Etat esp\u00e8re institutionnaliser la religion.  \u00ab\u00a0Une grande partie de cette institutionalisation a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 mise en place\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Nourani.  \u00ab\u00a0Je crois que c&rsquo;est une bonne mani\u00e8re de lutter contre l&rsquo;extr\u00e9misme. Mais je m&rsquo;inqui\u00e8te n\u00e9anmoins du fait que l&rsquo;Etat puisse utiliser cette initiative pour faire passer des messages non-religieux.<\/font><font>\u00a0\u00bb <\/font><\/div>\n<p><\/font><font><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><strong>(Source: \u00ab\u00a0Magharebia.com\u00a0\u00bb le 3 octobre 2008)<\/strong><\/p>\n<p><strong>Lien:<\/strong><a href=\"http:\/\/www.magharebia.com\/cocoon\/awi\/xhtml1\/fr\/features\/awi\/features\/2008\/10\/03\/feature-02\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.magharebia.com\/cocoon\/awi\/xhtml1\/fr\/features\/awi\/features\/2008\/10\/03\/feature-02<\/a><\/p>\n<\/div>\n<p><\/font>\u00a0<\/font><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\/\"><font face=\"Arial\"><span><font size=\"2\">Home<\/font><\/span><font size=\"2\"><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; 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