{"id":16914,"date":"2007-08-31T00:00:00","date_gmt":"2007-08-31T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/31-aout-2007\/"},"modified":"2007-08-31T00:00:00","modified_gmt":"2007-08-31T00:00:00","slug":"31-aout-2007","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/31-aout-2007\/","title":{"rendered":"31 ao\u00fbt 2007"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"        Aujourd\u2019hui 31 ao\u00fbt 2007, un pas d\u2019une gravit\u00e9 inou\u00ef a \u00e9t\u00e9 franchi dans         le harc\u00e8lement des\u00a0 opposants et des d\u00e9fenseurs des droits humains en         Tunisie : le cabinet de Me Ayachi HAMMAMI situ\u00e9 au 23, rue Mokhtar Ataya         \u00e0 Tunis (\u00e0 proximit\u00e9 de la Banque Centrale tunisienne) dans un immeuble         d\u2019habitation aliment\u00e9 au gaz, a \u00e9t\u00e9 l\u2019objet d\u2019un acte criminel de         pyromanie.\" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body><\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><b><a href=\"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/span><\/a><\/b><\/p>\n<p> <font face=\"Arial\" size=\"2\"><span lang=\"FR\"><\/p>\n<div align=\"justify\">\n<div>\n<div>  <span lang=\"FR\"> <\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <font face=\"Arial\"><font size=\"2\"> <span lang=\"SV\"> <strong>TUNISNEWS<\/strong><\/span> <\/font><\/font> <\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <strong><font size=\"2\">8\u00a0\u00e8me\u00a0ann\u00e9e, N\u00b0\u00a02656 du         31.08.2007<\/font><\/strong><\/div>\n<p> <strong> <\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <b><span><blink> <font size=\"2\">\u00a0archives : <\/font> <a href=\"\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font size=\"2\" target=\"_blank\">        www.tunisnews.net<\/font><\/a><\/blink><\/span><\/b><font size=\"2\"> <\/font> <\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<p> <font size=\"2\"> <span lang=\"FR-CH\"> <span lang=\"FR-CH\"> <span> <span lang=\"DE-CH\"> <span lang=\"FR-CH\"> <\/p>\n<div>\u00a0<\/div>\n<p> <font size=\"3\"> <\/p>\n<div align=\"left\">\n<div> <span lang=\"FR-CH\"> <span lang=\"FR-CH\"> <font face=\"Arial\"><font size=\"2\"> <\/p>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"3\"> <font face=\"Arial\" size=\"3\"> <\/p>\n<div align=\"justify\">\n<p><font> <\/p>\n<div> <font face=\"Arial\"> <span lang=\"FR\"> <\/p>\n<p><font size=\"2\"> <\/p>\n<div>\n<div> <span lang=\"FR-CH\"> <span lang=\"FR\"> <strong> <\/p>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\">C.R.L.D.H. Tunisie: Le bureau                       du d\u00e9fenseur tunisien des droits humains, Ma\u00eetre Ayachi                       HAMMAMI, est incendi\u00e9                       <font>ATF: SOLIDARITE AVEC Ma\u00eetre Ayachi                       HAMMAMI<\/font>                       LTDH Section de Mehdia: Communiqu\u00e9                       <font>Lib\u00e9ration: Le proc\u00e8s de sept marins                       accus\u00e9s d\u2019avoir aid\u00e9 des immigrants pourrait remettre en                       cause les secours maritimes.<\/font>                        Le bureau du MEPI \u00e0 Tunis s\u2019active \u2026                       <font>Le Temps : Najib Halouani r\u00e9agit \u00e0                       l&rsquo;interview d&rsquo;Ahmed Brahim (premier secr\u00e9taire) accord\u00e9e                       au Temps<\/font>                       R\u00e9alit\u00e9s: Quel avenir pour la gauche tunisienne ?                        <font>R\u00e9alit\u00e9s: L\u2019\u0153uvre et la vie de Paul                       Sebag<\/font>                        Le Monde : Entre affection et franchise                       <font>Le Monde : La France et l&rsquo;OTAN<\/font><\/font><font face=\"Arial\"><\/font><\/div>\n<p> <\/strong><\/span><\/span> <\/p>\n<div> <font> <\/font><\/div>\n<p> <font><font size=\"3\"> <strong><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/strong><\/font> <\/font><\/div>\n<\/p><\/div>\n<p> <\/font><\/p>\n<p><\/span><\/font> <\/div>\n<p> <\/font><\/p>\n<\/p><\/div>\n<p> <\/font><\/font> <\/div>\n<p> <\/font><\/font><\/span><\/span> <\/div>\n<\/p><\/div>\n<p> <\/font><\/span><\/span><\/span><\/span><\/span><\/font> <\/strong><\/span><\/div>\n<div>\n<div align=\"center\"> <font size=\"3\"><strong>C.R.L.D.H. Tunisie         <\/strong><\/font><font size=\"2\"><font><strong>Comit\u00e9 pour         le Respect des Libert\u00e9s et des Droits de l\u2019Homme en Tunisie         <\/strong>membre du R\u00e9seau Euro m\u00e9diterran\u00e9en des Droits de l\u2019Homme         21ter rue Voltaire \u2013 FR-75011 PARIS\u00a0 &#8211; Tel\/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34         <\/font><font>contact@crldht.org\u00a0 \/ www.crldht.org<\/font><\/font><\/div>\n<div align=\"center\">\n<p><font size=\"3\"><strong>Un acte criminel d\u2019une extr\u00eame         gravit\u00e9 :          Le bureau du d\u00e9fenseur tunisien des droits humains, Ma\u00eetre Ayachi         HAMMAMI, est incendi\u00e9.<\/strong><\/font><\/p>\n<\/div>\n<div>        \u00a0<\/div>\n<div>                 Aujourd\u2019hui 31 ao\u00fbt 2007, un pas d\u2019une gravit\u00e9 inou\u00ef a \u00e9t\u00e9 franchi dans         le harc\u00e8lement des\u00a0 opposants et des d\u00e9fenseurs des droits humains en         Tunisie : le cabinet de Me Ayachi HAMMAMI situ\u00e9 au 23, rue Mokhtar Ataya         \u00e0 Tunis (\u00e0 proximit\u00e9 de la Banque Centrale tunisienne) dans un immeuble         d\u2019habitation aliment\u00e9 au gaz, a \u00e9t\u00e9 l\u2019objet d\u2019un acte criminel de         pyromanie.                  Vers 08H00, lorsque Me Ayachi HAMMAMI arrive \u00e0 son Cabinet il constate         bizarrement que la porte principale n\u2019est pas ferm\u00e9e \u00e0 clef (alors qu\u2019il         l\u2019avait ferm\u00e9e la veille). Une fois \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur il d\u00e9couvre des traces         de feu dans le bureau de la secr\u00e9taire. Il se pr\u00e9cipite vers son bureau         lequel \u00e9tait, \u00e0 la diff\u00e9rence du premier, ferm\u00e9 \u00e0 clef (sans doute dans         le but de retarder l\u2019intervention des pompiers !). La fum\u00e9e \u00e9tait         tellement dense et toxique que l\u2019avocat n\u2019a pas pu entrer. Il appelle         imm\u00e9diatement les pompiers, lesquels arrivent plut\u00f4t rapidement mais pas         assez pour \u00ab sauver \u00bb les dossiers des clients ainsi que l\u2019ordinateur         professionnel de l\u2019avocat, que les criminels ont pris le temps de lui         \u00f4ter \u00ab le cache \u00bb et d\u2019introduire des journaux dans le lecteur dans         l\u2019intention manifeste de d\u00e9truire rapidement l\u2019unit\u00e9 centrale avant         l\u2019arriv\u00e9e de Me HAMMAMI \u00e0 son cabinet.                  Vers 11h00 la victime a convoqu\u00e9 une conf\u00e9rence de presse \u00e0 laquelle ont         assist\u00e9, outre les journalistes, des personnalit\u00e9s d\u00e9mocratiques         (notamment les dirigeants du Collectif 18 Octobre) ainsi que les amis de         l\u2019avocat&#8230;. Il a \u00e9t\u00e9 notamment d\u00e9cid\u00e9, lors de cette conf\u00e9rence, la         cr\u00e9ation de deux comit\u00e9s : une pour faire la lumi\u00e8re sur cet acte         criminel d\u2019une particuli\u00e8re gravit\u00e9, et l\u2019autre pour secourir         mat\u00e9riellement le sinistr\u00e9 et lui apporter le soutien dont il a         grandement besoin. Le juge d\u2019instruction et le Substitut du Procureur de         la R\u00e9publique pr\u00e8s le Tribunal de premi\u00e8re instance de Tunis se sont         \u00e9galement transport\u00e9s sur les lieux et ont ouvert une enqu\u00eate.                  Le caract\u00e8re criminel de cet acte ignoble appara\u00eet dans toute sa         flagrance lorsque l\u2019on sait par ailleurs que le Cabinet de Me Ayachi         HAMMAMI est soumis \u00e0 une surveillance polici\u00e8re permanente depuis sa         participation \u00e0 la gr\u00e8ve de la faim collective qui a donn\u00e9 naissance au         Collectif 18 Octobre, et que \u2013par cons\u00e9quent- sans la complicit\u00e9 des \u00ab         surveillants \u00bb il aurait \u00e9t\u00e9 impossible aux pyromanes de s\u2019introduire         dans le Cabinet de l\u2019avocat.                  Par ailleurs, il convient de rappeler que le Cabinet de Me AYACHI         HAMMAMI est situ\u00e9 dans un quartier soumis \u00e0 une haute surveillance du         fait de l\u2019existence du B\u00e2timent de la Banque Centrale tunisienne.                  Autre d\u00e9tail qui m\u00e9rite d\u2019\u00eatre mentionn\u00e9 : Me HAMMAMI \u00e9tait charg\u00e9 de         r\u00e9diger un rapport sur l\u2019\u00e9tat de la justice tunisienne dans le cadre         d\u2019un s\u00e9minaire organis\u00e9 par le R\u00e9seau euro m\u00e9diterran\u00e9en des droits de         l\u2019homme (REMDH) sur \u00ab L\u2019ind\u00e9pendance et l\u2019impartialit\u00e9 de la justice         tunisienne \u00bb et devant avoir lieu les 8 et 9 septembre prochains \u00e0         Paris. C\u2019est, probablement,\u00a0 en vue de d\u00e9truire les travaux r\u00e9alis\u00e9s par         l\u2019avocat dans le cadre de cette manifestation que les pyromanes ont mis         le feu \u00e0 son cabinet.                  Ma\u00eetre Ayachi HAMMAMI est un membre dirigeant du Collectif 18 octobre         pour les Droits et les Libert\u00e9s, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la section de         Tunis de la Ligue tunisienne pour la d\u00e9fense des droits de l\u2019homme         (LTDH) et\u00a0\u00a0 un\u00a0 d\u00e9fenseur infatigable\u00a0 et connu dans le secteur pionnier         des avocats. En octobre 2005, \u00e0 la veille du Somment Mondial sur la         soci\u00e9t\u00e9 de l\u2019information, il a ouvert ses bureaux pendant plus d\u2019un mois         pour accueillir\u00a0 une gr\u00e8ve de la faim illimit\u00e9e avec sept autres         personnalit\u00e9s tunisiennes. Ces locaux sont devenus symbole de la lutte         des tunisiens pour les droits et la dignit\u00e9. Depuis, le cabinet de         Ma\u00eetre Ayachi HAMMAMI (et de bien d\u2019autres encore) est assi\u00e9g\u00e9 en         permanence\u00a0 par un grand nombre\u00a0 de policiers en civil dont le r\u00f4le est         de terroriser les clients en\u00a0 les poussant \u00e0 se d\u00e9sister. .                  Le 31 juillet 2006, il a \u00e9t\u00e9 victime d\u2019une nouvelle mesure de r\u00e9pression         fiscale qui vise \u00e0 le punir pour ses engagements militants. Il a d\u00fb         payer la somme de 21 mille dinars (12350 \u20ac) faute de quoi le mobilier de         son bureau serait\u00a0 mis aux ench\u00e8res publiques. Cette punition, parmi         d\u2019autres, lui a \u00e9t\u00e9 inflig\u00e9e pour avoir mis\u00a0 son cabinet pendant plus         d\u2019un mois \u00e0 la disposition des huit gr\u00e9vistes de la faim en octobre         2005.                  Cette strat\u00e9gie d\u2019acharnement, d\u2019intimidation et de harc\u00e8lement         permanents\u00a0\u00a0 mise en oeuvre dans un climat d\u2019impunit\u00e9 totale,\u00a0 illustre         la nature dictatoriale et liberticide de du pouvoir tunisien. Me Hammami         se trouve d\u00e9sormais dans l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019exercer sa profession et de         faire face \u00e0 ses obligations familiales, en tant que p\u00e8re de trois         enfants, ainsi que sociales et professionnelles.                  Le CRLDHT d\u00e9nonce vigoureusement ce crime odieux commis \u00e0 l\u2019encontre des         opposants politiques et des d\u00e9fenseurs des droits humains, un acte d\u2019une         extr\u00eame gravit\u00e9 qui pr\u00e9dit le pire. Il exige l\u2019ouverture d\u2019une enqu\u00eate         ind\u00e9pendante pour conna\u00eetre\u00a0 les criminels, concepteurs et ex\u00e9cutants et         les traduire devant la justice.                  Le CRLDHT attire l\u2019intention des ONG internationales quant \u00e0 cette         situation alarmante qui ne cesse de se d\u00e9grader en exigeant l\u2019arr\u00eat         imm\u00e9diat de ces violences.                           <font>Paris, le 31 ao\u00fbt 2007. <\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font> <\/div>\n<div align=\"center\"> <font><strong><font>L\u2019association des         Tunisiens en France<\/font><\/strong> <\/font> <\/div>\n<div align=\"center\"> <font><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>SOLIDARITE         AVEC          Ma\u00eetre Ayachi HAMMAMI<\/strong><\/font><\/h2>\n<p><\/font><\/div>\n<div>        \u00a0<\/div>\n<div> <font>Nous apprenons avec consternation que le cabinet         de Ma\u00eetre Ayachi Hammami\u00a0 situ\u00e9 \u00e0 Tunis, a fait l\u2019objet d\u2019un incendie,         dont le caract\u00e8re volontaire semble \u00e9tabli, la nuit derni\u00e8re (jeudi 30 \u00e0         vendredi 31 ao\u00fbt).         Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la section de Tunis de la Ligue tunisienne pour la         d\u00e9fense des droits de l\u2019homme (LTDH), cet avocat, militant d\u00e9mocrate\u00a0 et         d\u00e9fenseur des droits humains en Tunisie, s\u2019appr\u00eatait \u00e0 participer \u00e0 un         colloque sur la justice, organis\u00e9 \u00e0 Paris les (8 et 9 septembre 2007)         dans un cadre Euro M\u00e9diterran\u00e9en\u00a0Faisant part de notre pleine solidarit\u00e9         avec Me Hammami, nous lui exprimons notre amiti\u00e9          La destruction de son mat\u00e9riel informatique, d\u2019une partie de ses         dossiers et de son lieu de travail est un nouvel \u00e9pisode d\u2019une         entreprise d\u2019intimidation. Nous lui r\u00e9affirmons notre soutien, ainsi         qu\u2019\u00e0 toutes celles et ceux qui, en Tunisie, militent pour la libert\u00e9 et         la d\u00e9mocratie et qui sont victimes de r\u00e9pression et         d\u2019intimidations.L\u2019ATF d\u00e9nonce\u00a0 d\u00e9nonce vigoureusement cet acte commis \u00e0         l\u2019encontre de Me HAMMAMI.         L\u2019ATF exige que toute la lumi\u00e8re soit faite pour que les auteurs, de cet         acte d\u2019une extr\u00eame gravit\u00e9 soient connus et\u00a0 traduits devant la justice.<\/font>\u00a0 \u00a0<\/div>\n<div> <font><strong>\u00a0Le Bureau National\u00a0         Paris,\u00a0 vendredi 31 ao\u00fbt 2007<\/strong><\/font><\/div>\n<div> <strong><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/strong> <\/div>\n<div> <font> <\/p>\n<div align=\"center\"> <font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong>Ligue Tunisienne           pour la D\u00e9fense des Droits de l&rsquo;Homme<\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"center\"> <font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong>LTDH Section de           Mehdia<\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"center\">          Mehdia, le 16 juillet 2007<\/div>\n<div align=\"center\"> <font face=\"Arial\" size=\"3\"><strong>Communiqu\u00e9<\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">          Le comit\u00e9 de section a appris avec une vive inqui\u00e9tude l&rsquo;agression           abominable qui a \u00e9t\u00e9 perp\u00e9tr\u00e9e contre le jeune <strong> <font>Helmy Bouajila<\/font><\/strong> le 30 mai 2007 \u00e0           Mehdia. Elle se serait d\u00e9roul\u00e9e ainsi,\u00a0selon les\u00a0dires de la victimes,           tels qu&rsquo;ils figurent dans la plainte qu&rsquo;il nous a montr\u00e9e le 8 juin           2007, (plainte \u00e0 laquelle \u00e9tait jointe un certificat m\u00e9dical remis \u00e0           l&rsquo;int\u00e9ress\u00e9 le 1 er juin 2007 par l&rsquo;h\u00f4pital universitaire de Mehdia) :           un groupe de six agents de la S\u00fbret\u00e9 en civil ont attaqu\u00e9 le jeune           Heulmy Bouajila sur la voie publique alors qu&rsquo;il se rendait, seul,           chez un ami \u00e0 six heures et demi du soir. Sans avoir d\u00e9clin\u00e9 leur           fonction, ou s&rsquo;\u00eatre assur\u00e9s de son identit\u00e9, ils l&rsquo;ont jet\u00e9 \u00e0 terre et           l&rsquo;ont rou\u00e9 de coups de matraques et abreuv\u00e9 de grossi\u00e8ret\u00e9s. Bien que           la victime n&rsquo;ait oppos\u00e9 aucune r\u00e9sistance, ils se sont acharn\u00e9s sur           lui comme s&rsquo;il en allait d&rsquo;une vengeance personnelle. Puis ils l&rsquo;ont           jet\u00e9 dans une voiture, les mains ligot\u00e9es et l&rsquo;ont conduit au district           de police o\u00f9 ils l&rsquo;ont pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 une femme qui a ni\u00e9 le conna\u00eetre.           Ils l&rsquo;ont alors abandonn\u00e9\u00a0dans la salle d&rsquo;attente sans se pr\u00e9occuper           du sang qui coulait de ses blessures et de son \u00e9tat d\u00e9prim\u00e9.<\/div>\n<div align=\"justify\">          Au terme d&rsquo;une longue attente, ils ont pris la d\u00e9cision de le           transporter \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital pour des secours, en qualifiant leur crime           odieux de bavure.<\/div>\n<div align=\"justify\">          Le comit\u00e9 de section, apr\u00e8s avoir pris connaissance de ces faits           incompr\u00e9hensibles et du certificat m\u00e9dical qui qualifie les l\u00e9sions           corporelles r\u00e9sultant de cette agression tr\u00e8s violente (contusions et           blessures \u00e0 la t\u00eate, dont l&rsquo;une, de dix centim\u00e8tres, a n\u00e9cessit\u00e9 une           suture, h\u00e9matomes en divers points du corps, \u00e9tat de sant\u00e9 n\u00e9cessitant           un repos de 21 jours) sans parler des l\u00e9sions psychiques non           qualifi\u00e9es (obstacles mis aux r\u00e9visions de la victime qui devait           pr\u00e9parer le bac et devra le passer la t\u00eate band\u00e9e) ne peut que :<\/div>\n<div align=\"justify\">          1) Condamner (&#8230;)<\/div>\n<div align=\"justify\">          2) Exprimer sa solidarit\u00e9 (&#8230;)<\/div>\n<div align=\"justify\">          3) Exiger l&rsquo;ouverture d&rsquo;une enqu\u00eate ind\u00e9pendante et des poursuites           contre les agresseurs (&#8230;)<\/div>\n<div align=\"justify\">          Le comit\u00e9 de section de la Ligue de Mehdia<\/div>\n<div align=\"justify\">          \u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\"> <font face=\"Arial\" size=\"2\">(Source :Tunisnews du 28           ao\u00fbt 2007)<\/font><\/div>\n<div align=\"justify\"> <font face=\"Arial\" size=\"2\">(traduction d&rsquo;extraits ni           revue ni corrig\u00e9e par les auteurs de la version en arabe, LT)<\/font><\/div>\n<p> <\/font> <\/div>\n<p> <font> <\/p>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div>\n<div align=\"center\"> <b><span><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"2\">Articles de Juillet et Ao\u00fbt<\/font><\/h2>\n<p><\/span><\/b><\/div>\n<div align=\"center\"> <b><a href=\"http:\/\/www.tunisitri.net\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>www.tunisitri.net\/<\/font><\/a><\/b><\/div>\n<div align=\"center\">          \u00a0<\/div>\n<div align=\"center\">          \u00a0<\/div>\n<div align=\"center\">          \u00a0<\/div>\n<div> <strong> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article135.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>Lib\u00e9ration prochaine du cameraman d\u2019Al Jazzera,           Sami El Hadj, d\u00e9tenu \u00e0 Guantanamo depuis 2001<\/font><\/a><\/strong><\/div>\n<div> <b> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article135.html\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article135.html\/<\/font><\/a><\/b><\/div>\n<div> <strong> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article134.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>La menace nucl\u00e9aire isra\u00e9lienne<\/font><\/a><\/strong><\/div>\n<div> <b>Bernard Ravenel<\/b><\/div>\n<div> <b> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article134.html\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article134.html\/<\/font><\/a><\/b><\/div>\n<div> <strong> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article133.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>Les d\u00e9tenues arabes et les infirmi\u00e8res Bulgares<\/font><\/a><\/strong><\/div>\n<div> <b>Boutha\u00efna Ch\u00e2abane,<\/b> <\/div>\n<div> <b> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article133.html\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article133.html\/<\/font><\/a><\/b><\/div>\n<div> <strong> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article132.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>Irak : 30.000 ou 600.000 victimes ? Et victimes           de qui ?<\/font><\/a><\/strong><\/div>\n<div> <b>Michael Schwartz<\/b><\/div>\n<div> <b> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article132.html\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article132.html\/<\/font><\/a><\/b><\/div>\n<div> <strong> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/lette-appel\/appel27.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>Un Million de signatures pour soutenir la           R\u00e9sistance Palestinienne et le Droit au Retour et pour r\u00e9clamer la           d\u00e9ch\u00e9ance de la direction Palestinienne !!!<\/font><\/a><\/strong><\/div>\n<div> <b>Samih Khalaf,<\/b> <\/div>\n<div> <b> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/lette-appel\/appel27.html\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>http:\/\/tunisitri.net\/lette-appel\/appel27.html\/<\/font><\/a><\/b><\/div>\n<div> <strong> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article131.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>Washington cherche \u00e0 provoquer un conflit arm\u00e9           entre les pays arabes et l\u2019Iran<\/font><\/a><\/strong><\/div>\n<div> <b>Fay\u00e7al Jalloul<\/b>,        <\/div>\n<div> <b> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article131.html\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article131.html\/<\/font><\/a><\/b><\/div>\n<div> <strong> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article130.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>Appel au soutien de la candidature du Pr\u00e9sident           Abdel Aziz Bouteflika au Prix Nobel de la paix 2008<\/font><\/a><\/strong><\/div>\n<div> <b><span> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article130.html\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font size=\"2\">          http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article130.html\/<\/font><\/a><\/span><\/b><\/div>\n<div> <strong> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article129.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>Le ghetto palestinien : vers la fin du sionisme           ?<\/font><\/a><\/strong><\/div>\n<div> <b>Par Alain Joxe,<\/b><\/div>\n<div> <b> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article129.html\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article129.html\/<\/font><\/a><\/b><\/div>\n<div> <strong> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article128.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>\u00abOn m\u2019a dit qu\u2019il valait mieux un Irakien mort           que bless\u00e9\u00bb : des militaires revenus d\u2019Irak t\u00e9moignent dans la presse           am\u00e9ricaine.<\/font><\/a><\/strong><\/div>\n<div> <b>Par Philippe Grangereau<\/b><\/div>\n<div> <b> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article128.html\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article128.html\/<\/font><\/a><\/b><\/div>\n<div> <strong> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article127.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>Les enjeux du retrait am\u00e9ricain d\u2019Irak :           Entretien avec Martin Indyk<\/font><\/a><\/strong><\/div>\n<div> <strong>Akram Belkaid<\/strong><\/div>\n<div> <b> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article127.html\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article127.html\/<\/font><\/a><\/b><\/div>\n<div> <strong> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article126.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>Aux humbles la patrie reconnaissante<\/font><\/a><\/strong><\/div>\n<div> <b>Par Faouzia<\/b><\/div>\n<div> <b> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article126.html\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article126.html\/<\/font><\/a><\/b><\/div>\n<div> <b>\u00a0<strong><a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article125.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><font>AZMI           BISHARA, Recherch\u00e9 pour crimes contre l\u2019Etat<\/font><\/a><\/strong><\/b><\/div>\n<div> <b>The Guardian,<\/b><\/div>\n<div>          \u00a0<b><a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article125.html\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><font>http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article125.html\/<\/font><\/a><\/b><\/div>\n<div> <strong> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article124.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>George Bush serait pr\u00eat \u00e0 d\u00e9cr\u00e9ter l&rsquo;\u00e9tat           d&rsquo;urgence (expert am\u00e9ricain)<\/font><\/a><\/strong><\/div>\n<div> <b> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article124.html\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article124.html\/<\/font><\/a><\/b><\/div>\n<div> <strong> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article123.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>Atteinte \u00e0 la m\u00e9moire de Mehdi Ben Barka<\/font><\/a><\/strong><\/div>\n<div>          PETITION<\/div>\n<div> <b> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article123.html\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article123.html\/<\/font><\/a><\/b><\/div>\n<div> <b>          ___________________________________________________________________________<\/b><\/div>\n<div> <strong> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article122.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>MISSION ACCOMPLIE : NOUS AVONS LE P<span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">\u0629<\/span>TROLE           ! \u00bb<\/font><\/a><\/strong><\/div>\n<div> <b>Xavi\u00e8re Jardez<\/b><\/div>\n<div> <b> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article122.html\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article122.html\/<\/font><\/a><\/b><\/div>\n<div> <strong> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article121.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>L&rsquo;Irak occup\u00e9e c\u00e9dera-t-elle son p\u00e9trole aux \u00ab           majors \u00bb ?<\/font><\/a><\/strong><\/div>\n<div> <b>Arthur Lepic<\/b>,<\/div>\n<div> <b> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article121.html\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article121.html\/<\/font><\/a><\/b><\/div>\n<div> <strong> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article120.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>Une Force sp\u00e9ciale isra\u00e9lienne pour liquider           Hassan Nasrallah <\/font><\/a><\/strong> <\/div>\n<div> <b>Salah Anni\u00e2mi,<\/b><\/div>\n<div> <b> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article120.html\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article120.html\/<\/font><\/a><\/b><\/div>\n<div> <strong> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article119.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>Gigantesque autoroute : une avanc\u00e9e majeure pour           l\u2019int\u00e9gration maghr\u00e9bine<\/font><\/a><\/strong><\/div>\n<div> <b><span> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article119.html\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font size=\"2\">          http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article119.html\/<\/font><\/a><\/span><\/b><\/div>\n<div> <strong> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article118.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>Ce que veut l\u2019Aipac, il l\u2019obtient. Les vendus           d\u00e9mocrates et le lobby isra\u00e9lien<\/font><\/a><\/strong><\/div>\n<div> <b>Jerry Kroth<\/b><\/div>\n<div> <b><span> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article118.html\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font size=\"2\">          http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article118.html\/<\/font><\/a><\/span><\/b><\/div>\n<div> <span><span> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article117.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>&#8211; <\/font><\/a><\/span><\/span><strong> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article117.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>France-Alg\u00e9rie: LE TRAQUENARD NUCLEAIRE DE M.           SARKOZY<\/font><\/a><\/strong><\/div>\n<div> <b>Abdelkader Dehbi<\/b><\/div>\n<div> <b><span> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article117.html\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font size=\"2\">          http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article117.html\/<\/font><\/a><\/span><\/b><\/div>\n<div> <strong> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article116.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>Irak: L\u2019h\u00e9catombe des \u00abfaiseurs de guerre\u00bb<\/font><\/a><\/strong><\/div>\n<div> <b>Ren\u00e9 Naba<\/b><\/div>\n<div> <b><span> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article116.html\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font size=\"2\">          http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article116.html\/<\/font><\/a><\/span><\/b><\/div>\n<div> <strong> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article115.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>L\u2019ordre du Hamas r\u00e8gne \u00e0 Gaza<\/font><\/a><\/strong><\/div>\n<div>          REPORTAGE<\/div>\n<div> <b><span> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article115.html\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font size=\"2\">          http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article115.html\/<\/font><\/a><\/span><\/b><\/div>\n<div> <strong> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article114.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>LONDONISTAN &#8211; Le nouveau complot des blouses           blanches : Grand d\u00e9rangement climatique et coup de zouzguef !<\/font><\/a><\/strong><\/div>\n<div> <b>Jean-Michel Vernochet <\/b> <\/div>\n<div> <b> <a href=\"http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article114.html\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font>http:\/\/tunisitri.net\/articles\/article114.html\/<\/font><\/a><\/b><\/div>\n<div>          \u00a0<\/div>\n<blockquote dir=\"ltr\">\n<p><font face=\"comic sans ms\"> <font> <\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <font face=\"Arial\"> <a href=\"http:\/\/www.tunisitri.net\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> <font><strong>http:<\/strong>\/\/<strong>www.tunisitri.net\/<\/strong><\/font><\/a><\/font><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\">            \u00a0<\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <span>Site d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la              R\u00e9sistance des peuples en lutte pour leur ind\u00e9pendance, leur libert\u00e9             et leur dignit\u00e9!<\/span><br \/>\u00a0<\/div>\n<p> <\/font><\/font><\/p>\n<\/blockquote><\/div>\n<p> <\/font> <\/p>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\">\n<p><font size=\"3\"><strong><font>En Italie,         des sauveteurs soup\u00e7onn\u00e9s de jouer les passeurs<\/font>         Le proc\u00e8s de sept marins accus\u00e9s d\u2019avoir aid\u00e9 des immigrants pourrait         remettre en cause les secours maritimes.<\/strong><\/font><\/p>\n<\/div>\n<div>        \u00a0<\/div>\n<div> <font>Par Eric Jozsef<\/font> <font>Rome de notre correspondant<\/font>                  Ils risquent jusqu\u2019\u00e0 quinze ans de r\u00e9clusion. Arr\u00eat\u00e9s le 8 ao\u00fbt alors         qu\u2019ils venaient de sauver 44 immigr\u00e9s \u00e0 la d\u00e9rive dans le canal de         Sicile, sept marins tunisiens originaires de Teboulba, pr\u00e8s de Monastir,         comparaissent devant le tribunal d\u2019Agrigente pour avoir \u00abfavoris\u00e9         l\u2019immigration clandestine\u00bb. Leur proc\u00e8s n\u2019est pas le premier du genre         mais l\u2019affaire fait figure de test. Car les sept hommes des deux         embarcations rejettent l\u2019accusation de \u00abpasseurs\u00bb et soutiennent qu\u2019ils         n\u2019ont fait que porter secours \u00e0 un Zodiac en difficult\u00e9. \u00abC\u2019est la         premi\u00e8re fois qu\u2019un proc\u00e8s conna\u00eet une telle ampleur.                   Derri\u00e8re, il y a apparemment la volont\u00e9 de dissuader les p\u00eacheurs de         porter secours \u00e0 des personnes en danger, et les immigrants de tenter de         venir en Europe\u00bb, estime Omeyya Seddik, l\u2019un des responsables de la         F\u00e9d\u00e9ration des Tunisiens pour une citoyennet\u00e9 des deux rives. \u00abEt cela,         ajoute-t-il, alors qu\u2019il est \u00e9vident que les sept marins ne faisaient         pas partie d\u2019une fili\u00e8re de trafiquants.\u00bb                  \u00abDroit maritime\u00bb.\u00a0 Selon les Tunisiens inculp\u00e9s, les immigr\u00e9s &#8211; pour la         plupart originaires de la corne de l\u2019Afrique &#8211; dont une femme enceinte         et quatre enfants parmi lesquels un handicap\u00e9, auraient \u00e9t\u00e9 r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s le         8 ao\u00fbt alors que le vent affichait force 4 et la hauteur des vagues         atteignait 2,20 m. Le capitaine de l\u2019une des embarcations aurait alors         averti les autorit\u00e9s de Tunis, d\u00e9clenchant les secours en provenance de         la petite \u00eele de Lampedusa. Mais \u00e0 40 milles des c\u00f4tes siciliennes, les         vedettes italiennes auraient enjoint les deux embarcations de rebrousser         chemin sans que celles-ci n\u2019obtemp\u00e8rent. \u00abIls ont appliqu\u00e9 le droit         maritime sur le sauvetage en mer qui pr\u00e9voit de rejoindre les c\u00f4tes les         plus proches\u00bb, insistent les d\u00e9fenseurs des p\u00eacheurs.                  Mais pour le parquet d\u2019Agrigente, les deux bateaux de p\u00eache ont, au         contraire, d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment cherch\u00e9 \u00e0 d\u00e9barquer les clandestins en Italie.         Pour preuve, soutient le procureur, les embarcations n\u2019avaient pas de         filets \u00e0 bord. \u00abC\u2019est une technique de p\u00eache, r\u00e9torque Leonardo Marino,         l\u2019un des avocats. Ces deux chalutiers devaient aider un troisi\u00e8me navire         pour remonter les filets. Nous avons demand\u00e9 au tribunal d\u2019entendre les         t\u00e9moignages du capitaine du troisi\u00e8me navire mais le pr\u00e9sident a         refus\u00e9.\u00bb                  Pont.\u00a0 Deux clandestins ont toutefois confirm\u00e9 le r\u00e9cit des marins et         racont\u00e9 comment ils avaient \u00e9t\u00e9 sauv\u00e9s par les Tunisiens. Quelle que         soit l\u2019issue du proc\u00e8s, les organisations humanitaires sont tr\u00e8s         pr\u00e9occup\u00e9es. Elles redoutent que l\u2019affaire des sept Tunisiens ne pousse         les marins \u00e0 ne plus secourir les Zodiac en d\u00e9tresse. Ces derniers         jours, plusieurs navires auraient d\u00e9j\u00e0 refus\u00e9 de faire monter sur le         pont des clandestins en difficult\u00e9 de crainte d\u2019\u00eatre \u00e0 leur tour accus\u00e9s         de trafic ill\u00e9gal.                  <font><strong>(Source : \u00ab Lib\u00e9ration \u00bb (Quotidien \u2013         France), le 31 ao\u00fbt 2007)<\/strong><\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Le bureau du MEPI \u00e0 Tunis         s\u2019active \u2026<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div>        \u00a0<\/div>\n<div> <font><strong>Dans un \u00ab Suppl\u00e9ment gratuit \u00e9dit\u00e9 par         DEFIM\u00e9dias et diffus\u00e9 par le quotidien Le Temps \u00bb, dont le \u00ab Directeur         de la publication \u00bb n\u2019est autre que M. Raouf CHEIKHROUHOU, le parton de         Dar Assabah et dont la \u00ab Conception et r\u00e9alisation \u00bb a \u00e9t\u00e9 assur\u00e9e par         M. Ridha K\u00c9FI et Mme Amel BELHADJ ALI \u00bb<\/strong> <\/font>                  Table ronde organis\u00e9e par DEFI-M\u00e9dias en partenariat avec le MEPI                  M\u00e9dias                  extr\u00e9misme                  Mod\u00e9rateur: Ridha KEFI         Organisation: Amel BELHADJALI         Lieu: H\u00f4tel Maison Blanche -Tunis \u2013 Jeudi 12 juillet 2007                           Participants (par ordre alphab\u00e9tique):                  <font>-Rafaa BEN ACHOUR :Professeur de Droit public,         ancien Pr\u00e9sident d\u2019Universit\u00e9, ancien secr\u00e9taire d\u2019Etat.                  -Borhane BSAIES: Journaliste chroniqueur au quotidien \u2018\u2018Assabah\u2019\u2019 et         pr\u00e9sentateur \u00e0 la cha\u00eene \u2018\u2018ANB\u2019\u2019.                  -Saloua CHARFI: M a\u00eetre de Conf\u00e9rence en Information et Communication \u00e0         l\u2019Institut de Presse et         des Sciences de l\u2019Information, chroniqueuse au site\u2018\u2018Al-Awan\u2019\u2019.                  -Larbi CHOUIKHA :M a\u00eetre de Conf\u00e9rence \u00e0 l\u2019Institut de Presse et des         Sciences de l\u2019Information et chroniqueur au mensuel \u2018\u2018Attariq         Al-Jadid\u2019\u2019.                  -Eduardo CUE :Correspondant \u00e0 Paris et Washington de la cha\u00eene espagnole         \u2018\u2018Televista\u2019\u2019, collaborateur \u00e0 \u2018\u2018Christian Science Monitor\u2019\u2019 et \u2018\u2018CNN\u2019\u2019         en espagnol.                  &#8211; Ikbal GHARBI : Professeur d\u2019Anthropologie religieuse \u00e0 l\u2019Institut         Sup\u00e9rieur de Th\u00e9ologie,Universit\u00e9 Al-Ze\u00eftouna et chroniqueuse au site         \u2018\u2018Metransparent\u2019\u2019.                  -Farhat IDRISSI : Professeur en Civilisation arabo-islamique \u00e0 l\u2019Ecole         normale sup\u00e9rieure.                  -Kh\u00e9maies KHAYATI: Journaliste, auteur de l\u2019ouvrage en arabe sur \u201cLe         discours fondamentaliste dans les satellitaires arabes\u201d.                  &#8211; Noureddine KRIDIS : M a\u00eetre de Conf\u00e9rence en Psychologie \u00e0 la Facult\u00e9         des Sciences hum aines du 9 avril.                  -Belkacem MOSTEFAOUI: Ma\u00eetre de Conf\u00e9rence \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Alger,         chroniqueur au quotidien alg\u00e9rois \u2018\u2018El Watan\u2019\u2019(Alg\u00e9rie).                  -Hamadi REDISSI: Professeur \u00e0 la Facult\u00e9 de Droit de Tunis et auteur de         l\u2019ouvrage \u2018\u2018L\u2019exception islamique\u2019\u2019.                  <\/font>         Pour consulter le contenu int\u00e9gral des interventions de tous les         participants, cliquez sur le lien suivant :         <font>        http:\/\/www.letemps.com.tn\/admin\/pdf\/table-ronde4.pdf<\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\">\n<p><font size=\"3\"><strong>Mouvement Ettajdid &#8211; Najib         Halouani r\u00e9agit \u00e0 l&rsquo;interview d&rsquo;Ahmed Brahim (premier secr\u00e9taire)         accord\u00e9e au Temps         <font>M. Ahmed Brahim veut s&rsquo;octroyer une l\u00e9gitimit\u00e9         qu&rsquo;il ne poss\u00e8de pas<\/font><\/strong><\/font><\/p>\n<\/div>\n<div>        \u00a0<\/div>\n<div> <font>Apr\u00e8s l&rsquo;interview du premier secr\u00e9taire du         Mouvement Ettajdid Ahmed Brahim, nous avons re\u00e7u de Najib Halouani         ex-membre du bureau politique d&rsquo;Ettajdid et rapporteur de la Commission         de v\u00e9rification des adh\u00e9sions lors du congr\u00e8s unificateur d&rsquo;Ettajdid et         des ind\u00e9pendants qui s&rsquo;est tenu les 27, 28 et 29 juillet 2007, la mise         au point suivante. A noter que M. Halouani s&rsquo;est retir\u00e9 du congr\u00e8s.                  <\/font>N.S                  \u00ab Suite \u00e0 l&rsquo;interview de M. Ahmed Brahim au journal Le Temps du         27\/8\/2007 concernant le d\u00e9roulement du Congr\u00e8s du Mouvement Ettajdid, je         tiens, en tant que rapporteur de la Commission de v\u00e9rification des         d\u00e9l\u00e9gations, \u00e0 apporter la mise au point suivante :                  1) A propos de la validit\u00e9 des d\u00e9l\u00e9gations, M. Brahim ne peut ignorer,         contrairement \u00e0 ce qu&rsquo;il pr\u00e9tend, que la Commission de v\u00e9rification a         \u00e9t\u00e9 dans l&rsquo;incapacit\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 la v\u00e9rification en bonne et due         forme d&rsquo;un nombre important de d\u00e9l\u00e9gations du fait de l&rsquo;absence totale         de tout \u00e9l\u00e9ment s\u00e9rieux de contr\u00f4le.                  Or, pour qu&rsquo;un tel contr\u00f4le puisse se faire normalement, cela suppose         l&rsquo;existence de supports mat\u00e9riels consistant en des rapports \u00e9manant des         diff\u00e9rentes sections du Mouvement, ou bien des structures         repr\u00e9sentatives des Ind\u00e9pendants, ce qui ne fut nullement le cas pour         l&rsquo;ensemble des congressistes des deux camps (\u00e0 l&rsquo;exclusion des membres         du Comit\u00e9 National issus du dernier Congr\u00e8s pour Ettajdid qui sont         membres d&rsquo;office du Congr\u00e8s, et des membres du Comit\u00e9 National Paritaire         pour la pr\u00e9paration du Congr\u00e8s suite au consensus \u00e9tabli sur ce point         entre les deux parties). Aussi, la liste de 350 personnes \u00e9tablie par M.         J. Abdeljaoued, rapporteur de la Commission des adh\u00e9sions form\u00e9e par le         Comit\u00e9 National Paritaire, avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e au Comit\u00e9 de         v\u00e9rification, mais sans aucun support de v\u00e9rification cr\u00e9dible.                  2) N&rsquo;ayant pu disposer de moyens de contr\u00f4le ad\u00e9quat, les membres de la         Commission de contr\u00f4le ont \u00e9t\u00e9 confront\u00e9s au dilemme suivant:                  &#8211; Soit rejeter, pour manque de justification, la d\u00e9l\u00e9gation de tous les         congressistes \u00e0 l&rsquo;exclusion de ceux qui ont droit d&rsquo;office, et \u00eatre \u00e0         l&rsquo;origine pour ainsi dire, de l&rsquo;avortement du Congr\u00e8s.                  &#8211; Soit valider, sans aucune exception, mais toujours sans justification,         toutes les d\u00e9l\u00e9gations et sauver ainsi artificiellement la tenue du         Congr\u00e8s.                  Devant ce dilemme, la Commission a \u00e9t\u00e9 accul\u00e9e \u00e0 retenir la deuxi\u00e8me         solution afin d&rsquo;\u00e9viter d&rsquo;entraver les travaux du congr\u00e8s. Mais pour         cela, elle a d\u00fb se rabattre sur des crit\u00e8res d&rsquo;adh\u00e9sion \u00e9vasifs,         excluant tout crit\u00e8re qualitatif et se suffisant d&rsquo;une date butoir,         celle du 22\/07\/2007, pour valider l&rsquo;appartenance, ainsi que sur des         crit\u00e8res non moins \u00e9quivoques relatifs \u00e0 la participation au processus         d&rsquo;unification, m\u00eame s&rsquo;il \u00e9tait \u00e9vident pour les membres de la         Commission, que de tels crit\u00e8res ne peuvent en aucun cas constituer des         supports de v\u00e9rification valable, surtout si l&rsquo;on prend en consid\u00e9ration         la confusion totale qui a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 et conduit aux adh\u00e9sions, ainsi que le         caract\u00e8re insaisissable et fonci\u00e8rement incontr\u00f4lable de la         participation au processus d&rsquo;unification.                  3) En faisant mine de ne se fonder que sur la stricte litt\u00e9ralit\u00e9 du         rapport de la Commission, M. Brahim veut sans doute faire croire aux         lecteurs ou \u00e0 ceux qui veulent bien l&rsquo;entendre qu&rsquo;il n&rsquo;y avait aucun         vice de proc\u00e9dure ayant entach\u00e9 la pr\u00e9paration et le d\u00e9roulement m\u00eame du         Congr\u00e8s. Mais le plus grave, est que par cette d\u00e9n\u00e9gation, il veut sans         doute s&rsquo;octroyer une l\u00e9gitimit\u00e9 qu&rsquo;il ne poss\u00e8de pas. Aussi pousse t-il         l&rsquo;aberration \u00e0 son paroxysme, lorsqu&rsquo;il escamote syst\u00e9matiquement les         vices de proc\u00e9dure ayant induit effectivement un gonflement artificiel         du nombre des congressistes en faisant passer ces manquements flagrants         pour \u00ab des rumeurs fantaisistes dont il entend parler pour la premi\u00e8re         fois \u00bb ( ? !) D&rsquo;ailleurs, M. A. Brahim sait que le Congr\u00e8s a d\u00e9but\u00e9 avec         un nombre effectif d&rsquo;environ 200 congressistes (et non 350) et que le         Conseil Central dont il tire toute sa l\u00e9gitimit\u00e9 n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu qu&rsquo;au petit         matin du 30\/7\/2007 apr\u00e8s le retrait de 65 congressistes membres         d&rsquo;Ettajdid et plus de 13 Ind\u00e9pendants parmi les plus influents et les         plus impliqu\u00e9s dans le processus d&rsquo;unification, et en pr\u00e9sence de pas         plus de 54 congressistes.                  Mais sait-il tout de m\u00eame, puisqu&rsquo;il se targue d&rsquo;une l\u00e9gitime majorit\u00e9,         que la liste dans laquelle il figurait n&rsquo;avait pas fait l&rsquo;objet d&rsquo;un         vote puisqu&rsquo;elle a \u00e9t\u00e9 tout simplement coopt\u00e9e suite \u00e0 un marchandage         douteux avec quelques anciens dirigeants d&rsquo;Ettajdid, et cela, \u00e0 l&rsquo;insu         de tout le monde, surtout des tajdidiens? D\u00e9cid\u00e9ment, pour M. Brahim,         ces faits pourtant t\u00eatus, ne sont que des rumeurs fantaisistes et         malveillantes.                  Mais plut\u00f4t que de minorer syst\u00e9matiquement ses adversaires pour         glorifier sa l\u00e9gitimit\u00e9 factice, n&rsquo;aurait-il pas mieux fait de m\u00e9diter         sur le sens profond de la l\u00e9gitimit\u00e9 d\u00e9mocratique proprement                  dite, celle-l\u00e0 m\u00eame qu&rsquo;il vient de faire voler en \u00e9clats par des coups         de main bassement politiques, alors m\u00eame qu&rsquo;il se targue de donner la         le\u00e7on d\u00e9mocratique \u00e0 tout le monde? Dr\u00f4le de d\u00e9mocratie que celle-l\u00e0, et         dr\u00f4le de d\u00e9mocrate!!! \u00bb                  <font>Najib HALOUANI<\/font> <font><strong>(Source : \u00ab Le Temps \u00bb (Quotidien \u2013         Tunis), le 31 ao\u00fbt 2007)      <\/strong><\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Quel avenir pour la gauche         tunisienne ?<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/p><\/div>\n<div>        \u00a0<\/div>\n<div> <font>Par Ta\u00efeb Zahar<\/font>                  Pendant plusieurs semaines, la vie politique tunisienne s\u2019est polaris\u00e9e         autour du projet de cr\u00e9ation d\u2019un parti de gauche, la\u00efque et \u00e0 vocation         de repr\u00e9senter des courants appartenant \u00e0 la gauche d\u00e9mocratique. Ce         projet, initi\u00e9 par le mouvement Ettajdid et des personnalit\u00e9s         ind\u00e9pendantes, venues d\u2019horizons id\u00e9ologiques et politiques divers et         qui ont appartenu, pour la plupart, \u00e0 des groupes de gauche dans les         ann\u00e9es 70 et 80, a suscit\u00e9 une r\u00e9elle vague d\u2019espoir de la part de ceux,         et ils sont nombreux, qui attendent, depuis des ann\u00e9es, l\u2019\u00e9mergence d\u2019un         tel parti qui contribuerait \u00e0 \u00e9quilibrer davantage le paysage politique         tunisien et les rapports de forces qui le d\u00e9terminent entre le parti au         pouvoir qui est celui de la majorit\u00e9 et les courants islamistes.                  Cet espoir s\u2019explique par deux raisons essentielles. La premi\u00e8re est que         le besoin de la cr\u00e9ation d\u2019un tel parti de gauche, ouvert et moderne         tout en s\u2019inscrivant dans les choix id\u00e9ologiques et politiques d\u2019un         socialisme qui tente de s\u2019imposer face \u00e0 des r\u00e9alit\u00e9s qu\u2019il ne semble         pas ma\u00eetriser, est bien r\u00e9el et est partag\u00e9 par de nombreux Tunisiens.                  La deuxi\u00e8me raison est que les diff\u00e9rentes composantes de la gauche         tunisienne, qu\u2019elles soient membres de partis politiques ou qu\u2019elles         aient gard\u00e9 leur ind\u00e9pendance, attendent depuis longtemps la         concr\u00e9tisation d\u2019un tel projet et il \u00e9tait temps de le consacrer dans         des structures et un programme politique, \u00e9conomique, social et culturel         coh\u00e9rent.                  La t\u00e2che n\u2019\u00e9tait pas ais\u00e9e en raison des pesanteurs id\u00e9ologiques et         culturelles, de la survivance de r\u00e9flexes h\u00e9rit\u00e9s du pass\u00e9 et de         certaines conceptions de l\u2019organisation politique, en plus des         diff\u00e9rences, profondes dans certains cas, entre des personnalit\u00e9s qui,         tout en partageant les m\u00eames id\u00e9aux et des objectifs communs, ont connu         des parcours diff\u00e9rents. On retrouve, parmi ceux qui ont adh\u00e9r\u00e9 au         projet, des communistes, d\u2019anciens trotskystes et gauchistes reconvertis         aux vertus de la social-d\u00e9mocratie, des ind\u00e9pendants et m\u00eame des         destouriens de c\u0153ur\u2026 C\u2019est ce qui explique le temps qu\u2019ont pris les         r\u00e9unions, les discussions et les tractations qui ont finalement abouti \u00e0         un congr\u00e8s constitutif dont les travaux et les d\u00e9bats ont montr\u00e9 que la         politique n\u2019est pas si discr\u00e9dit\u00e9e dans notre pays.                  D\u00e8s le d\u00e9but des travaux du congr\u00e8s, l\u2019impression g\u00e9n\u00e9rale a pench\u00e9 du         c\u00f4t\u00e9 du scepticisme tant les positions paraissaient \u00e9loign\u00e9es sur des         questions de fond et de principe entre un groupe form\u00e9 d\u2019anciens         communistes et les membres d\u2019Ettajdid acquis \u00e0 la rupture avec le pass\u00e9         et les ind\u00e9pendants. Cette impression a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e par les         interventions, les incidents de s\u00e9ance et les accusations que se sont         lanc\u00e9es les deux tendances. On \u00e9tait bien loin de l\u2019esprit de consensus         et de l\u2019espoir qui avaient engendr\u00e9 le lancement du projet.                  La suite est connue. Des membres du congr\u00e8s se sont retir\u00e9s en signe de         protestation et les d\u00e9clarations de Thameur Driss, l\u2019un des d\u00e9put\u00e9s les         plus m\u00e9diatiques de l\u2019opposition, et de Mohamed Ali Halouani ont         consacr\u00e9 le point de non retour entre la direction \u00e9lue par le congr\u00e8s         et ceux qui la contestent. Les critiques de Halouani sont des critiques         de fond et ses accusations remettent en cause l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit et les         choix des nouveaux \u00e9lus qui seraient, selon lui, porteurs d\u2019un projet de         \u201cretour au marxisme-l\u00e9ninisme\u201d.                  Certains consid\u00e8rent que le projet \u00e9tait condamn\u00e9 d\u2019avance, tant la         t\u00e2che \u00e9tait impossible \u00e0 mener en raison de divergences fondamentales         entre ses promoteurs sur les plans id\u00e9ologique et politique. Nous         pensons quant \u00e0 nous que ce projet \u00e9tait r\u00e9alisable et qu\u2019il est         toujours d\u2019actualit\u00e9. Il tient \u00e0 ceux qui y croient de ne pas se         d\u00e9mobiliser et de continuer leur action malgr\u00e9 les obstacles et les         probl\u00e8mes qui sont r\u00e9els et qu\u2019il convient de souligner et de prendre en         ligne de compte.                  La t\u00e2che ne sera pas ais\u00e9e et il faudra beaucoup de courage intellectuel         et moral, d\u2019ouverture d\u2019esprit et d\u2019endurance pour la r\u00e9aliser.         Certaines conditions doivent, \u00e0 notre sens, \u00eatre r\u00e9unies.                  La premi\u00e8re est que la gauche tunisienne fasse enfin son autocritique.         Toutes les entreprises de refondation des partis de gauche, en Europe         notamment, ont commenc\u00e9 par cet acte de courage. A ce propos, il         convient de rappeler que la gauche tunisienne a jou\u00e9 un r\u00f4le         significatif dans le monde \u00e9tudiant et intellectuel et \u00e0 travers         quelques tentatives d\u2019encadrement de la base ouvri\u00e8re, mais malgr\u00e9 le         courage de ses militants, leur valeur intellectuelle et la r\u00e9pression         qu\u2019ils ont subie dans les ann\u00e9es 60, 70 et 80, le bilan de la gauche         tunisienne est bien en-de\u00e7\u00e0 de ce qu\u2019on attendait d\u2019elle, surtout quand         on le compare \u00e0 d\u2019autres pays, tels que le Maroc par exemple. Ses         raisons en ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9es et le fait est que si elle veut jouer un         r\u00f4le politique r\u00e9el, la gauche tunisienne doit revenir sur son histoire,         l\u2019\u00e9valuer et en tirer les cons\u00e9quences. Sans cela elle ne fera que         r\u00e9p\u00e9ter des discours qui ont montr\u00e9 qu\u2019il n\u2019avaient aucune prise         concr\u00e8te sur la soci\u00e9t\u00e9.                  La deuxi\u00e8me condition est l\u2019\u00e9laboration d\u2019une plate-forme id\u00e9ologique         claire et coh\u00e9rente qui d\u00e9finit la conception que se fait le futur parti         des questions essentielles telles que le ph\u00e9nom\u00e8ne islamiste, le r\u00f4le de         l\u2019opposition, ses rapports avec le pouvoir. Ces positions doivent rompre         \u00e0 la fois avec les tentations de l\u2019opportunisme et de l\u2019adaptation \u00e0         tout prix aux r\u00e9alit\u00e9s, et avec les archa\u00efsmes du pass\u00e9.                  Sur le plan \u00e9conomique, il est clair que la pens\u00e9e de gauche, et pas         seulement en Tunisie, n\u2019a pas saisi la profondeur des mutations         r\u00e9volutionnaires de l\u2019\u00e9conomie mondiale. Face \u00e0 la globalisation, qui         est devenue une r\u00e9alit\u00e9 incontournable qui impose ses contraintes et ses         lois, elle n\u2019a pas con\u00e7u de rep\u00e8res ni de strat\u00e9gie alternative.                  Elle doit, si elle ne veut pas \u00eatre uniquement une force de         conservatisme, d\u00e9passer l\u2019h\u00e9ritage d\u2019une culture et d\u2019une id\u00e9ologie qui         n\u2019ont plus cours nulle part dans le monde, sans pour autant perdre sa         vocation et ses id\u00e9aux.                  Par ces quelques remarques, nous esp\u00e9rons, \u00e0 R\u00e9alit\u00e9s, apporter une         premi\u00e8re contribution au d\u00e9bat sur l\u2019avenir de la gauche, qui doit         concerner tous les Tunisiens et nous ouvrons nos colonnes \u00e0 tous ceux         qui veulent y participer.                  <font><strong>(Source : \u00ab R\u00e9alit\u00e9s \u00bb (Magazine         hebdomadaire \u2013 Tunis), N\u00b0 1130 du 23 ao\u00fbt 2007)<\/strong><\/font> <\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>L\u2019\u0153uvre et la vie de Paul Sebag         (*)<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div>        \u00a0<\/div>\n<div> <font>Par El-Mokhtar Bey<\/font>         \u00a0         Le nom de Paul Sebag s\u2019est m\u00e9lang\u00e9 avec l\u2019histoire contemporaine de la         Tunisie. Le militant engag\u00e9 s\u2019est transform\u00e9 en chercheur de qualit\u00e9 et         de talent. Le Professeur Mokhtar Bey retrace la vie et l\u2019\u0153uvre de ce         Tunisien d\u2019exception.                  Paul Sebag naquit \u00e0 Tunis le dimanche 26 septembre 1919. Son p\u00e8re,         Victor (1) fils de Joseph et de Ghazala \u2014Giselle en fran\u00e7ais\u2014 sa         cousine, n\u00e9 en la m\u00eame ville, le 1er octobre 1878, sous le r\u00e8gne de         Mohamed es-Sadaq Pacha Bey (1859-1882) dans une Tunisie encore         ind\u00e9pendante, \u00e9tait un juif \u201ctounsy\u201d \u2013tunisien\u2013 comme l\u2019indique         \u00e9loquemment son nom arabe \u201cSabbagh\u201d, signifiant teinturier (2), au         contraire de sa m\u00e8re, Marietta, fille de Nessim Attal et d\u2019Ester         (Esther) Chamama (Scemama), une gourniya \u2013livournaise\u2013, descendante des         Lumbroso dont Isaac fut le premier grand rabbin de la communaut\u00e9         livournaise de Tunis de 1710 \u00e0 1752 sous Husse\u00efn Ben Ali et Ali Pacha         (3). Ses parents appartenaient ainsi aux deux composantes historiques de         la communaut\u00e9 juive dont les rapports connurent une grave crise en 1710,         allant jusqu\u2019\u00e0 la scission en juillet 1741.                  <font>Une jeunesse militante<\/font>                  Paul, leur quatri\u00e8me et dernier fils, \u00e9tait donc de confession         h\u00e9bra\u00efque, de sang tuniso-italien et de nationalit\u00e9 fran\u00e7aise ensuite de         la naturalisation de son p\u00e8re en 1914 (3 bis) , en vertu du d\u00e9cret du 3         octobre 1910, avant sa naissance.                  Licenci\u00e9 en philosophie et en droit, Victor installa son cabinet         d\u2019avocat-d\u00e9fenseur au 8 de la rue des Tanneurs \u00e0 Tunis. Mobilis\u00e9 (4), il         se battit sous la banni\u00e8re fran\u00e7aise, \u00e0 la guerre d\u2019Orient, plus         pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 Salonique et aux Dardanelles, re\u00e7ut la Croix de Guerre et         fut \u00e9lev\u00e9 plus tard, au grade d\u2019Officier d\u2019Acad\u00e9mie \u2014les Palmes         Acad\u00e9miques\u2014, accentuant chez Paul cette profonde admiration qu\u2019il avait         pour lui, et qui s\u2019exprimerait par notamment son immuable attachement \u00e0         la France.                  Victor marqua profond\u00e9ment son fils par son courage \u2014Paul le montrerait         dans son engagement politique au Parti communiste\u2014, par sa francophilie         \u2014Paul confierait \u00e0 son ami Claude Roy, de son vrai nom Claude Orland :         \u00abJe suis fran\u00e7ais par l\u2019\u00e9tat civil\u2026, fran\u00e7ais par la culture\u2026, fran\u00e7ais         par les sentiments ; j\u2019ai pleur\u00e9 \u00e0 chaudes larmes, dans une caserne, le         jour de la chute de Paris\u00bb\u2014, et par son cursus : philosophie en Sorbonne         et droit \u00e0 la Facult\u00e9 du Panth\u00e9on quoi qu\u2019il rentr\u00e2t \u00e0 Tunis, en \u00e9t\u00e9         1939, avant la d\u00e9claration de guerre des Anglais et des Fran\u00e7ais \u00e0         l\u2019Allemagne nazie le 3 septembre 1939, ses \u00e9tudes inachev\u00e9es.                  Il s\u2019investit aussit\u00f4t dans l\u2019action politique au Parti Communiste         auquel il adh\u00e9ra en octobre 1936, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 17 ans, alors que sa         naissance et son milieu familial isra\u00e9lite ais\u00e9, \u00e9minemment bourgeois et         intellectuel, le destinaient \u00e0 une carri\u00e8re paisible, par exemple le         barreau, comme son p\u00e8re. Il justifia son appartenance inattendue au         marxisme par \u2014\u00e9crivit-il\u2014 \u00abla synth\u00e8se la plus satisfaisante (qu\u2019il         r\u00e9alisa) de la foi des Proph\u00e8tes de l\u2019Antique Isra\u00ebl et du rationalisme         moderne \u00bb, et au communisme par le but qu\u2019il visait : ne point se         limiter \u00e0 \u00abcomprendre le monde\u00bb, mais le transformer, et son         anti-imp\u00e9rialisme par la \u00abt\u00e2che num\u00e9ro 1 du communiste dans un pays         colonial : la lutte pour la lib\u00e9ration des colonies\u00bb (5).                   Vers la fin de 1943, il \u00e9pousa Diana (1919-\u2026) d\u2019une \u00abfamille d\u2019Italiens         de Tunisie r\u00e9publicains, d\u00e9mocrates, partisans de Garibaldi\u00bb (6),         petite-fille de Sigaglia Gallico, propri\u00e9taire de la \u00abPharmacie         beylicale du Lion\u00bb, de la place de la Bourse \u00e0 Tunis, et fille de         Renato, dipl\u00f4m\u00e9 des facult\u00e9s de Naples, Rome et Aix-en-Provence,         publiciste, r\u00e9dacteur de \u201cl\u2019Unione\u201d, journal italophone dont le premier         num\u00e9ro parut le 21 mars 1886, de la \u201cPatria\u201d, de \u201cL\u2019Eclaireur de Tunis\u201d,         directeur de \u201cScettico\u201d et de \u201cGrigio-Verde\u201d\u2026, tr\u00e9sorier du syndicat de         la presse tunisienne de 1903 \u00e0 1906, repr\u00e9sentant des auteurs italiens         en Tunisie\u2026, \u2014ce qui lui permit de faire repr\u00e9senter plusieurs         chef-d\u2019\u0153uvres du th\u00e9\u00e2tre lyrique moderne italien de Tunis\u2014 fondateur en         1898 de la section tunisienne de la Ligue franco-italienne de Paris\u2026,         homme d\u2019affaires et avocat \u00e0 Tunis en 1926.                  Diana et Paul avaient le m\u00eame \u00e2ge, \u00e9taient des amis d\u2019enfance, voisins \u00e0         Carthage, copains \u00e0 Paris et membres actifs du Parti Communiste de         Tunisie. Diana serait d\u2019ailleurs condamn\u00e9e en 1942 par les tribunaux de         Bizerte et de Tunis \u00e0 18 mois de d\u00e9tention toutes peines confondues, et         ne quitterait la prison de Constantine qu\u2019\u00e0 la mi-mars 1943(7), quelques         mois avant son mariage d\u2019amour.                  De cette union naquirent Aline et Ren\u00e9e qui \u00e9pouseraient la premi\u00e8re,         Cattelin, et la seconde, Robichon. P\u00e8re de famille en 1945, Sebag dut         reprendre en 1946 ses cours \u00e0 Paris o\u00f9, \u00e0 l\u2019instar de son p\u00e8re, il         obtint en 1947, ses licences en philosophie et en droit. Il rentra         aussit\u00f4t \u00e0 Tunis pour enseigner le latin, le fran\u00e7ais et l\u2019instruction         civique au Lyc\u00e9e Carnot, avant d\u2019entreprendre une prodigieuse activit\u00e9         universitaire.                  <font>Place \u00e0 l\u2019essayiste<\/font>                  Elle d\u00e9buta par la publication, en 1951, d\u2019un ouvrage sur la soci\u00e9t\u00e9 et         l\u2019\u00e9conomie, intitul\u00e9 \u201cLa Tunisie, essai d\u2019une monographie\u201d (8), puis en         1956, \u201cd\u2019une enqu\u00eate sur les salari\u00e9s de la r\u00e9gion de Tunis\u201d (9) qui lui         ouvrirent, en 1957 les portes de l\u2019Institut des Hautes Etudes pour y         enseigner une discipline nouvelle : la sociologie urbaine tunisienne         dans laquelle il excellerait en publiant de nombreux travaux qui         n\u2019\u00e9puiseraient cependant pas l\u2019enti\u00e8ret\u00e9 de son temps. Il le partagea         avec l\u2019histoire qu\u2019il honora dans de savants ouvrages et articles dont         il publia plusieurs dans \u201cL\u2019Encyclop\u00e9die de l\u2019Islam\u201d, la revue de         \u201cl\u2019IBLA\u201d, la Revue d\u2019Histoire Maghr\u00e9bine, la revue de \u201cC\u00e9res\u201d, la \u201cRevue         africaine\u201d etc\u2026 et bien \u00e9videmment, dans celle qu\u2019il cr\u00e9a et dirigea         trois ann\u00e9es durant, \u201cLes Cahiers de Tunisie\u201d. Ses cours de sociologie,         il les dispensait \u00e0 la Facult\u00e9 des lettres et des sciences humaines du 9         Avril \u00e0 la cr\u00e9ation de laquelle il participa (10).                  En octobre 1977, le gouvernement tunisien ne renouvela pas son contrat         de coop\u00e9ration, ni \u2014semble-t-il\u2014 son permis de s\u00e9jour. Il en fut         profond\u00e9ment boulevers\u00e9 \u2014pourquoi une telle mesure \u00e0 deux ann\u00e9es de la         retraite ?\u2014 d\u00e9sorient\u00e9 \u2014que faire de son immense biblioth\u00e8que?\u2014 et         meurtri : la Tunisie n\u2019\u00e9tait-elle pas son pays natal ? N\u2019\u00e9tait-il pas         \u2014comme il l\u2019\u00e9crit \u00e0 Claude Roy\u2014 \u201cun patriote tunisien, enracin\u00e9 dans ma         terre natale\u2026 parce que, \u00e0 vingt ans, j\u2019ai lu les \u201cD\u00e9racin\u00e9s\u201d de Maurice         Barr\u00e8s\u201d .(11)                  La veille de son d\u00e9part, il se promena, en guise d\u2019adieu, tristement,         aux bras de Diana, dans les thermes d\u2019Antonin \u00e0 Carthage, sa r\u00e9sidence         de toujours \u2014il habitait la villa Belle-Rive sur la route du Kram-Sidi         Bou Sa\u00efd d\u2019avant l\u2019ind\u00e9pendance\u2014. L\u00e0, adoss\u00e9 \u00e0 un muret de pierres         romaines, il regarda silencieusement, au loin, l\u2019horizon marin, les         larmes aux yeux\u2026 (12).                  Le lendemain, il quitta le pays de sa naissance, de sa jeunesse, de son         \u00e9panouissement familial, professionnel, culturel, de son engagement         politique aussi, pays \u00e0 qui il donna tant ! Aucuns officiel, coll\u00e8gue,         \u00e9tudiant ne vinrent le saluer ! Il partit, anonyme d\u2019entre les anonymes,         probablement le c\u0153ur serr\u00e9 et la gorge nou\u00e9e ! Il rejoignit la facult\u00e9         de Rouen, \u00e0 Mont Saint-Aignan, pour y enseigner, durant deux ann\u00e9es, la         d\u00e9mographie en qualit\u00e9 de ma\u00eetre-assistant car il n\u2019\u00e9tait ni agr\u00e9g\u00e9, ni         docteur quoiqu\u2019il r\u00e9dige\u00e2t, en 1970, une th\u00e8se qu\u2019il remanierait et         publierait chez l\u2019Harmattan en 1998, sous le titre : \u201cTunis, histoire         d\u2019une ville\u201d (13).                  Sa retraite, il la consacra \u00e0 l\u2019histoire des juifs de Tunisie et \u00e0 celle         de la Tunisie. C\u2019\u00e9tait sa fa\u00e7on d\u2019entretenir le lien avec cette terre         natale qu\u2019il aimait et pour la connaissance de laquelle il encourageait         toutes les initiatives, conseillant, expliquant, fournissant pi\u00e8ces et         documents car il \u00e9tait g\u00e9n\u00e9reux. A preuve, le legs \u00e0 la Facult\u00e9 de         lettres de la Manouba du tiers de sa biblioth\u00e8que, fort belle, \u00e0 l\u2019image         de son immense savoir. Il lisait, en effet, le grec et la latin dans le         texte, parlait et \u00e9crivait parfaitement l\u2019anglais et l\u2019italien. Il         traduisit, par exemple, \u00e0 Pierre Soumille, des documents en cette         langue, int\u00e9ressant son \u00e9tude sur \u201cLe cimeti\u00e8re europ\u00e9en de Bab el         Khadra \u00e0 Tunis\u201d (14), et de l\u2019anglais au fran\u00e7ais les opuscules du         chapelain britannique, vivant \u00e0 Marsa o\u00f9 il re\u00e7ut Gustave Flaubert,         Davis Nathan, sur Tunis au temps d\u2019Ahmed 1er (1837-1855), publi\u00e9 en 1841         (15), et du voyageur isra\u00e9lite roumain, Benjamin II, qui visita le         Royaume de Tunis en 1853, sur la minorit\u00e9 juive et son activit\u00e9         \u00e9conomique et agricole, publi\u00e9 en 1859 (16). Il connaissait l\u2019arabe et         \u2014dit-on\u2014 l\u2019espagnol.                  Il aimait \u00e9norm\u00e9ment les lettres et le th\u00e9\u00e2tre, et avait une immense         culture litt\u00e9raire russe et fran\u00e7aise ; il poss\u00e9dait admirablement,         entre autres, Balzac et Stendhal. Il adh\u00e9ra, vers 1955, \u00e0 l\u2019association,         pr\u00e9sid\u00e9e par le Docteur Ange Gutti\u00e8res, un dentiste f\u00e9ru de litt\u00e9rature,         et dont le secr\u00e9taire \u00e9tait son ami, Henri Merl\u00e8ne, un communiste         professeur de fran\u00e7ais au Lyc\u00e9e Carnot, et l\u2019objet : l\u2019\u00e9change         d\u2019universitaires et le d\u00e9veloppement de la culture. Y exprim\u00e8rent leurs         talents, des hommes politiques comme le psychologue Henri Wallon         (1879-1962) ; des \u00e9crivains ou parents d\u2019\u00e9crivains telle madame         Psichari, petite-fille d\u2019Ernest Renan ; des m\u00e9decins comme le docteur         Lucien L\u00e9vy, psychiatre \u00e0 Tunis ; des romanciers tels l\u2019Alg\u00e9rien Kateb         Yassine (1929-1989), auteur notamment du roman \u201cNedjma\u201d et de la pi\u00e8ce         th\u00e9\u00e2trale \u201cLe cercle des repr\u00e9sailles\u201d et Claude Roy (1915-1997), auteur         notamment de \u201cLa travers\u00e9e du Pont des Arts\u201d, de po\u00e8mes tel \u201cUn seul         po\u00e8me\u201d, et de m\u00e9moires avec \u201cMoi je\u201d, paru en 1969, et \u201cNous\u201d en 1972         (17). Son \u0153uvre est extr\u00eamement vari\u00e9e et riche. Il avait beaucoup de         points communs avec Paul Sebag (son engagement de gauche, sa d\u00e9ception         du communisme\u2026 jusqu\u2019au cancer qui l\u2019emporta !) ; des philosophes comme         le Professeur sociologue et orientaliste, Maxime Rodinson, auteur du         fameux \u201cMahomet\u201d\u2026 ; des journalistes tel Albert Lentin, qui r\u00e9alisa de         nombreux reportages sur l\u2019Alg\u00e9rie\u2026                  Il appr\u00e9ciait la musique classique romantique \u2014correspondait-elle \u00e0 une         nature cach\u00e9e ?\u2014 et particuli\u00e8rement Brahms, le cin\u00e9ma et ses acteurs         John Ford, Jean Gabin, G\u00e9rard Philippe\u2026 Il s\u2019int\u00e9ressa aux arts. Ne         pr\u00e9fa\u00e7a-t-il pas \u201cTunis, nagu\u00e8re et aujourd\u2019hui\u201d (18) du peintre Zoube\u00efr         Turki ? Et ne publia-t-il pas \u201cTunisie. De Carthage \u00e0 demain\u201d, en         collaboration avec Claude Roy et avec des photographies de I. Morath, A.         Martin et M. Biboud (19), \u201cLa Grande Mosqu\u00e9e de Kairouan\u201d (20), et         \u201cToute la Tunisie\u201d (21), toutes deux agr\u00e9ment\u00e9es de photographies de         Martin ?                  Il ne pratiqua gu\u00e8re de sports collectifs, mais s\u2019adonna \u00e0 la nage, la         mer \u2014symbole de libert\u00e9\u2014 le fascinant, et au cyclisme individuel, pour         se mettre \u00e0 l\u2019\u00e9preuve.                  Car il fut, tout \u00e0 la fois, un politique engag\u00e9 et un savant distingu\u00e9.         Telles sont les deux grandes parties du pr\u00e9sent discours, dont nous         traiterons successivement.                  Sebag, un politique engag\u00e9 :                   Il \u00e9tait, en effet, membre actif du Parti Communiste de Tunisie de 1936         \u00e0 1955, et \u2014a-t-on dit r\u00e9cemment\u2014 sioniste.                  <font>Sebag sioniste. L\u2019\u00e9tait-il vraiment ?<\/font>                  Il appartenait \u00e0 la communaut\u00e9 juive par sa naissance. Il l\u2019\u00e9crivit         \u2014mais inexpressivement\u2014 \u00e0 son ami, le c\u00e9l\u00e8bre homme de gauche, po\u00e8te,         essayiste et romancier fran\u00e7ais, Claude Roy, dans un document :         \u201cRetouches aux figues de Barbarie\u201d de l\u2019essai d\u2019autobiographie, intitul\u00e9         \u201cNous\u201d, de cet auteur, paru en 1972. \u201cJe suis juif \u2014y lit-on\u2014 parce que         je suis n\u00e9 dans une famille juive et que de toute fa\u00e7on, pour reprendre         la formule de Sartre, on dit que je le suis\u201d !                   A 12 ans, il fit certes sa \u201cbarmitsva\u201d \u2014sa communion\u2014, mais il ne         pratiqua jamais le juda\u00efsme comme il l\u2019avoua dans le m\u00eame document : \u00abJe         suis juif \u2014\u00e9crivit-il\u2014 non-pratiquant. Je ne sais pas une seule pri\u00e8re         en h\u00e9breu. Les seules pri\u00e8res que je connaisse sont les pri\u00e8res         chr\u00e9tiennes en italien, parce qu\u2019une servante, au grand c\u0153ur, italienne         me les apprit. Juif non-croyant. Aujourd\u2019hui, comme il y a 25 ou 30 ans,         je ne crois pas plus au Dieu d\u2019Isra\u00ebl qu\u2019au Dieu des chr\u00e9tiens ou des         musulmans\u00bb.                  Il mourut d\u2019ailleurs agnostique et repose la\u00efquement au cimeti\u00e8re de         Bagneux, en banlieue parisienne, dans un carr\u00e9 mixte jud\u00e9o-chr\u00e9tien.                  Mais il ne renia jamais sa juda\u00eft\u00e9 et ne fut jamais \u201cun juif honteux\u201d,         selon l\u2019expression de sa fille, Ren\u00e9e Sebag-Robichon (22)! Ceci ne se         pouvait, d\u2019ailleurs, au regard de son action aux jeunesses communiste et         au sein m\u00eame du parti communiste, et du courage qu\u2019il montra dans des         moments particuli\u00e8rement \u00e9prouvants de son engagement.                   Nous en reparlerons !                  Il aima d\u2019ailleurs ses coreligionnaires auxquels il consacra des \u00e9tudes         savantes telles :                  \u201cL\u2019\u00e9volution d\u2019un ghetto nord-africain. La hara de Tunis\u201d, en         collaboration avec Robert Attal (23).                  \u201cL\u2019histoire des juifs de Tunisie des origines \u00e0 nos jours\u201d (24),         d\u00e9sormais un classique comme les ouvrages de David Caz\u00e8s (25) et de         Maurice Eisenbeth (26). Nous en reparlerons ;                  \u201cLes juifs de Tunisie. Images et textes\u201d par J-P Allali, A Goldmann et         Paul Sebag avec une pr\u00e9face d\u2019Albert Memmi (27) ;                  \u201cLes noms des juifs de Tunisie, origines et significations (27 bis),         analysant pr\u00e8s de 600 noms dont il donne le sens, l\u2019origine\u2026 ; d\u00e9gage le         particularisme et l\u2019apport culturel, scientifique, politique,         \u00e9conomique, etc.                  \u201cLes juifs de Tunisie au XIX\u00e8me si\u00e8cle d\u2019apr\u00e8s J.J Benjamin II\u201d (28).                  Fut-il sioniste pour autant ? En ce que le sionisme \u00e9tait un mouvement         tendant \u00e0 la restauration de la nationalit\u00e9 juive en Palestine, il avait         pu souhaiter la cr\u00e9ation d\u2019un Etat d\u2019Isra\u00ebl en cette terre ou ailleurs         en Cyr\u00e9na\u00efque, M\u00e9sopotamie, Ouganda ou en Patagonie, comme le         pr\u00e9voyaient ceux qu\u2019on appelait \u2014apr\u00e8s la parution en 1896 de l\u2019ouvrage         \u201cL\u2019Etat juif\u201d du docteur Th\u00e9odor Hertzl et la cr\u00e9ation par lui, \u00e0         l\u2019issue du Congr\u00e8s de B\u00e2le de 1897, de l\u2019Organisation sioniste mondiale,         \u2014les \u201cterritorialistes\u201d, par opposition aux \u201cintransigeants\u201d qui, eux,         exigeaient la Palestine.                  Mais communiste, anti-imp\u00e9rialiste luttant pour la libert\u00e9 des colonies,         il ne pouvait, sans se renier et sans m\u00e9conna\u00eetre la position du         mouvement communiste international selon lequel \u201cl\u2019\u00e9tablissement du         peuple juif en Palestine repr\u00e9sente une forme de colonisation qui l\u00e8se         les int\u00e9r\u00eats des populations arabes du pays (et que) les juifs doivent         partout s\u2019assimiler au peuple au milieu duquel ils vivent et prendre         part \u00e0 son combat pour une transformation r\u00e9volutionnaire de la soci\u00e9t\u00e9,         qui mettra fin \u00e0 toute forme d\u2019oppression\u201d(29), soutenir la domination         d\u2019un peuple par un autre, des Palestiniens par les Isra\u00e9liens. En         v\u00e9rit\u00e9, comme le disaient ses proches, il n\u2019\u00e9tait ni pro-isra\u00e9lien, ni         pro-palestinien.                  Observons, \u00e0 cet \u00e9gard, qu\u2019il v\u00e9cut l\u2019enti\u00e8ret\u00e9 de sa vie en Tunisie et         en France o\u00f9 il mourut et est enterr\u00e9 ; qu\u2019il ne se rendit en Isra\u00ebl \u2014ce         me semble\u2014 qu\u2019une seule fois, en 1984 ou 1985, pour un motif         scientifique : discuter avec Robert Attal des recherches que cet ami         faisait sur la Tunisie ; que s\u2019il l\u00e9gua un tiers de sa fameuse         biblioth\u00e8que \u00e0 l\u2019Alliance Isra\u00e9lite Universelle, il r\u00e9serva un autre         tiers \u00e0 ses h\u00e9ritiers, et le dernier tiers \u00e0 son pays natal : la         Tunisie, prise en la personne de la Facult\u00e9 de la Manouba, et qu\u2019enfin,         en l\u2019\u00e9tat de ma connaissance de ses \u0153uvres, il ne flatta gu\u00e8re le         sionisme.                  Sebag n\u2019\u00e9tait pas sioniste quoique aimant sa juda\u00eft\u00e9. Il \u00e9tait, par         contre, un communiste actif.                  <font>Sebag, un communiste actif :<\/font>                  C\u2019\u00e9tait un combattant de la libert\u00e9 d\u00e9j\u00e0 \u00e0 17 ans aux Jeunesses         communistes dont il animait tr\u00e8s activement, avec d\u2019autres, le cercle de         l\u2019impasse Saint-Jean \u00e0 la rue Saint-Charles (l\u2019actuelle rue Bach Hamba)         (30) et au sein cependant d\u2019un petit Parti communiste de Tunisie qui         naquit \u00e0 l\u2019aube de 1920, ne compta, en moyenne, que quelque 90 militants         \u201430 cadres et 60 membres\u2014 (31), fran\u00e7ais, italiens et tunisiens,         ouvriers, employ\u00e9s de banque, de bureau, de magasins, et intellectuels :         avocats, m\u00e9decins, ing\u00e9nieurs, professeurs, \u00e9tudiants, surtout apr\u00e8s         l\u2019adoption de la loi fran\u00e7aise par le d\u00e9cret beylical du 30 novembre         1940, du statut des juifs institu\u00e9 par la loi fran\u00e7aise du 3 octobre         1940, majoritairement juifs et tr\u00e8s minoritairement musulmans, et dont         \u201cl\u2019impact sur l\u2019histoire du pays fut tr\u00e8s limit\u00e9\u201d (32), quoique son         action, entre 1939 et 1943, entret\u00eent \u2014il est vrai\u2014 dans un milieu         restreint, la flamme du combat et de l\u2019espoir.                  Sebag y participa, au double plan de la conceptualisation, relative, de         la politique du parti et de son action, essentiellement \u00e0 compter de         d\u00e9cembre 1940, date charni\u00e8re de son engagement.                  <font>Mais alors comment ?<\/font>                  Au plan conceptuel, d\u00e8s lors qu\u2019il adh\u00e9rait \u00e0 la doctrine         marxiste-l\u00e9niniste, collait aux positions du Parti communiste fran\u00e7ais,         et adoptait les r\u00e9solutions de l\u2019Internationale communiste, le Parti         communiste de Tunisie visait naturellement l\u2019\u00e9tablissement d\u2019une soci\u00e9t\u00e9         sans classe et l\u2019ind\u00e9pendance des peuples colonis\u00e9s, et \u00e9tait, de ce         fait tout \u00e0 la fois, \u201cun parti ouvrier\u201d et \u201cun parti national\u201d par sa         vocation (33). Il lui revenait n\u00e9anmoins d\u2019adapter cette politique au         pays et de d\u00e9finir la strat\u00e9gie correspondante.                  Sebag y prit-il part ? Interrogeons son livre \u201cCommunistes de Tunisie         1939-1943, souvenirs et documents\u201d, \u00e9dit\u00e9 par L\u2019Harmattan en 2001.                  Sebag, qui selon George Adda, adh\u00e9rent aux Jeunesses communistes en         1936, quoique donnant \u201cl\u2019impression d\u2019un jeune timide\u2026 \u00e9tait (d\u00e9j\u00e0 \u00e0 17         ans) en r\u00e9alit\u00e9 tr\u00e8s actif, faisant toujours des propositions\u201d (34),         assista tr\u00e8s probablement \u00e0 tous les moments importants de la vie du         parti ; mais participa-t-il \u00e0 ses d\u00e9cisions ? et \u00e0 toutes ses d\u00e9cisions         ? Alors quels moments et quelles d\u00e9cisions ?                  Au congr\u00e8s de l\u2019Ariana des 20-21 mai 1939, adoptant le rapport de son         secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral, Ali Jerad (1911-2000 ?), le PC proclama \u00abl\u2019union de         la Tunisie avec la d\u00e9mocratie fran\u00e7aise\u00bb (35), arr\u00eata les mesures         propres \u00e0 satisfaire les aspirations l\u00e9gitimes du peuple tunisien et         d\u00e9signa les membres de son Comit\u00e9 central. Sebag n\u2019y figurait pas, mais         parce qu\u2019il poursuivait encore ses \u00e9tudes \u00e0 Paris, o\u00f9 il fr\u00e9quentait         d\u2019ailleurs les cellules communistes.                  Le 6 octobre 1939, la dissolution du Parti communiste \u00e9tant prononc\u00e9e         par le d\u00e9cret beylical du 6 octobre 1939, Ali Djerad, Georges Scemama et         Vilio Spano d\u00e9cid\u00e8rent sa reconstitution, alors ill\u00e9gale, et         qualifi\u00e8rent la guerre d\u2019imp\u00e9rialiste que les ouvriers et les peuples         colonis\u00e9s devaient combattre. Sebag participa-t-il \u00e0 ces d\u00e9cisions ? Il         ne le dit pas !                  A la suite de la d\u00e9couverte dans une caserne \u00e0 Sfax, en novembre 1939,         d\u2019un tract justifiant d\u2019envahissement de la Pologne par les Sovi\u00e9tiques,         le 17 septembre 1939, le secr\u00e9taire de la section locale, G. Berrebi,         arr\u00eat\u00e9 et tortur\u00e9, donna ses camarades qu\u2019on emprisonnerait, suivis en         f\u00e9vrier 1940 par Ali J\u00e9rad, Hassan Sa\u00e2daoui et Georges Adda pour         diffusion du journal \u201cL\u2019Avenir Social\u201d, et par d\u2019autres militants en         avril de sorte qu\u2019au printemps 1940 ne rest\u00e2t plus de la direction         ill\u00e9gale du parti, constitu\u00e9e \u00e0 l\u2019automne 1939, que Velio Spano.                  Il d\u00e9cida, avec Robert Me\u00efmon, ex-secr\u00e9taire de la section de Tunis,         Maurizio Valenzi, membre du Bureau politique et Ferdinand Pauser, sa         reconstitution. Ensemble. Ils qualifi\u00e8rent la guerre, des deux bords,         d\u2019imp\u00e9rialiste, consid\u00e9r\u00e8rent que la r\u00e9volution prol\u00e9tarienne mettrait         fin \u00e0 l\u2019exploitation de la classe ouvri\u00e8re et \u00e0 la suj\u00e9tion des peuples         colonis\u00e9s (36) et d\u00e9cid\u00e8rent la constitution des militants en groupes de         trois membres chacun pour recevoir une formation historique int\u00e9ressant         le parti communiste de l\u2019URSS et le communisme. Sebag n\u2019y \u00e9tait         apparemment pas !                  Il \u00e9mergea en d\u00e9cembre 1940 \u2014date charni\u00e8re de son engagement\u2014 lorsque         la direction ayant d\u00e9cid\u00e9, d\u2019une part, d\u2019enseigner aux militants les         r\u00e8gles de la clandestinit\u00e9 et la conduite \u00e0 observer lors des         arrestations et pendant les interrogatoires, et d\u2019autre part, de         pr\u00e9ciser \u201cla ligne du parti\u201d \u00e0 soumettre \u00e0 la prochaine r\u00e9union de la         direction, on lui confia les rapports sur l\u2019artisanat et les mines. Les         propositions, appel\u00e9es dans le jargon communiste d\u2019alors, \u201cth\u00e8ses\u201d,         pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 la \u201cConf\u00e9rence d\u2019avril 1941\u201d, \u00e0 laquelle il participa avec         Velio Spano, Robert Me\u00efmon, Loris Gallico, Maurice Nisard, Aldo Bessis,         Ferdinand Pauser\u2026(37), re\u00e7urent leur forme d\u00e9finitive en juin, d\u2019o\u00f9 leur         d\u00e9signation par les termes de \u201cth\u00e8ses de juin 1941\u201d.                  Elles visaient, en premier lieu, la conqu\u00eate du pouvoir par les masses         avec constitution d\u2019un gouvernement pour, au principal, accomplir la         r\u00e9volution nationale agraire, proc\u00e9der aux expropriations et         nationalisations, etc., et en second lieu, conqu\u00e9rir l\u2019ind\u00e9pendance         gr\u00e2ce \u00e0 la constitution d\u2019un front unique, conduit par l\u2019alliance         fondamentale des partis communiste et N\u00e9o-destourien (38).                  Sebag \u00e9voluait ainsi dans la sph\u00e8re d\u00e9cisionnelle de son parti. Il         participa d\u2019ailleurs activement \u00e0 la r\u00e9union de la villa Gallico \u00e0         Carthage, du 22 juin 1941, au cours de laquelle les responsables encore         libres : Spano, Me\u00efmon, Valenzi, Loris Gallico et Ferrucio Bensasson         proclam\u00e8rent la solidarit\u00e9 des communistes avec l\u2019Union Sovi\u00e9tique         qu\u2019Hitler venait d\u2019attaquer, et d\u00e9cid\u00e8rent d\u2019engager \u201cl\u2019action directe         ouverte\u201d (39) au moyen de ses journaux et de tracts, privil\u00e9giant la         lutte contre le fascisme, l\u2019ind\u00e9pendance passant au second plan.                  Il fallait donc investir le terrain, mais avec \u201cdes forces\u2026 modestes\u201d         (40) et des moyens bien restreints : des tracts et les journaux,         \u201cL\u2019Avenir Social\u201d en Fran\u00e7ais, et \u201cat-taly\u00e2\u201d en arabe, ron\u00e9otyp\u00e9, de         format 21\/26, tir\u00e9s \u00e0 quelques centaines d\u2019exemplaires, donnant des         informations sur le front et d\u00e9non\u00e7ant le fascisme, d\u00e9veloppant des         th\u00e8mes tels \u201cl\u2019URSS vaincra, l\u2019hitl\u00e9risme est l\u2019ennemi ; Vichy, c\u2019est le         fascisme ; Halte au pillage du pays ; les collaborateurs au pilori\u201d(41),         journaux et tracts, que les militants \u2014dont Sebag\u2014 glissaient sous les         portes ou mettaient dans les boites aux lettres.                   Il fallait \u00e9galement entretenir la flamme partisane en aidant les         camarades vivant dans la clandestinit\u00e9 tel Velio Spano, \u00e9chapp\u00e9 de         justesse \u00e0 l\u2019arrestation dans sa villa \u201cLe ch\u00e2let\u201d, appel\u00e9e \u00e9galement         \u201cvilla Gallico\u201d, et r\u00e9fugi\u00e9 dans la gar\u00e7onni\u00e8re de Ma\u00eetre Roger Ta\u00efeb \u00e0         Tunis, que Sebag ravitaillait, et poursuivre l\u2019action. A cet \u00e9gard pour         remplacer les dix cadres de la direction ill\u00e9gale : Loris Gallico,         Maurizio Valenzi, Silvano Bensasson, Ferdinand Pauser, Robert Me\u00efmon,         Jacques Bella\u00efche, Ali Jerad et Khema\u00efs el-Ka\u00e2bi, arr\u00eat\u00e9s en novembre         1941, Spano y appela Maurice Nisard, Sebag et plus tard, Hamadi         Djellouli pour la r\u00e9daction des publications clandestines (42).                  Sebag assurait la liaison avec les militants des autres villes, Sousse,         Sfax et Ferryville, \u00e0 qui il remettait anonymement et sur un signe         convenu, les journaux \u00e0 distribuer.                  L\u2019exemplaire de d\u00e9cembre 1941 de \u201cL\u2019avenir social\u201d ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert \u00e0         l\u2019Arsenal, il fut arr\u00eat\u00e9 le 21 janvier 1942 \u00e0 la sortie de son domicile         sur d\u00e9nonciation de Ferdinand Pauser (43), amen\u00e9 dans les locaux des         Renseignements G\u00e9n\u00e9raux \u00e0 la Casbah, et tabass\u00e9, mais nia farouchement         en \u00eatre le fournisseur.                  Transf\u00e9r\u00e9 le 22 \u00e0 Ferryville, il fut atrocement et longuement tortur\u00e9 \u00e0         l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 sans jamais d\u00e9faillir. Son tortionnaire, un ancien         capitaine de corvette faisant fonction de commissaire de Police, Pierre         Marty, le d\u00e9f\u00e9ra quand m\u00eame au tribunal maritime de Bizerte qui le         condamna le 28 f\u00e9vrier 1942 aux travaux forc\u00e9s \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9.                  On l\u2019incarc\u00e9ra avec Me\u00efmon, Valenzi et Ruggero Gallico, au pavillon E         puis G de la prison civile de Tunis o\u00f9 Habib Thameur et Ta\u00efeb Slim         rencontreraient, pendant leur promenade, Robert Me\u00efmon et Maurizio         Valenzi plaidant pour la constitution d\u2019un front commun, mais vainement,         les Destouriens craignant de compromettre les n\u00e9gociations en cours pour         la lib\u00e9ration des d\u00e9tenus de Fort Saint-Nicolas (44). Puis vinrent la         d\u00e9faite d\u2019el-Alamein du 3 novembre 1942, l\u2019op\u00e9ration Torch du 8 novembre         1942 et les d\u00e9barquements allemands cons\u00e9cutifs, d\u2019El Aouina des 9 et 10         novembre 1942 et l\u2019occupation de Tunis le 14 du m\u00eame mois.. Les         prisonniers, notamment anti-fascistes italiens, craignant pour leur vie,         demand\u00e8rent leur lib\u00e9ration pr\u00e8s le surveillant chef Sisco, tandis que         Nadia Spano et Diano Gallico, puis Ma\u00eetre Albert Bessis, vice-pr\u00e9sident         de la section tunisienne du Grand Conseil, intervenaient pr\u00e8s le d\u00e9l\u00e9gu\u00e9         \u00e0 la R\u00e9sidence, Pierre Lafond, qui obtint du R\u00e9sident G\u00e9n\u00e9ral, l\u2019Amiral         Est\u00e9va, leur transfert au Kef.                  L\u2019op\u00e9ration n\u2019ayant pu se r\u00e9aliser pleinement, Sebag fut lib\u00e9r\u00e9 le 14         novembre sur ordre de l\u2019Amiral, mais vivrait dans la clandestinit\u00e9 et ne         figurerait pas dans la nouvelle direction clandestine du parti, \u00e9lue le         15 novembre 1942. Il poursuivit n\u00e9anmoins son action informative et         d\u00e9nonciatrice, puisant pour vivre dans les r\u00e9serves d\u2019une famille         particuli\u00e8rement g\u00e9n\u00e9reuse des souks de Tunis, les Souissi, qui         abandonna aux militants Khema\u00efs el-Ka\u00e2bi, Edouard Mamou, Michel Joulin         et Paul Sebag, sa maison de la rue Sidi Ali Azzouz, avec ses provisions.                  La presse du parti poursuivit son combat, d\u00e9non\u00e7ant les bombardements de         Tunis de 1942, le pillage du pays par les forces de l\u2019Axe, la         pers\u00e9cution des juifs, le travail forc\u00e9, appelant la population \u00e0 la         d\u00e9sob\u00e9issance, au sabotage du recensement et des transports\u2026 Mais elle         tirait \u00e0 quelques exemplaires et sa plume portait peu. Le 7 mai 1943,         Tunis \u00e9tait cependant lib\u00e9r\u00e9e. \u201cL\u2019Avenir Social\u201d annon\u00e7a aussit\u00f4t         l\u2019\u00e9v\u00e8nement, rappela le programme du parti, mais l\u2019ind\u00e9pendance n\u2019y         figurait plus ! Elle \u00e9tait pourtant pr\u00e9vue \u00e0 l\u2019article VII des th\u00e8ses de         juin 1941(45). Sebag y participa-t-il ? Ali Jerad s\u00fbrement !                  Les journaux communistes \u00e9tant autoris\u00e9s \u00e0 repara\u00eetre en mai 1943, Sebag         devint r\u00e9dacteur en chef, selon George Adda (46)\u2014 de \u201cL\u2019Avenir Social\u201d,         rebaptis\u00e9 \u201cL\u2019Avenir de la Tunisie\u201d, avec \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s Ali J\u00e9rad, Maurice         Nisard, Robert Me\u00efmon, alors secr\u00e9taire du syndicat des banques, Zana,         George Adda, et m\u00e8nerait une campagne de s\u00e9duction vers les masses,         appuyant leurs revendications nationalistes et allant jusqu\u2019\u00e0 r\u00e9clamer         le retour de Moncef Bey (1942-1943, m. 1948), contrairement \u00e0 l\u2019opinion         d\u2019Ali J\u00e9rad, Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du parti, qui r\u00e9pondant \u00e0 une question         que lui pos\u00e8rent des ze\u00eftouniens (47) au meeting du 7 novembre, qualifia         le souverain d\u00e9tr\u00f4n\u00e9 par le G\u00e9n\u00e9ral fran\u00e7ais Giraud, sur proposition du         G\u00e9n\u00e9ral Juin, R\u00e9sident g\u00e9n\u00e9ral par int\u00e9rim, de \u201ccollaborateur et de         fasciste\u201d (48), avant de partir \u00e0 Paris pour suivre ses \u00e9tudes. Mais il         devenait de plus en plus critique du communisme \u2014une illusion,         dirait-il\u2014 (49) et du stalinisme \u2014n\u2019h\u00e9sitant pas \u00e0 s\u2019opposer \u00e0 Georges         Adda\u2014 avant m\u00eame le 20\u00e8me congr\u00e8s de 1956.                  Il quitta d\u2019ailleurs le parti avec sa tunisification en 1955. Il se         consacra alors \u00e0 son activit\u00e9 universitaire. Mais alors comment ? C\u2019est         l\u2019objet de la deuxi\u00e8me grande partie de notre discours intitul\u00e9e:         \u201cSebag, un savant distingu\u00e9\u201d.                                    (*)Ce texte reproduit la conf\u00e9rence sur Paul Sebag, donn\u00e9e le 8 f\u00e9vrier         2007 \u00e0 la M\u00e9diath\u00e8que Charles de Gaulle de Tunis, par le professeur         Mokhtar Bey, ancien avocat \u00e0 la Cour d\u2019Appel de Paris, professeur en la         Facult\u00e9 de Droit de Montpellier 1 et \u00e0 la Facult\u00e9 des Sciences         juridiques, politiques et sociales de Tunis 2.                                                      <font>Notes:         <\/font> <font>1\u2014 Il convient de ne pas le confondre avec son         homonyme l\u2019industriel-minier, conseiller municipal de la Marsa en 1932,         fondateur de l\u2019asile de nuit isra\u00eblite, de la maternit\u00e9 isra\u00eblite, de         l\u2019Alliance sportive etc \u2026, et son autre homonyme Victor Meyer Sebag,         r\u00e9dacteur en chef du service photographique au journal \u201cPetit Matin\u201d et         correspondant, pour les illustrations, de nombreux journaux tels le         \u201cNew-York Times\u201d, \u201cL\u2019Afrique du Nord Illustr\u00e9e\u201d\u2026                  2\u2014 Son existence est attest\u00e9e en 1800 : Paul Sebag, Les noms des juifs         de Tunisie. Origine et significations. Paris, L\u2019Harmattan, 2000, p.127.                  3\u2014 Paul Sebag, Les noms des Juifs de Tunisie, origines et         significations, Paris, L\u2019Harmattan, 2002, voir Samama et Lumbroso.                  3 bis\u2014 En vertu du d\u00e9cret fran\u00e7ais du 3 octobre 1910. Victor Sebag         d\u00e9posa sa demande en 1911. Sur les juifs en Tunisie avant 1914 : Elie         Cohen-Adria, \u201cLe mouvement social\u201d, juillet-septembre 1967..                  4\u2014 De 1914 \u00e0 1918, l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise comptait quelque 171 juifs dont 99         engag\u00e9s en 1914, 35 en 1915, 25 en 1916, 6 en 1917 et 2 en 1918. a cette         date, on d\u00e9nombrait \u00e0 Tunis 60.000 juifs \u201451.000 tunisiens et 9.000         \u00e9trangers : Archives des Affaires Etrang\u00e8res Fran\u00e7aises, Tunisie 1917         \u20131929, Note sur les juifs en Tunisie, ao\u00fbt 1918, vol. 61. Les juifs         n\u2019\u00e9taient pas astreints au service militaire.                  5\u2014 Ren\u00e9e Sebag-Robichon, \u201cPaul Sebag par lui-m\u00eame\u201d, pr\u00e9cit\u00e9.                  6\u2014 George Adda, \u201cHommage \u00e0 Paul Sebag\u201d in R\u00e9alit\u00e9s on Line, pr\u00e9cit\u00e9.                  7\u2014 Paul Sebag, \u201cCommunistes\u201d\u2026, op. cit., p.171.                  8\u2014 Paris, Editions Sociales, 1951.                  9\u2014 Paris, PUF, 1956.                  10\u2014 Communication de Ren\u00e9e Sebag-Robichon, \u00e0 Paris en novembre 2006.                  11\u2014 Ren\u00e9e Sebag-Robichon, \u201cPaul Sebag par lui-m\u00eame\u201d, texte communiqu\u00e9 \u00e0         l\u2019auteur de la pr\u00e9sente \u00e9tude par elle-m\u00eame.                  12\u2014T\u00e9moignage v\u00e9cu de Mika Ben Miled, confirm\u00e9 par d\u2019autres sources.                  13\u2014 Paris, L\u2019Harmattan, 1998. T\u00e9moignage de Diana Sebag et de Ren\u00e9e         Sebag-Robichon \u00e0 Paris chez Paul Sebag en novembre 2006.                  14\u2014 Pierre Soumille. \u201cLe cimeti\u00e8re europ\u00e9en de Bab el-Khadra\u201d in Etudes         Historiques et Sociales, p.131 et note 2.                  15\u2014 Davis Nathan, Tunis, Malta, 1841.                  16\u2014 J.J. Benjamin, \u201cEight Years in Asia and Africa\u201d\u2026 Hanover, 1859.                  17\u2014 Gallimard, Folio, 1980. Le premier tome de son autobiographie \u201cMoi,         je\u201d paru \u00e9galement chez Gallimard.                  18\u2014 Adaptation de Claude Roy, Tunis, 1967.                  19\u2014 Paris, Delpine, 1961.                  20\u2014 Photographie d\u2019A. Martin, Delpine, Paris, 1963.                  21\u2014 C\u00e9r\u00e8s Production, 1968.                  22\u2014 Entretien avec Ren\u00e9e Sebag-Robichon \u00e0 Paris en novembre 2006.                  23\u2014 Paris, PUF, 1959.                  24\u2014 Paris, L\u2019Harmattan, 1991.                  25\u2014 David Caz\u00e8s, \u201cEssai sur l\u2019histoire des Isra\u00eblites de Tunis\u201d, Paris,         1889. \u2014David Caz\u00e8s, \u201cNotes bibliographiques sur la litt\u00e9rature juive         tunisienne\u201d, Tunis, 1893.                  26\u2014 Maurice Eisenbeth, \u201cLes Juifs d\u2019Afrique du Nord. D\u00e9mographie et         onomastique\u201d, Alger, 1936. \u2014Maurice Eisenbeth, \u201cLes Juifs en Alg\u00e9rie et         en Tunisie \u00e0 l\u2019\u00e9poque turque\u201d (1516-1830) in Revue Africaine, 1952.                  27\u2014 Paris, Biblieurope, 1997.                  27 bis\u2014 Paris, L\u2019Harmattan, 2002.                  28\u2014 In Cahiers de Tunisie, n\u00b028, 1959, pp.489-510.                  29\u2014 Paul Sebag, \u201cHistoire des Juifs de Tunisie\u201d, op. ci, p.207.                  30\u2014 George Adda, \u201cHommage \u00e0 Paul Sebag, Paul Sebag combattant de la         libert\u00e9\u201d in R\u00e9alit\u00e9s on line, www.realites.com.tn                  31\u2014Paul Sebag, \u201cCommunistes\u201d\u2026, op. cit., p.155.                  32\u2014 Paul Sebag, \u201cCommunistes\u201d\u2026, op. cit., p.7.                  33\u2014 Ibidem, p.153.                  34\u2014 George Adda, \u201cHommage \u00e0 Paul Sebag\u201d\u2026 in R\u00e9alit\u00e9s on line pr\u00e9cit\u00e9.                  35\u2014 \u201cCommunistes\u201d\u2026 p.12.                  36\u2014Ibid, p.31.                  37\u2014 Idem, .35 et note 1.                  38\u2014 Idem, p.43.                  39\u2014 Idem, p.46.                  40\u2014 George Adda, \u201cHommage \u00e0 Paul Sebag. Paul Sebag combattant de la         libert\u00e9 et du savoir\u201d in R\u00e9alit\u00e9s : www.com.tn (voir archives).                  41\u2014 Paul Sebag, \u201cCommunistes de Tunisie\u201d 1939-1943. \u201cSouvenirs et         documents\u201d. Paris. L\u2019Harmattan, pp.49-53.                  42\u2014 Idem, p.69.                  43\u2014 George Adda, \u201cHommage \u00e0 Paul Sebag\u201d, voir R\u00e9alit\u00e9s on line pr\u00e9cit\u00e9.         Adde, P. Sebag, \u201cCommunistes\u201d\u2026                  44\u2014 Paul Sebag, Communistes\u2026,op. cit. p.98.                  45\u2014 Idem, pp.151-152.                  46\u2014 George Adda, \u201cHommage \u00e0 Paul Sebag\u201d, in R\u00e9alit\u00e9s on line pr\u00e9cit\u00e9.                          47\u2014 \u201cEtudiants de la Grande Mosqu\u00e9e ez-Zitouna\u201d \u2014l\u2019Olivier\u2014 de Tunis.                  48\u2014 Casemajor (R), \u201cL\u2019action nationaliste en Tunisie ; Du Pacte         Fondamental de M\u2019Hamed Bey\u201d \u00e0 la mort de Moncef Bey (1857-1948), Tunis,         1948, p.231.                  49\u2014 Communication de Ren\u00e9e Sebag-Robichon de novembre 2006.          <\/font> <font><strong>(Source : \u00ab R\u00e9alit\u00e9s \u00bb (Magazine         hebdomadaire \u2013 Tunis), N\u00b0 1130 du 23 ao\u00fbt 2007)      <\/strong><\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\"><strong><font>L\u2019\u00e9dito         d\u2019Ahmed Benchemsi         <\/font>Entre affection et franchise<\/strong><\/font><\/h3>\n<\/div>\n<div>        \u00a0<\/div>\n<div> <font>Par Abdelaziz Nouaydi*<\/font>                  J\u2019ai lu le fameux \u00e9ditorial d\u2019Ahmed Benchemsi qui lui vaut, aujourd\u2019hui,         d\u2019\u00eatre poursuivi en justice pour \u00ab manquement au respect d\u00fb au roi \u00bb.         J\u2019ai pour ma part retir\u00e9 de ce texte deux impressions majeures :         l\u2019affection du journaliste pour son roi, et une r\u00e9elle franchise dans         l\u2019analyse \u2013 la franchise d\u2019un citoyen f\u00e9ru de valeurs d\u00e9mocratiques et         de modernit\u00e9.                   Monarchie de proximit\u00e9         Il est possible, \u00e0 premi\u00e8re vue, de consid\u00e9rer que cet \u00e9ditorial         bouscule les traditions et les discours convenus, l\u2019utilisation de la         darija dans de tels textes \u00e9tant une pratique inhabituelle. Certains, et         notamment les conservateurs les plus radicaux, pourront sans doute y         voir un caract\u00e8re subversif. Mais sachant l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit et la vision         des jeunes Marocains modernes dont Ahmed Benchemsi fait partie, il est         permis de voir les choses tout \u00e0 fait autrement. L\u2019usage d\u2019expressions         comme \u00ab Fine ghadi bina khouya \u00bb (\u00ab O\u00f9 nous emm\u00e8nes-tu, mon fr\u00e8re ? \u00bb \u2013         tir\u00e9e de la c\u00e9l\u00e8bre chanson \u00e9ponyme des Nass El Ghiwane) r\u00e9v\u00e8le plut\u00f4t         un sentiment d\u2019affection et de proximit\u00e9, et pourquoi pas de fraternit\u00e9         ; un sentiment nourri de la\u00a0 conviction que le monarque est proche de         ses sujets, surtout les jeunes.          Que cette conviction soit justifi\u00e9e ou non, le journaliste qui la         nourrit \u00e9tait sans aucun doute convaincu, en \u00e9crivant son \u00e9ditorial, que         ce dernier \u00ab cadrait \u00bb avec l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit du souverain. Depuis son         accession au tr\u00f4ne, en effet, ce dernier n\u2019a cess\u00e9 d\u2019encourager les         valeurs de d\u00e9mocratie et de modernit\u00e9, ainsi que de promouvoir une         monarchie citoyenne, une monarchie de proximit\u00e9.          C\u2019est donc l\u2019affection envers leur monarque qui pousse beaucoup de         jeunes f\u00e9rus de valeurs d\u00e9mocratiques et citoyennes \u00e0 esp\u00e9rer que         Mohammed VI, en roi moderne, leur tendra la main \u00e0 eux plut\u00f4t qu\u2019aux         opportunistes et aux corrompus. Ces jeunes ont la conviction qu\u2019avec         leur roi, ils feront du Maroc, Etat et soci\u00e9t\u00e9, un pays moderne dans la         forme comme dans le fond ; un pays de bonne gouvernance o\u00f9 le pouvoir         s\u2019exerce dans la responsabilit\u00e9 et en rendant des comptes ; un pays qui         n\u2019admet plus les situations de rente, aussi bien \u00e9conomiques que         politiques ; un pays o\u00f9, en fin de compte, n\u2019exerceront des         responsabilit\u00e9s que ceux qui en seront dignes. C\u2019est cette conviction         qui pousse \u00e0 la franchise.         Que l\u2019on partage son opinion ou pas, il est ind\u00e9niable qu\u2019Ahmed         Benchemsi l\u2019a exprim\u00e9e librement (ce qui est son droit le plus absolu)         et avec franchise. Benchemsi n\u2019est pas de ceux qui n\u2019analysent ou ne         commentent les discours royaux que pour en encenser le g\u00e9nie et la         sagesse. Ceux-l\u00e0 n\u2019expriment que tr\u00e8s rarement leurs convictions         r\u00e9elles, applaudissent une chose aujourd\u2019hui et son contraire demain,         esp\u00e9rant en tirer profit \u00e0 mesure qu\u2019ils font la claque. Ceux qui         entretiennent le culte de la personnalit\u00e9 ont toujours men\u00e9 leurs         leaders \u00e0 leur perte, se retournant contre eux d\u00e8s qu\u2019ils sentaient le         vent tourner. Ces gens-l\u00e0 ne sont mus que par leurs int\u00e9r\u00eats \u00e9go\u00efstes,         certainement pas par une affection sinc\u00e8re envers leur leader, et encore         moins par leurs principes (en ont-ils, d\u2019ailleurs ?).                  Libert\u00e9 et sinc\u00e9rit\u00e9 dans l\u2019analyse         Benchemsi et ses confr\u00e8res n\u2019ont pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 applaudir plusieurs         initiatives courageuses du roi, notamment la r\u00e9forme de la Moudawana et         tout ce qui contribue \u00e0 l\u2019ouverture de leur pays. S\u2019ils l\u2019ont fait,         c\u2019est par conviction et non par peur, ni par int\u00e9r\u00eat. Partant de son v\u0153u         de voir la monarchie se parer d\u2019atours modernes, dans la forme comme         dans le fond, Benchemsi a cette fois-ci relev\u00e9, toujours avec franchise,         ce qu\u2019il consid\u00e8re comme des contradictions dans le dernier discours du         tr\u00f4ne, et a marqu\u00e9 son d\u00e9saccord avec certaines des id\u00e9es qui y ont \u00e9t\u00e9         exprim\u00e9es. Il est naturel que les discours du roi fassent l\u2019objet de         d\u00e9bats, comme en t\u00e9moignent les milliers d\u2019\u00e9ditoriaux qui leur ont \u00e9t\u00e9         consacr\u00e9s durant des d\u00e9cennies, les encensant soit \u00e0 juste titre soit         uniquement pour flatter le monarque. Faut-il en conclure que les         discours royaux ne peuvent \u00eatre comment\u00e9s que lorsqu\u2019il s\u2019agit de les         approuver ? Ce serait inconcevable.          Certains font une interpr\u00e9tation erron\u00e9e de l\u2019article 28 de la         Constitution qui stipule : \u00ab Le roi peut adresser des messages \u00e0 la         Nation et au Parlement. Les messages sont lus devant l\u2019une et l\u2019autre         Chambre et ne peuvent faire l\u2019objet d\u2019aucun d\u00e9bat \u00bb. Cet article         rappelle l\u2019article 18 de la Constitution fran\u00e7aise. Il signifie que le         chef de l\u2019Etat, sp\u00e9cifiquement dans sa relation avec le Parlement, peut         s\u2019adresser aux d\u00e9put\u00e9s pour diff\u00e9rentes raisons : accueillir les         nouveaux venus parmi eux, exprimer une prise de position sur une         probl\u00e9matique nationale ou internationale, informer d\u2019une d\u00e9cision         importante qui rel\u00e8ve de sa comp\u00e9tence, f\u00eater un \u00e9v\u00e9nement heureux ou         encore faire part de ses priorit\u00e9s politiques g\u00e9n\u00e9rales ou relevant du         domaine l\u00e9gislatif. Ces discours royaux n\u2019engagent pas la responsabilit\u00e9         du gouvernement, et le Parlement n\u2019est pas habilit\u00e9 \u00e0 prendre position         sur leur contenu. Etant donn\u00e9 que la finalit\u00e9 de ces discours n\u2019est pas         leur adoption en tant que textes l\u00e9gislatifs, il n\u2019est donc pas         n\u00e9cessaire ni utile de les voir discut\u00e9s dans l\u2019une ou l\u2019autre des         Chambres. Voil\u00e0 le sens r\u00e9el de l\u2019article 28 de la Constitution.          La Constitution n\u2019interdit donc pas aux citoyens de discuter les         discours du roi, ni d\u2019exprimer leur accord ou leur d\u00e9saccord avec leurs         contenus. Comprendre de l\u2019article 28 de la Constitution qu\u2019il interdit         purement et simplement de discuter les discours royaux, consiste \u00e0         s\u2019aveugler sur les tr\u00e8s nombreux commentaires et analyses qui         fleurissent dans la presse nationale comme internationale, apr\u00e8s chacun         de ces discours. Mais cela consiste aussi, et surtout, \u00e0 nier aux         citoyens un de leurs droits fondamentaux : la libert\u00e9 d\u2019expression et         d\u2019opinion.                  * Avocat, membre fondateur de l\u2019OMDH (Organisation marocaine des droits         de l\u2019homme) et dirigeant de Transparency Maroc, A. Nouaydi a cr\u00e9\u00e9 en         2005 l\u2019association Adala qui \u0153uvre \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance de la justice.                   (Ce texte sera publi\u00e9 dans le magazine hebdomadaire marocain \u00ab Tel         Quel), N\u00b0 287 (la semaine prochaine) et dans Nichane (version Arabe).<\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\"><strong>La France red\u00e9ploie ses avions de         combat dans le Sud afghan<\/strong><\/font><\/h3>\n<\/div>\n<div>        \u00a0<\/div>\n<div> <font>Laurent Zecchini<\/font>                  La France a d\u00e9cid\u00e9 de s&rsquo;impliquer davantage en Afghanistan. Le ministre         fran\u00e7ais de la d\u00e9fense, Herv\u00e9 Morin, doit effectuer un voyage au         Tadjikistan et en Afghanistan, du 6 au 8 septembre. Il profitera de         cette occasion pour annoncer que les avions de combat Mirage 2000 D et         Mirage F-1, qui se livrent \u00e0 des missions de bombardement dans le sud de         l&rsquo;Afghanistan \u00e0 partir de l&rsquo;a\u00e9roport de Douchanb\u00e9 au Tadjikistan, vont         \u00eatre prochainement stationn\u00e9s sur celui de Kandahar, la grande ville du         sud afghan.                  Cette d\u00e9cision, prise \u00e0 la mi-ao\u00fbt et officiellement pr\u00e9sent\u00e9e comme un         \u00ab\u00a0red\u00e9ploiement technique\u00a0\u00bb, souligne la volont\u00e9 politique de la France de         r\u00e9pondre favorablement aux appels pressants lanc\u00e9s par l&rsquo;Alliance         atlantique et Washington pour une plus grande implication militaire des         pays europ\u00e9ens en Afghanistan, en particulier dans le Sud et l&rsquo;Est o\u00f9 se         d\u00e9roule l&rsquo;essentiel des combats contre les talibans. Elle confirme aussi         de facto la volont\u00e9 de rapprochement avec les Etats-Unis, r\u00e9cemment         affirm\u00e9e par le pr\u00e9sident Nicolas Sarkozy.                  Sur les six avions de chasse actuellement bas\u00e9s \u00e0 Douchanb\u00e9, trois         auront rejoint Kandahar \u00e0 la fin du mois de septembre, et trois autres         mi-octobre. Les quelque 150 personnels de soutien de ce dispositif         a\u00e9rien les rejoindront progressivement. Il n&rsquo;est cependant pas question         d&rsquo;abandonner le site de l&rsquo;a\u00e9roport de Douchanb\u00e9, ch\u00e8rement n\u00e9goci\u00e9 par         Paris avec les autorit\u00e9s du Tadjikistan et convoit\u00e9 par les Etats-Unis.         \u00ab\u00a0Douchanb\u00e9, pr\u00e9cise un officier, reste le cordon ombilical, le point         d&rsquo;entr\u00e9e sur le th\u00e9\u00e2tre afghan.\u00a0\u00bb                  Les deux avions de transport C-160 Transall y resteront donc, et la         France maintiendra un ou deux avions de ravitaillement C-135 \u00e0 Manas, au         Kirghizstan. L&rsquo;a\u00e9roport de Kandahar est d\u00e9sormais le principal site         militaire pour les op\u00e9rations que l&rsquo;OTAN poursuit en Afghanistan, via sa         Force internationale d&rsquo;assistance \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 (ISAF) : 11 000 soldats         \u00e9trangers y sont stationn\u00e9s, ainsi qu&rsquo;une centaine d&rsquo;avions de combat,         notamment am\u00e9ricains, britanniques, n\u00e9erlandais, australiens et         canadiens.                  Si la France ne modifie pas la mission de ses avions, ni l&rsquo;ampleur de         ses moyens, les Mirage vont cependant gagner en efficacit\u00e9, dans la         mesure o\u00f9 ils pourront mener des missions de plus longue dur\u00e9e, en         \u00e9conomisant le temps du trajet aller-retour de Douchanb\u00e9 au sud de         l&rsquo;Afghanistan, soit plus de deux heures. Sur le plan diplomatique, il         est significatif que la France accepte de positionner ses avions de         combat dans le sud de l&rsquo;Afghanistan, qui plus est sur une base qui est         sous la responsabilit\u00e9 des forces am\u00e9ricaines.                  <font>PAS DE D\u00c9SENGAGEMENT<\/font>                  D\u00e9but juin, recevant son homologue am\u00e9ricain Robert Gates, Herv\u00e9 Morin         avait r\u00e9affirm\u00e9 que les soldats fran\u00e7ais n&rsquo;ont pas vocation \u00ab\u00a0\u00e0 rester         \u00e9ternellement\u00a0\u00bb en Afghanistan, un propos tenu par M. Sarkozy pendant la         campagne \u00e9lectorale pr\u00e9sidentielle, qui avait \u00e9t\u00e9 interpr\u00e9t\u00e9         outre-Atlantique, comme une volont\u00e9 fran\u00e7aise d&rsquo;amorcer un d\u00e9sengagement         du \u00ab\u00a0th\u00e9\u00e2tre afghan\u00a0\u00bb. Il n&rsquo;en est rien. Comme l&rsquo;a r\u00e9cemment annonc\u00e9 M.         Sarkozy, la France va augmenter de 150 soldats le nombre de ses         instructeurs militaires, qui seront affect\u00e9s aupr\u00e8s du 201e corps de         l&rsquo;arm\u00e9e afghane, dans la r\u00e9gion de Kaboul.                  Au total, un millier de soldats fran\u00e7ais sont pr\u00e9sents en Afghanistan.         Fin 2007, 20 % de cet effectif devrait \u00eatre consacr\u00e9 \u00e0 des t\u00e2ches de         formation et d&rsquo;encadrement de l&rsquo;arm\u00e9e afghane. La d\u00e9cision de Paris de         stationner son groupe a\u00e9rien \u00e0 Kandahar sera bien re\u00e7ue \u00e0 l&rsquo;OTAN, o\u00f9         l&rsquo;on y verra une volont\u00e9 de Paris d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rer son retour complet au sein         de l&rsquo;Alliance atlantique.                  <font><strong>(Source : \u00ab Le Monde \u00bb (Quotidien \u2013         France), le 31 ao\u00fbt 2007)<\/strong><\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\"> <font size=\"3\"><strong>Edito du Monde         <\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font>La France et l&rsquo;OTAN<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/font><\/div>\n<div>        \u00a0<\/div>\n<div>        Pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Paris comme une \u00ab\u00a0mesure technique\u00a0\u00bb destin\u00e9e \u00e0 accro\u00eetre         l&rsquo;efficacit\u00e9 des avions de combat fran\u00e7ais qui participent aux         op\u00e9rations militaires de l&rsquo;OTAN en Afghanistan, la d\u00e9cision de         red\u00e9ployer les Mirage de Douchanb\u00e9, au Tadjikistan, \u00e0 Kandahar, la         grande ville du Sud afghan, signifie une plus grande implication         fran\u00e7aise dans une op\u00e9ration militaire dont d\u00e9pend la cr\u00e9dibilit\u00e9 de         l&rsquo;Alliance atlantique. Les avions fran\u00e7ais vont pouvoir remplir des         missions de bombardement de plus longue dur\u00e9e contre les positions des         talibans.                  Sur le plan militaire, c&rsquo;est une avanc\u00e9e. Elle n&rsquo;est pas sans risques,         au moment o\u00f9 les op\u00e9rations a\u00e9riennes de l&rsquo;Alliance atlantique         provoquent un nombre sans cesse plus \u00e9lev\u00e9 de victimes civiles, et un         ressentiment croissant de la population afghane envers des troupes         \u00e9trang\u00e8res en passe d&rsquo;\u00eatre assimil\u00e9es \u00e0 une force d&rsquo;occupation. Sur le         plan politique et diplomatique, la France r\u00e9pond de facto positivement \u00e0         l&rsquo;appel des Etats-Unis, qui pressent leurs alli\u00e9s europ\u00e9ens de         s&rsquo;impliquer davantage sur le \u00ab\u00a0th\u00e9\u00e2tre afghan\u00a0\u00bb. La raison est \u00e9vidente :         confront\u00e9e au sanglant fiasco de la guerre en Irak, l&rsquo;administration         Bush cherche par tous les moyens \u00e0 pr\u00e9senter un succ\u00e8s en Afghanistan         avant l&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle de novembre 2008.                  A l&rsquo;OTAN, la d\u00e9cision de Paris sera analys\u00e9e comme un signe         suppl\u00e9mentaire de la volont\u00e9 de la France d&rsquo;amorcer un retour complet au         sein d&rsquo;une alliance o\u00f9 elle est l&rsquo;un des principaux acteurs, tant sur le         plan militaire que financier. Dans son discours devant la conf\u00e9rence des         ambassadeurs, le 27 ao\u00fbt, Nicolas Sarkozy a souhait\u00e9 que l&rsquo;Europe de la         d\u00e9fense et la r\u00e9novation de l&rsquo;OTAN soient renforc\u00e9es. \u00ab\u00a0Une Europe de la         d\u00e9fense ind\u00e9pendante et une organisation atlantique o\u00f9 nous prendrions         toute notre place\u00a0\u00bb, avait-il r\u00e9sum\u00e9.                  La question d&rsquo;un retour de la France au sein des structures militaires         int\u00e9gr\u00e9es de l&rsquo;OTAN est r\u00e9currente depuis plusieurs ann\u00e9es. La France         participe pleinement \u00e0 la vie de l&rsquo;Alliance atlantique. Mais, depuis la         d\u00e9cision de retrait du g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle, en mars 1966, elle n&rsquo;est pas         pr\u00e9sente dans deux comit\u00e9s d&rsquo;importance marginale, le Comit\u00e9 des plans         de d\u00e9fense et le Groupe des plans nucl\u00e9aires. Cette absence est jug\u00e9e         anachronique par la plupart des diplomates et des militaires.                  Si M. Sarkozy veut illustrer sa volont\u00e9 de rapprocher la France des         Etats-Unis, le retour au sein de la structure militaire int\u00e9gr\u00e9e de         l&rsquo;OTAN est le moyen idoine. Mais une telle concession ne saurait \u00eatre         gratuite. S&rsquo;il n&rsquo;est pas question de reprendre la pol\u00e9mique de 1997 sur         le commandement sud de l&rsquo;OTAN, Paris devra obtenir des responsabilit\u00e9s         suppl\u00e9mentaires au sein de l&rsquo;Alliance et choisir le bon moment, \u00e0         l&rsquo;issue de n\u00e9gociations avec la prochaine administration am\u00e9ricaine.                  <font><strong>(Source : \u00ab Le Monde \u00bb (Quotidien \u2013         France), le 31 ao\u00fbt 2007)<\/strong><\/font><\/div>\n<\/p><\/div>\n<p> \u00a0<\/p>\n<\/div><\/div>\n<p><\/span><\/font><\/p>\n<hr\/>\n<p align=\"center\">\u00a0<\/p>\n<p><!-- |**|end egp html banner|**| --><\/p>\n<p align=\"center\"><b><a href=\"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/span><\/a><\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">\u00a0<\/span><\/b><\/p>\n<p><\/body><\/body><\/html><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Home &#8211; Accueil &#8211; \u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629 TUNISNEWS 8\u00a0\u00e8me\u00a0ann\u00e9e, N\u00b0\u00a02656 du 31.08.2007 \u00a0archives : www.tunisnews.net \u00a0 C.R.L.D.H. Tunisie: Le bureau du d\u00e9fenseur tunisien des droits humains, Ma\u00eetre Ayachi HAMMAMI, est incendi\u00e9 ATF: SOLIDARITE AVEC Ma\u00eetre Ayachi HAMMAMI LTDH Section de Mehdia: Communiqu\u00e9 Lib\u00e9ration: Le proc\u00e8s de sept marins accus\u00e9s d\u2019avoir aid\u00e9 des immigrants pourrait remettre en cause [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":22040,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[],"tags":[60,38,29],"class_list":["post-16914","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","tag-60","tag-38","tag-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16914","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16914"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16914\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22040"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16914"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16914"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16914"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}