{"id":16899,"date":"2007-09-01T00:00:00","date_gmt":"2007-09-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/1-septembre-2007\/"},"modified":"2007-09-01T00:00:00","modified_gmt":"2007-09-01T00:00:00","slug":"1-septembre-2007","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/1-septembre-2007\/","title":{"rendered":"1 septembre 2007"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"                    Le prisonnier politique B\u00e9chir Laouati, actuellement \n                    incarc\u00e9r\u00e9 \u00e0 la prison de Nadhor, a vu son \u00e9tat de sant\u00e9 se \n                    d\u00e9grader en raison d'une pouss\u00e9e de tension art\u00e9rielle, puis \n                    \u00e0 cause d'un asthme d\u00fb \u00e0 l'absence de salubrit\u00e9 et \u00e0 la \n                    n\u00e9gligence sanitaire qui sont de mise dans sa prison. Il a \n                    perdu connaissance le 22 juillet 2007. L'administration de \n                    la prison l'a fait transporter \u00e0 l'h\u00f4pital Bouguetfa \u00e0 \n                    Bizerte o\u00f9 il est rest\u00e9 trois jours. Bien que le m\u00e9decin ait \n                    alert\u00e9 que son \u00e9tat ne lui permettait plus de supporter ces \n                    conditions d'insalubrit\u00e9, ni de telles n\u00e9glicences, les \n                    recommandations de ce dernier n'ont pas \u00e9t\u00e9 prises en \n                    consid\u00e9ration. Il a \u00e9t\u00e9 reconduit en prison pour y effectuer \n                    sa condamnation, une condamnation de quarante sept ans pour \n                    appartenance au mouvement de la Nahdha. Il est d\u00e9tenu depuis \n                    plus de quinze ans et il a subi la torture lors de sa \n                    d\u00e9tention dans les locaux de la police.\" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body><\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/span><\/a><\/b><\/p>\n<p> <font face=\"Arial\" size=\"2\"><span lang=\"FR\"><\/p>\n<div align=\"justify\">\n<div>  <span lang=\"FR\"> <\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <font face=\"Arial\"><font size=\"2\"> <span lang=\"SV\"> <strong>TUNISNEWS<\/strong><\/span> <\/font><\/font> <\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <strong><font size=\"2\">8\u00a0\u00e8me\u00a0ann\u00e9e, N\u00b0\u00a02657 du 01.09.2007<\/font><\/strong><\/div>\n<p> <strong> <\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <b><span><blink> <font size=\"2\">\u00a0archives : <\/font><a href=\"\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> <font size=\"2\" target=\"_blank\">www.tunisnews.net<\/font><\/a><\/blink><\/span><\/b><font size=\"2\"> <\/font> <\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<p> <font size=\"2\"> <span lang=\"FR-CH\"> <span lang=\"FR-CH\"> <span> <span lang=\"DE-CH\"> <span lang=\"FR-CH\"> <\/p>\n<div>\u00a0<\/div>\n<p> <font size=\"3\"> <\/p>\n<div align=\"left\">\n<div> <span lang=\"FR-CH\"> <span lang=\"FR-CH\"> <font face=\"Arial\"><font size=\"2\"> <\/p>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"3\"> <font face=\"Arial\" size=\"3\"> <\/p>\n<div align=\"justify\">\n<p><font> <\/p>\n<div> <font face=\"Arial\"> <span lang=\"FR\"> <\/p>\n<p><font size=\"2\"> <\/p>\n<div> <span lang=\"FR-CH\"> <span lang=\"FR\"> <font face=\"Arial\" size=\"2\"> <\/p>\n<div align=\"left\">\n<p><font size=\"2\"><font> <span title=\"Faute d'orthographe potentielle - suggestions : Na der, Na-der, Mander, Mater, M\u00e2ter, Natter, Fader, Nager, Rader, Madr\u00e9, Mande, Mand\u00e9, Bander, N'aider, Natte, Natt\u00e9, Mandes, Mand\u00e9s, Naf\u00e9, Nase, L\u00e4nder, Mate, Mat\u00e9, M\u00e2te, M\u00e2t\u00e9, Narre, Narr\u00e9, N'axer, Napper, Narrer, Nattes, Natt\u00e9s, Cade, Fade, Fad\u00e9, Gade, Jade, Nage, Nag\u00e9, Rade, Rad\u00e9, N'admet, M'aider, H\u00e2ter, N'aide, N'acter, N'aides, N'aller, N'axe, N'enter\"> <\/p>\n<div>                    \u00a0                    <\/p>\n<div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\">AISPP: Flash                       infos                       <font>AISPP: Communiqu\u00e9<\/font>                       V\u00e9rit\u00e9-Action:Communiqu\u00e9                       <font>Solidarit\u00e9 Tunisienne: Le cabinet de                       Ma\u00eetre Ayachi HAMMAMI incendi\u00e9.<\/font>                       FTCR: Solidarit\u00e9 avec Ma\u00eetre Ayachi Hammami                       <font>FIDH et OMCT: Acte criminel \u00e0                       l\u2019encontre de M. Ayachi Hammami<\/font>                       Associated Press:Tunisie: Le cabinet d&rsquo;un avocat opposant                       endommag\u00e9 par un incendie                       <font>Reuters:L&rsquo;avocat Ayachi Hammami                       accuse Tunis d&rsquo;avoir incendi\u00e9 son bureau<\/font>                       PDPinfo: Agression contre Ma\u00eetre AHMED N\u00c9JIB CHEBBI                       <font>Sihem Bensedrine &amp; Naziha                       Rjiba:Cessez de gr\u00e2ce de soutenir et de glorifier nos                       dictateurs<\/font>                        Nader Ben Slama: La rentr\u00e9e politique entre la deuxi\u00e8me                       r\u00e9publique et vingt ans de 7 novembre                       <font>Mizaanoun: Les murs de la Forteresse                       Schengen:Les p\u00eacheurs de Monastir dans les filets de la                       Frontex<\/font>                        \u00a0Le Temps :Septembre 1860 &#8211; La rencontre Sadok Bey                       Napol\u00e9on III \u00e0 Alger:Un pav\u00e9 sur la voie du colonialisme<\/font><\/p>\n<\/div>\n<p> \u00a0<font><font size=\"3\"><\/font><\/font><\/p>\n<\/div>\n<p> <\/span><\/font><\/font><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div> <font size=\"2\"> <\/p>\n<div align=\"center\"> <font size=\"3\">Association Internationale de                     Soutien aux Prisonniers Politiques                     <font><strong>Flash infos<\/strong> <\/font><font>Tunis, le 29 ao\u00fbt 2007<\/font><\/font><\/div>\n<div>                    \u00a0<\/div>\n<div> <font>1) D\u00e9t\u00e9rioration de l&rsquo;\u00e9tat de sant\u00e9 du                     prisonnier politique B\u00e9chir Laouati<\/font>                                          Le prisonnier politique B\u00e9chir Laouati, actuellement                     incarc\u00e9r\u00e9 \u00e0 la prison de Nadhor, a vu son \u00e9tat de sant\u00e9 se                     d\u00e9grader en raison d&rsquo;une pouss\u00e9e de tension art\u00e9rielle, puis                     \u00e0 cause d&rsquo;un asthme d\u00fb \u00e0 l&rsquo;absence de salubrit\u00e9 et \u00e0 la                     n\u00e9gligence sanitaire qui sont de mise dans sa prison. Il a                     perdu connaissance le 22 juillet 2007. L&rsquo;administration de                     la prison l&rsquo;a fait transporter \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital Bouguetfa \u00e0                     Bizerte o\u00f9 il est rest\u00e9 trois jours. Bien que le m\u00e9decin ait                     alert\u00e9 que son \u00e9tat ne lui permettait plus de supporter ces                     conditions d&rsquo;insalubrit\u00e9, ni de telles n\u00e9glicences, les                     recommandations de ce dernier n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 prises en                     consid\u00e9ration. Il a \u00e9t\u00e9 reconduit en prison pour y effectuer                     sa condamnation, une condamnation de quarante sept ans pour                     appartenance au mouvement de la Nahdha. Il est d\u00e9tenu depuis                     plus de quinze ans et il a subi la torture lors de sa                     d\u00e9tention dans les locaux de la police.                                          <font>2) la police politique agresse                     violemment Zouha\u00efr Makhlouf<\/font>                                          Le 24 ao\u00fbt \u00e0 midi, quatre agents de la S\u00fbret\u00e9 en civil ont                     fait barrage \u00e0 Zouha\u00efr Makhlouf, ex-prisonnier politique,                     alors qu&rsquo;il venait de sortir du local du Parti d\u00e9mocratique                     progressiste et alors qu&rsquo;il s&rsquo;appr\u00eatait \u00e0 monter dans la                     voiture de l&rsquo;ex pr\u00e9sident, ma\u00eetre Mohammed Nouri. Ils l&rsquo;ont                     violemment agress\u00e9 dans la voiture sous les yeux de Mohammed                     Nouri et de son fils.                                          <font>3) la famille de l&rsquo;ex prisonnier Hatem                     Zarrouk en butte \u00e0 des brimades s\u00e9curitaires<\/font>                                          Le poste de police de Mourouj 2 a convoqu\u00e9 l&rsquo;ex prisonnier                     politique Hatem Zarrouk et sa famille: son \u00e9pouse Sihem                     Najjar, sa fille Belkis Zarrouk (18 ans) et son fils Choua\u00efb                     (17 ans) pour leur notifier la plainte d\u00e9pos\u00e9e par un agent                     de la S\u00fbret\u00e9 contre Belkis Zarrouk (18 ans), dans laquelle                     il all\u00e8gue qu&rsquo;elle l&rsquo;aurait violemment agress\u00e9. Il est \u00e0                     noter que de nombreux agents de la S\u00fbret\u00e9 avait entrav\u00e9 le                     passage de la famille Zarrouk le 24 octobre 2006 et les                     avaient violemment agress\u00e9s, entra\u00eenant des l\u00e9sions                     corporelles chez la femme et les enfants. l&rsquo;avocat de la                     famille avait alors d\u00e9pos\u00e9 une plainte \u00e0 ce propos contre                     monsieur Salaheddine Boughanmi.                                          <font>4) Poursuite du harc\u00e8lement contre la                     famille du d\u00e9funt Hechmi Mekki                     <\/font>                     Des agents de la S\u00fbret\u00e9 de Monastir ont conduit, le matin du                     25 ao\u00fbt 2007, le jeune Hamed Mekki, fils du d\u00e9funt Hechmi                     Mekki, qui passait ses vacances d&rsquo;\u00e9t\u00e9 aupr\u00e8s de son beau                     fr\u00e8re, au district de la S\u00fbret\u00e9 de Monastir o\u00f9 ils l&rsquo;ont                     interrog\u00e9 et lui ont demand\u00e9 comment il faisait la pri\u00e8re.                     Ils lui ont demand\u00e9 aussi de s&rsquo;agenouiller et l&rsquo;ont menac\u00e9                     d&rsquo;avoir recours \u00e0 des m\u00e9thodes violentes s&rsquo;il ne disait pas                     \u00e0 quelle cellule il appartenait. Son interrogatoire a dur\u00e9                     de onze heures \u00e0 trois heures et demi de l&rsquo;apr\u00e8s midi du                     samedi. D\u00e9j\u00e0, des agents de la S\u00fbret\u00e9 de Menzel Bourguiba                     l&rsquo;avaient interrog\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises depuis un an et ne                     dissimulaient pas leur envie de le jeter en prison.                                          <font>5) Interdiction faite \u00e0 ma\u00eetre Abbou                     de voyager<\/font>                     (&#8230;)                                          <font>6) l&rsquo;administration de la prison de                     Mehdia agresse le prisonnier Bilel Marzouki<\/font>                                          Le prisonnier politique Bilel Ben Abdallah Ben Mohammed                     Marzouki, incarc\u00e9r\u00e9 \u00e0 la prison de Mehdia, a commenc\u00e9 une                     gr\u00e8ve de la faim le 13 ao\u00fbt 2007, pour protester contre son                     transfert effectu\u00e9 le 12 ao\u00fbt de la prison de Borj El Amri \u00e0                     celle de Mehdia qui est \u00e0 cent kilom\u00e8tres du domicile de ses                     parents et pour protester contre la confiscation des livres                     qu&rsquo;il avait \u00e0 la prison de Borj El Amri. L&rsquo;administration de                     la prison de Mehdia a recouru \u00e0 la mobilisation de dizaines                     d&rsquo;agents qui l&rsquo;ont ligot\u00e9 et agress\u00e9 sauvagement, lui                     occasionnant diverses l\u00e9sions corporelles. il a \u00e9t\u00e9 mis dans                     un cachot individuel et a \u00e9t\u00e9 priv\u00e9 de la visite de sa                     famille qui n&rsquo;a pu le rencontrer depuis plusieurs semaines.                     Son avocat s&rsquo;est d\u00e9plac\u00e9 pour le voir le 18 ao\u00fbt 2007 mais                     l&rsquo;administration de la prison, en violation flagrante de la                     loi, lui a interdit de rencontrer son client, au pr\u00e9texte                     qu'\u00a0\u00bbil ne souhaitait voir personne\u00a0\u00bb. L&rsquo;avocat est revenu le                     22 ao\u00fbt 2007 et a pu le rencontrer. Le prisonnier l&rsquo;a                     inform\u00e9 des circonstances de l&rsquo;agression et lui a dit qu&rsquo;il                     n&rsquo;avait pas \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 de la pr\u00e9sence de l&rsquo;avocat le 18                     ao\u00fbt. L&rsquo;avocat a remarqu\u00e9 qu&rsquo;il avait toujours des marques                     de l&rsquo;agression en diverses parties du corps. Le 23 ao\u00fbt                     2007, son avocat s&rsquo;est rendu chez le procureur de la                     R\u00e9publique du Tribunal de premi\u00e8re instance de Mehdia pour                     enregistrer une plainte pour torture contre le directeur de                     la prison de Mehdia, mais le greffe a refus\u00e9 de lui en                     donner un re\u00e7u.                     pour l&rsquo;AISPP                     <font><strong>Le Coordonnateur : Mokhtar                     Yahyaoui                     <\/strong><\/font>(traduction ni revue ni corrig\u00e9e par les                     auteurs de la version en arabe, LT)                  <\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div>                    \u00a0<\/div>\n<div>\n<div align=\"center\"> <strong><font>Association Internationale                       de Soutien aux Prisonniers Politiques<\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\">                      Tunis, le 1er septembre 2007<\/div>\n<div align=\"center\">                      \u00a0<\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><font>Communiqu\u00e9<\/font><\/strong><\/div>\n<div>                      \u00a0<\/div>\n<div>                      Le prisonnier politique Khaled Layouni, incarc\u00e9r\u00e9                       actuellement \u00e0 la prison de Mornaguia, poursuit sa gr\u00e8ve                       de la faim illimit\u00e9e pour le vingti\u00e8me jour d&rsquo;affil\u00e9e afin                       d&rsquo;exiger sa lib\u00e9ration. Sa m\u00e8re, Ftima Bouraoui, nous a                       inform\u00e9s que son fils qui avait \u00e9t\u00e9 priv\u00e9 de visite lors                       de sa premi\u00e8re semaine de gr\u00e8ve avait\u00a0\u00e9t\u00e9 amen\u00e9,                       port\u00e9,\u00a0cette semaine car il ne pouvait plus marcher. Il                       \u00e9tait si fatigu\u00e9 qu&rsquo;il ne parvenait pas \u00e0 discuter. Il est                       totalement isol\u00e9 des autres prisonniers\u00a0depuis son                       arrestation. Derni\u00e8rement, il a fait l&rsquo;objet de la                       sanction du cachot car il avait parl\u00e9 avec son fr\u00e8re                       jumeau Oualid Layouni lui aussi incarc\u00e9r\u00e9 dans la m\u00eame                       prison pour les m\u00eames accusations.<\/div>\n<div>                      Rappelons que les deux fr\u00e8res jumeaux Khaled et Oualid                       Layouni ont fait de nombreuses gr\u00e8ves de la faim pour                       exiger leur lib\u00e9ration. Leur m\u00e8re a fait \u00e0 son tour une                       gr\u00e8ve de la faim en solidarit\u00e9 avec eux. Monsieur Khaled                       Layouni est originaire de Kelibia. Il est \u00e9tudiant en                       troisi\u00e8me cycle de math\u00e9matiques. Il a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 \u00e0 Charka                       aux Emirats Arabes Unis o\u00f9 il vivait avec son \u00e9pouse et                       ses deux fils Abdallah et Abderrahmane, puis il a \u00e9t\u00e9                       livr\u00e9 aux autorit\u00e9s tunisiennes le 18 octobre 2005 en                       vertu de la loi antiterroriste.<\/div>\n<div>                      Le pr\u00e9sident de l&rsquo;Association<\/div>\n<div>                      Ma\u00eetre Mohammed Nouri<\/div>\n<div>                      (traduction ni revue ni corrig\u00e9e par les auteurs de la                       version en arabe, LT)<\/div>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\"> <font size=\"3\"><strong><font>V\u00e9rit\u00e9-Action                     <\/font><font>Communiqu\u00e9<\/font><\/strong><\/font><\/div>\n<div>                    \u00a0<\/div>\n<div>                    Le vendredi 31 ao\u00fbt, le cabinet de Me Ayachi Hammami a \u00e9t\u00e9                     incendi\u00e9, des dossiers perdus et l\u2019unit\u00e9 centrale de son                     ordinateur br\u00fbl\u00e9. De sources concordantes, nous apprenons                     que cet acte est criminel et pr\u00e9m\u00e9dit\u00e9. Dans une conf\u00e9rence                     de presse, Me Hammami accuse le minist\u00e8re de l\u2019int\u00e9rieur                     d\u2019avoir mis le feu dans son bureau intentionnellement.                                           Cet incendie dont a \u00e9t\u00e9 victime le cabinet de Me Ayachi                     Hammami, militant et membre du mouvement 18 octobre n\u2019est                     pas isol\u00e9 d\u2019une s\u00e9rie de mesures prises \u00e0 l\u2019encontre de                     militants des droits de l\u2019homme, de prisonniers politiques                     r\u00e9cemment lib\u00e9r\u00e9s et d\u2019opposants.                     Le 29 ao\u00fbt, des agents de la s\u00fbret\u00e9 avaient interdits \u00e0 Me                     Nejib Chebbi, ancien secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du parti d\u00e9mocrate                     progressiste de se rencontrer avec des membres de son parti                     dans un lieu public.                                           Le 27 ao\u00fbt, l\u2019ancien prisonnier politique et le militant                     Zied Doulatli a \u00e9t\u00e9 interdit par la police d\u2019acc\u00e9der au                     cabinet de Me Mohamed Nouri sans aucune raison valable.                                          Le 24 ao\u00fbt, l\u2019avocat Mohamed Abbou r\u00e9cemment lib\u00e9r\u00e9 a \u00e9t\u00e9                     refoul\u00e9 \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Tunis-Carthage lorsqu\u2019il s\u2019appr\u00eatait                     \u00e0 partir vers Londres pour enregistrer une \u00e9mission avec la                     cha\u00eene Al-Jazeera. Les autorit\u00e9s justifient cette                     interdiction du fait de la lib\u00e9ration conditionnelle dont a                     b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 Me Abbou.                                           Les prisonniers politiques lib\u00e9r\u00e9s \u00e0 l\u2019occasion de                     l\u2019anniversaire de la r\u00e9publique font l\u2019objet de surveillance                     contraignante et continue. Parmi eux nous citons M. Ajmi                     Louirimi qui se plaint de cette situation.                                           Le 16 ao\u00fbt, le militant Omar Mestiri, membre du LTDH et                     r\u00e9dacteur en chef du journal \u00e9lectronique \u00ab Kalima \u00bb est                     pass\u00e9 en proc\u00e8s pour un article qu\u2019il a publi\u00e9 dans ce m\u00eame                     journal. L\u2019affaire a \u00e9t\u00e9 report\u00e9e et lors de l\u2019audience des                     agressions ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s contre des repr\u00e9sentants de                     la soci\u00e9t\u00e9 civile.                                           D\u2019autres militants et d\u00e9fenseurs des droits de l\u2019homme se                     voient depuis quelques temps priv\u00e9s de leur libert\u00e9, agress\u00e9                     ou continuellement harcel\u00e9s.                                           V\u00e9rit\u00e9-Action :                     <font>&#8211;\u00a0s\u2019indigne de cette vague de                     r\u00e9pression et condamne toute mesure visant la mise sous                     pression ou la pers\u00e9cution des d\u00e9fenseurs des droits de                     l\u2019homme en Tunisie.                      &#8211;\u00a0 se porte solidaire avec Me Ayachi Hammami et tous les                     repr\u00e9sentants de la soci\u00e9t\u00e9 civile tunisienne qui militent                     pour les libert\u00e9s.                      &#8211;\u00a0 Appelle\u00a0 les organisations internationales \u00e0 la                     mobilisation pour d\u00e9noncer les mesures arbitraires et                     violentes des autorit\u00e9s tunisiennes.                                          <\/font><font><strong>Fribourg, le 1 er                     septembre 2007                                           Service de l\u2019information                                          V\u00e9rit\u00e9-Action                     Case postale 1569                     1701 Fribourg                     Suisse                     T\u00e9l. +41797032611                     Email. info@verite-action.org                     Site. <a href=\"http:\/\/www.verite-action.org\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">                    www.verite-action.org<\/a><\/strong><\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div>\n<p dir=\"rtl\"> <span lang=\"AR-SA\">                    \u00a0<\/span><\/p>\n<p align=\"center\"> <b> <span lang=\"FR\">                    Solidarit\u00e9 Tunisienne<\/span><\/b><span lang=\"FR\"> <\/span><b> <span lang=\"FR\">                    Communiqu\u00e9<\/span><\/b><span lang=\"FR\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p align=\"center\"> <font size=\"3\"><b> <span lang=\"FR\">Le                     cabinet de Ma\u00eetre Ayachi HAMMAMI incendi\u00e9.<\/span><\/b><\/font><\/p>\n<p> <span lang=\"FR\">                    \u00a0<\/span><\/p>\n<p> <span lang=\"FR\">                    Le 31 ao\u00fbt 2007, le cabinet du membre\u00a0 du Collectif 18                     octobre pour les Droits et les Libert\u00e9s et secr\u00e9taire                     g\u00e9n\u00e9ral de la section de Tunis de la Ligue tunisienne pour                     la d\u00e9fense des droits de l\u2019homme (LTDH),\u00a0 Me Ayachi HAMMAMI,                     a \u00e9t\u00e9 victime d\u2019un incendie criminel.<\/span><\/p>\n<p> <span lang=\"FR\">                    \u00a0<\/span><\/p>\n<p> <span lang=\"FR\">                    Il convient de rappeler que le Cabinet de Me AYACHI HAMMAMI                     a accueilli, en octobre 2005,\u00a0 la gr\u00e8ve de la faim observ\u00e9e                     par huit personnalit\u00e9s tunisiennes dont Me AYACHI. Ce                     mouvement a donn\u00e9 naissance au Collectif 18 Octobre pour\u00a0                     les Droits et les Libert\u00e9s.\u00a0 Depuis, le Cabinet de Me Ayachi                     HAMMAMI est soumis \u00e0 une surveillance polici\u00e8re permanente.                                          Ce crime odieux vient s\u2019ajouter aux actes d\u2019intimidation, d<\/span><span lang=\"FR-CH\">e                    <\/span> <span lang=\"FR\">                    harc\u00e8lement et de violence\u00a0 dont sont victimes les opposants                     politiques et les d\u00e9fenseurs des droits humains en Tunisie.<\/span><\/p>\n<p> <span lang=\"FR\">                    \u00a0<\/span><\/p>\n<p> <span lang=\"FR\">                    Solidarit\u00e9 Tunisienne assure son soutien et sa solidarit\u00e9                     avec Me Ayachi HAMMAMI.<\/span><\/p>\n<p> <span lang=\"FR\">                    \u00a0<\/span><\/p>\n<p> <span lang=\"FR\">                    Solidarit\u00e9 Tunisienne d\u00e9nonce cet acte criminel et exige                     l\u2019ouverture d\u2019une enqu\u00eate ind\u00e9pendante pour que toutes                     lumi\u00e8res soient faites et pour que\u00a0 les criminels soient                     jug\u00e9s.                     <span> <\/span><\/span><b> <span lang=\"EN-GB\">                    Solidarit\u00e9 Tunisienne <\/span><\/b><\/p>\n<p> <b> <span lang=\"EN-GB\">                    01\/09\/2007<\/span><\/b><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div>                    \u00a0<\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><font>Pour la F\u00e9d\u00e9ration des                     Tunisiens pour une Citoyennet\u00e9 des deux Rives<\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Solidarit\u00e9 avec                     Ma\u00eetre Ayachi Hammami<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div>                    \u00a0<\/div>\n<div>                    Nous apprenons avec consternation et col\u00e8re l&rsquo;incendie                     volontaire dont a fait l&rsquo;objet le cabinet de Ma\u00eetre Ayachi                     Hammami \u00e0 Tunis la nuit derni\u00e8re (jeudi 30 \u00e0 vendredi 31                     ao\u00fbt). Cet avocat, militant connu et d\u00e9fenseur des droits                     humains en Tunisie, \u00e9tait en train de terminer un rapport                     sur l&rsquo;ind\u00e9pendance de la Justice et sur l&rsquo;\u00e9tat de                     l&rsquo;institution judiciaire. Ce rapport doit \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9 les                     samedi et dimanche prochains (8 et 9 ao\u00fbt 2007) au colloque                     sur la Justice organis\u00e9 par le R\u00e9seau Euro-M\u00e9diterran\u00e9en des                     Droits de l&rsquo;Homme (REMDH) dont notre f\u00e9d\u00e9ration est membre.                                          Faisant part de notre pleine solidarit\u00e9 avec Me Hammami,                     nous souhaitons \u00e9galement lui exprimer toute notre amiti\u00e9 et                     notre volont\u00e9 de prendre part au soutien que sa situation                     appelle. Me Hammami est l&rsquo;une des figures qui n&rsquo;ont jamais                     renonc\u00e9 au combat pour la justice et la libert\u00e9, bien                     qu&rsquo;ayant \u00e9t\u00e9 depuis des ann\u00e9es \u00e9prouv\u00e9 par un harc\u00e8lement                     constant et m\u00e9thodique de la part des agents du r\u00e9gime en                     place en Tunisie. La destruction de son mat\u00e9riel                     informatique, d&rsquo;une partie de ses dossiers et de son lieu de                     travail est un nouvel \u00e9pisode d&rsquo;une entreprise                     d&rsquo;intimidation qui n&rsquo;arrive pas \u00e0 le faire plier.                                          Nous lui r\u00e9affirmons donc notre soutien, ainsi qu&rsquo;\u00e0 toutes                     celles et tous ceux qui en Tunisie, militent pour la libert\u00e9                     et la d\u00e9mocratie et sont victime de la r\u00e9pression.                                          <font><strong>Pour la F\u00e9d\u00e9ration des                     Tunisiens pour une Citoyennet\u00e9 des deux Rives                     Le Pr\u00e9sident, Mouhieddine Cherbib<\/strong><\/font>                                          Paris, le vendredi 31 ao\u00fbt 2007<\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\"> <font size=\"3\"><font>31\/08\/2007                     <\/font><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font><strong>Acte criminel \u00e0                     l\u2019encontre de M. Ayachi Hammami<\/strong><\/font><\/h2>\n<p><\/font><\/div>\n<div>                    \u00a0<\/div>\n<div>                                         TUN 003 \/ 0807 \/ OBS 107                                          L\u2019Observatoire a \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 par des sources fiables de                     l\u2019acte criminel dont a fait l\u2019objet M. Ayachi Hammami,                     secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la section de Tunis de la Ligue                     tunisienne des droits de l\u2019Homme (LTDH) et rapporteur sur la                     question de l\u2019ind\u00e9pendance de la justice pour le R\u00e9seau                     euro-m\u00e9diterran\u00e9en des droits de l\u2019Homme (REMDH).                                          L\u2019Observatoire pour la protection des d\u00e9fenseurs des droits                     de l\u2019Homme, un programme conjoint de la F\u00e9d\u00e9ration                     internationale des ligues des droits de l\u2019homme (FIDH) et de                     l\u2019Organisation mondiale contre la torture (l\u2019OMCT), vous                     prie d\u2019intervenir de toute urgence sur la situation suivante                     en Tunisie.                                          <font>Description de la situation :<\/font>                                          Selon les informations re\u00e7ues, le 31 ao\u00fbt 2007, vers 7h40,                     M. Hammami a d\u00e9couvert que son bureau ainsi que celui de sa                     secr\u00e9taire \u00e9taient en train de br\u00fbler. Une fois les pompiers                     sur place et l\u2019incendie \u00e9teint, M. Hammami a constat\u00e9 que                     les caches des unit\u00e9s centrales des ordinateurs avaient \u00e9t\u00e9                     pr\u00e9alablement retir\u00e9s, afin que les donn\u00e9es informatiques                     soient plus facilement effac\u00e9es par les flammes. En outre,                     une grande quantit\u00e9 de documents papiers a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite par                     l\u2019incendie.                                                               M. Hammami \u00e9tait sur le point de finir son rapport sur                     l\u2019ind\u00e9pendance de la justice en Tunisie, en vue d\u2019une                     pr\u00e9sentation lors d\u2019un s\u00e9minaire organis\u00e9 les 8 et 9                     septembre 2007 \u00e0 Paris, intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Ind\u00e9pendance et                     impartialit\u00e9 de la justice &#8211; le cas de la Tunisie\u00a0\u00bb, organis\u00e9                     par le REMDH, avec le soutien de la LTDH et du Comit\u00e9 pour                     le respect des libert\u00e9s et des droits de l\u2019Homme en Tunisie                     (CRLDHT).                                          L\u2019Observatoire exprime sa plus grande pr\u00e9occupation au                     regard de ces faits qui s\u2019inscrivent dans un contexte de                     violations syst\u00e9matiques des droits des d\u00e9fenseurs des                     droits de l\u2019Homme en Tunisie. Ces faits s\u2019ajoutent en effet                     \u00e0 une tr\u00e8s longue liste d\u2019actes de harc\u00e8lement et de                     violence \u00e0 l\u2019encontre des militants de la soci\u00e9t\u00e9 civile                     ind\u00e9pendante, ainsi que d\u2019obstacles \u00e0 la libert\u00e9                     d\u2019association en Tunisie.                                          L\u2019Observatoire tient \u00e9galement \u00e0 rappeler que la Tunisie a                     \u00e9t\u00e9 membre du Conseil des Droits de l\u2019Homme jusqu\u2019au 18 juin                     2007 et qu\u2019en mai 2006, en vue de son \u00e9lection au Conseil                     des Droits de l\u2019Homme, le pays avait insist\u00e9 sur \u00ab\u00a0son                     engagement irr\u00e9versible et son adh\u00e9sion totale aux id\u00e9aux et                     principes de la Charte internationale des droits de l\u2019Homme                     et aux efforts, tant des Etats membres des Nations Unies que                     des Organisations onusiennes, pour la promotion et la                     protection des droits humains\u00a0\u00bb [1].                                          Par cons\u00e9quent, l\u2019Observatoire demande aux autorit\u00e9s                     tunisiennes de se conformer \u00e0 leurs obligations                     internationales en mati\u00e8re de droits de l\u2019Homme, en                     particulier le Pacte relatif aux droits civils et politiques                     auquel la Tunisie est partie, ainsi que la D\u00e9claration sur                     les d\u00e9fenseurs des droits de l\u2019Homme, adopt\u00e9e le 9 d\u00e9cembre                     1998 par l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des Nations unies, notamment                     son article 1 qui pr\u00e9voit que \u00ab\u00a0chacun a le droit,                     individuellement ou en association avec d\u2019autres, de                     promouvoir la protection et la r\u00e9alisation de droits de                     l\u2019Homme et des libert\u00e9s fondamentales au niveaux national et                     international\u00a0\u00bb ainsi que son article 6.b, qui \u00e9nonce que                     \u00ab\u00a0chacun a le droit, individuellement ou en association avec                     d\u2019autres, de publier, communiquer \u00e0 autrui ou diffuser                     librement des id\u00e9es, informations et connaissances sur tous                     les droits de l\u2019homme et toutes les libert\u00e9s fondamentales\u00a0\u00bb.                                          L\u2019Observatoire insiste en outre sur la n\u00e9cessit\u00e9 pour les                     autorit\u00e9s tunisiennes d\u2019acc\u00e9der aux demandes de visites sur                     le terrain exprim\u00e9es \u00e0 plusieurs reprises par la                     Repr\u00e9sentante sp\u00e9ciale du Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral des Nations                     unies sur les d\u00e9fenseurs des droits de l\u2019homme et par le                     Rapporteur sp\u00e9cial du Haut commissariat des Nations unies                     aux droits de l\u2019Homme sur l\u2019ind\u00e9pendance des juges et des                     avocats.                                          <font>Actions demand\u00e9es :<\/font>                                          Merci de bien vouloir \u00e9crire aux autorit\u00e9s tunisiennes en                     leur demandant de :                                          i.Garantir en toutes circonstances l\u2019int\u00e9grit\u00e9 physique et                     psychologique de M. Ayachi Hammami, ainsi que de l\u2019ensemble                     des d\u00e9fenseurs des droits de l\u2019Homme en Tunisie ;                                          ii.Mener une enqu\u00eate ind\u00e9pendante sur les faits d\u00e9crits                     ci-dessus, afin que leurs auteurs soient identifi\u00e9s et                     d\u00fbment jug\u00e9s et sanctionn\u00e9s conform\u00e9ment \u00e0 la loi en vigueur                     ;                                          iii.Mettre un terme \u00e0 toute forme de harc\u00e8lement \u00e0                     l\u2019encontre de tous les d\u00e9fenseurs des droits de l\u2019Homme en                     Tunisie, afin qu\u2019ils puissent exercer leur profession et                     mener leur activit\u00e9 de d\u00e9fense des droits de l\u2019Homme                     librement et sans entrave ;                                          iv.Se conformer aux dispositions de la D\u00e9claration sur les                     d\u00e9fenseurs des droits de l\u2019Homme, adopt\u00e9e par l\u2019Assembl\u00e9e                     g\u00e9n\u00e9rale des Nations unies le 9 d\u00e9cembre 1998, et plus                     particuli\u00e8rement \u00e0 ses articles 1 et 6.b mentionn\u00e9s                     ci-dessus, ainsi qu\u2019\u00e0 son article 12.2, qui dispose que                     \u201cl\u2019Etat prend toutes les mesures n\u00e9cessaires pour assurer                     que les autorit\u00e9s comp\u00e9tentes prot\u00e8gent toute personne,                     individuellement ou en association avec d\u2019autres, de toute                     violence, menace, repr\u00e9sailles, discrimination de facto ou                     de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre                     de l\u2019exercice l\u00e9gitime des droits vis\u00e9s dans la pr\u00e9sente                     D\u00e9claration\u201d ;                                          v.Permettre dans les plus brefs d\u00e9lais \u00e0 la Repr\u00e9sentante                     sp\u00e9ciale du Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral des Nations unies sur les                     d\u00e9fenseurs des droits de l\u2019homme et au Rapporteur sp\u00e9cial du                     Haut commissariat des Nations unies aux droits de l\u2019Homme                     sur l\u2019ind\u00e9pendance des juges et des avocats d\u2019effectuer                     librement une visite sur le terrain ;                                          vi.Plus g\u00e9n\u00e9ralement, se conformer aux dispositions de la                     D\u00e9claration universelle des droits de l\u2019Homme et instruments                     r\u00e9gionaux et internationaux relatifs aux droits de l\u2019Homme                     ratifi\u00e9s par la Tunisie.                                          Adresses : \u00a0<\/div>\n<div>                    \u00a0 <font>M. Zine el-Abidine Ben Ali,                     Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, Palais de Carthage, 2016                     Carthage, Tunisie, Fax : +216 71 744 721 ou +216 71 731 009                                         \u00a0 M. Mohamed Ghannouchi, Premier Ministre, Secr\u00e9tariat                     G\u00e9n\u00e9ral du Gouvernement, Rue de la Kasbah, 1008 Tunis,                     Tunisie, Fax : +216 71 562 378                      \u00a0 M. Rafik Belhaj Kacem, Minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur et du                     D\u00e9veloppement local, Avenue Habib Bourguiba, 1001 Tunis,                     Tunisie, Fax : ++ 216 71 340 888 ; Email :                     mint@ministeres.tn\u00a0                      \u00a0 M. Kamel Morjane, Minist\u00e8re de la D\u00e9fense Nationale,                     Avenue Bab Mnara, La Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax : +216                     71 561 804                      \u00a0 M. Bechir Tekkari, Minist\u00e8re de la Justice et des Droits                     de l\u2019homme, 57, Boulevard Bab Benat, 1006 Tunis, Tunisie,                     Fax : +216 71 568 106 ; Email : mju@ministeres.tn\u00a0                      \u00a0 Ambassadeur, S.E M. Samir Labidi, Mission permanente de la                     Tunisie aupr\u00e8s de l\u2019Office des Nations Unies \u00e0 Gen\u00e8ve, 58                     Rue Moillebeau, Case postale 272, 1211 Gen\u00e8ve 19, Suisse,                     Fax : +41 22 734 06 63 ; Email :                     mission.tunisia@ties.itu.int\u00a0\u00a0                      \u00a0 Ambassadeur M. Mehrez Benrhouma, Ambassade de la Tunisie \u00e0                     Bruxelles, 278 avenue de Tervueren, 1150                     Woluwe-Saint-Pierre, Belgique, Fax : + 32 2 771 94 33 ;                     Email : amb.detenusie@brutele.be                                          <\/font>                     *** Gen\u00e8ve &#8211; Paris, le 31 ao\u00fbt 2007                                          Merci de bien vouloir informer l\u2019Observatoire de toutes                     actions entreprises en indiquant le code de cet appel.                                          L\u2019Observatoire, programme de la FIDH et de l\u2019OMCT, a                     vocation \u00e0 prot\u00e9ger les d\u00e9fenseurs des droits de l\u2019Homme                     victimes de violations et \u00e0 leur apporter une aide aussi                     concr\u00e8te que possible.                     L\u2019Observatoire a \u00e9t\u00e9 laur\u00e9at 1998 du prix des Droits de                     l\u2019Homme de la R\u00e9publique Fran\u00e7aise.                     Pour contacter l\u2019Observatoire, appeler La Ligne d\u2019Urgence :                     E-mail : Appeals@fidh-omct.org Tel et fax FIDH : 33 1 43 55                     20 11 \/ 33 1 43 55 18 80 Tel et fax OMCT : + 41 22 809 49 39                     \/ 41 22 809 49 29                                          <font>[1] Voir                    <a href=\"http:\/\/www.un.org\/ga\/60\/elect\/hrc\/tunisia.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">                    http:\/\/www.un.org\/ga\/60\/elect\/hrc\/tunisia.pdf<\/a><\/font> <\/p>\n<hr\/><\/div>\n<div>                    \u00a0<\/div>\n<div align=\"center\"> <font size=\"3\"><font> <\/font><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font><strong>Tunisie: Le cabinet                     d&rsquo;un avocat opposant endommag\u00e9 par un incendie<\/strong><\/font><\/h2>\n<p><\/font><\/div>\n<div> <font>Associated Press, le 31 ao\u00fbt 2007 \u00e0                     15h15<\/font><\/div>\n<div>                    Le cabinet de l&rsquo;avocat tunisien Ayachi Hammami, un opposant                     radical notoire au r\u00e9gime, a \u00e9t\u00e9 s\u00e9rieusement endommag\u00e9                     vendredi matin par un incendie, a constat\u00e9 l&rsquo;Associated                     Press. Le feu a \u00e9t\u00e9 peu apr\u00e8s ma\u00eetris\u00e9 par les agents de la                     protection civile intervenus \u00e0 l&rsquo;appel de l&rsquo;avocat dont le                     cabinet est situ\u00e9 au centre de Tunis.                                          Deux ordinateurs ont \u00e9t\u00e9 endommag\u00e9s, de m\u00eame que le bureau                     et le si\u00e8ge ainsi que de nombreux documents qui s&rsquo;y                     trouvaient. Selon l&rsquo;avocat, l&rsquo;unit\u00e9 centrale des ordinateurs                     contenait un rapport sur l&rsquo;ind\u00e9pendance de la justice qu&rsquo;il                     devait pr\u00e9senter lors d&rsquo;une conf\u00e9rence pr\u00e9vue les 8 et 9                     septembre \u00e0 Paris, \u00e0 l&rsquo;initiative du R\u00e9seau                     eurom\u00e9diterran\u00e9en sur les droits de l&rsquo;homme.                                          Lors d&rsquo;une conf\u00e9rence de presse improvis\u00e9e, Me Ayachi a                     accus\u00e9 \u00ab\u00a0les parties officielles\u00a0\u00bb d&rsquo;\u00eatre derri\u00e8re cet acte                     qualifi\u00e9 de \u00ab\u00a0criminel\u00a0\u00bb par plusieurs responsables de partis                     d&rsquo;opposition et d&rsquo;associations pr\u00e9sents sur les lieux.                     \u00ab\u00a0C&rsquo;est clair que ce n&rsquo;est pas un vol ordinaire, mais un acte                     destin\u00e9e \u00e0 m&#8217;emp\u00eacher de pr\u00e9senter ce rapport et \u00e0 ne pas                     parler de la situation dans le pays, s&rsquo;agissant surtout de                     l&rsquo;ind\u00e9pendance de la justice, un sujet d&rsquo;une sensibilit\u00e9                     particuli\u00e8re\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 l&rsquo;avocat. \u00ab\u00a0J&rsquo;accuse le minist\u00e8re de                     l&rsquo;Int\u00e9rieur d&rsquo;\u00eatre \u00e0 l&rsquo;origine de cet incendie, parce que                     c&rsquo;est lui qui est responsable de la s\u00e9curit\u00e9 des gens et ce                     sont ses agents qui cernent mon cabinet nuit et jour\u00a0\u00bb,                     a-t-il martel\u00e9.                                          En octobre 2004, le cabinet de Me Ayahi avait abrit\u00e9 une                     gr\u00e8ve de la faim observ\u00e9e pendant plus d&rsquo;un mois par sept                     personnalit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9 civile \u00e0 la veille du sommet                     mondial sur la soci\u00e9t\u00e9 de l&rsquo;information (SMSI) pour r\u00e9clamer                     le respect des droits de l&rsquo;homme et des libert\u00e9s civiques.                                          Plusieurs acteurs de la soci\u00e9t\u00e9 civile dont un dirigeant du                     parti d\u00e9mocratique progressiste (PDP\/opposition), Me N\u00e9jib                     Chebbi, et le pr\u00e9sident de la ligue tunisienne des droits de                     l&rsquo;homme (LTDH), Me Mokhtar Trifi, ont mis l&rsquo;accent sur \u00ab\u00a0la                     gravit\u00e9\u00a0\u00bb de cet acte \u00ab\u00a0sans pr\u00e9c\u00e9dent\u00a0\u00bb. Tout en exprimant                     leur \u00ab\u00a0solidarit\u00e9 agissante\u00a0\u00bb avec leur confr\u00e8re, ils ont                     pr\u00e9conis\u00e9 la mise sur pied d&rsquo;une \u00ab\u00a0commission v\u00e9rit\u00e9 et                     justice\u00a0\u00bb pour faire la lumi\u00e8re sur cette affaire et en                     poursuivre les auteurs en justice.                                          Dan un communiqu\u00e9, les autorit\u00e9s indiquent que le parquet a                     ordonn\u00e9 l&rsquo;ouverture d&rsquo;une enqu\u00eate pour rechercher les causes                     de l&rsquo;incendie. Le juge d&rsquo;instruction s&rsquo;est rendu sur les                     lieux et a r\u00e9quisitionn\u00e9 des agents de la protection civile,                     de la police technique et de la soci\u00e9t\u00e9 tunisienne                     d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 et de gaz pour proc\u00e9der aux investigations.                     Selon les \u00e9l\u00e9ments pr\u00e9liminaires, aucune trace d&rsquo;effraction                     n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 relev\u00e9e, ajoute le communiqu\u00e9. Les autorit\u00e9s font                     \u00e9tat de leur \u00ab\u00a0\u00e9tonnement\u00a0\u00bb face aux d\u00e9clarations du plaignant                     qu&rsquo;elles qualifient d'\u00a0\u00bbinfond\u00e9es et irresponsables\u00a0\u00bb.                                           <font><strong>Associated Press<\/strong><\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>L&rsquo;avocat Ayachi                     Hammami accuse Tunis d&rsquo;avoir incendi\u00e9 son bureau<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div> <font>Reuters, le 31 ao\u00fbt 2007<\/font><\/div>\n<div> <font>TUNIS, 31 ao\u00fbt (Reuters)<\/font> &#8211;                     L&rsquo;avocat Ayachi Hammami a accus\u00e9 vendredi les autorit\u00e9s                     tunisiennes d&rsquo;avoir incendi\u00e9 son bureau pour l&#8217;emp\u00eacher de                     participer \u00e0 un s\u00e9minaire sur l&rsquo;ind\u00e9pendance du syst\u00e8me                     judiciaire tunisien, en septembre \u00e0 Paris.                                          Hammami comptait parmi les huit militants des droits des                     droits de l&rsquo;homme qui ont observ\u00e9 une gr\u00e8ve de la faim dans                     le m\u00eame bureau du centre de la capitale, \u00e0 la veille d&rsquo;un                     sommet international sur la soci\u00e9t\u00e9 de l&rsquo;information                     organis\u00e9 en 2005 \u00e0 Tunis.                                          \u00ab\u00a0J&rsquo;accuse les autorit\u00e9s &#8211; le minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur &#8211;                     d&rsquo;avoir br\u00fbl\u00e9 mon bureau. C&rsquo;est la seule institution charg\u00e9e                     de contr\u00f4ler et de harceler les militants, il n&rsquo;y a donc                     personne d&rsquo;autre \u00e0 mettre en cause.                                          \u00ab\u00a0Je ne vais pas garder le silence. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un maillon                     d&rsquo;une cha\u00eene d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements similaires, mais cela n&rsquo;affectera                     ni mon travail, ni mes principes, ni mon message\u00a0\u00bb, a affirm\u00e9                     l&rsquo;avocat, qui a d\u00e9couvert le sinistre peu avant 08h00,                     vendredi.                                          \u00ab\u00a0Il y a une volont\u00e9 claire de m&#8217;emp\u00eacher de pr\u00e9senter \u00e0                     Paris un rapport qui montre la r\u00e9alit\u00e9 du syst\u00e8me                     judiciaire\u00a0\u00bb tunisien, a-t-il ajout\u00e9.                                          Un repr\u00e9sentant du gouvernement a jug\u00e9 ses d\u00e9clarations                     \u00ab\u00a0surprenantes, infond\u00e9es et irresponsables\u00a0\u00bb.                                          <font><strong>Reuters<\/strong><\/font><\/div>\n<p> <\/font> <\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div>                  \u00a0<\/div>\n<div align=\"center\"> <font size=\"2\"><font size=\"3\"> <strong>URGENT                   <\/strong><\/font><font size=\"3\"><strong>                  Agression contre Ma\u00eetre AHMED N\u00c9JIB CHEBBI                   <\/strong><\/font><\/p>\n<p><font size=\"3\"><strong>Un                   communiqu\u00e9 officiel du Parti d\u00e9mocrate progressiste nous                   informe que :                   Traduction libre<\/strong> \u00a0<\/font><\/p>\n<p><\/font><\/div>\n<p> <\/font> <\/p>\n<div>                  \u00a0<\/div>\n<div>                  Ma\u00eetre Ahmed N\u00e9jib Chebbi ancien Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du Parti                   d\u00e9mocrate progressiste, figure nationale et tr\u00e8s connue a fait                   l&rsquo;objet d&rsquo;une agression de la part d&rsquo;agents de la s\u00fbret\u00e9                   consistant \u00e0 l&#8217;emp\u00eacher de rencontrer d&rsquo;autres membres du                   parti dans un caf\u00e9 sur la c\u00f4te de la ville de Nabeul le soir                   du mercredi 29 ao\u00fbt courant. Allant jusqu&rsquo;\u00e0 prof\u00e9rer des                   menaces, de fermeture du commerce, \u00e0 l&rsquo;encontre du                   propri\u00e9taire des lieux, s&rsquo;il n&rsquo;exige pas le d\u00e9part des                   militants du PDP de son \u00e9tablissement. Ma\u00eetre Chebbi et les                   autres membres du PDP attabl\u00e9s dans ce lieu public ont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9                   le quitter de plein gr\u00e9 afin d&rsquo;\u00e9pargner au propri\u00e9taire les                   foudres des autorit\u00e9s. Ils se sont install\u00e9s sur la plage pour                   poursuivre leur rencontre.                                      Ceci n&rsquo;a pas emp\u00each\u00e9 les agents de police de continuer de les                   harceler en exigeants leurs d\u00e9parts, et vu leur refus                   d&rsquo;obtemp\u00e9r\u00e9, les agents les ont encercl\u00e9s en s&rsquo;asseyant autour                   d&rsquo;eux d&rsquo;une fa\u00e7on tr\u00e8s rapproch\u00e9e, comble de l&rsquo;intimidation.                   Pire encore, ils ont m\u00eame forc\u00e9 les porti\u00e8re de la voiture de                   Ma\u00eetre Chebbi pendant qu&rsquo;il \u00e9tait en compagnie de ses amis.                                      Ces agissements d\u00e9pravants, constituent une atteinte                   caract\u00e9ris\u00e9e \u00e0 la libert\u00e9 individuelle et \u00e0 l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9                   personnelle de Ma\u00eetre Ahmed N\u00e9jib Chebbi et de celles de ses                   camarades. Ils constituent un dangereux pr\u00e9c\u00e9dent et un acte                   criminel contrevenant aux r\u00e8gles \u00e9thiques et morales des                   relations politiques. Ils d\u00e9passent la personne m\u00eame de notre                   fr\u00e8re Chebbi pour atteindre sa symbolique politique et son                   immunit\u00e9 morale et politique acquise par son long combat                   politique, et aussi la position politique du Parti d\u00e9mocrate                   progressiste qui refuse la pr\u00e9sidence \u00e0 vie et qui d\u00e9nonce la                   compagne de pl\u00e9biscite, et qui milite et recherche                   continuellement \u00e0 r\u00e9unir et \u00e0 rassembler les efforts et les                   \u00e9nergies afin de briser le blocage politique en refusant le                   monopole du parti au pouvoir de la vie, et ce, \u00e0 la veille des                   \u00e9ch\u00e9ances de 2009.                                      Le Parti d\u00e9mocrate progressiste, tout en d\u00e9non\u00e7ant avec force                   ces atteintes, met en garde contre la d\u00e9gradation de la                   situation et les menaces \u00e0 la vie priv\u00e9e des opposants et de                   l&rsquo;\u00e9lite d\u00e9mocratique en g\u00e9n\u00e9ral. Le PDP rappelle qu&rsquo;il est                   engag\u00e9 \u00e0 prendre ses responsabilit\u00e9s nationales dans ces                   moments singuliers, et que le ciblage de ses symboles et                   militants ne le fera pas renoncer \u00e0 sa lutte contre la                   situation de despotisme et pour r\u00e9aliser les r\u00e9formes                   politiques et constitutionnelles urgentes.                    ******                                      Nous nous joignons aux militantes et militants du PDP pour                   d\u00e9noncer ces graves atteintes et agissements criminels et nous                   affirmons notre solidarit\u00e9 avec Ma\u00eetre Ahmed N\u00e9jib Chebbi                   figure charismatique et militante de haut rang du mouvement                   d\u00e9mocratique tunisien. Nous affirmons que de telles pratiques                   ne font que renforcer notre d\u00e9termination \u00e0 aller de l&rsquo;avant                   et ne font que renforcer notre d\u00e9termination \u00e0 continuer le                   combat pour une Tunisie d\u00e9mocratique.                   Nous ne comptons pas nous taire et nous ne m\u00e9nagerons pas les                   efforts pour d\u00e9fendre une personnalit\u00e9 du calibre de ma\u00eetre                   Ahmed N\u00e9jib Chebbi et ce qu&rsquo;elle repr\u00e9sente comme symbolique                   nationale.                                      <font><strong>PDPinfo<\/strong><\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div>                  \u00a0<\/div>\n<div align=\"center\"> <font size=\"2\"><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"> <strong>Cessez de gr\u00e2ce de soutenir et de glorifier nos                   dictateurs<\/strong><\/font><\/h2>\n<p><\/font><\/div>\n<div>                  \u00a0<\/div>\n<div> <strong><font>Sihem Bensedrine &amp; Naziha Rjiba<\/font><\/strong> <font>Nous publions cette lettre ouverte                   envoy\u00e9e aux membres du Congres am\u00e9ricain qui ont visit\u00e9                   derni\u00e8rement la Tunisie                   <\/font>                   Tunis le 30 juin 2007                                      A l\u2019attention des membres de la d\u00e9l\u00e9gation de la chambre des                   repr\u00e9sentants qui ont visit\u00e9 la Tunisie les 30 mai et 1er juin                   2007 :                   John Tanner (D &#8211; Tennessee); Paul Guillmor (R- Ohio); Jo Ann                   Emerson (R &#8211; Missouri); John Shimkus (R- Illinois); Dennis                   Moore (D &#8211; Kansas); John Boozman (R &#8211; Arkansas); Baron Hill                   (D- Indiana); Albert \u00ab\u00a0Ben\u00a0\u00bb Chandler (D &#8211; Kentucky); Kendrick                   Meek (D &#8211; Florida); Charles Melacon (D &#8211; Louisiana).                                      <font>Chers Congressistes,<\/font>                                      Vous venez de visiter notre pays, la Tunisie et vous avez fait                   une conf\u00e9rence de presse \u00e0 la fin de votre visite o\u00f9 vous avez                   d\u00e9clar\u00e9 avoir \u00e9t\u00e9 \u00ab impressionn\u00e9s par le niveau de                   d\u00e9veloppement atteint par ce pays \u00bb.                   Nous sommes nous m\u00eames fiers du dynamisme de la soci\u00e9t\u00e9                   tunisienne depuis des si\u00e8cles; mais permettez-nous toutefois                   de consid\u00e9rer que le niveau de d\u00e9veloppement de notre pays                   n\u2019est pas \u00e0 la mesure des \u00e9nergies et ressources qu\u2019il rec\u00e8le,                   ni des aspirations de ses citoyens. Notre d\u00e9veloppement vous                   aurait nettement plus impressionn\u00e9s si les Tunisiens \u00e9taient                   des citoyens libres, nous en sommes s\u00fbrs ; L\u2019exemple de pays                   m\u00e9diterran\u00e9ens aux conditions autrefois similaires \u00e0 la                   Tunisie &#8211; comme la Gr\u00e8ce ou le Portugal &#8211; atteste qu\u2019une                   formidable m\u00e9tamorphose est favoris\u00e9e d\u00e8s que le carcan                   totalitaire est bris\u00e9. Notre potentiel \u00e9conomique conna\u00eet                   aujourd\u2019hui une ind\u00e9niable inhibition due \u00e0 la prise en otage                   de notre pays par une dictature polici\u00e8re.                                      La visite guid\u00e9e que vous avez effectu\u00e9e, ne vous laissait pas                   le loisir de juger \u00ab par vous-m\u00eames \u00bb, comme vous l\u2019avez                   souhait\u00e9, \u00ab de la r\u00e9alit\u00e9 de la situation \u00bb qui pr\u00e9vaut dans                   ce pays. Nous reconnaissons que le circuit ferm\u00e9 auquel vous                   avez \u00e9t\u00e9 convi\u00e9s est assez efficace pour masquer la r\u00e9alit\u00e9.                   Ce qu\u2019on a omis de vous montrer, c\u2019est la r\u00e9alit\u00e9 polici\u00e8re de                   ce syst\u00e8me qui fait de ce beau pays une v\u00e9ritable prison pour                   ses propres citoyens.                                      Vous avez rencontr\u00e9 le pr\u00e9sident, et d\u2019autres officiels. On                   vous a dit que le gouvernement a l\u2019habitude de r\u00e9soudre les                   probl\u00e8mes par \u00ab le dialogue et la concertation \u00bb. On vous a                   menti ! Sachez que depuis 20 ans, aucun dialogue avec la                   soci\u00e9t\u00e9 civile n\u2019a \u00e9t\u00e9 engag\u00e9 ; ce r\u00e9gime refuse tout dialogue                   avec quiconque a une vell\u00e9it\u00e9 d\u2019ind\u00e9pendance ; et tous ceux                   qui ne font pas all\u00e9geance sont \u00e9cras\u00e9s par une puissante                   machine polici\u00e8re. La r\u00e8gle d\u2019or est : \u00ab tout ce qui n\u2019est pas                   avec moi est contre moi \u00bb. La meilleure illustration est ce                   qui se passe avec la LTDH dont vous pouvez lire les d\u00e9tails de                   la guerre sans merci qui lui a \u00e9t\u00e9 livr\u00e9e dans votre country                   reports on Human rights practicies (1) . Elle est loin d\u2019\u00eatre                   la seule. Chaque fois qu\u2019une association ou un corps \u00e9lit une                   direction ind\u00e9pendante, c\u2019est la rupture et les autorit\u00e9s de                   tutelle refusent de traiter avec le nouveau bureau \u00e9lu, comme                   cela a \u00e9t\u00e9 le cas avec l\u2019association des magistrats ou avec                   les repr\u00e9sentants des avocats et des journalistes.                   Au moment m\u00eame o\u00f9 vous admiriez le catalogue des r\u00e9alisations                   \u00ab impressionnantes \u00bb du r\u00e9gime de Ben Ali, voici ce qui se                   passait au titre du \u00ab dialogue \u00bb \u00e0 3 km \u00e0 vol d\u2019oiseau de                   votre lieu de visite. Des d\u00e9fenseurs de droits humains sont                   frapp\u00e9s par la police seulement pour avoir tent\u00e9 de se r\u00e9unir                   dans leurs locaux, des journalistes sont maltrait\u00e9s par des                   policiers en civil et leur mat\u00e9riel vol\u00e9, les locaux des ONG                   ind\u00e9pendantes comme la LTDH ou le CNLT sont sous un si\u00e8ge                   policier (2). Un avocat, Mohamed Abbou est en prison depuis                   plus de 2 ans pour avoir os\u00e9 critiquer les prisons                   tunisiennes.                                      Vous avez affirm\u00e9 que \u00ab La Tunisie est pr\u00eate pour des r\u00e9formes                   et le gouvernement est motiv\u00e9 pour cela\u2026 \u00bb Mais vous pr\u00e9cisiez                   que l\u2019on doive aller par \u00e9tapes et non pas \u00ab sauter du point A                   au point M\u00bb. Cela tombe sous le sens. Seulement laissez-nous                   vous dire que les Tunisiens seraient ravis de voir ne                   serait-ce que l\u2019esquisse de telles r\u00e9formes. Et nous serions                   encore plus heureux d\u2019aller du point M vers le point A, l\u00e0 o\u00f9                   se trouvait la Tunisie au moment du coup d\u2019Etat de Ben Ali en                   1987, qui a \u00e9t\u00e9 le point de d\u00e9part d\u2019une r\u00e9gression                   historique.                   Sachez messieurs que la Tunisie avait entam\u00e9 une ouverture                   politique depuis les ann\u00e9es 80. Que notre pays avait la                   soci\u00e9t\u00e9 civile la plus dynamique d\u2019Afrique du Nord et du monde                   arabe. Contrairement \u00e0 ce que l\u2019on vous a dit, la Tunisie a vu                   fleurir, d\u00e8s fin des ann\u00e9es 70, une presse libre et une                   soci\u00e9t\u00e9 civile dynamique avec des contre-pouvoirs r\u00e9els.                   Mais en 1990, ce r\u00e9gime a brutalement stopp\u00e9 cette dynamique                   et d\u00e9ploy\u00e9 une terreur polici\u00e8re in\u00e9dite prenant pour pr\u00e9texte                   la lutte anti islamiste. Des dizaines de citoyens sont morts                   sous la torture. Les partis d\u2019opposition et les associations                   ont \u00e9t\u00e9 mis au pas, la presse libre lamin\u00e9e et la justice                   transform\u00e9e en auxiliaire de la police.                   Tous les acquis politiques et sociaux ont subi des revers                   (\u00e9ducation, sant\u00e9\u2026) et la libre entreprise a \u00e9t\u00e9 log\u00e9e \u00e0 la                   m\u00eame enseigne que la libert\u00e9 d\u2019expression. De nombreux                   investisseurs \u00e9trangers ont renonc\u00e9 \u00e0 s\u2019implanter et nombre                   d\u2019hommes d\u2019affaires tunisiens sont partis investir dans                   d\u2019autres pays, fuyant tous un climat d\u2019affaires impropre aux                   r\u00e8gles \u00e9l\u00e9mentaires d\u2019un Etat de droit.                   Encourag\u00e9 par l\u2019absence d\u2019une presse libre et d\u2019une Justice                   ind\u00e9pendante, le gouvernement ne se sent pas comptable de sa                   politique devant les citoyens et g\u00e8re les ressources publiques                   dans l\u2019opacit\u00e9 la plus grande, utilisant les fonctions                   r\u00e9galiennes de l\u2019Etat pour contr\u00f4ler l\u2019initiative priv\u00e9e et                   servir les int\u00e9r\u00eats priv\u00e9s de l\u2019entourage du pr\u00e9sident.                                      Les \u00e9lections se d\u00e9roulent au m\u00e9pris des normes                   internationales et aboutissent \u00e0 de v\u00e9ritables farces                   \u00e9lectorales o\u00f9 des parlementaires sont nomm\u00e9s pour jouer le                   r\u00f4le de chambre d\u2019enregistrement et couvrir l\u2019arbitraire d\u2019un                   voile de l\u00e9galit\u00e9 ; Tandis que notre pr\u00e9sident succ\u00e8de \u00e0                   lui-m\u00eame depuis 20 ans avec des scores \u00e0 la sovi\u00e9tique ; Sa                   campagne pour un cinqui\u00e8me mandat en 2009 a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 entam\u00e9e.                                      Faire d\u2019un pays \u00e9mergent, une soci\u00e9t\u00e9 ferm\u00e9e, a \u00e9t\u00e9 la                   v\u00e9ritable \u00ab r\u00e9alisation \u00bb du r\u00e9gime de Ben Ali. Ce que l\u2019on                   nomme \u00ab la lutte contre le terrorisme \u00bb a \u00e9t\u00e9 le grand                   pr\u00e9texte pour justifier cette mise au pas.                   Vous semblez particuli\u00e8rement satisfaits des performances de                   la Tunisie sur ce registre.                   Si c\u2019est uniquement cela qui vous int\u00e9resse, alors, de gr\u00e2ce,                   \u00e9vitez de nous parler de d\u00e9mocratie et de r\u00e9formes politiques                   ! Nos \u00e9lites ont du mal \u00e0 ajouter foi \u00e0 ce discours; Vous avez                   qualifi\u00e9 la politique de Ben Ali de \u00ab bon travail \u00bb ajoutant                   que Al Qaeda tue des innocents.                   Si le sort des innocents vous pr\u00e9occupe, alors nous vous                   invitons \u00e0 lire ce rapport que nous venons de publier \u00e0 Gen\u00e8ve                   (3) au Palais des Nations au cours de la 41 session du Conseil                   des DH, dans un panel mod\u00e9r\u00e9 par le rapporteur sp\u00e9cial anti                   terrorisme (4) ; vous comprendrez que ce gouvernement, loin de                   combattre le terrorisme est en train de d\u00e9multiplier le                   ph\u00e9nom\u00e8ne et de fabriquer des candidats au terrorisme,                   fragilisant le pays et exposant la Tunisie \u00e0 la                   d\u00e9stabilisation.                                      Si vous ne souhaitez pas que votre gouvernement r\u00e9p\u00e8te les                   erreurs faites dans notre r\u00e9gion et qui co\u00fbtent non seulement                   cher aux Am\u00e9ricains mais au monde entier en disqualifiant les                   valeurs universelles de droits humains, alors cessez de                   soutenir et de glorifier nos dictateurs.                   La matraque et la r\u00e9pression n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 la meilleure                   r\u00e9ponse \u00e0 la demande de libert\u00e9 d\u2019un peuple. Si vous pensez le                   contraire, alors pourquoi d\u00e9criez-vous tant la politique de la                   Chine, de la Syrie, du Zimbabwe ou de la Bi\u00e9lorussie ? Et si                   la croissance est le seul crit\u00e8re pour mesurer le                   d\u00e9veloppement humain d\u2019un pays, alors il faudra \u00eatre                   cons\u00e9quent et louer les \u00ab avanc\u00e9es\u00bb de la Chine.                                      Outre le fait de dresser l\u2019opinion tunisienne contre les                   Am\u00e9ricains en g\u00e9n\u00e9ral, votre soutien sans condition &#8211; en tant                   que repr\u00e9sentants du peuple am\u00e9ricain &#8211; \u00e0 la dictature de Ben                   Ali co\u00fbte tr\u00e8s cher \u00e0 la Tunisie, en prolongeant sa long\u00e9vit\u00e9.                   Nous ne pouvons l\u2019interpr\u00e9ter autrement que comme un acte de                   m\u00e9pris de notre d\u00e9sir de libert\u00e9.                                      Sihem bensedrine, porte parole du Conseil National pour les                   Libert\u00e9s en Tunisie (CNLT)                   Naziha Rjiba, Vice pr\u00e9sidente de l&rsquo;Observatoire pour la                   Libert\u00e9 de Presse, d&rsquo;Edition et de Cr\u00e9ation (OLPEC)                                      <font>PS : good news : au lendemain de votre                   d\u00e9part, le gouvernement a accord\u00e9 une licence de diffusion \u00e0                   une nouvelle radio \u00ab Zeitouna \u00bb ; l\u2019heureux b\u00e9n\u00e9ficiaire est                   le propre gendre de Ben Ali. Ils sont maintenant 3 autour de                   la famille \u00e0 contr\u00f4ler les 3 uniques radios priv\u00e9es en TN.                   Inutile de vous pr\u00e9ciser qu\u2019aucune radio ind\u00e9pendante n\u2019a \u00e9t\u00e9                   jamais \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9e \u00e0 diffuser.                   <\/font>__________________________                                      <font>1-                   http:\/\/www.state.gov\/g\/drl\/rls\/hrrpt\/2006\/78864.htm                    2-                   http:\/\/www.humanrightsfirst.org\/middle_east\/tunisia\/alert060607_abbou.htm                                     3-                   http:\/\/www.fidh.org\/article.php3?id_article=4386&amp;var_recherche=tunisie\u00a0                   http:\/\/www.cnltunisie.org\/fr\/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=128&amp;Itemid=172                                     4- Monsieur Martin Scheinin, Rapporteur sp\u00e9cial sur la                   Protection des droits de l\u2019homme et des libert\u00e9s fondamentales                   dans la lutte antiterroriste<\/font><\/div>\n<div>                  \u00a0<\/div>\n<div> <font><font>(<strong><font>SOURCE:                  <\/font><\/strong><a href=\"http:\/\/www.KALIMATUNISIE.COM\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> <strong><font>WWW.KALIMATUNISIE.COM<\/font><\/strong><\/a> <\/font> <\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div> <font size=\"2\"> <\/p>\n<h2 align=\"center\" style=\"color: red;\">\n<h3 style=\"color: blue;\"><font> <span lang=\"EN-GB\">Please stop                   supporting and glorifying our dictators<\/span><\/font><\/h3>\n<\/h2>\n<p> <span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\"> <font>\u00a0<\/font><\/span><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"> <span lang=\"EN-GB\">                  Open letter<\/span><\/h3>\n<p> <b> <span lang=\"EN-GB\">                  To the attention of the members of the US Congressional                   delegation who visited Tunisia on June 1st:                   John Tanner (D &#8211; Tennessee); Paul Guillmor (R- Ohio); Jo Ann                   Emerson (R &#8211; Missouri); John Shimkus (R- Illinois); Dennis                   Moore (D &#8211; Kansas); John Boozman (R &#8211; Arkansas); Baron Hill                   (D- Indiana); Albert \u00ab\u00a0Ben\u00a0\u00bb Chandler (D &#8211; Kentucky); Kendrick                   Meek (D &#8211; Florida); Charles Melacon (D &#8211; Louisiana).<\/span><\/b><span lang=\"EN-GB\">                                                         \u00a0<\/span><\/p>\n<p> <font> <span lang=\"EN-GB\">                  Dear Congressmen, <\/span><\/font><\/p>\n<p> <span lang=\"EN-GB\"> <font>At a press conference during your recent                   visit to <\/font><\/span><font> <span lang=\"EN-GB\">                  Tunisia, you stated that you were impressed by the \u201cvery great                   progress that has been made here\u201d. While we are also proud of                   Tunisia \u2019s dynamic progress over the course of centuries, we                   would like to draw your attention to the fact that Tunisia \u2019s                   current state of development is not at the level of its                   citizens\u2019 aspirations or of the country\u2019s energies and                   resources.<\/span><\/font><\/p>\n<p> <span lang=\"EN-GB\"> <font>Our development would have impressed you                   far more if Tunisians were free citizens. The examples of                   other Mediterranean countries such as <\/font><\/span> <font> <span lang=\"EN-GB\">                  Greece and Portugal, which have lived through political                   situations similar to what Tunisia now endures, attest to the                   extraordinary metamorphosis that can occur as soon as the                   totalitarian yoke is cast off. Our economic potential is                   undeniably limited by the fact that our country is hostage to                   a dictatorship.                                      During your brief guided tour of Tunisia, which hid the actual                   conditions of the country, you were not in fact given a chance                   to judge \u201cfor yourselves,\u201d as you wished, the reality of our                   country\u2019s plight. The closed and artificial bubble you moved                   through was a Potemkin village, masking Tunisia \u2019s reality.                   What you were not shown is the repressive nature of the                   current government, which makes this beautiful country a                   prison for its own citizens.                    You met the president and other government officials and were                   told that the government solves problems by engaging in                   \u201cdialogue\u201d with its citizens. You were lied to! For the last                   20 years, there has been no dialogue with civil society; the                   regime refuses to cooperate with anyone who has any                   inclination to independent thought. All those who do not                   pledge allegiance to the dictatorship are crushed; the                   government\u2019s stance is that \u201call who are not with us are                   against us\u201d.                   The best illustration of this is what is now happening to the                   Tunisian League for Human Rights (LTDH). You can read the                   details of the war without mercy that is being waged against                   it in your own Country reports on Human rights practices (1).                   This is far from the only such case. Each time an association                   or body elects an independent board, the authorities refuse to                   acknowledge it. This has been the case with associations of                   judges, of lawyers, and of journalists.                                      While you claim to admire the catalogue of \u201cimpressive\u201d                   achievements made by Ben Ali\u2019s regime, you are unaware that                   human rights defenders are brutally harassed by the police                   force for attempting to conduct meetings in their offices;                   journalists are mistreated by plain-clothes policemen who                   steal their notes and other materials; and the buildings of                   independent NGOs like the National Council for Liberties in                   Tunisia (CNLT) and the Tunisian League for Human Rights (LTDH)                   are under constant police watch. Mohamed Abbu, a lawyer, was                   sentenced to 3 \u00bd years in prison for having dared to criticize                   the Tunisian prisons.                    You said that \u201c Tunisia is ready for greater freedom in the                   political arena\u201d and \u201cthe government here is interested in                   that\u201d\u2026\u201d But you specified that \u201cthere are steps to be taken;                   one has to go from A to B, not from A to M\u2026\u201d. This seems                   logical. But let me tell you that the Tunisian people would be                   happy to see even a rough draft of such reforms. And we would                   be even happier to go from point M to point A, which is where                   Tunisia was in 1987 at the time of Ben Ali\u2019s coup d&rsquo;etat,                   which was the starting point of a long period of regression.                                     In the early 1980s Tunisia had entered a period of political                   openness. Before Ben Ali come to power, Tunisia was one of the                   most dynamic societies in North Africa and the Arab world; its                   citizens enjoyed a free press and other important human                   rights. However, in 1990 Ben Ali\u2019s regime brutally put a stop                   to Tunisia \u2019s development and installed an authoritarian                   police state under the pretext of fighting Islamic extremism.                   Countless citizens have since died under torture by the                   government, opposition parties have been controlled, freedom                   of the press has been suppressed, and the judiciary                   transformed into an auxiliary arm of the police force                   Political and social assets that were once significant                   (education, healthcare) have suffered serious reversals. And                   free enterprise is in the same situation as freedom of                   expression. Many foreign investors have given up their attempt                   to establish businesses here and numerous Tunisian businessmen                   have left to invest in other countries, fleeing a business                   climate that lacked the most elementary aspects of the rule of                   law.                   Meanwhile, the Tunisian government, encouraged by the lack of                   either a free press or an independent judiciary system, does                   not feel itself to be accountable to its citizens and misuses                   its power, managing public resources with no transparency                   whatsoever and using state patronage to suppress private                   initiative and serve the personal interests of the president\u2019s                   inner circle.                    Elections are conducted with complete disregard for                   international standards and constitute a true mockery; members                   of Parliament are \u201cnamed\u201d to rubber-stamp the president\u2019s                   decisions and disguise the arbitrary character of the regime                   under a veil of legality. Our president has succeeded himself                   in power for 20 years with Soviet Union-like election results                   (94,48%) and his campaign for a fifth mandate in 2009 has                   already started.                   Transforming an emergent country into a closed society is the                   true \u201cachievement\u201d of Ben Ali\u2019s regime.                    The war on terror was the pretext for this backward movement.                   You seem particularly satisfied with Tunisia\u2019s performance in                   this respect. You said \u201cThe Tunisian security authorities are                   doing a very good job\u201d. If that is all that interests you,                   then please stop speaking to us about democracy and political                   reforms! Our elites have learned that they cannot trust or                   rely on such talk. You say that \u00ab\u00a0Al Qaeda\u00a0\u00bb kills the innocent.                   If the fate of innocent people concerns you, then we invite                   you to read the report(2) we have just released in Geneva                   during the 41st session of the Council for Human Rights,                   during a panel moderated by the Special Rapporteur on the                   Protection of Human Rights and Fundamental Freedoms in the                   Antiterrorist Fight (3),You will begin to understand that this                   government, far from fighting terrorism, is actually, by                   weakening the country and exposing Tunisia to destabilization,                   creating the kind of situation that breeds terrorists.                                       If you do not want your government to repeat the errors it has                   made in our region in the past, errors for which not only the                   American people but the whole world has paid a very high                   price, for the universal values of human rights were                   undermined, then please stop supporting and glorifying our                   dictators.                    Brutal repression is never the correct response to a request                   for freedom. If you do not agree, then why are you so critical                   of the policies of China, Syria, Zimbabwe and Belorussia? If                   economic growth is the only criterion for measuring the human                   development of a country, then you should also exalt the                   \u201cachievements\u201d of China.                    In addition to breeding anti-American feelings in Tunisia,                   your unconditional support, as representatives of the American                   people, for Ben Ali\u2019s dictatorship prolongs and enhances the                   dictator\u2019s power. Your support for a dictatorship costs the                   Tunisian people their freedom. We can interpret that support                   only as a gesture of scorn for our aspirations for freedom.                                                         June 30. 2007                    <b>Sihem Bensedrine, spokesperson CNLT ( National council for                   liberties in <\/b><\/span><b> <span lang=\"EN-GB\">                  Tunisia<\/span><\/b><\/font><b><span lang=\"EN-GB\"><font>                   )                   Naziha Rjiba, Deputy President OLPEC (Observatory for freedom                   of press, edition and creation)<\/font><\/span><\/b><span lang=\"EN-GB\"> <font>PS : Shortly after your departure, Ben                   Ali\u2019s government granted a broadcasting license to a new radio                   station called \u201cZeitouna.\u201d This may appear to be good news.                   However, the recipient of the license is Ben Ali\u2019s son-in-law.                   Consequently, the family now has sole control of all three                   private radio stations in Tunisia . Unsurprisingly, no truly                   independent radio station has ever been authorized to                   broadcast.                                       _____________________                   1 1 <\/font> <a href=\"http:\/\/www.state.gov\/g\/drl\/rls\/hrrpt\/2006\/78864.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">                  http:\/\/www.state.gov\/g\/drl\/rls\/hrrpt\/2006\/78864.htm<\/a><span dir=\"rtl\"><font> <\/font><\/span><font>\u00a0                   2 <\/font> <a href=\"http:\/\/www.cnltunisie.org\/fr\/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=128&amp;Itemid=172\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">                  http:\/\/www.cnltunisie.org\/fr\/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=128&amp;Itemid=172<\/a><span dir=\"rtl\"><font> <\/font><\/span><font>\u00a0<span dir=\"rtl\">\u00a0<\/span>                   3 Mr Martin Scheinin, special Rapporteur on the Protection of                   the human rights and fundamental freedoms in the antiterrorist                   fight<\/font><\/span><\/p>\n<p><\/font><\/div>\n<div>                  \u00a0<\/div>\n<p> <font> <\/p>\n<div> <strong><font size=\"2\"><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/strong> <\/div>\n<div>                  \u00a0<\/div>\n<div> <font> <\/p>\n<div align=\"center\">\n<p><font>La rentr\u00e9e politique entre la deuxi\u00e8me                    <span title=\"Les noms de villes et de pays doivent commencer par une lettre majuscule, par ex.: &lt;i&gt;le &lt;b&gt;C&lt;\/b&gt;anada&lt;\/i&gt;, &lt;i&gt;&lt;b&gt;E&lt;\/b&gt;&lt;\/i&gt;dmonton, etc.\">                    r\u00e9publique<\/span> et vingt ans de 7 novembre<\/font><\/p>\n<\/div>\n<div>                    \u00a0<\/div>\n<div> <font size=\"2\">La rentr\u00e9e politique de cette ann\u00e9e est un                     \u00e9norme d\u00e9fi pour le peuple tunisien. L&rsquo;ambiance de fin de                     r\u00e8gne et la r\u00e9signation de Ben Ali devant les agissements de                     sa femme et son entourage, comme t\u00e9moigne l&rsquo;affaire Souha                     Arafat, ne peuvent qu&rsquo;augmenter l&rsquo;exasp\u00e9ration du cercle                     pr\u00e9sidentiel et les centres du pouvoir \u00e9conomiques et, en                     dernier lieu, le peuple r\u00e9sign\u00e9.<\/font><\/div>\n<div> <font size=\"2\">Les hommes de confiance de Ben Ali rencontr\u00e9s                     il y a des ann\u00e9es au minist\u00e8re de l&rsquo;int\u00e9rieur, sont devenus                     riches et vieux\u00a0 et se sont accoutum\u00e9s \u00e0 la vie paisible                     gr\u00e2ce aux privil\u00e8ges amass\u00e9s durant ces vingt derni\u00e8res                     ann\u00e9es. Les cercles de l&rsquo;arm\u00e9e observent et font semblant de                     ne rien voir.<\/font><\/div>\n<div> <font size=\"2\">M\u00eame Les faucons du r\u00e9gime ne voient pas une                     fin. Ils n&rsquo;ont aucune id\u00e9e sur l&rsquo;homme fort qui va prendre                     la rel\u00e8ve tant qu&rsquo;ils ont \u00e9t\u00e9 dress\u00e9s \u00e0 l&rsquo;ob\u00e9issance.<\/font><\/div>\n<div> <font size=\"2\">Abdelwahab Ben Abdallah, actuel ministre des                     affaires \u00e9trang\u00e8res, partant d&rsquo;un exc\u00e8s de confiance et une                     l\u00e9gitimit\u00e9 d&rsquo;un intime du pouvoir, a essay\u00e9 de convaincre                     les Am\u00e9ricains en rendant visite \u00e0 Condelezza Rice qu&rsquo;il                     peut \u00eatre une alternative cr\u00e9dible. Il a \u00e9t\u00e9 rebuter dans                     son effort. Les Am\u00e9ricains ne                    <span title=\"V\u00e9rifiez la terminaison verbale. Si le sujet n'est pas &lt;i&gt;tu&lt;\/i&gt; ou &lt;i&gt;je&lt;\/i&gt;, il faut modifier le verbe. \">                    vois<\/span> en lui que le deuxi\u00e8me homme, qui tire justement                     sa l\u00e9gitimit\u00e9 de ce num\u00e9ro.<\/font><\/div>\n<div> <font size=\"2\">A mon avis, face \u00e0 cette impasse, je                    <span title=\"Il faut probablement ajouter &lt;i&gt;pas, rien&lt;\/i&gt;, etc. apr\u00e8s le verbe (Exception: si vous utilisez une expression comme &lt;i&gt;aucun ... ne&lt;\/i&gt;..., &lt;i&gt;ne...que&lt;\/i&gt; ou &lt;i&gt;avant que&lt;\/i&gt; ...).\">                    ne vois d<\/span>&lsquo;autre solution que l&rsquo;initiative de la                     deuxi\u00e8me                    <span title=\"Les noms de villes et de pays doivent commencer par une lettre majuscule, par ex.: &lt;i&gt;le &lt;b&gt;C&lt;\/b&gt;anada&lt;\/i&gt;, &lt;i&gt;&lt;b&gt;E&lt;\/b&gt;&lt;\/i&gt;dmonton, etc.\">                    r\u00e9publique<\/span>. J&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 manifest\u00e9 ici mon soutien \u00e0                     cette d\u00e9marche conduite par M. Tarak MEKKI.<\/font><\/div>\n<div> <font size=\"2\">J&rsquo;ai h\u00e2te de voir les centres du pouvoir                     \u00e9conomique manifester une adh\u00e9sion m\u00eame discr\u00e8te \u00e0 cette                     entreprise. Quand aux centres du pouvoir policier, je suis                     certain que la majorit\u00e9                    <span title=\"Normalement, il faut \u00e9crire &lt;i&gt;de&lt;\/i&gt; plut\u00f4t que &lt;i&gt;des&lt;\/i&gt; quand l'adjectif pluriel pr\u00e9c\u00e8de le nom, par ex.: &lt;i&gt;ce sont &lt;b&gt;de&lt;\/b&gt; bons amis&lt;\/i&gt;.\">des nouveaux hauts<\/span> responsables, contrairement aux                     vieux compagnons de Ben Ali, ont assez d&rsquo;\u00eatre\u00a0 des outils                     dans la main des int\u00e9r\u00eats personnels. En revanche, l&rsquo;arm\u00e9e                     est oblig\u00e9e de garder sa neutralit\u00e9 face \u00e0 cette initiative,                     tant que cette derni\u00e8re a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tourn\u00e9e de sa mission par                     des agissements mach\u00e9vi\u00e8liques de promotion, de mise \u00e0 la                     retraite et m\u00eame d&rsquo;assassinat.<\/font><\/div>\n<div> <font size=\"2\">L&rsquo;av\u00e8nement de la deuxi\u00e8me                    <span title=\"Les noms de villes et de pays doivent commencer par une lettre majuscule, par ex.: &lt;i&gt;le &lt;b&gt;C&lt;\/b&gt;anada&lt;\/i&gt;, &lt;i&gt;&lt;b&gt;E&lt;\/b&gt;&lt;\/i&gt;dmonton, etc.\">                    r\u00e9publique<\/span> ne peut que confronter les blessures de                     vingt ans de dictature, \u00e0 condition de ne chercher que la                     justice et rien d&rsquo;autre que la justice.<\/font><\/div>\n<div> <font size=\"2\"><strong><font> <span title=\"Faute d'orthographe potentielle - suggestions : Na der, Na-der, Mander, Mater, M\u00e2ter, Natter, Fader, Nager, Rader, Madr\u00e9, Mande, Mand\u00e9, Bander, N'aider, Natte, Natt\u00e9, Mandes, Mand\u00e9s, Naf\u00e9, Nase, L\u00e4nder, Mate, Mat\u00e9, M\u00e2te, M\u00e2t\u00e9, Narre, Narr\u00e9, N'axer, Napper, Narrer, Nattes, Natt\u00e9s, Cade, Fade, Fad\u00e9, Gade, Jade, Nage, Nag\u00e9, Rade, Rad\u00e9, N'admet, M'aider, H\u00e2ter, N'aide, N'acter, N'aides, N'aller, N'axe, N'enter\">                    Nader<\/span> Ben Slama<\/font><\/strong><\/font><\/div>\n<div> <font size=\"2\">1 septembre 2007<\/font><\/div>\n<div> <font size=\"2\"><a href=\"mailto:naderbenslama@yahoo.fr\">                    naderbenslama@yahoo.fr<\/a> <\/font> <\/div>\n<p> <\/font> <\/div>\n<div> <font size=\"2\"><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font> <\/div>\n<p> <\/font> <\/p>\n<div> <font size=\"2\"> <\/p>\n<div align=\"center\"> <font size=\"3\">Les murs de la Forteresse                     Schengen.                      <\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font>Les p\u00eacheurs de Monastir dans les                     filets de la Frontex<\/font><\/h3>\n<p><\/font><font> <\/font> <\/div>\n<div>                    \u00a0<\/div>\n<div> <font>Par : Mizaanoun<\/font>                     Dans un communiqu\u00e9, publi\u00e9 sur le site                     http:\/\/www.tunisnews.net du 23 ao\u00fbt 2007, de la F\u00e9d\u00e9ration                     des tunisiens pour une Citoyennet\u00e9 des deux Rives (FTCR) il                     est question d\u2019une affaire de sauvetage en pleine mer. On                     ignore\u00a0 quelle est la signification exacte de \u00ab citoyennet\u00e9                     des deux rives \u00bb qui serait \u00e0 la base de la constitution de                     cette f\u00e9d\u00e9ration, mais l\u00e0 n\u2019est pas la question. L\u2019affaire                     porte sur\u00a0 des\u00a0 p\u00eacheurs, originaires des villes T\u00e9boulba ou                     de Monastir,\u00a0 qui se trouvaient le 08 ao\u00fbt 2007 en pleine                     mer quand ils se sont rendu compte qu\u2019une embarcation                     rudimentaire \u00e9tait en train de faire naufrage.                      \u00c0 bord il y avait quarante quatre personnes dont onze                     femmes, deux d\u2019 entre elles enceintes, ainsi que deux                     enfants. L\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 de la plupart des naufrag\u00e9s, comme                     on peut l\u2019imaginer, \u00e9tait d\u00e9plorable et n\u00e9cessitait                     d\u2019urgence de l\u2019aide. Les p\u00eacheurs avant de prendre toute                     d\u00e9cision auraient inform\u00e9, on suppose par radio, les                     autorit\u00e9s italiennes ainsi que les tunisiennes. Finalement                     tout le monde d\u00e9barquent, sur l\u2019\u00eele de Lampedusa,\u00a0 mais                     entre les mains des \u00ab carabiniers \u00bb et des policiers                     italiens, en leur qualit\u00e9 d\u2019agents de la FRONTEX europ\u00e9enne,                     y compris les p\u00eacheurs qui seront en \u00e9tat d\u2019arrestation et                     seront traduits devant les tribunaux italiens sous le chef                     d\u2019accusation de passeurs de clandestins ou de d\u00e9lit qui                     favorise l\u2019immigration clandestine. Le proc\u00e8s devrait                     s\u2019ouvrir le mercredi 22 ao\u00fbt 2007 devant le tribunal de la                     ville d\u2019Agrigente[1] (Sicile, sud). Bien qu\u2019on ne parle plus                     des quarante quatre personnes qui tentaient d\u2019atteindre                     l\u2019Europe \u00e0 travers l\u2019Italie par la seule mani\u00e8re qui leur                     restait possible, c&rsquo;est-\u00e0-dire au p\u00e9ril de leur propre vie,                     le sort de chacun est parfaitement connu et sera sans aucun                     doute le m\u00eame que celui r\u00e9serv\u00e9 de leurs compagnons de                     malheur en Espagne.                      Une fois v\u00e9rifi\u00e9e l\u2019identit\u00e9 de chacun, les photos d\u2019usage                     de la police criminelle r\u00e9alis\u00e9es, les empreintes digitales                     pr\u00e9lev\u00e9es et tous les renseignements pris, ils seront tous                     expuls\u00e9s manu militari et sans contemplation aucune vers                     leurs pays\u00a0 respectifs d\u2019origine. La fiche de chacun, avec                     toutes les donn\u00e9es, passera \u00e0 travers le disque dur du                     puissant ordinateur de la Communaut\u00e9 europ\u00e9enne, le SIS                     (Syst\u00e8me Informatique Schengen), pour \u00eatre \u00e0 la disposition                     de toutes les polices du Continent.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0                      A pr\u00e9sent d\u2019aucuns diraient que vu le contexte dans lequel                     se trouve le monde aujourd\u2019hui, les italiens, les espagnols,                     les fran\u00e7ais et tous les membres de la Communaut\u00e9 europ\u00e9enne                     sont dans l\u2019obligation d\u2019appliquer les accords convenus \u00e0\u00a0                     Schengen le 14 juin 1985. \u00c0 ces accords ont \u00e9t\u00e9 souscrits,                     en premi\u00e8re phase, par la France, l\u2019Allemagne, la Belgique,                     les Pays-Bas et le Luxembourg et en deuxi\u00e8me phase, plus                     tard, par l\u2019Italie, l\u2019Espagne, le Portugal et la Gr\u00e8ce. La                     Suisse, bien qu\u2019elle ne fasse pas partie officiellement de                     la Communaut\u00e9 europ\u00e9enne, elle a adh\u00e9r\u00e9 \u00e0 ces accords le 5                     juin 2005. Deux pays sont rest\u00e9s en dehors, l\u2019Angleterre et                     l\u2019Irlande. Oui il n\u2019y a rien \u00e0 dire \u00e0 ce sujet. Comme on le                     voit les accords de Schengen sont bien ant\u00e9rieurs au 11-S                     qui a d\u00e9clench\u00e9 la guerre mondiale contre le \u00ab terrorisme \u00bb.                     Aux derni\u00e8res nouvelles lues sur le site de tunisnews du 28                     ao\u00fbt, il est question d\u2019une intervention diplomatique, au                     niveau de l\u2019ambassade tunisienne en Italie, qui chercherait                     \u00e0 faire lib\u00e9rer les p\u00eacheurs.                      Quelle que soit l\u2019issue qui va \u00eatre donn\u00e9e \u00e0 cette affaire,                     le vrai probl\u00e8me restera pos\u00e9 et demeurera aussi sans                     solution aucune. Il n\u2019y a rien dans les horizons qui indique                     un changement quelconque. Car d\u2019un c\u00f4t\u00e9 l\u2019espace Schengen                     tout en se verrouillant de plus en plus mais sans pour                     autant renoncer \u00e0 ses \u00ab int\u00e9r\u00eats vitaux \u00bb dans le reste du                     monde et particuli\u00e8rement en Afrique et dans le monde arabe,                     de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 la r\u00e9action des \u00ab exclus \u00bb, qui a pris ces                     derniers temps la forme des pirogues pacifiques, prendra,                     sans la moindre doute, d\u2019autres formes que personne, ni m\u00eame                     les experts occidentaux en la mati\u00e8re et qui sont pay\u00e9s                     royalement, ne peuvent ni imaginer ni pr\u00e9voir. Au moment o\u00f9                     les embarcations, telle que celle des derniers naufrag\u00e9s                     sauv\u00e9s in extremis par les p\u00eacheurs de Monastir, continuent                     leur travers\u00e9e vers les c\u00f4tes italiennes les plus proches,                     beaucoup d\u2019autres pirogues le font vers les c\u00f4tes                     espagnoles. L\u00e0 on est en pied de guerre depuis plusieurs                     ann\u00e9es. De ce c\u00f4t\u00e9-l\u00e0 la complexit\u00e9 de la question et les                     moyens mis en \u0153uvre pour y faire face m\u00e9rite bien un l\u00e9ger                     d\u00e9tour dans l\u2019histoire susceptible de jeter plus de lumi\u00e8re                     sur les origines et les dimensions de la probl\u00e9matique.                      L\u2019Espagne : de la dictature au retour imp\u00e9rial.                      Donc il a fallu la guerre civile \u2013\u00a0 une guerre qui a dur\u00e9                     trois ans, de 1936 jusqu\u2019\u00e0 1939, faisant huit cents milles                     morts et plus de 350.000 exil\u00e9s \u2013 pour voir l\u2019Espagne, sous                     la dictature du g\u00e9n\u00e9ral Franco, se maintenir\u00a0 durant                     quarante ans hors des \u00ab zones d\u2019influence occidentales \u00bb\u00a0 de                     par le monde et particuli\u00e8rement en Afrique et en Am\u00e9rique                     du Sud.\u00a0 Par influence s\u2019entend surtout\u00a0 les sources des                     mati\u00e8res premi\u00e8res qui ont permis l\u2019enrichissement mat\u00e9riel                     de l\u2019Occident o\u00f9 ce qu\u2019ils appellent leurs \u00ab int\u00e9r\u00eats vitaux                     \u00bb.\u00a0 Apr\u00e8s la\u00a0 deuxi\u00e8me Grande Guerre qui a oppos\u00e9                     l\u2019Allemagne aux autres pays europ\u00e9ens, l\u2019Espagne ainsi que                     le Portugal \u00e9taient rest\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9cart de la nouvelle                     reconstruction de l\u2019Europe et par la suite de la                     construction de la Communaut\u00e9 europ\u00e9enne actuelle. Les deux                     pays ib\u00e9riques, gouvern\u00e9s par deux dictatures, celle du                     g\u00e9n\u00e9ral Franco et celle de Salazar, sont rest\u00e9s isol\u00e9s du                     reste de l\u2019Europe occidentale pompeusement d\u00e9mocratique.                     Donc jusqu\u2019aux ann\u00e9es soixante et soixante dix, sur le plan                     du d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social, l\u2019Espagne \u00e9tait                     pratiquement au m\u00eame niveau que les autres pays du sud de la                     m\u00e9diterran\u00e9e, le Maroc, la Tunisie ou l\u2019Alg\u00e9rie o\u00f9 le PIB                     dans l\u2019un comme dans les autres se situait \u00e0 quelques 400                     dollars. Aujourd\u2019hui il serait d\u2019environ 4.000 dollars[2] en                     Tunisie et de 22.000 euros ou 29.000 dollars. Donc dans le                     m\u00eame espace de temps, du c\u00f4t\u00e9 sud de la m\u00e9diterran\u00e9e, le PIB                     s\u2019est multipli\u00e9 par dix et du c\u00f4t\u00e9 nord, dans ce cas                     l\u2019Espagne et le Portugal, il s\u2019est multipli\u00e9 par plus de 70                     ! Et pourtant ni les espagnols, ni les portugais n\u2019auraient                     d\u00e9couvert de gigantesques ressources naturelles, ni qu\u2019ils                     ne soient des \u00eatres dot\u00e9s d\u2019une intelligence sup\u00e9rieure \u00e0                     celle des peuples du sud de la m\u00e9diterran\u00e9e et en                     l\u2019occurrence les arabes. Encore plus, ils ne sont pas, non                     plus, plus laborieux. Tout \u00e0 fait le contraire. Ils                     travaillent strictement 40 heures par semaine et en comptant                     les jours f\u00e9ri\u00e9s additionn\u00e9s aux samedis et dimanches, sans                     prendre en consid\u00e9ration les vacances de chacun, on arrive \u00e0                     127 jours[3], soit plus de quatre mois de l\u2019ann\u00e9e. Alors                     d\u2019o\u00f9 vient cet \u00e9cart ahurissant dans les PIB ? \u2013 C\u2019est tr\u00e8s                     simple, les coffres-forts de la Communaut\u00e9 Europ\u00e9enne                     contiennent des accumulations de richesses inimaginables, de                     quoi pouvoir reconstruire toute l\u2019Europe d\u2019un seul coup. Ces                     accumulations qui se comptent par billions d\u2019euros                     s\u2019appellent aussi les fonds structurels. Et en plus une                     domination sans partage de la technologie et de tous les                     moyens les plus sophistiqu\u00e9s de production. Et en parlant                     des richesses occidentales faut-il aussi y inclure, \u00e0 part                     le p\u00e9trole en lui-m\u00eame,\u00a0 tout l\u2019argent du p\u00e9trole du                     Golfe.Tout flue vers la m\u00eame destination !                      Jamais les espagnols ou les portugais qui dans les ann\u00e9es                     soixante-dix \u00e9taient \u00e2g\u00e9s de 20 ou 30 ans et donc                     aujourd\u2019hui seraient des retrait\u00e9s ou sur le point de                     l\u2019\u00eatre, n\u2019avaient r\u00eav\u00e9 d\u2019une pension aussi fabuleuse, qui                     leur permet de vivre dans un confort total, en plus faire                     des vacances aux quatre coins\u00a0 du monde et entreprendre des                     croisi\u00e8res r\u00e9elles sur des bateaux de grand luxe comme                     l\u2019Europa dans le r\u00e9cit fiction dont il sera question plus                     loin. Alors que jusqu\u2019aux ann\u00e9es soixante dix, les fran\u00e7ais                     gardaient encore l\u2019habitude de dire qu\u2019au-del\u00e0 des                     pyr\u00e9n\u00e9ens, commence l\u2019Afrique. Ils ne le disent plus                     aujourd\u2019hui. Certains fran\u00e7ais des classes populaires se                     consid\u00e8rent m\u00eame frustr\u00e9s devant le niveau de vie de leurs                     voisins du sud qui les a brusquement rejoints et dans                     certains cas m\u00eame d\u00e9pass\u00e9s.                      \u00c0 cette \u00e9poque des ann\u00e9es soixante et soixante dix, les                     \u00e9migr\u00e9s qui partaient du Maroc traversaient \u00e0 toute vitesse                     l\u2019Espagne en direction de la France, de la Belgique, des                     Pays-Bas, de l\u2019Allemagne, des pays nordiques ou de                     l\u2019Angleterre. Il n\u2019y avait rien en Espagne de nature \u00e0                     inciter ces \u00e9migr\u00e9s \u00e9conomiques \u00e0 y rester. Ni des                     possibilit\u00e9s de travail, ni des salaires all\u00e9chants, ni un                     cadre social meilleur que celui de leur pays d\u2019origine                     qu\u2019ils ont d\u00e9cid\u00e9 de quitter. En plus beaucoup d\u2019espagnols                     \u00e9taient eux-m\u00eames des \u00e9migr\u00e9s dans ces m\u00eames pays de                     l\u2019Europe riche ou dans certains pays d\u2019Am\u00e9rique du Sud comme                     l\u2019Argentine, le Mexique ou le Venezuela. Dans les                     t\u00e9moignages de tous ceux qui ont eu l\u2019occasion de visiter                     l\u2019Espagne \u00e0 cette \u00e9poque il y avait beaucoup de sentiments                     de sympathie et de solidarit\u00e9 envers un peuple apparemment\u00a0                     affable. En tout cas c\u2019\u00e9tait bien l\u2019impression g\u00e9n\u00e9rale qui                     se d\u00e9gageait \u00e0 l\u2019\u00e9poque. On \u00e9tait tr\u00e8s loin des autres                     consid\u00e9rations de l\u2019histoire. Et quand on passait par des                     villes comme S\u00e9ville ou Grenade, on faisait abstraction des                     si\u00e8cles de splendeur d\u2019un certain empire espagnol avec ses\u00a0                     Hernan Cort\u00e8s ou Francisco\u00a0 Pizarro et on mettait beaucoup                     plus l\u2019accent sur le moment avec ses attractifs aspects                     culturels et folkloriques, ses artistes, ses couleurs et sa                     riche et app\u00e9tissante gastronomie. A Grenade ou \u00e0 Cordoue il                     y avait quelque chose qui intriguait quand m\u00eame les                     visiteurs. L\u2019Alhambra ou la Grande Mosqu\u00e9e, deux vestiges                     d\u2019une autre splendeur, celle de l\u2019Andalousie musulmane et                     qui sont de visite oblig\u00e9e, constituent une immersion                     in\u00e9vitable dans l\u2019histoire.\u00a0 Dans les rues de S\u00e9ville, comme                     dans toutes les autres villes de l\u2019Andalousie on croisait                     des gens, des hommes, des femmes, des jeunes filles et des                     gar\u00e7ons\u00a0 tous ou presque tous, aux cheveux et aux yeux noirs                     et \u00e0 la peau brune. Ils semblent avoir beaucoup plus                     d\u2019affinit\u00e9s\u00a0 avec les foules arabes de Damas, de Bagdad ou                     de Rabat qu\u2019avec les foules europ\u00e9ennes, \u00e0 la peau blanche,                     aux cheveux blonds et aux yeux bleus ou en couleurs claires,                     de France, d\u2019Allemagne ou des pays scandinaves.                      Avec toutes ces caract\u00e9ristiques et beaucoup d\u2019autres,                     l\u2019Espagne de l\u2019\u00e9poque gardait encore une colonie en Afrique                     et dont on parlait tr\u00e8s peu, le Sahara. Le roi du Maroc                     Hassan II en 1975 \u2013 profitant d\u2019un moment d\u2019incertitude qui                     planait sur l\u2019Espagne, d\u00fb \u00e0 l\u2019agonie et puis \u00e0 la mort du                     g\u00e9n\u00e9ral Franco \u2013 a cru le moment opportun pour l\u2019annexer. Le                     roi d\u2019Espagne, une fois Franco enterr\u00e9, ayant devant lui une                     \u00e9norme t\u00e2che \u00e0 la maison, a laiss\u00e9 faire. Et les troupes                     espagnoles se sont retir\u00e9es plus ou moins\u00a0 avec une certaine                     discr\u00e9tion et dans l\u2019ordre. De toute mani\u00e8re l\u2019Espagne de                     l\u2019\u00e9poque avait d\u2019autres pr\u00e9occupations. Et son isolement qui                     a dur\u00e9 quarante ans ne pouvait lui permettre de compter trop                     ni sur l\u2019Europe ni sur les instances internationales pour                     garder cette possession coloniale. Non sans quelques morts                     de plus et des tentatives de coup d\u2019\u00e9tat, le pays va                     s\u2019approcher petit \u00e0 petit de l\u2019Europe et finir par                     s\u2019int\u00e9grer officiellement comme membre \u00e0 part enti\u00e8re dans                     la Communaut\u00e9 europ\u00e9enne en 1986, une fois que toutes les                     r\u00e9formes exig\u00e9es par les autres \u00e9tats membres \u00e9taient                     accomplies. De toute mani\u00e8re dans cette marche, d\u2019une                     dizaine d\u2019ann\u00e9es environ, de d\u00e9mant\u00e8lement des                     infrastructures de l\u2019ancien r\u00e9gime dictatorial, la volont\u00e9                     politique de l\u2019Europe, traduite en capitaux et en                     technologie qui coulaient \u00e0 flot vers la p\u00e9ninsule ib\u00e9rique,                     \u00e9tait plus qu\u2019\u00e9vidente. Sans une telle volont\u00e9, il aurait                     exclu, de parler aujourd\u2019hui, d\u2019une Espagne totalement                     diff\u00e9rente et de nouveau imp\u00e9riale ou presque.                      De 1986 \u00e0 nos jours, en l\u2019espace d\u2019un peu plus de vingt ans,                     un pays a bel et bien remplac\u00e9 un autre. Mais surtout une                     mentalit\u00e9 et un esprit ont remplac\u00e9 d\u2019autres. Pendant les                     quarante ans de dictature, beaucoup de peuples en Am\u00e9rique                     du Sud, en Afrique et ailleurs avaient tr\u00e8s peu de reproches                     \u00e0 faire \u00e0 l\u2019\u00e9gard de cette Espagne. Plut\u00f4t le contraire.                     Mais pour ce qui est du pass\u00e9, c\u2019est un autre chapitre \u00e0                     part. Mais une fois la page de la dictature tourn\u00e9e les                     choses vont changer. Il a fallu d\u2019abord mettre de l\u2019ordre \u00e0                     l\u2019int\u00e9rieur de la maison, car durant quarante ans de                     dictature, beaucoup d\u2019int\u00e9r\u00eats se sont constitu\u00e9s et surtout                     r\u00e9sistaient avec force \u00e0 tout changement. Donc une bombe \u00e0                     d\u00e9samorcer. Par la suite tout va rentrer dans l\u2019ordre.                     Philippe Gonzalez et son parti politique PSOE (Parti                     Socialiste Ouvrier Espagnol) ont d\u00e9finitivement reni\u00e9 leur                     \u00e2me\u00a0 marxiste. Santiago Carrillo le chef du parti communiste                     espagnol finit par rejoindre \u00e0 son tour le bercail du                     nouveau parti socialiste de\u00a0 Gonzalez et d\u2019autres                     personnages vont fonder des partis les plus divers.                     Aujourd\u2019hui les deux grands partis qui se tournent au                     pouvoir sont le PSOE et le Parti du plus que c\u00e9l\u00e8bre Jos\u00e9                     Maria Aznar, le Parti Populaire, dont le fondateur Manuel                     Fraga \u00e9tait dans l\u2019establishment du g\u00e9n\u00e9ral Franco \u00e0 plus                     d\u2019un titre, de ministre \u00e0 ambassadeur. Une nouvelle                     constitution espagnole a aussi permis de d\u00e9centraliser le                     pouvoir et calmer les r\u00e9gions r\u00e9calcitrantes et moins                     monarchiques, telle que la Catalogne par exemple. Les choses                     ne sont pas tout \u00e0 fait r\u00e9gl\u00e9es avec les Pays Basques. Mais                     avec\u00a0 la solidarit\u00e9 ou la complicit\u00e9 agissante des autres                     pays europ\u00e9ens et particuli\u00e8rement la France\u00a0 cette question                     est rel\u00e9gu\u00e9e au niveau des faits divers, trait\u00e9e comme telle                     et ne semble avoir aucune r\u00e9percussion sur la marche                     g\u00e9n\u00e9rale de la Communaut\u00e9 Europ\u00e9enne triomphante.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0                                         Durant tout le temps qu\u2019a dur\u00e9 la dictature, l\u2019Espagne                     n\u2019\u00e9tait parti pris dans aucune des innombrables d\u00e9tresses de                     la plan\u00e8te, contrairement aux autres occidentaux et \u00e0 leur                     t\u00eate, les \u00c9tats-Unis, qui s\u2019y trouvaient \u00e0 l\u2019origine avec                     leurs agressions multiples qui n\u2019ont jamais cess\u00e9 depuis des                     longs si\u00e8cles et jusqu\u2019\u00e0 nos jours. Tous les peuples de                     l\u2019Am\u00e9rique du sud ou des Indes Occidentales ainsi que les                     peuples arabes ou d\u2019Afrique \u00e9taient \u00e0 l\u2019abri d\u2019une Espagne                     agressive. \u00c0 pr\u00e9sent les choses ont chang\u00e9\u00a0 ou plut\u00f4t,                     l\u2019Espagne a r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 son app\u00e9tit d\u2019antan. Son app\u00e9tit                     imp\u00e9rial ou imp\u00e9rialiste mais avec une voracit\u00e9 comme aux                     temps des conqu\u00eates du 16i\u00e8me si\u00e8cle et des si\u00e8cles d\u2019apr\u00e8s.                     C\u2019est cette voracit\u00e9 qui est le point essentiel et qui a                     n\u00e9cessit\u00e9 la br\u00e8ve introduction qui a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 afin\u00a0 de                     pouvoir analyser mesurer les dimensions\u00a0 de l\u2019attitude de la                     nouvelle Espagne vis-\u00e0-vis des autres peuples, de leurs                     droits, de leurs richesses, de leur libert\u00e9 et enfin de                     compte et surtout de leur dignit\u00e9.                      Les pirogues des d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s, le reflet de l\u2019hypocrisie                     occidentale                      Depuis plusieurs ann\u00e9es, il ne se passe plus de jour o\u00f9 les                     policiers espagnols ne d\u00e9tiennent pas des pauvres qui fuient                     la mis\u00e8re, sous toutes ses formes, dans leurs pays d\u2019origine                     \u00e0 la recherche l\u00e9gitime d\u2019une vie meilleure. On les d\u00e9tient                     en pleine mer, sur les rivages ou d\u00e9ambulant dans les rues                     des villes c\u00f4ti\u00e8res ou de l\u2019int\u00e9rieur. Certains\u00a0 qui                     arrivent par avion sont arr\u00eat\u00e9s\u00a0 dans les m\u00eames a\u00e9roports.                     Pas moins de 13.504[4] personnes l\u2019ont \u00e9t\u00e9 du d\u00e9but de                     l\u2019ann\u00e9e et jusqu\u2019\u00e0 la date. Tous ont \u00e9t\u00e9, sous diff\u00e9rents                     arguments, expuls\u00e9s ipso facto, vers leurs pays d\u2019origine.\u00a0\u00a0                                         Ceux qui arrivent par mer le font g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 bord des                     pirogues ou des zodiacs. Quelques ann\u00e9es en arri\u00e8re la                     travers\u00e9e se faisait des c\u00f4tes marocaines vers les c\u00f4tes                     espagnoles \u00e0 travers le d\u00e9troit de Gibraltar. Mais la                     surveillance accrue des deux c\u00f4t\u00e9s en plus des noyades dues                     aux \u00e9normes vagues que soul\u00e8vent les gros bateaux, en                     passant \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de ces fragiles embarcations rudimentaires                     sur lesquelles s\u2019entassent des jeunes, des adultes, des                     jeunes filles, des femmes et m\u00eame des adolescents, a rendu                     ce point de passage plein de risque. Ces bateaux, ironie du                     destin, sont g\u00e9n\u00e9ralement des tankers qui transportent du                     p\u00e9trole ou du gaz liqu\u00e9fi\u00e9 venant d\u2019Alg\u00e9rie, de la Libye ou                     de l\u2019un des pays arabes du Golfe ou des bateaux de croisi\u00e8re                     de luxe cinq \u00e9toiles comme celui dont le r\u00e9cit est rapport\u00e9                     par Fernando .L. de Aranoa dans le journal El Pais[5]. M\u00eame                     s\u2019il s\u2019agit d\u2019un r\u00e9cit fiction, il d\u00e9passe par plusieurs de                     ses aspects la tragique r\u00e9alit\u00e9. Les\u00a0\u00a0 \u00e9vidences auxquelles                     fait allusion l\u2019auteur, \u00e0 travers les personnages et les                     brefs dialogues imaginaires, r\u00e9v\u00e8lent bien l\u2019ampleur de                     l\u2019hypocrisie de l\u2019esp\u00e8ce humaine.\u00a0\u00a0                      Les naufrag\u00e9s de l\u2019Europa.                     \u00ab Les turbines de l\u2019Europa (Le nom du bateau de croisi\u00e8re)                     se sont brusquement arr\u00eat\u00e9es provoquant un grincement                     rauque. Ses 1.100 cabines de luxe s\u2019inclinent plut\u00f4t \u00e0                     tribord, o\u00f9 se sont rassembl\u00e9s les passagers, attir\u00e9s par la                     curiosit\u00e9. En bas, la houle est sur le point de faire                     couler, ce qui restait encore \u00e0 la surface de l\u2019eau,\u00a0 de                     l\u2019\u00e9pave d\u2019une embarcation \u00e0 bord de laquelle 30 africains                     avaient pris place. Finalement, un \u00e0 un, tous ont pu \u00eatre                     ramen\u00e9s sains et saufs sur l\u2019avant-pont Windsor du croiseur                     entre les applaudissements et l\u2019\u00e9motion des clients. Le                     capitaine leur donna formellement la bienvenue \u00e0 bord de                     l\u2019Europa\u2026 La loi de la mer, a d\u00fb penser en son fort                     int\u00e9rieur, s\u2019\u00e9crit aujourd\u2019hui avec la calligraphie                     lumineuse, en lettres d\u2019or,\u00a0 de la solidarit\u00e9 humaine. Mais                     aussit\u00f4t commenc\u00e8rent les probl\u00e8mes. Un repr\u00e9sentant de la                     compagnie informa imm\u00e9diatement le capitaine de sa                     pr\u00e9occupation, car il ne restait de libre que les cabines de                     premi\u00e8re classe cinq \u00e9toiles sur l\u2019avant pont Neptune. Et                     comme le capitaine ne voyait pas bien o\u00f9 il en voulait                     venir, il a fallu lui expliquer que les passagers ne                     pourraient facilement accepter que les africains puissent                     \u00eatre log\u00e9s dans des cabines sup\u00e9rieures aux leurs et en plus                     gratuitement. Et que dans ce cas il vaut mieux d\u00e9m\u00e9nager                     certains clients des cabines touristes vers les cabines de                     luxe et ainsi loger les africains \u00e0 leur place. Le capitaine                     essaya un moment de se rappeler ce que stipule exactement la                     loi de la mer mais en vain. Au m\u00eame moment les personnes                     charg\u00e9es des relations publiques au si\u00e8ge de la\u00a0 compagnie \u00e0                     Gen\u00e8ve se r\u00e9unirent en caract\u00e8re d\u2019urgence. D\u2019autre part on                     ne pouvait se permettre de voir ces immigrants se promener                     en haillons sur le croiseur. Sur instructions de leurs                     sup\u00e9rieurs, des membres de l\u2019\u00e9quipage se charg\u00e8rent de les                     accompagner aux boutiques sur l\u2019avant pont Milano et chacun                     a pu se procurer un maillot, un pantalon et de quoi se                     chausser. A pr\u00e9sent soulag\u00e9s et habill\u00e9s avec \u00e9l\u00e9gance avec                     des v\u00eatements sign\u00e9s Armani, Ralph Laurent, ils pouvaient se                     promener sur les ponts du bateau. Dans les yeux des                     passagers on pouvait lire un m\u00e9lange de respect, de la                     commis\u00e9ration et de la crainte. Souriants \u00e0 pleines dents,                     les h\u00f4tes inattendus, se laissaient photographier \u00e0 volont\u00e9.                     Ce soir l\u00e0 ils seront r\u00e9partis sur diff\u00e9rentes tables o\u00f9 ils                     seront re\u00e7us par les invit\u00e9s avec enthousiasme, bien qu\u2019a                     diff\u00e9rents degr\u00e9s. Un expert en mati\u00e8re d\u2019immigration, qui                     profitait de ses vacances m\u00e9rit\u00e9es accompagn\u00e9 des membres de                     sa famille, tout en prenant les premiers plats, se mit \u00e0                     expliquer \u00e0 Bilal[6] qui avait pris place \u00e0 sa table, les                     lois sur les \u00e9trangers, les contingents d\u00e9cid\u00e9s par le                     gouvernement, les effets que peuvent avoir les plans de                     r\u00e9gularisation \u00e0 long terme et surtout les pernicieuses                     cons\u00e9quences de l\u2019effet appel[7], mais Bilal semble                     s\u2019excuser pour le fait de ne rien comprendre de ce qu\u2019on lui                     racontait. En fin de compte, Bilal n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cole,                     une guerre lui avait bris\u00e9 son adolescence et la mis\u00e8re qui                     s\u00e9vit dans son pays, ont fait qu\u2019il n\u2019a jamais pu voyager \u00e0                     l\u2019\u00e9tranger. En tout cas la plupart des convives autour des                     tables \u00e9taient d\u2019accord pour affirmer que ce sont les                     n\u00e9cessit\u00e9s qui les ont pouss\u00e9s \u00e0 prendre des risques aussi                     \u00e9lev\u00e9s en se lan\u00e7ant en mer. Certains ont mis ajout\u00e9 que                     leur pr\u00e9sence dans nos pays est devenue un imp\u00e9ratif.                     D\u2019autres ont \u00e9t\u00e9 encore plus pr\u00e9cis sur cette pr\u00e9sence : Il                     faut bien que quelqu\u2019un fasse le travail de merde que                     personne en Europe ne veut plus faire. D\u2019autre part ils                     \u00e9l\u00e8vent notre indice de natalit\u00e9, ajouta le voisin de la                     table d\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9. Enfin des commentaires qui semblent jouir de                     l\u2019approbation de tous.                      Mais les probl\u00e8mes surgirent de nouveau quand les africains                     ont commenc\u00e9 \u00e0 m\u00e9langer la marmelade avec le p\u00e2t\u00e9 que les                     services de bord distribuait sur les tables et                     s\u2019intensifi\u00e8rent encore plus quand une adolescente, la fille                     d\u2019un homme d\u2019affaires fran\u00e7ais, s\u2019\u00e9tait montr\u00e9e fascin\u00e9e,                     au-del\u00e0 de ce que la loi de la mer ne le permet, par                     l\u2019insolite voracit\u00e9 d\u2019Abdallah, un sub-saharien muscl\u00e9, la                     peau noire presque bleue, que le maillot de Ralph Laurent a                     rendu encore plus s\u00e9duisant. Sur cette question le consensus                     semble se maintenir assez large. \u00ab Moi je voudrais bien                     qu\u2019ils accroissent notre indice de natalit\u00e9, mais pas sur le                     compte de ma fille \u00bb, semble penser la m\u00e8re de l\u2019attractive                     jeune fille, avant de changer de si\u00e8ge et ainsi s\u2019\u00e9loigner                     des eaux territoriales de l\u2019africain et de sa potentielle                     influence. Pour le dessert, au moment o\u00f9 le capitaine                     donnait de nouveau, \u00e0 travers le micro, la bienvenue aux                     r\u00e9cents arriv\u00e9s sur l\u2019Europa, les membres de\u00a0 l\u2019\u00e9quipe des                     relations publiques, r\u00e9organis\u00e8rent les tables, de fa\u00e7on \u00e0                     ce que tous les naufrag\u00e9s soient regroup\u00e9s autour d\u2019une                     seule table et ainsi \u00e9viter les probl\u00e8mes d\u2019ordre culturel.                     Les africains ont pu de cette mani\u00e8re prendre leur dessert                     dans leur ghetto de fil blanc. Par la suite ils ont \u00e9t\u00e9                     conduits \u00e0 la discoth\u00e8que Rythme Latin. L\u00e0 Abdallah chercha,                     les yeux de la fille de l\u2019homme d\u2019affaires fran\u00e7ais et tomba                     sur ses mains. Ils s\u2019embrass\u00e8rent sur le pont Tudor sous un                     clair de lune qui impressionna le naufrag\u00e9, m\u00eame si au fond,                     il est, au moins,\u00a0 la copie conforme de celui laiss\u00e9                     derri\u00e8re, dans le ciel de son pays.                      Entre temps une d\u00e9l\u00e9gation des passagers s\u2019est r\u00e9unie avec                     un responsable de la compagnie pour lui transmettre la                     mauvaise humeur envers les naufrag\u00e9s : \u00ab Leur sauver la vie,                     c\u2019est bien, mais qu\u2019ils profitent de nos jacuzzis et de nos                     filles, l\u00e0 on n\u2019est plus d\u2019accord \u00bb, lui dirent-ils. Bien                     qu\u2019au fond ils aient utilis\u00e9 d\u2019autres termes. Quant au                     commercial qui est all\u00e9 voir le capitaine, a r\u00e9sum\u00e9 les                     choses de cette mani\u00e8re : \u00ab La loi de la mer est parfaite,                     mais elle interf\u00e8re dans les lois du march\u00e9. \u00bb Ainsi il lui                     r\u00e9suma le nouveau\u00a0 panorama. Un peu plus tard, les                     immigrants \u00e9taient conduits dans les soutes du bateau et l\u00e0                     ils pass\u00e8rent leur premi\u00e8re nuit dans le Premier Monde. \u00c0 la                     loi de la mer a succ\u00e9d\u00e9 la loi de la terre.                      Tout le monde sur le pont Mare Nostrum applaudissait les                     immigrants, toujours habill\u00e9s en Armani, qui descendaient                     sur la passerelle du bateau. Bilal qui r\u00e9pondait par un                     sourire de reconnaissance alors qu\u2019avec ses grands yeux                     noirs il voyait en face de lui, les autorit\u00e9s locales qui                     les attendaient sur le quai. Imm\u00e9diatement tous vont \u00eatre                     expuls\u00e9s vers leur pays en guerre.\u00a0                      Aujourd\u2019hui encore quand on lui demande comment est                     l\u2019Europe, Bilal reste muet. Il pense que personne ne va le                     croire. Mais souvent, il se souvient, de ce soir o\u00f9 on les a                     pris vers le pont de commande de croiseur Europa et il                     demanda au capitaine vers quelle destination se dirigeait le                     bateau, au moment o\u00f9 ils ont \u00e9t\u00e9 sauv\u00e9s. \u00ab \u00c0 nulle part lui                     r\u00e9pondit- le capitaine mal \u00e0 l\u2019aise. L\u2019Europa \u2013 ajouta-t-il                     \u2013 est un bateau de croisi\u00e8re de plaisir. Et m\u00eame si le                     capitaine a \u00e9vit\u00e9 que cela puisse le para\u00eetre, le ton                     employ\u00e9 \u00e9quivalait bien \u00e0 une excuse. Bilal accepta poliment                     l\u2019explication m\u00eame s\u2019il n\u2019y a rien compris. \u00ab \u00c0 nulle part \u00bb                     pensa-t-il au fond de lui-m\u00eame : \u00ab Les naufrag\u00e9s sont eux                     \u00bb.\u00a0 Fin du r\u00e9cit de fiction !\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0                      L\u2019accueil et le traitement policier.                     On revient \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. Tous ceux qui arrivent \u00e0 braver                     tous les p\u00e9rils et survivent \u00e0 leur travers\u00e9e sont                     accueillis par un nombre exag\u00e9r\u00e9\u00a0 de fonctionnaires de la                     s\u00e9curit\u00e9 espagnols en uniforme ou sans celui-ci et une nu\u00e9e\u00a0                     form\u00e9e par les humanitaires de la croix rouge. Les                     fonctionnaires de police ou autres qui peuvent avoir un                     contact direct avec ces personnes, qui arrivent totalement                     ext\u00e9nu\u00e9es, portent des gants blancs et des masques \u00e0\u00a0 gaz ou                     de m\u00e9decin, pour \u00e9viter toute contagion probable, comme                     s\u2019ils avaient affaire \u00e0 des l\u00e9preux ou des pestif\u00e9r\u00e9s.                     Quelques sc\u00e8nes, o\u00f9 des gestes de compassion, telle que des                     couvertures pos\u00e9es sur la t\u00eate et autour des \u00e9paules                     mouill\u00e9es de ces pauvres ainsi que la distribution des                     bouteilles d\u2019eau et des galettes, sont film\u00e9es. Ce sont ces                     sc\u00e8nes-l\u00e0 qui sont montr\u00e9es \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision. Et si dans le                     groupe il se trouve des femmes enceintes ou des b\u00e9b\u00e9s, la                     cam\u00e9ra s\u2019attarde un peu plus pour transformer ces moments                     path\u00e9tiques en un t\u00e9moignage sur le caract\u00e8re humanitaire                     espagnol qui force le respect ! Mais au-del\u00e0 le traitement                     est d\u2019une toute autre nature. Et l\u00e0 les cam\u00e9ras n\u2019y acc\u00e8dent                     pas. La police et la garde civile espagnoles, l\u2019une comme                     l\u2019autre, sinistrement c\u00e9l\u00e8bres pour leur impitoyable duret\u00e9                     \u00e0 l\u2019\u00e9poque franquiste, leur comportement aujourd\u2019hui, envers                     leurs compatriotes ayant fl\u00e9chi, d\u00e9mocratie oblige,\u00a0                     trouvent dans la masse des \u00e9trangers et particuli\u00e8rement                     aupr\u00e8s de ceux qu\u2019on appelle les \u00e9migr\u00e9s, l\u00e9gaux ou                     ill\u00e9gaux, le terrain de leur\u00a0 pr\u00e9dilection pour le                     d\u00e9foulement. Et de pr\u00e9f\u00e9rence s\u2019ils sont arabes ou musulmans                     ou des marginaux de la m\u00eame soci\u00e9t\u00e9 espagnole, car il y en a                     quand m\u00eame. Pourtant, chose difficile \u00e0 croire, tous les                     membres de ces corps de la s\u00e9curit\u00e9 espagnole, dont l\u2019\u00e2ge se                     situe entre les vingtaines et les quarantaines d\u2019ann\u00e9es, qui                     n\u2019avaient pas v\u00e9cu l\u2019\u00e9poque de la dictature ont le m\u00eame                     comportement barbare et par-dessus le march\u00e9, ils sont mieux                     \u00e9quip\u00e9s, mieux entrain\u00e9s et mieux pay\u00e9s. Ils sont par                     cons\u00e9quent plus efficaces et d\u00e9montrent bien qu\u2019ils sont le                     m\u00eame instrument qui sert aussi bien la dictature que la                     d\u00e9mocratie. Pourvu qu\u2019on leur indique bien les limites de                     leur action. Ou plut\u00f4t le \u00ab sac \u00bb sur lequel il faut cogner.                     En parlant d\u2019\u00e2ge tous les politiciens, \u00e0 part quelques rares                     exceptions au niveau de la cour supr\u00eame, du corps judiciaire                     en g\u00e9n\u00e9ral, du corps diplomatique, tous les hommes et femmes                     politiques espagnols, du pr\u00e9sident du gouvernement aux                     ministres et aux chefs de l\u2019opposition, tous se situent                     aussi dans la m\u00eame fourchette d\u2019\u00e2ge et par cons\u00e9quent \u00e0                     l\u2019\u00e9poque de la dictature beaucoup n\u2019\u00e9taient m\u00eame pas n\u00e9s.                     Ils sont n\u00e9s dans la nouvelle Espagne rose. Avec tous les                     efforts intellectuels, quand volont\u00e9 et honn\u00eatet\u00e9 s\u2019y                     joignent, il est presque impossible d\u2019avoir une id\u00e9e de                     l\u2019Espagne grise, pour mesurer l\u2019impact de toute d\u00e9cision et                     de toute action. \u00c0 part quelques \u00ab marginaux \u00bb, qui n\u2019ont                     aucune influence sur les centres de d\u00e9cisions, la classe                     politique espagnole d\u2019aujourd\u2019hui dans son ensemble, toutes                     couleurs confondues, agissent dans le cadre strat\u00e9gique des                     int\u00e9r\u00eats vitaux de l\u2019Europe. Il leur arrive souvent                     d\u2019innover dans ce cadre !\u00a0\u00a0                      Amnesty International et d\u2019autres organismes internationaux                     continuent \u00e0 d\u00e9crire la police espagnole sous les m\u00eames                     effroyables traits de toujours. Bien que les gouvernements                     espagnols successifs le d\u00e9mentent, les cas de tortures                     suivis de mort sont relat\u00e9s avec des documents irr\u00e9futables.                     Mieux encore les organes de s\u00e9curit\u00e9 espagnols, dans le                     cadre de la d\u00e9mocratie en vigueur, et, afin de se blinder \u00e0                     l\u2019\u00e9gard des pouvoirs politiques, ont constitu\u00e9 eux aussi                     leurs syndicats multiples. Et ainsi les hommes politiques ne                     peuvent plus facilement, \u00e0 chaque bavure, faire porter les                     responsabilit\u00e9s sur le compte de quelques fonctionnaires                     isol\u00e9s, ayant agi de leur propre chef. Le cas le plus r\u00e9cent                     qui oppose l\u2019un des syndicats au gouvernement, est celui du                     nig\u00e9rien Osamuyi Aikpitanyi. On devait le rapatrier par                     force \u2013 comme le sont d\u2019ailleurs tous les autres en dehors                     de toute consid\u00e9ration juridique \u2013 et ainsi il \u00e9tait mis                     dans un avion escort\u00e9 par deux agents de police.                      Dans le pass\u00e9 l\u2019expulsion d\u2019un \u00e9tranger, arriv\u00e9 d\u2019une                     mani\u00e8re clandestine ou se trouvant d\u2019une mani\u00e8re irr\u00e9guli\u00e8re                     dans le pays, passait par un processus l\u00e9gal qui finit par                     une sentence juridique ferme prononc\u00e9e par un juge. \u00c7a                     prenait des mois sinon quelquefois des ann\u00e9es. La d\u00e9mocratie                     \u00e9tait encore fra\u00eeche et on voulait faire les choses en                     concordance avec les lois suppos\u00e9es prot\u00e9ger\u00a0 les droits des                     personnes et en harmonie avec les valeurs de la d\u00e9mocratie.                     Eh bien tout \u00e7a a \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9. C\u2019est la police et la garde                     civile qui d\u00e9tiennent toutes les pr\u00e9rogatives. La                     d\u00e9mocratie, l\u2019article 13 de la D\u00e9claration Universelle des                     Droits de l\u2019Homme et tous les textes semblables ne sont plus                     pris en consid\u00e9ration.                      Donc Osamuyi \u00e9tait b\u00e2illonn\u00e9 et les poings li\u00e9s. Ce jour-l\u00e0                     du 9 juin 2007, aucun\u00a0 des passagers dans l\u2019avion ne s\u2019\u00e9tait                     rendu compte que l\u2019homme, plac\u00e9 entre les deux agents, \u00e9tait                     en train de mourir. Eh bien Osamuyi avait perdu la vie par                     asphyxie. Une enqu\u00eate officielle est depuis ouverte. Le chef                     du syndicat de police, SUP (Syndicat Unifi\u00e9 des Policiers),                     auquel appartiennent les deux agents, Maximiliano                     Correal[8], vient de menacer de gr\u00e8ve dans le cas o\u00f9 les                     deux policiers sont condamn\u00e9s \u00e0 une quelconque sanction.                     Selon le syndicat, la mort d\u2019Osamuyi n\u2019est due qu\u2019au manque                     de moyens de rapatriement mis \u00e0 la disposition des agents !                     (Sic).Les agents n\u2019avaient pas semble-t-il les moyens                     suffisants pour ramener au Niger le pauvre Osamuyi vivant !\u00a0                                         La complicit\u00e9 n\u00e9cessaire des r\u00e9gimes.                     Le pays d\u2019Osamuyi consid\u00e9r\u00e9 comme le dernier pays dans                     l\u2019indice du d\u00e9veloppement humain, en plus d\u2019un endettement                     end\u00e9mique aupr\u00e8s de la Banque Mondiale et du Fonds Mon\u00e9taire                     International, est n\u00e9anmoins un des cinq pays producteurs de                     l\u2019uranium dont d\u00e9pendent, par exemple les 30% de                     l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 produite en France. L\u2019uranium dans ce pays                     africain est exploit\u00e9 aujourd\u2019hui m\u00eame, exactement comme \u00e0                     l\u2019\u00e9poque coloniale, par la compagnie fran\u00e7aise, Areva,                     leader mondial de l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire civil. Dans la foul\u00e9e                     du scandale qui vient de se produire autour de cette                     compagnie qui aurait appuy\u00e9 un coup d\u2019\u00e9tat men\u00e9 par le MNJ                     (Mouvement Nig\u00e9rien pour la Justice) et dont le directeur                     Dominique Pin et le chef de la s\u00e9curit\u00e9 de la compagnie,                     Gilles Namur, viennent d\u2019\u00eatre expuls\u00e9s, on apprend qu\u2019elle                     payait \u00e0 l\u2019\u00e9tat 27.300 FCFA (Franc de la Communaut\u00e9                     Financi\u00e8re Africaine) soit l\u2019\u00e9quivalent d\u2019environ 40 euros                     la livre d\u2019uranium pour la revendre sur le march\u00e9                     international \u00e0 raison de 122.000FCFA environ 183 euros.                     Incroyable mais vrai, et, il va de m\u00eame du reste de toutes                     les mati\u00e8res premi\u00e8res du Niger ou de n\u2019importe quel autre                     pays de la P\u00e9riph\u00e9rie. L\u2019uranium est class\u00e9 en deuxi\u00e8me                     position avec le lithium comme mati\u00e8re premi\u00e8re strat\u00e9gique.                     Et il se trouve que la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise Areva refuse de                     donner, au gouvernement nig\u00e9rien, la carte g\u00e9ologique du                     pays qu\u2019elle d\u00e9tient. On pense, de cette mani\u00e8re, limiter la                     possibilit\u00e9 d\u2019exploitation \u00e0 toute autre compagnie                     concurrente. Ce n\u2019est l\u00e0 qu\u2019un\u00a0 petit exemple qui explique                     les origines des mis\u00e8res qui poussent les d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s \u00e0 ce                     genre d\u2019aventure au prix de leur vie.                      A propos des moyens pour faire face \u00e0 ce genre \u00ab d\u2019invasion                     \u00bb, comme la plupart des journaux espagnols qualifient                     l\u2019arriv\u00e9e des ces pauvres dans leur tentative de \u00ab prise                     d\u2019assaut \u00bb de la Citadelle Europe, des moyens consid\u00e9rables                     en finances comme en mat\u00e9riels divers de surveillance des                     c\u00f4tes y compris des corvettes \u00e9quip\u00e9es de radars, \u00e0 m\u00eame de                     d\u00e9tecter une pirogue perdue en pleine mer \u00e0 plusieurs                     dizaines de n\u0153uds des c\u00f4tes espagnoles, de moyens                     technologiques des plus sophistiqu\u00e9s, permettant aux agents                     de la garde civile ou autre de voir de jour comme de nuit                     ainsi que des installations sur terre ferme, soit pour                     retenir les \u00e9migr\u00e9s, soit pour les identifier et\u00a0 les ficher                     avant de proc\u00e9der \u00e0 leur expulsion. En tout cas c\u2019est                     l\u2019organisme appropri\u00e9 de la Communaut\u00e9 europ\u00e9enne appel\u00e9 \u00ab                     FRONTEX \u00bb qui fournit \u00e0 l\u2019Espagne et aux autres pays du sud,                     les pays qu\u2019on appelle la fronti\u00e8re sud de l\u2019Europe, tous                     ces moyens. Un budget de grandes dimensions qui a permis, en                     dehors de l\u2019objectif \u00e0 atteindre en lui-m\u00eame, \u00e0 l\u2019Espagne de                     cr\u00e9er des centaines, sinon des milliers de postes permanents                     de travail, non seulement aux fonctionnaires de police ou de                     la garde civile, sinon aussi \u00e0 la croix rouge et \u00e0 beaucoup                     d\u2019autres professionnels qui peuvent \u00eatre m\u00eal\u00e9s, d\u2019une                     mani\u00e8re ou d\u2019une autre, \u00e0 ce genre de situation.                      Du premier janvier 2007 au 15 ao\u00fbt sont arriv\u00e9s sur les                     c\u00f4tes espagnoles 8000 \u00e9migrants clandestins. Dans la m\u00eame                     p\u00e9riode, selon le minist\u00e8re de l\u2019int\u00e9rieur espagnol, 8.500 \u00ab                     Sans papiers \u00bb ont \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9s[9]. Ce qui veut dire qu\u2019en                     plus des 8.000 \u00e9migrants irr\u00e9guliers, le gouvernement                     espagnol, \u00e0 l\u2019instar du pr\u00e9sident fran\u00e7ais Sarkozy, profite                     de la \u00ab cohue \u00bb et attrape tous ceux qui lui semblent                     suspects ou par leurs aspects jug\u00e9s ind\u00e9sirables et on les                     met dans la m\u00eame fourn\u00e9e des expuls\u00e9s. La majorit\u00e9 de ces                     immigr\u00e9s rat\u00e9s, 4.600,\u00a0 ont \u00e9t\u00e9 rapatri\u00e9s par avion sur 123                     vols affr\u00e9t\u00e9s ex professo. Les autres 3.900 l\u2019ont \u00e9t\u00e9 sur                     des vols commerciaux. Les plus r\u00e9centes op\u00e9rations de                     rapatriement ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es mardi dernier (Le 21 ao\u00fbt                     2007). Ce jour-l\u00e0 409 immigrants ont \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9s vers le                     Maroc et le S\u00e9n\u00e9gal. Dans une note, \u00e9crit le journal El Pais                     du 23 ao\u00fbt, le minist\u00e8re de l\u2019int\u00e9rieur a expliqu\u00e9 hier                     (mercredi 22 ao\u00fbt) que dans l\u2019op\u00e9ration vers le S\u00e9n\u00e9gal ont                     particip\u00e9 240 agents de l\u2019Unit\u00e9 d\u2019Intervention de la Police                     (UIP) et du Commissariat G\u00e9n\u00e9ral charg\u00e9 des questions des                     \u00c9trangers et de l\u2019Identit\u00e9 Nationale. Le minist\u00e8re a pr\u00e9cis\u00e9                     que les agents ont tenu compagnie aux immigrants durant six                     heures \u2013 deux vols vers le S\u00e9n\u00e9gal d\u2019une dur\u00e9e de trois                     heures chacun. Ils \u00e9taient aussi accompagn\u00e9s d\u2019infirmiers et                     l\u2019op\u00e9ration s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e impeccablement. Ce travail\u00a0 bien                     fait par les policiers \u2013 ajoute la note \u2013 m\u00e9rite la                     consid\u00e9ration d\u2019un service extraordinaire bien accompli. Ce                     qui veut dire \u2013 selon le journal \u2013 que les agents sont en                     droit de s\u2019attendre \u00e0 une r\u00e9compense sp\u00e9ciale qui se                     traduira en indemnit\u00e9s sp\u00e9ciales. Aux derni\u00e8res nouvelles,                     comme le rapporte le journal espagnol \u00ab La voz de Galicia                     \u00bb[10], le syndicat des policiers vient de gagner la partie                     au gouvernement et a obtenu satisfaction totale. Sous le                     titre, \u00ab Le minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur autorise l\u2019usage de la                     force durant l\u2019expulsion des immigrants \u00bb \u00e9crit : \u00ab Le                     minist\u00e8re de l\u2019int\u00e9rieur a \u00e9labor\u00e9 son premier protocole                     d\u2019usage concernant les d\u00e9portations massives des immigrants                     qui entrera tr\u00e8s bient\u00f4t en vigueur. Dans ce document de                     vingt deux pages, la Direction G\u00e9n\u00e9rale de la Police et de                     la Garde Civile autorise un large \u00e9ventail de mesures de                     forces \u00e0 employer contre les sans-papiers qui pr\u00e9sentent une                     r\u00e9sistance quelconque \u00e0 leur d\u00e9portation. Le projet que le                     gouvernement approuvera dans les prochaines semaines est                     dat\u00e9 du 20 juillet dernier. Selon le porte-parole du                     minist\u00e8re de l\u2019int\u00e9rieur, toutes les mesures qui \u00e9taient                     jusque l\u00e0 dispers\u00e9es seront unifi\u00e9es et appliqu\u00e9es durant                     les viajes de d\u00e9portation. Elles seront encore renforc\u00e9es                     par les directives europ\u00e9ennes. En vertu de ces directives,                     les fonctionnaires sont autoris\u00e9s de neutraliser les                     d\u00e9port\u00e9s qui pr\u00e9sentent une r\u00e9sistance en utilisant les                     lacets de s\u00e9curit\u00e9 (brides en plastique), des casques, des                     v\u00eatements immobilisant homologu\u00e9s (sans sp\u00e9cification), des                     ceintures, des menottes ou similaires, et m\u00eame du ruban                     adh\u00e9sif renforc\u00e9, plus connu sous nom commercial de ruban                     adh\u00e9sif am\u00e9ricain\u2026 Le document souligne le fait que toutes                     ces mesures coercitives destin\u00e9es neutraliser les                     sans-papiers ne doivent pas mettre en danger \u00ab leur dignit\u00e9                     ni leur int\u00e9grit\u00e9 physique \u00bb(Sic). L\u2019usage de ces proc\u00e9dures                     devra \u00eatre proportionnel et conforme au respect des droits                     individuels des expuls\u00e9s, ajoute la directive. Et en plus si                     jamais, dans le contingent, se trouvent des mineurs, toute                     action violente contre le passager r\u00e9calcitrant devra se                     r\u00e9aliser loin de la vue des enfants et adolescents ! (Quelle                     grandeur d\u2019\u00e2me !!!)                      Avec des instructions pareilles qui sont intentionnellement\u00a0                     confuses, on cherche bien \u2013 en cas de bavures plus que                     pr\u00e9visibles \u2013 de mettre le gouvernement\u00a0 et particuli\u00e8rement                     le minist\u00e8re de l\u2019int\u00e9rieur \u00e0 l\u2019abri. Et ce n\u2019est pas tout.                                         Le texte ajoute qu\u2019en tout moment durant le vol, les                     d\u00e9port\u00e9s doivent maintenir les ceintures de s\u00e9curit\u00e9                     attach\u00e9es et on ne peut leur enlever les menottes que dans                     le cas o\u00f9 le chef du dispositif policier le juge opportun.                     Les sans-papiers ne peuvent aller au toilette qu\u2019accompagn\u00e9s                     d\u2019un fonctionnaire. Les rideaux des hublots des avions                     doivent \u00eatre tir\u00e9s afin que les d\u00e9port\u00e9s ne puissent jamais                     deviner vers quelle destination ils sont transport\u00e9s. Bien                     que l\u2019emploi de la drogue ou un puissant s\u00e9datif ne soit pas                     souhait\u00e9, l\u2019option reste entre les mains du m\u00e9decin qui fait                     partie du corps policier qui sera toujours de compagnie dans                     les exp\u00e9ditions\u2026 Plus loin on peut lire que la nouvelle                     norme \u00e9tablit aussi que le nombre minimum d\u2019agents d\u2019escorte                     sera d\u2019un fonctionnaire par rapatri\u00e9. La directive donne le                     feu vert \u00e0 l\u2019emploi des agents de s\u00e9curit\u00e9 priv\u00e9s durant les                     d\u00e9placements. Les compagnies priv\u00e9es de s\u00e9curit\u00e9 sont aussi                     de la f\u00eate, il y a beaucoup de millions d\u2019euros en jeu.                     L\u2019adage qui dit, le malheur des uns, fait le bonheur des                     autres ne peut trouver meilleure application. Ces escortes                     priv\u00e9es agissent en qualit\u00e9 d\u2019appui et sont subordonn\u00e9es aux                     instructions que leur donnent ou dirigent les fonctionnaires                     de police. Enfin il est \u00e9tabli qu\u2019un nombre fixe de 900                     heures de travail annuel au maximum que les agents de                     l\u2019Unit\u00e9 de l\u2019Intervention de la Police (Anti-\u00e9meute)\u00a0                     peuvent r\u00e9aliser dans ces services a\u00e9riens.\u00a0\u00a0                      Il est tr\u00e8s rare, \u00e9crit encore le journal El Pais,\u00a0 que le                     minist\u00e8re de l\u2019int\u00e9rieur r\u00e9v\u00e8le des d\u00e9tails sur un                     rapatriement et encore moins vers quel pays exactement. La                     principale raison r\u00e9side dans le fait que les Gouvernements                     africains [arabes aussi] n\u2019aiment pas que ce genre de                     question soit publique et encore moins faire l\u2019objet d\u2019une                     certaine publicit\u00e9, de crainte de la r\u00e9action de leurs                     opinions publiques susceptibles face \u00e0 ce qu\u2019on consid\u00e8re                     une \u00ab vente \u00bb de leurs compatriotes qui ont pari\u00e9 de leur                     vie pour arriver en Espagne.\u00a0 En effet le nombre de ceux qui                     n\u2019arrivent jamais, ni \u00e0 atteindre l\u2019Espagne ni \u00e0 \u00eatre                     expuls\u00e9s, on n\u2019en a aucun chiffre qui refl\u00e8te les dimensions                     r\u00e9elles de la trag\u00e9die, m\u00eame si certains survivants                     indiquent bien aux autorit\u00e9s espagnoles le nombre exact de                     leurs compagnons de malheur qui sont morts et abandonn\u00e9s en                     pleine mer durant la travers\u00e9e. La secr\u00e9taire d\u2019\u00e9tat de                     l\u2019immigration espagnole, Consuelo Rumi, a d\u00e9clar\u00e9 que la                     seule pirogue arriv\u00e9e le lundi 20 ao\u00fbt 2007 \u00e0 Fuerteventura                     (Dans l\u2019archipel des \u00celes Canaries) 13 personnes auraient                     perdu la vie.[11] Alors que d\u2019autre source et s\u2019agissant                     uniquement des s\u00e9n\u00e9galais, l\u2019ann\u00e9e 2006 aurait enregistr\u00e9                     plus de mille disparus en mer[12].                      Avec beaucoup de chances, ces travers\u00e9es en pirogues,                     prennent deux \u00e0 trois jours. Beaucoup se perdent en mer et                     n\u2019arrivent qu\u2019au bout de plusieurs semaines. Une pirogue                     avec 56 \u00ab passagers \u00bb est arriv\u00e9e le 21 ao\u00fbt 2007 en plein                     jour directement sur la plage du petit village de p\u00eacheurs,                     Tajao, sur l\u2019\u00eele de Tenerife. Les malheureux ext\u00e9nu\u00e9s                     quittaient leur embarcation insolite pour s\u2019effondrer\u00a0 sur                     les galets gris\u00a0 de la plage. Le journal El Pais du 22 qui a                     publi\u00e9 l\u2019article, a intitul\u00e9 l\u2019image avec l\u2019expression                     suivante : \u00ab 56 sans papiers ont pu atteindre un petit                     village de p\u00eacheurs. Surpris par le spectacle, les baigneurs                     se sont approch\u00e9s et ont pris des photos souvenirs !\u00bb                      Donc le minist\u00e8re de l\u2019int\u00e9rieur espagnol a rompu hier (pour                     le jeudi 23 ao\u00fbt) avec cette discr\u00e9tion, concernant le pays                     de destination des expuls\u00e9s, parce que dans la m\u00eame journ\u00e9e\u00a0                     le Syndicat Unifi\u00e9 de la Police (SUP), majoritaire dans le                     secteur, avait protest\u00e9 pour les conditions dans lesquelles                     travaillent les agents charg\u00e9s des op\u00e9rations de                     rapatriement ! Dans un communiqu\u00e9 sous le titre                     Administration mis\u00e9rable, le syndicat avait incit\u00e9 mais                     vainement les policiers \u00e0 refuser d\u2019accomplir l\u2019ordre de                     rapatriement vers le S\u00e9n\u00e9gal [De ce syndicat il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0\u00a0                     question plus haut avec l\u2019affaire de Osamuyi Aikpitanyia]                                         La note du minist\u00e8re de l\u2019int\u00e9rieur r\u00e9v\u00e8le parfaitement                     l\u2019importance d\u2019un gouvernement de la P\u00e9riph\u00e9rie \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019un                     simple syndicat de policier aux yeux non seulement du                     gouvernement\u00a0 espagnol mais aux\u00a0 yeux de tous les                     gouvernements occidentaux. Que ceux qui pensent que                     l\u2019affaire n\u2019est qu\u2019une question de dictateurs, qu\u2019ils                     d\u00e9senchantent, la question va\u00a0 bien au-del\u00e0 et que tous les                     dictateurs \u00e0 peine s\u2019ils constituent ensemble ou s\u00e9par\u00e9ment                     l\u2019\u00e9quivalent, non pas d\u2019un syndicat de police comme le SUP                     espagnol, mais d\u2019un syndicat des \u00e9boueurs d\u2019une capitale                     occidentale quelconque.                      La crainte de la r\u00e9action d\u2019un syndicat justifie le m\u00e9pris                     total vis-\u00e0-vis d\u2019un gouvernement africain ou arabe. En m\u00eame                     temps et plus grave encore,\u00a0 le m\u00e9pris total vis-\u00e0-vis des                     sentiments des populations arabes ou africaines. C\u2019est une                     \u00e9vidence sur laquelle il n\u2019y a aucun doute. Seuls sont les                     cr\u00e9dules, les na\u00effs et les innocents qui prennent l\u2019esprit                     occidental pour ce qu\u2019il n\u2019est pas, n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 et                     probablement ne le sera jamais.                     Monsieur le Consul est en vacances.                     La Guin\u00e9e Bissau colonis\u00e9e par les ib\u00e9riques, fr\u00e8res des                     espagnols, les portugais, serait officiellement ind\u00e9pendante                     depuis 1974. Dans ce pays africain, il y a le petit enfant,                     Amadou, orphelin pratiquement depuis sa naissance, il y a un                     an et demi. Sa m\u00e8re qui l\u2019a au monde \u2013 comme l\u2019\u00e9crivait                     Samuel Beckett, pour elle \u00ab le jour\u00a0 a brill\u00e9 un instant,                     puis c\u2019\u00e9tait la nuit\u2026 \u00bb Elle est morte juste apr\u00e8s                     l\u2019accouchement. Une ONG catalane s\u2019est int\u00e9ress\u00e9e au cas du                     petit Amadou, qui passait toute la journ\u00e9e en pleurs. Non                     pas pour sa condition d\u2019orphelin, car au d\u00e9but il \u00e9tait                     plut\u00f4t souriant comme pratiquement tous les b\u00e9b\u00e9s, explique                     Ruth Ma\u00f1ero[13] membre de la ONG catalane AMIC qui a vu                     Amadou en Guin\u00e9e Bissau, mais pour les douleurs intenses qui                     l\u2019accablent. Il souffre d\u2019une hernie ombilicale g\u00e9ante                     depuis sa naissance. Selon le chirurgien Ivan Ma\u00f1ero de la                     m\u00eame ONG, l\u2019hernie mesure 20 centim\u00e8tres de longueur et 9 de                     largeur et sa solution n\u00e9cessiterait en Espagne une                     op\u00e9ration d\u2019\u00e0 peine une demi-heure. Et tant que le pauvre                     n\u2019est pas op\u00e9r\u00e9, il peut mourir \u00e0 tout moment. En f\u00e9vrier                     dernier l\u2019ONG avait commenc\u00e9 avec toutes les d\u00e9marches                     administratives n\u00e9cessaires afin de faire voyager le pauvre                     Amadou en Espagne. Mais \u00e0 chaque fois la proc\u00e9dure pour                     l\u2019obtention du visa prenait une rallonge quelconque. Ce qui                     n\u2019a pas d\u00e9courag\u00e9 l\u2019ONG, tout au contraire. Enfin un                     volumineux dossier a\u00a0 \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9 et se trouve entre les                     mains du consul espagnol \u00e0 Bissau, la capitale, Ricado                     Ani\u00f1o, avec tous les documents exig\u00e9s y compris plusieurs                     photos du petit. Et jusque l\u00e0, le pauvre Amadou,                     inconsolable, continue \u00e0 pleurer tout le temps qu\u2019il se                     trouve \u00e9veill\u00e9. A aucun moment les larmes ne quittent ses                     yeux. Monsieur le consul avant de partir en vacances a                     refus\u00e9 toutes les sollicitudes de visa y compris le visa                     d\u2019Amadou. Il n\u2019y a rien d\u2019\u00e9tonnant dans le comportement                     impitoyable du consul espagnol. Cette race de personnages,                     connue sous la d\u00e9nomination corps diplomatique, est dot\u00e9e                     d\u2019une insensibilit\u00e9 effrayante. En ce qui concerne au moins                     l\u2019Europe et le monde occidental, c\u2019est un legs g\u00e9n\u00e9tique qui                     vient de tr\u00e8s loin, des profondeurs de l\u2019histoire. Si on                     regarde de pr\u00e8s les noms de famille de tous ces ambassadeurs                     et consuls actuels on d\u00e9couvrira des authentiques                     monstruosit\u00e9s. L\u2019une d\u2019elle c\u2019est qu\u2019ils sont presque tous,                     fils, petits-fils, arri\u00e8res petits-fils etc. de diplomates.                     \u00c7a peut remonter \u00e0 plusieurs g\u00e9n\u00e9rations. Donc c\u2019est une                     profession monopolis\u00e9e par ces familles. Un cercle ferm\u00e9 qui                     n\u2019admet l\u2019acc\u00e8s \u00e0 personne d\u2019autre. La deuxi\u00e8me                     monstruosit\u00e9, c\u2019est qu\u2019ils ont l\u2019art de servir avec la m\u00eame                     habilit\u00e9 successivement un empire, un royaume, une                     r\u00e9publique, une dictature ou un r\u00e9gime d\u00e9mocratique. Pour ce                     qui concerne l\u2019Espagne la plupart des ambassadeurs et                     consuls, leurs p\u00e8res ou leurs grands- p\u00e8res ont d\u00e9j\u00e0 servi                     sous le g\u00e9n\u00e9ral Franco. Comme\u00a0 dirait Jean Paul Sartre, dans                     leurs veines ne coulent pas du sang mais de la lymphe. C\u2019est                     l\u2019origine de leur terrifiante impassibilit\u00e9 et leur                     indiff\u00e9rence devant toute sorte de douleur humaine. Ils sont                     sans \u00e9tat d\u2019\u00e2me.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0                      Pourtant Ruth Ma\u00f1ero et son \u00e9poux, le chirurgien, assurent                     que tous les frais de l\u2019op\u00e9ration et du s\u00e9jour de                     convalescence du petit seront pris en charge par l\u2019ONG et ne                     co\u00fbteront rien au contribuable espagnol. D\u2019autres                     repr\u00e9sentants de la m\u00eame ONG ont \u00e9crit \u00e0 la pr\u00e9sidence du                     gouvernement ainsi qu\u2019\u00e0 la vice-pr\u00e9sidence et \u00e0 toutes les                     instances du gouvernement qui pourraient \u00eatre concern\u00e9es par                     une telle question. Seule du minist\u00e8re des affaires                     \u00e9trang\u00e8res on a re\u00e7u une succincte r\u00e9ponse. La fonctionnaire                     de ce minist\u00e8re, Nativel Pe\u00f1a, a effectivement confirm\u00e9 le                     refus du visa pour Amadou en ces termes : \u00ab Je ne sais pas                     quels sont les documents contenus dans le dossier, mais je                     sais que le consul n\u2019\u00e9tait pas convaincu. \u00bb C\u2019est                     parfaitement clair. Il ne s\u2019agit ni de lois, ni de l\u00e9galit\u00e9,                     ni d\u2019aucune autre consid\u00e9ration de n\u2019importe quelle nature,                     il s\u2019agit tout simplement de l\u2019humeur de monsieur le consul.                     Depuis sa naissance le petit Amadou se trouve dans                     l\u2019orphelinat, Casa Emmanuel, tenu par des s\u0153urs                     missionnaires catholiques \u00e0 Bissau. Finalement et pour le                     moment tout le monde se trouve en vacances sauf les douleurs                     d\u2019Amadou. Et dire qu\u2019on ne demandait pas un visa pour Amadou                     pour aller travailler en Espagne !                     Les Cris de l\u2019\u00eele de Gor\u00e9e.\u00a0                      Les anc\u00eatres d\u2019Amadou et d\u2019Osamuyi Aikpitanyia, par millions                     n\u2019avaient pas eu besoin de visa pour \u00eatre transport\u00e9s dans                     les soutes des bateaux des n\u00e9griers occidentaux vers le                     Nouveau Monde que venait de d\u00e9couvrir Christophe Colomb vers                     la fin du 15i\u00e8me si\u00e8cle. En effet de l\u2019\u00eele de Gor\u00e9e, du port                     Saint Louis, \u00e0 l\u2019embouchure du fleuve S\u00e9n\u00e9gal, ou du port de                     James Fort, entre autres, des millions de personnes ont \u00e9t\u00e9                     embarqu\u00e9es par force sur les bateaux sous commandement des                     John Hawkins, Francis Drake ou John Newton. Tous ces                     personnages funestes sont convertis en l\u00e9gende par le cin\u00e9ma                     des marins-pirates.\u00a0 Newton par exemple avait fait fortune                     dans ce genre de commerce europ\u00e9en bien lucratif de                     n\u00e9griers. C\u2019est un commerce qui n\u2019\u00e9tait pas exclusivement                     r\u00e9serv\u00e9 aux navigants, pirates ou contrebandiers, mais                     auquel beaucoup d\u2019autres, de diff\u00e9rentes professions et                     nationalit\u00e9s europ\u00e9ennes y avaient pris part quatre si\u00e8cles                     durant. Des rois, des politiciens, des missionnaires, des                     particuliers et des compagnies diverses tous se sont                     enrichis \u00e0 travers l\u2019esclavage. Dans son livre The Atlantic                     Trade slave, Herbert Klein d\u00e9crit comment les europ\u00e9ens ont                     l\u00e9galis\u00e9, organis\u00e9 et syst\u00e9matis\u00e9 ce commerce qui r\u00e9pondait                     aux n\u00e9cessit\u00e9s de l\u2019\u00e9poque pr\u00e9industrielle : Des licences                     sont d\u00e9livr\u00e9es, des registres sont tenus et des stocks pour                     l\u2019approvisionnement des bateaux sont constitu\u00e9s, des formes                     de coop\u00e9ration entre les \u00e9quipages et les agents en terre                     qui s\u2019adonnent \u00e0 la capture et \u00e0 la vente sont                     minutieusement \u00e9tudi\u00e9es et ainsi de suite jusqu\u2019aux m\u00e9decins                     qui devraient examiner la \u00ab marchandise \u00bb et certifier sa                     bonne (qualit\u00e9)sant\u00e9. Les papes, comme Nicolas V, donnaient                     leur b\u00e9n\u00e9diction et des \u00e9tats supervisaient ce\u00a0 commerce en                     expansion. En Espagne\u00a0 pr\u00e9cis\u00e9ment c\u2019\u00e9tait un monopole                     d\u2019\u00e9tat : la Couronne pr\u00e9levait ce qu\u2019on appelait le droit du                     si\u00e8ge pour l\u2019introduction du produit ou de la marchandise                     dans ses colonies. Le roi des belges L\u00e9opold de Belgique                     qualifiait ce commerce de \u00ab merveilleux g\u00e2teau ! \u00bb                     Tous les autres pays europ\u00e9ens avaient, chacun, sa propre                     forme de tirer profit de ce commerce qui va durer                     officiellement, du moins, jusqu\u2019\u00e0 1869 bien que les                     portugais par rapport \u00e0\u00a0 leurs confr\u00e8res europ\u00e9ens aient                     ajout\u00e9 une rallonge jusqu\u2019\u00e0 1888, il n\u2019est point \u00e9tonnant                     que le pauvre Amadou qui arrive au monde un peu plus d\u2019un                     si\u00e8cle plus tard en souffre les douloureuses cons\u00e9quences,                     car le commerce\u00a0 n\u2019a chang\u00e9 que dans la forme. Aujourd\u2019hui                     le Continent Europ\u00e9en et son prolongement au-del\u00e0 de                     l\u2019Atlantique ne n\u00e9cessitent plus ni des noirs massivement                     pour faire pour faire d\u00e9coller leur industrie, ni des arabes                     pour se battre sous les drapeaux de l\u2019Europe en guerre.                     Plut\u00f4t le contraire.                      Le Rapport de Lugano et la n\u00e9cessit\u00e9 absolue de la r\u00e9duction                     de la population mondiale.                      Dans le livre \u00ab Le rapport de Lugano [14]\u00bb\u00a0 afin que la                     Forteresse Occidentale continue son \u00e9lan r\u00e9cidiviste il est                     plut\u00f4t question de r\u00e9duction, non seulement des noirs et des                     arabes, mais de la population dans tous les pays du tiers                     monde dans son ensemble car la croissance d\u00e9mographique dans                     ces r\u00e9gions de la plan\u00e8te, constitue le plus grand danger.                     Dans ce \u00ab rapport \u00bb on peut lire : \u00ab Chaque ann\u00e9e, les                     quelques 175 millions de grossesses se traduisent par 133                     millions de b\u00e9b\u00e9s vivant \u00e0 la naissance (les 42 millions de                     la diff\u00e9rence \u00e9tant avant tout dus aux avortements, l\u00e9gaux                     ou ill\u00e9gaux). La mortalit\u00e9 mondiale est d\u2019environ 52                     millions de personnes par an, ce qui signifie que                     l\u2019augmentation nette de la population est de 81 millions                     d\u2019individus par an (en 1995). Autrement dit, ce sont au                     moins 360.000 b\u00e9b\u00e9s qui naissent en moyenne tous les jours,                     dont plus de 90% dans le Tiers Monde ; ou, si l\u2019on pr\u00e9f\u00e8re,                     c\u2019est l\u2019\u00e9quivalent de la population du Mexique tous les ans,                     de celle de l\u2019Inde tous les douze ans. Ce sont pendant ce                     temps 142.000 personnes qui meurent chaque jour, dont                     beaucoup ont d\u00e9pass\u00e9 depuis longtemps leurs ann\u00e9es de                     f\u00e9condit\u00e9. Tout au long de l\u2019histoire, taux de mortalit\u00e9 et                     de fertilit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 virtuellement identiques : il mourrait                     autant de personnes qu\u2019il en naissait. Un grand nombre                     d\u2019\u00eatres humains n\u2019atteignaient pas le stade de la                     reproduction. Aujourd\u2019hui, la fertilit\u00e9 d\u00e9passe la mortalit\u00e9                     de 250%. La mortalit\u00e9 infantile continue \u00e0 chuter et                     l\u2019esp\u00e9rance de vie \u00e0 augmenter&#8230; Le temps que nos mandants                     lisent ce rapport (Paru en 2000), la population mondiale                     aura atteint le chiffre de 6 milliards. Elle atteindra celui                     de 7 milliards en 2008, celui de 8 milliards en 2020. Les                     pr\u00e9visions pour les d\u00e9cennies \u00e0 venir varient de 9 \u00e0 13                     milliards, en fonction des hypoth\u00e8ses de d\u00e9part. La                     population dans la trentaine de pays dits riches est stable                     ou en d\u00e9clin. Dans tous les autres, elle continue \u00e0                     augmenter, m\u00eame si c\u2019est \u00e0 un taux en g\u00e9n\u00e9ral plus bas que                     dans les d\u00e9cennies pr\u00e9c\u00e9dentes. Les sc\u00e9narios de                     stabilisation les plus optimistes reconnaissent qu\u2019on ne                     parviendra \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre qu\u2019\u00e0 un niveau extr\u00eamement \u00e9lev\u00e9                     (10 \u00e0 12 milliards) et que ce stade ne sera pas atteint                     avant une p\u00e9riode allant de 2050 \u00e0 2075. \u00bb Finalement le \u00ab                     Rapport \u00bb arrive \u00e0 la conclusion qu\u2019il faut absolument                     r\u00e9duire les populations en surplus et recommande la                     Strat\u00e9gie de R\u00e9duction de la Population (SRP). Par la suite                     le Rapport d\u00e9taille les diff\u00e9rentes formes pour arriver \u00e0                     cet objectif. Il appelle cette r\u00e9duction de la population                     les SRP pr\u00e9ventives.                      Hugo Chavez, le pr\u00e9sident du Venezuela \u00e9lu et confirm\u00e9 dans                     toutes les r\u00e8gles de la d\u00e9mocratie occidentale, n\u00e9anmoins il                     constitue avec Evo Morales\u00a0 de Bolivie et Rafael Correa de                     l\u2019\u00c9quateur les cibles pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es ces derniers temps du                     cynisme occidental. La campagne incessante de presque tous                     les m\u00e9dias, de gauche comme de droite, contre la personne de                     Chavez suivie de menaces \u00e0 peine voil\u00e9es d\u2019invasion et de                     renversement par les \u00c9tats-Unis de Bush, en dit bien long                     sur l\u2019esprit de la nouvelle Espagne. On l\u2019accuse de tyrannie                     ! Eh bien Hugo Chavez dans sa derni\u00e8re r\u00e9plique[15] il n\u2019a                     pas m\u00e2ch\u00e9 ses mots en rappelant \u00e0 l\u2019Europe d\u2019avoir mis \u00e0 sac                     l\u2019Afrique, l\u2019Am\u00e9rique sans pour autant \u2013 jusqu\u2019\u00e0 nos jours                     \u2013\u00a0 assumer la responsabilit\u00e9 de ses actions. \u00ab Les europ\u00e9ens                     cultiv\u00e9s se sentent scandalis\u00e9s quand on leur rappelle ce                     qu\u2019ils ont fait parce qu\u2019ils continuent \u00e0 nous consid\u00e9rer                     encore des sauvages\u2026 Alors que ceux qui sont en droit de se\u00a0                     sentir offens\u00e9s, ce sont bien les peuples am\u00e9ricains quand                     ils voient comment l\u2019Europe ne cesse de v\u00e9n\u00e9rer Christophe                     Colomb.\u00bb\u00a0                      Il n\u2019y a aucun chiffre exact sur le nombre des africains qui                     sont pass\u00e9s par l\u2019\u00eele de Gor\u00e9e, mais \u00e0 coup s\u00fbr, leurs cris                     d\u2019angoisse et de terreur m\u00eal\u00e9s aux bruits des cha\u00eenes et des                     manilles r\u00e9sonnent encore dans l\u2019espace, entre la mer et le                     ciel. On parle de 60 \u00e0 200 millions de personnes entre                     hommes, femmes et enfants qui\u00a0 ont \u00e9t\u00e9 arrach\u00e9es de leur                     terre et de leur foyer. Au moins le tiers a succomb\u00e9 durant                     la travers\u00e9e.\u00a0\u00a0 Aujourd\u2019hui, \u00e0 la place des bateaux des                     n\u00e9griers, au large des c\u00f4tes africaines, de plus en plus\u00a0                     sillonnent la mer les patrouilles de la FRONTEX europ\u00e9enne \u00e0                     la chasse des pirogues. Et voil\u00e0 qu\u2019aucun des dirigeants des                     pays africains concern\u00e9s ne se trouve en mesure de                     s\u2019expliquer r\u00e9ellement\u00a0 devant son peuple sur une telle                     situation. Et comment peuvent-ils le faire s\u2019ils sont des                     complices ! Ils pr\u00e9f\u00e8rent tous, les d\u00e9mocrates, comme au                     S\u00e9n\u00e9gal ou les dictateurs comme celui de Libye ou du Maroc                     ou de la Tunisie, collaborer avec l\u2019Occident. Certains,                     sinon tous aussi re\u00e7oivent en contre partie de                     substantielles r\u00e9mun\u00e9rations, comme s\u2019ils \u00e9taient engag\u00e9s                     dans le corps de polices espagnol, italiens ou fran\u00e7ais.\u00a0                                         Dans le communiqu\u00e9 du FTCR, on peut lire au sujet de cette                     complicit\u00e9 : \u00ab L\u2019\u00c9tat tunisien\u00a0 reste par l\u00e0 en coh\u00e9rence                     avec sa politique de collaboration active avec les                     politiques de contr\u00f4le des fronti\u00e8res ext\u00e9rieures de                     l\u2019Europe. Cette collaboration consiste en ce qui est                     assimilable \u00e0 de la sous-traitance des t\u00e2ches de r\u00e9pression                     de l\u2019immigration hors des cadres l\u00e9gislatifs de protection                     des droits des personnes dont il est \u00e9tabli qu\u2019ils ne sont                     pas garantis en Tunisie.\u00bb\u00a0                      \u00c9pilogue.                      Loin d\u2019\u00eatre termin\u00e9e, cette r\u00e9flexion aura, comme on peut                     bien l\u2019imaginer des suites et des interrogations l\u00e9gitimes                     sur la nature des relations entre les peuples, d\u2019autant plus                     dans le cadre de ce qu\u2019on appelle pompeusement la \u00ab                     Mondialisation et ses biens faits \u00bb il n\u2019y aurait plus de                     restriction aux\u00a0 libert\u00e9s. Toutes les libert\u00e9s. Par exemple                     la libre circulation des individus et des capitaux. Que le                     March\u00e9, l\u2019\u00e2me de la Mondialisation, finira par porter la                     prosp\u00e9rit\u00e9 \u00e0 tous les peuples de la plan\u00e8te. Hors les                     r\u00e9alit\u00e9s sont loin de confirmer de telles assertions. Les                     capitaux sont libres de circuler, mais dans un seul sens, du                     Sud vers le Nord comme toujours. Les individus sont aussi                     libres de circuler, mais uniquement ceux du nord. Le March\u00e9                     ne fait que distribuer plus de prosp\u00e9rit\u00e9 \u00e0 ceux qui sont                     d\u00e9j\u00e0 prosp\u00e8res et de la mis\u00e8re \u00e0 ceux qui se trouvent d\u00e9j\u00e0                     dans la pauvret\u00e9 absolue. La paix brille par son absence                     dans les quatre coins de la terre. En Colombie c\u2019est la                     guerre qui dure depuis des ann\u00e9es. Le Venezuela est menac\u00e9                     d\u2019une invasion \u00e0 tout moment. La Bolivie qui a vu de toutes                     les couleurs de l\u2019agression multiforme des \u00c9tats-Unis serait                     aussi dans le point de mire. Le Mexique est en prise avec la                     r\u00e9bellion de Chiapas depuis plusieurs ann\u00e9es, Cuba subit un                     embargo monstrueux depuis des d\u00e9cennies, au Br\u00e9sil, les                     scandales de corruption dans l\u2019entourage m\u00eame du pr\u00e9sident                     Lula sont devenus quotidiens. Il n\u2019y a pas un seul pays dans                     ce continent qui n\u2019est pas en conflit latent ou ouvert avec                     les \u00c9tats-Unis. En Afrique, la Congo est toujours en \u00ab                     guerre civile \u00bb. Le Rouanda aussi. La C\u00f4te d\u2019Ivoire, le                     Tchad, la R\u00e9publique Centre Africaine, le Zimbabwe, tous ces                     pays sont en d\u00e9stabilisation continue depuis plus d\u2019un                     demi-si\u00e8cle. Et comme il ne semble pas suffisant, les                     occidentaux, europ\u00e9ens et am\u00e9ricains, sont en train d\u2019ouvrir                     un nouveau front au Soudan. Sarkozy parle de Darfour comme                     s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un territoire d\u2019outre mer fran\u00e7ais. Ils                     sont en m\u00eame temps en train de s\u2019installer militairement                     dans toute la zone de l\u2019Afrique du Nord. Et comme                     d\u2019habitude, on commence par envoyer des experts et par la                     suite on enverra les troupes. Ces experts sont pass\u00e9s par                     Alger, par Tunis, par Rabat et par Nouakchott avant d\u2019aller                     au Mali et au Niger. Pour ce qui est du monde arabe dans son                     aile orientale, l\u2019Irak o\u00f9 Bush et compagnies (Surtout les                     r\u00e9gimes arabes et particuli\u00e8rement ceux du Golfe)                     pr\u00e9tendaient installer la d\u00e9mocratie, bient\u00f4t il ne restera                     plus rien d\u2019un pays arabe qui \u00e9tait le plus avanc\u00e9 dans les                     ann\u00e9es soixante dix et m\u00eame les ann\u00e9es quatre vingt. James                     Baker, l\u2019ancien ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res des                     \u00c9tats-Unis (Ou de la famille Bush) avait bien menac\u00e9 le                     ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res irakien Tarak Aziz en 1991                     de d\u00e9truire l\u2019Irak et de le renvoyer \u00e0 l\u2019\u00e2ge de la pierre.                     La sinistre proph\u00e9tie est actuellement une terrifiante                     r\u00e9alit\u00e9. Ceci dit ni Bush, ni ses alli\u00e9s ne peuvent                     pr\u00e9tendre avoir remport\u00e9 une victoire. Rien n\u2019est fini                     encore dans ce pays. Quant \u00e0 l\u2019\u00c9gypte sous la tyrannie de                     Moubarak qui dure depuis plus de vingt ans serait sur un                     volcan qui peut entrer en \u00e9ruption \u00e0 tout moment. Les                     isra\u00e9liens qui sont les ma\u00eetres de toute la r\u00e9gion et d\u2019une                     grande partie de la plan\u00e8te, tuer les palestiniens, les                     libanais et les arabes et musulmans, c\u2019est devenu leur sport                     quotidien favori. Il y a des jours o\u00f9 ils tuent des enfants,                     des femmes et des vieillards en bon nombre. D\u2019autres jours                     ils choisissent des jeunes bien cibl\u00e9s. (Le journal fran\u00e7ais                     le Monde, utilise avec effusion le terme cibl\u00e9. Parce qu\u2019\u00e0                     partir du moment o\u00f9 la victime est cibl\u00e9e, elle cesse                     d\u2019avoir des caract\u00e9ristiques\u00a0 humaines et par cons\u00e9quent les                     isra\u00e9liens peuvent en tuer autant qu\u2019ils le d\u00e9sirent.)\u00a0 Et                     personne dans le monde n\u2019ouvre la bouche. Et gare \u00e0 celui                     qui le fait. Dans les m\u00e9dias arabes officiels ces massacres                     ne sont m\u00eame pas rapport\u00e9s dans la rubrique des faits                     divers. Mais le plus cynique, bien que \u00e7a ne soit pas                     \u00e9tonnant, l\u2019ONG am\u00e9ricaine, Human Right Watch, vient de                     publier un rapport dans lequel, est accus\u00e9 Hizbollah d\u2019avoir                     cherch\u00e9 d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment des objectifs civils l\u2019\u00e9t\u00e9 dernier,                     lors de la guerre engag\u00e9e par les isra\u00e9liens contre le Liban                     ! Plus loin vers l\u2019Est, l\u2019Afghanistan, c\u2019est tout l\u2019OTAN qui                     s\u2019est install\u00e9 avec toutes ses troupes pour \u00ab moderniser \u00bb                     le pays. Du point de vue d\u00e9mocratie, avec la Jirga, la                     question serait d\u00e9j\u00e0 r\u00e9solue. Du moins dans l\u2019esprit de                     Karzai, de Bush et de ses alli\u00e9s. Il a fallu la prise                     d\u2019otages des Sud-Cor\u00e9ens pour s\u2019apercevoir que les anciennes                     m\u00e9thodes utilis\u00e9es par les espagnols \u00e0 partir du 16i\u00e8me                     si\u00e8cle \u00e9taient toujours en vigueur. Juan Gin\u00e8s de Sep\u00f9lveda,                     un \u00ab humaniste \u00bb espagnol, dit-on, et expert en philologie                     grecque qui justifiait la \u00ab conquista \u00bb appuyait avec                     ferveur l\u2019\u00e9vang\u00e9lisation des indig\u00e8nes. Les sud-cor\u00e9ens                     \u00e9taient donc en mission d\u2019\u00e9vang\u00e9lisation des indig\u00e8nes                     afghans. Plus loin de l\u2019Afghanistan, il y a encore le                     Pakistan o\u00f9 la terre tremble dans le sens litt\u00e9ral et figur\u00e9                     du terme. Et puis les pays dont le nom se termine par stan                     dans la m\u00eame r\u00e9gion sont devenus synonyme d\u2019instabilit\u00e9, de                     mis\u00e8re, de corruption et de tyrannie. Nulle part en tout cas                     on ne trouve les biens faits de la mondialisation, ni la                     prosp\u00e9rit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale promise par le March\u00e9 ou confi\u00e9 \u00e0                     celui-ci.\u00a0\u00a0\u00a0                                                                                     <font>[1] AFP, le 22 ao\u00fbt \u00e0 12 h 07                     [2] Sur le site de \u00ab www.tunisnews.net du 27 ao\u00fbt et selon                     l\u2019INS le RNB ou PIB serait d\u2019environ de 4000 DT                     [3] \u00c0 part les samedis et les dimanches, 8 au total dans                     chaque mois. En janvier deux jours\u00a0 suppl\u00e9mentaires le 1er                     et le 6. En f\u00e9vrier deux jours, le 2 et 28. Au mois de mars                     deux jours, le 1er et le 19. En avril quatre jours, le 5, 6,                     9 et 23. Au mois de mai quatre jours, le 1, 2, 17, 30 et 31.                     Au mois de juin un jour, le 9. Au mois de juillet un jour,                     le 25. Au mois d\u2019ao\u00fbt un jour, le 15. Au mois de septembre                     cinq jours, le 8, 11, 15, 24 et 29. Au mois d\u2019octobre trois                     jours, le 8, 9 et 12. Au mois de novembre un jour, le 1er.\u00a0                     Au mois de d\u00e9cembre quatre jours, le 6, 8,25 et 26. (Source                     El Pais de janvier 2007. Et BOE \u2013 journal officiel espagnol                     \u2013 num\u00e9ro 298)                     [4] Voir El Pais du 24 ao\u00fbt 2007.                     [5] Voir El Pais du 26 ao\u00fbt 2007.                     [6] Dans le texte original, le nom fictif utilis\u00e9 est                     Khaled.                     [7] C&rsquo;est-\u00e0-dire le signal qu\u2019on donne \u00e0 ceux qui se sont                     rest\u00e9s encore dans leur pays d\u2019origine pour les rejoindre                     [8] Voir El Pais du 23 ao\u00fbt 2007.                     [9] Voir El Pais du 23 ao\u00fbt 2007.                     [10] Voir La Voz de Galicia du 26 ao\u00fbt 2007.                     [11] Voir El Pais du 20 ao\u00fbt 2007                     [12] Voir El Pais du 25 ao\u00fbt 2007                     [13] Voir El Pais du 25 ao\u00fbt 2007                     [14]\u00a0 Le Rapport de Lugano de Susan Sontag (Librairie                     Arth\u00e8me Fayard, 2000.)                     [15] Voir El Pais du 27 ao\u00fbt 2007<\/font><\/div>\n<p> <\/font> <\/div>\n<div>                  \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div>                  \u00a0<\/div>\n<div> <font size=\"2\"><font size=\"3\">                  Histoire de Tunisie                   <\/font><\/p>\n<p><font size=\"3\">Septembre 1860 &#8211; La                   rencontre Sadok Bey Napol\u00e9on III \u00e0 Alger                   Un pav\u00e9 sur la voie du colonialisme<\/font><\/p>\n<div>                    \u00a0<\/div>\n<div>                                         Le voyage de Sadok Bey en Alg\u00e9rie le 15 septembre 1860,                     n&rsquo;\u00e9tait pas dans le but de visiter un pays fr\u00e8re et voisin.                                          Le fait que l&rsquo;Alg\u00e9rie \u00e9tait occup\u00e9e, voil\u00e0 d\u00e9j\u00e0 trente ans \u00e0                     l&rsquo;\u00e9poque par la France, ne prenait pas \u00e0 c\u0153ur le souverain                     tunisien qui bien plus estimait que l&rsquo;intervention de ce                     pays europ\u00e9en dont il \u00e9tait exceptionnellement \u00e9merveill\u00e9,                     fut une solution salvatrice pour l&rsquo;Alg\u00e9rie voire pour tout                     le Maghreb.                                          Il allait donc pour y rencontrer l&#8217;empereur fran\u00e7ais,                     Napol\u00e9on III qui s&rsquo;y trouvait en visite officielle, et qui                     devait en m\u00eame temps rencontrer le roi du Maroc.                                          Ce n&rsquo;\u00e9tait pas donc un voyage \u00e0 son initiative, mais \u00e0 celle                     de Napol\u00e9on III qui a choisi cette p\u00e9riode de l&rsquo;ann\u00e9e pour                     se r\u00e9unir \u00e0 Alger avec les souverains des deux autres pays                     du Maghreb, fa\u00e7on de mettre en exergue son h\u00e9g\u00e9monie et la                     grandeur de son pays.                                          Ahmed Bey 1er avait fait auparavant un voyage \u00e0 Paris et fut                     re\u00e7u avec les honneurs dus \u00e0 un souverain du m\u00eame rang que                     lui. Mais depuis les choses avaient bien \u00e9volu\u00e9.                                          Du temps de Ahmed Bey 1er, le souverain tunisien \u00e9tait                     encore consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9tant le prot\u00e9g\u00e9 de l&rsquo;Empire Ottoman                     quoique ce souverain essay\u00e2t de se lib\u00e9rer le plus possible                     de l&rsquo;ascendant du sultan turc, tout en gardant d&rsquo;assez bonne                     relation avec celui-ci, profitant de certains avantages                     d&rsquo;ordre mat\u00e9riel ou moral. Il eut en effet le titre de                     mouchir \u00e9quivalent \u00e0 celui de Mar\u00e9chal dans l&rsquo;arm\u00e9e                     fran\u00e7aise.                                          Cependant, c&rsquo;\u00e9tait lui qui avait ouvert la porte \u00e0                     l&rsquo;intervention des Fran\u00e7ais en Tunisie, en faisant appel \u00e0                     des ing\u00e9nieurs et des hommes d&rsquo;affaires lors des r\u00e9formes                     qu&rsquo;il avait entreprises.                                          Son successeur Mohamed Bey essaya de se rapprocher du Sultan                     Ottoman en lui envoyant un contingent lors de la guerre de                     Crim\u00e9e.                                          Le consul fran\u00e7ais L\u00e9on Roches lui adressa d&rsquo;ailleurs, au                     nom de son gouvernement des remontrances \u00e0 ce sujet. Ce qui                     l&rsquo;incita \u00e0 retourner casaque et promulguer une sorte de                     pacte de paix, ou Ahd El Amane en 1857, pr\u00e9alablement \u00e0 la                     constitution qui sera promulgu\u00e9e par son successeur Sadok                     Bey, en 1861, instituant en quelque sorte une monarchie                     constitutionnelle.                                          Mais la situation \u00e9conomique du pays laissait \u00e0 d\u00e9sirer,                     surtout avec les malversations du ministre v\u00e9reux Mustapha                     Khaznadar ayant m\u00eame aid\u00e9 le responsable de la tr\u00e9sorerie,                     Mahmoud Ben Ayed \u00e0 se barrer avec la caisse.                                          Sadok Bey Profita de son voyage en Alg\u00e9rie pour avoir une                     entrevue avec l&#8217;empereur Napol\u00e9on III en t\u00eate-\u00e0-t\u00eate et                     demanda son aide et son soutien.                                          Des historiens fran\u00e7ais relataient cette rencontre comme                     \u00e9tant un t\u00e9moignage de la grandeur et de l&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie de la                     France, l&#8217;empereur ayant r\u00e9uni dans cette rencontre le Bey                     tunisien et le sultan du Maroc.                                          \u00ab\u00a0Le Bey tunisien ainsi que le sultan du Maroc s&rsquo;\u00e9taient                     d\u00e9plac\u00e9s sp\u00e9cialement en Alg\u00e9rie pour rencontrer l&#8217;empereur\u00a0\u00bb                     \u00e9crivait Edouard Cordin.                                          Quant \u00e0 l&rsquo;historiographe tunisien de l&rsquo;\u00e9poque et non moins                     ministre de la plume, Ahmed Ibn Abi Dhiaf, il souligna que                     Sadok voulait exprimer sa sympathie et son amiti\u00e9 \u00e0                     l&#8217;empereur, ainsi qu&rsquo;\u00e0 la France. Il fit remarquer que Sadok                     Bey remit en main propre \u00e0 l&#8217;empereur, une copie du texte de                     la constitution avant m\u00eame sa promulgation et que cela lui                     valut d&rsquo;\u00eatre d\u00e9cor\u00e9 du grand cordon de la l\u00e9gion d&rsquo;honneur\u00a0\u00bb.                                                              A son retour \u00e0 Tunis le 21 septembre 1860, il se lan\u00e7a dans                     des d\u00e9penses folles, dans des projets o\u00f9 intervenaient des                     hommes d&rsquo;affaires fran\u00e7ais, et \u00e0 l&rsquo;occasion desquelles,                     aussi bien L\u00e9on Roches que le ministre Khaznadar et apr\u00e8s                     lui, le ministre Ben Isma\u00efl avaient tir\u00e9 le maximum de                     profits, menant le pays petit \u00e0 petit vers la Banqueroute.                                          La crise financi\u00e8re engendra des \u00e9meutes en 1864, conduites                     notamment par Ali Ben Ghedhahem.                                          Le recours par le Bey \u00e0 une intervention de la France \u00e9tait                     la seule issue pour ce souverain tiraill\u00e9 et dans l&rsquo;impasse.                                          Cette rencontre du Bey avec l&#8217;empereur \u00e9tait un pav\u00e9 jet\u00e9                     sur la voie du colonialisme.                                          <font>Ahmed YOUNES                     <\/font> <font><strong>(Source : \u00ab Le Temps \u00bb                     (Quotidien \u2013 Tunis), le 1er septembre 2007)<\/strong><\/font><\/div>\n<p> <\/font> <\/div>\n<p> <\/span><\/span><\/div>\n<p> <\/font><\/p>\n<p><\/span><\/font> <\/div>\n<p> <\/font><\/p>\n<\/p><\/div>\n<p> <\/font><\/font> <\/div>\n<p> <\/font><\/font><\/span><\/span> <\/div>\n<\/p><\/div>\n<p> <\/font><\/span><\/span><\/span><\/span><\/span><\/font> <\/p>\n<p> \u00a0<\/p>\n<p><\/strong><\/span><\/div>\n<\/p><\/div>\n<p><\/span><\/font><\/p>\n<hr\/>\n<p align=\"center\">\u00a0<\/p>\n<p><!-- |**|end egp html banner|**| --><\/p>\n<p align=\"center\"><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/span><\/a><\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">\u00a0<\/span><\/b><\/p>\n<p><\/body><\/body><\/html><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Home &#8211; Accueil &#8211; \u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629 TUNISNEWS 8\u00a0\u00e8me\u00a0ann\u00e9e, N\u00b0\u00a02657 du 01.09.2007 \u00a0archives : www.tunisnews.net \u00a0 \u00a0 AISPP: Flash infos AISPP: Communiqu\u00e9 V\u00e9rit\u00e9-Action:Communiqu\u00e9 Solidarit\u00e9 Tunisienne: Le cabinet de Ma\u00eetre Ayachi HAMMAMI incendi\u00e9. FTCR: Solidarit\u00e9 avec Ma\u00eetre Ayachi Hammami FIDH et OMCT: Acte criminel \u00e0 l\u2019encontre de M. Ayachi Hammami Associated Press:Tunisie: Le cabinet d&rsquo;un avocat opposant endommag\u00e9 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":22040,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[],"tags":[61,38,29],"class_list":["post-16899","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","tag-61","tag-38","tag-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16899","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16899"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16899\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22040"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16899"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16899"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16899"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}