{"id":16764,"date":"2010-10-19T00:00:00","date_gmt":"2010-10-19T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/19-octobre-2010\/"},"modified":"2010-10-19T00:00:00","modified_gmt":"2010-10-19T00:00:00","slug":"19-octobre-2010","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/19-octobre-2010\/","title":{"rendered":"19 octobre 2010"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"Voici un an, Hamma Hammami, Directeur du journal Al Badil (interdit) et \n\t\tporte parole du Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT) se \n\t\tvoyait contraint d'entrer en clandestinit\u00e9 pour \u00e9chapper \u00e0 un montage \n\t\tjuridico-policier o\u00f9 son int\u00e9grit\u00e9 physique \u00e9tait menac\u00e9e.\" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body><\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\/\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accuei<\/span><\/a><span lang=\"FR-CH\">l<\/span><\/b><\/font><\/p>\n<div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Bookman Old Style\" size=\"7\"><strong>TUNISNEWS <\/strong><\/font><strong><font> <font face=\"Arial\" size=\"2\">10\u00a0\u00e8me ann\u00e9e, <span lang=\"FR\">N\u00b0\u00a03801 du 19.10.2010<\/span><\/font><\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\"><span><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong>\u00a0archives : <\/strong><\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong>www.tunisnews.net<\/strong><\/font><\/a><\/span><span lang=\"FR\">\u00a0<\/span><\/div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<div><font><\/p>\n<div align=\"left\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><\/p>\n<p><font>Communiqu\u00e9 conjoint &#8211; Hamma Hammami doit jouir de sa libert\u00e9 de mouvement et sa s\u00e9curit\u00e9 doit \u00eatre assur\u00e9e <font>Libert\u00e9 et Equit\u00e9: Arrestation de trois ex prisonniers politiques &#8211; S\u2019agit-il d\u2019une nouvelle campagne contre les ex membres du mouvement En Nahdha ? <\/font>Amnesty International: Jailed Tunisian Journalist\u2019s Health at Risk <font>Taoufik Ben Brik: Un portrait d&rsquo;Am Ali Ben Salem, par Taoufik Ben Brik <\/font>Jeune Afrique: Tunisie &#8211; Des leaders de l&rsquo;opposition aux profils et motivations contrast\u00e9s <\/font><\/p>\n<p><font>AP: Lancement de la premi\u00e8re radio \u00e9conomique en Tunisie<\/font><\/strong><\/font><\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<div align=\"left\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<\/div>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"center\"><strong><font>Communiqu\u00e9 conjoint <\/font><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Hamma Hammami doit jouir de sa libert\u00e9 de mouvement et sa s\u00e9curit\u00e9 doit \u00eatre assur\u00e9e<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<p>Tunis le 18 octobre 2010  Voici un an, Hamma Hammami, Directeur du journal Al Badil (interdit) et porte parole du Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT) se voyait contraint d&rsquo;entrer en clandestinit\u00e9 pour \u00e9chapper \u00e0 un montage juridico-policier o\u00f9 son int\u00e9grit\u00e9 physique \u00e9tait menac\u00e9e. En effet le 10 octobre il \u00e9tait convoqu\u00e9 par la brigade criminelle pour r\u00e9pondre d&rsquo;une accusation d&rsquo;agression contre une personne dont il ignore l&rsquo;identit\u00e9 et la qualit\u00e9 \u00e0 ce jour et il est emp\u00each\u00e9 d&#8217;embarquer sur un vol pour Paris o\u00f9 il devait participer \u00e0 un d\u00e9bat. Deux jours plus tard, le 12 octobre, Hamma Hammami est recherch\u00e9 comme un criminel, une vingtaine d&rsquo;agents de la brigade criminelle encerclent son domicile et tentent de forcer sa porte o\u00f9 sa fille Sarra, \u00e2g\u00e9e de 11 ans se trouvait seule. Que lui reproche-t-on? L\u00e0 encore, c&rsquo;est le sc\u00e9nario devenu classique de la victime accus\u00e9e d&rsquo;\u00eatre le bourreau qu&rsquo;on nous sert; Hamma Hammami venait de d\u00e9poser avec sa femme, la c\u00e9l\u00e8bre avocate d\u00e9fenseure de droits humains, Radia Nasraoui, une plainte contre Ben Ali et sa police suite \u00e0 l&rsquo;agression qu&rsquo;ils avaient subie tous les deux \u00e0 l&rsquo;a\u00e9roport de Tunis Carthage, plainte que le greffe a refus\u00e9 d&rsquo;enr\u00f4ler.  Hamma Hammami avait \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement cibl\u00e9 et subi des violences qui lui avaient laiss\u00e9 des s\u00e9quelles; il avait \u00e9t\u00e9 accueilli au contr\u00f4le des douanes par des policiers en civil qui l&rsquo;ont pass\u00e9 \u00e0 tabac, apr\u00e8s avoir vid\u00e9 cet espace de tout voyageur, le gardant en dernier. Ils l&rsquo;ont train\u00e9 \u00e0 terre jusqu&rsquo;\u00e0 la sortie le traitant de traitre \u00e0 la partie. Hamma hammami venait de donner une interview \u00e0 la chaine qatarie Al Jazeera o\u00f9 il avait d\u00e9nonc\u00e9 la mascarade \u00e9lectorale qui se pr\u00e9parait la corruption qui pr\u00e9vaut dans l&rsquo;entourage du pr\u00e9sident tunisien, l&rsquo;Etat policier et ses pratiques muscl\u00e9es. Il avait \u00e9galement tenu les m\u00eames propos sur la cha\u00eene fran\u00e7aise d&rsquo;informations en continu, France24. Ces prestations sur des cha\u00eenes tr\u00e8s \u00e9cout\u00e9es en Tunisie avaient suscit\u00e9 une grande col\u00e8re \u00e0 Carthage et provoqu\u00e9 ces repr\u00e9sailles.  Les associations sous-sign\u00e9es d\u00e9noncent ce montage juridico-policier qui a \u00e9t\u00e9 mis en place en repr\u00e9sailles \u00e0 la libert\u00e9 d&rsquo;expression dont a us\u00e9 Hamma Hammami dans des m\u00e9dias \u00e9trangers au moment o\u00f9 il est priv\u00e9 de cette libert\u00e9 dans son propre pays. Exigent l&rsquo;arr\u00eat des poursuites infond\u00e9es contre Hamma Hammami et que son droit d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la justice soit respect\u00e9. Exigent de l&rsquo;Etat tunisien que l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 physique de Hamma Hammami soit assur\u00e9e et qu&rsquo;il puisse recouvrer sa libert\u00e9 sans que la police ne fasse peser des menaces sur sa s\u00e9curit\u00e9 individuelle. Assurent Radhia Nasraoui et Hamma hammami de leur enti\u00e8re solidarit\u00e9 et s&rsquo;engagent \u00e0 placer ce cas dans la liste de leurs priorit\u00e9s.    Signataires <strong><font>Conseil National pour les libert\u00e9s en Tunisie (CNLT) Observatoire pour la libert\u00e9 de presse, d&rsquo;\u00e9dition et de cr\u00e9ation (OLPEC) Amicales des r\u00e9sistants tunisiens (ART) Association internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISPP) Association de lutte contre la torture en Tunisie (ALTT)  Association Libert\u00e9 &amp; \u00e9quit\u00e9 (ALE) Observatoire tunisien des droits et libert\u00e9s syndicaux (OTDLS)<\/font><\/strong><\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Libert\u00e9 pour Sadok Chourou, le prisonnier des deux d\u00e9cennies Libert\u00e9 pour tous les prisonniers politiques <\/font><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><font>Libert\u00e9 et Equit\u00e9 <\/font><\/strong>Organisation de droits humains ind\u00e9pendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel\/fax : 71 340 860 <\/font><strong><font face=\"Arial\" size=\"2\">Nouvelles des libert\u00e9s en Tunisie  <\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"3\">Arrestation de trois ex prisonniers politiques S\u2019agit-il d\u2019une nouvelle campagne contre les ex membres du mouvement En Nahdha ?<\/font><\/p>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<p> Des agents de la police politique du gouvernorat de Kebili ont arr\u00eat\u00e9 durant la derni\u00e8re p\u00e9riode trois ex membres du mouvement En Nahdha, messieurs Ali Harabi, Ali Ferhat et Hichem Ben Taleb qui ont effectu\u00e9 de longues p\u00e9riodes d\u2019emprisonnement \u00e0 la suite de proc\u00e8s in\u00e9quitables [\u2026] depuis leur sortie de prison il vivent \u00e0 l\u2019instar de milliers d\u2019autres sous la coupe de mandats de recherche, du contr\u00f4le administratif, la privation de tous les droits garantis par la loi. [\u2026]  Pour le Bureau ex\u00e9cutif de l\u2019Organisation Le Pr\u00e9sident <strong><font>Ma\u00eetre Mohamed Nouri <\/font><\/strong><font>(traduction d\u2019extraits ni revue ni corrig\u00e9e par les auteurs de la version en arabe, LT)<\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><font><\/p>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong>Amnesty International <\/strong><\/font><font face=\"Arial\" size=\"2\">UA: 222\/10 Index: MDE 30\/019\/2010 Tunisia\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Date: 19 October 2010  URGENT ACTION  <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Jailed Tunisian Journalist\u2019s Health at Risk<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/font><\/div>\n<p><font size=\"2\"><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<p> <font face=\"Arial\">Tunisian prisoner of conscience Fahem Boukadous, aged 40, has been on hunger strike since 8 October 2010 in protest against his prison conditions and his continued detention in Gafsa Prison. He is refusing to take his medication without which his life may be in danger.  Fahem Boukadous went on strike in protest against the worsening treatment he has received from the prison authorities. He and his wife, Afef Bennaceur, believe that ever since other journalists attempted a solidarity visit to the prison on Saturday 18 September, he has been subjected to increased harassment by the prison guards. This includes separation from his prison inmate Hassan Ben Abdallah, having his food extensively searched so that it becomes inedible, and having all his conversations with his wife watched, listened to and recorded.  Fahem Boukadous suffers from acute asthma, marked by severe breathing problems for which he needs regular medication and monitoring. His medical condition has been exacerbated by prison conditions and his wife reports a gradual deterioration of his health. He has had several severe asthma attacks since being imprisoned as well as a throat infection, a tooth infection, and most recently severe stomach pains. After suffering an asthma attack on 22 September, promises by the Gafsa Prison authorities to take him to a hospital were not kept. He was hospitalized only 13 days later following another asthma attack on 4 October.  On 9 October, on the second day of his hunger strike, Fahem Boukadous had another asthma attack but he insisted on struggling to get through it without his medication.  As a journalist working for the private TV channel Al-Hiwar Ettounsi, Fahem Boukadous covered and broadcast images of popular protests against unemployment and high living costs in the Gafsa region of south-west Tunisia in the first half of 2008. He was sentenced to six years imprisonment in December 2008 for allegedly belonging to the group that had led the unrests. He was found guilty on retrial in January 2010 his sentence reduced to four years.  PLEASE WRITE IMMEDIATELY in Arabic, French or your own language:  n\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Calling for Fahem Boukadous\u2019 immediate and unconditional release as a prisoner of conscience, jailed solely for the legitimate and peaceful exercise of this right to freedom of expression and his journalistic activities  n\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Expressing concern that poor prison conditions are contributing to Fahem Boukadous\u2019 deteriorating health  n\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Pending his release, calling on the Tunisian authorities to improve Fahem Boukadous\u2019 prison conditions and for his harassment in prison to stop  n\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Urging the authorities to ensure that in line with the UN Standard Minimum Rules for the Treatment of Prisoners Fahem Boukadous is immediately provided with the specialist medical care he requires, outside prison if necessary.   PLEASE SEND APPEALS BEFORE 29 NOVEMBER 2010 TO:  Send your appeals to:Zine El Abidine Ben Ali\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  President  Palais Pr\u00e9sidentiel\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  Tunis, Tunisia\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  Fax: +216 71 744 721  Salutation: Your Excellency   Minister of Justice and Human Rights  B\u00e9chir Tekkari\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  Ministry of Justice and Human Rights  31 Boulevard Bab Benat  Tunis 1019, Tunisia\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  Fax: +216 71 568 106  Salutation: Your Excellency   And copies to:  President of Higher Committee on Human Rights and Fundamental Freedoms  Moncer Rouissi  85 avenue de la libert\u00e9  1002 Tunis Belv\u00e9d\u00e8re  Tunisia\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  Fax: +216 71 784 037  Also send copies to diplomatic representatives of Tunisia accredited to your country. Please check with your section office if sending appeals after the above date.   <strong>URGENT ACTION  Jailed tunisian Journalist\u2019s Health at risk  Additional Information  <\/strong>Following protests in Gafsa against unemployment, corruption, and high living costs in the first half of 2008, the Tunisian authorities began a violent crackdown, forcibly dispersing protests and arresting hundreds of people. In December 2008, the Gafsa Court of First Instance sentenced a group of 38 trade unionists and protesters, including Fahem Boukadous and Hassen Ben Abdallah, to prison terms for allegedly leading the unrest. Fahem Boukadous, a journalist, had reported on the protests for the private television channel Al-Hiwar Ettounsi. The investigating judge concluded that although Fahem Boukadous did not participate directly in the protests, he was an active member of the group leading the unrest because he spread information in Tunisia and abroad for \u201cpropaganda\u201d.   Fahem Boukadous, who went into hiding at the time, was tried in his absence and sentenced to six years imprisonment. The conviction was upheld on appeal in February 2009. He was charged with \u201cbelonging to a criminal association\u201d, \u201ctaking part in a group established to prepare or commit an attack against people or property\u201d and \u201cspreading information liable to disrupt public order\u201d.   In November 2009, all those convicted and imprisoned during the crackdown were conditionally released following a presidential pardon to mark the 22nd anniversary of Ben Ali\u2019s accession to power. The presidential pardon applied only to those whose sentences are considered final, not to those who went into hiding and were tried in their absence. Fahem Boukadous came out of hiding and was retried and convicted again in January 2010 but his sentence was reduced to four years. The conviction was upheld in July 2010 by the Gafsa Court of Appeals. Fahem Boukadous was taken into custody on 15 July 2010, a week after his conviction was upheld. Fahem Boukadous had been hopistalized repeatedly between April 2010 and July 2010 for breathing difficulties and was arrested just after he was discharged from hospital. He is currently held in Gafsa Prison.   Amnesty International contends that his trial did not conform to international standards for fair trial. In the first instance, defence lawyers were unable to present the case and the defence lawyers\u2019 demands to cross-examine witnesses were rejected. On appeal, the lawyers were able to present their arguments to the court, but were again denied the right to call and cross-examine witnesses. The trial was marked by a heavy security presence, both inside and outside the court room.   UA: 222\/10 Index: MDE 30\/019\/2010 Issue Date: 19 October 2010<\/font><\/div>\n<p><\/font><\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font face=\"Arial\">Un portrait d&rsquo;Am Ali Ben Salem, par Taoufik Ben Brik\\<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/p>\n<hr\/>\n<\/div>\n<p><em><font size=\"2\">Le ma\u00eetre demanda alors\u00a0: \u00ab\u00a0poss\u00e9dez-vous une quelconque profonde conviction\u00a0?\u00a0\u00bb<\/font><\/em><\/p>\n<p><em><font size=\"2\">L\u2019homme r\u00e9pondit\u00a0: \u00ab\u00a0\u00e9tant enfant, j\u2019ai pris soudain conscience que le bushi est un homme qui ne doit pas regretter sa vie.\u00a0\u00bb<\/font><\/em><\/p>\n<p><font size=\"2\">Jocho Yamamoto (Hagakure)<\/font><\/p>\n<p><font size=\"2\">J\u2019essaye de me rappeler\u00a0! Mais o\u00f9\u00a0? O\u00f9\u00a0? Aux confins de nulle-part. Il ressemble \u00e0 tous les p\u00e8lerins, la canne et la cape en moins. Le tambour\u00a0? \u00a0Memet le mince\u00a0? Yoda\u00a0? Juste un homme. Ni surhomme ni sous homme. Quatre-vingts ans sonn\u00e9s dans une demi-ann\u00e9e \u00a0suffisent amplement pour \u00e9teindre un si\u00e8cle et rouvrir un autre dans le brouhaha. Le c\u0153ur qui part en vrille, le dos caboss\u00e9 par une matraque, la m\u00e9moire qui flanche, le sang qui fait des siennes, la prostate qui gonfle, Am Ali Ben Salem ressemble \u00e0 ces adultes, qui, enfants, ont d\u00e9cid\u00e9 de ne plus grandir.\u00a0 A son \u00e2ge, il fait toujours des noises. Il ne tient pas sur place et surtout il ne fait pas de surplace. T\u00f4t, il s\u2019est r\u00e9serv\u00e9 sa place. La place des Irrempla\u00e7ables.\u00a0 Des indispensables. Les DISPONIBLES.<\/font><\/p>\n<p><font size=\"2\">Il est sur la route. Toujours. L\u00e0 o\u00f9 il y a r\u00e9union secr\u00e8te, proc\u00e8s inique, manifestation, gr\u00e8ve de la faim, grabuge dans la ville\u2026 Am Ali se manifeste. Tendu comme un arc cr\u00e9tois, il est l\u2019origine de toutes les initiatives explosives. Membre fondateur de LTDH, du CNLT, du l\u2019ATLCT\u2026 Il a intent\u00e9 des proc\u00e8s contre les tortionnaires, contre Ben Ali, contre sa famille corrompue\u2026 L\u2019affaire du yacht, l\u2019affaire du coup d\u2019Etat constitutionnel, c\u2019est lui. On poivre et on sucre avec nos petites batailles. \u00ab\u00a0Il est le sel qui ne s\u2019absente jamais de notre table qui recule\u00a0\u00bb. Un app\u00e2t puissant pour amener les r\u00e9calcitrants \u00e0 embarquer les ind\u00e9cis. \u00ab\u00a0Si Am Ali y est, je signe\u00a0\u00bb disent les orphelins de la R\u00e9publique. On signe des p\u00e9titions pour toutes les libert\u00e9s. D\u2019expression, d\u2019organisation, de circulation, de culte. Pour toutes les ind\u00e9pendances. Ind\u00e9pendances de la justice, du l\u00e9gislateur, de l\u2019administration. Il est La mascotte du microcosme. Pour la Baraka. Une amulette contre le mauvais \u0153il. Un porte bonheur. La source d\u2019o\u00f9 on se ressource et on se rassure. Le gardien du temple de la r\u00e9sistance, celui qui t\u2019inculque et t\u2019initie \u00e0 la bravoure comme si c\u2019\u00e9tait des beaux arts. \u00a0A lui tout \u00a0seul, il traduit la trag\u00e9die carthaginoise. (Qui est comique).<\/font><\/p>\n<p><font size=\"2\">Pour l\u2019amour d\u2019une \u00ab\u00a0\u00e9chapp\u00e9e belle\u00a0\u00bb qui tarde \u00e0 venir (et qui n\u2019adviendra gu\u00e8re), Am Ali met \u00e0 la disposition de sa fourn\u00e9e d\u2019enfoir\u00e9es et de b\u00e2tards, le peu de biens dont il dispose\u00a0: une maison (\u00e9ternel local gratis de la LTDH), sa petite citadine, sa maigre bourse, son temps, sa qui\u00e9tude et la qui\u00e9tude de ses proches. Chasse \u00e0 l\u2019homme, passage \u00e0 tabac, r\u00e9sidence surveill\u00e9e\u2026 Il s\u2019est interdit de voyage, interdit de visite, interdit de t\u00e9l\u00e9phone, interdit d\u2019internet et de correspondance. Et, lorsque \u00e7a barde du c\u00f4t\u00e9 de Tunis-city, de Jendouba ou de Gafsa, il est interdit de quitter sa ville natale Bizerte. Un couvre-feu sur mesure. Depuis 2005, la rue Farhat Hached, l\u00e0 o\u00f9 il r\u00e9side, demeure zone interdite. Pourquoi ce r\u00e9gime sp\u00e9cial\u00a0? Pourquoi Am Ali Ben Salem\u00a0? C\u2019est bien simple\u00a0: l\u2019homme est un personnage vivant de roman. Un roman \u00e9pique qui \u00e9crirait peut-\u00eatre un jour, ou jamais, un \u00e9crivain du poids de Balzac. Le p\u00e8re Goriot.<\/font><\/p>\n<p><font size=\"2\">A deux ans, a-t-il re\u00e7u la mort de Mohamed Ben Salem, son padre, tomb\u00e9 sous les balles de l\u2019arm\u00e9e d\u2019occupation fran\u00e7aise en l\u2019an 38\u00a0? Sa m\u00e8re, Oumi Fatma, le lui rappellera sans cesse, entre deux pri\u00e8res, tout le long de sa course de vie. Cette balle perdue, cette balle destin\u00e9e sera son v\u00e9ritable certificat de naissance. Rares sont ceux qui d\u00e9cident de leur lieu de bapt\u00eame. Oumi Fatma le voulait topographe. Lui a choisi le Jebel, le maquis. Train d\u00e9raill\u00e9, poste braqu\u00e9e\u2026 1954, le tribunal militaire fran\u00e7ais (TMF) l\u2019a condamn\u00e9 \u00e0 la peine capitale. 1955, le pays acc\u00e8de \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance int\u00e9rieure. Am Ali entre dans la clandestinit\u00e9 (n\u2019ayant pas choisi son camp, Bourguibiste ou Bensalhiste, il tombe sous les feux crois\u00e9s des deux fr\u00e8res ennemis). \u00a01961, la dr\u00f4le de bataille de Bizerte sonne le glas. Il en ressort avec un \u00e9clat d\u2019obus au cou et une balle dans les fesses. 1962, Bourguiba n\u2019est plus Bourguiba. Un dieu vivant, solitaire, capricieux et cruel. Avec un groupe d\u2019anciens maquisards, Am Ali pensait \u00ab\u00a0pusher\u00a0\u00bb le tyran. Au bout de cette aventure ambig\u00fce, il a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 \u00e0 20 ans de r\u00e9clusion. Il a pass\u00e9 11 ans dans les ge\u00f4les humides de Porto-farina et de Borj Erroumi\u00a0, enchain\u00e9. Il avait pour compagnon un certain Materi, p\u00e8re de Sakhr, \u00a0le splendide gendre de Ben Avi. C\u2019est ici, en bas qu\u2019il a appris les d\u00e9c\u00e8s de sa premi\u00e8re femme, Najia, la m\u00e8re de ses enfants. Il n\u2019a jamais eu le temps de la pleurer. Bourguiba lui a vol\u00e9 son deuil.<\/font><\/p>\n<p><font size=\"2\">Il a v\u00e9cu son deuil sous Ben Ali. Ce tyran 2 \u00e8me l\u2019a d\u00e9lest\u00e9 de l\u2019accolade d\u2019un p\u00e8re, du soutien d\u2019un fr\u00e8re, des joies d\u2019une m\u00e8re. Mais pas de la dignit\u00e9 d\u2019un homme. Pour la dignit\u00e9, la sienne, celle des cousins et des voisins, il a vendu son ombre \u00e0 l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re. Hommage rendu.<\/font><\/p>\n<p><strong><font size=\"2\">Taoufik Ben Brik<\/font><\/strong><\/p>\n<p><strong><font size=\"2\">(Source: nouvelobs.com le 19 octobre 2010)<\/font><\/strong><\/p>\n<p><strong><font size=\"2\">Lien:<a target=\"_blank\" title=\"http:\/\/tempsreel.nouvelobs.com\/actualite\/opinion\/20101019.OBS1475\/tribune-un-portrait-d-am-ali-ben-salem-par-taoufik-ben-brik.htmlF\u00f6lj l\u00e4nken genom att trycka p\u00e5 CTRL och klicka\" rel=\"noopener\"><font>http:\/\/tempsreel.nouvelobs.com\/actualite\/opinion\/20101019.OBS1475\/tribune-un-portrait-d-am-ali-ben-salem-par-taoufik-ben-brik.html<\/font><\/a><\/font><\/strong><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><span><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font face=\"Arial\" size=\"2\" title=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/pays\/tunisie\/tunisie.aspF\u00f6lj l\u00e4nken genom att trycka p\u00e5 CTRL och klicka\"><strong title=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/pays\/tunisie\/tunisie.aspF\u00f6lj l\u00e4nken genom att trycka p\u00e5 CTRL och klicka\">Tunisie<\/strong><\/font><\/a><\/span><font face=\"Arial\"><strong><font size=\"2\">\u00a0<\/font><\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"2\">Des leaders de l&rsquo;opposition aux profils et motivations contrast\u00e9s<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><span>19\/10\/2010 \u00e0 10h:00<\/span><span> Par Abdelaziz Barrouhi<\/span><\/font><\/div>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">L&rsquo;opposition au pr\u00e9sident tunisien Zine el-Abidine Ben Ali est selon le cas, tendre ou tr\u00e8s offensive. Petit tour d&rsquo;horizon.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><strong><font face=\"Arial\" size=\"2\">Mustapha Ben Jaafar (FDTL) : la solitude du coureur de fond<\/font><\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Le parcours de Mustapha Ben Jaafar depuis plus de quarante ans co\u00efncide avec les \u00e9tapes successives de la difficile d\u00e9mocratisation de la Tunisie. Malgr\u00e9 les emb\u00fbches, le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du Forum d\u00e9mocratique pour le travail et les libert\u00e9s (FDTL) a fait montre d\u2019une endurance de coureur de fond. Il faut dire que ce patriote et d\u00e9mocrate issu d\u2019une famille de nationalistes trouve un motif de consolation dans le fait qu\u2019il est le plus respect\u00e9 des chefs de l\u2019opposition tunisienne, y compris \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">R\u00e9agissant \u00e0 la d\u00e9rive autoritaire de Habib Bourguiba, il avait quitt\u00e9 le parti au pouvoir pour fonder, avec d\u2019autres d\u00e9mocrates, en 1975, la Ligue tunisienne de d\u00e9fense des droits de l\u2019homme (LTDH). En 1978, il est aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019Ahmed Mestiri lors de la cr\u00e9ation du MDS, dont il sera \u00ab remerci\u00e9 pour raisons politiques \u00bb.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Professeur de m\u00e9decine, chef du service de radiologie \u00e0 l\u2019h\u00f4pital de la Rabta et fondateur du syndicat hospitalo-universitaire, Ben Jaafar cr\u00e9e, en 1994, le FDTL, qui n\u2019obtiendra le visa l\u00e9gal de l\u2019administration qu\u2019en 2002. Sa candidature \u00e0 la pr\u00e9sidentielle de 2009 <\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">est invalid\u00e9e<\/font><\/a><font face=\"Arial\" size=\"2\"> au pr\u00e9texte qu\u2019il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9lu \u00e0 la t\u00eate du parti par ses pairs lors d\u2019un congr\u00e8s. En tourn\u00e9e au Canada pour y rencontrer la diaspora tunisienne fin septembre et d\u00e9but octobre, Ben Jaafar, 69 ans, a de nouveau tendu la main au pouvoir. \u00ab La Tunisie a des atouts pour r\u00e9ussir sa transition d\u00e9mocratique, a-t-il d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 l\u2019antenne de Radio Canada Internationale. Que monsieur Ben Ali prenne le taureau par les cornes et fasse sauter les verrous \u00e0 travers des r\u00e9formes n\u00e9goci\u00e9es. \u00bb<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><strong><font face=\"Arial\" size=\"2\">N\u00e9jib Chebbi (PDP) : le trublion de la R\u00e9publique<\/font><\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">La gr\u00e8ve de la faim \u2013 du 23 au 28 septembre \u2013 de <\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">N\u00e9jib Chebbi<\/font><\/a><font face=\"Arial\" size=\"2\">, chef historique du Parti d\u00e9mocratique progressiste (PDP), et de Maya Jribi, qui lui a succ\u00e9d\u00e9 au poste de secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral, en 2006, n\u2019est pas la premi\u00e8re du genre. C\u2019est la troisi\u00e8me fois en cinq ans que Chebbi recourt \u00e0 cette \u00ab arme \u00bb pour faire entendre sa voix. Sa premi\u00e8re gr\u00e8ve, qui a dur\u00e9 un mois, remonte \u00e0 2005, lors de la tenue, \u00e0 Tunis, du Sommet mondial sur la soci\u00e9t\u00e9 de l\u2019information (SMSI). Avec huit autres personnalit\u00e9s, il entendait profiter de la pr\u00e9sence des m\u00e9dias internationaux pour faire conna\u00eetre ses revendications politiques. La deuxi\u00e8me, <\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">qui a eu lieu en 2007<\/font><\/a><font face=\"Arial\" size=\"2\">, a \u00e9galement dur\u00e9 un mois. Lui et Maya Jribi s\u2019\u00e9taient alors insurg\u00e9s contre l\u2019expulsion de leur parti des locaux qui lui servaient de si\u00e8ge, dans le centre de Tunis, d\u00e9cision finalement annul\u00e9e.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Cette fois, leur gr\u00e8ve de la faim \u00e9tait motiv\u00e9e par un retard dans l\u2019impression de l\u2019\u00e9dition d\u2019El-Mawkef, l\u2019organe du PDP, qu\u2019ils ont qualifi\u00e9 de \u00ab d\u00e9rive r\u00e9pressive \u00bb, alors que l\u2019imprimeur faisait valoir une panne technique. Ils n\u2019ont mis un terme \u00e0 leur gr\u00e8ve qu\u2019une fois le journal imprim\u00e9 et distribu\u00e9 dans les kiosques.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">B\u00eate noire du r\u00e9gime de Habib Bourguiba, puis de celui de Ben Ali, N\u00e9jib Chebbi, 66 ans, avocat de son \u00e9tat, est un activiste-n\u00e9. \u00c9tudiant, il a \u00e9cop\u00e9, dans les ann\u00e9es 1960-1970, de plusieurs condamnations totalisant trente-deux ans de prison, mais il a souvent \u00e9t\u00e9 graci\u00e9. Nationaliste arabe \u00e0 ses d\u00e9buts, il se r\u00e9clame aujourd\u2019hui d\u2019un socialisme progressiste, avec parfois quelques fr\u00e9quentations surprenantes, comme ce s\u00e9jour de plusieurs semaines aux \u00c9tats-Unis, en mars 2006, \u00e0 l\u2019invitation de l\u2019American Enterprise Institute, un think-tank n\u00e9oconservateur proche de l\u2019ex-pr\u00e9sident George W. Bush. \u00c0 deux reprises, en 2004 et en 2009, il a tent\u00e9 de se pr\u00e9senter \u00e0 l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle. Sans succ\u00e8s, la l\u00e9gislation en vigueur ne le lui permettant pas. On le croyait en pleine travers\u00e9e du d\u00e9sert. Il n\u2019en est rien.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><strong><font face=\"Arial\" size=\"2\">Isma\u00efl Boulehya (MDS) : opposition \u00ab assagie \u00bb<\/font><\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Il est l\u2019un des dissidents du Parti socialiste destourien (anc\u00eatre du RCD) \u00e0 avoir fond\u00e9, en 1978, sous la conduite de l\u2019ancien ministre Ahmed Mestiri, le Mouvement des d\u00e9mocrates socialistes (MDS). Objectif\u2009: lutter contre l\u2019autoritarisme de Habib Bourguiba et promouvoir une Tunisie d\u00e9mocratique et libre. Le MDS a le vent en poupe jusqu\u2019au moment o\u00f9 Mestiri, d\u00e9\u00e7u par les r\u00e9sultats de l\u2019\u00e9lection de 1989, d\u00e9cide de quitter la politique. La lutte pour la succession est lanc\u00e9e, et le MDS perd petit \u00e0 petit sa vocation originelle. Mohamed Moada, autre ex-membre du parti unique, en devient le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral. Apr\u00e8s son rapprochement avec les islamistes, c\u2019est Isma\u00efl Boulehya, ex-journaliste et imprimeur dans le civil, aujourd\u2019hui \u00e2g\u00e9 de 76 ans, qui prend les r\u00eanes du parti, en 1997. Depuis, le MDS, assagi, est rentr\u00e9 dans le rang et soutient la candidature de Ben Ali \u00e0 chaque \u00e9lection. Cette ligne lui vaut en retour de demeurer le parti d\u2019opposition qui dispose du plus grand nombre de si\u00e8ges au Parlement.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><strong><font face=\"Arial\" size=\"2\">Mohamed Bouchiha (PUP) : \u00ab baron \u00bb de la mouvance pr\u00e9sidentielle<\/font><\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Fonctionnaire (il a dirig\u00e9 des entreprises publiques), <\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Mohamed Bouchiha<\/font><\/a><font face=\"Arial\" size=\"2\"> milite au sein du Parti de l\u2019unit\u00e9 populaire (PUP) depuis plus d\u2019une trentaine d\u2019ann\u00e9es, du temps o\u00f9 ce parti \u00e9tait dirig\u00e9 par Mohamed Belhaj Amor, un v\u00e9t\u00e9ran respect\u00e9 de l\u2019opposition tunisienne. D\u00e9put\u00e9, il lui a succ\u00e9d\u00e9 en 2000 et, depuis, s\u2019est pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 deux reprises, en 2004 et 2009, \u00e0 l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle (o\u00f9 il a obtenu respectivement 3,78 % et 5,01 % des suffrages) pour \u00ab soutenir \u00bb le pluralisme instaur\u00e9 par le chef de l\u2019\u00c9tat. \u00ab Cette candidature a une port\u00e9e p\u00e9dagogique, plaide-t-il. Nous avons bris\u00e9 le tabou des 99 % des scrutins pr\u00e9c\u00e9dents. \u00bb \u00ab Proche \u00bb de Ben Ali, il fait figure, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 62 ans, de baron de la mouvance pr\u00e9sidentielle. Avec lui, le PUP est devenu le deuxi\u00e8me parti de l\u2019opposition, derri\u00e8re le MDS, en nombre de d\u00e9put\u00e9s. Son ambition est d\u2019obtenir la premi\u00e8re place.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><strong><font face=\"Arial\" size=\"2\">Mondher Thabet (PSL) : du trotskisme au lib\u00e9ralisme<\/font><\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">Philosophe de formation, Mondher Thabet, 47 ans, n\u2019a cess\u00e9 de faire du nomadisme id\u00e9ologique. D\u2019abord au sein du courant de gauche en tant que cadre du syndicat \u00e9tudiant (Union g\u00e9n\u00e9rale des \u00e9tudiants de Tunisie, Uget) \u00e0 la facult\u00e9 de droit et des sciences \u00e9conomiques de Tunis. Ensuite en tant que porte-parole des \u00e9tudiants trotskistes au sein de la F\u00e9d\u00e9ration des \u00e9tudiants marxistes r\u00e9volutionnaires. Juste ce qu\u2019il faut pour marquer une halte \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980, o\u00f9 il dit avoir r\u00e9vis\u00e9 ses convictions de gauche.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">En 1989, il fait de l\u2019entrisme au sein du Parti social lib\u00e9ral (PSL). Mais ses ambitions pour en devenir le leader \u00e0 la place de son fondateur, Mounir B\u00e9ji, sont tellement criantes qu\u2019il en est exclu en 1991. Il cr\u00e9e alors, en dehors du parti, en pleine d\u00e9liquescence, un mouvement pour le r\u00e9former, mais finit par prendre la t\u00eate du PSL apr\u00e8s la d\u00e9mission de B\u00e9ji, en 2006. Il d\u00e9veloppe les relations avec l\u2019Internationale lib\u00e9rale, dont il est m\u00eame d\u00e9sign\u00e9 vice-pr\u00e9sident en 2008, et se montre fort actif au sein des r\u00e9seaux en Afrique et dans le monde arabe. Son credo \u00e9pouse alors les principes de cette Internationale qu\u2019il tente de promouvoir \u00e0 travers le parti et dans ses interventions en tant que s\u00e9nateur.<\/font><\/p>\n<p align=\"justify\"><font size=\"2\"><strong>(Source: Jeuneafrique.com le 19 octobre 2010) Lien: <\/strong><\/font><a target=\"_blank\" title=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/Article\/ARTJAJA2596p046-051.xml2\/opposition-tunisie-mohamed-bouchiha-election-presidentielledes-leaders-de-l-opposition-aux-profils-et-motivations-contrastes.htmlF\u00f6lj l\u00e4nken genom att trycka p\u00e5 CTRL och klicka\" rel=\"noopener\"><font size=\"2\"><strong title=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/Article\/ARTJAJA2596p046-051.xml2\/opposition-tunisie-mohamed-bouchiha-election-presidentielledes-leaders-de-l-opposition-aux-profils-et-motivations-contrastes.htmlF\u00f6lj l\u00e4nken genom att trycka p\u00e5 CTRL och klicka\">http:\/\/www.jeuneafrique.com\/Article\/ARTJAJA2596p046-051.xml2\/opposition-tunisie-mohamed-bouchiha-election-presidentielledes-leaders-de-l-opposition-aux-profils-et-motivations-contrastes.html<\/strong><\/font><\/a><\/p>\n<div><strong><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font face=\"Arial\" size=\"3\"><strong>Lancement de la premi\u00e8re radio \u00e9conomique en Tunisie<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><font size=\"3\"><strong><\/p>\n<div align=\"center\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"> \u00a0<\/div>\n<p><\/strong><\/font><\/p>\n<div align=\"justify\"><font>AP 19\/10\/10 18:43 TUNIS (AP) \u2014 La premi\u00e8re radio tunisienne priv\u00e9e sp\u00e9cialis\u00e9e en \u00e9conomie, baptis\u00e9e \u00ab\u00a0Express FM\u00a0\u00bb, a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e mardi, environ trois semaines apr\u00e8s le d\u00e9marrage de la station \u00ab\u00a0Shems FM\u00a0\u00bb (Soleil FM), promue par Cyrine Ben Ali Mabrouk, fille du pr\u00e9sident Zine El Abidine Ben Ali. Ses promoteurs ne sont autres que Mourad Gueddiche, fils du m\u00e9decin personnel du chef de l&rsquo;Etat tunisien, et Naoufel Ben Rayana, un expert boursier. Venue \u00ab\u00a0enrichir le paysage m\u00e9diatique\u00a0\u00bb, Express FM, qui commencera \u00e0 \u00e9mettre \u00e0 partir de jeudi prochain, dans un premier temps sur le Grand Tunis et sur Sfax, ambitionne d\u00a0\u00bb&rsquo;impulser la dynamique \u00e9conomique que conna\u00eet la Tunisie\u00a0\u00bb, selon eux. \u00ab\u00a0Notre but est de simplifier et de vulgariser la chose \u00e9conomique pour la mettre \u00e0 la port\u00e9e du commun des mortels, dans un langage accessible \u00e0 tous\u00a0\u00bb, a pr\u00e9cis\u00e9 lors d&rsquo;une conf\u00e9rence de presse, la directrice de l&rsquo;antenne Najoua Rahoui, personnalit\u00e9 connue sur la sc\u00e8ne m\u00e9diatique. Une quarantaine de jeunes journalistes, animateurs et techniciens proposeront tout au long de la journ\u00e9e, des th\u00e8mes \u00e9conomiques, allant de l&#8217;emploi \u00e0 la bourse en passant par l&rsquo;investissement et le management, ponctu\u00e9s de programmes culturels, sportifs et de divertissement. Mourad Gueddiche insiste, lui, pour faire de la nouvelle radio \u00ab\u00a0un m\u00e9dia s\u00e9rieux, ind\u00e9pendant, impartial et une source cr\u00e9dible et fiable dans le traitement de l&rsquo;information\u00a0\u00bb. Elle se veut \u00e9galement porteuse d&rsquo;un \u00ab\u00a0message aux jeunes pour \u00e9largir leurs perspectives de r\u00e9ussite\u00a0\u00bb, a-t-il ajout\u00e9. \u00ab\u00a0Nous n&rsquo;avons pas la pr\u00e9tention d&rsquo;op\u00e9rer une r\u00e9volution m\u00e9diatique, mais nous nous attacherons \u00e0 faire en sorte que Express FM accomplisse efficacement le r\u00f4le qui lui est d\u00e9volu\u00a0\u00bb, a rench\u00e9ri M. Rayana. C&rsquo;est la cinqui\u00e8me radio priv\u00e9e lanc\u00e9e en Tunisie apr\u00e8s \u00ab\u00a0Mosa\u00efque FM\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Radio Zitouna\u00a0\u00bb (religieuse), \u00ab\u00a0Jawhara FM\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Shems FM\u00a0\u00bb, appartenant toutes \u00e0 des proches du pouvoir. Cependant, une dizaine de demandes d&rsquo;autorisation restent en suspens, dont celles d\u00e9pos\u00e9es par le journaliste Zied H\u00e9ni (Radio Carthage\/Voice of peace and freedom) et les opposants Sihem Ben S\u00e9drine (Radio Kalima) et Rachid Kh\u00e9chana (Radio Chira\u00e2). <\/font><\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\/\"><font face=\"Arial\"><span><font size=\"2\">Home<\/font><\/span><font size=\"2\"><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><\/font><\/font><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\"><font size=\"2\">\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/font><\/span><\/a><\/b><\/strong><\/font><\/h2>\n<\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\u00a0<\/p>\n<p><\/body><\/body><\/html><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Home &#8211; Accueil TUNISNEWS 10\u00a0\u00e8me ann\u00e9e, N\u00b0\u00a03801 du 19.10.2010 \u00a0archives : www.tunisnews.net\u00a0 Communiqu\u00e9 conjoint &#8211; Hamma Hammami doit jouir de sa libert\u00e9 de mouvement et sa s\u00e9curit\u00e9 doit \u00eatre assur\u00e9e Libert\u00e9 et Equit\u00e9: Arrestation de trois ex prisonniers politiques &#8211; S\u2019agit-il d\u2019une nouvelle campagne contre les ex membres du mouvement En Nahdha ? Amnesty International: [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":22040,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[],"tags":[62,41,29],"class_list":["post-16764","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","tag-62","tag-41","tag-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16764","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16764"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16764\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22040"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16764"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16764"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16764"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}