{"id":16584,"date":"2009-11-28T00:00:00","date_gmt":"2009-11-28T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/28-novembre-2009\/"},"modified":"2009-11-28T00:00:00","modified_gmt":"2009-11-28T00:00:00","slug":"28-novembre-2009","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/28-novembre-2009\/","title":{"rendered":"28 novembre 2009"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"        Une nouvelle agression grave a \u00e9t\u00e9\u00a0 perp\u00e9tr\u00e9e samedi 28 novembre 2009 \u00e0 \n        Bizerte (Nord de la Tunisie) par la police politique tunisienne \u00e0 \n        l\u2019encontre d\u2019un groupe de militants associatifs et de d\u00e9fenseurs des \n        droits humains, pour la plupart membres de la LTDH et se r\u00e9clamant de \n        plusieurs composantes associatives autonomes. \" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body><\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\/\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accuei<\/span><\/a><font><span lang=\"FR-CH\">l<\/span><\/font><\/b><\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div align=\"justify\">\n<div align=\"justify\">\n<div>\n<div align=\"center\"> <font face=\"Arial\" size=\"7\"> <strong>TUNISNEWS<\/strong> <\/font> <\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <font> <\/p>\n<div> <strong><font face=\"Arial\">9\u00a0\u00e8me ann\u00e9e, <span lang=\"FR\">N\u00b0\u00a03476 du           28.11.2009<\/span><\/font><\/strong><\/div>\n<p> <\/font> <\/div>\n<div align=\"center\"> <span><font> <strong><font face=\"Arial\"><font>\u00a0archives<\/font> :        <\/font><\/strong><\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> <font face=\"Arial\"><strong>www.tunisnews.net<\/strong><\/font><\/a><\/span><font face=\"Arial\"><font>\u00a0<\/font>\u00a0        <\/font> <span lang=\"FR-CH\"> <font face=\"Arial\"> <span lang=\"DE-CH\"> <span lang=\"FR-CH\"> <span lang=\"FR-CH\"> <span lang=\"FR-CH\"> <span lang=\"FR-CH\"> <font face=\"Arial\"> <span lang=\"FR-CH\"> <font size=\"3\"> <span> <font> <span lang=\"FR\"> <\/span><\/font><\/span><\/font><\/span><\/font><\/span><\/span><\/span><\/span><\/span><\/font><\/span><\/div>\n<p> <font face=\"Arial\"><font> <\/p>\n<div align=\"justify\"> <strong><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/strong> <\/div>\n<div align=\"justify\"> <span lang=\"FR-CH\"> <span lang=\"FR-CH\"> <font size=\"3\"> <\/font><\/span><\/span><\/div>\n<p> <\/font><\/p>\n<p><font> <\/p>\n<div align=\"left\"> <strong>C.R.L.D.H. Tunisie: Agression perp\u00e9tr\u00e9e \u00e0 Bizerte \u00e0 l\u2019encontre         d\u2019un groupe de militants &#8211; Message d\u2019alerte         <font>Libert\u00e9 et Equit\u00e9: Arrestation de l\u2019ex prisonnier         politique Lotfi Dassi<\/font>         Libert\u00e9 et Equit\u00e9: Le prisonnier d\u2019opinion Mohammed Lafi est priv\u00e9 du         droit \u00e0 la d\u00e9fense         <font>AFP: Tunisie: r\u00e9union africaine pour des r\u00e9ponses         alternatives de l&rsquo;Afrique<\/font>          Nouvelobs: Emprisonn\u00e9, Taoufik Ben Brik aurait disparu         <font>Courrier International: Ben Ali accentue la         pression         <\/font>Le Matin: O\u00f9 est pass\u00e9 Taoufik Ben Brik ?         <font>RFI: A la Une : les droits de l&rsquo;homme en Tunisie<\/font>                 Arik.com: Journalisme en Tunisie : faire all\u00e9geance ou se taire &#8211;         Interview de Neji Bghouri<\/strong><\/div>\n<div align=\"left\">\n<hr\/><\/div>\n<p> <\/font><\/p>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><font>Rassemblement \u00e0 Lyon Lundi 30 Novembre :<\/font><\/strong> <\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Pour les Libert\u00e9s d\u00e9mocratiques en       Tunisie : Ben Ali Halte ,\u00e0 la R\u00e9pression<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div>      A l\u2019 Appel de :        Comit\u00e9 pour le respect des Droits de l&rsquo;Homme en Tunisie, F\u00e9d\u00e9ration pour       une Citoyennet\u00e9 des deux       rives (FTCR), F\u00e9d\u00e9ration Syndicale Etudiante, F\u00e9d\u00e9ration du Rh\u00f4ne de la       LDH, Nouveau Parti       Anticapitaliste, Union pour le Communisme.<\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div>\n<div align=\"center\"> <strong><font>C.R.L.D.H. Tunisie         <\/font><\/strong>\u0627\u0644\u0644\u062c\u0646\u0629 \u0645\u0646 \u0623\u062c\u0644 \u0627\u062d\u062a\u0631\u0627\u0645 \u0627\u0644\u062d\u0631\u064a\u0627\u062a \u0648\u062d\u0642\u0648\u0642 \u0627\u0644\u0625\u0646\u0633\u0627\u0646 \u0641\u064a \u062a\u0648\u0646\u0633         Comit\u00e9 pour le Respect des Libert\u00e9s et des Droits de l\u2019Homme en Tunisie         membre du R\u00e9seau Euro-m\u00e9diterran\u00e9en des Droits de l\u2019Homme         21ter rue Voltaire \u2013 FR-75011 PARIS\u00a0 &#8211; Tel\/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34         contact@crldht.org \/ www.crldht.org                   <strong><font size=\"3\">Message d\u2019alerte<\/font><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">        Une nouvelle agression grave a \u00e9t\u00e9\u00a0 perp\u00e9tr\u00e9e samedi 28 novembre 2009 \u00e0         Bizerte (Nord de la Tunisie) par la police politique tunisienne \u00e0         l\u2019encontre d\u2019un groupe de militants associatifs et de d\u00e9fenseurs des         droits humains, pour la plupart membres de la LTDH et se r\u00e9clamant de         plusieurs composantes associatives autonomes.          Ce groupe \u00e9tait compos\u00e9 notamment de Lotfi Hajji, ancien pr\u00e9sident du         premier syndicat des journalistes, Ahmed Gala\u00ef, membre du comit\u00e9         directeur de la LTDH, Tarek Souissi, militant associatif de la LTDH et         du Conseil National pour les Libert\u00e9s en Tunisie (CNLT ) et cinq autres         militants et militantes actifs et connus \u00e0 Bizerte.\u00a0 Les membres de ce         groupe avaient d\u00e9cid\u00e9 de rendre visite, \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019A\u00efd, \u00e0 M. Ali         Ben Salem, membre fondateur de la section de Bizerte de la LTDH, membre         du CNLT et de l\u2019ALTT (association de lutte contre la torture en Tunisie)         et pr\u00e9sident de l\u2019amicale des anciens r\u00e9sistants. Cette figure         embl\u00e9matique du mouvement d\u00e9mocratique tunisien est consid\u00e9r\u00e9,\u00a0 \u00e0 juste         titre, comme le doyen des dissidents tunisiens. Son domicile \u2013 qui         h\u00e9berge au niveau de son premier \u00e9tage la section de la LTDH \u00e0 Bizerte \u2013         fait l\u2019objet depuis deux ans d\u2019un v\u00e9ritable \u00e9tat de si\u00e8ge policier, les         agents de la police politique en interdisant l\u2019acc\u00e8s \u00e0 toute personne         \u00e9trang\u00e8re \u00e0 la famille de M. Ali Ben Salem.         Ce samedi 28 novembre, le groupe qui avait l\u2019intention de lui rendre         visite en a \u00e9t\u00e9 emp\u00each\u00e9 par une douzaine d\u2019agents de la police politique         tr\u00e8s agressifs qui leur en ont interdit l\u2019acc\u00e8s. Tr\u00e8s vite les policiers         sont pass\u00e9s des menaces aux voies de fait, molestant les membres du         groupe et se d\u00e9chainant contre les voitures de Lotfi Hajji et de Tarek         Souissi.         Bilan de cette exp\u00e9dition punitive : outres les injures et les         humiliations, trois membres du groupe violemment agress\u00e9s et souffrant         de multiples contusions (Lotfi Hajji, Ahmed Gala\u00ef et Tarek Souissi) et         deux voitures s\u00e9rieusement endommag\u00e9es.         Alors que Taoufik Ben Brik a fait l\u2019objet d\u2019une v\u00e9ritable provocation         et\u00a0 qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 le 26 novembre, de fa\u00e7on scandaleuse, \u00e0 six         mois de prison ferme dont trois mois pour violence d\u2019une pr\u00e9tendue         victime qui ne s\u2019est m\u00eame pas pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l\u2019audience et deux mois pour         atteinte au bien d\u2019autrui (la voiture de cette dame dont le v\u00e9hicule n\u2019a         fait l\u2019objet d\u2019aucun constat contradictoire) ; les policiers tabassent,         une fois de plus en toute impunit\u00e9, des citoyens et s\u2019en prennent \u00e0         leurs v\u00e9hicules.         Deux ultimes rappels :          Les proches et les avocats de Taoufik Ben Brik sont toujours sans         nouvelles de lui et deux avocats se sont vus signifier qu\u2019il aurait \u00e9t\u00e9         transf\u00e9r\u00e9 de la prison de la Mornaghia vers une destination inconnue, ce         qui suscite l\u2019inqui\u00e9tude et l\u2019angoisse l\u00e9gitimes de sa famille et de         tous ses amis.          Ali Ben Salem avait \u00e9t\u00e9 agress\u00e9 il y a deux ans par des agents de la         police politique malgr\u00e9 son \u00e2ge \u2013 pr\u00e8s de 75 ans \u2013 et\u00a0 son \u00e9tat de sant\u00e9.         A la suite de cette agression une plainte a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e aupr\u00e8s du Comit\u00e9         contre la torture des Nations Unies et cette proc\u00e9dure a abouti \u00e0 une         mise en demeure du gouvernement tunisien qui a \u00e9t\u00e9 somm\u00e9 de faire \u00e9tat         des r\u00e9sultats de l\u2019enqu\u00eate concernant cette agression.          Le CRLDHT d\u00e9nonce avec vigueur l\u2019attitude\u00a0 provocatrice et d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment         violente des agents de la police politique tunisienne charg\u00e9s de         l\u2019ex\u00e9cution le 28 novembre 2009 de l\u2019exp\u00e9dition punitive contre un         groupe de d\u00e9mocrates de Bizerte. Dans le climat de crispation exacerb\u00e9e         et de durcissement de l\u2019Etat-policier en Tunisie, cette nouvelle         manifestation de l\u2019intol\u00e9rance et de l\u2019arbitraire de la police         tunisienne appelle un renforcement de la solidarit\u00e9 nationale et         internationale contre les agissements r\u00e9pressifs de l\u2019Etat-RCD.         \u00a0Paris, le 28 novembre 2009<\/div>\n<\/p><\/div>\n<div>       \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\">             Libert\u00e9 pour tous les prisonniers politiques       <strong><font>Libert\u00e9 et Equit\u00e9<\/font><\/strong>       Organisation de droits humains ind\u00e9pendante       33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis       Tel\/Fax: 71 340 860       Adresse \u00e9lectronique : liberte.equite@gmail.com       Le 27 novembre 2009               <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Nouvelles des libert\u00e9s en Tunisie<\/font><\/h2>\n<p><\/strong> <\/div>\n<p> <strong>1) Arrestation de l\u2019ex prisonnier politique Lotfi Dassi<\/strong>     Des agents de la police politique ont arr\u00eat\u00e9 il y a quelques jours dans la     r\u00e9gion de Gafsa Lotfi Dassi, un ex prisonnier politique, ainsi que quatre     autres personnes, pour avoir distribu\u00e9 des aides \u00e0 des familles victimes des     derni\u00e8res inondations \u00e0 Redeyef. [\u2026]     <strong>3) Encerclement des domiciles du journaliste Slim Boukhdhir et de     Ma\u00eetre Mohammed Nouri<\/strong>     Les agents de la police politique poursuivent le blocus du domicile du     journaliste Slim Boukhdhir, correspondant de l\u2019Organisation Reporters Sans     Fronti\u00e8res en Tunisie, en violation flagrante de la libert\u00e9 du journaliste     consacr\u00e9e par la Constitution. Boukhdhir a pass\u00e9 toute la journ\u00e9e de la F\u00eate     du Sacrifice enferm\u00e9 \u00e0 son domicile \u00e0 craindre pour sa vie et celle des     siens.      De m\u00eame, le domicile de Ma\u00eetre Mohammed Nouri a \u00e9t\u00e9 boucl\u00e9 toute la nuit de     la F\u00eate par des agents de la police politique, une m\u00e9thode ill\u00e9gale     injustifi\u00e9e visant peut-\u00eatre \u00e0 emp\u00eacher ses visiteurs de venir.      <strong>4) N\u2019oubliez pas Sadok Chourou, le prisonnier des deux d\u00e9cennies<\/strong>     [\u2026]}     Pour le bureau ex\u00e9cutif de l\u2019Organisation     Le Pr\u00e9sident     <strong><font>Ma\u00eetre Mohammed Nouri     <\/font><\/strong><font>(traduction d\u2019extraits ni revue ni     corrig\u00e9e par les auteurs de la version en arabe, LT)<\/font> \u00a0<\/p>\n<hr\/>\n<div align=\"center\">             Libert\u00e9 pour le Docteur Sadok Chourou, le prisonnier des deux d\u00e9cennies       Libert\u00e9 pour tous les prisonniers politiques       <strong><font>Libert\u00e9 et Equit\u00e9<\/font><\/strong>       Organisation de droits humains ind\u00e9pendante       33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis       Tel\/Fax: 71 340 860       Adresse \u00e9lectronique : liberte.equite@gmail.com       Le 26 novembre 2009       <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Nouvelles des libert\u00e9s en Tunisie<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>             [\u2026]<strong>Le prisonnier d\u2019opinion Mohammed Lafi est priv\u00e9 du droit \u00e0 la       d\u00e9fense<\/strong>       Ma\u00eetre Najet Labidi n\u2019a cess\u00e9 de se rendre au greffe du tribunal et de       consulter le registre du contr\u00f4le pour chercher \u00e0 savoir la date de       l\u2019audience devant la chambre d\u2019accusation dans l\u2019affaire de son client       Mohammed Lafi, en vain. Jeudi 26 novembre, elle a eu la surprise       d\u2019apprendre que la chambre d\u2019accusation avait examin\u00e9 l\u2019affaire n\u00b081710 le       4 novembre 2009 et que le Parquet avait fait appel de la d\u00e9cision de la       chambre d\u2019accusation.. L\u2019avocate a enregistr\u00e9 cette grave restriction due       au greffe du tribunal qui a n\u00e9glig\u00e9 de porter la date de l\u2019audience sur le       registre du contr\u00f4le, que ce soit dans une bonne intention ou dans le noir       dessein de ne pas respecter les droits de la d\u00e9fense et d\u2019emp\u00eacher Ma\u00eetre       Najet Labidi de d\u00e9fendre les int\u00e9r\u00eats de son client.        [\u2026]       Pour le bureau ex\u00e9cutif de l\u2019Organisation       Le Pr\u00e9sident       <strong><font>Ma\u00eetre Mohammed Nouri<\/font><\/strong> <font>(traduction ni revue ni corrig\u00e9e par les auteurs de       la version en arabe, LT)<\/font><\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div>      \u00a0<\/div>\n<div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Tunisie: r\u00e9union africaine pour         des r\u00e9ponses alternatives de l&rsquo;Afrique<\/font><\/h2>\n<p><\/strong> <\/div>\n<div align=\"justify\">        AFP 28.11.09 | 15h07          L&rsquo;Afrique doit proposer des r\u00e9ponses \u00e0 la crise financi\u00e8re mondiale non         similaires \u00e0 celles des pays d\u00e9velopp\u00e9s, a indiqu\u00e9 samedi Yves Ekou\u00e9         Ama\u00efzo, expert en architecture financi\u00e8re. \u00ab\u00a0Le Continent africain devra         proposer des r\u00e9ponses qui ne sont pas n\u00e9cessairement les m\u00eames que         celles des riches pays industrialis\u00e9s\u00a0\u00bb, a-t-il pr\u00e9cis\u00e9 lors d&rsquo;une         r\u00e9union \u00e0 Tunis de la Coalition pour le dialogue sur l&rsquo;Afrique (CoDa).         Lanc\u00e9e en mars 2009 \u00e0 Addis-Abeba, la CoDa \u00ab\u00a0offre une lecture         alternative de l&rsquo;\u00e9conomie dominante en privil\u00e9giant le point de vue des         Africains sur les r\u00e9ponses \u00e0 apporter aux cons\u00e9quences en Afrique de la         crise financi\u00e8re de 2008\u00a0\u00bb, a ajout\u00e9 M. Ama\u00efzo. \u00ab\u00a0Le paradigme de         d\u00e9pendance \u00e9conomique et financi\u00e8re dans lequel se r\u00e9alisent en Afrique         les op\u00e9rations \u00e9conomiques, les transactions financi\u00e8res et les         arbitrages strat\u00e9giques ne r\u00e9pond plus aux pr\u00e9occupations des agents         \u00e9conomiques africains\u00a0\u00bb, a-t-il expliqu\u00e9. L&rsquo;Afrique qui \u00ab\u00a0n&rsquo;est ni         coupable, ni responsable de la crise\u00a0\u00bb, doit sugg\u00e9rer des r\u00e9ponses         reposant sur \u00ab\u00a0les contre-pouvoirs et passent par un acte de soutien au         pouvoir d&rsquo;achat et \u00e0 la cr\u00e9ation de la prosp\u00e9rit\u00e9 \u00e9conomique\u00a0\u00bb. Elle doit         \u00ab\u00a0retrouver les m\u00e9canismes d&rsquo;anticipations afin de limiter les arbitrages         strat\u00e9giques allant \u00e0 l&rsquo;encontre des ses propres int\u00e9r\u00eats\u00a0\u00bb, a propos\u00e9 M.         Ama\u00efzo. \u00ab\u00a0Ces r\u00e9ponses ne proviennent pas des gouvernements ni des         agences officielles mais de la soci\u00e9t\u00e9 civile parce que dans le CoDa         c&rsquo;est la soci\u00e9t\u00e9 civile qui parle\u00a0\u00bb, a indiqu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;AFP Donald Kaberuka,         pr\u00e9sident de la Banque africaine de d\u00e9veloppement (BAD). La CoDa est une         initiative conjointe de la BAD et de l&rsquo;Union africaine et de la         Commission \u00e9conomique des Nations Unies pour l&rsquo;Afrique visant \u00e0         faciliter les d\u00e9bats sur le d\u00e9veloppement de l&rsquo;Afrique et sur la mani\u00e8re         de l&rsquo;am\u00e9liorer.  \u00a0<\/div>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\"> <strong>TUNISIE<\/strong> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Emprisonn\u00e9, Taoufik Ben Brik aurait       disparu<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>      \u00a0<\/div>\n<div>      NOUVELOBS.COM | 27.11.2009 | 16:22       C&rsquo;est ce qu&rsquo;annonce son entourage. Ecrou\u00e9 depuis le 29 octobre, le       journaliste tunisien a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 jeudi \u00e0 six mois de prison ferme pour       \u00ab\u00a0faits de violence, outrage public aux bonnes moeurs et d\u00e9gradation       volontaire des biens d&rsquo;autrui\u00a0\u00bb. Selon son \u00e9pouse, depuis le jour du proc\u00e8s,       le 19 novembre, personne n\u2019a pu voir Taoufik Ben Brik, ni sa famille ni       ses avocats.       Le journaliste tunisien et dissident Taoufik Ben Brik aurait disparu,       alors qu&rsquo;il \u00e9tait emprisonn\u00e9, indique son entourage vendredi 27 novembre.       Ecrou\u00e9 depuis le 29 octobre, il avait \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 jeudi 26 novembre \u00e0 six       mois de prison ferme. Il \u00e9tait jug\u00e9 pour \u00ab\u00a0faits de violence, outrage       public aux bonnes moeurs et d\u00e9gradation volontaire des biens d&rsquo;autrui\u00a0\u00bb sur       la base d&rsquo;une plainte d\u00e9pos\u00e9e contre lui par Rym Nasraoui, une femme       d&rsquo;affaires de 28 ans. Celle-ci l&rsquo;accuse d&rsquo;avoir d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment embouti sa       voiture, de l&rsquo;avoir frapp\u00e9e et injuri\u00e9e devant deux t\u00e9moins.        \u00ab\u00a0Nous avons peur pour son int\u00e9grit\u00e9 physique\u00a0\u00bb              Interrog\u00e9e par Nouvelobs.com, Azza Zarrad, l&rsquo;\u00e9pouse du journaliste,       s&rsquo;inqui\u00e8te de l&rsquo;\u00e9tat de sant\u00e9 de son mari. \u00ab\u00a0Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est le jour de       l&rsquo;A\u00efd, un jour de visite autoris\u00e9 pour tous les d\u00e9tenus. Je suis all\u00e9 \u00e0 la       prison [de Mornaguia, NDLR] pour voir Taoufik. Apr\u00e8s 5 heures d&rsquo;attente,       les gardiens m&rsquo;ont demand\u00e9 de partir en disant que &lsquo;Taoufik n&rsquo;est pas dans       cette prison&rsquo;, sans plus d&rsquo;informations\u00a0\u00bb.       Azza Zarrad s&rsquo;alarme. \u00ab\u00a0Je n&rsquo;ai aucune information. Je ne l&rsquo;ai pas vu       depuis son proc\u00e8s. Je ne sais pas o\u00f9 il est, je ne sais rien. Je ne sais       pas si on le tabasse, si il est vivant, si il est mort&#8230;\u00a0\u00bb       L&rsquo;\u00e9pouse du journaliste rappelle qu&rsquo;il souffre du syndrome de Cushing,       maladie chronique qui lui \u00f4te toute immunit\u00e9. \u00ab\u00a0Je m&rsquo;inqui\u00e8te de savoir       s&rsquo;il a toujours des m\u00e9dicaments. Sans eux, il va s&rsquo;\u00e9vanouir et mourrir en       24 ou 48 heures. Et ce n&rsquo;est pas l&rsquo;administration p\u00e9nitenciaire qui va lui       acheter ces m\u00e9dicaments\u00a0\u00bb, lance-t-elle.       Azza Zarrad souhaite \u00ab\u00a0alerter le monde\u00a0\u00bb et surtout \u00ab\u00a0pointer la       responsabilit\u00e9 [du pr\u00e9sident] Ben Ali de la vie de Taoufik Ben Brik\u00a0\u00bb.<\/div>\n<div> <strong><font>(Boris Manenti &#8211; Nouvelobs.com)<\/font><\/strong>              \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Ben Ali accentue la pression<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">             Alors qu\u2019on est sans nouvelles du journaliste Taoufik Ben Brik condamn\u00e9 \u00e0       6 mois de prison, les autres opposants subissent un harc\u00e8lement constant       des services de s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 la solde du dictateur tunisien.              27.11.2009\u2003|\u2003<strong><font>Yahia Bounouar<\/font><\/strong>\u2003|\u2003Le       Matin       Le journaliste tunisien dissident Taoufik Ben Brik a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 le 26       novembre \u00e0 six mois de prison ferme par la justice de Ben Ali. La veille,       le journaliste avait \u00e9t\u00e9 priv\u00e9 de visites : ni sa famille ni ses avocats       n\u2019ont eu le droit de le rencontrer. Alors qu\u2019ils protestaient devant       l\u2019entr\u00e9e de la prison contre le refus des autorit\u00e9s \u2013 tous les d\u00e9tenus ont       normalement le droit de recevoir leurs familles et leurs avocats \u2013 ses       principaux soutiens ont \u00e9t\u00e9 chass\u00e9s par les forces de l\u2019ordre. Le 24       novembre, les avocats d\u2019un autre journaliste emprisonn\u00e9, Zouha\u00efer Makhlouf,       n\u2019ont quasiment pas pu plaider au cours de la seconde audience de son       proc\u00e8s.       Lorsqu\u2019elle se d\u00e9place \u00e0 pied, Sihem Bensedrine, une autre journaliste, a       toujours une moto qui la suit. Quelques fois, le motard s\u2019approche tr\u00e8s       pr\u00e8s et va m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 la bousculer avec son engin. C\u2019est justement ce       qui s\u2019est pass\u00e9 le 23 novembre. Plus tard, elle n\u2019a pas pu aller jusqu\u2019au       journal El Tejdid, la police lui en ayant interdit l\u2019acc\u00e8s. M\u00eame chose       lorsqu\u2019elle a voulu rendre visite \u00e0 Sana Benachour, une autre militante de       l\u2019opposition.       La surveillance autour des domiciles des journalistes, des avocats et de       presque tous les militants est devenue impressionnante. Des v\u00e9hicules, des       \u00e9quipes qui se relaient vingt-quatre heures sur vingt-quatre, des       filatures, des \u00e9coutes. Tout y passe ! Les grands criminels n\u2019ont pas       droit \u00e0 autant d\u2019attention et de moyens\u2026 Ces pressions n\u2019ont pas seulement       pour but de v\u00e9rifier qui ces gens re\u00e7oivent. Leurs domiciles sont       inaccessibles, presque des prisons. Seuls les proches parents sont       autoris\u00e9s \u00e0 y p\u00e9n\u00e9trer. Le domicile de Taoufik Ben Brik n\u2019\u00e9chappe pas \u00e0 la       r\u00e8gle. Non content de l\u2019avoir jet\u00e9 en prison, la police de Ben Ali       maintient une surveillance stricte autour de sa demeure, et personne       aujourd\u2019hui ne peut rendre visite \u00e0 son \u00e9pouse. Le tout, bien entendu,       sans aucun motif officiel et encore moins de d\u00e9cision de justice. Ben Ali       agit \u00e0 sa guise, en faisant fi des lois qu\u2019il a lui-m\u00eame \u00e9crites et       promulgu\u00e9es.       En emp\u00eachant les opposants de se rendre visite les uns aux autres, non       plus seulement sur les lieux de travail mais maintenant \u00e0 leurs domiciles,       Ben Ali veut les emp\u00eacher de communiquer. Ce harc\u00e8lement concerne Lotfi       Hadji, le correspondant d\u2019Al-Jazira, Lotfi Sidouni, Omar Mestiri, Ziad       Elhani, les avocats Raouf Ayadi et Mohamed Abou, la militante des droits       des femmes Khedidja Cherif, et bien d\u2019autres\u2026 Tous les t\u00e9l\u00e9phones sont sur       \u00e9coute et aucun n\u2019a acc\u00e8s \u00e0 Internet. M\u00eame lorsque l\u2019on tente de les       joindre de l\u2019\u00e9tranger, les appels sont d\u00e9tourn\u00e9s et sonnent dans le vide       pour les priver de tout soutien international et les emp\u00eacher de d\u00e9crire       la situation en Tunisie. Leurs courriels, quand ils parviennent \u00e0 leurs       destinataires, sont lus par la police politique, et il n\u2019est pas rare que       leur contenu soit chang\u00e9 par les sbires de Ben Ali. On y trouve des       vulgarit\u00e9s, des insultes, des menaces\u2026 Bref, le harc\u00e8lement est permanent       et tourne \u00e0 la pers\u00e9cution. Les capitales occidentales ne r\u00e9agissent       toujours pas. Prompte \u00e0 donner des le\u00e7ons de d\u00e9mocratie et de respect des       droits de l\u2019homme partout sur la plan\u00e8te, la France de Sarkozy et de       Kouchner se mure dans un silence assourdissant face aux agissements du       dictateur Ben Ali.<\/div>\n<div align=\"justify\"> <strong><font>(Source: \u00ab\u00a0Courrier International\u00a0\u00bb le 27       novembre 2009)<\/font><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>O\u00f9 est pass\u00e9 Taoufik Ben Brik ?<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">             Taoufik Ben Brik a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9, le 26 novembre, \u00e0 six mois de prison       ferme pour \u00ab\u00a0violences\u00a0\u00bb sur une femme. Ce journaliste tunisien est connu \u00e0       l&rsquo;\u00e9tranger pour \u00eatre une plume libre et un critique irr\u00e9ductible du r\u00e9gime       du pr\u00e9sident Zine El-Abidine Ben Ali. Son \u00e9pouse, Azza Zarrad, s&rsquo;inqui\u00e8te       de l&rsquo;\u00e9tat de sant\u00e9 de son mari, avec lequel elle ne peut entrer en contact.       \u00ab\u00a0Pas dans la prison. C\u2019est ce qu&rsquo;ont affirm\u00e9 les gardiens de la prison de       Mornaguia, o\u00f9 il \u00e9tait incarc\u00e9r\u00e9, aux deux avocats qui ont demand\u00e9 \u00e0 le       voir. Depuis le jour du proc\u00e8s,\u00a0 le 19 novembre, personne n\u2019a pu voir       Taoufik Ben Brik, ni sa famille ni ses avocats. Et nous nous inqui\u00e9tons, \u00e0       juste titre. Le 27 novembre, jour de l\u2019A\u00efd, jour de visite spontan\u00e9e, le       m\u00eame pr\u00e9texte nous sera pr\u00e9sent\u00e9 pour nous emp\u00eacher de le voir. Samedi,       dimanche, jours f\u00e9ri\u00e9s, personne n\u2019aura de ses nouvelles. O\u00f9 est Taoufik       Ben Brik ? Qu\u2019est-il advenu de lui ? Pourquoi nous refuse t-on de le voir       ? Est-il hospitalis\u00e9 ? Est-il toujours vivant ? A-t-il \u00e9t\u00e9 tabass\u00e9 \u00e0 mort       ?        Nous avons peur pour son int\u00e9grit\u00e9 physique et nous suspectons que quelque       chose lui soit arriv\u00e9 pour le cacher du regard de sa famille et d\u2019autrui.       Nous implorons la communaut\u00e9 internationale pour mettre fin \u00e0 l\u2019\u00e9tat de       jungle que nous vivons et au chaos judiciaire dans lequel la Tunisie       s\u2019engouffre chaque jour de plus en plus\u00a0\u00bb, \u00e9crit Azza Zarrad.       L.M       <strong><font>(Source: \u00ab\u00a0Le Matin\u00a0\u00bb (Quotidien &#8211; Algerie) le       27 novembre 2009)<\/font><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\">      \u00a0<\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>A la Une : les droits de l&rsquo;homme en       Tunisie<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/p><\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">      Par      <a href=\"http:\/\/www.rfi.fr\/auteur\/brice-barillon\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> <font>Brice Barillon<\/font><\/a> <\/div>\n<div align=\"justify\">      Apr\u00e8s la condamnation du journaliste Taoufik Ben Brick \u00e0 six mois de       prison ferme, un certain nombre de voix se font entendre pour protester.       Jean-Fran\u00e7ois Julliard, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de Reporters sans Fronti\u00e8res,       parle de <em>\u00ab\u00a0d\u00e9lit d&rsquo;opinion\u00a0\u00bb.<\/em>       T\u00e9moignage \u00e0 retrouver sur le site de <em>      Bakchich Infos<\/em>, journal en ligne qui qualifie cette d\u00e9cision       judiciaire de <em>\u00ab\u00a0scandale\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0C&rsquo;est 6 mois       de trop\u00a0\u00bb<\/em>. Pour RSF, <em>\u00ab\u00a0la Tunisie       entre \u00e0 nouveau dans le club peu fr\u00e9quentable des pays qui jettent en       prison les journalistes \u00a0\u00bb<\/em>, alors qu&rsquo;il n&rsquo;a rien fait d&rsquo;autre que son       m\u00e9tier.        L&rsquo;\u00e9pouse de Taoufik Ben Brick explique, pour sa part, qu&rsquo;elle pensait que      <em>\u00ab\u00a0la pression diplomatique aurait un effet\u00a0\u00bb<\/em>,       mais ce n&rsquo;est pas le cas et elle est <em>\u00ab\u00a0d\u00e9\u00e7ue\u00a0\u00bb<\/em>.       Elle pose cette question : <em>\u00ab\u00a0jusqu&rsquo;\u00e0 quand       l&rsquo;Occident va-t-il applaudir le pr\u00e9sident Ben Ali\u00a0?\u00a0\u00bb<\/em>       Rappelons que Taoufik Ben Brick a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 le 29 octobre 2009 et plac\u00e9       sous mandat de d\u00e9p\u00f4t, officiellement pour atteinte aux bonnes m\u0153urs,       diffamation et agression. Il avait publi\u00e9 des articles dans le      <em>Nouvel Observateur<\/em> et sur le site      <em>Mediapart<\/em>.       <strong>Conakry : enqu\u00eates sur les \u00e9v\u00e9nements du 28 septembre<\/strong>       La junte au pouvoir a annonc\u00e9 qu&rsquo;elle m\u00e8nera sa propre enqu\u00eate et pour       prouver ses bonnes dispositions, elle participe \u00e0 celle qui est lanc\u00e9e par       l&rsquo;ONU, mais ce sera <em>\u00ab\u00a0un gros boulot\u00a0\u00bb<\/em>.      <em>\u00ab\u00a0Un travail titanesque\u00a0\u00bb<\/em>, selon le       journal burkinab\u00e9, <em>Le Pays<\/em>. Celui-ci       rappelle que Ban Ki-moon a mis en place un trio. Le diplomate alg\u00e9rien,       Mohamed Bejaoui, la Burundaise, Fran\u00e7oise N&rsquo;Kayiramirwa, ancien membre de       la CPI, et la Mauricienne, Pramila Patten.        Leur rapport d&rsquo;enqu\u00eate pour le compte de l&rsquo;ONU ne sera pas connu avant       plusieurs mois, mais assur\u00e9ment <em>\u00ab\u00a0c&rsquo;est le       destin de tout un peuple qui en jeu\u00a0\u00bb<\/em>, explique      <em>Le Pays.<\/em> L&rsquo;ensemble des Guin\u00e9ens est       concern\u00e9, m\u00eame si pr\u00e9cise le journaliste, une large majorit\u00e9 de l&rsquo;opinion       publique estime que c&rsquo;est la junte au pouvoir qui est responsable des       \u00e9v\u00e9nements du 28 septembre.       <strong>Une maladie rare, presque m\u00e9connue, la Borr\u00e9liose       <\/strong>       Plus fr\u00e9quente que le paludisme, elle est en train de ravager l&rsquo;Afrique de       l&rsquo;Ouest. Cela pose un vrai probl\u00e8me de sant\u00e9 publique, selon      <em>Sud Quotidien<\/em>. Il s&rsquo;agit de la       Borr\u00e9liose. Une \u00e9tude rendue public mercredi dernier par l&rsquo;IRD, l&rsquo;Institut       de recherche pour le d\u00e9veloppement, est reprise par le journaliste, Cheikh       Tidiane Mbengue, qui explique que <em>\u00ab\u00a0cette       maladie est rarement diagnostiqu\u00e9e\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Elle est souvent confondue avec le       paludisme. Tr\u00e8s pr\u00e9sente en Afrique de l&rsquo;Est, elle fait des ravages       actuellement au S\u00e9n\u00e9gal et en Afrique de l&rsquo;Ouest. Concr\u00e8tement, elle peut       \u00eatre mortelle. Cette maladie tropicale n\u00e9glig\u00e9e se manifeste par une       fi\u00e8vre \u00e9lev\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 41 degr\u00e9s, des c\u00e9phal\u00e9es, des vomissements, de la       fatigue et une sensation de froid. Les complications sont fr\u00e9quentes chez       les femmes enceintes.\u00a0\u00bb<\/em>       Au S\u00e9n\u00e9gal, la maladie est pr\u00e9sente sur les deux-tiers du nord. Les       scientifiques sugg\u00e8rent aux autorit\u00e9s sanitaires de r\u00e9unir l&rsquo;ensemble des       acteurs pour mettre au point des soins adapt\u00e9s \u00e0 cette borr\u00e9liose et aux       maladies bact\u00e9riennes \u00e9mergentes.       <strong>La f\u00eate du mouton, aujourd&rsquo;hui       <\/strong>       Pour les musulmans du monde entier, c&rsquo;est une date importante. La Tabaski       : <em>Le Pays <\/em>\u00e0 Ouagadougou en explique       l&rsquo;importance. D&rsquo;abord, c&rsquo;est l&rsquo;une des deux grandes f\u00eates religieuses       musulmanes avec le Ramadan. C&rsquo;est en m\u00e9moire du sacrifice d&rsquo;Isma\u00ebl,       l&rsquo;enfant d&rsquo;Abraham, que l&rsquo;on tue le mouton, car au dernier moment, Dieu       avait rachet\u00e9 la vie de l&rsquo;enfant en l&rsquo;\u00e9changeant contre une victime, un       b\u00e9lier. Les musulmans du monde entier c\u00e9l\u00e8brent cette f\u00eate.       <strong>La fibre optique arrive \u00e0 Madagascar       <\/strong>       Le c\u00e2ble sera l\u00e0 le 8 mars de l&rsquo;an prochain.      <em>L&rsquo;Express <\/em>de Madagascar raconte les       enjeux : <em>\u00ab\u00a0les internautes seront les       premiers b\u00e9n\u00e9ficiaires de l&rsquo;arriv\u00e9e de ces r\u00e9seaux modernes.\u00a0\u00bb<\/em> L&rsquo;un       install\u00e9 par France Telecom, et l&rsquo;autre par Telma. La Grande \u00eele sera       branch\u00e9e et <em>\u00ab\u00a0ce sera plus facile pour tout       ce qui concerne les acc\u00e8s \u00e0 Internet\u00a0\u00bb.<\/em> Cela permettra surtout \u00e0       l&rsquo;\u00e9conomie nationale <em>\u00ab\u00a0de se tourner vers       l&rsquo;ext\u00e9rieur\u00a0\u00bb<\/em> et, esp\u00e8re-t-on, d&rsquo;y trouver un motif de croissance.       <font><strong>(Source: RFI.fr le 27 novembre 2009)<\/strong> \u00a0<strong><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/strong> <\/p>\n<p> \u00a0<font><\/font><\/p>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><font size=\"2\">\u00a0<\/font>Journalisme         en Tunisie : faire all\u00e9geance ou se taire<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<p> <strong>Interview de Neji Bghouri, premier secr\u00e9taire du Syndicat national       des journalistes tunisiens<\/strong>       \u00a0       Difficile d\u2019exercer librement son m\u00e9tier lorsqu\u2019on est journaliste en       Tunisie. Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), tout       premier syndicat des journalistes en Tunisie, souhait\u00e9 depuis des       d\u00e9cennies par les professionnels, \u00e9tait \u00e0 sa cr\u00e9ation porteur d\u2019immenses       les espoirs. Un an et demi plus tard, rien ne va plus. Le bureau ex\u00e9cutif       initiateur de l\u2019organe a \u00e9t\u00e9 mis hors jeu et la situation des journalistes       se d\u00e9grade. A l\u2019exemple de Taoufik Ben Brik \u2013 dont les articles       critiquaient le r\u00e9gime-, condamn\u00e9, jeudi par la justice tunisienne, \u00e0 six       mois de prison ferme.              \u00a0\u00a0\u00a0 vendredi 27 novembre 2009 \/ par <strong><font>Maryam       Mnaouar<\/font><\/strong> <strong><font> <\/font><\/strong>       Renvers\u00e9 le 15 ao\u00fbt par un groupe de personnes favorables au gouvernement,       expuls\u00e9 de son local \u00e0 Tunis par la police, le Bureau ex\u00e9cutif du SNJT       dirig\u00e9 par Neji Bghouri entend continuer de lutter pour l\u2019ind\u00e9pendance de       la presse et le libre exercice du droit syndical. La situation avait       commenc\u00e9 \u00e0 se d\u00e9grader le 4 mai, lorsque Neji Bghouri, lors d\u2019une       conf\u00e9rence de presse, avait \u00e9t\u00e9 emp\u00each\u00e9 de pr\u00e9senter les conclusions d\u2019un       rapport sur le d\u00e9clin de la libert\u00e9 de la presse dans le pays. Le conflit       a conduit \u00e0 la d\u00e9mission de membres du Bureau ex\u00e9cutif du SNJT, provoquant       ainsi la convocation d\u2019un congr\u00e8s extraordinaire et une division au sein       de la direction. Le camp pro-gouvernemental a organis\u00e9 son propre congr\u00e8s       le 15 ao\u00fbt avec le soutien des autorit\u00e9s et \u00e9lu une nouvelle direction qui,       d\u00e8s son av\u00e8nement, a envoy\u00e9 un message au pr\u00e9sident Zine El Abidine Ben       Ali \u00ab saluant son souci permanent de promouvoir davantage le paysage       m\u00e9diatique tunisien. \u00bb Un proc\u00e8s, opposant Neji Bghouri au bureau       dissident a \u00e9t\u00e9 favorable \u00e0 ce dernier le 4 septembre. Un nouveau proc\u00e8s       aura lieu le 4 d\u00e9cembre. Neji Bghouri nous a expliqu\u00e9 son combat et       pr\u00e9sent\u00e9 son point de vue sur la situation des journalistes en Tunisie.              <strong>Afrik.com : Comment vos difficult\u00e9s ont-elles commenc\u00e9 ?<\/strong>             Neji Bghouri : Ca a en fait commenc\u00e9 par une s\u00e9rie de petits incidents. Le       premier conflit a \u00e9t\u00e9 le rapport du 3 mai 2008 faisant le constat de       l\u2019\u00e9tat b\u00e2illonn\u00e9 de la presse en Tunisie, qui est de la responsabilit\u00e9 du       gouvernement. Nous avons \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9s et on nous a reproch\u00e9 de travailler       contre le pays et non dans son int\u00e9r\u00eat ! Et durant plus d\u2019une semaine,       nous avons \u00e9t\u00e9 la cible d\u2019attaques virulentes de la part de plusieurs       journaux. Un peu plus tard, le site d\u2019un parti d\u2019opposition a publi\u00e9 une       s\u00e9rie de photos de son candidat aux cot\u00e9s de diff\u00e9rentes personnalit\u00e9s.       J\u2019\u00e9tais sur l\u2019une des photos. Une ancienne photo, par ailleurs. J\u2019ai \u00e9t\u00e9       attaqu\u00e9 sur cette base par des proches du pouvoir, et on m\u2019a demand\u00e9 de       r\u00e9agir. J\u2019ai donc demand\u00e9 \u00e0 ce que cette photo soit retir\u00e9e, j\u2019ai publi\u00e9       un communiqu\u00e9 dans lequel je stipulais que la SNJT ne soutenait pas ce       candidat, et j\u2019ai rajout\u00e9 qu\u2019elle n\u2019en soutenait aucun. Cette d\u00e9claration       a mis le feu aux poudres. Toutes les instances gouvernementales ont marqu\u00e9       leur all\u00e9geance, la SNJT se devait au moins de faire une d\u00e9claration dans       ce sens. Et puis, il y a eu le rapport du 4 mai 2009 dans lequel on       d\u00e9non\u00e7ait le total d\u00e9s\u00e9quilibre entre les campagnes aux pr\u00e9sidentielles.       Les espaces publics ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9tourn\u00e9s au profit du candidat au pouvoir       et l\u2019opposition est soit complaisante soit tr\u00e8s marginalis\u00e9e. A partir de       l\u00e0, on a commenc\u00e9 \u00e0 chercher \u00e0 nous \u00e9vincer de la direction du syndicat.              <strong>Afrik.com : Entretemps, avez-vous pu travailler comme vous       l\u2019entendiez ?<\/strong>        Neji Bghouri : Globalement, et avant que les probl\u00e8mes ne s\u2019amplifient,       oui. Nous avons jou\u00e9 notre r\u00f4le et ouvert pas mal de dossiers. L\u2019Etat       n\u2019avait pas l\u2019habitude de discuter avec les journalistes qui connaissent       leurs droits. Il avait en face de lui l\u2019Association des journalistes       tunisiens (AJT) qui n\u2019osait pas grand-chose. Nous avons soutenu le       mouvement de gr\u00e8ve des salari\u00e9s de la radio et de la t\u00e9l\u00e9vision tunisienne.       Nous avons \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sents et partie prenante, et l\u2019administration a fini par       n\u00e9gocier. Nous avons pu r\u00e9int\u00e9grer des journalistes licenci\u00e9s. Et nous       avons pu n\u00e9gocier de nouvelles dispositions avec l\u2019Etat. Mais l\u2019entente       n\u2019\u00e9tait pas cordiale. Malgr\u00e9 tout, on a pu intervenir a chaque fois qu\u2019un       journaliste \u00e9tait l\u00e9s\u00e9. Et ce, en publiant des communiqu\u00e9s, en alertant       l\u2019opinion publique, en nous d\u00e9pla\u00e7ant, en saisissant la justice et en       organisant des manifestations. On obtenait g\u00e9n\u00e9ralement satisfaction. A       l\u2019inverse, du temps de l\u2019AJT, les interventions \u00e9taient timides et quasi       inexistantes. Nous avons en quelque sorte cr\u00e9\u00e9 les conditions d\u2019une       nouvelle conscience dans le m\u00e9tier qui rassure les plumes qui se pensaient       vuln\u00e9rables. Nous avons ainsi soutenu plusieurs coll\u00e8gues, dont M. Lotfi       Fitouri ou encore M. Lotfi Hajji, qui avait \u00e9t\u00e9 emp\u00each\u00e9 de quitter sa       ville. Nous nous \u00e9tions d\u00e9plac\u00e9s en voitures avec nos banderoles, et nous       l\u2019avions escort\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 Tunis. Toutes ces actions repr\u00e9sentent une       avanc\u00e9e consid\u00e9rable. Nous nous sommes attach\u00e9s \u00e0 d\u00e9fendre l\u2019int\u00e9r\u00eat et       l\u2019int\u00e9grit\u00e9 des coll\u00e8gues et nous n\u2019avons recul\u00e9 devant rien. Ni l\u2019Etat,       ni les forces de l\u2019ordre, nous avons arrach\u00e9s nos marges de manouvre et       \u00e9largi nos pr\u00e9rogatives.              <strong>Afrik.com : Cela veut-il dire qu\u2019en agissant sans \u00e9viter la       confrontation, on arrive \u00e0 franchir les barri\u00e8res \u00e9rig\u00e9es par le pouvoir ?<\/strong>             Neji Bghouri : Il ne faut jamais se laisser impressionner, car c\u2019est en       agissant qu\u2019on d\u00e9finit ses limites, s\u2019il y en a. En se complaisant dans la       fatalit\u00e9, on amplifie le probl\u00e8me et les fantasmes. Et de fait, la nature       de la relation entre le pouvoir et la presse cr\u00e9e une sorte d\u2019appr\u00e9hension       et d\u2019individualisme qui emp\u00eache les gens de revendiquer de peur de se       retrouver seuls \u00e0 affronter les cons\u00e9quences. Or, l\u2019exp\u00e9rience l\u2019a montr\u00e9,       quand on s\u2019exprime, on existe, et l\u2019Etat a appris \u00e0 compter avec ceux qui       n\u2019h\u00e9sitent pas d\u00e9noncer ses \u00e9checs. Les partisans du verrouillage agitent       toujours le spectre de l\u2019oppression, mais devant la d\u00e9termination et la       solidarit\u00e9 des ayants droit, ils ne peuvent que reculer. Certaines fois,       ils deviennent tr\u00e8s bienveillants n\u2019offrant des avantages \u00e0 ceux qui       veulent bien \u00e9viter les scandales. Parce qu\u2019en r\u00e9alit\u00e9 ils ne peuvent rien       contre eux. Clandestinement, en faisant passer un grief pour un d\u00e9lit, ils       pourraient faire du z\u00e8le et d\u00e9raper. On a d\u00e9j\u00e0 vu des coll\u00e8gues se faire       agresser, licencier abusivement, se faire assigner \u00e0 r\u00e9sidence ou m\u00eame       emprisonner. Ce que nous avons toujours d\u00e9nonc\u00e9 et combattu. Mais       lorsqu\u2019on porte l\u2019affaire en public et que les r\u00e9actions deviennent       officielles, ces matons se retrouvent coinc\u00e9s par le discours officiel. En       ne c\u00e9dant pas aux intimidations, nous avons pu prouver \u00e0 ceux qui n\u2019ont       pas eu le courage de nous suivre, qu\u2019il fallait \u00eatre de ce combat l\u00e0. Mais       le verrouillage, m\u00eame s\u2019il ne se manifeste pas par la force, se rattrape       par d\u2019autres moyens, regardez comment on nous a petit \u00e0 petit d\u00e9gag\u00e9s de       nos fonctions.              <strong>Afrik.com : Et l\u2019autocensure, et les articles de complaisance, ne       sont-ils pas du fait des journalistes eux-m\u00eames ?<\/strong>        Neji Bghouri : c\u2019est une cons\u00e9quence de cette politique et non la cause.       Il y a les esprits faibles, et des journalistes qui se fondent dans la       complaisance par int\u00e9r\u00eat. Mais c\u2019est loin de repr\u00e9senter une majorit\u00e9. Il       arrive souvent que les articles contenant beaucoup de formules de       complaisance ne soient pas du fait du journaliste qui a \u00e9crit. Beaucoup de       coll\u00e8gues se plaignent que leur sup\u00e9rieur hi\u00e9rarchique se permette       d\u2019op\u00e9rer des changements sans les aviser et publie le papier retouch\u00e9.              <strong>Afrik.com : Comment en est on arriv\u00e9 \u00e0 ce qui s\u2019est pass\u00e9 le 15       ao\u00fbt 2009 ?<\/strong>        Neji Bghouri : Pour nous \u00e9vincer du bureau central l\u00e9galement, il faut un       congr\u00e8s extraordinaire, parce que notre congr\u00e8s est pr\u00e9vu en 2010. Et dans       nos statuts, le congr\u00e8s extraordinaire se provoque de deux fa\u00e7ons : soit       il y a quatre d\u00e9missions, soit il y a une p\u00e9tition d\u2019un certain nombre de       signatures. Ils ont d\u2019abord opt\u00e9 pour la p\u00e9tition. Mais les coll\u00e8gues ont       refus\u00e9 la mascarade. Les patrons de presse ont \u00e9t\u00e9 somm\u00e9s d\u2019obtenir les       signatures de leurs subordonn\u00e9es sous peine de ne plus b\u00e9n\u00e9ficier de la       pub. Ils ont commenc\u00e9 par appeler les pigistes, les stagiaires et les       contractuels. Pas de signature, pas de reconduction. Et ainsi de suite       pour les autres. Voila l\u2019une des raisons pour lesquelles notre       revendication premi\u00e8re est li\u00e9e aux conditions de travail des       journalistes. C\u2019est pour qu\u2019on ne leur oppose pas la fragilit\u00e9 de leur       poste en cas de conflit de ce genre. Bref, malgr\u00e9 tout, ils n\u2019ont pu       obtenir que 300 signatures. Nous y avons regard\u00e9 de plus pr\u00e8s, et une       partie nous a sembl\u00e9 douteuse. Soit la signature avait \u00e9t\u00e9 imit\u00e9e, soit le       signataire n\u2019\u00e9tait pas membre. Nous avons donc voulu nous en remettre \u00e0 la       justice et les initiateurs de cette p\u00e9tition ont fait marche arri\u00e8re. Ils       ont donc opt\u00e9 pour la solution restante, soit les quatre d\u00e9missions. Nous       \u00e9tions neuf au bureau central, dont trois de la couleur du RCD qui se sont       vite ex\u00e9cut\u00e9s. Restait \u00e0 obtenir la d\u00e9mission d\u2019un quatri\u00e8me. La pression       n\u2019ayant pas march\u00e9, ils ont essay\u00e9 d\u2019acheter celui qui voudrait bien       devenir le quatri\u00e8me d\u00e9missionnaire. L\u2019un d\u2019entre nous est venu nous dire       qu\u2019on lui avait fait une excellente proposition qu\u2019il a d\u00e9clin\u00e9e. Trois       jours plus tard, il d\u00e9missionnait\u2026 Voil\u00e0 comment on s\u2019est vu dans       l\u2019obligation d\u2019aller en congr\u00e8s extraordinaire, programm\u00e9 pour le 12       septembre 2009. J\u2019ai d\u00e9clar\u00e9 alors mon intention de me repr\u00e9senter en les       d\u00e9fiant de pouvoir convaincre.              <strong>Afrik.com : Pourquoi y a-t-il eu un congr\u00e8s extraordinaire le 15       ao\u00fbt alors ?        <\/strong>Neji Bghouri : Les putschistes ont vite fait d\u2019organiser un       congr\u00e8s extraordinaire avant, le 15 ao\u00fbt, avec \u00e0 leur t\u00eate le conseiller       du secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du RCD et les quatre d\u00e9missionnaires du bureau       initial. Ils se sont d\u00e9clar\u00e9s l\u00e9gitimes et ont revendiqu\u00e9 la direction du       syndicat. Depuis, ils nous ont envoy\u00e9 des huissiers pour \u00e9vacuer les       locaux et c\u00e9der tous les dossiers.       Afrik.com : Cette scission au sein du SNJT refl\u00e8te-t-elle la r\u00e9alit\u00e9 du       paysage m\u00e9diatique en Tunisie ? Il y a-t-il deux types de journalistes,       deux visions du m\u00e9tier ?        Neji Bghouri : Non, je refuse de croire que le conflit est interne.       Lorsque nous avions refus\u00e9 de soutenir le pr\u00e9sident, et lorsque nous       avions publi\u00e9 un rapport d\u00e9non\u00e7ant les d\u00e9rives, le pouvoir, pour nous       contrecarrer sans recourir \u00e0 la force, a simplement infiltr\u00e9 les siens.       C\u2019est ce qui s\u2019est pass\u00e9 \u00e0 ligue des droits de l\u2019homme.              <strong>Afrik.com : Reste que ces journalistes que vous dites infiltr\u00e9s       demeurent des journalistes et apportent leur soutien \u00e0 un autre comit\u00e9 qui       a d\u2019autres visions que la v\u00f4tre\u2026<\/strong>        Neji Bghouri : Vu ainsi, on pourrait effectivement le dire, si on prend en       compte ceux infiltr\u00e9s par le pouvoir. Ces derniers, qui ont en effet le       statut de journalistes, n\u2019agissent pas par crainte, ils sont m\u00eame       volontaires. Ils ont manifestement un int\u00e9r\u00eat \u00e0 maintenir les choses       ainsi. Ils y trouvent certainement des avantages. M\u00eame si je continue \u00e0       croire que le journaliste en Tunisie ne cherche qu\u2019\u00e0 s\u2019\u00e9manciper de toute       tutelle et qu\u2019il ne se satisfait pas du verrouillage actuel. Il n\u2019 y a       qu\u2019\u00e0 voir le r\u00e9sultat du vote qui a institu\u00e9 notre liste. D\u00e8s que les       coll\u00e8gues ont eu l\u2019occasion de s\u2019exprimer en toute confidentialit\u00e9 et sans       crainte, ils ont montr\u00e9 ou allait leur pr\u00e9f\u00e9rence et que leurs       revendications co\u00efncidaient avec les n\u00f4tres. Et ce, malgr\u00e9 tous les moyens       dont disposait l\u2019autre liste. Et puis, on voit sur le terrain et les       dossiers qui nous parviennent combien nos coll\u00e8gues restent attach\u00e9s \u00e0       leur libert\u00e9 d\u2019expression, qui reste, je pense, une revendication basique\u2026       s\u2019il y en a qui n\u2019y adh\u00e8rent pas, je cherche \u00e0 comprendre leur logique. Il       suffit juste de voir \u00e0 qui profite cette scission. Tenez, par exemple,       celui qui f\u00e9d\u00e8re tout ce mouvement putschiste a bien s\u00fbr le statut de       journaliste, mais il se trouve qu\u2019il est le conseiller du secr\u00e9taire       g\u00e9n\u00e9ral du parti au pouvoir. Il s\u2019agit de militants du parti au pouvoir       avant d\u2019\u00eatre journalistes, et beaucoup ont des postes dans       l\u2019administration en parall\u00e8le.              <strong>Afrik.com : Avez-vous \u00e9cout\u00e9 l\u2019autre camp, quels sont leurs       arguments ? <\/strong>       Neji Bghouri : Officiellement, ils trouvent que nos prises de position       sont trop virulentes et qu\u2019elles compromettent notre neutralit\u00e9. Nous ne       sommes pas un parti d\u2019opposition, et selon eux, ce qu\u2019on fait ne       correspond pas \u00e0 notre r\u00f4le. Ils nous reprochent aussi d\u2019avoir d\u00e9grad\u00e9 les       relations avec le pouvoir alors que celui-ci est un partenaire \u00e0       consid\u00e9rer avec attention parce qu\u2019il est le seul capable de faire bouger       les choses. Or, nous n\u2019avons jamais refus\u00e9 une occasion de dialoguer avec       le pouvoir. Ce qu\u2019on nous reproche en v\u00e9rit\u00e9, c\u2019est de ne pas avoir       affich\u00e9 notre all\u00e9geance vis-\u00e0-vis du pouvoir.              <strong>Afrik.com : Et eux, l\u2019ont-ils fait ? <\/strong>       Neji Bghouri : Sur le champ, le jour m\u00eame du putsch, le 15 ao\u00fbt, ils ont       adress\u00e9 une lettre au chef de l\u2019Etat, dans laquelle ils lui rendaient       hommage et le remerciaient pour les avanc\u00e9es acquises.              <strong>Afrik.com : Etes vous serein dans l\u2019exercice de vos fonctions ?             <\/strong>Neji Bghouri : A titre personnel, je travaille toujours dans un       journal de l\u2019\u00e9tat, mais on ne me permet plus ce qu\u2019on me permettait       autrefois, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e9crire des piges ailleurs \u00e0 ma guise. Je subis en       plus, une grande pression psychologique qui atteint quelques fois ma       s\u00e9r\u00e9nit\u00e9. On m\u2019appelle pour me menacer, pour me promettre de vilaines       choses concernant ma fille, et on importune ma femme au t\u00e9l\u00e9phone. Je me       rends compte aussi que je suis suivi. Mais cela ne m\u2019\u00e9loigne pas de mon       objectif premier, accomplir ma mission sans transiger. Mais je d\u00e9nonce       vivement ces agissements. Au niveau de la SNJT, c\u2019est difficile.       Financi\u00e8rement, on ne b\u00e9n\u00e9ficie m\u00eame pas de ce dont a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 l\u2019AJT, ce       qui n\u2019\u00e9tait pas \u00e9norme. Il parait que c\u2019est parce que nous n\u2019avons pas \u00e9t\u00e9       sages\u2026              <strong>Afrik.com : Qu\u2019en est-il du proc\u00e8s et que s\u2019est il pass\u00e9 depuis ?<\/strong>             Neji Bghouri : Nous avons perdu le proc\u00e8s en r\u00e9f\u00e9r\u00e9 et avons \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9s       de nos locaux, et l\u2019audience au fond du 26 a \u00e9t\u00e9 report\u00e9e au 7 d\u00e9cembre,       notre congr\u00e8s n\u2019a pas eu lieu et nous avons organis\u00e9 une rencontre presse       dans les locaux de l\u2019ATFD ( Association tunisienne des femmes d\u00e9mocrates).       Depuis, tout se pr\u00e9cipite et \u00e7a devient de moins en moins \u00e9vident, nous       avons d\u00fb c\u00e9der les dossiers avec les locaux. Les cinq membres du bureau       ont \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9s par la brigade financi\u00e8re, particuli\u00e8rement la       tr\u00e9sori\u00e8re en apart\u00e9 quatre fois. Aucune charge n\u2019a \u00e9t\u00e9 retenue contre       eux. Ma femme re\u00e7oit des coups de fils d\u2019inconnus la mena\u00e7ant d\u2019intenter \u00e0       ma vie, mon coll\u00e8gue Ziad El Hani a \u00e9t\u00e9 tabass\u00e9 par un inconnu qui a pris       la fuite. A mon retour de Jordanie, avec mes coll\u00e8gues nous avons \u00e9t\u00e9       contr\u00f4l\u00e9s et M. Ziad fouill\u00e9 au corps, oblig\u00e9 de se d\u00e9shabiller.              <strong>Afrik.com : Comment vous organisez-vous aujourd\u2019hui ?        <\/strong>Neji Bghouri : Nous travaillons avec une coalition       inter-associative, comprenant la Ligue tunisienne des droits de L\u2019homme,       l\u2019Association tunisienne des femmes d\u00e9mocrates (ATFD), l\u2019association       tunisienne pour la recherche et le d\u00e9veloppement, le Conseil National des       Libert\u00e9s. Nous nous r\u00e9unissons dans le local de l\u2019ATFD (\u2026). Malgr\u00e9 tout,       on continue de publier des communiqu\u00e9s, \u00e0 participer aux colloques       organis\u00e9s par la FIJ, et d\u2019observer la situation de pr\u00e8s.              <font>(<strong>Source: Afrik.com le 27 novembre 2009)<\/strong><\/font><\/p>\n<p><\/font> \u00a0<\/div>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\/\"><font face=\"Arial\"><span><font size=\"2\">Home<\/font><\/span><font size=\"2\"><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><\/font><\/font><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\"><font size=\"2\">\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/font><\/span><\/a><\/b><\/strong><\/font><\/h2>\n<\/p>\n<p><\/body><\/body><\/html><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Home &#8211; Accueil TUNISNEWS 9\u00a0\u00e8me ann\u00e9e, N\u00b0\u00a03476 du 28.11.2009 \u00a0archives : www.tunisnews.net\u00a0\u00a0 C.R.L.D.H. Tunisie: Agression perp\u00e9tr\u00e9e \u00e0 Bizerte \u00e0 l\u2019encontre d\u2019un groupe de militants &#8211; Message d\u2019alerte Libert\u00e9 et Equit\u00e9: Arrestation de l\u2019ex prisonnier politique Lotfi Dassi Libert\u00e9 et Equit\u00e9: Le prisonnier d\u2019opinion Mohammed Lafi est priv\u00e9 du droit \u00e0 la d\u00e9fense AFP: Tunisie: r\u00e9union [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":22040,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[],"tags":[63,40,29],"class_list":["post-16584","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","tag-63","tag-40","tag-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16584","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16584"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16584\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22040"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16584"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16584"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16584"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}