{"id":16347,"date":"2006-12-31T00:00:00","date_gmt":"2006-12-31T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/31-decembre-2006\/"},"modified":"2006-12-31T00:00:00","modified_gmt":"2006-12-31T00:00:00","slug":"31-decembre-2006","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/31-decembre-2006\/","title":{"rendered":"31 d\u00e9cembre 2006"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"    1)\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Depuis ma sortie de prison en novembre 2004, je me suis vu interdire     de me d\u00e9placer hors de la capitale-o\u00f9 je r\u00e9side-. J\u2019ai obtenu par trois fois     des autorisations, notamment pour rendre visite \u00e0 ma m\u00e8re alors qu\u2019elle     \u00e9tait \u00e0 l\u2019article de la mort ou pour assister \u00e0 ses fun\u00e9railles, et encore,     je ne les ai arrach\u00e9es qu\u2019au prix d\u2019une attente et d\u2019atermoiements. Mes amis     et mes proches ont subi de nombreuses tracasseries lors de ces visites,     ainsi qu\u2019une surveillance s\u00e9curitaire collante.\" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body><\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><b><a href=\"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/span><\/a><\/b><\/p>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\"> <\/p>\n<div>\n<div> <span lang=\"FR\"> <font size=\"2\"> <\/p>\n<div>  <\/div>\n<p> <span lang=\"FR\"> <\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <font face=\"Arial\"><font size=\"2\"> <span lang=\"SV\"> <strong>TUNISNEWS<\/strong><\/span> <\/font><\/font> <\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <strong><font size=\"2\">7\u00a0\u00e8me\u00a0ann\u00e9e, <span lang=\"FR\">        N\u00b0\u00a02414 du 31.12.2006<\/span><\/font><\/strong><\/div>\n<p> <strong> <\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <b><span><blink> <font size=\"2\">\u00a0archives : <\/font> <a href=\"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> <font size=\"2\" target=\"_blank\">www.tunisnews.net<\/font><\/a><\/blink><\/span><\/b><font size=\"2\"> <\/font> <\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <font size=\"2\"><\/p>\n<hr\/>\n<p> <\/font><\/div>\n<p> <\/strong><\/span><\/font><\/span><span lang=\"FR\"> <span lang=\"FR\"> <span lang=\"FR\"> <span lang=\"FR\"> <span lang=\"FR\"> <span><font size=\"2\"> <font size=\"2\"> <\/p>\n<div> <font size=\"2\"> <span lang=\"EN-GB\"> <\/p>\n<p><font><\/p>\n<p><font> <span lang=\"FR\"> <\/p>\n<div>\n<div> <font face=\"Arial\"><strong> <\/p>\n<p> <span lang=\"FR\">            Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques:             Communiqu\u00e9<\/span><\/p>\n<p><b> <span lang=\"FR\"> <span><font>Reporters             sans fronti\u00e8res: Liberte de la presse : l&rsquo;annee 2006 en chiffres<\/font><\/span> <span>Un parent d\u2019\u00e9l\u00e8ves R T Doha: A Son             Excellence Monsieur le Pr\u00e9sident De La R\u00e9publique Tunisienne             <font>Le Journal: Affaire du groupe arm\u00e9: Ce qu\u2019on a             pu savoir<\/font><\/span> <span>Le Journal: La nuit, tous les chats             sont gris<\/span> <span><font>La Presse:             Vae victis<\/font><\/span> <span>Le Temps : L&rsquo;art de faire des             martyrs<\/span><\/span><\/b><\/p>\n<p><\/strong><\/font><\/div>\n<\/p><\/div>\n<p> <\/span><\/font><\/p>\n<p><\/font><\/p>\n<p><\/span><\/font><\/div>\n<p> <\/font><\/font><\/span><\/span><\/span><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div> <span lang=\"FR\"><font size=\"2\"> <\/p>\n<hr noshade=\"\" size=\"8\"\/><\/font><\/span> <\/div>\n<\/p><\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\"> <\/p>\n<div align=\"center\"> <strong><font>Libert\u00e9 pour Ma\u00eetre Mohammed Abbou     Libert\u00e9 pour tous les prisonniers politiques     <\/font><font><font>Association     Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques<\/font> <\/font><\/strong>33 rue Mokhtar Atya, 1001-Tunis     Tel\/Fax : 71 354 984     <a href=\"mailto:aispptunisie@yahoo.fr\">aispptunisie@yahoo.fr<\/a>          Le 28\/12\/06     <strong><font size=\"3\">Communiqu\u00e9<\/font><\/strong> \u00a0<\/div>\n<div>\n<p align=\"justify\">     Nous avons re\u00e7u <strong><font>d\u2019Ali Laridh, <\/font><\/strong>    ex prisonnier politique, une lettre dont voici la teneur :          \u00ab Brimades et tourments sans fin          1)\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Depuis ma sortie de prison en novembre 2004, je me suis vu interdire     de me d\u00e9placer hors de la capitale-o\u00f9 je r\u00e9side-. J\u2019ai obtenu par trois fois     des autorisations, notamment pour rendre visite \u00e0 ma m\u00e8re alors qu\u2019elle     \u00e9tait \u00e0 l\u2019article de la mort ou pour assister \u00e0 ses fun\u00e9railles, et encore,     je ne les ai arrach\u00e9es qu\u2019au prix d\u2019une attente et d\u2019atermoiements. Mes amis     et mes proches ont subi de nombreuses tracasseries lors de ces visites,     ainsi qu\u2019une surveillance s\u00e9curitaire collante.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p align=\"justify\">     2)\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Depuis ma sortie de prison en 2004, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9 \u00e0 plus de     quatorze reprises dans les locaux de la S\u00fbret\u00e9 de la capitale,     interrogatoires assortis de provocations, menaces permanentes de renvoi en     prison et d\u2019un calvaire sans fin pour moi et les miens.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p align=\"justify\">     3)\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Je suis rest\u00e9 une ann\u00e9e enti\u00e8re, trois cent soixante cinq jours,     soumis \u00e0 un \u00e9margement quotidien. Il n\u2019\u00e9tait pas question que je m\u2019absente,     ne serait-ce qu\u2019une seule fois, et ce quel que soit mon \u00e9tat de sant\u00e9, quel     que soit le temps, quelles que soient les f\u00eates ou les circonstances     familiales, tout cela sous peine d\u2019\u00eatre renvoy\u00e9 en prison.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p align=\"justify\">     4)\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 J\u2019ai pass\u00e9 une ann\u00e9e enti\u00e8re astreint \u00e0 me pr\u00e9senter une fois par     semaine, \u00e0 jour et heure fixes, sans interruption, et la non comparution     m\u2019aurait valu une nouvelle incarc\u00e9ration.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p align=\"justify\">     5)\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Moi-m\u00eame et mes enfants sommes priv\u00e9s de toute connexion \u00e0 Internet     depuis novembre 2005, pour les m\u00eames raisons qui font qu\u2019on en a priv\u00e9 les     autres opposants et les militants des droits de l\u2019homme. On m\u2019a coup\u00e9 aussi     les communications internationales pendant un an. Elles ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9tablies il     y a deux mois.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p align=\"justify\">     6)\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 En novembre 2006, \u00e0 l\u2019occasion de la lib\u00e9ration de prisonniers du     mouvement En Nahdha, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 officiellement inform\u00e9 au poste de la S\u00fbret\u00e9     nationale du Bardo (Tunis) que mon pointage hebdomadaire au poste \u00e9tait     termin\u00e9 et que j\u2019\u00e9tais libre de circuler sur le territoire de la R\u00e9publique,     d\u2019y travailler ou de rendre visite \u00e0 mes proches et mes amis. Moins de     quarante huit heures plus tard, on m\u2019a contact\u00e9 \u00e0 nouveau pour m\u2019informer     que devais les informer de mes sorties de la capitale, une simple     information et non une demande d\u2019autorisation comme cela avait \u00e9t\u00e9 le cas     depuis novembre 2004. Le 26 d\u00e9cembre 2006, je les ai inform\u00e9s que je rendrai     visite \u00e0 mes beaux-fr\u00e8res chez lesquels je ne m\u2019\u00e9tais pas rendu depuis 1990.     En 2005 et 2006, j\u2019avais \u00e9vit\u00e9 de le faire pour leur \u00e9viter tracasseries et     brimades au cas o\u00f9 l\u2019on m\u2019en e\u00fbt accord\u00e9 l\u2019autorisation, j\u2019avais l\u2019espoir     que la<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p align=\"justify\">     situation s\u2019am\u00e9liore. On m\u2019a demand\u00e9 d\u2019attendre un peu puis on m\u2019a dit de ne     pas quitter la capitale, le temps d\u2019avoir une r\u00e9ponse. J\u2019ai attendu. A     chaque fois que je les ai contact\u00e9s, ils ont parl\u00e9 \u00e0 leurs sup\u00e9rieurs ( !)     Ils n\u2019avaient pas encore la r\u00e9ponse. Cela a dur\u00e9 quarante-huit heures. Je     n\u2019ai toujours pas eu de r\u00e9ponse, f\u00fbt-elle n\u00e9gative, qui courait coup\u00e9 court     \u00e0 l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 et \u00e0 l\u2019attente. En d\u2019autres termes, il m\u2019est interdit de     rendre visite \u00e0 des beaux-fr\u00e8res chez qui je ne me suis pas rendu depuis     1990, ann\u00e9e de mon emprisonnement.  <\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p align=\"justify\">     Aujourd\u2019hui, je ne peux voir mes beaux fr\u00e8res.     Il ne leur suffit pas que je les informe, ni que je leur demande     l\u2019autorisation. Ils ne se contentent pas de me l\u2019interdire, ce qui mettrait     fin \u00e0 l\u2019attente : ils observent le silence et me r\u00e9pondent : \u00ab Nous sommes     dans l\u2019attente de la r\u00e9ponse de l\u2019administration, alors attendez \u00bb \u00bb               <strong><font>Le Pr\u00e9sident de l\u2019Association     Ma\u00eetre Mohammed Nouri     <\/font><\/strong>     (Traduction d\u2019extraits ni revue ni corrig\u00e9e par l\u2019auteur de la version en     arabe, LT)\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  \u00a0<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div>\n<p align=\"center\"><b> <span lang=\"FR\">    Reporters sans fronti\u00e8res<\/span><\/b><span lang=\"FR\"> <\/span><b><span lang=\"FR\"> <font>31 d\u00e9cembre 2006<\/font><\/span><\/b><\/p>\n<h2 align=\"center\" style=\"color: red;\"><span lang=\"FR\"> <font size=\"3\">LIBERTE DE LA PRESSE : L&rsquo;ANNEE 2006 EN CHIFFRES<\/font><\/span><\/h2>\n<p align=\"justify\"> <span lang=\"FR\"> <font><b>81 journalistes tu\u00e9s : l&rsquo;ann\u00e9e la plus meurtri\u00e8re     depuis 1994     56 journalistes enlev\u00e9s, principalement en Irak et dans la bande de Gaza     En 2006 :     <\/b>&#8211; 81 journalistes tu\u00e9s     &#8211; 32 collaborateurs des m\u00e9dias tu\u00e9s     &#8211; au moins 871 interpell\u00e9s     &#8211; au moins 1 472 agress\u00e9s ou menac\u00e9s     &#8211; au moins 912 m\u00e9dias censur\u00e9s     &#8211; au moins 56 journalistes enlev\u00e9s          A titre de comparaison, en 2005 :     &#8211; 63 journalistes tu\u00e9s     &#8211; 5 collaborateurs des m\u00e9dias tu\u00e9s     &#8211; au moins 807 interpell\u00e9s     &#8211; au moins 1 308 agress\u00e9s ou menac\u00e9s     &#8211; au moins 1 006 m\u00e9dias censur\u00e9s               <b>L&rsquo;ann\u00e9e la plus meurtri\u00e8re depuis 1994     <\/b>     En 2006, au moins 81 journalistes ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s dans l&rsquo;exercice de leur     m\u00e9tier ou pour avoir exprim\u00e9 leurs opinions, dans vingt et un pays. Il faut     remonter \u00e0 1994 pour trouver un chiffre plus \u00e9lev\u00e9. Cette ann\u00e9e-l\u00e0, 103     journalistes avaient trouv\u00e9 la mort dont pr\u00e8s de la moiti\u00e9 pendant le     g\u00e9nocide au Rwanda, pr\u00e8s d&rsquo;une vingtaine en Alg\u00e9rie, victimes de la guerre     civile, et une dizaine en ex-Yougoslavie.          Trente-deux collaborateurs des m\u00e9dias (\u00ab\u00a0fixeurs\u00a0\u00bb, chauffeurs, traducteurs,     techniciens, agents de s\u00e9curit\u00e9, etc.) ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s en 2006,     contre cinq l&rsquo;an pass\u00e9.          A la diff\u00e9rence d&rsquo;autres organisations, Reporters sans fronti\u00e8res ne prend     en compte que les professionnels des m\u00e9dias dont elle est certaine que leur     mort est li\u00e9e \u00e0 leur devoir d&rsquo;informer. Plusieurs dizaines d&rsquo;autres cas     n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 comptabilis\u00e9s, car ils sont encore en investigation ou ont \u00e9t\u00e9     \u00e9cart\u00e9s, car ils ne rel\u00e8vent pas du domaine de la libert\u00e9 de la presse.     Pour la quatri\u00e8me ann\u00e9e cons\u00e9cutive,<b> l&rsquo;Irak<\/b> reste le pays le plus     dangereux au monde pour les professionnels des m\u00e9dias : 64 d&rsquo;entre eux     (journalistes et collaborateurs) y ont trouv\u00e9 la mort en 2006. Au total,     depuis le d\u00e9but de la guerre, 139 journalistes ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s en Irak, soit     plus du double du nombre de journalistes tu\u00e9s pendant les vingt ann\u00e9es de la     guerre du Vi\u00eat-nam (63 tu\u00e9s entre 1955 et 1975). Dans pr\u00e8s de 90 % des cas,     les victimes sont des journalistes irakiens. Les enqu\u00eates sont rarissimes et     n&rsquo;aboutissent jamais.     \u00a0     Deuxi\u00e8me au \u00ab\u00a0palmar\u00e8s\u00a0\u00bb des Etats les plus dangereux pour les journalistes,     le<b> Mexique<\/b> est devenu le pays le plus meurtrier du continent     am\u00e9ricain, devan\u00e7ant la Colombie. En 2006, neuf journalistes ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s     parce qu&rsquo;ils enqu\u00eataient sur les narcotrafiquants ou couvraient des     mouvements sociaux violents. Dans la r\u00e9gion d&rsquo;Oaxaca, secou\u00e9e par des luttes     sociales qui ont parfois d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9 en affrontements arm\u00e9s, un cameraman     am\u00e9ricain, Brad Will, a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 par balle, fin octobre. Plusieurs autres     journalistes ont \u00e9t\u00e9 bless\u00e9s au cours des m\u00eames \u00e9v\u00e9nements. Par ailleurs, le     9 ao\u00fbt, le corps sans vie d&rsquo;Enrique Pera Quintanilla a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 au bord     d&rsquo;une route, dans l&rsquo;Etat de Chihuahua, dans le nord du pays. Il \u00e9tait le     directeur du mensuel<i> Dos Caras, una verdad<\/i> (<i>Deux visages, une     v\u00e9rit\u00e9<\/i>), sp\u00e9cialis\u00e9 dans l&rsquo;information sur les assassinats non \u00e9lucid\u00e9s     et le trafic de drogue.          Aux<b> Philippines<\/b>, la situation n&rsquo;est gu\u00e8re plus r\u00e9jouissante. Six     journalistes ont \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9s en 2006 (sept en 2005). Fin mai, Fernando     Batul, commentateur de la radio<i> dyPR<\/i>, a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 par balles alors     qu&rsquo;il se rendait \u00e0 son travail dans l&rsquo;\u00eele de Palawan (sud-ouest de Manille).     Selon les autorit\u00e9s, ce crime est li\u00e9 aux chroniques du journaliste sur le     comportement violent d&rsquo;un policier. L&rsquo;agent a \u00e9t\u00e9 interpell\u00e9 et devrait \u00eatre     jug\u00e9 prochainement. Toujours dans l&rsquo;archipel, les assassins de Marlene     Esperat, \u00e9ditorialiste et militante anti-corruption, tu\u00e9e en mars 2005, ont     \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s \u00e0 la r\u00e9clusion \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9. Certes, il s&rsquo;agit uniquement     d&rsquo;hommes de main et les commanditaires courent toujours. Mais, dans un pays     o\u00f9 l&rsquo;impunit\u00e9 est la r\u00e8gle, cette d\u00e9cision de justice a valeur d&rsquo;exemple \u00e0     suivre.          En<b> Russie<\/b>, trois journalistes ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s au cours de l&rsquo;ann\u00e9e (soit,     au total, 21 depuis l&rsquo;arriv\u00e9e au pouvoir de Vladimir Poutine en mars 2000).     L&rsquo;assassinat, en octobre, d&rsquo;Anna Politkovska\u00efa, reporter de l&rsquo;hebdomadaire<i>     Novaia Gazeta<\/i> et sp\u00e9cialiste de la Tch\u00e9tch\u00e9nie, est venu rappeler que     m\u00eame les journalistes les plus connus et les plus soutenus par la communaut\u00e9     internationale ne sont pas \u00e0 l&rsquo;abri de telles violences meurtri\u00e8res. Une     enqu\u00eate est en cours. Le Kremlin, pri\u00e9 par les Etats d\u00e9mocratiques de tout     faire pour identifier et sanctionner les responsables de ce crime, a mis en     place une \u00e9quipe de 150 enqu\u00eateurs pour mener \u00e0 bien les investigations.          Chez le voisin<b> turkm\u00e8ne<\/b>, la situation de la libert\u00e9 de la presse n&rsquo;a     cess\u00e9 d&#8217;empirer au cours de l&rsquo;ann\u00e9e 2006. Le paroxysme de la r\u00e9pression     engag\u00e9e contre la presse ind\u00e9pendante a \u00e9t\u00e9 atteint en septembre, lorsque la     correspondante de<i> Radio Free Europe<\/i>, Ogoulsapar Mouradova, est morte     en prison, certainement des suites des coups qu&rsquo;elle aurait subis. Malgr\u00e9     les demandes insistantes de l&rsquo;Union europ\u00e9enne, aucune enqu\u00eate n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e     par les autorit\u00e9s turkm\u00e8nes pour \u00e9lucider les circonstances de la mort de la     journaliste, emprisonn\u00e9e depuis trois mois au moment du drame.          Au<b> Liban<\/b>, pendant la guerre avec<b> Isra\u00ebl<\/b>, une photographe et un     technicien de t\u00e9l\u00e9vision ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s par des bombardements de l&rsquo;arm\u00e9e     isra\u00e9lienne. Au total, une dizaine de journalistes ont \u00e9t\u00e9 bless\u00e9s au cours     des affrontements, pendant l&rsquo;\u00e9t\u00e9.          <b>Des campagnes \u00e9lectorales particuli\u00e8rement violentes          <\/b>Plus de 1 400 cas d&rsquo;agressions ou de menaces ont \u00e9t\u00e9 recens\u00e9s par     Reporters sans fronti\u00e8res au cours de l&rsquo;ann\u00e9e 2006. L\u00e0 encore, il s&rsquo;agit     d&rsquo;un record. Ces actes violents ont \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement nombreux pendant     les multiples campagnes \u00e9lectorales de l&rsquo;ann\u00e9e 2006.          <b>Au Bangladesh<\/b>, les agressions de journalistes &#8211; d\u00e9j\u00e0 fr\u00e9quentes en     p\u00e9riode normale &#8211; \u00e9taient quotidiennes en fin d&rsquo;ann\u00e9e, \u00e0 quelques semaines     d&rsquo;\u00e9lections l\u00e9gislatives cruciales pour le pays. Les forces de l&rsquo;ordre, mais     \u00e9galement des sympathisants de plusieurs partis politiques, sont     responsables de ces violences.     Sur le continent am\u00e9ricain, une dizaine de pays ont connu des scrutins     nationaux d&rsquo;importance pendant l&rsquo;ann\u00e9e. Au<b> P\u00e9rou<\/b>, d\u00e9but mars, soit un     mois avant l&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle, Reporters sans fronti\u00e8res avait d\u00e9j\u00e0     recens\u00e9 plus d&rsquo;une dizaine de cas d&rsquo;agressions contre des journalistes et     autant de menaces. A Marilia, dans le sud du<b> Br\u00e9sil<\/b>, les locaux d&rsquo;un     quotidien ont \u00e9t\u00e9 saccag\u00e9s par les partisans d&rsquo;un \u00e9lu local, le jour m\u00eame du     premier tour des \u00e9lections g\u00e9n\u00e9rales.          En<b> R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo<\/b>, les partisans des deux     principaux candidats &#8211; Joseph Kabila, le pr\u00e9sident sortant, et son rival     Jean-Pierre Bemba &#8211; s&rsquo;en sont r\u00e9guli\u00e8rement pris aux journalistes du \u00ab\u00a0camp     adverse\u00a0\u00bb. En<b> Ouganda<\/b> comme en<b> Ethiopie<\/b>, un envoy\u00e9 sp\u00e9cial     \u00e9tranger a \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9 en p\u00e9riode \u00e9lectorale.     Enfin au<b> B\u00e9larus<\/b>, quelques jours apr\u00e8s la r\u00e9\u00e9lection d&rsquo;Alexandre     Loukachenko \u00e0 la t\u00eate du pays, en mars 2006, une vague de r\u00e9pression s&rsquo;est     abattue sur les opposants et les journalistes. Une dizaine de reporters     locaux et quelques envoy\u00e9s sp\u00e9ciaux \u00e9trangers ont \u00e9t\u00e9 agress\u00e9s, dont Oleg     Ulevitch, correspondant du journal<i> Komsomolska\u00efa Pravda<\/i>. Le reporter,     de nationalit\u00e9 russe, a eu le nez cass\u00e9 apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 battu par des     policiers en civil.          <b>La censure et les arrestations, des pratiques toujours abondamment     utilis\u00e9es          <\/b>Le nombre de cas de censure a l\u00e9g\u00e8rement diminu\u00e9 : 912 cas contre 1 006     l&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. En 2005, c&rsquo;est au<b> N\u00e9pal<\/b> que la censure avait \u00e9t\u00e9     le plus massive. Le cessez-le-feu sign\u00e9 pendant l&rsquo;\u00e9t\u00e9 2006 a permis \u00e0 la     presse de souffler un peu. Les journalistes emprisonn\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9s et     les nombreuses radios locales ont pu reprendre librement leur travail.          Cette ann\u00e9e, c&rsquo;est en<b> Tha\u00eflande<\/b> que le plus grand nombre de cas de     censures a \u00e9t\u00e9 relev\u00e9. Au lendemain du coup d&rsquo;Etat militaire, le 19     septembre 2006, plus de 300 radios communautaires ont \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9es, ainsi que     plusieurs sites Internet. La situation est revenue \u00e0 la normale au bout de     quelques semaines.          Il est, par ailleurs, impossible de quantifier la censure en<b> Chine<\/b>,     en<b> Cor\u00e9e du Nord<\/b> ou en<b> Birmanie<\/b> par exemple. Dans ces pays,     des mesures globales ont \u00e9t\u00e9 prises contre l&rsquo;ensemble de la profession,     touchant d&rsquo;un seul coup plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines     d&rsquo;organes de presse.          Le Web est \u00e9troitement contr\u00f4l\u00e9 dans plusieurs pays de la plan\u00e8te. Reporters     sans fronti\u00e8res a rendu publique, en novembre, une liste des treize ennemis     d&rsquo;Internet : Arabie saoudite, B\u00e9larus, Birmanie, Chine, Cor\u00e9e du Nord, Cuba,     Egypte, Iran, Ouzb\u00e9kistan, Syrie, Tunisie, Turkm\u00e9nistan, Vi\u00eat-nam.          Dans ces Etats, des blogueurs et des cyberdissidents ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement     emprisonn\u00e9s pour s&rsquo;\u00eatre exprim\u00e9s librement sur le Net. Des sites ont \u00e9t\u00e9     ferm\u00e9s, rendus inaccessibles ou filtr\u00e9s et les forums de discussion ont \u00e9t\u00e9     \u00e9pur\u00e9s des messages les plus critiques.          Au total, pendant l&rsquo;ann\u00e9e 2006, pr\u00e8s d&rsquo;une trentaine de blogueurs ont \u00e9t\u00e9     arr\u00eat\u00e9s et d\u00e9tenus pendant plusieurs semaines, notamment en Chine, en Iran     et en Syrie. L&rsquo;<b>Egypte<\/b> a, pour la premi\u00e8re fois, fait son apparition     sur la liste des \u00ab\u00a0ennemis d&rsquo;Internet\u00a0\u00bb pour sa r\u00e9pression de plus en plus     dure \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des blogueurs critiques envers le pr\u00e9sident Hosni Moubarak ou     l&rsquo;islam.          Au moins 871 journalistes ont \u00e9t\u00e9 priv\u00e9s de leur libert\u00e9 en 2006, dans le     monde. Certains ont \u00e9t\u00e9 interpell\u00e9s quelques heures. D&rsquo;autres ont \u00e9t\u00e9     condamn\u00e9s \u00e0 de lourdes peines de prison.          Parmi ces derniers, les cas de Zhao Yan et de Ching Cheong, en<b> Chine<\/b>,     ont suscit\u00e9 de fortes r\u00e9actions au sein de la communaut\u00e9 internationale. Les     deux hommes qui collaboraient \u00e0 des organes de presse \u00e9trangers devraient     passer respectivement trois et cinq ans en prison. Lors de leur proc\u00e8s en     appel, la justice n&rsquo;a m\u00eame pas daign\u00e9 organiser une audience, privant ainsi     les condamn\u00e9s de toute possibilit\u00e9 de se d\u00e9fendre.          Au<b> Turkm\u00e9nistan<\/b>, le d\u00e9c\u00e8s, en toute fin d&rsquo;ann\u00e9e, du pr\u00e9sident \u00e0 vie     Separmourad Niazov pourrait mettre un terme \u00e0 l&rsquo;oppression qui pesait     jusque-l\u00e0 sur les journalistes et les d\u00e9fenseurs des droits de l&rsquo;homme. Deux     d&rsquo;entre eux &#8211; Annakourban Amanklytchev et Sapardourdy Khajiev &#8211; ont \u00e9t\u00e9     condamn\u00e9s, en juin, \u00e0 des peines de six et sept ans de prison pour avoir     aid\u00e9 une journaliste \u00e9trang\u00e8re qui r\u00e9alisait un reportage sur leur pays.          En<b> Birmanie<\/b>, le c\u00e9l\u00e8bre journaliste et militant de la cause     d\u00e9mocratique, Win Tin, a entam\u00e9 sa dix-huiti\u00e8me ann\u00e9e derri\u00e8re les barreaux.     Il a re\u00e7u le prix Reporters sans fronti\u00e8res &#8211; Fondation de France 2006 pour     son combat en faveur de la libert\u00e9 d&rsquo;expression.          <b>Une inqui\u00e9tude suppl\u00e9mentaire : les enl\u00e8vements de journalistes          <\/b>Pour la premi\u00e8re fois, Reporters sans fronti\u00e8res a recens\u00e9, de mani\u00e8re     pr\u00e9cise, le nombre de journalistes enlev\u00e9s dans le monde.          Au moins 56 journalistes ont \u00e9t\u00e9 kidnapp\u00e9s en 2006 dans une dizaine de pays.     Les deux zones les plus risqu\u00e9es sont l&rsquo;<b>Irak<\/b>, o\u00f9 dix-sept     professionnels de la presse ont \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9s depuis le d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e 2006,     et la bande de<b> Gaza<\/b>, o\u00f9 six reporters ont \u00e9t\u00e9 kidnapp\u00e9s. Si, dans les     Territoires palestiniens, ces enl\u00e8vements se sont tous termin\u00e9s par des     lib\u00e9rations, en Irak, six professionnels des m\u00e9dias ont \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9s par     leurs ravisseurs.     Reporters sans fronti\u00e8res a rencontr\u00e9, fin 2006, le chef de l&rsquo;Etat irakien,     Jalal Talabani, pour l&rsquo;exhorter \u00e0 prendre des mesures mettant fin \u00e0 ces     pratiques. L&rsquo;organisation s&rsquo;est \u00e9galement rendue \u00e0 Gaza, pour demander au     pr\u00e9sident Mahmoud Abbas et aux responsables des principales factions     palestiniennes d&rsquo;user de leur influence pour appeler leurs partisans et     l&rsquo;ensemble de la population \u00e0 ne plus s&rsquo;en prendre aux professionnels de la     presse.          &#8212;      <\/font><span><font>Maghreb &amp;     Middle-East Desk      Reporters Without Borders     5 rue Geoffroy-Marie \u00a0     F &#8211; 75009 Paris     33 1 44 83 84 78     33 1 45 23 11 51 (fax)     middle-east@rsf.org     www.rsf.org     www.leblogmedias.com (en fran\u00e7ais)<\/font><\/span><\/span> \u00a0<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div>         Doha, le 31\u00a0 D\u00e9cembre 2006<\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">A Son Excellence Monsieur le     Pr\u00e9sident De La R\u00e9publique Tunisienne.<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\n<p align=\"justify\">     Monsieur,          je suis un parent d\u2019\u00e9l\u00e8ves de l\u2019\u00e9cole Tunisienne de Doha depuis plusieurs     ann\u00e9es c&rsquo;est-\u00e0-dire avant la mise de cette \u00e9cole sous tutelle de l\u2019OTEF et     toute la communaut\u00e9 \u00e9tait convaincue que le r\u00f4le attribue a notre \u00e9cole     \u00e9tait accompli surtout qualitativement,mais le d\u00e9rapage a eu lieu des la     mise en place de cette organisation tutelle et sp\u00e9cialement avec l\u2019arriv\u00e9e     de ce coordinateur g\u00e9n\u00e9ral qui n\u2019a jamais eu d\u2019unanimit\u00e9 autour de lui ni le     poste en soit m\u00eame\u00a0 et tous les probl\u00e8mes ont commence en ce moment ce qui     est tr\u00e8s \u00e9vident vu son passe et son niveau intellectuel et non pas par     position contre l\u2019OTEF qui a donne ses preuves en Tunisie.          Monsieur le Pr\u00e9sident           la situation actuelle que vit l\u2019\u00e9cole est plus que critique a cause des     combines qui y r\u00e8gnent ficel\u00e9es par ce coordinateur g\u00e9n\u00e9ral qui n\u2019a aucun     r\u00f4le a jouer dans cette institution ni p\u00e9dagogique, ni financier\u2026 de ce fait     il n\u2019a fait que semer la pagaille et cr\u00e9er les clans sans parler de la     mauvaise gestion financi\u00e8re et administrative surtout en absence de tout     contr\u00f4le apr\u00e8s La fermeture de l\u2019ambassade.          Monsieur,           ce responsable est entrain de reculer de cette honorable \u00e9cole et il fait     tout son possible pour atteindre son but surtout cette ann\u00e9e o\u00f9 on a     enregistre d\u2019innombrables d\u00e9passements et le comble c\u2019est que le pr\u00e9sident     de l\u2019organisation en Tunisie reste inactif et passif envers ces actes.          Monsieur le Pr\u00e9sident,           devant la situation pr\u00e9caire que vit notre tr\u00e8s ch\u00e8re \u00e9cole et le danger qui     la menace d\u2019un jour a l\u2019autre en pr\u00e9sence de ce soit disant responsable, je     vous prie Monsieur de bien vouloir nous \u00e9pargner de la pr\u00e9sence de cette     tutelle (OTEF) et de son coordinateur qui n\u2019a aucune place au sein de notre     \u00e9cole surtout que ce poste n\u2019a jamais existe et n\u2019a aucune raison de l\u2019\u00eatre     surtout que ses \u00e9num\u00e9rations d\u00e9passent celles de 3 professeurs ma\u00eetrisards.          Veuillez Monsieur le Pr\u00e9sident agr\u00e9er mes profonds respects tout en vous     souhaitant un A\u00efd moubarek et une joyeuse ann\u00e9e pleine de succ\u00e8s pour notre     ch\u00e8re Tunisie.          <strong><font>Un parent d\u2019\u00e9l\u00e8ves : R T Doha<\/font><\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><font>Affaire du groupe arm\u00e9     <\/font><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">CE QU\u2019ON A PU SAVOIR<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\n<p align=\"justify\"> <strong><font>Par Imen NOUIRA<\/font><\/strong>          Une source officielle du minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur et du D\u00e9veloppement local     a annonc\u00e9, dimanche dernier, que durant la nuit du 23 d\u00e9cembre 2006, un     \u00e9change de coups de feu a eu lieu entre un groupe d&rsquo;individus, se trouvant     dans une habitation situ\u00e9e dans la banlieue sud de la capitale et une     patrouille des forces de l&rsquo;ordre.          Ces \u00e9changes de coups de feu ont fait deux morts parmi ce groupe et permis     l&rsquo;arrestation de deux autres.     On d\u00e9plore aussi deux bless\u00e9s parmi les forces de l&rsquo;ordre.     Les investigations pr\u00e9liminaires indiquent que les membres de ce groupe sont     de dangereux criminels recherch\u00e9s.          Dans un article paru le mardi 26 d\u00e9cembre sous le titre \u00abFusillade     myst\u00e9rieuse de Hammam-Lif : Un r\u00e9seau international de trafic de drogue     d\u00e9voil\u00e9\u00bb, le journal \u00abLe Quotidien\u00bb a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que \u00ables faits ont commenc\u00e9     suite au refus du conducteur d\u2019un v\u00e9hicule de s\u2019arr\u00eater au niveau d\u2019une     patrouille mobile de la garde nationale bas\u00e9e \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de la ville de Borj     C\u00e9dria. Les agents ont alors alert\u00e9 leurs coll\u00e8gues patrouillant au niveau     de Hammam-Chott.\u00bb          Une course-poursuite s\u2019est, alors, d\u00e9clench\u00e9e entre les forces de l\u2019ordre et     la voiture suspecte, dans les rues du quartier \u00abEcha\u00e2bia\u00bb de Hammam-Lif.          Pris de panique, les occupants de la voiture ont tir\u00e9 sur les agents de la     garde nationale. En ripostant, ces derniers ont r\u00e9ussi \u00e0 tuer deux d\u2019entre     eux avant d\u2019arr\u00eater le troisi\u00e8me qui avait \u00e9t\u00e9 bless\u00e9.     \u00abLe Quotidien\u00bb a indiqu\u00e9 que \u00abLes agents de l\u2019ordre ont r\u00e9ussi \u00e0 arracher     des aveux de l\u2019individu arr\u00eat\u00e9 qui a indiqu\u00e9 qu\u2019avec ses deux compagnons,     ils se dirigeaient vers une maison situ\u00e9e du c\u00f4t\u00e9 de la localit\u00e9 de Bir El     Bey. Ils devaient, en effet, rencontrer d\u2019autres personnes. Rapidement,     l\u2019alerte fut d\u00e9clench\u00e9e. La maison en question a \u00e9t\u00e9 prise d\u2019assaut. Les     agents de l\u2019ordre ont utilis\u00e9 un m\u00e9gaphone pour demander aux occupants de la     maison de se rendre. Coup de th\u00e9\u00e2tre, des coups de feu ont \u00e9clat\u00e9 ciblant     les agents qui ont ripost\u00e9 en utilisant au d\u00e9part des bombes de gaz     lacrymog\u00e8nes pour pousser les malfaiteurs \u00e0 quitter leur refuge.          Et c\u2019est \u00e0 cet instant que les occupants de la maison ont tir\u00e9 en direction     des agents de l\u2019ordre blessant deux auxiliaires de la justice dont l\u2019un se     trouve dans un \u00e9tat grave apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 touch\u00e9 au niveau des poumons.\u00bb          Entre temps, les agents de la garde nationale ont bless\u00e9 deux malfaiteurs et     en ont arr\u00eat\u00e9 un autre. Ils ont mis la main sur une importante quantit\u00e9 de     drogue.          Le journal pr\u00e9cise que \u00abLes recherches ont \u00e9t\u00e9 entam\u00e9es depuis le samedi     soir afin de mettre la main sur les membres de cette bande dont quelques-uns     seraient r\u00e9fugi\u00e9s dans la montagne de Boukornine.\u00bb          \u00abLe Quotidien\u00bb explique que \u00abdes trafiquants ayant \u00e9t\u00e9 dans plusieurs pays     europ\u00e9ens ont d\u00e9cid\u00e9 de transf\u00e9rer leurs activit\u00e9s dans notre pays et plus     particuli\u00e8rement au niveau de la banlieue sud de la capitale.\u00bb La police     informait de la chose et a men\u00e9 des investigations dans le but de mettre la     main sur les protagonistes.          Le journal d\u00e9voile que \u00abSamedi dernier, les membres de cette bande ont eu     vent des investigations men\u00e9es par les agents de l\u2019ordre. Suite \u00e0 quoi ils     ont d\u00e9cid\u00e9 de d\u00e9placer leur trafic vers une autre r\u00e9gion, d\u2019o\u00f9 cette     confrontation avec les agents de l\u2019ordre.\u00bb          Sur les colonnes du journal \u00abEssarih\u00bb, M. Salah EL HAJJA, explique que cet     incident a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des faits dangereux puisque, c\u2019est la premi\u00e8re fois, que     les forces de l\u2019ordre ont \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9es de recourir aux armes dans une de     leur intervention. Il s\u2019est \u00e9tonn\u00e9 que certaines agences de presse     \u00e9trang\u00e8res ont mentionn\u00e9 que les trafiquant ont utilis\u00e9s des \u00abkalachnikov \u00bb.     Ce qui peut confirmer l\u2019existence d\u2019un trafic d\u2019armes en Tunisie puisqu\u2019on     n\u2019a jamais entendu parler avant de ce genre d\u2019armes, au paravent, dans notre     pays.          En outre, M. Salah EL HAJJA affirme que cet incident prouve une fois pour     toute que les forces de l\u2019ordre sont pr\u00e9sentes et \u00e9veill\u00e9es a tous ce qui ce     passe.          Quant au journal \u00abAkhbar Ejmhouria\u00bb paru le jeudi 28 d\u00e9cembre, il a relat\u00e9     l\u2019inqui\u00e9tude des citoyens tunisiens qui s\u2019interrogent sur \u00abl\u2019origine des     armes que les trafiquants ont utilis\u00e9es et Comment ces armes ont pu travers\u00e9     les fronti\u00e8res ? Sont-elles arriv\u00e9es par l\u2019interm\u00e9diaire de personnes ou \u00e0     travers des centenaires dont les propri\u00e9taires avait affirm\u00e9 qu\u2019il ne     contenait que des marchandise l\u00e9gales, et donc, qui ont pu pass\u00e9 outre la     vigilance de la douane et de la police des fronti\u00e8res ?\u00bb.          <strong><font>(Source : \u00ab Le Journal \u00bb (Tunis), N\u00b0 55 du 30     d\u00e9cembre 2006)<\/font><\/strong>     Lien : http:\/\/www.gplcom.com\/journal\/fr\/article.php?article=1028&amp;gpl=55 \u00a0<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">LA NUIT, TOUS LES CHATS SONT GRIS<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\n<p align=\"justify\"> <strong><font>Par M\u2019hamed JAIBI<\/font><\/strong>     \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0      Nos exportations ont enregistr\u00e9, durant les 11 premiers mois de l\u2019ann\u00e9e     2006, une croissance de 14,3%, contre 11,9% pour la m\u00eame p\u00e9riode de 2005. Il     s\u2019agit d\u2019une double performance, puisque nous assistons l\u00e0 \u00e0 une nouvelle     acc\u00e9l\u00e9ration de la croissance du flux des marchandises export\u00e9es.          Sachant que la croissance de notre \u00e9conomie est tir\u00e9e par l\u2019exportation, il     y a l\u00e0 motif de satisfaction et de fiert\u00e9, \u00e0 un moment o\u00f9 le     textile-habillement souffre et o\u00f9 le p\u00e9trole appelle un effort additionnel.     Mais l\u2019on constate qu\u2019en parall\u00e8le, les importations ont d\u2019autant plus     augment\u00e9, atteignant un taux de 16,9% d\u2019\u00e9volution par rapport \u00e0 l\u2019ann\u00e9e     derni\u00e8re, soit quasiment un doublement du taux des 11 premiers mois de 2005     (8,5%).          Les observateurs ont d\u2019embl\u00e9e vu, l\u00e0, un effet de la flamb\u00e9e p\u00e9troli\u00e8re qui     a conduit le pays \u00e0 importer une valeur nettement plus importante     d\u2019hydrocarbures.          Cependant, les chiffres indiquent clairement qu\u2019il faudrait \u00e9galement     chercher ailleurs, puisque les exportations hors \u00e9nergie et lubrifiants ont     connu une progression de 13,6% et les importations de la m\u00eame cat\u00e9gorie une     \u00e9volution de 14,7%. Soit plus de 1 point d\u2019\u00e9cart.          Quand on sait que nos exportations sont structurellement li\u00e9es \u00e0 nos     importations, cela ne manque pas d\u2019inqui\u00e9ter. Notamment \u00e0 l\u2019heure o\u00f9     plusieurs indicateurs attestent d\u2019une am\u00e9lioration r\u00e9guli\u00e8re de la valeur     ajout\u00e9e nationale.          D\u2019o\u00f9 l\u2019id\u00e9e de s\u2019appliquer \u00e0 comprendre le ph\u00e9nom\u00e8ne et \u00e0 d\u00e9monter     l\u2019anomalie. Car il se pourrait bien qu\u2019elle soit le fait d\u2019une excessive     \u00e9volution des importations de produits de consommation, peut-\u00eatre au     d\u00e9triment d\u2019intrants ou d\u2019\u00e9quipements industriels. Car lorsque la Banque     Centrale ferme les vannes, c\u2019est le clapet pour tout le monde. La nuit, tous     les chats sont gris.          <strong><font>(Source : \u00ab Le Journal \u00bb (Tunis), N\u00b0 55 du 30     d\u00e9cembre 2006)<\/font><\/strong>     Lien : <a href=\"http:\/\/www.gplcom.com\/journal\/fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">    http:\/\/www.gplcom.com\/journal\/fr\/<\/a> \u00a0<\/p>\n<hr\/><\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<p align=\"justify\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>La Tunisie exprime son profond regret Une grave atteinte aux sentiments des peuples musulmans<\/font><\/h2>\n<p><\/strong>\u2022 Profond regret de la Tunisie d\u2019une ex\u00e9cution qui intervient en un jour de f\u00eate religieuse sacr\u00e9e  Le minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res a rendu publique, hier, la d\u00e9claration suivante :  \u00a0\u00abA la suite de l\u2019ex\u00e9cution de l\u2019ancien pr\u00e9sident irakien, Saddam Hussein, la Tunisie exprime son profond regret que cette ex\u00e9cution ait eu lieu le jour de l\u2019A\u00efd El-Idha.  La Tunisie consid\u00e8re que l\u2019application de cette sentence, en ce jour, est une grave atteinte aux sentiments des peuples musulmans, au moment o\u00f9 ils c\u00e9l\u00e8brent une f\u00eate religieuse sacr\u00e9e. Tout en r\u00e9affirmant la n\u00e9cessit\u00e9 de pr\u00e9server l\u2019unit\u00e9, l\u2019int\u00e9grit\u00e9 et la stabilit\u00e9 de l\u2019Irak, la Tunisie forme l\u2019espoir que cette ex\u00e9cution n\u2019entra\u00eenera pas une escalade de la tension et de la violence et que le peuple irakien fr\u00e8re parviendra \u00e0 r\u00e9aliser la r\u00e9conciliation nationale, dans le cadre de l\u2019entente et de la concorde.\u00bb  <strong><font>(Source : \u00ab La Presse \u00bb (Tunisie), le 31 d\u00e9cembre 2006)<\/font><\/strong><\/font><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><font size=\"3\">Vae victis<\/font><\/strong><\/div>\n<div>\n<p align=\"justify\"> <strong><font>Par Hmida Ben Romdhane<\/font><\/strong>      C&rsquo;est connu depuis la nuit des temps, le vaincu est \u00e0 la merci du vainqueur.   Vae victis, disaient les Romains.      Malheur aux vaincus. Saddam a \u00e9t\u00e9 pendu au petit matin du 30 d\u00e9cembre non pas,   au fond, parce qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 \u00e0 mort par un tribunal, mais parce qu\u2019il a   \u00e9t\u00e9 vaincu. Vaincu non par son peuple, mais par une force \u00e9trang\u00e8re qui a   d\u00e9cid\u00e9 ill\u00e9galement et unilat\u00e9ralement de renverser le r\u00e9gime d\u2019un Etat   souverain et de livrer le pays \u00e0 l\u2019anarchie et \u00e0 la guerre civile.      Le gouvernement irakien a \u00e9tonn\u00e9 le monde entier par son empressement \u00e0   ex\u00e9cuter la sentence contre l\u2019ancien pr\u00e9sident Saddam Hussein et par le choix   d\u2019un jour de f\u00eate, l\u2019A\u00efd El Idha, pour pendre un homme dont le proc\u00e8s, le   moins qu\u2019on puisse dire, fut entach\u00e9 d\u2019innombrables irr\u00e9gularit\u00e9s. En guise de   proc\u00e8s, nous avons assist\u00e9 pendant de longs mois \u00e0 une mascarade t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e o\u00f9   les empoignades incessantes et les coups de gueule entre les juges et les   accus\u00e9s ont remplac\u00e9 les d\u00e9bats et l\u2019argumentation juridique.      Dans tout le monde musulman, le jour de l\u2019A\u00efd est une occasion pour la   r\u00e9conciliation et le pardon. Et l\u2019Irak, plus que tout autre pays au monde a   pr\u00e9cis\u00e9ment besoin de r\u00e9conciliation et de pardon. Et le gouvernement irakien,   plus que toute autre force en Irak, a besoin de r\u00e9conciliation et de pardon   pour qu\u2019il puisse gouverner et prot\u00e9ger les citoyens, qu\u2019il pr\u00e9tend gouverner,   contre la violence apocalyptique qui les broie. Mais au lieu de s\u2019employer \u00e0   assurer les conditions de la r\u00e9conciliation au sein d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9chir\u00e9e par   la violence interethnique et ivre de haine et de ranc\u0153ur, le gouvernement   irakien a choisi malheureusement de nourrir encore plus cette haine et   d\u2019oxyg\u00e9ner ces ranc\u0153urs. Il a choisi d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment un jour de f\u00eate musulmane   pour tuer un vieil homme vaincu et humili\u00e9. Il a choisi le jour de l\u2019A\u00efd pour   verser de l\u2019huile sur le feu de la violence ethnique qui consume le pays. Il a   choisi le jour de l\u2019A\u00efd pour engager le pays qu\u2019il pr\u00e9tend diriger vers plus   de violence, de haine et de sang.      Saddam a \u00e9t\u00e9 indiscutablement un dictateur et a commis sans aucun doute   d\u2019immenses erreurs qui ont provoqu\u00e9 le malheur de son peuple et de son pays.   Mais ce n\u2019est pas son peuple qui l\u2019a renvers\u00e9. Ce n\u2019est pas son peuple qui l\u2019a   jug\u00e9. Ce n\u2019est pas son peuple qui l\u2019a condamn\u00e9 \u00e0 mort. Tout cela a \u00e9t\u00e9   entrepris par une puissance \u00e9trang\u00e8re qui, avant de condamner \u00e0 mort Saddam, a   condamn\u00e9 tout un peuple \u00e0 une descente aux enfers. Le proc\u00e8s a \u00e9t\u00e9 une   mascarade du d\u00e9but \u00e0 la fin et les fils ont \u00e9t\u00e9 tir\u00e9s par des gens qui se   trouvent \u00e0 dix mille kilom\u00e8tres de Bagdad, plus pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 Washington.      Le plus \u00e9trange est que Saddam a \u00e9t\u00e9 pendu alors qu\u2019un autre proc\u00e8s est d\u00e9j\u00e0   en cours. L\u2019ancien pr\u00e9sident irakien avait comparu d\u00e9j\u00e0 \u00e0 plusieurs reprises   au proc\u00e8s relatif \u00e0 l\u2019affaire des \u00ab Anfal \u00bb. Vers la fin des ann\u00e9es 1980, la   guerre Iran-Irak touchait \u00e0 sa fin et Saddam, voulant punir les Kurdes qui   avaient collabor\u00e9 avec l\u2019 \u00ab ennemi iranien \u00bb, aurait bombard\u00e9 \u00e0 l\u2019arme   chimique les Kurdes de Halabja, faisant \u00abdes milliers de morts\u00bb. C\u2019est   l\u2019accusation principale du second proc\u00e8s dont l\u2019accus\u00e9 a \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9 avant   l\u2019\u00e9lucidation de cette affaire. Une premi\u00e8re dans les annales judiciaires   internationales!      En fait, si l\u2019affaire de Halabja ne concernait que Saddam Hussein, si elle ne   mettait en valeur que les atrocit\u00e9s de l\u2019ancien pr\u00e9sident irakien, les   Am\u00e9ricains auraient peut-\u00eatre ordonn\u00e9 au gouvernement de Nouri Al-Maliki de ne   pas l\u2019ex\u00e9cuter avant la fin du proc\u00e8s. Mieux encore, ils auraient commenc\u00e9 par   cette affaire et non par celle de \u00ab Doujail \u00bb, nettement moins importante.   Mais voil\u00e0, il se trouve que dans cette affaire de bombardement chimique des   Kurdes de Halabja, il aurait \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement difficile de limiter les   d\u00e9bats du proc\u00e8s \u00e0 la seule responsabilit\u00e9 de Saddam. Il aurait \u00e9t\u00e9   particuli\u00e8rement difficile d\u2019ignorer la question de savoir qui a vendu \u00e0   l\u2019Irak les armes chimiques avec lesquelles il a bombard\u00e9 les Kurdes. Il aurait   \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement difficile de ne pas aller \u00e0 l\u2019origine de la guerre   Iran-Irak et de parler des pays qui ont encourag\u00e9 Saddam \u00e0 croiser le fer avec   Khomeiny.      Peut-\u00eatre Saddam attendait-il ce proc\u00e8s avec impatience pour mettre les points   sur les \u00ab i \u00bb, pour donner les noms des soci\u00e9t\u00e9s am\u00e9ricaines, fran\u00e7aises et   allemandes qui l\u2019ont arm\u00e9 jusqu\u2019aux dents. Peut-\u00eatre se pr\u00e9parait-il \u00e0 faire   un grand d\u00e9ballage pour dire des secrets sur l\u2019origine de la guerre Iran-Irak   que certains n\u2019aimeraient pas entendre, ou encore pour faire un compte rendu   de sa r\u00e9union avec un certain Donald Rumsfeld en 1983, quand le pr\u00e9sident   Ronald Reagan l\u2019a envoy\u00e9 \u00e0 Bagdad pour l\u2019assurer du soutien de l\u2019Am\u00e9rique qui   vendait d\u00e9j\u00e0 secr\u00e8tement des armes \u00e0 l\u2019Iran\u2026      Une chose est s\u00fbre : Saddam ne parlera plus de ces choses g\u00eanantes. Une autre   chose est s\u00fbre : sa pendaison n\u2019aidera en rien George Bush \u00e0 sortir du   bourbier infernal dans lequel il a englu\u00e9 son arm\u00e9e et son pays.      H.B.R.      <strong><font>(Source : \u00ab La Presse \u00bb (Tunisie), le 31   d\u00e9cembre 2006)<\/font><\/strong> \u00a0<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">L&rsquo;art de faire des martyrs<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\n<p align=\"justify\"> <strong><font>Par Raouf KHALSI<\/font><\/strong>      \u00ab Si tu punis le mal que je fais par le mal, quelle diff\u00e9rence y a-t-il entre   toi et moi ?      C&rsquo;est l\u00e0 le cri de r\u00e9volte, quoique drap\u00e9 de mysticisme, d&rsquo;Omar El Khayam.   Au-del\u00e0 de la dialectique, le Bien\/le Mal, le po\u00e8te perse place le crime et le   ch\u00e2timent dans une m\u00eame logique. Au bout , c&rsquo;est le mal.      Au nom des Droits de l&rsquo;Homme, au nom de la lutte contre le terrorisme,   l&rsquo;Am\u00e9rique a envahi l&rsquo;Irak et d\u00e9chu un pr\u00e9sident ayant r\u00e9gn\u00e9 en despote absolu   durant pr\u00e8s de trente ans. Or la motivation essentielle est la m\u00eame,   r\u00e9currente, irr\u00e9pressible m\u00eame : \u00ab les affaires \u00bb comme les a d\u00e9sign\u00e9es James   Becker pour justifier la \u00ab Temp\u00eate du d\u00e9sert \u00bb de 91. Si l&rsquo;on croit un seul   instant que les Am\u00e9ricains &#8211; qui ont fabriqu\u00e9 de toutes pi\u00e8ces Oussama Ben   Laden pour m\u00e2ter le communisme en Afghanistan, quitte \u00e0 tol\u00e9rer ces   sanguinaires de Talibans ; qui avaient auparavant, confi\u00e9 \u00e0 Rumsfeld la   mission d&rsquo;\u00e9loigner Saddam Hussein de Moscou pour le rapprocher de Washington   et le convaincre d&rsquo;attaquer l&rsquo;Iran &#8211; si l&rsquo;on croit donc un seul instant que   leur souci majeur c&rsquo;est la\u00a0 stabilit\u00e9 de la r\u00e9gion au nom du Grand Moyen   Orient, eh bien ! on se trompe lourdement. Ce que James Becker appelait \u00ab les   affaires \u00bb, cela voulait dire les int\u00e9r\u00eats p\u00e9troliers des Etats-Unis. Et, si   l&rsquo;on croyait un seul instant que George Bush avait vraiment envie de capturer   Ben Laden, l\u00e0 aussi on se tromperait.      Les Am\u00e9ricains avaient besoin d&rsquo;un coupable pour r\u00e9pondre des cataclysmes du   11 septembre 2001. Faute de leur fournir le bon, les n\u00e9o-conservateurs se sont   d\u00e8s lors arrang\u00e9s de sorte \u00e0 faire confondre &#8211; comme dans une habile op\u00e9ration   de chirurgie plastique &#8211; les traits de Ben Laden dans ceux de Saddam, deux   personnages que tout \u00e9loigne l&rsquo;un de l&rsquo;autre (id\u00e9ologie, convictions   religieuses) mais que rapprochent deux\u00a0 \u00e9l\u00e9ments \u00e9difiants : la schizophr\u00e9nie,   dans le sens politique\u00a0 du terme, et des flirts (chacun \u00e0 un certain moment de   sa vie) avec Washington&#8230;      Saddam Hussein est coupable de crimes contre l&rsquo;humanit\u00e9. Soit. Mais ces crimes,   les a-t-il commis seul ? En fait, c&rsquo;est quand m\u00eame diabolique de la part des   Am\u00e9ricains : le mobile du crime ou les mobiles des crimes commis par Saddam (exactement   comme Pinochet) sont leurs faits \u00e0 eux. En d&rsquo;autres termes, ce sont eux qui   commanditent \u00ab ces d\u00e9rives \u00bb mais les ex\u00e9cutants des actes se retrouvent sans   mobile&#8230; Et pour peu que les \u00ab amis \u00bb d\u00e9passent certaines limites &#8211; \u00e0 savoir   lesquelles ! &#8211; On redistribue aussit\u00f4t les pions sur l&rsquo;\u00e9chiquier &#8230; Jusqu&rsquo;\u00e0   ce que\u00a0 l&rsquo;on n&rsquo;y comprenne plus rien, exactement ce que disait Lawrence   d&rsquo;Arabie quand, au contact des tribus et des seigneurs d&rsquo;Arabie, il proph\u00e9tisa   que l&rsquo;Empire Britannique s&rsquo;appr\u00eatait \u00e0 dessiner une g\u00e9ographie \u00ab contre-nature   \u00bb, une esp\u00e8ce de bombe \u00e0 retardement.      Au sommun de sa puissance, Saddam n&rsquo;a pas su s&rsquo;arr\u00eater. Il \u00ab r\u00e9gna \u00bb,   d&rsquo;ailleurs, \u00e0 la mani\u00e8re d&rsquo;un Hajjeje Ibn Youssef.      N&rsquo;avait-il pas quand m\u00eame endigu\u00e9 la d\u00e9ferlante chiite de Khomeiny ? A cette   \u00e9poque l\u00e0, les diplomates de l&rsquo;Occident et ceux des monarchies du Golfe se   bousculaient pour un rendez-vous \u00e0 Bagdad !      Hier \u00e0 l&rsquo;aube, un homme, au bout du rouleau, qui ne repr\u00e9sentait d\u00e9j\u00e0 plus   rien de ce qu&rsquo;on lui avait demand\u00e9 d&rsquo;incarner &#8211; panarabisme,\u00a0 ba\u00e2thisme,   sunnisme &#8211; \u00e9tait suspendu \u00e0 une corde au bout d&rsquo;un proc\u00e8s par procuration,   d&rsquo;une parodie de souverainet\u00e9 irakienne. Mais surtout, il aura \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9\u00a0   alors que trois millions de Musulmans se rassemblaient sur le Mont Arafat. Il   ne s&rsquo;agit plus d&rsquo;Irak. Il ne s&rsquo;agit plus de justice, ni de crimes contre   l&rsquo;humanit\u00e9. Il ne s&rsquo;agit pas de chiisme, ni de sunnisme, ni de dictature, ni   m\u00eame de Saddam. Une ex\u00e9cution m\u00e9diatis\u00e9e de mani\u00e8re cynique et, m\u00eame, morbide,   un jour d&rsquo;A\u00efd, cela choque les Musulmans. Et, il y a \u00e0 esp\u00e9rer que cela ne   remette pas le feu aux poudres de la guerre des religions et des conflits   ethniques et entre musulmans. Le Pape l&rsquo;a compris. Bush, lui, a l&rsquo;impression   que c&rsquo;est le Bien qui triomphe\u00a0 du Mal. Et d&rsquo;ailleurs, ce c\u00f4t\u00e9 \u00ab t\u00e9l\u00e9vision \u00bb   de l&rsquo;ex\u00e9cution est tr\u00e8s am\u00e9ricain : on y filme souvent l&rsquo;ex\u00e9cution d&rsquo;un   Serial-Killer.      Piti\u00e9 pour le peuple d&rsquo;Irak. Piti\u00e9 pour la souverainet\u00e9 irakienne. Saddam   m\u00e9rite, certes, d&rsquo;\u00eatre jug\u00e9. Mais les Irakiens et eux seuls \u00e9taient en droit   de le juger et de choisir la date et le lieu de sa mise \u00e0 mort.      \u00a0Raouf KHALSI      <strong><font>(Source : \u00ab Le Temps \u00bb (Tunisie), le 31 d\u00e9cembre   2006) <\/font><\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<hr dir=\"ltr\"\/><\/div>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><b><a href=\"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\">\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/span><\/a><\/b><\/p>\n<p><\/body><\/body><\/html><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Home &#8211; Accueil &#8211; \u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629 TUNISNEWS 7\u00a0\u00e8me\u00a0ann\u00e9e, N\u00b0\u00a02414 du 31.12.2006 \u00a0archives : www.tunisnews.net Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques: Communiqu\u00e9 Reporters sans fronti\u00e8res: Liberte de la presse : l&rsquo;annee 2006 en chiffres Un parent d\u2019\u00e9l\u00e8ves R T Doha: A Son Excellence Monsieur le Pr\u00e9sident De La R\u00e9publique Tunisienne Le Journal: Affaire du groupe arm\u00e9: 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