{"id":16128,"date":"2009-12-23T00:00:00","date_gmt":"2009-12-23T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/23-decembre-2009\/"},"modified":"2009-12-23T00:00:00","modified_gmt":"2009-12-23T00:00:00","slug":"23-decembre-2009","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/23-decembre-2009\/","title":{"rendered":"23 d\u00e9cembre 2009"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"\u00a0Depuis de tr\u00e8s nombreuses ann\u00e9es, nous sommes la cible d'une \t\t\t\tcampagne haineuse et indigne de diffamation par des journaux de \t\t\t\tcaniveau, financ\u00e9s par le contribuable tunisien par le biais de \t\t\t\tl'ATCE (Agence tunisienne de communication ext\u00e9rieure- \u00e9tatique). \t\t\t\tIl ne fait pas l'ombre d'un doute que cette campagne est \t\t\t\tcommandit\u00e9e par le plus haut sommet de l'Etat tunisien et le \t\t\t\tminist\u00e8re de l'Int\u00e9rieur. \" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body><\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><b><a href=\"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accuei<\/span><\/a><span lang=\"FR-CH\">l<\/span><\/b><\/font><\/p>\n<div>\u00a0<meta content=\"Microsoft SafeHTML\"\/><\/p>\n<style>.ExternalClass .ecxhmmessage P{padding:0px;}.ExternalClass body.ecxhmmessage{font-size:10pt;font-family:Verdana;}<\/style>\n<div><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"7\"><strong>TUNISNEWS <\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><font><\/p>\n<div><font face=\"Arial\"><strong>9\u00a0\u00e8me ann\u00e9e, <span lang=\"FR\">N\u00b0\u00a03501 du 23.12.2009<\/span><\/strong><\/font><\/div>\n<p><\/font><\/div>\n<div align=\"center\"><span><font face=\"Arial\"><strong><font>\u00a0archives<\/font> : <\/strong><\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font face=\"Arial\"><strong>www.tunisnews.net<\/strong><\/font><\/a><\/span><font face=\"Arial\"><font>\u00a0<\/font>\u00a0<\/font><\/div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"3\"><span lang=\"FR\"><\/p>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<p><\/span><\/font><\/p>\n<p><font><\/p>\n<div align=\"left\"><strong>Ahmed Bennour &amp; Slim Bagga: Communiqu\u00e9 de presse &#8211; Menaces de mort contre des opposants tunisiens  <font>Ali Rouahi: Communiqu\u00e9<\/font> ACAT-France &#8211; FIDH &#8211; LDH &#8211; Cabinet de Me William Bourdon: cas Yassine Ferchichi &#8211; Risque de renvoi dangereux : la France doit respecter ses engagements  <font>Human Rights Watch: Tunisie : Le pr\u00e9sident Zine el-Abidine Ben Ali renforce la r\u00e9pression des opposants \u00e0 la suite de sa r\u00e9\u00e9lection<\/font>  Comit\u00e9 de Soutien aux Militants de l\u2019UGET: Lourdes peines \u00e0 l\u2019encontre Des militants de la centrale syndicale estudiantine en Tunisie<\/strong><\/div>\n<div align=\"left\"><strong><font>Abdel Wahab Hani: A\u00efd Retornado Zouhir Latif s&rsquo;impatiente en attente de son passeport bloqu\u00e9 depuis deux ans<\/font><\/strong> <strong>Nouvelobs: Strictes conditions au parloir pour Taoufik Ben Brik<\/strong><\/div>\n<div align=\"left\"><font><strong><\/p>\n<p><font><font>Magharebia: Les journalistes tunisiens craignent une baisse de la libert\u00e9 de la presse et de l&rsquo;\u00e9thique professionnelle<\/font>  Magharebia: Tunisian journalists fear fall in press freedom, professional ethics<\/font><\/p>\n<p><\/strong> <\/font><\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<\/div>\n<p><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div><strong><\/p>\n<hr\/>\n<p><\/strong><\/div>\n<div><font><\/p>\n<div align=\"center\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><font>Communiqu\u00e9 de presse<\/font><\/strong>  \u00a0 <\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Menaces de mort contre des opposants tunisiens<\/strong><\/font><\/h2>\n<p>\u00a0 \u00a0<\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0Depuis de tr\u00e8s nombreuses ann\u00e9es, nous sommes la cible d&rsquo;une campagne haineuse et indigne de diffamation par des journaux de caniveau, financ\u00e9s par le contribuable tunisien par le biais de l&rsquo;ATCE (Agence tunisienne de communication ext\u00e9rieure- \u00e9tatique). Il ne fait pas l&rsquo;ombre d&rsquo;un doute que cette campagne est commandit\u00e9e par le plus haut sommet de l&rsquo;Etat tunisien et le minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur.  Des sources tr\u00e8s fiables et concordantes nous ont assur\u00e9s que les articles insultants et diffamatoires parvenaient r\u00e9dig\u00e9s aux r\u00e9dactions concern\u00e9es directement d&rsquo;une cellule si\u00e9geant au Palais de Carthage.  Force est de constater que chaque fois que le r\u00e9gime de Ben Ali se trouve en mauvaise posture et que son image est \u00e9corn\u00e9e sur le plan international, les insultes et les d\u00e9nigrements franchissent un palier suppl\u00e9mentaire se transformant en de graves accusations et des menaces de mort.  Ainsi, en 1992, lors du proc\u00e8s de Moncef Ben Ali, fr\u00e8re de l&rsquo;actuel Pr\u00e9sident, impliqu\u00e9 comme chef d&rsquo;un r\u00e9seau de drogue d\u00e9mantel\u00e9 en France, connu sous le nom de<em> Couscous Connection<\/em>, et condamn\u00e9 \u00e0 10 ans de prison par un tribunal fran\u00e7ais, Ahmed Bennour a\u00a0 \u00e9t\u00e9 accus\u00e9 d&rsquo;avoir livr\u00e9 des informations permettant au Mossad d&rsquo;assassiner \u00e0 Paris \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, le militant Atef Bsissou, collaborateur du leader palestinien Abou Iyad, num\u00e9ro 2 de l&rsquo;OLP.  Cette scandaleuse d\u00e9sinformation et ces graves accusations avaient pour but de livrer M. Ahmed Bennour \u00e0 la vindicte de groupes extr\u00eamistes palestiniens.  Une intervention vigoureuse de la France, qui a enqu\u00eat\u00e9 sur le meurtre de M. Bsissou et un communiqu\u00e9 sans ambage de M. Arafat, lavant M. Bennour de tout soup\u00e7on, \u00ab\u00a0\u00e9voquant une affaire tuniso-tunisienne et d\u00e9plorant l&rsquo;instrumentalisation de la cause palestinienne\u00a0\u00bb, ont permis de mettre fin \u00e0 cette grossi\u00e8re manipulation. D&rsquo;ailleurs, le juge anti-terroriste fran\u00e7ais qui avait instruit cette affaire d&rsquo;assassinat du regrett\u00e9 Bsissou, a fini par identifier les auteurs et les commanditaires de cet assassinat. Ironie du sort, en 1996, le m\u00eame Moncef Ben Ali a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 mort dans un appartement en plein Tunis dans des circonstances toujours non \u00e9lucid\u00e9es.  \u00a0 Apr\u00e8s cette p\u00e9rip\u00e9tie qui a permis de lever le voile sur les m\u00e9thodes grossi\u00e8res de d\u00e9sinformation du syst\u00e8me et sa v\u00e9ritable nature, les attaques contre les opposants au r\u00e9gime de M.Ben Ali n&rsquo;ont gu\u00e8re cess\u00e9, et des torchons tunisiens ont m\u00eame vu le jour en France pour menacer ceux-ci et les tra\u00eener dans la boue ainsi que leurs familles (\u00ab\u00a0Les Masques\u00a0\u00bb, \u00ab Solidarit\u00e9 tunisienne\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0La V\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb), cr\u00e9\u00e9s gr\u00e2ce aux deniers de l&rsquo;Etat en appui \u00e0 la presse de service d\u00e9j\u00e0 existante \u00e0 Tunis telle \u00ab\u00a0El Hadath\u00a0\u00bb (L&rsquo;Ev\u00e9nement), \u00ab\u00a0Kol Ennas\u00a0\u00bb (Toutes les gens), \u00ab\u00a0Echourouq\u00a0\u00bb (L&rsquo;Aurore), \u00ab\u00a0Essarih\u00a0\u00bb (Le Franc-tireur), \u00ab\u00a0Les Annonces\u00a0\u00bb etc. Ces menaces aboutiront entre 1995 et 1997 \u00e0 trois graves agressions contre des militants tunisiens (Mondher Sfar qui a \u00e9t\u00e9 balafr\u00e9 au\u00a0 co\u00fbteau, et Ahmed Mana\u00ef, par deux fois sauvagement attaqu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;aide de battes de base-ball, \u00e0 la suite de la sortie de son livre: \u00ab\u00a0Jardin secret du G\u00e9n\u00e9ral Ben Ali\u00a0\u00bb o\u00f9 il \u00e9voquait la torture qu&rsquo;il avait subie dans les ge\u00f4les de M. Ben Ali) et ceci \u00e0 Paris et en r\u00e9gion parisienne..  Jusqu&rsquo;en 2007, le journaliste Slim Bagga a re\u00e7u, pour sa part, \u00e0 son adresse parisienne pas moins de huit lettres de menaces post\u00e9es \u00e0 Beyrouth (Liban), \u00e0 Damas (Syrie), au Caire (Egypte) et \u00e0 Paris lui pr\u00e9voyant une fin proche \u00e0 cause de pr\u00e9tendues relations qu&rsquo;il entretiendrait avec le Mossad isra\u00e9lien.  \u00a0 Aujourd&rsquo;hui, suite \u00e0 la parution du livre \u00ab\u00a0La R\u00e9gente de Carthage\u00a0\u00bb, de Nicolas Beau et Catherine Graciet, aux Editions de La D\u00e9couverte, et suite aux articles de presse d\u00e9non\u00e7ant le syst\u00e8me mafieux et corrompu \u00e0 la veille des \u00e9lections du 25 octobre 2009 en Tunisie, une campagne d&rsquo;une rare v\u00e9h\u00e9mence a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clench\u00e9e \u00e0 Tunis g\u00e9n\u00e9ralisant les insultes et les diffamations contre les principaux t\u00e9nors de l&rsquo;opposition (Sihem Bensedrine, Moncef Marzouki, Khemais Chammari, Nejib Chebbi, Kamel Jendoubi, Kamel Laabidi etc.) les accusant de connivence avec le Mossad et Isra\u00ebl. Ces articles promettent \u00e0 ces \u00ab tra\u00eetres \u00bb un ch\u00e2timent exemplaire par des groupes palestiniens et libanais : le Hezbollah libanais, le Hamas palestinien et les Brigades Kassem du Jihad islamique palestinien. Dans sa derni\u00e8re livraison du 19 d\u00e9cembre, l&rsquo;hebdomadaire \u00ab\u00a0Kol Ennas\u00a0\u00bb, financ\u00e9 par l&rsquo;ATCE pr\u00e9cise m\u00eame que \u00ab\u00a0selon ses sources, les groupes pr\u00e9cit\u00e9s commenceront bient\u00f4t \u00e0 mettre en ex\u00e9cution leurs plans\u00a0\u00bb.  \u00a0C&rsquo;est dans ce contexte que nous avons re\u00e7u quasi simultan\u00e9ment les 16 et 17 d\u00e9cembre 2009, \u00e0 nos adresses personnelles, en provenance de Beyrouth, deux lettres nous promettant les pires ch\u00e2timents dans peu de temps (ci-joints copies de ces lettres et leur traduction).  Le style calligraphique de r\u00e9daction de ces lettres prouve s&rsquo;il en est besoin que le r\u00e9gime tunisien cherche \u00e0 terroriser ses adversaires et qu&rsquo;il semble entretenir des contacts avec des groupes violents..  \u00a0 De plus, les accusations qui y sont contenues sont \u00ab\u00a0sign\u00e9es\u00a0\u00bb et donnent un large aper\u00e7u sur leur auteur. D&rsquo;autant que depuis 22 ans que M. Ben Ali est au pouvoir, les accusations de connivence avec le Mossad reviennent syst\u00e9matiquement comme un leitmotiv pour accabler ses adversaires politiques. Ce fut le cas avec l&rsquo;ancien Premier ministre, Mohamed Mzali; l&rsquo;ancien directeur du Parti au pouvoir du temps de Bourguiba, Mohamed Sayah; l&rsquo;ancien secr\u00e9taire d&rsquo;Etat \u00e0 l&rsquo;Int\u00e9rieur, Mohamed Salah Mahjoubi dit Chedli Hammi, nomm\u00e9 pourtant par Ben Ali lui-m\u00eame en 1987, le militant Khemais Chammari et tant d&rsquo;autres.  Tandis qu&rsquo;au m\u00eame moment, et toujours sous le r\u00e8gne de M. Ben Ali, les relations avec Isra\u00ebl ne se sont jamais mieux port\u00e9es tant sur le plan des \u00e9changes \u00e9conomiques et commerciaux que sur le plan politique, dans le secret le plus total, en flagrante violation et au m\u00e9pris des\u00a0 recommandations et r\u00e9solutions de la Ligue arabe.  Il est \u00e0 se demander comment M. Ben Ali peut-il \u00e0 la fois pr\u00e9tendre \u00eatre le champion de la lutte anti-terroriste en labellisant cette lutte pour s\u00e9duire et tromper les capitales occidentales, tout en lan\u00e7ant des appels au crime \u00e0 travers la presse qu&rsquo;il finance et en incitant des groupes palestiniens \u00e0 venir en France assassiner ses propres adversaires politiques? Comment aussi peut-il se pr\u00e9senter comme un soutien ind\u00e9fectible \u00e0 la lutte pour la lib\u00e9ration de la Palestine, alors qu&rsquo;il instrumentalise cette cause palestinienne pour d\u00e9shonorer ses adversaires politiques et tenter de les \u00e9liminer?  Les attitudes contradictoires du r\u00e9gime tunisien et les questions qu&rsquo;elles suscitent peuvent se multiplier \u00e0 volont\u00e9. Mais ce qui est indiscutable est que le pouvoir est aux abois vu le discr\u00e9dit total dont il est frapp\u00e9 tant \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du pays qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. Le verrouillage politique, le cloisonnement de tout  espace de libert\u00e9, l&rsquo;ampleur du pillage des entreprises publiques et la corruption \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle des clans et leur enrichissement illicite, la succession ouverte et donnant lieu \u00e0 une lutte acharn\u00e9e au sein de ces m\u00eames clans dans l&rsquo;opacit\u00e9 la plus totale: il en r\u00e9sulte que le pouvoir et ses groupes mafieux se trouvent dans une impasse totale et qu&rsquo;ils seraient tent\u00e9s de commettre l&rsquo;irr\u00e9parable croyant pouvoir ainsi neutraliser l&rsquo;opposition en la terrorisant.  Nous avons d\u00e9cid\u00e9 de porter plainte aupr\u00e8s des tribunaux comp\u00e9tents afin de poursuivre les auteurs de ces menaces.  Nous pr\u00e9venons les commanditaires de ces menaces de mort qu&rsquo;elles ne nous font pas peur et qu&rsquo;elles ne nous feront jamais renoncer au combat que nous menons depuis bient\u00f4t deux d\u00e9cennies contre un r\u00e9gime qui terrorise tout un peuple au moyen du crime, de la torture syst\u00e9matique, du chantage, du pillage des biens publics, et de la corruption devenue l&#8217;embl\u00e8me de la dictature du locataire de Carthage.  \u00a0 Nous appelons les Autorit\u00e9s fran\u00e7aises \u00e0 enqu\u00eater et \u00e0 poursuivre en justice les commanditaires de ces menaces de mort et leurs complices \u00e9ventuels se trouvant ou non sur le sol fran\u00e7ais sous couvert diplomatique ou autre.  \u00a0 Nous appelons aussi les ONG fran\u00e7aises et les amis de la Tunisie libre \u00e0 d\u00e9noncer les d\u00e9rives criminelles d&rsquo;un r\u00e9gime qui est en train de jouer ses derni\u00e8res cartes et qui peut recourir \u00e0 des actes aussi d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s que totalement vains.  \u00a0 Paris, le 23 d\u00e9cembre 2009  \u00a0 <strong><font>Ahmed Bennour<\/font><\/strong>  Ancien secr\u00e9taire d&rsquo;Etat  Ancien ambassadeur  22, rue d&rsquo;Artois, 75008 Paris  06 85 53 13 79  \u00a0 <strong><font>Slim Bagga  <\/font><\/strong>Journaliste,  Fondateur de \u00ab\u00a0L&rsquo;Audace\u00a0\u00bb,  mensuel tunisien d&rsquo;opposition  28, rue Le Marois 75016- Paris  06 35 27 67 61  \u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr size=\"3\"\/><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<div align=\"left\"><font face=\"Arial\"><strong>Traduction de la lettre<\/strong> \u00a0 <font>29\/11\/2009<\/font> \u00a0 <strong><font>A un pauvre minable nomm\u00e9 Ahmed Bennour<\/font><\/strong><\/font><\/div>\n<p> <font>De la part des honorables de Palestine, Terre de dignit\u00e9 des Grands Hommes; Et de la part de ceux qui croient en leur droit de combattre les occupants envahisseurs, sionistes, et ceux qui leur sont affid\u00e9s o\u00f9 qu\u2019ils se trouvent; Nous te disons ceci: O sale collabo sioniste: Tu n\u2019\u00e9chapperas pas, tu n\u2019\u00e9chapperas point o\u00f9 que tu sois, o\u00f9 que tu te caches et quelle que soit ta transfiguration. Nous n\u2019avons jamais cess\u00e9 de t\u2019avoir sous notre surveillance, depuis le premier moment ou tu es devenu un agent, ennemi du peuple palestinien et de sa r\u00e9sistance h\u00e9ro\u00efque. Et ceci depuis que tu as entam\u00e9 ta carri\u00e8re d\u2019agent avec cette blonde qui t\u2019a initi\u00e9 aux m\u00e9thodes de la trahison et de la collaboration, en passant par l\u2019accumulation d\u2019une grosse fortune et le montage de sombres projets. Jusqu\u2019\u00e0 devenir l\u2019un des officiers sur lesquels compte le Mossad ennemi pour infiltrer les Nations arabes et assassiner leurs enfants. Ceci dit, il n\u2019est plus question de retarder encore l\u2019heure du ch\u00e2timent. L\u2019heure de la vengeance a sonn\u00e9. On se vengera des collabos et des soutiens des sionistes, de ceux qui ont trahi les peuples arabes et suc\u00e9 le sang des enfants de la Palestine arabe et musulmane, et des assassins de ses honorables fils et filles&#8230; Aujourd\u2019hui, nous t\u2019informons que nos bras atteindront ces traitres assassins de ton esp\u00e8ce. Notre guerre contre les traitres d\u00e9passera le cadre et les fronti\u00e8res de nos terres palestiniennes occup\u00e9es pour atteindre, tout criminel o\u00f9 il se trouve, m\u00e9prisable et l\u00e2che. Bient\u00f4t, nous annoncerons la bonne nouvelle de ta mort aux martyrs palestiniens, victimes de tes mains criminelles qui ont tremp\u00e9 dans leur sang pur. Et nous les informerons avec bonheur que ton sang impur, le sang des chiens qui coule dans tes veines sionistes, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9vers\u00e9. \u00a0 Vive la Palestine libre et grandiose Vive le peuple palestinien h\u00e9ro\u00efque Gloire et dignit\u00e9 aux martyrs innocents Mort et honte aux collabos et aux traitres \u00a0 Abou Hazem Camp du Nahr El Bared (camp de R\u00e9fugi\u00e9s Palestiniens)<\/font> Beyrouth<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<div align=\"center\"><strong>Au nom de DIEU LE Mis\u00e9ricordieux<\/strong> <font size=\"3\"><strong>Communiqu\u00e9<\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\">Bizerte le 23 D\u00e9cembre 2009  Je soussign\u00e9 Ali Ben H\u00e9di Rouahi n\u00e9 le 12\/01\/1952 \u00e0 Bizerte \u2013 Tunisie, ex d\u00e9tenu politique et annonce \u00e0 l\u2019opinion publique nationale et internationale que j\u2019ai entam\u00e9 une gr\u00e8ve de la faim depuis le 10\/12\/2009 dans le but d\u2019obtenir un passeport et de pouvoir rejoindre un fr\u00e9re parapl\u00e9gique et impotent qui \u00e0 besoin de mes services.  J\u2019ai \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 \u00e0 plus de neuf ans de prison, au courant de l\u2019ann\u00e9e 1994, par le tribunal militaire de Tunis alors je suis un civil. J\u2019ai purg\u00e9 toute la peine et je n\u2019ai b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019aucune remise de peine. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 au mois de juin 2003.  Depuis cette date j\u2019ai subi le harc\u00e8lement de la police politiqu\u00e9 ; en plus de cela ils m\u2019ont intent\u00e9 un proc\u00e9s sous l\u2019inculpation de contravetion \u00e0 l\u2019assignation au contr\u00f4le administratif, alors qu\u2019en r\u00e9alit\u00e9 j\u2019avais refus\u00e9 d\u2019obtemp\u00e9r\u00e9 \u00e0 une mise en demeure verbale de me pr\u00e9senter au poste de police quotidiennement et signer sur un r\u00e9gistre alors que sur l\u2019arr\u00eat \u00bb du ministre de l\u2019int\u00e9rieur cette disosition n\u2019est pas mentionn\u00e9e. Le 24\/10\/2003 des policiers en civil appartenant \u00e0 la police politique ont investi mon logis, l\u2019ont fouill\u00e9 de fond en comble tout en me brutalisant physiquement et verbalement. Ils ont pers\u00e9cut\u00e9 mon oncle paternel et ses fils, mon seul soutien familiale en Tunisie (car ma famille vit \u00e0 Lyon en France et y r\u00e9side depuis 1962) pour le seul but de les terroriser afin qu\u2019ils arr\u00eatent de me soutenir moralement et financi\u00e8rement et ce fut le sort de tous mes amis et ils ont r\u00e9ussi \u00e0 m\u2019isoler par la terreur. Ils m\u2019ont emp\u00each\u00e9 de travailler en terrorisant tous ceux qui ont os\u00e9 me donner du travail. Devant cette situation j\u2019avais d\u00e9cid\u00e9 de faire une demande de passeport ce que j\u2019ai fait le 09\/07\/2003 dans le but de rejoindre ma famille en France une vieille m\u00e8re impotente qui est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 depuis sans que je puisse la voir, mes fr\u00e8res et s\u0153urs et leurs enfants. Devant le refus verbal de l\u2019administration j\u2019ai fais une gr\u00e8ve de la faim de 29 jours \u00e0 partir du 29\/11\/2003 et j\u2019ai d\u00fb arr\u00eater \u00e0 la demande des d\u00e9fenseurs des droits de l\u2019homme qui m\u2019ont soutenu. Cela fait six ans que j\u2019attend en vain alors que je n\u2019ais pas arr\u00eat\u00e9 de demander l\u2019obtention d\u2019un passeport.  C\u2019est pour toutes ces raisons que j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 d\u2019entamer une nouvelle gr\u00e8ve de la faim ouverte \u00e0 patir du jeudi 10 d\u00e9cembre 2009.  Finalement, je demande le soutient de tous les d\u00e9fenseurs des droits de l\u2019homme, les forces vives et les conciences humaines de ce monde ainsi que les O.N.G. nationales et internationales de d\u00e9fense des droits humains.  Avec tous mes remerciements.  D\u00e9mocratiquement votre  <strong><font>Ali Rouahi<\/font><\/strong><\/div>\n<p> \u00a0 <\/p><\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>\n<div align=\"center\"><strong><font>L\u2019Action des chr\u00e9tiens pour l\u2019abolition de la torture (ACAT-France) \u00a0la F\u00e9d\u00e9ration internationale des ligues des droits de l\u2019Homme (FIDH) \u00a0la Ligue des droits de l\u2019Homme (LDH) \u00a0Cabinet de Me William Bourdon<\/font><\/strong> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>COMMUNIQU\u00c9 DE PRESSE<\/font><\/h2>\n<p><\/strong> Paris, le 23 d\u00e9cembre 2009  <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Risque de renvoi dangereux : la France doit respecter ses engagements<\/font><\/h2>\n<p><\/strong> <\/div>\n<div align=\"justify\"> L\u2019Action des chr\u00e9tiens pour l\u2019abolition de la torture (ACAT-France), la F\u00e9d\u00e9ration internationale des ligues des droits de l\u2019Homme (FIDH), la Ligue des droits de l\u2019Homme (LDH) et le Cabinet de Me William Bourdon, avocat de Yassine Ferchichi, se r\u00e9jouissent de la mesure provisoire prise par la Cour europ\u00e9enne des droits de l\u2019Homme (CEDH) enjoignant \u00e0 la France de ne pas expulser M. Yassine Ferchichi avant que la Cour se soit prononc\u00e9e au fond, et ce, en raison des risques graves de torture qu\u2019il court en cas de renvoi en Tunisie.  Yassine Ferchichi, citoyen tunisien, est actuellement incarc\u00e9r\u00e9 \u00e0 la prison de Fresnes. Il a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 \u00e0 Paris en juillet 2005 puis condamn\u00e9 par une juridiction fran\u00e7aise, le 11 octobre 2008, \u00e0 une peine d\u2019emprisonnement de six ans et six mois assortie d\u2019une interdiction d\u00e9finitive du territoire fran\u00e7ais, pour association de malfaiteurs en association avec une entreprise terroriste.  Dans le m\u00eame temps, il a fait l\u2019objet de deux condamnations par contumace en Tunisie, l\u2019une prononc\u00e9e le 11 novembre 2006 et la seconde, le 29 mars 2008, toutes deux sur le fondement de la loi antiterroriste du 10 d\u00e9cembre 2003. Les deux peines totalisent 32 ans d\u2019emprisonnement et 15 ans de contr\u00f4le administratif.  Yassine Ferchichi a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 \u00e0 deux reprises par la police politique tunisienne en 2004. La seconde fois, il a \u00e9t\u00e9 gravement tortur\u00e9, \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 notamment, avant d\u2019\u00eatre jet\u00e9 sur la voie publique. C\u2019est pourquoi il a d\u00e9cid\u00e9 de quitter la Tunisie pour l\u2019Europe, en octobre 2004. La demande d\u2019asile qu\u2019il a formul\u00e9e depuis la prison de Fresnes est actuellement examin\u00e9e par l\u2019OFPRA qui devrait rendre sa d\u00e9cision avant sa lib\u00e9ration le 24 d\u00e9cembre 2009.  Les signataires de la pr\u00e9sente lettre enjoignent aux autorit\u00e9s fran\u00e7aises de veiller \u00e0 ce que la mesure provisoire ordonn\u00e9e par la Cour soit respect\u00e9e, en permettant \u00e0 M. Ferchichi de demeurer sur le territoire fran\u00e7ais pour la dur\u00e9e de la proc\u00e9dure devant la CEDH.  Un renvoi en Tunisie constituerait une violation de la d\u00e9cision de la CEDH, ainsi qu\u2019une contravention aux engagements internationaux de la France et notamment \u00e0 l\u2019article 3 de la Convention contre la torture qui pr\u00e9voit qu\u2019aucun Etat partie n&rsquo;expulsera, ne refoulera, ni n&rsquo;extradera une personne vers un autre Etat o\u00f9 il y a des motifs s\u00e9rieux de croire qu&rsquo;elle risque d&rsquo;\u00eatre soumise \u00e0 la torture. <\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\u00a0 <\/p>\n<p align=\"center\">\n<p><font><font size=\"3\"><font>\u00a0<\/font>Tunisie : Le pr\u00e9sident Zine el-Abidine Ben Ali renforce la r\u00e9pression des opposants \u00e0 la suite de sa r\u00e9\u00e9lection<\/font> <\/font><\/p>\n<\/p>\n<div>\n<dl>\n<dd>\n<div>\u00a0<\/div>\n<\/dd>\n<dd>\n<div>\n<div>December 23, 2009<\/div>\n<\/div>\n<\/dd>\n<\/dl>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">(New York) &#8211; Les autorit\u00e9s tunisiennes devraient annuler les sentences prononc\u00e9es contre Taoufik Ben Brik et Zouhair Makhlouf \u00e0 l&rsquo;issue de proc\u00e8s in\u00e9quitables et lib\u00e9rer imm\u00e9diatement ces deux journalistes, a d\u00e9clar\u00e9 Human Rights Watch aujourd&rsquo;hui. Le gouvernement devrait aussi ouvrir une enqu\u00eate sur une attaque contre un autre journaliste, Slim Boukhdir, et mettre un terme au harc\u00e8lement des professionnels exer\u00e7ant ce m\u00e9tier, a ajout\u00e9 Human Rights Watch.  Depuis que le pr\u00e9sident Zine el-Abidine Ben Ali a \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9lu pour un cinqui\u00e8me mandat cons\u00e9cutif le 25 octobre 2009, les autorit\u00e9s ont intensifi\u00e9 leur r\u00e9pression des journalistes qui critiquent le gouvernement. \u00c0 la veille de l&rsquo;\u00e9lection dont les r\u00e9sultats officiels l&rsquo;ont d\u00e9clar\u00e9 vainqueur avec 89,62 pour cent des voix, Ben Ali a jur\u00e9 de poursuivre tous ceux qui auraient terni l&rsquo;image de la Tunisie ou qui ont affirm\u00e9 que les \u00e9lections \u00e9taient frauduleuses sans fournir des preuves.  <em>\u00ab\u00a0Ben Ali m\u00e8ne actuellement une campagne de vengeance pour punir les rares journalistes et militants des droits humains qui lors du scrutin<\/em>\u00a0<em> ont os\u00e9 remettre en question son bilan<\/em>\u00bb, a d\u00e9plor\u00e9 Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord au sein de Human Rights Watch. \u00ab\u00a0<em>Pendant la campagne, il a promis que son administration respecterait les droits humains, mais ce n&rsquo;\u00e9tait apparemment qu&rsquo;une promesse creuse.\u00a0<\/em>\u00bb  Depuis le scrutin, les services de s\u00e9curit\u00e9 ont \u00e9galement harcel\u00e9 plusieurs militants des droits humains en se livrant \u00e0 des pratiques telles que la surveillance accrue, les d\u00e9tentions de courte p\u00e9riode, les menaces ainsi que les restrictions de leur libert\u00e9 de mouvement. Parmi ces militants figuraient Abdelkarim Harouni de l&rsquo;organisation Libert\u00e9 et \u00e9quit\u00e9 et Sihem Ben Sedrine, porte-parole du Conseil national pour les libert\u00e9s en Tunisie (CNLT), une organisation de d\u00e9fense des droits humains que le gouvernement a refus\u00e9 de reconna\u00eetre. Sihem Ben Sedrine est \u00e9galement r\u00e9dactrice du magazine en ligne et de la station de radio<em> <\/em>Kalima. Des policiers en civil lui ont interdit tout d\u00e9placement vers des lieux publics et l&rsquo;ont ainsi emp\u00each\u00e9e de participer \u00e0 un atelier sur la couverture m\u00e9diatique de l&rsquo;\u00e9lection, le 20 octobre. En outre, elle n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9e \u00e0 rendre visite \u00e0 Boukhdir et \u00e0 assister au proc\u00e8s de Taoufik Ben Brik. <strong>Un coup mont\u00e9 suivi d&rsquo;un proc\u00e8s in\u00e9quitable<\/strong>  Un tribunal de premi\u00e8re instance de Tunis a condamn\u00e9 Ben Brik le 26 novembre \u00e0 six mois de prison \u00e0 l&rsquo;issue d&rsquo;un proc\u00e8s qui a dur\u00e9 trois heures apr\u00e8s un coup apparemment mont\u00e9. Ben Brik a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 le 29 octobre apr\u00e8s s&rsquo;\u00eatre rendu \u00e0 un poste de police de Tunis pour r\u00e9pondre \u00e0 une convocation o\u00f9 il \u00e9tait accus\u00e9 d&rsquo;avoir agress\u00e9 une automobiliste. Il a \u00e9t\u00e9 reconnu coupable des d\u00e9lits de voies de fait, de diffamation, de destruction des biens d&rsquo;autrui et d&rsquo;atteinte \u00e0 la morale publique. Les accusations sont fond\u00e9es sur un incident survenu pendant l&rsquo;apr\u00e8s-midi du 22 octobre au moment o\u00f9 il attendait sa fille devant son \u00e9cole. Ben Brik a \u00e9t\u00e9 accus\u00e9 d&rsquo;avoir frapp\u00e9 la voiture d&rsquo;une femme et de l&rsquo;avoir ensuite agress\u00e9e. Il a rejet\u00e9 toutes ces accusations et publi\u00e9 des d\u00e9clarations selon lesquelles il s&rsquo;agissait d&rsquo;un coup mont\u00e9 par la police pour l&rsquo;accuser injustement. Les irr\u00e9gularit\u00e9s tout au long de ce proc\u00e8s ont compromis ses droits \u00e0 un proc\u00e8s public et \u00e9quitable. Malgr\u00e9 la pr\u00e9sence de plusieurs observateurs \u00e9trangers, la police a emp\u00each\u00e9 de nombreux militants tunisiens des droits humains et des membres de sa famille d&rsquo;assister au proc\u00e8s. Il \u00e9tait \u00e9vident qu&rsquo;il ne s&rsquo;agissait pas de probl\u00e8me de places dans la salle d&rsquo;audience, car les services de s\u00e9curit\u00e9 avaient d\u00e9j\u00e0 renvoy\u00e9 Ben Sidrine et son mari Omar Mestiri &#8211; \u00e9galement un collaborateur de Kalima et membre du CNLT -dans la banlieue de La Marsa avant m\u00eame qu&rsquo;ils n&rsquo;atteignent le palais de justice. Le 18 novembre, les services de s\u00e9curit\u00e9 ont refus\u00e9 \u00e0 Mohammad Hassani Idrissi et Hocine Zehouane, deux d\u00e9fenseurs des droits humains venus respectivement du Maroc et de l&rsquo;Alg\u00e9rie assister au proc\u00e8s, l&rsquo;entr\u00e9e en Tunisie \u00e0 l&rsquo;a\u00e9roport Tunis-Carthage. Les autorit\u00e9s ont \u00e9galement limit\u00e9 l&rsquo;acc\u00e8s de Taoufik Ben Brik \u00e0 un avocat et emp\u00each\u00e9 deux de ses avocats, Nejib Chebbi et Ayachi Hammami, de lui rendre visite en prison le 2 novembre malgr\u00e9 les autorisations d\u00e9livr\u00e9es par le tribunal et les visites autoris\u00e9es dans le pass\u00e9. Le tribunal a rejet\u00e9 sans aucune explication la demande des avocats de reporter le proc\u00e8s afin de leur donner plus de temps pour pr\u00e9parer la d\u00e9fense. Les poursuites contre Ben Brik \u00e9taient fond\u00e9es sur les propos que la police lui a attribu\u00e9s et qu&rsquo;il a qualifi\u00e9s de faux, affirmant que la signature appos\u00e9e \u00e0 ces d\u00e9clarations \u00e9tait \u00e9galement falsifi\u00e9e. Le tribunal n&rsquo;a pas accept\u00e9 les requ\u00eates de la d\u00e9fense de citer des t\u00e9moins \u00e0 compara\u00eetre et de contre-interroger les t\u00e9moins de la partie demanderesse. Aucun des trois principaux avocats de Taoufik Ben Brik &#8211; Mohammad Abbo, Radhia Nasraoui et Ayyashi Hamami &#8211; n&rsquo;a pu pr\u00e9senter int\u00e9gralement son r\u00e9quisitoire \u00e0 l&rsquo;audience. Le juge leur coupait automatiquement la parole apr\u00e8s quelques brefs instants de plaidoirie. Suite \u00e0 un diff\u00e9rend avec l&rsquo;\u00e9quipe de la d\u00e9fense sur des questions de proc\u00e9dure, le juge a suspendu le proc\u00e8s qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais repris avant d&rsquo;annoncer son verdict la semaine suivante. Peu de temps apr\u00e8s la condamnation de Taoufik Ben Brik, les autorit\u00e9s l&rsquo;ont transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 la prison de Siliana, situ\u00e9e \u00e0 130 kilom\u00e8tres du lieu de r\u00e9sidence de sa famille \u00e0 Tunis. Ben Brik, qui souffre d&rsquo;une maladie rare appel\u00e9e syndrome de Cushing, avait introduit, le 10 novembre, une demande de lib\u00e9ration conditionnelle pour des raisons m\u00e9dicales, qui a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e. Le 12 novembre, le minist\u00e8re de la Justice a publi\u00e9 une d\u00e9claration selon laquelle Taoufik Ben Brik recevait les soins n\u00e9cessaires en prison. Depuis son transfert \u00e0 la prison de Siliana, aucun de ses avocats n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9 \u00e0 lui rendre visite, malgr\u00e9 l&rsquo;appel interjet\u00e9. Le 7 d\u00e9cembre, trois de ses avocats ont manifest\u00e9 devant la cour d&rsquo;appel de Tunis pour d\u00e9noncer l&rsquo;interdiction de visiter leur client. Ils ont obtenu des autorisations le lendemain, mais l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 leur client leur \u00e9tait toujours interdit. Ben Brik critique souvent le gouvernement tunisien. Tout r\u00e9cemment, il avait publi\u00e9 une s\u00e9rie d&rsquo;articles satiriques sur le pr\u00e9sident Ben Ali dans la presse fran\u00e7aise pendant la campagne \u00e9lectorale. Son avocat Me Chebbi soutient que ces articles \u00e9taient le v\u00e9ritable motif de l&rsquo;arrestation de son client. L&rsquo;un de ces articles publi\u00e9s le 21 octobre dans le magazine fran\u00e7ais <em>Le Nouvel Observateur<\/em> \u00e9tait une simulation d&rsquo;entrevue satirique dans laquelle \u00ab\u00a0Ben Ali\u00a0\u00bb parle de ses propres pratiques de n\u00e9potisme, de corruption et de r\u00e9pression de ses opposants. <strong>Une tradition d&rsquo;accusations injustes<\/strong>  Le gouvernement tunisien porte souvent des accusations d&rsquo;agression sexuelle, de harc\u00e8lement et d&rsquo;ind\u00e9cence \u00e0 l&rsquo;encontre de journalistes et de d\u00e9fenseurs de droits humains. En 1993, de fausses photos pornographiques montrant la journaliste et militante des droits humains Sihem Ben Sedrine en poste \u00e0 Tunis avaient \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9es dans le but manifeste de salir sa r\u00e9putation et de la dissuader de poursuivre ses activit\u00e9s de d\u00e9fense des droits humains. En avril 2005, un tribunal a condamn\u00e9 Mohammed Abbou, un avocat et militant des droits humains, \u00e0 deux ans de prison sur la base de fausses accusations d&rsquo;agression d&rsquo;une avocate. Le m\u00eame jour, il \u00e9tait d\u00e9clar\u00e9 coupable dans un autre proc\u00e8s pour la r\u00e9daction d&rsquo;un article qui <em>\u00ab\u00a0insultait le pouvoir judiciaire\u00a0\u00bb<\/em> et <em>\u00ab\u00a0\u00e9tait de nature \u00e0 troubler l&rsquo;ordre public\u00a0\u00bb<\/em>. En septembre, les policiers ont arr\u00eat\u00e9 le militant des droits humains Abdallah Zouari pr\u00e8s de Zarzis. Il a affirm\u00e9 que ces derniers l&rsquo;ont menac\u00e9 de diffuser un film qui le montrerait en pleine activit\u00e9 sexuelle s&rsquo;il ne cessait pas ses activit\u00e9s de d\u00e9fense des droits humains. \u00ab<em>Tenter de porter des accusations injustes telles que la conduite ind\u00e9cente ou la violence contre des dissidents et des militants des droits humains est simplement un stratag\u00e8me utilis\u00e9 par le gouvernement pour masquer ses actes de r\u00e9pression <\/em>\u00bb, a observ\u00e9 Mme Whitson. <strong>Autres \u00e9pisodes r\u00e9cents<\/strong>  Le 1er d\u00e9cembre, Zouhair Makhlouf, un autre journaliste, a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 \u00e0 trois mois de prison et \u00e0 une amende de 6 000 dinars tunisiens (4 600 USD) \u00e0 l&rsquo;issue d&rsquo;un proc\u00e8s in\u00e9quitable. Le tribunal l&rsquo;a condamn\u00e9 pour \u00ab\u00a0<em>atteinte \u00e0 un tiers en utilisant un r\u00e9seau public de t\u00e9l\u00e9communications<\/em> \u00bb, aux termes de l&rsquo;article 86 de la<em> <\/em>Loi sur les t\u00e9l\u00e9communications. M. Makhlouf r\u00e9dige des articles sur le site Web du Parti d\u00e9mocratique progressiste (PDP), un parti d&rsquo;opposition l\u00e9gal, qui avait boycott\u00e9 les \u00e9lections. Il a \u00e9crit de nombreuses contributions sur des questions des droits humains notamment sur le sort des prisonniers politiques et leurs familles pour le site Assabilonline.net. Peu avant son arrestation, M. Makhlouf avait pr\u00e9par\u00e9 et diffus\u00e9 un court film vid\u00e9o en ligne sur un secteur de Nabeul o\u00f9 l&rsquo;industrie de la poterie locale \u00e9tait en train de causer des dommages \u00e0 l&rsquo;environnement et \u00e0 la sant\u00e9. Une des personnes interrog\u00e9es, un potier du nom de Mourad Latheeb, a d\u00e9pos\u00e9 une plainte contre M. Makhlouf l&rsquo;accusant de l&rsquo;avoir film\u00e9 sans son consentement, malgr\u00e9 les t\u00e9moignages des personnes pr\u00e9sentes au tournage qui ont affirm\u00e9 que M. Latheeb avait donn\u00e9 l&rsquo;autorisation d&rsquo;\u00eatre film\u00e9 pour l&rsquo;entrevue qui avait dur\u00e9 plus de dix minutes. M. Makhlouf a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 le 20 octobre au poste de police de Ma&rsquo;amoura o\u00f9 il s&rsquo;\u00e9tait rendu pour r\u00e9pondre \u00e0 une convocation.  Zouhair Makhlouf, qui est diab\u00e9tique, a entam\u00e9 une gr\u00e8ve de la faim le 21 octobre pour protester contre son arrestation apr\u00e8s que l&rsquo;administration p\u00e9nitentiaire de Mornaguia eut interdit \u00e0 son avocat Fawzi Ben Jaballah de lui rendre visite. Les agents de s\u00e9curit\u00e9 ont \u00e9galement emp\u00each\u00e9 un autre avocat, Saifeddine Makhlouf, de lui rendre visite le 23 novembre. Tout au long du proc\u00e8s de M. Makhlouf, les officiers de police pr\u00e9sents au tribunal de premi\u00e8re instance de Grombalia ont interdit \u00e0 la plupart des militants des droits humains et des observateurs l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la salle d&rsquo;audience. Lors de la premi\u00e8re journ\u00e9e d&rsquo;audience, le 3 novembre, Ben Sedrine a \u00e9t\u00e9 parmi les personnes qui n&rsquo;\u00e9taient pas autoris\u00e9es \u00e0 entrer dans la salle. Pendant la deuxi\u00e8me journ\u00e9e de l&rsquo;audience tenue le 24 novembre, la police a encercl\u00e9 le tribunal et refus\u00e9 l&rsquo;entr\u00e9e \u00e0 presque tous les militants des droits humains et membres d&rsquo;organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile. Martin Pradel, un avocat commis par l&rsquo;Observatoire pour la protection des d\u00e9fenseurs des droits de l&rsquo;Homme et le R\u00e9seau euro-m\u00e9diterran\u00e9en des droits de l&rsquo;Homme (REMDH) a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;une des rares personnes \u00e0 qui l&rsquo;acc\u00e8s a \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9. (M. Pradel \u00e9tait \u00e9galement un observateur d\u00e9sign\u00e9 par le barreau de Paris et l&rsquo;Association internationale du barreau) Le tribunal n&rsquo;a accept\u00e9 aucune des requ\u00eates de la d\u00e9fense qui voulait la comparution des t\u00e9moins et le juge n&rsquo;a jamais regard\u00e9 le film de l&rsquo;interview. Le tribunal s&rsquo;est fond\u00e9 plut\u00f4t sur la plainte de la partie demanderesse sans l&rsquo;obliger \u00e0 t\u00e9moigner \u00e0 l&rsquo;audience. Au cours de l&rsquo;audience du 24 novembre, le juge a interrompu l&rsquo;une des avocats Makhlouf Radhia Nasraoui, au milieu de sa plaidoirie sans lui donner la possibilit\u00e9 de conclure. L&rsquo;avocate y demandait la relaxe pure et simple de son client. M. Boukhdir, un journaliste ind\u00e9pendant, a \u00e9t\u00e9 harcel\u00e9 par la police apr\u00e8s les \u00e9lections. Il avait purg\u00e9 une peine de prison en 2007 et 2008 apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 coupable d&rsquo;atteinte \u00e0 la morale publique et d&rsquo;outrage \u00e0 un agent public \u00e0 la suite d&rsquo;un proc\u00e8s o\u00f9 il n&rsquo;\u00e9tait pas en mesure de citer des t\u00e9moins pour sa d\u00e9fense. Le 28 octobre, il a \u00e9t\u00e9 agress\u00e9 devant sa maison \u00e0 Bardo par cinq hommes dont l&rsquo;un serait, selon lui, un agent de police. M. Boukhdir a racont\u00e9 que ces hommes lui ont recouvert les yeux, battu \u00a0et insult\u00e9 avant de l&#8217;embarquer de force dans une voiture en direction du Parc du Belv\u00e9d\u00e8re au nord de Tunis o\u00f9 il y d&rsquo;autres hommes attendaient. Les hommes l&rsquo;ont ensuite \u00e9ject\u00e9 du v\u00e9hicule avant de le rouer de coups de poing et de coups de pied et bastonn\u00e9 pendant environ 30 minutes. Lors de l&rsquo;assaut, les hommes ont continu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;insulter et \u00e0 l&rsquo;accuser de harceler les femmes. M. Boukhdir a estim\u00e9 que la v\u00e9ritable raison de cette attaque \u00e9tait l&rsquo;entrevue accord\u00e9e \u00e0 la cha\u00eene BBC et diffus\u00e9e deux heures auparavant, dans laquelle il a critiqu\u00e9 la r\u00e9pression des journalistes pendant la campagne \u00e9lectorale. Ses assaillants qui le mena\u00e7aient \u00e0 l&rsquo;arme blanche lui ont confisqu\u00e9 ses v\u00eatements, son argent, ses cl\u00e9s, son t\u00e9l\u00e9phone portable et ses pi\u00e8ces d&rsquo;identit\u00e9 avant de partir. M. Boukhdir a \u00e9t\u00e9 soign\u00e9 dans un h\u00f4pital\u00a0; il avait le nez cass\u00e9, une blessure \u00e0 l&rsquo;\u0153il et pr\u00e9sentait plusieurs ecchymoses au visage et sur la poitrine. \u00c0 son retour, il a trouv\u00e9 des policiers en civil devant son domicile qui y sont rest\u00e9s pendant 11 jours. Ils harcelaient les visiteurs qui voulaient le voir et leur posaient des questions indiscr\u00e8tes de fa\u00e7on mena\u00e7ante. Le matin du 8 novembre, la police a intensifi\u00e9 sa pr\u00e9sence autour de sa maison et dans le voisinage, emp\u00eachant ainsi toute sortie ou entr\u00e9e. Elle a \u00e9galement interdit \u00e0 Ben Sedrine, Abderra&rsquo;ouf Ayadi, un autre militant et Mestiri de lui rendre visite le m\u00eame jour. Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et la Charte africaine des droits de l&rsquo;homme et des peuples qui ont \u00e9t\u00e9 ratifi\u00e9s par la Tunisie garantissent la libert\u00e9 d&rsquo;expression, le droit \u00e0 un proc\u00e8s \u00e9quitable et la libert\u00e9 de mouvement. L&rsquo;article 14 du PIDCP reconna\u00eet le droit \u00e0 un proc\u00e8s \u00e9quitable, notamment celui de disposer du <em>\u00ab temps et des facilit\u00e9s n\u00e9cessaires\u00a0\u00bb<\/em> pour la pr\u00e9paration de sa d\u00e9fense et celui d&rsquo;interroger les t\u00e9moins \u00e0 charge de la partie d\u00e9fenderesse. <strong><font>(Source: le site de Human Rights Watch le 23 decembre 2009)<\/font><\/strong> \u00a0<\/div>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"> \u00a0<\/div>\n<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>\n<div align=\"center\"><strong><font>Comit\u00e9 de Soutien aux Militants de l\u2019UGET:  <\/font><\/strong>Paris le 22\/12\/2009 \u00a0 <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Lourdes peines \u00e0 l\u2019encontre Des militants  de la centrale syndicale estudiantine en Tunisie<\/font><\/h2>\n<p><\/strong> <\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">Durant trois semaines, des \u00e9tudiantes de l\u2019Universit\u00e9 Mannouba, victimes du n\u00e9potisme, de la corruption et de la privatisation, ont tenu un sit-in \u00e0 la r\u00e9sidence universitaire al-Bassatine pour r\u00e9clamer leur droit au logement universitaire. Des militants de l\u2019Union g\u00e9n\u00e9rale des Etudiants de Tunisie \u00e9taient pr\u00e9sents pour encadrer le mouvement. Le premier dimanche suivant les \u00e9lections pr\u00e9sidentielles et l\u00e9gislatives, le 01 novembre \u00e0 l\u2019aube, des brigades d\u2019interventions ont investi la r\u00e9sidence pour mettre, \u00e0 coup de matraques, un terme au mouvement.  Les droits syndicaux \u00e9tant garantis par la constitution tunisienne, les autorit\u00e9s ont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 monter de toutes pi\u00e8ces des proc\u00e8s de droit commun \u00e0 l\u2019encontre des \u00e9tudiants protestataires et des responsables syndicaux. Apr\u00e8s un calvaire d\u2019arrestations muscl\u00e9es, de torture pendant la d\u00e9tention et de passage \u00e0 tabac y compris m\u00eame sur le banc des accus\u00e9s du Palais de la Justice pendant l\u2019audience, et malgr\u00e9 plusieurs entraves aux droits des \u00ab accus\u00e9s \u00bb \u00e0 se d\u00e9fendre et \u00e0 \u00eatre d\u00e9fendus le Tribunal de Premi\u00e8re Instance de Mannouba a prononc\u00e9 des peines lourdes \u00e0 l\u2019encontre des \u00e9tudiants et militants de l\u2019UGET : \u00a0 <strong>1- Zouhayir Zouidi : 37 mois de prison<\/strong> ; 6 mois pour entrave \u00e0 la libert\u00e9 de travail + 8 mois de prison pour vol simple + une amende de 9,6 dinars pour tapage dans l\u2019affaire n\u00b0 6921 et 6 mois de prison pour entrave \u00e0 la libert\u00e9 de travail + 6 mois pour d\u00e9gradation du bien d\u2019autrui + 9,6 dinars d\u2019amende pour tapage dans l\u2019affaire n\u00b0 6922. Sachant que Zouhayir Zouidi a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 par le Tribunal Cantonal de Mannouba le 29 octobre \u00e0 9 mois de prison pour troubles, \u00e9tat d\u2019ivresse sur la voie publique et agression de fonctionnaire dans l\u2019affaire n\u00b0 49957.  \u00a0 <strong>2-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Abdelkader Hechmi : 28 mois de prison<\/strong> ; 6 mois pour entrave \u00e0 la libert\u00e9 de travail + 8 mois de prison pour vol simple + une amende de 9,6 dinars pour tapage dans l\u2019affaire n\u00b0 6921 et 6 mois de prison pour entrave \u00e0 la libert\u00e9 de travail + 6 mois pour d\u00e9gradation du bien d\u2019autrui + 9,6 dinars d\u2019amende pour tapage dans l\u2019affaire n\u00b0 6922. Sachant que le m\u00eame tribunal a condamn\u00e9 Abdelkader Hechmi le 14\/12\/2009 dans l\u2019affaire n\u00b06920 \u00e0 2 mois de prison.  \u00a0 <strong>3-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Sahbi Ibrahim : 28 mois de prison<\/strong> ; 6 mois pour entrave \u00e0 la libert\u00e9 de travail + 8 mois de prison pour vol simple + une amende de 9,6 dinars pour tapage dans l\u2019affaire n\u00b0 6921 et 6 mois de prison pour entrave \u00e0 la libert\u00e9 de travail + 6 mois pour d\u00e9gradation du bien d\u2019autrui + 9,6 dinars d\u2019amende pour tapage dans l\u2019affaire n\u00b0 6922. Sachant que le m\u00eame tribunal a condamn\u00e9 Sahbi Ibrahim le 14\/12\/2009 dans l\u2019affaire n\u00b06920 \u00e0 2 mois de prison. \u00a0 <strong>4-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Tarek Zahzah : 26 mois de prison<\/strong> ; 6 mois pour entrave \u00e0 la libert\u00e9 de travail + 8 mois de prison pour vol simple + une amende de 9,6 dinars pour tapage dans l\u2019affaire n\u00b0 6921 et 6 mois de prison pour entrave \u00e0 la libert\u00e9 de travail + 6 mois pour d\u00e9gradation du bien d\u2019autrui + 9,6 dinars d\u2019amende pour tapage dans l\u2019affaire n\u00b0 6922. \u00a0 <strong>5-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Abdelwaheb Arfaoui : 26 mois de prison;<\/strong> 6 mois pour entrave \u00e0 la libert\u00e9 de travail + 8 mois de prison pour vol simple + une amende de 9,6 dinars pour tapage dans l\u2019affaire n\u00b0 6921 et 6 mois de prison pour entrave \u00e0 la libert\u00e9 de travail + 6 mois pour d\u00e9gradation du bien d\u2019autrui + 9,6 dinars d\u2019amende pour tapage dans l\u2019affaire n\u00b0 6922. \u00a0 <strong>6-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Dhamir ben Alayya: 12 mois de prison ;<\/strong> Non-lieu dans l\u2019affaire n\u00b0 6921 ; 6 mois de prison pour entrave \u00e0 la libert\u00e9 de travail + 6 mois pour d\u00e9gradation du bien d\u2019autrui + 9,6 dinars d\u2019amende pour tapage dans l\u2019affaire n\u00b0 6922. \u00a0 <strong>7-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Anis Ben fraj : : 12 mois de prison ;<\/strong> 6 mois de prison pour entrave \u00e0 la libert\u00e9 de travail + 6 mois pour d\u00e9gradation du bien d\u2019autrui + 9,6 dinars d\u2019amende pour tapage dans l\u2019affaire n\u00b0 6922. \u00a0 <strong>8-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Monder Toumi : 12 mois de prison<\/strong> ; 6 mois de prison pour entrave \u00e0 la libert\u00e9 de travail + 6 mois pour d\u00e9gradation du bien d\u2019autrui + 9,6 dinars d\u2019amende pour tapage dans l\u2019affaire n\u00b0 6922. \u00a0 <strong>9-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Nabil Balti : 12 mois de prison<\/strong> ; 6 mois de prison pour entrave \u00e0 la libert\u00e9 de travail + 6 mois pour d\u00e9gradation du bien d\u2019autrui + 9,6 dinars d\u2019amende pour tapage dans l\u2019affaire n\u00b0 6922.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  <strong>\u00a0 10-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Rafik Zghidi :\u00a0 12 mois de prison<\/strong> ; 6 mois de prison pour entrave \u00e0 la libert\u00e9 de travail + 6 mois pour d\u00e9gradation du bien d\u2019autrui + 9,6 dinars d\u2019amende pour tapage dans l\u2019affaire n\u00b0 6922. \u00a0 <strong>11-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Omar Ilahi : 12 mois de prison<\/strong> ; 6 mois de prison pour entrave \u00e0 la libert\u00e9 de travail + 6 mois pour d\u00e9gradation du bien d\u2019autrui + 9,6 dinars d\u2019amende pour tapage dans l\u2019affaire n\u00b0 6922.  \u00a0 <strong>12-\u00a0\u00a0\u00a0 Hamza Larbi : 12 mois de prison<\/strong> ; 6 mois de prison pour entrave \u00e0 la libert\u00e9 de travail + 6 mois pour d\u00e9gradation du bien d\u2019autrui + 9,6 dinars d\u2019amende pour tapage dans l\u2019affaire n\u00b0 6922. \u00a0 <strong>13-\u00a0\u00a0 Ridha ben Mansour : 6 mois de prison<\/strong> pour entrave \u00e0 la libert\u00e9 de travail + 9,6 dinars d\u2019amende pour tapage dans l\u2019affaire n\u00b0 6922.  \u00a0 <strong>14-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Asma Ardhaoui : 12 mois de prison<\/strong> ; 6 mois de prison pour entrave \u00e0 la libert\u00e9 de travail + 6 mois pour d\u00e9gradation du bien d\u2019autrui + 9,6 dinars d\u2019amende pour tapage dans l\u2019affaire n\u00b0 6922.  \u00a0 <strong>15-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Amel Aloui : 12 mois de prison<\/strong> ; 6 mois de prison pour entrave \u00e0 la libert\u00e9 de travail + 6 mois pour d\u00e9gradation du bien d\u2019autrui + 9,6 dinars d\u2019amende pour tapage dans l\u2019affaire n\u00b0 6922.  \u00a0 <strong>16-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Amani Rizgallah : 12 mois de prison<\/strong> ; 6 mois de prison pour entrave \u00e0 la libert\u00e9 de travail + 6 mois pour d\u00e9gradation du bien d\u2019autrui + 9,6 dinars d\u2019amende pour tapage dans l\u2019affaire n\u00b0 6922.\u00a0  \u00a0 <strong>17-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Haneine Dhahri : 12 mois de prison<\/strong> ; 6 mois de prison pour entrave \u00e0 la libert\u00e9 de travail + 6 mois pour d\u00e9gradation du bien d\u2019autrui + 9,6 dinars d\u2019amende pour tapage dans l\u2019affaire n\u00b0 6922.  \u00a0 <strong>18-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Acharaf Mbarki : Non-Lieu<\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0  <strong>\u00a0 19-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Mohsen Bannani : Non-Lieu \u00a0 20-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Nazih Kahri : Non-Lieu<\/strong> \u00a0 Le Comit\u00e9 de Soutien aux Militants de l\u2019UGET exprime toute sa solidarit\u00e9 avec les \u00e9tudiants et les militants syndicaux victimes, \u00e0 la fois de l\u2019injustice sociale et de la r\u00e9pression autoritaire, d\u00e9nonce cette mascarade judiciaire et renouvelle son appelle pour : \u00a0 <strong><font>&#8211; La lib\u00e9ration de tous les militants emprisonn\u00e9s. &#8211; L\u2019arr\u00eat de toutes les poursuites judiciaires engag\u00e9es contre les militants de l\u2019UGET. &#8211; La r\u00e9int\u00e9gration dans leurs universit\u00e9s de tous les \u00e9tudiants exclus. &#8211; La satisfaction des revendications syndicales et p\u00e9dagogiques des \u00e9tudiants. &#8211; L\u2019arr\u00eat de toute forme de r\u00e9pression contre l\u2019UGET et lui permettre de tenir son congr\u00e8s en toute libert\u00e9 et de fonctionner en toute ind\u00e9pendance.<\/font><\/strong> \u00a0 P.S. Signer la p\u00e9tition internationale de solidarit\u00e9 avec les militants de l\u2019UGET en envoyant vos signatures \u00e0<a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">uget.petition@gmail.com<\/a> ou cliquant sur ce lien <a href=\"http:\/\/\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.jesigne.fr\/petitioninternationale<\/a> \u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">A\u00efd Retornado Zouhir Latif s&rsquo;impatiente en attente de son passeport bloqu\u00e9 depuis deux ans<\/font><\/h2>\n<p><\/strong> <\/div>\n<div align=\"justify\"> \u00a0Par: A\u00efd \/ Retornado <strong><font>Abdel Wahab Hani<\/font><\/strong>   Le journaliste A\u00efd \/ Retornado Zouhir Latif s&rsquo;impatiente et semble ne plus supporter l&rsquo;attente qui s&rsquo;\u00e9ternise de son passeport. Il attend depuis plus de deux ans. Il d\u00e9clare s&rsquo;\u00eatre rendu, en d\u00e9but de semaine, \u00e0 notre Ambassade \u00e0 Londres pour s&rsquo;enqu\u00earir de son passeport en souffrance.   Aucune r\u00e9ponse ne lui a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e et il craint un rejet non-dit, non-notifi\u00e9 et non-motiv\u00e9 de sa demande.  Binational, tuniso-britannique, A\u00efd \/ Reronado Latif est Journaliste Grand Reporter Producteur TV et Radio, d&rsquo;une grande exp\u00e9rience, notamment des zones de conflits de la Tch\u00e9ch\u00e9nie, en Asie, au Darfour, en Afrique, son dernier terrain.  Voyageant, aux quatre coins du globe, avec un passeport anglais, A\u00efd \/ Retornado Latif est sous la protection de Sa Majest\u00e9 Elisabeth II, Gouverneur supr\u00eame de l&rsquo;Eglise anglicane, Reine d&rsquo;Angleterre, Souveraine de la couronne britannique du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d&rsquo;Irlande du Nord et Cheffe du Commenwealth des Nations.  Mais\u00a0 malgr\u00e9 tous les glorieux titres de la Reine protectrice et de son Royaume prtecteur et malgr\u00e9 toute la surface sociale qui lui est offerte par son m\u00e9tier, A\u00efd \/ Retornado Latif veut son Passeport tunisien, symbole de la citoyennet\u00e9 et de la protection de la nationalit\u00e9 tunisienne. Il l&rsquo;attend depuis plus de deux ans et il est d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 l&rsquo;obtenir, dans la l\u00e9galit\u00e9.  Le cas du A\u00efd \/ Retornado Latif n&rsquo;est pas isol\u00e9. Plusieurs compatriotes bi-nationaux ou r\u00e9sidents \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, qui n&rsquo;ont jamais b\u00e9nifici\u00e9 de la protection du statut de R\u00e9fugi\u00e9, au sens de la Convention de Gen\u00e8ve de 1951, attendent depuis des ann\u00e9es leurs passeports tunisiens.  Nous citons, \u00e0 titre d&rsquo;exemple, A\u00efd \/ Retornado Adel Ghannouchi, en attente depuis plus de 12 ans, ainsi que A\u00efd \/ Retornado Belgacem Labidi, qui atend depuis des ann\u00e9es.   Malgr\u00e9 la l\u00e9galit\u00e9 de leurs demandes, le l\u00e9galisme de leurs d\u00e9marches et leur patience \u00e0 l&rsquo;annonce d&rsquo;une douloureuse disparation d&rsquo;un proche au pays, les autorit\u00e9s consulaires \u00e0 Paris, \u00e0 Nanterre (Pantin, banlieue parisienne) et \u00e0 Londres sont rest\u00e9es muettes face \u00e0 leurs pressants rappels et leurs innombrables cris du coeur.  Dans l&rsquo;espoir que la nouvelle ann\u00e9e lunaire de l&rsquo;H\u00e9gire 1431 et la nouvelle ann\u00e9e solaire du calendrier julien 2010 apportent aux A\u00efdoun \/ Retornados Zouhir Latif, Adel Ghannouchi, Belgacem Labidi et \u00e0 tous les autres, r\u00e9fugi\u00e9s statutaires, bi-nationaux ou r\u00e9sidents, la joie du retour digne au pays. Quelle 1431 et 2010 permettent \u00e0 la Nation d&#8217;embrasser toutes ses familles et de serrer tous ses enfants qui veulent rentrer.   Paris, le 23 novembre 2009 Abdel Wahab Hani  awhani@yahoo.fr +33 6 17 96 00 37  FaceBook: Abdel Wahab Hani Groupe FaceBook: AIDOUN ILA TOUNES<\/div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Strictes conditions au parloir pour Taoufik Ben Brik<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\"> NOUVELOBS.COM | 23.12.2009 | 18:36 Azza Zarrad, la femme du journaliste tunisien dissident d\u00e9tenu, a d\u00e9nonc\u00e9 les mesures de restriction impos\u00e9es par le directeur de la prison lors des visites. Azza Zarrad, la femme de Taoufik Ben Brik , le journaliste tunisien dissident d\u00e9tenu \u00e0 Siliana, \u00e0 130 km de Tunis, a d\u00e9nonc\u00e9 mercredi 23 d\u00e9cembre les mesures de restriction impos\u00e9es par le directeur de la prison lors des visites. Selon elle, le directeur lui aurait demand\u00e9 de ne parler que de la famille au parloir. D\u00e8s qu&rsquo;un autre sujet est abord\u00e9, la communication, qui se fait par t\u00e9l\u00e9phone, est coup\u00e9e, indique-t-elle \u00e0 nouvelobs.com. \u00ab\u00a0Son \u00e9tat de sant\u00e9 est toujours alarmant\u00a0\u00bb, affirme-t-elle par ailleurs, expliquant qu&rsquo;il doit tr\u00e8s prochainement effectuer des analyses de sang et d&rsquo;urine.  Taoufik Ben Brik a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 le 26 novembre pour l&rsquo;agression d&rsquo;une femme, mais ses proches d\u00e9noncent une manipulation destin\u00e9e \u00e0 le faire taire, apr\u00e8s des \u00e9crits tr\u00e8s critiques dans la presse fran\u00e7aise sur le r\u00e9gime tunisien.  Le journaliste est atteint du syndrome de Cushing, maladie d\u00e9g\u00e9n\u00e9rative des d\u00e9fenses immunitaires, qui n\u00e9cessite un suivi r\u00e9gulier.  (Nouvelobs.com) <\/p>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<p><font size=\"3\">Les journalistes tunisiens craignent une baisse de la libert\u00e9 de la presse et de l&rsquo;\u00e9thique professionnelle<\/font><\/p>\n<p><\/strong> <\/div>\n<div align=\"justify\"> Par <strong><font>Jamel Arfaoui<\/font><\/strong> pour Magharebia \u00e0 Tunis \u2014 23\/12\/09 Les membres du Syndicat tunisien des Journalistes ont r\u00e9cemment exprim\u00e9 leur inqui\u00e9tude sur un d\u00e9clin pr\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;\u00e9thique dans leur secteur, tandis que d&rsquo;autres professionnels des m\u00e9dias alertent sur des attaques men\u00e9es \u00e0 l&rsquo;encontre de la libert\u00e9 de la presse.   Deux diff\u00e9rents groupes de journalistes tunisiens sonnent l&rsquo;alarme &#8211; les uns sur ce qu&rsquo;ils qualifient de d\u00e9terioration de la libert\u00e9 de la presse, les autres sur la vague pr\u00e9sum\u00e9e d&rsquo;attaques non-professionnelles men\u00e9es par la presse \u00e0 l&rsquo;encontre de personnalit\u00e9s publiques. La semaine derni\u00e8re, le comit\u00e9 \u00e9thique du Syndicat national des journalistes tunisiens a condamn\u00e9 les attaques personnelles men\u00e9es contre des personnalit\u00e9s nationales, m\u00e9diatiques et politiques. Le comit\u00e9 syndical a d\u00e9clar\u00e9 qu&rsquo;il y avait une diff\u00e9rence critique entre l&rsquo;exercice de la libert\u00e9 d&rsquo;expression et l&rsquo;attaque personnelle d&rsquo;un citoyen ou d&rsquo;un journaliste.  Dans une d\u00e9claration faite le 19 d\u00e9cembre, le groupe rappelle \u00e9galement aux journalistes tunisiens que \u00ab\u00a0la calomnie et la diffamation sont des crimes sanctionn\u00e9s par la loi tunisienne, et&#8230; une violation compl\u00e8te du code \u00e9thique de la profession\u00a0\u00bb.  L&rsquo;appel du syndicat intervient une semaine apr\u00e8s que des journalistes et syndicalistes tunisiens, inquiets des \u00ab\u00a0restrictions et des obstacles pr\u00e9sum\u00e9s qui sont pos\u00e9s \u00e0 toutes les \u00e9tapes de leur travail\u00a0\u00bb, aient cr\u00e9\u00e9 le Comit\u00e9 national de D\u00e9fense de la Libert\u00e9 d&rsquo;Expression et de la Presse en Tunisie.  Dans un communiqu\u00e9 \u00e9mis le 10 d\u00e9cembre, ce groupe clamait que les mesures mises en place par les autorit\u00e9s avaient cr\u00e9\u00e9 des \u00ab\u00a0m\u00e9dias unilat\u00e9raux, stagnants et arri\u00e9ristes\u00a0\u00bb, qui agissaient comme un \u00ab\u00a0outil totalitaire de propagande\u00a0\u00bb.  Le comit\u00e9 des activistes avait \u00e9galement appel\u00e9 \u00e0 la lib\u00e9ration imm\u00e9diate de tous les journalistes en d\u00e9tention et \u00e0 \u00ab\u00a0mettre un terme \u00e0 la r\u00e9pression exerc\u00e9e sur les journaux d&rsquo;opposition ou ind\u00e9pendants\u00a0\u00bb. Il demandait aussi que le Gouvernement cesse \u00ab\u00a0d&rsquo;intervenir\u00a0\u00bb dans le syndicat officiel et qu&rsquo;il lui permette de tenir sa convention l\u00e9gal de mani\u00e8re ind\u00e9pendante.  Zied Heni, journaliste qui est aussi l&rsquo;un des fondateurs du comit\u00e9, affirme que la Tunisie est en train de vivre une \u00ab\u00a0d\u00e9terioration grave\u00a0\u00bb de la libert\u00e9 de la presse.  Au d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e, les nouvelles r\u00e8gles de distribution d\u00e9cid\u00e9es par le Gouvernement avaient amen\u00e9 trois partis d&rsquo;opposition \u00e0 cesser leur publication pendant une semaine. Dans un communiqu\u00e9 de presse publi\u00e9 le 10 novembre, les journaux avaient fait savoir qu&rsquo;on les avait emp\u00each\u00e9 de collecter leurs \u00e9ditions dans les imprimeries. Les r\u00e9dacteurs avaient alors clam\u00e9 que les imprimeurs avaient \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9s de livrer des copies directement aux entreprises de distribution, rendant plus facile les trafics de livraisons et les confiscations d\u00e9guis\u00e9es.  A la t\u00eate de ces all\u00e9gations, un certain nombre de cas \u00e9minents impliquant des journalistes avaient suivi les \u00e9lections d&rsquo;octobre en Tunisie, dont l&#8217;emprisonnement de Taoufik Ben Brik et des tentatives visant \u00e0 r\u00e9primer les blogs. De plus, le 2 novembre, le parti d&rsquo;opposition du Mouvement Ettajdid Movement avait accus\u00e9 le Gouvernement de confisquer des copies de son journal Attariq Aljadid.  A ce moment-l\u00e0, les autorit\u00e9s n&rsquo;avaient pas voulu faire de commentaires sur la plainte de l&rsquo;Ettajdid, et lors d&rsquo;une conf\u00e9rence de presse, le 6 novembre, le Ministre tunisien de la Justice Bechir Tekkari avait dit que les journalistes \u00ab\u00a0qui commettent des crimes sont encore sanctionnables par la loi, et ne peuvent utiliser leur profession comme excuse pour justifier ce qu&rsquo;ils ont fait.\u00a0\u00bb  Attariq Aljadid writer Sofiene Chourabi, r\u00e9dacteur \u00e0 Attariq Aljadid, a d\u00e9clar\u00e9 la semaine derni\u00e8re \u00e0 Magharebia que le r\u00e9cent spectacle de solidarit\u00e9 entre les journalistes \u00e9tait encourageant. \u00ab\u00a0Je pense que le consensus partiel que nous avons constat\u00e9 lors du lancement de l&rsquo;appel en faveur de la libert\u00e9 des m\u00e9dias&#8230; montre l&rsquo;ampleur du danger que la presse doit affronter en Tunisie\u00a0\u00bb, d\u00e9clare-t-il.  Chourabi a appel\u00e9 le Gouvernement \u00e0 mettre un terme aux restrictions sur la libert\u00e9 de la presse et d&rsquo;agir conform\u00e9ment \u00e0 sa promesse concernant le d\u00e9veloppement du secteur des m\u00e9dias.  Pour sa part, le journaliste Faten Ghanmi dit que l&rsquo;auto-censure est maintenant aussi destructive des m\u00e9dias que la censure exerc\u00e9e par le Gouvernement.  \u00ab\u00a0La transparence dans le domaine du journalisme exige d&rsquo;\u00e9viter la censure, en particulier l&rsquo;auto-censure, que les autorit\u00e9s imposent de mani\u00e8re indirecte\u00a0\u00bb, dit Ghanmi, ajoutant que le journalisme \u00ab\u00a0doit se d\u00e9barrasser de ces facteurs de contr\u00f4le avant que les journalistes puissent se d\u00e9fendre eux-m\u00eames contre d&rsquo;autres pressions\u00a0\u00bb. <\/div>\n<div align=\"justify\">\n<div align=\"justify\"><strong><font>(Source: \u00ab\u00a0Magharebia.com\u00a0\u00bb le 23 decembre 2009)<\/font><\/strong><\/div>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\">Tunisian journalists fear fall in press freedom, professional ethics<\/font><\/h3>\n<p><\/strong> <\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">By<strong><font> Jamel Arfaoui<\/font><\/strong> for Magharebia from Tunis \u2014 23\/12\/09 Members of the Tunisian journalists&rsquo; union recently raised concerns about an alleged decline in ethics in their field, while another group of media professionals claimed that press freedoms were under fire.   Two different groups of Tunisian journalists are raising the alarm \u2013 one about what they call a deterioration of press freedoms, the other about an alleged rash of unprofessional press attacks on public figures.  Last week-end, the ethics committee of the National Union of Tunisian Journalists condemned personal attacks on national, media and political figures.  There is a critical difference between exercising freedom of expression and attacking the personal character of a citizen or a journalist, the union committee declared.  In its December 19th statement, the group also reminded Tunisian journalists that \u00ab\u00a0libel and defamation is a crime punishable under Tunisian law, and \u2026 a stark violation of the profession&rsquo;s code of ethics\u00a0\u00bb.  The union&rsquo;s call came a week after Tunisian journalists and media activists, concerned by alleged \u00ab\u00a0restrictions and obstacles in all stages of their work\u00a0\u00bb, created the National Committee for the Defense of Freedom of Expression and the Press in Tunisia.  In a statement released on December 10th, the latter group claimed that authorities&rsquo; measures had created \u00ab\u00a0unilateral, stagnant and backward media\u00a0\u00bb that act as a \u00ab\u00a0totalitarian tool for propaganda\u00a0\u00bb.  The activists&rsquo; committee also called for the immediate release of detained journalists and \u00ab\u00a0putting an end to the crackdown on opposition and independent newspapers\u00a0\u00bb. It also demanded that the government stop \u00ab\u00a0interfering\u00a0\u00bb with the official union and allow it to hold its legal convention independently.  Zied Heni, a journalist and one of the committee&rsquo;s founders, said Tunisia had witnessed a \u00ab\u00a0serious deterioration\u00a0\u00bb of freedom of the press.  Earlier this year, new government-mandated distribution rules prompted three Tunisian opposition parties to stop publishing for a week. In a press statement published on November 10th, the papers claimed they had been barred from collecting their editions from printing houses. The editors claimed this had forced printers to deliver copies straight to distribution companies, making it easy to tamper with delivery and carry out disguised confiscations.  On top of these allegations, a number of prominent cases involving journalists followed Tunisia&rsquo;s October elections, including the jailing of Taoufik Ben Brik and attempts to quash blogging. Furthermore, on November 2nd, the opposition Ettajdid Movement accused the government of confiscating copies of its paper Attariq Aljadid.  At the time, authorities declined to comment on Ettajdid&rsquo;s complaint, and in a November 6th press conference, Tunisian Justice Minister Bechir Tekkari said that journalists \u00ab\u00a0who commit crimes are still punishable under the law and can&rsquo;t use their profession as excuse to get away with what they did\u00a0\u00bb.  Attariq Aljadid writer Sofiene Chourabi told Magharebia last week that the recent show of solidarity among journalists was encouraging.  \u00ab\u00a0I think that the partial consensus that we saw on the launch of the call for media freedom \u2026 shows the extent of the danger the press is facing in Tunisia\u00a0\u00bb, he said.  Chourabi called on the government to get rid of restrictions on press freedoms and act on its promises to develop the media sector.  For his part, journalist Faten Ghanmi said that self-censorship was now just as destructive to the media as state-sponsored censorship.  \u00ab\u00a0Transparency in the field of journalism requires avoiding censorship, especially the self-imposed censorship that the authorities impose in an indirect way,\u00a0\u00bb Ghanmi said, adding that journalism \u00ab\u00a0needs to be rid of these controlling factors before journalists can defend themselves against other pressures\u00a0\u00bb. <\/div>\n<div align=\"justify\"><strong><font>(Source: \u00ab\u00a0Magharebia.com\u00a0\u00bb le 23 decembre 2009)<\/font><\/strong><\/div>\n<\/div>\n<p><\/font><\/p>\n<p><\/font><\/div>\n<\/div>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<h3 style=\"color: blue;\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><b><a href=\"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/\"><font face=\"Arial\"><span><font size=\"2\">Home<\/font><\/span><font size=\"2\"><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; 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