{"id":15921,"date":"2011-11-29T00:00:00","date_gmt":"2011-11-29T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/29-novembre-2011\/"},"modified":"2011-11-29T00:00:00","modified_gmt":"2011-11-29T00:00:00","slug":"29-novembre-2011","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/29-novembre-2011\/","title":{"rendered":"29 novembre 2011"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"TUNIS (AP) \u2014 Le premier proc\u00e8s intent\u00e9 devant la justice militaire \u00e0 \tl'ancien pr\u00e9sident tunisien Ben Ali et une vingtaine de hauts responsables \tde son r\u00e9gime s'est ouvert lundi devant le tribunal sp\u00e9cialis\u00e9 du Kef, une \tville du nord-ouest du pays.\" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Bookman Old Style\" size=\"7\"><strong><a>TUNISNEWS <\/a><\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong>11 \u00e8me ann\u00e9e, N\u00b04170 du 29 .11.2011<\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">archives : <\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">www.tunisnews.net<\/font><\/a><span lang=\"FR\"> <\/span><\/div>\n<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div><strong><font><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>AP: Tunisie: premier proc\u00e8s de Ben Ali et plusieurs hauts responsables devant la justice militaire<\/font><\/h2>\n<p>Le Nouvel Observateur: Tunisie: manifestation des forces de s\u00e9curit\u00e9 <\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Le Nouvel Observateur: Tunisie : vers un coup d\u2019\u00e9tat institutionnel ?<\/font><\/h2>\n<p> Business News: Tunisie- Ce qu\u2019Ennahdha voudra, la Constituante pourra <\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Rue 89: Aujourd&rsquo;hui en Tunisie, il devient difficile d&rsquo;\u00eatre un \u00ab ami de la France \u00bb<\/font><\/h2>\n<p>Romandie: Des salafistes perturbent les cours \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de la Manouba <\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Mediapart: Tunisie: le probl\u00e8me end\u00e9mique du bassin minier de Gafsa<\/font><\/h2>\n<p> La Croix: Quand l&rsquo;islam entre en politique <\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Tekiano: Tunisie: Les ann\u00e9es Ben Ali de l&rsquo;ambassadeur<\/font><\/h2>\n<p> Le Temps: Les \u00ab complots \u00bb de la \u00ab folie \u00bb !<\/font><\/strong> \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Tunisie: premier proc\u00e8s de Ben Ali et plusieurs hauts responsables devant la justice militaire<\/font><\/h2>\n<p><\/strong> <\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> 28-11-11 \u00e0 21:50 TUNIS (AP) \u2014 Le premier proc\u00e8s intent\u00e9 devant la justice militaire \u00e0 l&rsquo;ancien pr\u00e9sident tunisien Ben Ali et une vingtaine de hauts responsables de son r\u00e9gime s&rsquo;est ouvert lundi devant le tribunal sp\u00e9cialis\u00e9 du Kef, une ville du nord-ouest du pays. Outre le pr\u00e9sident d\u00e9chu qui sera jug\u00e9 par contumace, \u00e9tant en fuite en Arabie Saoudite, 23 accus\u00e9s \u00e9taient pr\u00e9sents \u00e0 la barre dont deux anciens ministres de l&rsquo;int\u00e9rieur et de hauts cadres de l&rsquo;appareil de s\u00e9curit\u00e9. Selon le colonel-major Marouane Bouguerra, procureur g\u00e9n\u00e9ral directeur de la justice militaire, ils sont accus\u00e9s d&rsquo;homicides volontaires et de blessures dans l&rsquo;affaire dite de Thala et de Kasserine, deux villes du centre-ouest tunisien qui ont enregistr\u00e9 22 morts et des centaines de bless\u00e9s lors du soul\u00e8vement populaire qui a fait chuter le r\u00e9gime de Ben Ali en janvier dernier. Ces d\u00e9lits sont passibles de la peine capitale, selon des avocats. Le proc\u00e8s auquel assistaient un grand nombre de proches des victimes, \u00e9tait entour\u00e9 de mesures de s\u00e9curit\u00e9 renforc\u00e9es. Lors de leur interrogatoire, les anciens ministres Rafik Belhaj Kacem et Ahmed Fria\u00e2, ainsi que l&rsquo;ex-directeur g\u00e9n\u00e9ral de la s\u00fbret\u00e9 Adel Tiouiri et l&rsquo;ex-patron des brigades sp\u00e9ciales connues sous le sigle \u00ab\u00a0BOB\u00a0\u00bb, Jalel Boudriga, ont ni\u00e9 avoir donn\u00e9 des instructions pour ouvrir le feu sur les manifestants. L&rsquo;ancien chef de la s\u00e9curit\u00e9 pr\u00e9sidentielle Ali S\u00e9riati a quant \u00e0 lui d\u00e9clar\u00e9 n&rsquo;avoir aucune implication dans les \u00e9v\u00e9nements qui ont ensanglant\u00e9 ces r\u00e9gions. A la demande de la d\u00e9fense, Le pr\u00e9sident du tribunal militaire du Kef Chokri Majeri a fix\u00e9 la prochaine audience au 12 d\u00e9cembre pour l&rsquo;audition des plaidoieries des avocats des pr\u00e9venus et de ceux mandat\u00e9s par les familles des victimes. Selon le colonel-major Bouguerra, le tribunal militaire de Tunis aura \u00e0 statuer prochainement sur 138 affaires relatives aux troubles qui ont fait 42 morts et 97 bless\u00e9s dans plusieurs r\u00e9gions du nord du pays et dans lesquelles 43 personnes sont impliqu\u00e9es dont les responsables qui ont comparu lundi devant le tribunal du Kef. Au cours de l&rsquo;enqu\u00eate dans ces affaires qui a dur\u00e9 trois mois et demi, il a \u00e9t\u00e9 proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 l&rsquo;audition de quelque 250 personnes, a-t-il pr\u00e9cis\u00e9. AP \u00a0<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Tunisie: manifestation des forces de s\u00e9curit\u00e9<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> Plusieurs centaines de policiers ont manifest\u00e9 lundi \u00e0 Tunis, r\u00e9clamant notamment \u00ab\u00a0des proc\u00e8s \u00e9quitables et transparents\u00a0\u00bb pour les agents et cadres actuellement en \u00e9tat d&rsquo;arrestation, accus\u00e9s de meurtres de manifestants lors du soul\u00e8vement qui a provoqu\u00e9 la chute du r\u00e9gime de l&rsquo;ancien pr\u00e9sident Ben Ali, a constat\u00e9 un journaliste de l&rsquo;Associated Press. Selon Lotfi Na\u00efli, responsable du syndicat des forces de s\u00e9curit\u00e9 du district de Tunis, quelque 150 agents sont en instance de jugement. Organis\u00e9e \u00e0 l&rsquo;appel de l&rsquo;Association tunisienne pour une police citoyenne (ATPC) et du syndicat des forces de s\u00e9curit\u00e9 nationale, la manifestation a vu \u00e9galement la participation des proches des responsables de l&rsquo;appareil s\u00e9curitaire arr\u00eat\u00e9s et des 38 policiers morts au cours des \u00e9meutes. Certains manifestants arboraient un brassard rouge, d&rsquo;autres un brassard blanc portant l&rsquo;inscription \u00ab\u00a0brisons le silence\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Nous connaissons la v\u00e9rit\u00e9 et nous ne nous tairons plus d\u00e9sormais\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0non \u00e0 l&rsquo;instrumentalisation politique de l&rsquo;appareil s\u00e9curitaire\u00a0\u00bb, pouvait-on lire sur certaines banderoles. Rassembl\u00e9s aux premi\u00e8res heures de la matin\u00e9e devant la caserne de Ras Tabia o\u00f9 si\u00e8ge le tribunal militaire de Tunis, les protestataires ont ensuite d\u00e9fil\u00e9 devant le palais du gouvernement \u00e0 la Kasbah, avant d&rsquo;observer un sit-in face au palais de justice, puis aux alentours de leur minist\u00e8re de tutelle. Tout en admettant \u00ab\u00a0des erreurs commises sur instructions des sup\u00e9rieurs hi\u00e9rarchiques\u00a0\u00bb, certains manifestants ont d\u00e9nonc\u00e9 \u00ab\u00a0des arrestations arbitraires sans preuves\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Nous avons le sentiment qu&rsquo;il y a une sorte de vindicte contre la police apr\u00e8s le 14 janvier\u00a0\u00bb, date de la fuite de Zine el Abidine Ben Ali pour l&rsquo;Arabie saoudite, a d\u00e9plor\u00e9 le capitaine Hassan Zouaghi. La marche a \u00e9t\u00e9 ponctu\u00e9e de slogans hostiles au g\u00e9n\u00e9ral Rachid Ammar, chef d&rsquo;\u00e9tat-major interarmes, le pressant d'\u00a0\u00bbouvrir le dossier des snipers\u00a0\u00bb qui seraient \u00e0 l&rsquo;origine de la mort de nombre de manifestants et de policiers pendant le soul\u00e8vement. \u00ab\u00a0Ceux qui ont tu\u00e9 les martyrs de la s\u00e9curit\u00e9 doivent \u00eatre jug\u00e9s\u00a0\u00bb, pouvait-on lire sur une pancarte, une autre proclamant le \u00ab\u00a0refus que les agents du minist\u00e8re de l&rsquo;int\u00e9rieur soient des boucs-\u00e9missaires\u00a0\u00bb. Objet de controverses, la question de ces tireurs isol\u00e9s qui revient r\u00e9guli\u00e8rement dans les d\u00e9bats, dans la population et les m\u00e9dias, demeure opaque, certains niant m\u00eame leur existence. Selon Ali Chihaoui et Khaled Jelassi, membres du syndicat, \u00ab\u00a0seules deux institutions d\u00e9tiennent les armes \u00e0 feu, le corps s\u00e9curitaire et l&rsquo;arm\u00e9e et il suffit de proc\u00e9der \u00e0 des analyses balistiques pour conna\u00eetre la provenance des balles\u00a0\u00bb. Le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du syndicat des forces de s\u00e9curit\u00e9 du district de Tunis, Adel Dridi, a proclam\u00e9 \u00ab\u00a0le refus de l&rsquo;appareil s\u00e9curitaire de servir de plateforme pour des r\u00e8glements personnels \u00e9triqu\u00e9s\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Rien ne pourra r\u00e9ussir sur tous les plans sans le respect de l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de l&rsquo;institution s\u00e9curitaire\u00a0\u00bb, a-t-il lanc\u00e9, tr\u00e8s applaudi par ses coll\u00e8gues. La manifestation s&rsquo;est achev\u00e9e en fin de matin\u00e9e sans incident. <strong><font>Source: \u201dLe Nouvel Observateur\u201d Le 28-11-2011<\/font><\/strong> Lien:<a href=\"http:\/\/tempsreel.nouvelobs.com\/monde\/20111128.FAP8461\/tunisie-manifestation-des-forces-de-securite.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/tempsreel.nouvelobs.com\/monde\/20111128.FAP8461\/tunisie-manifestation-des-forces-de-securite.html<\/a><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\"><strong>Tunisie : vers un coup d\u2019\u00e9tat institutionnel ?<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div>LE PLUS. Apr\u00e8s les manifestations du printemps, les premi\u00e8res sessions de la nouvelle Assembl\u00e9e constituante ne rassurent pas l&rsquo;avocat Slim Hajeri. L\u2019Assembl\u00e9e constituante, tant attendue, dont le principe avait \u00e9t\u00e9 arrach\u00e9 de haute lutte par les manifestants de la Kasbah fin f\u00e9vrier 2011, s\u2019est finalement r\u00e9unie pour la premi\u00e8re fois le 22 novembre dernier.  A des \u00e9lections jug\u00e9es exceptionnellement d\u00e9mocratiques, transparentes et honn\u00eates par la plus grande partie des acteurs politiques et des observateurs tunisiens et \u00e9trangers ont succ\u00e9d\u00e9 les premi\u00e8res r\u00e9unions d\u2019une Assembl\u00e9e constituante, elles-m\u00eames qualifi\u00e9es \u00ab\u00a0d\u2019historiques\u00a0\u00bb. <\/div>\n<div> Pour autant, sommes-nous en pr\u00e9sence de la transition d\u00e9mocratique parfaite, id\u00e9ale, r\u00eav\u00e9e ? Presque (y compris dans l\u2019opposition) n\u2019a voulu voir les multiples anomalies et d\u00e9passements qui ont \u00e9maill\u00e9 le processus \u00e9lectoral. Sans doute la mari\u00e9e \u00e9tait-elle trop belle et personne n\u2019a voulu g\u00e2cher la f\u00eate.<\/div>\n<div> Lors de la premi\u00e8re r\u00e9union de l\u2019Assembl\u00e9e constituante, l\u2019apparat, les prestations de serment solennelles des d\u00e9put\u00e9s et les discours teint\u00e9s d\u2019\u00e9motion ne sont pas parvenus \u00e0 occulter le malaise profond qui s\u2019est peu \u00e0 peu empar\u00e9 d\u2019une part importante de la classe politique, de nombre d\u2019intellectuels et d\u2019une partie non n\u00e9gligeable de la population. <\/div>\n<div> Seul, le faible son de la clameur d\u2019une foule h\u00e9t\u00e9roclite qui s\u2019\u00e9tait rassembl\u00e9e \u00e0 l\u2019or\u00e9e des portes demeur\u00e9es closes du palais du Bardo s\u2019est fait l\u2019\u00e9cho de ces craintes. Il faut dire que depuis l\u2019annonce des r\u00e9sultats, les islamistes d\u2019Ennahdha n\u2019ont cess\u00e9 de souffler le chaud et le froid : tant\u00f4t rassurants, donnant conf\u00e9rence sur conf\u00e9rence, r\u00e9unissant les op\u00e9rateurs \u00e9conomiques d\u2019un grand nombre de secteurs, adressant un discours apaisant aux franges \u00ab\u00a0islamiquement incorrects\u00a0\u00bb de la population (non musulmans, ath\u00e9es, homosexuels, etc.) ; tant\u00f4t inqui\u00e9tants, de par les \u00ab\u00a0d\u00e9rives\u00a0\u00bb plus ou moins contr\u00f4l\u00e9es de certains de ses leaders embl\u00e9matiques : m\u00e8res c\u00e9libataires et leurs enfants mis au pilori, remise en cause de l\u2019adoption et de l\u2019interdiction de la polygamie, instauration du 6e califat, etc. <\/div>\n<div> Mais en r\u00e9alit\u00e9, c\u2019est sur un autre terrain que se jouait, \u00e0 huis-clos, \u00e0 l\u2019abri des regards indiscrets, une partie autrement plus importante. Durant les trois semaines qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 la premi\u00e8re r\u00e9union de l\u2019Assembl\u00e9e constituante ont eu lieu des n\u00e9gociations tripartites entre les islamistes d\u2019Ennahdha, le CPR et Ettakatol ; n\u00e9gociations \u00e0 l\u2019enjeu fondamental pour l\u2019avenir de la d\u00e9mocratie et pour celui de la Tunisie. En th\u00e9orie, il s\u2019agissait essentiellement de mettre au point deux projets de loi, extr\u00eamement importants : le r\u00e8glement int\u00e9rieur de l\u2019Assembl\u00e9e constituante et la loi portant sur l&rsquo;organisation provisoire des pouvoirs publics (ou petite constitution) ; secondairement d\u2019\u00e9tablir un programme commun et de r\u00e9partir les postes cl\u00e9s du pouvoir et du gouvernement.<\/div>\n<div> Face au bloc (ind\u00e9fectible ?) que semble constituer Ennahdha et le CPR, Ettakatol, faisant figure de petit poucet, a choisi de partir \u00e0 l\u2019aventure malgr\u00e9 des promesses \u00e9lectorales, vite oubli\u00e9es, et de ne pas conclure d\u2019alliance avec Ennahdha.<\/div>\n<div> Ce qui a fini par transpara\u00eetre de ces n\u00e9gociations est proprement affligeant pour ce parti : en \u00e9change de l\u2019attribution du poste honorifique de pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e constituante et de quelques portefeuilles minist\u00e9riels secondaires (et peut-\u00eatre du minist\u00e8re des Finances), les n\u00e9gociateurs du FDTL ont absolument tout l\u00e2ch\u00e9 sur les deux textes fondamentaux qui \u00e9taient cens\u00e9s \u00eatre au centre de leurs pr\u00e9occupations. L\u2019Assembl\u00e9e constituante a \u00e9t\u00e9 transform\u00e9e d\u00e8s le premier jour, \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019\u00e9lection de son pr\u00e9sident, en simple chambre d\u2019enregistrement des d\u00e9cisions prises \u00e0 l\u2019avance par les membres de la tro\u00efka. Elle a par la suite valid\u00e9, sans surprise, la cr\u00e9ation de deux commissions ad hoc, charg\u00e9es en principe de r\u00e9diger les projets de r\u00e8glement int\u00e9rieur de l\u2019Assembl\u00e9e constituante ainsi que la \u00ab\u00a0petite constitution\u00a0\u00bb.  En r\u00e9alit\u00e9, deux projets pr\u00eats \u00e0 l\u2019emploi ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s aux membres des deux commissions d\u00e8s leur premi\u00e8re r\u00e9union. A la lecture de ces projets, il appara\u00eet d\u00e9sormais clair que le parti islamiste a d\u00e9cid\u00e9, avec l\u2019aval (ou le silence complice) de ses partenaires de la tro\u00efka, de passer sans plus attendre \u00e0 la vitesse sup\u00e9rieure.<\/div>\n<div> <strong>Un coup d\u2019\u00e9tat institutionnel est-il en pr\u00e9paration ? <\/strong><\/div>\n<p><strong><\/p>\n<div> Si le texte propos\u00e9 est adopt\u00e9 en l\u2019\u00e9tat, Ennahdha aura la main mise sur tous les rouages de l\u2019Etat et ma\u00eetrisera en outre l\u2019ensemble du processus d\u2019\u00e9laboration de la constitution. De fait, le projet de loi portant sur l&rsquo;organisation provisoire des pouvoirs publics pr\u00e9voit un ex\u00e9cutif monoc\u00e9phale conf\u00e9rant la quasi-totalit\u00e9 des pouvoirs au gouvernement form\u00e9 et dirig\u00e9 par le repr\u00e9sentant du parti ayant obtenu le plus grand nombre de si\u00e8ges (en l\u2019occurrence Ennahdha) ; la fonction de pr\u00e9sident de la R\u00e9publique attribu\u00e9e au CPR restant quant \u00e0 elle purement honorifique.<\/div>\n<div> L\u2019\u00e9tendue des pr\u00e9rogatives du gouvernement et de son chef est tout simplement ahurissante, digne de celle d\u2019un calife de l\u2019\u00e8re abbasside : pouvoir r\u00e9glementaire absolu, contr\u00f4le total de l\u2019administration, de la force publique, des entreprises publiques, main mise sur les collectivit\u00e9s territoriales, pouvoir de nomination des hauts fonctionnaires et m\u00eame des cadres de l\u2019arm\u00e9e. <\/div>\n<div> A cela, s\u2019ajoute un contr\u00f4le cens\u00e9 \u00eatre \u00ab\u00a0provisoire\u00a0\u00bb sur le pouvoir judiciaire, exerc\u00e9 par le biais d\u2019une autorit\u00e9 temporaire appel\u00e9e \u00e0 remplacer le CSM (Conseil Sup\u00e9rieur de la Magistrature). Cette instance sera compos\u00e9e de magistrats dont le mode de d\u00e9signation, non \u00e9lectif (simplement encadr\u00e9 par l\u2019Assembl\u00e9e), n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9 et semble avoir \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9 \u00e0 la discr\u00e9tion du futur ministre de la Justice (portefeuille acquis \u00e0 Enahdha).<\/div>\n<div> Cerise sur le g\u00e2teau, ce gouvernement une fois \u00e9lu \u00e0 la majorit\u00e9 simple sera de facto ind\u00e9boulonnable, car il est pr\u00e9vu par le projet de loi qu\u2019une motion de censure \u00e0 l\u2019encontre du gouvernement ne sera recevable qu\u2019\u00e0 la majorit\u00e9 des 2\/3. Ennahdha qui dispose de pr\u00e8s de 42% des si\u00e8ges sera donc en mesure de bloquer toute motion de censure.<\/div>\n<div> Le spectre de l&rsquo;absolutisme<\/div>\n<div> Quant au pouvoir l\u00e9gislatif, il est d\u00e9volu \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e et en partie au Premier ministre (encore lui). Le vote des lois organiques ne requiert qu\u2019une majorit\u00e9 simple des membres de l\u2019Assembl\u00e9e constituante, celui des lois ordinaires, la majorit\u00e9 des membres pr\u00e9sents (avec un quorum du 1\/3). Et pour couronner le tout, le projet de loi soumet le vote des articles de la constitution \u00e0 la majorit\u00e9 simple.<\/div>\n<div> De mani\u00e8re symbolique, il est pr\u00e9vu de faire approuver le texte complet du projet de constitution par une majorit\u00e9 qualifi\u00e9e (2\/3) mais seulement en premi\u00e8re lecture. Apr\u00e8s un mois de \u00ab\u00a0r\u00e9flexion\u00a0\u00bb l\u2019Assembl\u00e9e sera en mesure d\u2019adopter d\u00e9finitivement la nouvelle constitution du pays \u00e0 la majorit\u00e9 simple !<\/div>\n<div> A aucun moment, le consensus n\u2019est pr\u00f4n\u00e9, nul part il n\u2019est requis de majorit\u00e9 qualifi\u00e9e. On a peine \u00e0 croire qu\u2019il s\u2019agit de textes devant r\u00e9gir et encadrer la construction d\u2019un \u00e9difice commun, d\u2019un \u00e9difice d\u00e9mocratique appel\u00e9, par del\u00e0 les majorit\u00e9s et alliances circonstancielles \u00e0 s\u2019inscrire dans la dur\u00e9e, \u00e0 servir de cadre \u00e0 l\u2019\u00e9criture de la nouvelle histoire de ce pays.<\/div>\n<div> Dix mois apr\u00e8s le d\u00e9part du despote, le spectre de l\u2019absolutisme refait d\u00e9j\u00e0 son apparition. L\u2019avenir de la d\u00e9mocratie en Tunisie se jouera dans les jours qui viennent. Les Tunisiens se doivent de r\u00e9agir sans plus tarder. Avec ses 89 d\u00e9put\u00e9s, il ne manque \u00e0 Ennahdha que 20 voix pour devenir le ma\u00eetre absolu du pays. Or des dizaines de d\u00e9put\u00e9s, tels les ind\u00e9pendants d\u2019El Aridha Chaabia sont h\u00e9sitants, sans r\u00e9f\u00e9rence id\u00e9ologique claire et cherchent \u00e0 se positionner sur l\u2019\u00e9chiquier politique.<\/div>\n<div> O\u00f9 sont les d\u00e9mocrates du CPR et d\u2019Ettakatol ? Que font les Moncef Marzouki, Mohamed Abbou, Mustapha Ben J\u00e2afar, Kh\u00e9lil Ezaouia, Kh\u00e9ma\u00efs Ksila et autres militants de la premi\u00e8re heure ? Que sont devenues les promesses de ces d\u00e9fenseurs des libert\u00e9s et de la d\u00e9mocratie ? L\u2019enjeu est crucial, vital, d\u00e9terminant ! Il n\u2019y aura peut-\u00eatre plus de retour possible, si ce n\u2019est au prix de nouveaux sacrifices.. <strong><font>Source : \u00ab Le Nouvel Observateur \u00bb Le 28-11-2011<\/font><\/strong> Lien :<a href=\"http:\/\/leplus.nouvelobs.com\/contribution\/218031;tunisie-vers-un-coup-d-etat-institutionnel.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/leplus.nouvelobs.com\/contribution\/218031;tunisie-vers-un-coup-d-etat-institutionnel.html<\/a><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Tunisie- Ce qu\u2019Ennahdha voudra, la Constituante pourra<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> <strong><font>Par Monia BEN HAMADI<\/font><\/strong> Voil\u00e0 pr\u00e8s d&rsquo;une semaine que l\u2019Assembl\u00e9e Constituante a inaugur\u00e9 ses travaux, lors de la s\u00e9ance d\u2019ouverture, forte de multiples rebondissements, du lundi 22 novembre 2011. Tahar Hmila s\u2019\u00e9tait alors remarquablement distingu\u00e9 par ses frasques et son style inimitable. Apr\u00e8s l\u2019\u00e9lection de Mustapha Ben Ja\u00e2far, tard dans la journ\u00e9e, \u00e0 la pr\u00e9sidence de la Constituante, l\u2019homme pos\u00e9 et consensuel qu\u2019est le leader du parti Ettakatol avait r\u00e9ussi \u00e0 r\u00e9tablir le calme et acc\u00e9l\u00e9rer les travaux. Le lendemain en fin de matin\u00e9e, deux commissions \u00e9taient \u00e9lues, comportant chacune 22 membres de l\u2019Assembl\u00e9e constituante afin de discuter des projets sur le r\u00e8glement int\u00e9rieur de l\u2019Assembl\u00e9e et l\u2019organisation provisoire des pouvoirs publics. Les commissions se r\u00e9unissant \u00e0 huis clos, il a fallu attendre que ceux qui y participent nous transmettent le d\u00e9roulement des pourparlers.   \u00c0 la lumi\u00e8re des informations qui ont filtr\u00e9, les d\u00e9bats semblent vifs au sein desdites commissions. Mais que se passe-t-il au sein de ces r\u00e9unions \u00e0 huis clos ?  Ces premi\u00e8res informations parvenues nous laissent penser que les d\u00e9saccords et les controverses ne font que commencer.  Apr\u00e8s le diff\u00e9rend entre Ennahdha et Ettakatol au sujet d\u2019un accord qui n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 respect\u00e9 par le parti islamiste de nommer un \u00e9lu de l\u2019opposition (en l\u2019occurrence le PDP) en tant que membre du bureau directeur de la commission en charge d\u2019\u00e9tablir le r\u00e8glement int\u00e9rieur, c\u2019est \u00e0 pr\u00e9sent au sein de l\u2019autre commission, celle de l\u2019organisation des pouvoirs, que les d\u00e9bats font rage.  Iyed Dahmani, \u00e9lu du PDP, a \u00e9t\u00e9 parmi les premiers \u00e0 critiquer le projet que la coalition souhaite faire passer au sujet de l\u2019organisation des pouvoirs. Celui-ci est pour le moins controvers\u00e9. En effet, vendredi et samedi derniers, les discussions ont port\u00e9 sur les pr\u00e9rogatives du pr\u00e9sident de la R\u00e9publique et du Premier ministre, d\u2019une part, et sur la mani\u00e8re dont le gouvernement doit \u00eatre form\u00e9 et les possibilit\u00e9s d\u2019y opposer un contre-pouvoir, d\u2019autre part.   Ennahdha et ses alli\u00e9s auraient donc pr\u00e9alablement pr\u00e9par\u00e9 un document o\u00f9 il est question de donner les pleins pouvoirs au chef du gouvernement et de ne donner au pr\u00e9sident de la R\u00e9publique qu\u2019un pouvoir extr\u00eamement restreint, essentiellement symbolique et protocolaire. Par ailleurs, le mouvement Ennahdha souhaite que le Premier ministre soit obligatoirement issu du parti ayant eu la majorit\u00e9, m\u00eame relative. Ceci n\u2019ayant rien d\u2019\u00e9tonnant, ce point \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9cis\u00e9 dans le programme \u00e9lectoral d\u2019Ennahdha.   Le point qui a \u00e9t\u00e9 fortement d\u00e9nonc\u00e9 samedi 27 novembre 2011 par des repr\u00e9sentants de l\u2019opposition \u00e9tait enfin la proposition concernant la motion de censure au gouvernement. Le mouvement Ennahdha propose en effet que le vote de confiance au gouvernement se fasse \u00e0 la majorit\u00e9 absolue (50% +1) mais que la motion de censure pouvant \u00e9ventuellement le faire tomber ne puisse \u00eatre vot\u00e9e qu\u2019aux 2\/3. A titre de comparaison, en France, il est possible de proposer une motion de censure au gouvernement avec la signature de 10% des d\u00e9put\u00e9s et celle-ci est adopt\u00e9e si elle obtient la majorit\u00e9 absolue des voix (50% + 1), le principe est globalement le m\u00eame en Angleterre, en Turquie, etc.  Ettakatol aurait, pour tenter de trouver un compromis, propos\u00e9 que la motion de censure puisse \u00eatre vot\u00e9e aux 3\/5 au lieu des 2\/3 d\u2019Ennahdha. Ce qui ferait passer la proportion de 66% \u00e0 60% de voix favorables. Une remise de 6% qui ne change, en r\u00e9alit\u00e9, pas grand-chose.   Ainsi, dans les deux cas (60 ou 66%), le mouvement Ennahdha, avec 41% de si\u00e8ges \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e Constituante serait assur\u00e9 de garder le pouvoir, quoi qu\u2019il arrive, au moins jusqu\u2019aux prochaines \u00e9lections. Et, si hypoth\u00e8se improbable o\u00f9 une motion de censure est vot\u00e9e contre elle (ce qui voudrait concr\u00e8tement dire que, pour arriver aux deux tiers, un certain nombre d\u2019\u00e9lus Ennahdha devraient voter une motion de censure contre leur propre parti), l\u2019obligation, selon les v\u0153ux d\u2019Ennahdha, pour le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique de nommer un Premier ministre issu du parti majoritaire lui redonnerait automatiquement le pouvoir. Autant dire que c\u2019est une organisation \u00e9labor\u00e9e sur mesure pour le parti islamiste, du moins pour cette p\u00e9riode provisoire. Voire une p\u00e9riode autrement plus longue si ce projet inscrit dans le programme d\u2019Ennahdha passe lors de l\u2019\u00e9laboration de la Constitution.  Hamadi Jebali avait d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9venu que si aucun consensus n\u2019\u00e9tait trouv\u00e9 concernant le r\u00e9gime parlementaire qu\u2019ils d\u00e9fendent, ils passeraient directement au vote. Autrement dit, soit vous \u00eates d\u2019accord sur le r\u00e9gime parlementaire soit nous l\u2019imposerons par le vote. Il s\u2019agirait l\u00e0, plus de mettre tout le monde devant le fait accomplis, que d\u2019un consensus.  Un autre point du projet qui m\u00e9riterait d\u2019\u00eatre soulev\u00e9 concerne, \u00e0 ce sujet, la mani\u00e8re dont les articles de la Constituante devront \u00eatre vot\u00e9s. Le projet stipule que si la majorit\u00e9 des deux tiers n\u2019est pas obtenue pour un article, il serait proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une seconde lecture dudit article dans le mois qui suit, et la majorit\u00e9 absolue serait alors suffisante pour l\u2019adopter. Nous y reviendrons.   La premi\u00e8re interrogation concerne alors le r\u00f4le jou\u00e9 par Ettakatol et le CPR dans l\u2019\u00e9laboration de ce projet. Car la question de l\u2019organisation des pouvoirs a \u00e9t\u00e9 au centre des concertations post-\u00e9lectorales au sein de ce qui a \u00e9t\u00e9 appel\u00e9 les commissions tripartites, et tout porte \u00e0 croire que l\u2019accord d\u2019alliance conclu entre les trois partis englobe ce projet.  Quel int\u00e9r\u00eat auraient alors les deux partis minoritaires dans cette alliance \u00e0 accepter ces conditions. Les petites parts de g\u00e2teau qu\u2019ils ont r\u00e9colt\u00e9es ont-elles suffi \u00e0 faire pencher la balance en faveur du parti islamiste ? La politique politicienne a certainement des raisons que la raison ignore\u2026 et, s\u2019il est ais\u00e9 de cerner l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019Ennahdha entre les lignes de ce projet, les voies du CPR et surtout d\u2019Ettakatol semblent imp\u00e9n\u00e9trables.   Ces questions, qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 tranch\u00e9es au sein des commissions, seront d\u00e9battues en s\u00e9ance pl\u00e9ni\u00e8re, probablement \u00e0 partir de mardi, et nous aurons alors plus de visibilit\u00e9 sur les desseins de chacune des parties pr\u00e9sentes. \u00c0 suivre\u2026 <strong><font>Source : \u00ab Business News \u00bb Le 27-11-2011<\/font><\/strong> Lien :<a href=\"http:\/\/www.businessnews.com.tn\/details_article.php?a=27873&amp;temp=1&amp;lang=fr&amp;t=519\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.businessnews.com.tn\/details_article.php?a=27873&amp;temp=1&amp;lang=fr&amp;t=519<\/a><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Aujourd&rsquo;hui en Tunisie, il devient difficile d&rsquo;\u00eatre un \u00ab ami de la France \u00bb<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> Au Forum Lib\u00e9ration de Lyon, ce weekend, la blogueuse tunisienne Amira Yahyahoui, alias @Mira404, a fait une analyse s\u00e9v\u00e8re des relations franco-tunisiennes, y compris apr\u00e8s le remplacement de Mich\u00e8le Alliot-Marie par Alain Jupp\u00e9. Dans son intervention, reprise sur son blog, elle d\u00e9nonce : \u00ab On aurait pu croire qu&rsquo;apr\u00e8s ces couacs diplomatiques, le quai d&rsquo;Orsay ferait un peu plus attention avec le dossier tunisien. H\u00e9las, les sorties m\u00e9diatiques de son nouvel ambassadeur, Boris Boillon, n&rsquo;a pas arrang\u00e9 les choses. Plus r\u00e9cemment et apr\u00e8s les premi\u00e8res \u00e9lections libres, Alain Jupp\u00e9 avant m\u00eame de f\u00e9liciter la Tunisie pour le grand pas qu&rsquo;elle vient d&rsquo;accomplir vers la d\u00e9mocratie, se pose en donneur de le\u00e7ons et parle de \u201c lignes rouges \u201d \u00e0 ne pas d\u00e9passer sous peine de r\u00e9primande \u00e9conomique. O\u00f9 \u00e9taient ces lignes rouges du temps de Ben Ali Monsieur le Ministre ?  Les hommes politiques fran\u00e7ais sont-ils, encore, en position pour donner des le\u00e7ons aux Tunisiens ? Autant de d\u00e9rapages, ne font pas honneur au pays des droits de l&rsquo;homme. Aujourd&rsquo;hui en Tunisie, il devient difficile d&rsquo;\u00eatre un \u201c ami de la France \u201d. Le terme \u201c\u00e9lite francophone \u201d est devenu une injure. Les nouveaux dirigeants du pays multiplient les d\u00e9clarations hostiles \u00e0 la francophonie. Les responsables politiques fran\u00e7ais doivent comprendre que les tunisiens ont fait une r\u00e9volution pour la dignit\u00e9. Il est r\u00e9volu le temps du paternalisme postcolonial et des arrangements entre amis. Les tunisiens veulent une tol\u00e9rance z\u00e9ro avec l&rsquo;irrespect. Ils veulent que ce renouveau citoyen en Tunisie soit accompagn\u00e9 de consid\u00e9ration pour les Tunisiens, o\u00f9 qu&rsquo;ils soient. \u00bb <strong><font>Source : \u00ab Rue 89 \u00bb Le 28-11-2011<\/font><\/strong> Lien :<a href=\"http:\/\/www.rue89.com\/2011\/11\/28\/aujourdhui-en-tunisie-il-devient-difficile-detre-un-ami-de-la-france-226996\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.rue89.com\/2011\/11\/28\/aujourdhui-en-tunisie-il-devient-difficile-detre-un-ami-de-la-france-226996<\/a><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Des salafistes perturbent les cours \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de la Manouba<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> Un groupe de salafistes r\u00e9clamant l&rsquo;inscription d&rsquo;\u00e9tudiantes en niqab et la non-mixit\u00e9 dans les classes ont perturb\u00e9 des cours et campaient lundi devant le bureau du doyen de la facult\u00e9 de lettres de La Manouba, \u00e0 25 km \u00e0 l&rsquo;ouest de Tunis, a-t-on appris de source universitaire.  Un groupe de salafistes, v\u00eatus comme des Afghans, campent depuis le d\u00e9but de l&rsquo;apr\u00e8s-midi devant mon bureau, a d\u00e9clar\u00e9 par t\u00e9l\u00e9phone \u00e0 l&rsquo;AFP Habib Kazdaghli, le doyen de la facult\u00e9.  Selon lui, les salafistes, qui se disent \u00e9tudiants de la facult\u00e9, sont quelques dizaines, et ont d\u00e9j\u00e0 interrompu dans la matin\u00e9e un cours dans le d\u00e9partement d&rsquo;anglais.  Ils r\u00e9clament l&rsquo;inscription des filles en niqab, une salle de pri\u00e8res dans l&rsquo;enceinte du campus, la non-mixit\u00e9 des cours, l&rsquo;interdiction pour des femmes d&rsquo;enseigner \u00e0 des \u00e9tudiants hommes, et vice-versa, a-t-il indiqu\u00e9.  C&rsquo;est la premi\u00e8re fois que \u00e7a prend une telle tournure, a-t-il dit, soulignant que les professeurs avaient tenu une r\u00e9union lundi matin pour d\u00e9finir une r\u00e9ponse face \u00e0 de telles revendications.  M. Kazdaghli a indiqu\u00e9 \u00eatre en contact avec les autorit\u00e9s \u00e9ducatives et polici\u00e8res, tout en esp\u00e9rant que le probl\u00e8me se r\u00e9glerait sans intervention ext\u00e9rieure.  De tels incidents se sont multipli\u00e9s au cours des derni\u00e8res semaines. D\u00e9but octobre, des salafistes avaient envahi la Facult\u00e9 des lettres de Sousse (140 km au sud de Tunis) pour protester contre le refus d&rsquo;inscription d&rsquo;une \u00e9tudiante en niqab, et le doyen avait re\u00e7u des menaces de mort.  En novembre, des \u00e9tudiants ont tent\u00e9 d&rsquo;imposer la non-mixit\u00e9 \u00e0 la cantine scolaire de l&rsquo;universit\u00e9 de Gab\u00e8s (sud).  D&rsquo;autres incidents tels que des professeures insult\u00e9es en raison de leur tenue vestimentaire ou des cours de dessin emp\u00each\u00e9s car les repr\u00e9sentations sont proscrites par l&rsquo;islam ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s dans la presse.  Compos\u00e9s de diverses tendances, les salafistes sont minoritaires dans le camp islamiste repr\u00e9sent\u00e9 par le parti Ennahda en Tunisie, mais sont tr\u00e8s actifs et contr\u00f4lent plusieurs dizaines de mosqu\u00e9es dans le pays, selon le politologue Slah Jourchi, sp\u00e9cialiste des r\u00e9seaux islamistes <strong><font>Source : \u00ab Romandie \u00bb Le 28-11-2011<\/font><\/strong> Lien :<a href=\"http:\/\/www.romandie.com\/news\/n\/_Tunisie_des_salafistes_perturbent_les_cours_a_l_universite_de_la_Manouba281120111811.asp\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.romandie.com\/news\/n\/_Tunisie_des_salafistes_perturbent_les_cours_a_l_universite_de_la_Manouba281120111811.asp<\/a><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\">Tunisie: le probl\u00e8me end\u00e9mique du bassin minier de Gafsa<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> Le repli de l&rsquo;activit\u00e9 extractive de la Compagnie des Phosphates de Gafsa. Au regard des multiples interruptions de la production, du transport des phosphates ou des deux depuis le d\u00e9but de la r\u00e9volution (l&rsquo;activit\u00e9 \u00e9tant r\u00e9duite de 75 %) on pouvait s&rsquo;attendre au pire n&rsquo;e\u00fbt \u00e9t\u00e9 la conjonction favorable de deux facteurs : le prix de vente des phosphates ayant atteint des sommets (120$ \u00e0 rapprocher \u00e0 30$ du co\u00fbt de revient) et un stock de produits finis de plusieurs millions de tonnes.<\/div>\n<div> La CPG a d\u00fb se r\u00e9soudre \u00e0 cr\u00e9er des soci\u00e9t\u00e9s de transport vu l&rsquo;interdiction de la sous-traitance et de soci\u00e9t\u00e9s p\u00e9riph\u00e9riques pour g\u00e9rer les probl\u00e8mes d&rsquo;ordre environnemental vu que l&rsquo;extraction des phosphates notamment dans les mines \u00e0 ciel ouvert est polluante. Cette compagnie est dirig\u00e9e par un staff log\u00e9 au si\u00e8ge de Tunis ( ?) avec \u00e0 sa t\u00eate un polytechnicien-ing\u00e9nieur des Mines natif de Gafsa et qui conna\u00eet la maison en appliquant l&rsquo;\u00e9tat de l&rsquo;art en mati\u00e8re de gestion cart\u00e9sienne mais cela ne suffit pas. Ceci \u00e9tant, la CPG pr\u00e9voit un repli de sa production \u00e0 4.6 Millions de tonnes au lieu de 8 pour 2012.<\/div>\n<div> <strong>La corr\u00e9lation entre les possibilit\u00e9s d&#8217;emploi et la qualification<\/strong> <\/div>\n<div> Au plan logique, la CPG a \u00e9t\u00e9 en tant qu&rsquo;entreprise au-del\u00e0 de ses possibilit\u00e9s intrins\u00e8ques en \u00e9tablissant un programme de recrutement de pr\u00e8s de 4 000 personnes alors que ses effectifs sont de 5 000 employ\u00e9s (partant de 15 000, cet effectif ayant r\u00e9gress\u00e9 suite \u00e0 l&rsquo;automatisation, la CPG \u00e9tant contrainte \u00e0 r\u00e9duire annuellement sa voilure en mati\u00e8re de recrutement).On peut donc se demander comment et pourquoi cette entreprise est le point focal de toutes les r\u00e9criminations quand justement elle fait un effort titanesque.Certes on peut lui reprocher son d\u00e9ficit communicationnel et la maladresse d&rsquo;annonce de r\u00e9sultats des concours d&#8217;embauche au moment o\u00f9 le pays a un gouvernement d\u00e9missionnaire quand on conna\u00eet la mollesse du gouvernement transitoire.Le probl\u00e8me est que l&#8217;embauche des 1 300 personnes dans le cadre de structures sp\u00e9cifiques charg\u00e9es de l&rsquo;environnement -ce qui est en soi louable et b\u00e9n\u00e9fique- a \u00e9t\u00e9 faite dans l&rsquo;urgence sans programme ni vision prospective au moment o\u00f9 nous connaissons les ravages de la d\u00e9sertification et la d\u00e9gradation des sols.Par une surench\u00e8re continue, ces personnes embauch\u00e9es dans des conditions meilleures que celles du programme AMAL (salaire de d\u00e9but de 300 d, 500 d voire plus) ne font pas grand-chose et r\u00e9clament maintenant d&rsquo;int\u00e9grer l&rsquo;entreprise m\u00e8re sans avoir les qualifications requises.Autant je suis d&rsquo;accord avec M Soufiane Ben Farhat qui rel\u00e8ve dans le journal La presse le d\u00e9ficit de communication de la CPG, autant en tant que chef d&rsquo;entreprise, je pense que son affirmation selon laquelle \u00abl&rsquo;\u00e9cart entre postes disponibles et qualifications n\u00e9cessaires ne convainc personne\u00bb est erron\u00e9e.Si la CPG requiert un conducteur d&rsquo;engins dont un simple pneu peut co\u00fbter 20 000 Dinars et qu&rsquo;il ne figure sur la liste des postulants que des jeunes dipl\u00f4m\u00e9s en lettres sans permis de conduire, que faire ?<\/div>\n<div> <strong>La gestion de l&rsquo;irrationnel et l&rsquo;absence de l&rsquo;Etat<\/strong><\/div>\n<div> Il est vrai, m\u00eame si cela para\u00eet irrecevable \u00e0 un esprit cart\u00e9sien, qu&rsquo;un jeune dipl\u00f4m\u00e9 en droit, ch\u00f4meur dans la pr\u00e9carit\u00e9, ne peut pas admettre s&rsquo;il a postul\u00e9 \u00e0 un concours -organis\u00e9 dans la plus grande transparence- qu&rsquo;on ne lui accorde pas un poste disponible de conducteur d&rsquo;engin pour lequel en son \u00e2me et conscience il sait qu&rsquo;il n&rsquo;a pas les qualifications.Il m&rsquo;a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 dans un pr\u00e9c\u00e9dent papier de relater comment le bassin minier d\u00e8s le protectorat repr\u00e9sentait un \u00eelot de prosp\u00e9rit\u00e9 o\u00f9 la \u00ab Cobbania \u00bb se substituait \u00e0 l&rsquo;Etat pour fournir aux populations les fondamentaux des conditions de vie : \u00e9lectricit\u00e9, eau, dispensaire, \u00e9cole, etc. Il est usuel que les grands groupes miniers (tel Mazembe ou au Kivu en RDC o\u00f9 des milices priv\u00e9es tiennent lieu de forces de l&rsquo;ordre) deviennent un Etat dans l&rsquo;Etat, mais ce qui a accentu\u00e9 le d\u00e9sengagement jusqu&rsquo;\u00e0 la d\u00e9mission de l&rsquo;Etat dans le bassin minier et plus g\u00e9n\u00e9ralement dans la r\u00e9gion de Gafsa, est le fait politique de la s\u00e9cession Youss\u00e9fiste.Cette s\u00e9cession a valu aux populations de la r\u00e9gion de Gafsa une haine tenace de la part de feu Bourguiba qui a d&rsquo;ailleurs scind\u00e9 le gouvernorat rebelle en trois par extraction de Sidi Bouzid et Tozeur.Depuis, hormis l&rsquo;appareil s\u00e9curitaire sur lequel s&rsquo;est appuy\u00e9 Ben Ali et le noyautage de quelques tra\u00eetres rcdistes \u00e0 la cause ouvri\u00e8re de l&rsquo;UGTT, il n&rsquo;y a pas de grands attributs de l&rsquo;Etat dans la r\u00e9gion.<\/div>\n<div> <strong>Le dossier prioritaire du PM JEBALI<\/strong> <\/div>\n<div> Il para\u00eetrait que le prochain Pr\u00e9sident M Marzouki r\u00e9servera sa premi\u00e8re visite \u00e0 Kasserine, ce qui est une continuit\u00e9 de l&rsquo;engagement de son militantisme.  Je sugg\u00e8re au chef de gouvernement pressenti M Hamadi Jebali de r\u00e9server sa premi\u00e8re visite au bassin minier de Gafsa sachant que la solution aux probl\u00e8mes de la r\u00e9gion n&rsquo;est pas obligatoirement d&rsquo;ordre rationnel, ce qui lui donnera l&rsquo;occasion d&rsquo; en appeler au divin et les populations de ces r\u00e9gions peuvent lui promettre un auditoire plus large que celui auquel il s&rsquo;est adress\u00e9 dans sa r\u00e9gion natale le Sahel, les gens du sud ayant une hospitalit\u00e9 l\u00e9gendaire! Il verra que convaincre les mineurs est l\u00e9g\u00e8rement plus ardu que l\u00e9gif\u00e9rer sur la minijupe !Si Gouvernement l\u00e9gitime il y a, il faut que l&rsquo;Etat revienne par la grande porte dans ces contr\u00e9es car la CPG n&rsquo;est pas l&rsquo;Etat et inversement. Abderrazak LEJRI -ing\u00e9nieur, chef d&rsquo;entreprise natif de Gafsa <strong><font>Source : \u00ab Mediapart \u00bb Le 28-11-2011<\/font><\/strong> Lien :<a href=\"http:\/\/blogs.mediapart.fr\/blog\/abderrazak-lejri\/281111\/tunisie-le-probleme-endemique-du-bassin-minier-de-gafsa\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/blogs.mediapart.fr\/blog\/abderrazak-lejri\/281111\/tunisie-le-probleme-endemique-du-bassin-minier-de-gafsa<\/a><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\">Quand l&rsquo;islam entre en politique<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> <strong><font>Par MARIE VERDIER <\/font><\/strong>Les \u00e9lections dans le monde arabo-musulman portent de plus en plus souvent des partis islamistes au pouvoir  Le concept occidental d\u2019\u00ab islamisme mod\u00e9r\u00e9 \u00bb \u00e9voque le caract\u00e8re non violent et pragmatique de ces partis se recommandant de l\u2019islam Apr\u00e8s le printemps arabe, la vague d\u2019\u00e9lections de l\u2019automne arabe porte d\u00e9sormais au pouvoir les partis islamistes de la tendance des Fr\u00e8res musulmans labellis\u00e9s en Occident \u00ab islamistes mod\u00e9r\u00e9s \u00bb.  Le parti Ennahda (Renaissance) a rafl\u00e9 90 des 217 si\u00e8ges de l\u2019assembl\u00e9e constituante en Tunisie le 23 octobre dernier. Au Maroc, le roi Mohamed VI devrait confier aujourd\u2019hui \u00e0 Abdelilah Benkirane, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du parti de la justice et du d\u00e9veloppement (PJD) arriv\u00e9 premier aux \u00e9lections l\u00e9gislatives de vendredi 25 novembre (avec 107 des 395 si\u00e8ges), le soin de former un gouvernement de coalition qui sera dirig\u00e9 pour la premi\u00e8re fois par le parti islamiste. Enfin en \u00c9gypte, nul ne doute que le processus \u00e9lectoral entam\u00e9 lundi 28 novembre va profiter au Parti de la libert\u00e9 et de la justice cr\u00e9\u00e9 par la confr\u00e9rie des Fr\u00e8res musulmans, m\u00eame si plusieurs partis se r\u00e9f\u00e9rant aux m\u00eames pr\u00e9ceptes lui font concurrence. R\u00e9solution de la contradiction entre islamisme et d\u00e9mocratie \u00ab Ce sont les Am\u00e9ricains qui ont d\u00e9velopp\u00e9 le concept d\u2019islamisme mod\u00e9r\u00e9 apr\u00e8s les attentats du 11 septembre en utilisant mal \u00e0 propos ce terme pour distinguer les mouvements islamiques pacifiques de ceux qui recourent \u00e0 la violence \u00bb , rappelle Mohamed Haddad professeur, titulaire de la Chaire Unesco des \u00e9tudes comparatives des religions \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Tunis.  Cr\u00e9\u00e9 en 1928, le mouvement des Fr\u00e8res musulmans porte en son sein cette tension entre une d\u00e9marche pacifique, incarn\u00e9e par son fondateur \u00e9gyptien Hassan el Banna, et l\u2019option violente, pr\u00f4n\u00e9e par le th\u00e9oricien du djihad arm\u00e9 Sayyid Qutb. \u00ab En Tunisie, la question a \u00e9t\u00e9 tranch\u00e9e par le parti Ennahda et au Maroc par le PJD. Ils se sont clairement positionn\u00e9s dans le camp des non violents, alors qu\u2019en \u00c9gypte il reste un fond \u00e9quivoque \u00bb , poursuit le chercheur. La notion d\u2019islamisme mod\u00e9r\u00e9 renvoie aussi \u00e0 la Turquie et \u00e0 l\u2019AKP (Parti pour la justice et le d\u00e9veloppement) du premier ministre Recep Tayyip Erdogan, qui dirige un \u00c9tat la\u00efc. \u00ab Le mod\u00e8le fascine et attire parce qu\u2019il marche : il est performant d\u2019un point de vue \u00e9conomique et il a politiquement r\u00e9solu la contradiction entre islamisme et d\u00e9mocratie \u00bb , rel\u00e8ve Jean-Pierre Filiu, professeur d\u2019Histoire \u00e0 Sciences-Po (1). La question de la conformit\u00e9 \u00e0 la charia Ce n\u2019est pas pour autant que les partis de la mouvance des Fr\u00e8res musulmans sur la rive Sud de la M\u00e9diterran\u00e9e vont adopter ce mod\u00e8le, m\u00eame s\u2019ils s\u2019y r\u00e9f\u00e8rent, notamment pour rassurer l\u2019Occident d\u00e9sempar\u00e9 face \u00e0 cette vague islamique. Le chef de l\u2019AKP, lors de sa tourn\u00e9e en Afrique du Nord n\u2019a d\u2019ailleurs pas partout \u00e9t\u00e9 accueilli en h\u00e9ros. \u00ab Les pays musulmans sont tr\u00e8s divers. Il ne faut pas croire qu\u2019ils passent tous unilat\u00e9ralement du noir de la dictature au vert de l\u2019islam. Le paysage politique sera multicolore \u00bb , fait valoir Bichara Khader, directeur du Centre d\u2019\u00e9tudes et de recherches sur le monde arabe contemporain \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 catholique de Louvain. Et cette diversit\u00e9 existe aussi au sein des partis islamistes. Les r\u00e9centes pol\u00e9miques qui ont agit\u00e9 la vie politique tunisienne ces derniers jours en attestent. Hamadi Jebali, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral d\u2019Ennahda pressenti pour devenir premier ministre, avait appel\u00e9 le 13 novembre \u00e0 l\u2019av\u00e8nement d\u2019un cycle civilisationnel nouveau, celui du sixi\u00e8me califat. Le 24 novembre ce fut au tour du leader historique du parti, Sadok Chourou d\u2019\u00e9voquer la n\u00e9cessaire conformit\u00e9 des lois \u00e0 la charia. G\u00e9rer la diversit\u00e9 Ces propos ont tr\u00e8s vite \u00e9t\u00e9 rectifi\u00e9s par le porte-parole du parti. \u00ab Pour certains, cela prouve le double discours d\u2019Ennahda qui peu \u00e0 peu montre sa vraie nature. Cela t\u00e9moigne plus vraisemblablement des divisions, de la pluralit\u00e9 de points de vues au sein du parti, estime Mohamed Haddad. Ses membres viennent d\u2019horizons tr\u00e8s divers, entre ceux qui ont connu l\u2019exil, ceux qui ont \u00e9t\u00e9 durant des ann\u00e9es en prison. Ils ont \u00e9volu\u00e9 diff\u00e9remment. Il ne serait pas \u00e9tonnant que le parti cultive cette ambigu\u00eft\u00e9, m\u00eame si c\u2019est l\u2019aile politique qui a port\u00e9 le parti au pouvoir et non pas son aile conservatrice \u00bb . Ces tiraillements sont aussi aliment\u00e9s de l\u2019ext\u00e9rieur. \u00ab Les Fr\u00e8res musulmans dans tous les pays sont en partie financ\u00e9s par le Qatar. L\u2019un des grands pr\u00e9dicateurs, Tariq Ramadan, a sa chaire d\u2019islamologie de l\u2019universit\u00e9 d\u2019Oxford directement financ\u00e9e par la femme de l\u2019\u00e9mir du Qatar \u00bb , affirme Ahmed Benani, politologue et anthropologue des religions de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne. Les mouvances salafistes, plus radicales, sont, elles, financi\u00e8rement support\u00e9es par l\u2019Arabie saoudite, selon le chercheur. \u00ab Il y a une pluralit\u00e9, les contextes politiques, \u00e9conomiques, culturels sont diff\u00e9rents d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre, il est vrai cependant que les islamistes peinent \u00e0 g\u00e9rer la diversit\u00e9 qu\u2019elle soit externe ou interne \u00e0 leurs mouvements \u00bb , reconna\u00eet Jean-Pierre Filiu. \u00ab Maintenant qu\u2019ils sont appel\u00e9s \u00e0 gouverner, \u00e0 faire des alliances, ils devront faire l\u2019apprentissage de cette diversit\u00e9 \u00bb, poursuit-il. A l\u2019\u00e9preuve des faits Les chercheurs sont unanimes \u00e0 consid\u00e9rer que c\u2019est en leur sein que les d\u00e9bats seront les plus vifs et que ceux-ci sortiront au grand jour dans les d\u00e9bats parlementaires. Mais il n\u2019y aura \u00e0 leurs yeux ni interdiction du bikini sur les plages, ni obligation du port du voile, ni introduction de la charia ou retour \u00e0 la polygamie. \u00ab Ils ne prendront pas le risque d\u2019embraser les soci\u00e9t\u00e9s \u00bb, affirme Ahmed Benani. \u00ab Quelles r\u00e9ponses ont-ils \u00e0 apporter pour r\u00e9soudre les questions de ch\u00f4mage et de d\u00e9veloppement ? \u00bbinterroge Jean-Pierre Filiu, qui s\u2019attend \u00e0 ce que l\u2019\u00e9preuve des faits soit \u00ab redoutable \u00bbet que l\u2019\u00e9tat de gr\u00e2ce de ces partis soit \u00ab non durable \u00bb. (1)Auteur de La r\u00e9volution arabe : 10 le\u00e7ons sur le soul\u00e8vement d\u00e9mocratique . Fayard, sept 2011, 264 p., 18 \u20ac <strong><font>Source : \u00ab La Croix \u00bb Le 28-11-2011<\/font><\/strong> Lien :<a href=\"http:\/\/www.la-croix.com\/Actualite\/S-informer\/Monde\/Quand-l-islam-entre-en-politique-_NG_-2011-11-28-741180\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.la-croix.com\/Actualite\/S-informer\/Monde\/Quand-l-islam-entre-en-politique-_NG_-2011-11-28-741180<\/a><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\">Tunisie: Les ann\u00e9es Ben Ali de l&rsquo;ambassadeur<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div> L&rsquo;\u00e9diteur C\u00e9r\u00e8s vient d&rsquo;annoncer la parution du livre \u00ab Mes Ann\u00e9es Ben Ali \u00bb d&rsquo;Yves-Aubin de la Messuizi\u00e8re, ancien ambassadeur de France en Tunisie (2002-2005). Dans cet ouvrage, l&rsquo;auteur nous fait part de ce qu&rsquo;il a toujours su et en partie tu. Toutes les questions sont pos\u00e9es. Tous les protagonistes de la sc\u00e8ne politique tunisienne et fran\u00e7aise sont pr\u00e9sents. Et, en annexe, deux t\u00e9l\u00e9grammes diplomatiques secrets dont la publication a \u00e9t\u00e9 exceptionnellement autoris\u00e9e. Pr\u00e9sentation du livre: Les Tunisiens ont \u00e9t\u00e9 heurt\u00e9s par la position de la France la veille de la R\u00e9volution. Un diplomate fran\u00e7ais un peu \u00ab \u00e0 part \u00bb, et non des moindres, Yves Aubin de La Messuzi\u00e8re, ancien ambassadeur de France en Tunisie, en a pris acte et a d\u00e9cid\u00e9 de rompre le silence. Il avait d\u00e9j\u00e0 d\u00e9tonn\u00e9 et s\u00e9duit la soci\u00e9t\u00e9 civile, en fr\u00e9quentant les opposants au r\u00e9gime ou encore en ouvrant, pour la premi\u00e8re fois en 130 ans, les grilles de sa r\u00e9sidence au public, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 toutes les chancelleries occidentales faisaient fortifier leurs enceintes. N&rsquo;\u00e9tant plus tenu par le devoir de r\u00e9serve, l&rsquo;auteur ne m\u00e2che pas ses mots sur le cartel des familles, le \u00abcas \u00bb tunisien, l&rsquo;ambiance de fin de r\u00e8gne, diagnostiquant chez l&rsquo;autocrate Ben Ali un syndrome indon\u00e9sien, selon le bon mot de Jacques Chirac, ou qualifiant Abdelwahab Abdallah de Raspoutine tunisien. Le livre sera disponible \u00e0 parti du 1er d\u00e9cembre en librairies et sur le site www.ceresbookshop.com. Une pr\u00e9sentation et signature de l&rsquo;ouvrage est \u00e9galement pr\u00e9vue le samedi 3 d\u00e9cembre 17h \u00e0 la Librairie Mille feuilles \u00e0 La Marsa. <strong><font>Source : \u00ab Tekiano \u00bb Le 28-11-2011<\/font><\/strong> Lien :<a href=\"http:\/\/www.tekiano.com\/component\/content\/article\/21-n-c\/4524-tunisie-les-annees-ben-ali-de-lambassadeur.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.tekiano.com\/component\/content\/article\/21-n-c\/4524-tunisie-les-annees-ben-ali-de-lambassadeur.html<\/a><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\">Les \u00ab complots \u00bb de la \u00ab folie \u00bb !<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<div><strong><font>Par Khaled GUEZMIR<\/font><\/strong>  \u00a0<\/div>\n<div>Le ma\u00eetre-mot des gouvernants arabes depuis la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du si\u00e8cle dernier a \u00e9t\u00e9 le \u00ab complot \u00bb ! A chaque r\u00e9bellion si minime soit-elle, les \u00ab Partis-Etats \u00bb et leur propagande assourdissante mettent en marche la musique de la complotite pour dire que leurs peuples et leurs \u00e9lites sont, et doivent le rester, pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9 ; des sujets soumis \u00e0 une sorte d\u2019esclavage politique o\u00f9 le \u00ab citoyen \u00bb ne peut ni \u00e9lire ni \u00eatre \u00e9lu et o\u00f9 la participation politique est interdite. Tous les syst\u00e8mes politiques arabes des temps modernes et contemporains ont connu le cours de s\u00fbret\u00e9 de l\u2019Etat \u00bb, ces institutions abominables, v\u00e9ritables machines \u00e0 d\u00e9truire les r\u00eaves de la soci\u00e9t\u00e9 civile et de la d\u00e9mocratie pluraliste et lib\u00e9rale.  Les verdicts vont de l\u2019association des \u00ab malfaiteurs \u00bb non autoris\u00e9e \u00e0 la haute trahison en passant par l\u2019in\u00e9vitable atteinte \u00e0 \u00ab l\u2019ordre public \u00bb entendez l\u2019ordre de ceux qui r\u00e8gnent sans partage sur la communaut\u00e9 des hommes dont ils ont la charge. Mais comme le dit le proverbe de chez nous, \u00ab El Ham Fih ma tekhtar \u00bb (dans le mal il y a des degr\u00e9s et des choix). Il y a, d\u2019abord, l\u2019autoritarisme avec une certaine lucidit\u00e9 du \u00ab chef \u00bb qui a lu ou flirt\u00e9 avec Machiavel et qui appr\u00e9cie le Conseil du Florentin quand il recommande au Roi de bien r\u00e9primer la foule et la rue qui s\u2019insurge mais en \u00e9vitant les punitions collectives. Le prince pour r\u00e9tablir l\u2019ordre doit punir individuellement, du genre \u00ab Adhrab al katoussa bach techeif al Aroussa \u00bb (frappe la chatte pour pr\u00e9venir la mari\u00e9e) et surtout \u00e9viter la r\u00e9p\u00e9tition r\u00e9pressive \u00e0 grande \u00e9chelle. Mais, \u00e9videmment, il y a bon nombre de nos gouvernantsarabes qui n\u2019ont pas lu Machiavel et qui sont pass\u00e9s aux stades sup\u00e9rieurs de la r\u00e9pression aveugle et barbare. Ce qu\u2019on voit en Syrie, aujourd\u2019hui, n\u2019a pas de nom \u00e0 part la folie d\u2019une junte vivant avant l\u2019\u00e8re Machiavel et qu\u2019on ne retrouve historiquement que dans les empires mongols du Moyen-\u00e2ge. Le principe c\u2019est de d\u00e9truire \u00e0 la racine toute contestation du pouvoir en place, o\u00f9 l\u2019Etat se confond avec le Pr\u00e9sident de droit divin. En fait, tout lui appartient, l\u2019administration, l\u2019arm\u00e9e, la police, l\u2019\u00e9conomie, le finance\u2026 Ah, j\u2019allais oublier la \u00ab diplomatie \u00bb. Pour cette derni\u00e8re, sa vocation et que Michel Foucault me pardonne d\u2019utiliser sa s\u00e9mantique, c\u2019est \u00ab l\u2019\u00e9loge de la folie \u00bb. Oui\u2026 le r\u00f4le des Ambassades du totalitarisme arabe, c\u2019est de prendre le relais des organes de la propagande du d\u00e9lire, pour expliquer au monde que le pauvre \u00ab monarque \u00bb affronte les pires des violences et de sombres complots qui veulent, tenez vous bien, porter atteinte aux acquis du peuple et \u00e0 sa libert\u00e9. M. Ali Abdallah Salah qui s\u2019accroche \u00e0 son fauteuil cadav\u00e9rique, n\u2019arr\u00eate pas de mettre en garde les Y\u00e9m\u00e9nites contre tous \u00ab le comploteurs \u00bb indignes qui ne sont que les Y\u00e9m\u00e9nites eux-m\u00eames. Tout cela pourquoi ! Pour le supr\u00eame pouvoir et quelques dollars de plus. Je vois d\u2019ici, Clint Eastwood grimacer de d\u00e9go\u00fbt, que ses fictions au cin\u00e9ma soient reproduites dans la r\u00e9alit\u00e9 pour asservir les peuples arabes et musulmans. Et puis, on se demande pourquoi il y a cette mont\u00e9e vertigineuse de l\u2019Islamisme de Tanger au Golfe ! Les soci\u00e9t\u00e9s arabes en ont ras-le-bol de la r\u00e9pression sanguinaire et de ces images t\u00e9l\u00e9visuelles de la folie macabre et des ex\u00e9cutions sommaires op\u00e9r\u00e9es par les arm\u00e9es \u00ab modernes \u00bb de Syrie et du Y\u00e9men sur ordre du pouvoir supr\u00eame. Elles se r\u00e9fugient naturellement vers ce qu\u2019elles consid\u00e8rent comme pouvoir sup\u00e9rieur et transcendant : Dieu. C\u2019est en lui qu\u2019elles trouvent encore suffisamment de ressources pour survivre et de vitalit\u00e9 pour combattre et si demain elles sont victorieuses, de quel droit, leur refusera-t-on le pouvoir ! Oui\u2026 les \u00e9lites occidentalis\u00e9es et la\u00efcisantes doivent revoir leurs ambitions \u00e0 la baisse, tant qu\u2019elles n\u2019auront pas \u00e9t\u00e9 aux premi\u00e8res lignes de la lutte contre le totalitarisme. Si les Islamistes triomphent et sont pl\u00e9biscit\u00e9s par les \u00e9lecteurs que sont les peuples opprim\u00e9s et r\u00e9prim\u00e9s, c\u2019est qu\u2019ils l\u2019ont m\u00e9rit\u00e9 quelque part. Le tout c\u2019est de faire en sorte que les \u00ab votes-sanction \u00bb n\u2019aboutissent pas \u00e0 la l\u00e9gitimation de nouveaux despotismes totalitaires. Mais \u00e7a aussi il faut le pr\u00e9voir et l\u2019arr\u00eater \u00e0 la racine, en mobilisant la soci\u00e9t\u00e9 civile et faire en sorte que les institutions ne soient jamais plus sous la tutelle du pouvoir politique dominant. <strong><font>Source : \u00ab Le Temps \u00bb Le 28-11-2011 <\/font><\/strong>Lien :<a href=\"http:\/\/www.letemps.com.tn\/article-61094.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.letemps.com.tn\/article-61094.html<\/a><\/div>\n<div>\n<hr\/>\n<\/div>\n<p><\/strong><\/font><\/body><\/body><\/html><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>TUNISNEWS 11 \u00e8me ann\u00e9e, N\u00b04170 du 29 .11.2011 archives : www.tunisnews.net AP: Tunisie: premier proc\u00e8s de Ben Ali et plusieurs hauts responsables devant la justice militaire Le Nouvel Observateur: Tunisie: manifestation des forces de s\u00e9curit\u00e9 Le Nouvel Observateur: Tunisie : vers un coup d\u2019\u00e9tat institutionnel ? 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