{"id":15836,"date":"2007-06-18T00:00:00","date_gmt":"2007-06-18T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/18-juin-2007\/"},"modified":"2007-06-18T00:00:00","modified_gmt":"2007-06-18T00:00:00","slug":"18-juin-2007","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/18-juin-2007\/","title":{"rendered":"18 juin 2007"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"  Depuis le 18 mai, une \u00e9quipe renforc\u00e9e de policiers en civil monte la garde \n  devant le local du CNLT et de Kalima au 4, rue Abu Dhabi \u00e0 Tunis. Ce jour l\u00e0, \n  le chef de la police du district de Tunis a inform\u00e9 \u00ab solennellement \u00bb (dans \n  un caf\u00e9 voisin o\u00f9 il attendait qu\u2019on veuille bien l\u2019autoriser \u00e0 entrer \u00e0 son \n  bureau) Lotfi Hidouri, membre dirigeant du CNLT, \u00ab qu\u2019aucun Tunisien ne serait \n  d\u00e9sormais autoris\u00e9 \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer dans ce bureau \u00bb. \" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body style=\"text-align: justify\"><\/p>\n<p align=\"center\"><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\"><font face=\"Arabic Transparent\"><span><font>Home<\/font><\/span><font><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><\/font><\/font><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\"><font>\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/font><\/span><\/a><\/b><\/p>\n<div> <font face=\"Arial\" size=\"2\"> <\/p>\n<div>  <\/div>\n<p> <span lang=\"FR\"> <\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <font size=\"2\"> <span lang=\"SV\"> <strong>TUNISNEWS<\/strong><\/span> <\/font> <\/div>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <strong><font size=\"2\">8\u00a0\u00e8me\u00a0ann\u00e9e, <span lang=\"FR\">    N\u00b0\u00a02582\u00a0du 18.06.2007<\/span><\/font><\/strong><\/div>\n<p> <strong> <\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <b><span><blink> <font size=\"2\">\u00a0archives : <\/font><a href=\"\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> <font size=\"2\" target=\"_blank\">www.tunisnews.net<\/font><\/a><\/blink><\/span><\/b><font size=\"2\"> <\/font><font> <span lang=\"FR\"><strong> <\/strong><\/span><\/font><\/div>\n<p> <\/strong><\/span><\/font><font face=\"Times New Roman\"> <span lang=\"FR\"> <font><\/font><\/span><\/font> <\/p>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<hr\/>\n<p><font face=\"Arial\"> <span lang=\"EN-GB\"> <span lang=\"FR\"> <font face=\"Arial\"><strong> <\/strong><\/font><\/span><\/span><\/font><\/div>\n<p><font face=\"Arial\"> <font><font><span lang=\"FR\"> <font><span lang=\"FR-CH\"> <font face=\"Arial\"><font face=\"Arial\"> <font face=\"Arial\"> <span lang=\"FR\"> <\/p>\n<div>\n<p><font><strong>Kalima: Une semaine ordinaire dans un Etat     policier     <font>Taoufik ben Brik: Il \u00e9tait une fois \u00e0 l\u2019ouest de Ben     Za\u00ef<\/font>     Sadok AMINE : Y a-t-il des ind\u00e9pendants dans le bureau de l\u2019AJT ?     <font>Nasreddine Ben Hadid: Le mouvement syndical entre: Un     mondial au go\u00fbt de Tsunami Et un local qui sent la \u00abMardouma\u00bb<\/font><\/strong><\/font><\/p>\n<p><font size=\"2\"><\/font><\/div>\n<div> <font size=\"2\"><strong><\/p>\n<p><font>AP: Tunisian delegation leaves     Gaza to discuss new situation with Tunis government: official     <font>Reuters: Maghreb road threatens Algeria park-petition     <\/font>AFP: La Chine bloque un consensus au Conseil des droits de l&rsquo;homme de     l&rsquo;ONU     <\/font><\/p>\n<p><font>Reuters: Turquie &#8211; Le pr\u00e9sident pose un veto \u00e0     un projet d&rsquo;Erdogan<\/font><\/strong><\/font><\/div>\n<div> <font face=\"Arial\"><font> <font><span lang=\"FR\"><font> <span lang=\"FR-CH\"> <font face=\"Arial\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"> <\/p>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<p> <\/font><\/font><\/span><\/font><\/span><\/font><\/font><\/font> <\/div>\n<p> <\/span><\/font><\/font><\/font><\/span><\/font><\/span><\/font><\/font><\/font><\/p>\n<\/div>\n<div align=\"center\"> <font face=\"Arial\" size=\"2\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Une semaine   ordinaire dans un Etat policier<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/font><\/div>\n<div align=\"justify\"> <strong><font>Sihem Bensedrine   <\/font><\/strong> <strong><font>Lundi 4 juin<\/font>      Pour sauver la Habqa<\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">     Depuis le 18 mai, une \u00e9quipe renforc\u00e9e de policiers en civil monte la garde   devant le local du CNLT et de Kalima au 4, rue Abu Dhabi \u00e0 Tunis. Ce jour l\u00e0,   le chef de la police du district de Tunis a inform\u00e9 \u00ab solennellement \u00bb (dans   un caf\u00e9 voisin o\u00f9 il attendait qu\u2019on veuille bien l\u2019autoriser \u00e0 entrer \u00e0 son   bureau) Lotfi Hidouri, membre dirigeant du CNLT, \u00ab qu\u2019aucun Tunisien ne serait   d\u00e9sormais autoris\u00e9 \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer dans ce bureau \u00bb.    Lotfi est tr\u00e8s perturb\u00e9 par ce nouveau statut de nomade, errant chaque jour \u00e0   la recherche d\u2019une nouvelle terre d\u2019asile o\u00f9 poser sa silhouette filiforme,   tra\u00eenant derri\u00e8re lui une nu\u00e9e de flicaillons, apportant la poisse \u00e0 ses h\u00f4tes   d\u2019un jour. Mais ce qui le pr\u00e9occupe le plus, c\u2019est la jeune Habqa (basilic) en   pot laiss\u00e9e depuis plus de quinze jours sans eau dans cette canicule. Lotfi   venait d\u2019acheter cette habqa au march\u00e9 Sidi El Bahri. Comme chaque ann\u00e9e en   pareille saison, cette plante est recherch\u00e9e pour les effluves agr\u00e9ables   qu\u2019elle d\u00e9gage et ses qualit\u00e9s anti-insectes. On lui attribue \u00e9galement la   vertu de plante de bon augure pour la maison qui l\u2019accueille. Lotfi la   soignait comme un enfant, lui offrant une exposition au soleil le matin et la   d\u00e9pla\u00e7ait \u00e0 l\u2019ombre d\u00e8s que le soleil s\u2019\u00e9levait au z\u00e9nith. La Habqa le lui   rendait bien et s\u2019appliquait \u00e0 pousser ses feuilles presque chaque jour. Elle   devait \u00eatre bien triste maintenant et Lotfi semblait encore plus triste   qu\u2019elle \u00e0 l\u2019id\u00e9e de la savoir abandonn\u00e9e. Car ainsi, au lieu du bon augure,   c\u2019est la poisse qu\u2019elle apportera.   Nous d\u00e9cidons de tenter une incursion dans nos bureaux \u00e0 une heure o\u00f9 la   chaleur et la somnolence ramollissent la vigilance de notre garde priv\u00e9e qui   co\u00fbte si cher au contribuable. Il est 15 heures et le thermom\u00e8tre a d\u00e9j\u00e0   franchi les 40\u00b0.       <strong>Au Pays des consignes<\/strong>   Notre garde pr\u00e9torienne \u00e9tait install\u00e9e sur des tabourets de part et d\u2019autre   de l\u2019entr\u00e9e de l\u2019immeuble pour filtrer les entr\u00e9es ; Le conventionnel journal   des indics qui-font-semblant-de-ne-pas-surveiller, leur tombait presque des   mains au moment o\u00f9 nous apparaissions par surprise. Ils ont \u00e0 peine le temps   de r\u00e9aliser et d\u2019alerter l\u2019\u00e9quipe d\u2019intervention &#8211; install\u00e9e dans l\u2019immeuble   d\u2019en face chez le couturier et dans les magasins d\u2019\u00e9lectrom\u00e9nager Ennabli, qui   leur donne constamment \u00ab l\u2019hospitalit\u00e9 \u00bb des deux c\u00f4t\u00e9s de la rue &#8211; que nous   sommes d\u00e9j\u00e0 dans le couloir, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019immeuble, \u00e0 un m\u00e8tre et demi   de la porte de notre bureau. Ils sont une trentaine au moins et les gros bras   nous tombent dessus, stoppant net notre avanc\u00e9e. Ils nous appellent par nos   pr\u00e9noms dans une familiarit\u00e9 irritante, d\u2019usage chez la police. Qui sont-ils,   pour quelle raison ils nous barrent le chemin ? La r\u00e9ponse est invariable \u00ab ce   sont des consignes \u00bb. Nous sommes \u00ab l\u2019Autorit\u00e9 \u00bb et nous n\u2019avons aucun papier   \u00e0 vous pr\u00e9senter. \u00ab Si vous n\u2019obtemp\u00e9rez pas, nous vous parlerons un autre   langage \u00bb, nous menacent-ils tout en nous bousculant vers l\u2019ext\u00e9rieur jusqu\u2019\u00e0   nous coincer contre la porte de l\u2019immeuble. Nous r\u00e9sistons comme nous pouvons   Sami, Lotfi et moi ; finalement, chaque groupe de trois soul\u00e8ve mes deux   coll\u00e8gues et les emm\u00e8nent \u00e0 l\u2019autre bout de la rue.    Mission rat\u00e9e, la Habqa devra entamer un 16e jour de je\u00fbne.      <strong><font>Mardi 5 juin<\/font><\/strong> <strong>R\u00e9action ultra rapide du ministre de l\u2019Int\u00e9rieur<\/strong>   Ce matin, notre asile est tout trouv\u00e9 ; c\u2019est le bureau de ma\u00eetre Raouf Ayadi   \u00e0 qui nous racontons nos d\u00e9boires. Nous d\u00e9cidons de mobiliser la soci\u00e9t\u00e9   civile et de r\u00e9activer nos plaintes pour Kalima, dont l\u2019administration du   minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur refuse toujours de recevoir la d\u00e9claration ; et pour   le CNLT, dont le dossier d\u2019instruction cl\u00f4tur\u00e9 en 2001 n\u2019a toujours pas \u00e9t\u00e9   transmis au juge par le premier pr\u00e9sident du Tribunal administratif. Nous   d\u00e9cidons \u00e9galement d\u2019envoyer un fax au ministre de l\u2019Int\u00e9rieur pour demander   la lev\u00e9e du blocus sur nos locaux.   Aussit\u00f4t dit, aussit\u00f4t fait. Mais, moins d\u2019une heure apr\u00e8s l\u2019envoi du fax, la   r\u00e9ponse du ministre nous arrive : le bureau de ma\u00eetre Ayadi est encercl\u00e9 par   une nu\u00e9e de flics de tous les services que nous reconnaissons pour avoir eu   affaire \u00e0 eux auparavant (Bab Bhar, bab Souika, Al Irchad, les services   sp\u00e9ciaux, la brigade pr\u00e9sidentielle et les gros bras.) ; D\u00e9monstration de   force ou d\u2019impuissance ?      <strong><font>Mercredi 6 juin<\/font><\/strong> <strong>Mar\u00e9e polici\u00e8re face \u00e0 une poign\u00e9e de militants<\/strong>   C\u2019est le jour du rassemblement de solidarit\u00e9 avec le CNLT et Kalima, pr\u00e9vu par   la soci\u00e9t\u00e9 civile \u00e0 17.30. D\u00e8s 8 heures du matin, tout le quartier est en \u00e9tat   de si\u00e8ge. Plus de 200 policiers en civil quadrillent toutes les rues   attenantes \u00e0 la rue Abu Dhabi ; Avec en prime, les \u00ab Ninjas \u00bb (brigades   d\u2019intervention rapide en uniforme noir). Comment ont-ils \u00e9t\u00e9 pr\u00e9venus ? Nous   avons pourtant \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s prudents dans les contacts ; pas de t\u00e9l\u00e9phone, pas de   mails, pas m\u00eame la parole ; nous \u00e9crivions sur un bout de papier le lieu et   l\u2019heure du RV pour ne pas avoir \u00e0 les prononcer \u00e0 haute voix, au cas o\u00f9 les   murs auraient des oreilles !    Je suis prise en chasse par une moto de Ninjas et une voiture qui me suivent   au pas toute la journ\u00e9e, y compris chez un radiologue o\u00f9 je suis all\u00e9e faire   des radios de contr\u00f4le sur mon rachis cervical ou au march\u00e9 o\u00f9 je leur fait   faire la visite touristique.   Nous d\u00e9cidons de venir individuellement au lieu du RV, devant le local de   l\u2019ATFD et d\u2019avancer en groupe compact sur l\u2019avenue de la Libert\u00e9 pour ne pas   nous laisser disperser avant m\u00eame de nous grouper, comme cela nous est arriv\u00e9   souvent auparavant. A 17.30 pr\u00e9cises, tout le monde est l\u00e0. Nous avan\u00e7ons   ensemble, Am Ali en t\u00eate, sur l\u2019avenue de la Libert\u00e9 d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 ne pas nous   laisser intimider. Cela nous donne du courage et le sentiment d\u2019une grande   libert\u00e9. Nous nous sentons la force de braver tous les interdits et les   arbitraires. Des indics nous suivent et donnent l\u2019alerte. Nous sommes arr\u00eat\u00e9s   net devant la Mosqu\u00e9e Al Fatah par un barrage humain d\u2019une significative   \u00e9paisseur. Mokhtar Trifi crie sa col\u00e8re prenant sa voix du pr\u00e9toire. L\u2019\u00e9ternel   Imad Daghar (\u00e0 droite de la photo) qui coordonne les op\u00e9rations essaye de   l\u2019amadouer pour \u00e9viter le scandale. Nous protestons d\u2019une seule voix : \u00ab c\u2019est   notre libert\u00e9 de circuler sur la voie publique que vous violez \u00bb ! Un   attroupement se forme, la circulation est bloqu\u00e9e par la mar\u00e9e polici\u00e8re ; des   gens sortent leur t\u00eate des fen\u00eatres des bus bloqu\u00e9s par le barrage, les   policiers s\u2019affolent et se font plus mena\u00e7ants. J\u2019en profite pour prendre une   photo, une main s\u2019abat sur mon appareil. C\u2019est incroyable comme cette force   brute a peur d\u2019un clich\u00e9 ! Am Ali, fatigu\u00e9, s\u2019assied sur une pierre ; ils ont   peur que l\u2019on s\u2019installe et commencent \u00e0 nous bousculer vers le haut de la rue   en nous mena\u00e7ant de \u00ab changer de langage \u00bb. Au bout d\u2019une demi heure, nous   d\u00e9cidons de rebrousser chemin et de nous retrouver le lendemain pour r\u00e9diger   un communiqu\u00e9 commun.       <strong><font>Jeudi 7 juin<\/font><\/strong> <strong>L\u2019inspecteur pickpocket ou \u00abhamiha haramiha\u00bb<\/strong>   Nous avons du mal \u00e0 trouver un lieu de rencontre ; chacun de nous est pris en   chasse par un commissariat ambulant. Sami Nasr, le chercheur permanent du CNLT,   les a trouv\u00e9s post\u00e9s devant le jardin d\u2019enfant de sa fille, Rimah ; ils   l\u2019attendaient pour lui transmettre un message \u00ab tout le quartier du Passage   t\u2019est interdit, tu ne mets pas les pieds dans aucun des caf\u00e9s habituels, sinon   \u00ab on parlera avec toi un autre langage \u00bb le menacent-ils ! Il ne sait plus o\u00f9   rencontrer les familles de d\u00e9tenus qui l\u2019appellent et cherchent \u00e0 lui donner   les derni\u00e8res infos sur les arrestations, m\u00eame les caf\u00e9s lui sont interdits !   Ma\u00eetre Ayachi Hammami nous propose son cabinet ; nous n\u2019osons pas accepter   l\u2019offre, il est d\u00e9j\u00e0 sous haute surveillance et son portefeuille client\u00e8le a   \u00e9t\u00e9 r\u00e9duit \u00e0 z\u00e9ro ; nous ne voulons pas leur donner un argument suppl\u00e9mentaire   pour le pers\u00e9cuter davantage.   En fin d\u2019apr\u00e8s midi, Lotfi et moi avons rendez-vous au cabinet de Radhia   Nasraoui pour l\u2019interviewer sur le ph\u00e9nom\u00e8ne de la \u00ab Torture \u00bb ; Nous   convenons que Lotfi me pr\u00e9c\u00e8de au cabinet de Radhia, pour ne pas les attirer.   Arriv\u00e9 au niveau de son immeuble, trois des policiers qui nous surveillent lui   tombent dessus, le coincent sous la cage d\u2019escalier et lui arrachent son   cartable, l\u2019officier Lotfi Ben Ahmed l\u2019ouvre et vole le cam\u00e9scope et son   appareil photo digital et s\u2019enfuit en courant. Lotfi est d\u00e9sempar\u00e9 et ressent   un profond sentiment de col\u00e8re et de frustration. Nous d\u00e9cidons d\u2019aller au   commissariat du 7e pour d\u00e9poser une plainte pour vol. Au commissariat c\u2019est la   panique, ils ne s\u2019attendaient pas \u00e0 notre arriv\u00e9e rapide et aucun des   policiers ne veut prendre notre d\u00e9position. Ils tentent de dissuader Lotfi qui   s\u2019obstine et refuse de quitter les lieux sans d\u00e9poser sa plainte. Finalement   apr\u00e8s de vives protestations, ils consentent \u00e0 prendre la d\u00e9position. Quatre   lignes sur un PV dont trois concernent son identit\u00e9 et pas de question d\u2019usage   \u00ab qui suspectez-vous ? \u00bb l\u2019affaire est entendue ! Alert\u00e9e, ma\u00eetre Radhia   Nasraoui nous rejoint devant le poste avec ma\u00eetre H\u00e9di Manai, nous laissons   \u00e9clater notre col\u00e8re contre ces policiers voleurs, les \u00ab hamiha haramiha \u00bb.         <strong><font>Vendredi 8 juin<\/font><\/strong> <strong>Le plombier n\u2019entrera pas !<\/strong>   En tant que locataire de l\u2019appartement, on m\u2019autorise \u00e0 entrer dans l\u2019immeuble.   La cl\u00e9 a du mal \u00e0 tourner, je d\u00e9duis que nous avons re\u00e7u de la visite durant   ces trois semaines de \u00ab vacances \u00bb forc\u00e9es. L\u2019appartement n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 nettoy\u00e9   depuis 20 jours et les fen\u00eatres rest\u00e9es ouvertes ont eu largement le temps   d\u2019entasser toute la poussi\u00e8re provenant du terrain vague contigu. Une forte   odeur se d\u00e9gage des toilettes, j\u2019ouvre la porte, elles d\u00e9bordent de \u00ab merde \u00bb   ! Qui a pu les utiliser en notre absence ? Des images anciennes de ma voiture   salie et dont les si\u00e8ges ont \u00e9t\u00e9 couverts d\u2019excr\u00e9ments humains et de vomis me   reviennent en m\u00e9moire ou encore celles des sacs de poisson pourri plac\u00e9s dans   nos fen\u00eatres. J\u2019ai envie de vomir.    J\u2019appelle un d\u00e9boucheur d\u2019\u00e9gouts ; il est \u00ab retenu \u00bb et brief\u00e9 par la   compagnie qui assi\u00e8ge notre immeuble, entre finalement et me d\u00e9clare qu\u2019il ne   peut rien faire ! J\u2019appelle une soci\u00e9t\u00e9 de plomberie qui d\u00e9p\u00eache un ouvrier   sur les lieux. Apr\u00e8s 2 heures d\u2019attente, ils m\u2019appellent pour me dire que les   policiers leur ont interdit d\u2019entrer ! Est-ce une signature ?      Je sors pour v\u00e9rifier, j\u2019en trouve deux \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du couloir de l\u2019immeuble,   barrant le cadre de la porte ; Je proteste et leur demande de poursuivre leur   surveillance \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de l\u2019immeuble et qu\u2019ils n\u2019ont pas le droit de   s\u2019installer dans un espace priv\u00e9. L\u2019un d\u2019eux m\u2019insulte et me bouscule vers   l\u2019int\u00e9rieur, m\u2019intimant l\u2019ordre de rentrer chez moi, sinon\u2026 ! La col\u00e8re et la   rage me montent \u00e0 la gorge, je suis seule et je ne peux rien faire et ils sont   bien capables de passer \u00e0 l\u2019acte comme ils l\u2019ont fait auparavant. Les voisins   t\u00e9tanis\u00e9s ne r\u00e9agiront pas !      <strong><font>Samedi 9 juin<\/font><\/strong> <strong>A Monastir, interdiction de se solidariser avec les gr\u00e9vistes<\/strong>   Il est 6 heures du matin, Abderrahman Hedhili, membre du comit\u00e9 directeur de   la LTDH et Mongi Ben Salah, membre fondateur du CNLT, s\u2019appr\u00eataient \u00e0 se   rendre \u00e0 une usine \u00e0 Monastir o\u00f9 des ouvri\u00e8res \u00e9taient en gr\u00e8ve, pour leur   exprimer leur solidarit\u00e9. Ils sont interpell\u00e9s par la police. Le chef de la   police en personne, Mansour Battikh et ses agents les frappent violemment et   les embarquent au poste, ne les lib\u00e9rant qu\u2019au bout de 2h et demi. Punition   pr\u00e9ventive ?      Montage porno pour intimider les militants   En entrant \u00e0 son bureau, Raouf Ayadi trouve une enveloppe affranchie avec un   timbre fran\u00e7ais mais sans tampon de la poste avec la mention \u00ab personnel \u00bb. Il   ouvre et d\u00e9couvre une s\u00e9rie de photos pornographiques. Le montage grossier met   en sc\u00e8ne sa femme. Il n\u2019a d\u2019autre r\u00e9action que d\u2019en rire et se rem\u00e9more les   lettres anonymes envoy\u00e9es deux ans en arri\u00e8re l\u2019accusant d\u2019abuser de sa   secr\u00e9taire et le mena\u00e7ant de poursuites. Les services sp\u00e9ciaux sont experts en   montages pornographiques, plusieurs militants en ont fait les frais. A croire   que l\u2019obsession sexuelle est leur pathologie dominante.       <strong><font>Dimanche 10 juin<\/font><\/strong> <strong>Du bon usage du p\u00e9age de l\u2019autoroute<\/strong>   L\u2019Union r\u00e9gionale de la centrale syndicale \u00e0 Kairouan avait d\u00e9cid\u00e9 d\u2019organiser   une r\u00e9union comm\u00e9morative \u00e0 l\u2019occasion du trenti\u00e8me anniversaire de la LTDH.   La r\u00e9union n\u2019aura pas lieu. Un barrage policier s\u2019\u00e9tablit au p\u00e9age de   Mornaguia, \u00e0 20 km de la sortie de Tunis et oblige les militants qui ont pris   la route pour se rendre \u00e0 Kairouan \u00e0 rebrousser chemin. Personne n\u2019a pens\u00e9 \u00e0   un tel usage pour le p\u00e9age de l\u2019autoroute. Le pr\u00e9sident de la LTDH ainsi que   certains membres du CD et des sections du Nord font partie du lot ; Tous les   participants sont intercept\u00e9s avant d\u2019arriver \u00e0 Kairouan, tandis que les   d\u00e9fenseurs kairouanais sont bloqu\u00e9s chez eux. Le si\u00e8ge de l\u2019URT est quant \u00e0   lui assi\u00e9g\u00e9 par la police.   D\u00e9bauche de moyens pour des objectifs petits !      <strong><font>(Source : \u00ab Kalima \u00bb (Mensuel \u00e9lectronique \u2013   Tunis), N\u00b0 54 \u2013 juin 2007)<\/font><\/strong> \u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Il \u00e9tait une fois \u00e0 l\u2019ouest de Ben Za\u00ef<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\"> <strong><font>Taoufik ben Brik<\/font><\/strong> <strong>(I remember\u2026)<\/strong>      C\u2019est fini. Ne vous retournez pas. Ben Za\u00ef se d\u00e9cide enfin. C\u2019est un homme qui   ferme une porte. Du CNLT. Celle-ci est un peu particuli\u00e8re. C\u2019est une porte en   pleine mer. Bab B\u2019har. C\u2019est la porte d\u2019une m\u00e9taphore. Et la m\u00e9taphore est un   phare.C\u2019est la porte d\u2019un minaret en plein d\u00e9sert. Au bout   d\u2019Azzamharir.bivouac, baliseurs du d\u00e9sert, proue d\u2019un monde \u00e0 part, veilleur,   guetteur, gardien d\u2019Al Ichq. Al mourabitoun. Finie l\u2019\u00e9pop\u00e9e ? Ben Za\u00ef referme   la porte de notre phare, de notre brin de paille. Eteint, le phare ? Des   policiers. Et les fellags. Kifaya. Ca suffit ! D\u00e9log\u00e9s \u00e0 coups de rangers\u2026   Sauf que, cette fois, la rengaine ne passe pas. De travers. Quelle importance   qu\u2019un gardien soit ou non dans le phare, qu\u2019un phare soit ou non lumineux ?   Quelle importance qu\u2019il y ait un cavalier sans monture ? Quelle importance un   Sahara chauve ? Aujourd\u2019hui, Ben Za\u00ef ferme le CNLT.      Y a-t-il une m\u00e9moire de l\u2019eau ?   En tout cas, le CNLT poss\u00e8de une m\u00e9moire. Un cercueil sur les graviers ? Le   C.V d\u2019un prisonnier tortur\u00e9 ? La liste des pourris et des mouchards ? Pass\u00e9   poussi\u00e8re et au suivant ! Dire CNLT, c\u2019est r\u00e9diger son premier rapport. Il   aurait d\u00fb \u00eatre pr\u00eat le 10 d\u00e9cembre 1999 et il tra\u00eene. Nous sommes dix   r\u00e9dacteurs : Sihem Bensedrine, Omar Mestiri, Moncef Marzouki, Nejib Hosni,   Mustafa Ben Jaffar, Salah Hamzaoui, Jemeleddine Bida, Mokhtar Arbaoui, Mohamed   Talbi et moi-m\u00eame. Impossible de reporter encore une fois nos d\u00e9lais, il en va   de notre cr\u00e9dibilit\u00e9 .Nous avons d\u00e9cid\u00e9 de le lancer sur la toile avant le 15   Mars 2000.Ce Conseil est n\u00e9 le 10 D\u00e9cembre 1998, \u00e0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 la Tunisie   \u00e9tait encore somnolente, \u00e0 l\u2019initiative de trente-cinq personnalit\u00e9s   ind\u00e9pendantes, presque tous issus de la petite bourgeoisie scolaris\u00e9e. Il est   n\u00e9 d\u2019une impasse. C\u2019est une op\u00e9ration de sauvetage d\u2019abord de soi-m\u00eame. La   Tunisie \u00e9tait au bord du ravin. Nous n\u2019avions pas le choix : soit nous   succombions au vide p\u00e9rilleux, soit nous avancions sur l\u2019orge.   C\u2019est un acte de d\u00e9sob\u00e9issance civile. Les Tunisiens se sentent castr\u00e9s,   nuisibles, ils errent en sursis, la mort dans l\u2019\u00e2me. D\u2019o\u00f9 cette \u00ab obligation   de libert\u00e9 \u00bb. Il faut r\u00e9inventer une geste tunisienne, avec pour toute arme   l\u2019imagination et surtout des mots neufs, lumineux, plaisants, loin de la   redondance de l\u2019orthodoxie militante, en rupture avec son discours st\u00e9rile.   C\u2019est avec des \u00e9crits qui swinguent, qui s\u00e9duisent, que le CNLT a fait banco.      \u00ab\u00a0Jamais dans son histoire contemporaine, la Tunisie n\u2019a connu un tel   acharnement contre les libert\u00e9s &#8211; \u00e9crivons-nous en pr\u00e9ambule de notre premier   rapport- Jamais en Tunisie nous n\u2019avons connu un tel sentiment d\u2019ins\u00e9curit\u00e9   face \u00e0 l\u2019omnipr\u00e9sence polici\u00e8re, au d\u00e9labrement de la justice et \u00e0 l\u2019extension   de la corruption   .La n\u00e9gation de la citoyennet\u00e9 a conduit la Tunisie \u00e0 une grave crise morale,   politique et sociale. Les conqu\u00eates des ann\u00e9es soixante-dix et quatre-vingt se   sont volatilis\u00e9es. La presse d\u2019opinion a quasiment disparu, les associations   de la soci\u00e9t\u00e9 civile et en particulier l\u2019UGTT ont \u00e9t\u00e9 mises au pas, les partis   d\u2019opposition r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s, la production intellectuelle et artistique bris\u00e9e.   Nul n\u2019est d\u00e9sormais \u00e0 l\u2019abri de la torture, d\u2019un empoisonnement arbitraire,   d\u2019une punition collective, d\u2019un proc\u00e8s inique, d\u2019une agression physique, de la   perte de son gagne-pain, de la violation de sa vie priv\u00e9e ou de la   confiscation de sa libert\u00e9 de circuler. La peur envahit les \u00e2mes, suscitant la   d\u00e9lation et la d\u00e9mission collective, inhibant la cr\u00e9ativit\u00e9.\u00a0\u00bb      Le 15 Mars \u00e0 deux heures du matin, nous sommes la NASA des clochards. Nous   avons deux ordinateurs que seuls deux d\u2019entre nous savent manipuler, et encore   avec deux doigts. Nos soixante-deux pages sont pr\u00eates .Une sorte de Guide Bleu   dans les d\u00e9dales de la Tunisie cach\u00e9e aux touristes, avec ses testicules   \u00e9cras\u00e9s par des casiers , ses femmes viol\u00e9es, ses tortionnaires, ses rafles\u2026La   Tunisie de l\u2019exil int\u00e9rieur et de la clandestinit\u00e9. Une visite guid\u00e9e dans le   second pays, sous la plage, des pav\u00e9s.   Dans quelques minutes, nous avons rendez-vous avec Le Monde. Avec Human Rights   Watch \u00e0 New York, Amnesty International \u00e0 Londres, la F\u00e9d\u00e9ration   internationale des droits de l\u2019homme \u00e0 Paris, et une conf\u00e9rence de presse nous   attend dans les locaux du Mouvement contre le racisme et pour l\u2019amiti\u00e9 des   peuples, \u00e9galement \u00e0 Paris. Nous avons d\u00e9p\u00each\u00e9 , pour les besoins de la cause,   le seul d\u2019entre nous qui \u00e0 l\u2019\u00e9poque avait encore un passeport, notre honorable   charg\u00e9 des affaires ext\u00e9rieures, Sadri Khiari, peintre de son \u00e9tat. C\u2019est dans   son atelier que nous apportons les derni\u00e8res touches au rapport et qu\u2019affreux,   sales et m\u00e9chants nous nous appr\u00eatons \u00e0 lancer notre navette dans l\u2019espace.      On frappe \u00e0 ma t\u00eate. Elle s\u2019ouvre   Depuis quinze jours, nous nous sommes retranch\u00e9s, la police r\u00f4de autour de   nous, nous laissant indiff\u00e9rents, \u00ab s\u2019ils veulent nous prendre qu\u2019ils nous   prennent \u00bb. Nous nous nourrissons de sandwichs aux merguez et \u00e0 la harissa, de   chocolat, d\u2019oranges, de th\u00e9 rouge de ma\u00e7ons et de whisky d\u00e9gueulasse. Nous   sommes ces Italiens anarchistes exil\u00e9s au Br\u00e9sil \u00e0 la fin du 19\u00e8me si\u00e8cle.   Nous sommes ces intellectuels du Caire des ann\u00e9es trente, ces combattants de   la plume qui firent trembler le socle des r\u00e9gimes arabes par le verbe. Tous   unis par l\u2019amour des mots, aliment\u00e9 par nos lecteurs, par les films que nous   avons tant aim\u00e9s \u00bb.Ce pav\u00e9 est notre navette spatiale de Hay El Khadra, le   quartier vert. Pour la circonstance, je dois avouer que l\u2019agent XY, un   espagnol par ailleurs v\u00e9g\u00e9tarien, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9p\u00each\u00e9 par Amnesty International pour   les questions techniques. Car si nous savons fabriquer des rapports, nous ne   ma\u00eetrisons pas encore la navigation sur Internet. Pour lui, c\u2019est un jeu   d\u2019enfant ; en moins de dix minutes, il accomplit sa mission : notre rapport   vole. Nous, peuple de la sieste et du temps qui s\u2019\u00e9tale, nous sommes presque   d\u00e9\u00e7us par l\u2019absence totale de solennit\u00e9, il n\u2019a m\u00eame pas fait de compte \u00e0   rebours.   Des larmes emplissent nos yeux. Mes camarades me semblent drap\u00e9s dans ces   habits de h\u00e9ros antiques qui sortent mutil\u00e9s du combat avec le cyclope, mais   victorieux. Omar Mestiri, le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du CNLT et agriculteur   interdit d\u2019agriculture, ne veut plus quitter les lieux. Il se veut gardien du   temple de la Destin\u00e9e. Moi, enfin d\u00e9barrass\u00e9 de cette corv\u00e9e monumentale, je   n\u2019aspire qu\u2019au repos, pour me r\u00e9veiller dispos et aller jouer au noufi, me   saouler et rendre visite \u00e0 mes amies les catins. Revoir de vrais hommes qui se   moquent des id\u00e9es, qui n\u2019ont rien \u00e0 foutre des droits de l\u2019homme et du grand   orteil de Mohammed \u00e9cras\u00e9 par une massue dans les sous-sols de la Dakhilia. Je   veux sortir de ce pi\u00e8ge \u00e0 rats, revoir des hommes et des femmes qui aiment la   nuit, le sexe et le fric.   Le lendemain, mai 2007, jour pour jour, je me suis retrouv\u00e9 \u00e0 r\u00f4der dans ces   lieux, comme un assassin qui revient sur les lieux du crime.Comme ces joueurs   qui se sont jur\u00e9s de ne plus s\u2019approcher d\u2019une table verte et qui le lendemain   entendent le jeu sonner dans leur t\u00eate. On frappe \u00e0 ma t\u00eate. Elle s\u2019ouvre. La   porte de Carthage.      <strong><font>(Source : \u00ab Kalima \u00bb (Mensuel \u00e9lectronique \u2013   Tunis), N\u00b0 54 \u2013 juin 2007) <\/p>\n<hr\/>\n<p><\/font><\/strong> <span><font face=\"Arial\"> <\/p>\n<p dir=\"ltr\">\n<p><\/font><b> <font face=\"Arial\" size=\"2\">Le mouvement syndical entre   <\/font><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font face=\"Arial\">Un mondial au go\u00fbt de Tsunami   Et un local qui sent la \u00abMardouma\u00bb<\/font><\/h2>\n<p><\/b> <span> <\/p>\n<p dir=\"ltr\"> <font><b>Nasreddine Ben Hadid   <\/b><\/font>nasrbenhadid@yahoo.fr<\/p>\n<p dir=\"ltr\"><span lang=\"FR\">Il   se fait temps au moment o\u00f9 nous constatons \u2013 \u00e0 vue d\u2019\u0153il nul besoin d\u2019experts   \u2013 que le travail s\u2019est hiss\u00e9 en premi\u00e8re position de nos pr\u00e9occupations, de   nous demander concernant la place et l\u2019importance que nous donnons tous aux   labeurs des uns et des autres.<\/span><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><span lang=\"FR\">La   question ou plut\u00f4t les questions ne peuvent concerner une \u00e9lite p\u00e9dante ou une   \u00abbande d\u2019experts et acad\u00e9miciens\u00bb, mais serait plut\u00f4t pos\u00e9e au grand jour afin   que le prol\u00e9taire de Katmandou puisse se dire et poser les m\u00eames   interrogations qui pr\u00e9occupent son similaire de Lima.<\/span><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><span lang=\"FR\">  Certes, le syndicalisme se pose ou nous devons le poser en premi\u00e8re place et   l\u2019admettre comme le \u00abv\u00e9hicule de t\u00eate\u00bb de combats qui se sont sold\u00e9s par des   fleuves de sangs et des mers de larmes mais \u2013 heureusement aussi \u2013 par des   acquis que nous vivons \u00e0 des degr\u00e9s diff\u00e9rentes.<\/span><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><span lang=\"FR\">  L\u2019action syndicale a la particularit\u00e9 de chercher \u00e0 convertir un besoin   singulier en une demande collective et par cons\u00e9quence transformer la question   du jour en des r\u00e9ponses pour le lendemain. De ce fait, nous constatons \u00e0 la   fois \u2013 et la chose parait tellement \u00e9trange et paradoxale \u2013 un effritement du   mouvement mais aussi une radicalisation qui admet pour but ouvert et annonc\u00e9   une confrontation totale et absolue et aussi un combat allant au de-l\u00e0 des   fronti\u00e8res.<\/span><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><span lang=\"FR\">Les   sommets des G8 et autres occasions, commencent \u00e0 prendre des airs de guerre   entre deux bords qui \u2013 tel un arc-en-ciel \u2013 varient d\u2019une extr\u00eame \u00e0 une   autres. Les uns cherchent par peur \u00e0 limiter une descente aux enfers qui   parait imminente, tandis que d\u2019autres \u2013 \u00e9ternels locataires des ab\u00eemes\u2013 se   cherchent simplement un strapontin aux lointains bords du paradis. <\/span><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><span lang=\"FR\">Il   ne se fait gu\u00e8re \u2013 par souci d\u2019exactitude et du respect de la v\u00e9rit\u00e9 \u2013   d\u2019admettre une seule et unique vision d\u2019un champ de \u00abbataille\u00bb que chacun   regarde de son cot\u00e9. La diff\u00e9rence parait grande et m\u00eame flagrante, entre des   pays riches et technologiquement avanc\u00e9s, o\u00f9 la pr\u00e9tendue \u00abclasse ouvri\u00e8re\u00bb a   pu pendant les ann\u00e9es de \u00abvaches grasse\u00bb se hisser au niveau d\u2019une bourgeoisie   bien ancr\u00e9e d\u2019une part, et des pays o\u00f9 la richesse \u00abrenti\u00e8re\u00bb \u2013 dans sa tr\u00e8s   large proportion \u2013 se fait \u00e9ph\u00e9m\u00e8re et appara\u00eet plus comme un d\u00e9cor de   circonstance servant \u00e0 prouver aux autres et aussi \u00e0 soi-m\u00eame \u00abqu\u2019on est   riche\u00bb, sans oublier \u2013 il va de soi \u2013 ces \u00abpauvres mis\u00e9reux\u00bb qui \u2013 \u00e0 l\u2019image   de ce que chante Brel \u2013 font semblant d\u2019\u00eatre riches, mais qui n\u2019ont pas l\u2019air   du tout\u00a0!!!<\/span><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><span lang=\"FR\">Il   faut reconna\u00eetre et admettre que la division ou plut\u00f4t le clivage [m\u00e9diatique]   entre un Nord (riche) et un Sud (pauvre) ne peut d\u2019aucune mani\u00e8re refl\u00e9ter la   r\u00e9elle r\u00e9alit\u00e9. Les habitants des \u00abbanlieues\u00bb en France, vivent certes sur \u00abun   sol fran\u00e7ais\u00bb et respirent assur\u00e9ment \u00abun air fran\u00e7ais\u00bb, mais commencent dans   des proportions grandissantes \u00e0 sentir \u2013 surtout depuis les derni\u00e8res   \u00e9lections pr\u00e9sidentielles \u2013 que \u00abce pays\u00bb n\u2019est plus le leur et craignent m\u00eame   [sans aucune plaisanterie] qu\u2019il seraient dans un futur [tr\u00e8s proches] oblig\u00e9s   de \u00abbr\u00fbler\u00bb les fronti\u00e8res qui va les s\u00e9parer \u00abdes gens biens et friqu\u00e9s de   surcro\u00eet\u00bb.<\/span><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><span lang=\"FR\">  L\u2019exemple en France de cette \u00abtranche ouvri\u00e8re\u00bb qui admet le vouloir et le   d\u00e9sir de \u00ab<\/span><b><i><span lang=\"FR\">travailler plus dans le but de gagner   plus<\/span><\/i><\/b><span lang=\"FR\">\u00bb prouve bien que la recherche du \u00abbien   \u00eatre ouvrier\u00bb n\u2019est plus le monopole d\u2019une Gauche qui \u2013 \u00e0 travers les   syndicats surtout \u2013 continue de croire que la \u00abclasse ouvri\u00e8re\u00bb lui est   \u00e9ternellement acquise. <\/span><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><span lang=\"FR\">  Devons-nous voir na\u00eetre prochainement \u2013 ou tr\u00e8s prochainement \u2013 des \u00absyndicats   de Droite\u00bb. La question se pose avec insistance, tellement le Front National a   r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 les \u00abprol\u00e9taires d\u2019hier\u00bb et que Sarkozy arriva \u2013 tel un majestueux   Ars\u00e8ne Lupin \u2013 \u00ab\u00e0 voler le voleur\u00bb\u00a0!!!<\/span><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><span lang=\"FR\">La   civilisation occidentale commence \u00e0 conna\u00eetre un effacement progressif \u2013 d\u00e9j\u00e0   apparent \u2013 entre Droite et Gauche. La Droite s\u2019est permise une belle et   payante op\u00e9ration de \u00ablifting\u00bb, qui vise en premier lieu \u00e0 d\u00e9loger la Gauche   du \u00abmonopole du c\u0153ur\u00bb et de ce fait a pu faire vibrer une tranche non   n\u00e9gligeable de la \u00abclassique classe ouvri\u00e8re\u00bb.<\/span><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><span lang=\"FR\">  Certes, il faut reconna\u00eetre \u00e0 Sarkozy une r\u00e9ussite qu\u2019on ne peut occulter,   mais nous devons \u2013 pour l\u2019histoire aussi \u2013 dire que cette \u00abprise de part   d\u2019\u00e9lectorat\u00bb s\u2019est faite dans la fracture et sera suivi d\u2019une confrontation   qui ira certainement au de-l\u00e0 des limites admises par les r\u00e8gles de jeu   \u00abd\u00e9mocratique\u00bb.<\/span><\/p>\n<p> <\/span><\/span><span> <\/p>\n<p dir=\"ltr\"><span lang=\"FR\">Si   nous devons \u2013 par souci de r\u00e9alisme \u2013 transplanter ce regard suivant la   logique \u00abici et maintenant\u00bb et admettre un regard concernant les pays Arabes \u2013   au moins \u2013 nous devons reconna\u00eetre en premier lieu la singularit\u00e9 de la   situation, car certains pays disposent d\u2019une richesse consid\u00e9rable sans pour   autant \u00ab\u00eatre vraiment riche\u00bb. D\u2019autres \u00abpataugent\u00bb entre une d\u00e9clinaison qui   s\u2019annonce forte et une \u00abhypoth\u00e9tique promesse\u00bb d\u2019un d\u00e9veloppement\u00a0 qu\u2019on   annonce toujours sans le voir venir.<\/span><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><span lang=\"FR\">Le   mouvement syndical est de ce fait indissociablement li\u00e9 \u00e0 \u00abla logique   politique\u00bb, on ne peut parler d\u2019une \u00abcentrale syndicale\u00bb ou d\u2019un mouvement   ouvrier agissant selon son propre rythme et actif dans un champ qu\u2019il se croit   le sien, sans oublier cette ouverture qui commence d\u00e9j\u00e0 \u00e0 bouleverser   l\u2019\u00e9chiquier \u00e9conomique et de fait d\u00e9finir ou plut\u00f4t red\u00e9finir la nature du   rapport entre le \u00abprol\u00e9taire\u00bb d\u2019une part et le \u00abcapitaliste autochtone\u00bb ou   \u00abexpatri\u00e9\u00bb. Ceci ne peut en rien d\u00e9nigrer une lutte qui s\u2019est faite depuis le   premier quart du si\u00e8cle \u00e9coul\u00e9 dans le sang et au prix de sacrifices   \u00e9normes&#8230;<\/span><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><span lang=\"FR\">Ce   coup de pied dans la fourmili\u00e8re, a entra\u00een\u00e9 des r\u00e9actions diverses qui   viennent en plus des disfonctionnement ancestraux et chroniques, mettre dessus   dessous non pas la structure apparente du mouvement syndical, mais les liens   qui unissent les individus au mouvement syndical, qu\u2019il soit pris comme un   moyen de sauvegarde d\u2019une situation \u00abprivil\u00e9gi\u00e9e\u00bb ou \u00able dernier \u00e9tendard   derri\u00e8re lequel se donnerait l\u2019ultime bataille\u00bb&#8230;<\/span><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><span lang=\"FR\">  Nous assistons \u2013 ici et l\u00e0 \u00e0 travers le monde \u2013 \u00e0 une forme comme un autre de   \u00abflottement syndical\u00bb. Les uns ne voient que leurs probl\u00e8mes et leurs   situations, les autre ne pensent que terme d\u2019\u00e9quation absolue et de   confrontation total.<\/span><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><span lang=\"FR\">  L\u2019Union G\u00e9n\u00e9ral des Travailleurs Tunisiens (UGTT) s\u2019est toujours consid\u00e9r\u00e9e   comme unique joueur sur la sc\u00e8ne syndical et incontournable et exclusif   interlocuteur du patronat et du pouvoir ex\u00e9cutif. Certes, cette position s\u2019est   faite \u00abnormale et l\u00e9gitime\u00bb au temps du Parti unique, mais se voit \u00abmise en   question et sujet \u00e0 une discussion\u00bb au temps o\u00f9 le \u00abmultipartisme\u00bb commence \u00e0   s\u2019ancrer comme une v\u00e9rit\u00e9 irr\u00e9futable et indiscutable.<\/span><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><span lang=\"FR\">Au   de-l\u00e0 des combats de tranch\u00e9es entre divers courants id\u00e9ologiques qui   traversent la Centrale syndicale, et au regard des \u00ab\u00e9bullitions\u00bb ouvri\u00e8res qui   paraissent ici et l\u00e0, la question \u00abidentitaire\u00bb ne se pose nullement sur un   plan \u00ab\u00e9pist\u00e9mologique\u00bb mais concerne essentiellement la question pratique   aussi bien du pr\u00e9sent que du devenir de \u00abl\u2019existence syndicale\u00bb, qu\u2019elle soit   prise \u00e0 sa dimension identitaire propre, qu\u2019\u00e0 l\u2019opportunit\u00e9 ou m\u00eame l\u2019utilit\u00e9   d\u2019un \u00e9ventuel \u00e9largissement du champ d\u2019action, sans pour autant modifier ou   toucher \u00e0 l\u2019esprit fondateur de l\u2019UGTT.<\/span><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><span lang=\"FR\">Si   un caricaturiste devait \u2013 dans ce sens \u2013 dessiner le premier responsable de   cette Centrale, il le mettrait bien dans la peau de cet homme qui ne cesse de   s\u2019agiter dans l\u2019espoir \u00abde m\u00e9nager le <b>chou<\/b> [vert de rage], prot\u00e9ger la  <b>ch\u00e8vre<\/b> [aussi candide que celle de Monsieur Seguin] et dompter le <b>  loup<\/b> [qui a d\u00e9j\u00e0 aff\u00fbt\u00e9 ses crocs]\u00bb. <\/span><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><span lang=\"FR\">  Cette Centrale se voit prise entre plusieurs \u00abfeux\u00bb [dans le vrai sens du   terme], elle doit afficher face au pouvoir politique une ind\u00e9pendance qui ne   peut conduire \u00e0 la confrontation et aussi tisser des liens de cordialit\u00e9 qui   ne peuvent \u00eatre prise pour une forme comme une autre de \u00absoumission\u00bb&#8230; Aussi,   elle doit trouver des r\u00e9ponses concr\u00e8tes et pr\u00e9senter des solutions de   rechange \u2013 et surtout instantan\u00e9es \u2013 pour tous ces exclus de la machine   productive et \u00e0 la fois admettre une vision strat\u00e9gique face aux mutations \u2013   pour ne pas dire chambardements \u2013 que nous vivons au niveau des rapports de   production.<\/span><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><span lang=\"FR\">  Ceux qui arrivent sur le march\u00e9 du travail, disposent peut-\u00eatre de   connaissances leur permettant d\u2019aborder la vie professionnelle entre un   s\u00e9rieux h\u00e9sitant et une peur qui cherche r\u00e9confort, mais surtout ont \u00e9t\u00e9   \u00abcontamin\u00e9s\u00bb par ce virus de \u00abChacun pour soi\u00bb et ne peuvent admettre dans la   r\u00e9alit\u00e9 et la vie de tous les jours que l\u2019appartenance syndicale d\u00e9passe de   tr\u00e8s loin ce petit et \u00e9troit regard \u00abv\u00e9nitien\u00bb o\u00f9 il est simplement question   \u00abde gagner le maximum de \u00abfric\u00bb en un minimum de temps\u00bb\u2026<\/span><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><span lang=\"FR\">De   ce fait l\u2019appartenance syndicale devient plus une \u00abassurance et un refuge\u00bb et   moins \u00abun projet constructeur et alternatif\u00bb \u00e0 une mondialisation qui a pu \u00e0   des degr\u00e9s diff\u00e9rents \u00abnucl\u00e9airiser\u00bb\u00a0 la soci\u00e9t\u00e9 et fragmenter les liens   d\u2019appartenance. <\/span><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><span lang=\"FR\">  L\u2019ouverture de la Centrale sur des corps de m\u00e9tiers, tels que les artistes   musiciens, les com\u00e9diens, les ing\u00e9nieurs et enfin les journalistes, finira   certainement par changer son \u00ab<b><i>look<\/i><\/b>\u00bb, car entre les syndiqu\u00e9s \u2013   par \u00abatavisme\u00bb et nature des choses \u2013 du service public qui constitue une   \u00e9crasante majorit\u00e9 et les \u00abvrais et identiques prol\u00e9taires\u00bb qui tel un   Germinal de Zola offrent une image de d\u00e9sespoir et de d\u00e9solation face une   mondialisation sanguinaire, ces \u00abnouveaux venus\u00bb seraient [au conditionnel, il   va de soi] les nouveaux d\u00e9positaires d\u2019un nouveau souffle pouvant porter   l\u2019ensemble au de-l\u00e0 d\u2019un Tsunami qui nous fait voir d\u00e9j\u00e0 ses grosses temp\u00eates.  <\/span><\/p>\n<hr\/>\n<p align=\"center\"> <strong><span lang=\"SV\"><font size=\"3\">  Y a-t-il des ind\u00e9pendants dans le bureau de l\u2019AJT ?<\/font><\/span><\/strong><\/p>\n<p> <\/span> <\/p>\n<div align=\"justify\">         Nombreux sont les journalistes tunisiens, membres de l\u2019AJT, qui, en bons     joueurs, \u00e9taient fortement persuad\u00e9s que certains parmi leurs repr\u00e9sentants     au sein du bureau directeur de l\u2019AJT, se revendiquant comme ind\u00e9pendants,     n\u2019\u00e9taient en r\u00e9alit\u00e9 que des figurants, des faire-valoir d\u00e9mocratiques. Des     personnages na\u00effs et id\u00e9alistes, sans influence, instrumentalis\u00e9s par le RCD     pour sauver les apparences et donner un semblant de cr\u00e9dibilit\u00e9 \u00e0 une     association que le parti au pouvoir contr\u00f4le sans partage depuis pr\u00e8s de 20     ans.           Il aura fallu l\u2019\u00e9pisode du syndicat ind\u00e9pendant, le SJT, et tout r\u00e9cemment     l\u2019affaire de la cr\u00e9ation d\u2019un syndicat des journalistes sous l\u2019\u00e9gide de     l\u2019UGTT, pour mettre au grand jour le vrai visage de ces hypocrites, ces     bonimenteurs doucereux. L\u2019ancien pr\u00e9sident de cette Association, qui se     pr\u00e9pare actuellement \u00e0 reprendre les choses en main, n\u2019est, en d\u00e9finitive,     qu\u2019un enfant de ch\u0153ur, compar\u00e9 \u00e0 ces nouveaux tartuffes. Il a, au moins, le     m\u00e9rite et le courage d\u2019afficher clairement ses convictions politiques. Il     semble, d\u2019ailleurs, qu\u2019il soit d\u00e9j\u00e0 dans le collimateur de ces \u00ab     ind\u00e9pendants \u00bb, parce qu\u2019il constitue, pour eux, le seul concurrent s\u00e9rieux.     Parce qu\u2019il est, quelque part, leur ma\u00eetre \u00e0 penser et parce qu\u2019il chasse     sur leur propre terrain.          L\u2019AJT est, en fait, une association atypique. Dans le paysage associatif     national, qui compte aujourd\u2019hui plus de 8000 associations (sic), elle est     parmi les rares structures que le RCD s\u2019emploie, depuis \u00ab le changement \u00bb, \u00e0     pr\u00e9server, en la pla\u00e7ant au dessus du lot et en s\u2019en servant comme vitrine     pour relancer et promouvoir son discours d\u00e9mocratique. Sans doute parce     qu\u2019il n\u2019a pas d\u2019autre choix et ne peut pas faire autrement. Le prestige de     cette association, son itin\u00e9raire militant, l\u2019\u00e9lite qu\u2019elle repr\u00e9sente et la     mission dont elle est investie sont autant de facteurs qui lui interdisent     d\u2019en faire, ouvertement, une organisation satellite.          C\u2019est essentiellement pour cette raison, qu\u2019\u00e0 chaque congr\u00e8s de l\u2019AJT, le     parti au pouvoir insiste, depuis 1990, \u00e0 concocter une liste de \u00ab consensus     \u00bb en y injectant quelques \u00ab ind\u00e9pendants \u00bb \u00e0 doses hom\u00e9opathiques.          Jusqu\u2019\u00e0 la fin des ann\u00e9es 80, c\u2019\u00e9tait le contraire. C\u2019\u00e9tait les ind\u00e9pendants     qui, par souci de transparence et d\u2019\u00e9quit\u00e9, cherchaient \u00e0 inclure, dans     leurs listes \u00e9lectorales, des journalistes travaillant dans des organes de     presse du parti, choisis en fonction de leurs comp\u00e9tences, de leur     professionnalisme, de leur influence et de leur engagement \u00e0 d\u00e9fendre     r\u00e9ellement leur m\u00e9tier.     Les bureaux de l\u2019AJT \u00e9taient, jusqu\u2019\u00e0 cette date, constitu\u00e9s sur la base     d\u2019un dosage tr\u00e8s subtil d\u2019ind\u00e9pendants et de \u00ab militants \u00bb &#8211; en fait des     journalistes salari\u00e9s d\u2019un parti au pouvoir -, travaillant en bonne     intelligence au service de la corporation et de ses int\u00e9r\u00eats. Beaucoup de     ces \u00ab repr\u00e9sentants du parti \u00bb au sein de l\u2019AJT avaient de la personnalit\u00e9,     de l\u2019ascendant et de l\u2019influence. Inutile de citer des noms, au risque de     flatter ou d\u2019\u00e9corcher certains Egos.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0           Depuis 1990, c\u2019est une nouvelle \u00e9cole qui est en vogue. Celle de     l\u2019opportuniste, de l\u2019arrivisme et du cynisme.     Aujourd\u2019hui, les repr\u00e9sentants du RCD au sein de l\u2019AJT sont, \u00e0 quelques     rares exceptions, des personnages atones, insipides et sans envergure. Ils     ne sont investis d\u2019aucune mission particuli\u00e8re, d\u2019ailleurs. Sauf d\u2019\u00eatre     vigilants, bien s\u00fbr.      Le gros du travail de propagande, de marketing politique et de promotion     est, d\u00e9sormais, du ressort des \u00ab ind\u00e9pendants \u00bb. Des \u00e9l\u00e8ves prodiges et     surdou\u00e9s qui ont surclass\u00e9 leurs ma\u00eetres. Des opportunistes patent\u00e9s qui     font de la rh\u00e9torique et de la surench\u00e8re sur le dos de leurs camarades et     qui, en contrepartie, b\u00e9n\u00e9ficient de privil\u00e8ges exorbitants.      Certains d\u2019entre eux auront fait le tour du monde d\u2019ici la fin de leur     mandat. D\u2019autres ne sont pas loin de penser qu\u2019ils ont d\u00e9sormais un destin     national. D\u2019autres, enfin, ont acquis une certaine contenance et une dose     d\u2019immunit\u00e9 leur permettant m\u00eame de faire de la politique sur une cha\u00eene de     l\u2019opposition tout en ayant l\u2019apparence de parler de questions     professionnelles.          Ce sont, bizarrement, quelques uns de ces \u00ab ind\u00e9pendants \u00bb qu\u2019on retrouve     aujourd\u2019hui \u00e0 la t\u00eate d\u2019une campagne hostile \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019un syndicat de     journalistes sous l\u2019\u00e9gide de l\u2019UGTT. Ce sont ces pseudo-ind\u00e9pendants qui     insinuent que notre centrale syndicale agit sous la pression d\u2019un diktat     \u00e9tranger, eux qui ont remu\u00e9 ciel et terre et d\u00e9pens\u00e9 plusieurs millions de     dinars, aux frais du contribuable, pour r\u00e9cup\u00e9rer le si\u00e8ge de l\u2019AJT au sein     de la FIJ. Ce sont, enfin, ces pseudo-ind\u00e9pendants qui ont largement     contribu\u00e9 au sabotage du projet du syndicat ind\u00e9pendant, le SJT.           Le congr\u00e8s de l\u2019AJT est dans quelques mois. S\u2019il y a encore des journalistes     r\u00e9ellement ind\u00e9pendants dans ce pays, ils devraient, honn\u00eatement, refuser de     faire partie de la prochaine liste \u00e9lectorale du RCD, et se contenter d\u2019un     statut de membres adh\u00e9rents qui, de toute mani\u00e8re, moyennant une cotisation     modique de 30 dinars, donne le droit, \u00e0 ceux qui le d\u00e9sirent, de b\u00e9n\u00e9ficier     automatiquement de toutes les faveurs et autres largesses accord\u00e9es \u00e0 cette     association. Y compris et surtout le grand projet de logement en cours de     finalisation, \u00ab le plus grand de tous les temps \u00bb,\u00a0 para\u00eet-il           Mais de gr\u00e2ce, offrez-nous la chance, au moins l\u2019espace d\u2019un mandat, de voir     un peu plus clair et de pouvoir juger sur pi\u00e8ces ce qu\u2019est une AJT pur jus !          <strong><font>Sadok AMINE<\/font><\/strong> <\/p>\n<hr\/>\n<div align=\"justify\"> <strong>dimanche, juin 17, 2007        <\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Charles Pasqua en Tunisie<\/font><\/h2>\n<p><\/strong>       Charles Pasqua etait l&rsquo;hote VIP de la premiere classe du vol Tunisair       Paris-Tunis de ce matin. Il est surement venu rendre visite a son fils qui       est installe en Tunisie depuis qlq annees.               http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Charles_Pasqua       http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pierre-Philippe_Pasqua        Libell\u00e9s : France, politique, tunisie       posted by Zied @ dimanche, juin 17, 2007\u00a0\u00a0 2 comments              <strong><font>(Source: http:\/\/zizoufromdjerba.blogspot.com\/)<\/font><\/strong><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Tunisian delegation leaves Gaza to   discuss new situation with Tunis government: official<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">     By DIAA HADID, Associated Press Writer   Associated Press, le 17 juin 2007 \u00e0 19h15      GAZA CITY, Gaza Strip (AP) _ The Tunisian delegation based in Gaza city left   Sunday for talks with its country&rsquo;s leadership on whether it will support the   Gaza-based Hamas government, or the West Bank-based Fatah government, an   official said.      The delegation left the Gaza Strip through the Erez crossing, heading to   Israel, said the official, The delegation will meet Palestinian President   Mahmoud Abbas in the West Bank town of Ramallah before leaving to Tunis, the   official said, speaking on the condition of anonymity, citing diplomatic rules.      Hamas seized control of Gaza last week after a series of bloody battles with   Abbas&rsquo; Fatah movement. In response, Abbas formed an emergency government in   the West Bank.      The move led the effective splitting of Palestinian territories into two   entities, the West Bank ruled by President Mahmoud Abbas of Fatah, while Gaza   is ruled by deposed Palestinian Prime Minister Ismail Haniyeh of Hamas.      Earlier this week, the Egyptian security delegation also left the Gaza Strip.      Associated Press \u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Maghreb road threatens Algeria   park-petition<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">     Reuters, le 17 juin 2007 \u00e0 16h40   ALGIERS, June 17 (Reuters) &#8211; Environmentalists urged the Algerian government   on Sunday to protect a major Mediterranean wetland threatened by the   construction of a $11 billion highway seen by the authorities as key to   boosting Maghreb trade.      They warned in a petition to President Abdelaziz Bouteflika the El Kala   coastal park of marshes and forests would eventually disappear unless the   1,200 km (750 mile) road intended to link Algeria to Tunisia and Morocco was   routed around it.      The road is currently due to be built across the 800 sq km (300 square miles)   northeastern park, the home of many varieties of predator birds, fox, lynx,   tortoise and wild cat, under a plan to build the first ever direct motorway   between Algeria, Morocco and Tunisia.      Public Works Minister Amar Ghoul said in remarks published on Sunday the   project was economically profitable and the government was determined to   complete it.      \u00ab\u00a0It is no longer admissible to revise the line because we should take into   consideration the fate of this highway once achieved,\u00a0\u00bb he told Liberte   newspaper.      \u00ab\u00a0The highway will affect only 0.2 percent of the park area, estimated at 800   square kilometres,\u00a0\u00bb he said, adding re-routing the road would cost about $2   billion, six times the cost of that portion of the highway as currently   planned.      But environmentalists and worried members of the public including journalists   said the government would be breaking a commitment it entered into under   Algerian law when it created the park in 1983 to protect the area from   environmental damage. In addition, the park contains one site that Algeria has   undertaken to protect under the 1971 Ramsar Convention on the protection of   wetlands, the Ramsar website shows.      In the petition published in El Watan daily, more than 100 signatories said   the project should avoid the park because it would undermine its status as a   protected zone and make it more vulnerable to other development.      REUTERS \u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">La Chine bloque un consensus au Conseil   des droits de l&rsquo;homme de l&rsquo;ONU<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">     AFP, le 17 juin 2007 \u00e0 15h33   GENEVE, 18 juin 2007 (AFP) &#8211; La Chine bloquait lundi un consensus sur les   r\u00e8gles de fonctionnement du Conseil des droits de l&rsquo;homme de l&rsquo;ONU, \u00e0 quelques   heures de l&rsquo;expiration du d\u00e9lai pour la mise en place d\u00e9finitive de cette   jeune institution \u00e0 Gen\u00e8ve.      Les 47 Etats membres sont divis\u00e9s sur le sort des 12 experts ind\u00e9pendants   nomm\u00e9s par l&rsquo;ONU pour enqu\u00eater sur les violations des droits de l&rsquo;homme   commises dans plusieurs pays. Conform\u00e9ment \u00e0 une d\u00e9cision de l&rsquo;Assembl\u00e9e   g\u00e9n\u00e9rale des Nations unies, le Conseil a jusqu&rsquo;\u00e0 minuit (22H00 GMT) pour   d\u00e9finir ses r\u00e8gles de fonctionnement.      Mais faute de consensus, la session du Conseil \u00e9tait suspendue depuis le   milieu de la matin\u00e9e et on ignorait \u00e0 quelle heure les travaux pourraient   reprendre.      Selon des sources proches des discussions, P\u00e9kin insistait en effet pour   adjoindre un amendement au texte de compromis pr\u00e9sent\u00e9 la veille par le   pr\u00e9sident du Conseil, l&rsquo;ambassadeur du Mexique Luis-Alfonso de Alba. Or ce   dernier a averti que son texte devait \u00eatre pris comme un \u00ab\u00a0tout\u00a0\u00bb et qu&rsquo;il n&rsquo;en   accepterait aucun d\u00e9tricotage.      Selon des diplomates, les Chinois exigent une majorit\u00e9 des deux-tiers des   Etats membres du Conseil pour adopter des r\u00e9solutions concernant des Etats.      Une telle majorit\u00e9 rendrait virtuellement impossible \u00e0 l&rsquo;avenir la nomination   de ces experts, compte tenu de la composition du Conseil o\u00f9 les pays   occidentaux sont en minorit\u00e9.      \u00ab\u00a0Nous ne pouvons en aucun cas accepter une majorit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e pour   l&rsquo;adoption des r\u00e9solutions concernant des pays\u00a0\u00bb, a observ\u00e9 un diplomate   europ\u00e9en. \u00ab\u00a0Cela compliquerait la t\u00e2che fondamentale du Conseil qui est de   prot\u00e9ger v\u00e9ritablement les droits des gens\u00a0\u00bb.      Le Conseil a succ\u00e9d\u00e9 en juin 2006 \u00e0 la Commission des droits de l&rsquo;homme, qui a   succomb\u00e9 au bout de 60 ans aux critiques la taxant de partialit\u00e9 et   d&rsquo;inefficacit\u00e9.      AFP  \u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font size=\"3\">Turquie &#8211; Le pr\u00e9sident pose un veto \u00e0   un projet d&rsquo;Erdogan<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">     Reuters, le 18 juin 2007 \u00e0 15h45   ANKARA, 18 juin (Reuters) &#8211; Le pr\u00e9sident turc Ahmet Necdet Sezer a oppos\u00e9   lundi son veto \u00e0 un projet gouvernemental visant \u00e0 r\u00e9duire le d\u00e9lai l\u00e9gal   n\u00e9cessaire \u00e0 l&rsquo;organisation d&rsquo;un r\u00e9f\u00e9rendum.   Le gouvernement de Tayyip Erdogan, issu de la mouvance islamiste, souhaitait   que le r\u00e9f\u00e9rendum constitutionnel sur l&rsquo;\u00e9lection au suffrage universel direct   du pr\u00e9sident se d\u00e9roule le m\u00eame jour que les \u00e9lections l\u00e9gislatives anticip\u00e9es,   soit le 22 juillet.   Sa proposition de loi pr\u00e9voyait donc de r\u00e9duire \u00e0 45 jours (contre 120   actuellement) le d\u00e9lai obligatoire avant la tenue d&rsquo;un r\u00e9f\u00e9rendum en Turquie.   \u00ab\u00a0Du fait de la confusion que cr\u00e9erait la tenue simultan\u00e9e d&rsquo;\u00e9lections   l\u00e9gislatives et d&rsquo;un r\u00e9f\u00e9rendum, il serait plus difficile de parvenir \u00e0 un   r\u00e9sultat appr\u00e9ciable sur cette question\u00a0\u00bb, explique la pr\u00e9sidence turque dans   un communiqu\u00e9. Le Parlement turc, actuellement en vacance parlementaire en   raison de l&rsquo;imminence des prochaines l\u00e9gislatives, dispose encore d&rsquo;un moyen   l\u00e9gal de contourner ce veto pr\u00e9sidentiel.   Cette option semble toutefois compromise car Erdogan, en froid avec certains   membres de son parti, n&rsquo;est pas assur\u00e9 d&rsquo;un soutien total en cas de nouveau   vote du Parlement.   \u00ab\u00a0La Turquie est un \u00e9tat de droit. Il y a des institutions, ces institutions   ont des responsabilit\u00e9s qui sont clairement d\u00e9finies par la constitution\u00a0\u00bb, a   r\u00e9agi le vice-Premier ministre Abdullatif Sener, \u00e9galement porte-parole du   gouvernement.   Le pr\u00e9sident Sezer avait \u00e9t\u00e9 contraint vendredi dernier, selon le m\u00eame sch\u00e9ma   l\u00e9gislatif, de lever son veto sur l&rsquo;organisation d&rsquo;un r\u00e9f\u00e9rendum portant sur   une s\u00e9rie de r\u00e9formes constitutionnelles.   L&rsquo;une des mesures phares porte sur l&rsquo;\u00e9lection du pr\u00e9sident au suffrage   universel direct et non par le Parlement comme le pr\u00e9voit jusqu&rsquo;\u00e0 maintenant   la constitution turque.      REUTERS \u00a0<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr\/>\n<\/div>\n<div align=\"center\"> <strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font size=\"3\">La Chine bloque un consensus au Conseil   des droits de l&rsquo;homme de l&rsquo;ONU<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/div>\n<div align=\"justify\">     AFP, le 17 juin 2007 \u00e0 15h33   GENEVE, 18 juin 2007 (AFP) &#8211; La Chine bloquait lundi un consensus sur les   r\u00e8gles de fonctionnement du Conseil des droits de l&rsquo;homme de l&rsquo;ONU, \u00e0 quelques   heures de l&rsquo;expiration du d\u00e9lai pour la mise en place d\u00e9finitive de cette   jeune institution \u00e0 Gen\u00e8ve.      Les 47 Etats membres sont divis\u00e9s sur le sort des 12 experts ind\u00e9pendants   nomm\u00e9s par l&rsquo;ONU pour enqu\u00eater sur les violations des droits de l&rsquo;homme   commises dans plusieurs pays. Conform\u00e9ment \u00e0 une d\u00e9cision de l&rsquo;Assembl\u00e9e   g\u00e9n\u00e9rale des Nations unies, le Conseil a jusqu&rsquo;\u00e0 minuit (22H00 GMT) pour   d\u00e9finir ses r\u00e8gles de fonctionnement.      Mais faute de consensus, la session du Conseil \u00e9tait suspendue depuis le   milieu de la matin\u00e9e et on ignorait \u00e0 quelle heure les travaux pourraient   reprendre.      Selon des sources proches des discussions, P\u00e9kin insistait en effet pour   adjoindre un amendement au texte de compromis pr\u00e9sent\u00e9 la veille par le   pr\u00e9sident du Conseil, l&rsquo;ambassadeur du Mexique Luis-Alfonso de Alba. Or ce   dernier a averti que son texte devait \u00eatre pris comme un \u00ab\u00a0tout\u00a0\u00bb et qu&rsquo;il n&rsquo;en   accepterait aucun d\u00e9tricotage.      Selon des diplomates, les Chinois exigent une majorit\u00e9 des deux-tiers des   Etats membres du Conseil pour adopter des r\u00e9solutions concernant des Etats.      Une telle majorit\u00e9 rendrait virtuellement impossible \u00e0 l&rsquo;avenir la nomination   de ces experts, compte tenu de la composition du Conseil o\u00f9 les pays   occidentaux sont en minorit\u00e9.      \u00ab\u00a0Nous ne pouvons en aucun cas accepter une majorit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e pour   l&rsquo;adoption des r\u00e9solutions concernant des pays\u00a0\u00bb, a observ\u00e9 un diplomate   europ\u00e9en. \u00ab\u00a0Cela compliquerait la t\u00e2che fondamentale du Conseil qui est de   prot\u00e9ger v\u00e9ritablement les droits des gens\u00a0\u00bb.      Le Conseil a succ\u00e9d\u00e9 en juin 2006 \u00e0 la Commission des droits de l&rsquo;homme, qui a   succomb\u00e9 au bout de 60 ans aux critiques la taxant de partialit\u00e9 et   d&rsquo;inefficacit\u00e9.      AFP<\/div>\n<hr\/>\n<p align=\"center\"><b><a href=\"http:\/\/www.tunisnews.net\"><font face=\"Arabic Transparent\"><span><font>Home<\/font><\/span><font><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accueil <\/span><span>&#8211; <\/span><\/font><\/font><span dir=\"rtl\" lang=\"AR-SA\"><font>\u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629<\/font><\/span><\/a><\/b><\/p>\n<p><\/body><\/body><\/html><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Home &#8211; Accueil &#8211; \u0627\u0644\u0631\u0626\u064a\u0633\u064a\u0629 TUNISNEWS 8\u00a0\u00e8me\u00a0ann\u00e9e, N\u00b0\u00a02582\u00a0du 18.06.2007 \u00a0archives : www.tunisnews.net Kalima: Une semaine ordinaire dans un Etat policier Taoufik ben Brik: Il \u00e9tait une fois \u00e0 l\u2019ouest de Ben Za\u00ef Sadok AMINE : Y a-t-il des ind\u00e9pendants dans le bureau de l\u2019AJT ? Nasreddine Ben Hadid: Le mouvement syndical entre: Un mondial au [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":22040,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[],"tags":[58,38,29],"class_list":["post-15836","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","tag-58","tag-38","tag-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15836","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15836"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15836\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22040"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15836"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15836"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15836"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}