{"id":15445,"date":"2011-02-20T00:00:00","date_gmt":"2011-02-20T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tunisnews.net\/20-fevrier-2011\/"},"modified":"2011-02-20T00:00:00","modified_gmt":"2011-02-20T00:00:00","slug":"20-fevrier-2011","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tunisnews.net\/ar\/20-fevrier-2011\/","title":{"rendered":"20 f\u00e9vrier 2011"},"content":{"rendered":"<p><html><head><meta content=\"text\/html\" description=\"  Des milliers de Tunisiens ont manifest\u00e9 dimanche \u00e0 Tunis pour r\u00e9clamer la \n  d\u00e9mission du gouvernement de transition de Mohamed Ghannouchi, apr\u00e8s une \n  semaine encore marqu\u00e9e par l'instabilit\u00e9 et le meurtre d'un pr\u00eatre polonais en \n  l'honneur de qui une messe devait \u00eatre c\u00e9l\u00e9br\u00e9e. \" http-equiv=\"Content-Type\"\/><\/head><body><body><\/p>\n<div dir=\"ltr\"><font face=\"Arial\" size=\"2\"><\/p>\n<div dir=\"ltr\">\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<p dir=\"ltr\"><a><strong><font face=\"Arabic Transparent\" size=\"3\"><span>Home<\/span><span lang=\"FR-CH\"> &#8211; Accuei<\/span><\/font><\/strong><\/a><font size=\"3\"><span lang=\"fr-ch\"><strong><font face=\"Arabic Transparent\">l<\/font><\/strong><\/span> <\/font><\/p>\n<div dir=\"ltr\"> <font><strong>  <\/p>\n<div align=\"center\" dir=\"ltr\"> <font face=\"Arial\" size=\"7\">      TUNISNEWS <\/font> <font face=\"Arial\">10 \u00e8me ann\u00e9e, <\/font><span lang=\"FR\"> <font face=\"Arial\">N\u00b0 3925 du 20.02.2011       <\/font><\/span><span> <font face=\"Arial\">archives : <\/font><a target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> <font face=\"Arial\">www.tunisnews.net<\/font><\/a><\/span><span lang=\"FR\"> <\/span><font face=\"Arial\"> <\/font><\/div>\n<p> <\/strong><\/font> <\/div>\n<div dir=\"ltr\"> <font><strong><\/p>\n<hr dir=\"ltr\"\/>\n<p align=\"left\"><font face=\"Arial\" size=\"2\">AFP:Tunisie:     manifestation contre le gouvernement, messe pour le pr\u00eatre \u00e9gorg\u00e9     <\/font><\/p>\n<p><\/strong><\/font><font>Le Nouvel observateur :Tunis \u201ddetermine\u201d     a faire la lumiere sur le meurtre du pretre polonais <\/font> <font><font face=\"Arial\" size=\"2\">     romandie:La Suisse v\u00e9rifie 80 millions de francs d&rsquo;avoirs tunisiens     <\/font><\/font><font>Ahmed BEN AMOR : LA CONSTITUANTE OU LE     CONSEIL DE LA REVOLUTION ?<\/font><font><font face=\"Arial\" size=\"2\">     Le Parisien:Tunisie : les excuses de Boillon, l&rsquo;ambassadeur de France qui     fait scandale     <\/font><\/font><font>Le Telegramme :Tunisie. Le nouvel     ambassadeur de France s&rsquo;excuse platement<\/font><font><font face=\"Arial\" size=\"2\">     Le Temps: Selon le site JSS News Ben Ali serait mort      <\/font><\/font><font>Fatma BOUAMAIED KSILA :NON AUX FORCES     DES TENEBRES QUI NUISENT A LA TUNISIE LIBRE ET A SA REVOLUTION <\/font> <font><font face=\"Arial\" size=\"2\">     Dr Mahmoud BEN AMMAR:COMMISSIONS DE JUSTICE, VOUS AVEZ DIT ?     <\/font><\/font><font>Karim BEN SLIMANE:Les pieds dans le     tebsi : Au moins sous Ben Ali je pouvais dormir tranquille.<\/font><font><font face=\"Arial\" size=\"2\">     TUNISIE : POUR LA SAISIE DE LA FORTUNE D&rsquo; ABDERRAHMANE TLILI\u00a0 PLANQUEE A     GENEVE     <\/font><\/font><font>Houcine Ghali: TUNISIE : POUR LA SAISIE     DE LA FORTUNE D&rsquo; ABDERRAHMANE TLILI\u00a0 PLANQUEE A GENEVE<\/font><font><font face=\"Arial\" size=\"2\">     Le Temps:\u00e7a bouillonne \u00e0 l\u2019Institut Ibn Charaf      <\/font><\/font><font>Le Figaro:Tunisie: la politique de la     France \u00ab\u00a0d\u00e9bile\u00a0\u00bb <\/font><font> <font face=\"Arial\" size=\"2\">     JDD:Le train des Tunisiens      <\/font><\/font><font>Tribune de Geneve :POUR UNE TUNISIE     LA\u00cfQUE<\/font><font><font face=\"Arial\" size=\"2\">     Les Inrocks :Besancenot: \u00ab\u00a0Les peuples arabes nous montrent qu&rsquo;il y a une     autre voie\u00a0\u00bb     <\/font><\/font><font>Association france Palestine     Solidarite:Vent de r\u00e9volte au Moyen-Orient [et au Maghreb]<\/font><font><font face=\"Arial\" size=\"2\">     L\u2019express:La g\u00e9n\u00e9ration Internet au Maroc     <\/font><\/font><font>The New York\u00a0 Times:Next Question for     Tunisia: the Role of Islam in Politics<\/font><font><font face=\"Arial\" size=\"2\">     New Statesman:This is not an Islamic revolution<\/font><\/font><\/div>\n<div dir=\"ltr\">\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/> <\/div>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Tunisie:     manifestation contre le gouvernement, messe pour le pr\u00eatre \u00e9gorg\u00e9<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/p>\n<\/div>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\">   Par Kaouther LARBI et Sonia BAKARIC    Des milliers de Tunisiens ont manifest\u00e9 dimanche \u00e0 Tunis pour r\u00e9clamer la   d\u00e9mission du gouvernement de transition de Mohamed Ghannouchi, apr\u00e8s une   semaine encore marqu\u00e9e par l&rsquo;instabilit\u00e9 et le meurtre d&rsquo;un pr\u00eatre polonais en   l&rsquo;honneur de qui une messe devait \u00eatre c\u00e9l\u00e9br\u00e9e.    \u00ab\u00a0Gouvernement de Ghannouchi D\u00e9gage\u00a0\u00bb: quelque 4.000 personnes ont manifest\u00e9   devant la Kasbah, si\u00e8ge de la Primature, reprenant le slogan de la r\u00e9volution   qui a provoqu\u00e9 la chute de l&rsquo;ancien r\u00e9gime \u00ab\u00a0Ben Ali D\u00e9gage\u00a0\u00bb.   Dans une ambiance bon enfant, surveill\u00e9s de loin par l&rsquo;arm\u00e9e et la police qui   avaient d\u00e9ploy\u00e9 deux blind\u00e9s et des h\u00e9licopt\u00e8res, hommes, femmes, enfants ont   r\u00e9clam\u00e9 le changement de la plupart des institutions.   \u00ab\u00a0D\u00e9mission du Premier ministre, Assembl\u00e9e constituante, Ind\u00e9pendance de la   justice\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Dissolution du Parlement\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Dissolution des commissions\u00a0\u00bb (l&rsquo;une des   commissions ets charg\u00e9e de la r\u00e9forme \u00e9lectorale), pouvait-on lire sur des   pancartes.   \u00ab\u00a0Notre r\u00e9volution n&rsquo;a abouti \u00e0 rien avec ce Ghannouchi\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Samia   Mahfoudh, enseignante de 50 ans.   \u00ab\u00a0Ils nous prennent pour des dupes. Tous les membres du Parlement et des   conseils de r\u00e9gion ont \u00e9t\u00e9 \u00e9lus par l&rsquo;ancien r\u00e9gime, la Constitution a \u00e9t\u00e9   r\u00e9form\u00e9e par l&rsquo;ancien r\u00e9gime\u00a0\u00bb, a dit Sami Ben Moumen, m\u00e9decin de 30 ans.   Mohamed Ghannouchi a \u00e9t\u00e9 le Premier ministre de Zine El Abidine Ben Ali de   1999 jusqu&rsquo;\u00e0 sa chute le 14 janvier.   Apr\u00e8s la formation le 17 janvier d&rsquo;un gouvernement d&rsquo;union nationale dans   lequel l&rsquo;\u00e9quipe sortante avait conserv\u00e9 la majorit\u00e9 des postes, des milliers   de personnes avaient manifest\u00e9 quotidiennement devant la Kasbah pour obtenir   leur d\u00e9mission. M. Ghannouchi avait finalement remani\u00e9 le gouvernement \u00e9pur\u00e9   des principaux caciques de l&rsquo;ancien r\u00e9gime le 27 janvier.   Depuis, des \u00e9lections libres ont \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9es pour dans six mois mais le   pouvoir de transition n&rsquo;a pas fix\u00e9 de date ni donn\u00e9 de pr\u00e9cisions sur le type   de scrutins qu&rsquo;il comptait convoquer.   Plusieurs partis d&rsquo;opposition r\u00e9clament instamment l&rsquo;\u00e9lection d&rsquo;une   Constituante ou la cr\u00e9ation d&rsquo;un conseil de sauvegarde de la r\u00e9volution,   estimant que le gouvernement actuel n&rsquo;a pas de contre-pouvoirs.   Outre cette pression politique, le gouvernement reste confront\u00e9 \u00e0   l&rsquo;instabilit\u00e9. Pour tenter d&rsquo;apaiser les tensions sociales, il a annonc\u00e9   vendredi de premi\u00e8res aides sociales d&rsquo;urgence. Et pour pallier le vide   s\u00e9curitaire, des r\u00e9servistes ont rejoint l&rsquo;arm\u00e9e mercredi.   Mais l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 s&rsquo;est \u00e0 nouveau illustr\u00e9e vendredi avec la d\u00e9couverte d&rsquo;un   pr\u00eatre catholique polonais, Marek Rybinski, 34 ans, retrouv\u00e9 mort \u00e9gorg\u00e9 dans   le hangar d&rsquo;une \u00e9cole priv\u00e9e \u00e0 Manouba (pr\u00e8s de Tunis) o\u00f9 il \u00e9tait responsable   financier.   Une messe \u00e0 sa m\u00e9moire devait \u00eatre c\u00e9l\u00e9br\u00e9e dans l&rsquo;apr\u00e8s-midi \u00e0 La Goulette,   pr\u00e8s de Tunis.   Dans la matin\u00e9e, l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Tunis Lahham Maroun a rencontr\u00e9 le Premier   ministre qui, a-t-il dit, l&rsquo;a \u00ab\u00a0assur\u00e9 de son engagement personnel ainsi que de   celui de son gouvernement \u00e0 d\u00e9terminer rapidement les causes\u00a0\u00bb du meurtre.   \u00ab\u00a0C&rsquo;est la premi\u00e8re fois que cela arrive, j&rsquo;esp\u00e8re que cela n&rsquo;arrivera plus   jamais\u00a0\u00bb, a ajout\u00e9 l&rsquo;\u00e9v\u00eaque.   Les autorit\u00e9s ont attribu\u00e9 ce meurtre qui a beaucoup choqu\u00e9 \u00e0 des \u00ab\u00a0extr\u00e9mistes   (&#8230;) compte tenu de la fa\u00e7on dont il a \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9\u00a0\u00bb, laissant entendre   qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;islamistes. Mais de nombreuses personnes ont estim\u00e9 que   cela pouvait aussi \u00eatre le fait de personnes rest\u00e9es fid\u00e8les \u00e0 Ben Ali.   Vendredi, des islamistes radicaux avaient tent\u00e9 de mettre le feu \u00e0 une rue de   prostitu\u00e9es, provoquant le lendemain une manifestation pour d\u00e9fendre une \u00ab\u00a0Tunisie   la\u00efque\u00a0\u00bb.   <strong>Source: \u201cAFP\u201d Le 20-02-2011   Lien: http:\/\/www.google.com\/hostednews\/afp\/article\/ALeqM5h3tayVc8K22zNjls_DKB-GEG9Utg?docId=CNG.a85266580914284559822d4b9b4f9a73.e1<\/strong> <\/p>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font><strong>Tunis \u201ddetermine\u201d     a faire la lumiere sur le meurtre du pretre polonais<\/strong> <\/font><\/h2>\n<\/p>\n<\/div>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\">   Le Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi a assur\u00e9 dimanche l&rsquo;archev\u00eaque   de Tunis Mgr Maroun Laham de sa \u00ab\u00a0d\u00e9termination\u00a0\u00bb \u00e0 retrouver rapidement les   auteurs\u00a0\u00bb du meurtre du pr\u00eatre polonais Marek Marius Rybinski et \u00ab\u00a0de les   traduire devant la justice\u00a0\u00bb.   Selon l&rsquo;agence officielle TAP, le chef du gouvernement a pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9v\u00eaque   \u00ab\u00a0ses condol\u00e9ances les plus sinc\u00e8res et ses sentiments de sympathie et de   compassion \u00e0 la suite de cet acte criminel odieux\u00a0\u00bb.   Econome d&rsquo;une \u00e9cole catholique situ\u00e9e \u00e0 la Manouba, \u00e0 environ 15 km de Tunis,   le pr\u00eatre, \u00e2g\u00e9 de 34 ans, a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 \u00e9gorg\u00e9 vendredi, un acte attribu\u00e9 par   les autorit\u00e9s \u00e0 \u00ab\u00a0des extr\u00e9mistes\u00a0\u00bb, sans plus de pr\u00e9cisions.   Lors d&rsquo;une entrevue avec Mgr Laham, M. Ghannouchi \u00ab\u00a0a r\u00e9it\u00e9r\u00e9 la condamnation   par le gouvernement transitoire de ce crime abominable qui a choqu\u00e9 l&rsquo;ensemble   des Tunisiens et des Tunisiennes et qui est contraire aux valeurs de tol\u00e9rance,   de coexistence pacifique et de mod\u00e9ration qui ont impr\u00e9gn\u00e9 la Tunisie tout au   long de son histoire\u00a0\u00bb.   Dans une d\u00e9claration \u00e0 la presse, l&rsquo;\u00e9v\u00eaque a jug\u00e9 important \u00ab\u00a0pour rassurer\u00a0\u00bb le   pays, de faire la lumi\u00e8re sur ce crime qui, a-t-il not\u00e9, \u00ab\u00a0n&rsquo;est pas dans les   principes et les traditions de la Tunisie\u00a0\u00bb. En attendant \u00ab\u00a0les r\u00e9sultats de   l&rsquo;autopsie et de l&rsquo;enqu\u00eate\u00a0\u00bb, il s&rsquo;est d\u00e9fendu de \u00ab\u00a0faire de sp\u00e9culations qui   pourraient s&rsquo;av\u00e9rer fausses\u00a0\u00bb.   \u00ab\u00a0C&rsquo;est la premi\u00e8re fois que cela arrive en Tunisie et j&rsquo;esp\u00e8re que cela ne se   reproduira plus jamais\u00a0\u00bb, a-t-il encore dit. Pour Mgr Laham, \u00ab\u00a0notre amour et   notre service pour le pays ne peuvent pas \u00eatre mis en cause par un acte aussi   crapuleux\u00a0\u00bb.   <strong>Source : \u00ab Le Nouvel observateur \u00bb Le 20-02-2011   Lien : http:\/\/tempsreel.nouvelobs.com\/actualite\/monde\/20110220.FAP5301\/tunis-determine-a-faire-la-lumiere-sur-le-meurtre-du-pretre-polonais.html<\/strong> \u00a0<\/p>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font><strong>La Suisse v\u00e9rifie     80 millions de francs d&rsquo;avoirs tunisiens<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/p>\n<\/div>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\">   Un mois apr\u00e8s la chute du pr\u00e9sident tunisien Zine El Abidine Ben Ali, le   Minist\u00e8re public de la Conf\u00e9d\u00e9ration (MPC) v\u00e9rifie 80 millions de francs de   fonds tunisiens plac\u00e9s en Suisse. Une trentaine de notifications de soup\u00e7ons   sont parvenues au bureau de communication en mati\u00e8re de blanchiment d&rsquo;argent (MROS).   \u00ab\u00a0Ces avoirs ont tous un lien avec la Tunisie\u00a0\u00bb, a indiqu\u00e9 dimanche \u00e0 l&rsquo;ATS la   porte-parole de l&rsquo;Office f\u00e9d\u00e9ral de la police (fedpol) Dani\u00e8le Bersier,   confirmant une information parue dans le journal dominical al\u00e9manique \u00ab\u00a0SonntagsZeitung\u00a0\u00bb.   La porte-parole n&rsquo;a pas souhait\u00e9 pr\u00e9ciser si ces fonds \u00e9taient li\u00e9s au clan   Ben Ali. Le MPC doit d\u00e9sormais d\u00e9cider s&rsquo;il va engager une proc\u00e9dure p\u00e9nale.   Cinq jours apr\u00e8s la fuite de Tunisie de Ben Ali, le 19 janvier, le Conseil   f\u00e9d\u00e9ral avait gel\u00e9 les avoirs du pr\u00e9sident d\u00e9chu ainsi que d&rsquo;une quarantaine   de ses proches. Une semaine plus tard, Berne avait \u00e9valu\u00e9 \u00e0 plusieurs dizaines   de millions de francs la somme touch\u00e9e par cette mesure.   Tunis a d\u00e9pos\u00e9 une demande d&rsquo;entraide judiciaire aupr\u00e8s des autorit\u00e9s   helv\u00e9tiques, ce qui implique que l&rsquo;argent bloqu\u00e9 pourrait \u00eatre transf\u00e9r\u00e9 dans   le futur en Tunisie.   <strong><font>Source: \u201cromandie\u201d Le 20-02-2011   <\/font><font>Lien: http:\/\/www.romandie.com\/infos\/ats\/display.asp?page=20110220145911400172019048164_brf025.xml  <\/font><\/strong><\/p>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>LA CONSTITUANTE OU     LE CONSEIL DE LA REVOLUTION ?<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/p>\n<\/div>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\">   L\u2019appel \u00e0 la\u00a0 formation du conseil de la protection\u00a0 de la r\u00e9volution suscite   un d\u00e9bat contradictoire. Ses initiateurs\u00a0 d\u00e9fendent\u00a0 l\u2019id\u00e9e de vigilance en   l\u2019absence d\u2019une repr\u00e9sentation nationale et l\u00e9gitima du peuple tunisien.\u00a0 Ses   d\u00e9tracteurs craignent\u00a0 un conseil de r\u00e9volution comme on voit d\u2019habitude lors   de la prise du pouvoir par les militaires.    En tout cas le probl\u00e8me c\u2019est l\u2019inexistence d\u2019un contre pouvoir face \u00e0 un   gouvernement\u00a0 qui tire sa l\u00e9gitimit\u00e9 de l\u2019ancien pouvoir puisqu\u2019 on est   toujours dans le cadre de la constitution en vigueur. Et en plus les r\u00e8gles de   transition rendent bient\u00f4t la situation juridique intenable des institutions   actuelles.\u00a0 Comment y\u00a0 rem\u00e9dier ? Deux solutions s\u2019imposent:   &#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 En gardant la pr\u00e9sidence par int\u00e9rim afin d\u2019assurer la continuit\u00e9 de   l\u2019\u00e9tat, il faut appeler \u00e0 des \u00e9lections pour une assembl\u00e9e constituante afin   de doter le pays d\u2019une nouvelle constitution.\u00a0 Ces \u00e9lections seront ouvertes \u00e0   tout le monde partis et ind\u00e9pendants. La constituante sera d\u00e9positaire de la   souverainet\u00e9. Elle peut garder ce gouvernement\u00a0 ou appeler le pr\u00e9sident par   int\u00e9rim \u00e0 la constitution d\u2019un nouveau gouvernement r\u00e9ellement transitoire.   &#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Ou bien constituer des comit\u00e9s de vigilance sur le plan local et   r\u00e9gional par la soci\u00e9t\u00e9 civile. Ces comit\u00e9s ont un pouvoir moral d\u2019alerter   l\u2019opinion publique de tout d\u00e9rapage ou manquement \u00e0 ligne de changement   radical. Cette diversit\u00e9 permet \u00e0 tout un chacun de s\u2019exprimer. L\u2019existence de   ces comit\u00e9s n\u2019a pas de limite dans le\u00a0 temps. L\u2019exercice de la pression passe   par les manifestations publiques ( sit in, gr\u00e8ve, affichage, marches etc\u2026).   Ma pr\u00e9f\u00e9rence va\u00a0\u00a0 \u00e0 la premi\u00e8re solution. C\u2019est une r\u00e9ponse claire, qui   tranche avec le statuquo. Avec la constituante les institutions du pays   partent\u00a0 avec une l\u00e9gitimit\u00e9 \u00e0\u00a0 limage de la Tunisie nouvelle.\u00a0 Car le\u00a0   travail opaque\u00a0 de la commission charg\u00e9e de la r\u00e9vision de la constitution   n\u2019offre pas cette l\u00e9gitimit\u00e9. On ne sait rien sur ses d\u00e9lib\u00e9rations \u00e0 huis   clos donc non rassurante sur l\u2019aboutissement de ses propositions.\u00a0 Le   brouillard politique et constitutionnel dans lequel se trouve la Tunisie   n\u2019aide pas \u00e0 rebondir et \u00e0 tourner la page de l\u2019ancien pouvoir. Les tunisiens   s\u2019inqui\u00e8tent et c\u2019est l\u00e9gitime.   <font><strong>Ahmed BEN AMOR\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Paris le 19\/02\/2011 <\/strong><\/font><\/p>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Tunisie : les     excuses de Boillon, l&rsquo;ambassadeur de France qui fait scandale<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/p>\n<\/div>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\">   A peine cinq jours apr\u00e8s avoir pris son poste, le nouvel ambassadeur de France   \u00e0 Tunis a provoqu\u00e9 la col\u00e8re des Tunisiens. Boris Boillon, 41 ans, a pr\u00e9sent\u00e9   samedi soir ses \u00abexcuses\u00bb \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision nationale tunisienne pour avoir   r\u00e9pondu jeudi \u00e0 des questions de journalistes d&rsquo;une mani\u00e8re qui a pu para\u00eetre   \u00abhautaine\u00bb.   Des centaines de manifestants avaient d\u00e9fil\u00e9 dans la journ\u00e9e devant   l&rsquo;ambassade de France \u00e0 Tunis pour r\u00e9clamer le d\u00e9part du nouvel ambassadeur,   d\u00e9non\u00e7ant \u00abson manque de diplomatie\u00bb et \u00abson agressivit\u00e9\u00bb.      \u00abJe m&rsquo;excuse aupr\u00e8s des journalistes et de tous les Tunisiens\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9,   dans un arabe parfait, le benjamin des diplomates fran\u00e7ais, qui avait pr\u00e9sent\u00e9   mercredi ses lettres de cr\u00e9ance. \u00abS&rsquo;ils ont pris mes r\u00e9ponses comme une   mani\u00e8re de r\u00e9pondre de fa\u00e7on hautaine, je le regrette et je suis vraiment   d\u00e9sol\u00e9 et je pr\u00e9sente toutes mes excuses \u00e0 tout le peuple tunisien\u00bb, a-t-il   poursuivi.       Jeudi, lors d&rsquo;une conf\u00e9rence de presse, Boris Boillon avait refus\u00e9 de r\u00e9pondre   \u00e0 des questions de journalistes, ou les avait qualifi\u00e9es de \u00abquestions d\u00e9biles\u00bb   ou de \u00abn&rsquo;importe quoi\u00bb. Elles portaient sur la gestion de la r\u00e9volution   tunisienne par la France et, en filigrane, la ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res,   Mich\u00e8le Alliot-Marie, proposant le \u00absavoir-faire\u00bb de Paris en mati\u00e8re maintien   de l&rsquo;ordre \u00e0 Tunis.      \u00abJ&rsquo;ai une \u00e9nergie et une volont\u00e9 bien d\u00e9termin\u00e9e de promouvoir des relations   bilat\u00e9rales. J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 spontan\u00e9 plus que je n&rsquo;aurais d\u00fb l&rsquo;\u00eatre. Dor\u00e9navant, je   dois parler de mani\u00e8re plus polie\u00bb, a ajout\u00e9 samedi soir Boris Boillon. Des   excuses tr\u00e8s diplomatiques.   <font><strong><font>Source: \u201dLe Parisien\u201d Le   20-02-2011   <\/font>Lien: http:\/\/www.leparisien.fr\/crise-tunisie\/tunisie-les-excuses-de-boillon-l-ambassadeur-de-france-qui-fait-scandale-19-02-2011-1323143.php  <\/strong><\/font><\/p>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Tunisie. Le nouvel ambassadeur de     France s&rsquo;excuse platement<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/p>\n<\/div>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\">   D\u00e9cid\u00e9ment, les relations entre la France et la Tunisie restent compliqu\u00e9es.   Apr\u00e8s les propos contest\u00e9s de Mich\u00e8le Alliot-Marie, c&rsquo;est le style du nouvel   ambassadeur de France, Boris Boillon, qui \u00e9nerve les tunisiens jusqu&rsquo;\u00e0 les   pousser \u00e0 manifester pour exiger son d\u00e9part. Le diplomate a pr\u00e9sent\u00e9 ses   excuses hier soir. \u00ab\u00a0J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 plus spontan\u00e9 que je n&rsquo;aurais d\u00fb\u00a0\u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9.      Boris Boillon a 41 ans. Ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, il a travaill\u00e9   ses gammes de diplomate en Irak avant d&rsquo;\u00eatre nomm\u00e9 ambassadeur de Tunisie   suite \u00e0 la chute de Ben Ali. Sa mission : changer les relations entre les deux   pays, \u00ab\u00a0prendre un nouvel \u00e9lan, en s&rsquo;appuyant sur une nouvelle ambition   partag\u00e9e\u00a0\u00bb, selon le porte-parole du minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res. Et   Boris Boillon a commenc\u00e9 tr\u00e8s fort ! L&rsquo;ambassadeur a invit\u00e9 des journalistes   tunisiens \u00e0 partager son repas et \u00e0 d\u00e9couvrir sa nouvelle politique jeudi   dernier.       Questions \u00ab\u00a0d\u00e9biles\u00a0\u00bb   Au cours de cette rencontre, il a refus\u00e9 de r\u00e9pondre \u00e0 certaines questions   portant sur les propos de Mich\u00e8le Alliot-Marie ou sur son manque d&rsquo;exp\u00e9rience,   les qualifiant de \u00ab\u00a0d\u00e9biles\u00a0\u00bb ou de \u00ab\u00a0n&rsquo;importe quoi\u00a0\u00bb. Le ton employ\u00e9 a choqu\u00e9.   La r\u00e9action ne s&rsquo;est pas faite attendre. Ce samedi, environ 500 Tunisiens ont   manifest\u00e9 devant l&rsquo;ambassade de France d\u00e9non\u00e7ant le \u00ab\u00a0manque de diplomatie\u00a0\u00bb et   \u00ab\u00a0l&rsquo;agressivit\u00e9\u00a0\u00bb du nouveau venu. Sur les pancartes brandies, on pouvait lire:   \u00ab\u00a0M. Boillon, vous occupez un poste diplomatique et vous n&rsquo;avez rien d&rsquo;un   diplomate\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0d\u00e9gagez, petit Sarko!\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Boris d\u00e9gage!\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0C&rsquo;est vous qui faites   honte \u00e0 la France\u00a0\u00bb.       \u00ab\u00a0Il y a des manifestations tous les jours \u00e0 Tunis\u00a0\u00bb   Ce n&rsquo;est pas (encore) un probl\u00e8me pour le quai d&rsquo;Orsay. Le porte-parole du   minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8re explique qu'\u00a0\u00bbil y a des manifestations tous   les jours \u00e0 Tunis\u00a0\u00bb, quelques semaines apr\u00e8s le renversement d&rsquo;un r\u00e9gime   policier qui tenait le pays d&rsquo;une main de fer. \u00ab\u00a0Tout le monde manifeste sur   tout, la Tunisie est un pays qui se r\u00e9veille, les Tunisiens sont un peuple qui   a soif de s&rsquo;exprimer\u00a0\u00bb, a-t-il encore observ\u00e9, pour expliquer cette   manifestation o\u00f9 ont afflu\u00e9 de nombreuses personnes alert\u00e9es par Facebook.      \u00ab\u00a0Dor\u00e9navant je dois parler de mani\u00e8re plus polie\u00a0\u00bb   Face \u00e0 la contestation, Boris Boillon a tout de m\u00eame pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 s&rsquo;excuser.   D&rsquo;abord sur Twitter, puis, plus officiellement, \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision nationale   tunisienne. \u00ab\u00a0Je m&rsquo;excuse aupr\u00e8s des journalistes et de tous les Tunisiens\u00a0\u00bb,   a-t-il d\u00e9clar\u00e9 en arabe. \u00ab\u00a0S&rsquo;ils ont pris mes r\u00e9ponses comme une mani\u00e8re de   r\u00e9pondre de fa\u00e7on hautaine, je le regrette et je suis vraiment d\u00e9sol\u00e9 et je   pr\u00e9sente toutes mes excuses \u00e0 tout le peuple tunisien\u00a0\u00bb, a-t-il poursuivi avant   d&rsquo;expliquer son comportement : \u00ab\u00a0J&rsquo;ai une \u00e9nergie et une volont\u00e9 bien   d\u00e9termin\u00e9e de promouvoir des relations bilat\u00e9rales. J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 spontan\u00e9 plus que   je n&rsquo;aurais du l&rsquo;\u00eatre. Dor\u00e9navant je dois parler de mani\u00e8re plus polie\u00a0\u00bb.    <font><strong><font>Source : \u00ab Le Telegramme \u00bb   Le 19-02-2011   <\/font>Lien : http:\/\/www.letelegramme.com\/ig\/generales\/france-monde\/monde\/tunisie-le-nouvel-ambassadeur-de-france-s-excuse-platement-19-02-2011-1212460.php  <\/strong><\/font><\/p>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font><strong>Selon le site JSS     News      Ben Ali serait mort<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/p>\n<\/div>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\">   Depuis que JSSNews a annonc\u00e9 le coma et l\u2019accident cardio-vasculaire\u00a0 du   pr\u00e9sident d\u00e9chu de la Tunisie, nous avons re\u00e7u \u00e0 plusieurs reprises des   informations sur son \u00e9tat de sant\u00e9 qui irait en se d\u00e9gradant. Mais depuis   quelques heures, des diplomates tunisiens en poste en Europe de l\u2019Ouest,   affirment, \u201cde source s\u00fbre\u201c, que Ben Ali serait mort et que des n\u00e9gociations   seraient en cours pour organiser les fun\u00e9railles \u00e0 Tunis.   \u00a0   \u00a0   Selon les sources de JSSNews, \u00ab le Pr\u00e9sident Ben Ali serait mort \u00e0 22h30, dans   la nuit de vendredi \u00e0 samedi. Des n\u00e9gociations seraient en cours avec le   gouvernement de Tunis afin qu\u2019il soit autoris\u00e9 \u00e0 \u00eatre enterr\u00e9 en Tunisie \u00bb.     La mort ne peut \u00eatre confirm\u00e9e car ils voudraient que le rite musulman soit   officiellement respect\u00e9 ; c\u2019est \u00e0 dire, organiser des fun\u00e9railles le jour m\u00eame   du d\u00e9c\u00e8s. Il serait donc tout \u00e0 fait possible, selon les sources de JSSNews,   que \u00ab l\u2019annonce de la mort soit retard\u00e9e de 3 ou 4 jours \u00bb.   Les diplomates tunisiens qui se sont confi\u00e9es \u00e0 JSSNews explique par ailleurs   que \u00abBen Ali serait mort cliniquement depuis 24 heures (ndlr: avant sa mort   physique)\u00bb.    Autre information qui confirmerait ce que nos premi\u00e8res sources nous avaient   d\u00e9j\u00e0 confi\u00e9es, sa femme, Le\u00efla Trabelsi, aurait, \u00abdepuis Tripoli en Lybie,   donn\u00e9 le feu vert pour d\u00e9brancher Ben Ali. Le fait que ce soit la pleine lune   aurait pes\u00e9 sur sa d\u00e9cision\u00bb.   Derni\u00e8re information, mais non des moindres, Ben Ali, \u00ab serait mort seul. Pas   un seul membre de sa famille n\u2019aurait daign\u00e9 venir le visiter en Arabie   Saoudite alors que tous savaient qu\u2019il vivait ses derniers moments\u00bb.   <font><strong><font>Source: \u201cLe Temps\u201d Le   20-02-2011   <\/font>Lien: http:\/\/www.letemps.com.tn\/article-53208.html <\/strong><\/font><\/p>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font><strong>NON AUX FORCES DES     TENEBRES QUI NUISENT A LA TUNISIE LIBRE ET A SA REVOLUTION<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/p>\n<\/div>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\">   Dans la nuit du 17 au 18 f\u00e9vrier dernier, dans la ville de Mannouba, un des   trois gouvernorats du grand Tunis, un pr\u00eatre polonais \u00e2g\u00e9 de 34 ans, Le P\u00e8re     Marek Rybinskisal\u00e9sien, \u00e9conome d&rsquo;une \u00e9cole religieuse priv\u00e9e situ\u00e9e dans la   r\u00e9gion, a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 mort \u00e9gorg\u00e9 et mis dans un d\u00e9p\u00f4t de l\u2019\u00e9cole.\u00a0   Quelques heures plus t\u00f4t, un groupe d&rsquo;int\u00e9gristes extr\u00e9mistes a organis\u00e9   devant la grande synagogue de Tunis une manifestation raciste au cours de   laquelle ces    individus ont scand\u00e9 des slogans haineux, extraits du moyen \u00e2ge, hostiles \u00e0   tout ce que notre r\u00e9volution a r\u00e9alis\u00e9 de plus cher : le droit \u00e0 la diff\u00e9rence,   la    libert\u00e9 de culte et la d\u00e9mocratie.\u00a0      Je ne sais pas s&rsquo;il y&rsquo;a un lien direct entre les deux \u00e9v\u00e8nements, ou si ce   sont les m\u00eames groupes obscurantistes qui ont frapp\u00e9 ici et l\u00e0, mais tous deux     portent les m\u00eames marques de haine aveugle qui a conduit cette fois au crime   et au meurtre.\u00a0   Pareils \u00e0 des rats d&rsquo;\u00e9gout, ces individus n&rsquo;existaient pas avant la r\u00e9volution,   preuve d&rsquo;un grand courage politique que nous envions, ils vivaient comme leurs     id\u00e9es dans le noir, hors temps et hors histoire \u2026. Quelques unes de nos villes   et de leurs habitants les ont d\u00e9couvert apr\u00e8s le 14 janvier avec leurs   discours    extr\u00e9mistes qui ont provoqu\u00e9 un sentiment d&rsquo;effroi parmi les populations   pr\u00e9sents, partout o\u00f9 ils se sont manifest\u00e9s.    La Tunisie a v\u00e9cu plus d&rsquo;un demi si\u00e8cle dans le d\u00e9ni de toute citoyennet\u00e9 et   les tunisiens qui se sont battus pour la reconnaissance de leurs droits \u00e0 la   libert\u00e9    et \u00e0 la dignit\u00e9 ont souffert le martyr des d\u00e9cennies durant et se sont vus   priv\u00e9s des moindres droits humains. Les premiers de ces droits et de ces    libert\u00e9s fondamentaux sont sans doute le droit \u00e0 la diff\u00e9rence et la libert\u00e9   de conscience&#8230;.Ce sont les abc des droits humains garantis par tous les   textes et    trait\u00e9s universels de d\u00e9fense des droits.\u00a0   Et maintenant, alors que le vent de la libert\u00e9 a souffl\u00e9 sur notre pays   brisant nos cha\u00eenes pour faire de nous des femmes et des hommes libres, mais   diff\u00e9rents    et c&rsquo;est ce qui fait notre force parce que notre diff\u00e9rence est un facteur   d&rsquo;enrichissement et de compl\u00e9mentarit\u00e9&#8230;..\u00a0   Non, la Tunisie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui ne peut cautionner un tel discours ou une telle   pratique, contraire aux valeurs d&rsquo;ouverture et de tol\u00e9rance qui sp\u00e9cifient   notre    peuple et identifie notre pays. La r\u00e9putation de notre Tunisie, terre   d&rsquo;accueil et d&rsquo;hospitalit\u00e9 depuis des mill\u00e9naires, a \u00e9t\u00e9 une fois de plus   renforc\u00e9e par    notre r\u00e9volution qui appartient \u00e0 toutes les tunisiennes et tous les tunisiens,   sans exception, sans distinction aucune, religieuse soit-elle, ethnique ou    sexuelle \u2026.La Tunisie appartient \u00e0 tous ses enfants, qu&rsquo;ils adoptent l&rsquo;Islam,   le Juda\u00efsme, le Christianisme ou l&rsquo;Ath\u00e9isme, nous sommes toutes et tous \u00e9gaux   et    libres dans l&rsquo;exercice ou non des cultes.\u00a0   Et pour que des tels crimes ne se produisent plus et que des tels pratiques   soient s\u00e9v\u00e8rement punies , il est primordial que ces lieux hautement   symboliques    de culte soient prot\u00e9g\u00e9s, ce qui ne s&rsquo;est pas fait jusqu&rsquo;\u00e0 maintenant alors   que tout le monde sait le risque encourue en cette p\u00e9riode critique de la vie   de    notre pays&#8230;. Le minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur assume toute sa responsabilit\u00e9 dans   ce qui vient de se passer. Aux premi\u00e8res heures de la r\u00e9volution, nous avons     entendu des forces de la police se d\u00e9fendre d&rsquo;\u00eatre des tueurs, tortionnaires   ou milices&#8230; O\u00f9 sont ces forces qui se disent pr\u00eats \u00e0 servir la r\u00e9volution   ?&#8230;.    Il est temps de se mettre au service de notre r\u00e9volution et de prot\u00e9ger les   acquis de notre r\u00e9volution en garantissant la protection de nos minorit\u00e9s, car     nous ne pouvons pr\u00e9tendre la libert\u00e9 quand des citoyens tunisiens vivent dans   la menace et la peur.\u00a0   Enfin, soyons toutes et tous vigilants afin que des telles pratique qui   nuisent \u00e0 l&rsquo;image de la Tunisie libre cessent , il y va de la cr\u00e9dibilit\u00e9 et   des acquis    de notre r\u00e9volution.\u00a0      \u00a0   <font><strong>Paris, le : 20\/02\/2011   Fatma BOUAMAIED KSILA <\/strong><\/font><\/p>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>COMMISSIONS DE     JUSTICE, VOUS AVEZ DIT ?<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/p>\n<\/div>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\">   Je voudrais insister ici, sur un sujet d\u00e9sormais d\u2019importance, \u00e0 plus   d&rsquo;untitre. Cons\u00e9quence logique de toute r\u00e9volution qui se respecte : les   commissions   charg\u00e9es d&rsquo;examiner les plaintes d&rsquo;exactions commises par le\u00a0 r\u00e9gime   d\u00e9chu,demeurent \u00e0 vis\u00e9e floue, malgr\u00e9 les bonnes intentions.   Personnellement, j&rsquo;avais pr\u00e9conis\u00e9 la constitution de commissions   r\u00e9gionales,pour qu&rsquo;elles soient :   a) Plus d\u00e9centralis\u00e9es, et donc plus proches du citoyen concern\u00e9 et en   interaction efficiente avec lui, afin d&rsquo;avoir un sens sans d\u00e9lai, sur le   terrain.   b) Promptes \u00e0 r\u00e9pondre au nombre incalculable de probl\u00e8mes accumul\u00e9s, durant   le demi si\u00e8cle de la seconde colonisation, et des injustices intriqu\u00e9es qui en   ont   d\u00e9coul\u00e9.   D&rsquo;autre part, jusqu&rsquo;\u00e0 maintenant, pas un seul responsable n&rsquo;a r\u00e9pondu \u00e0 la   question pos\u00e9e par les r\u00e9els int\u00e9ress\u00e9s, les citoyens. A savoir : Comment   chaque   commission fonctionnerait-elle, au del\u00e0 de la collecte des plaintes et de leur   \u00e9tude? Dans quels cadres seraient \u00e9nonc\u00e9es\u00a0 les solutions et quels sont les   d\u00e9lais d&rsquo;ex\u00e9cutions, surtout ? Car le nombre d\u2019abus est incalculable : Il   s\u2019agit de d\u00e9cisions de \u00ab justice \u00bb prises sous l\u2019effet de la corruption ou de   la   pression, exerc\u00e9es sur des \u00ab juges \u00bb, \u00e0 l\u2019\u00e9poque du Parrain en chef, \u00ab BENAVI   \u00bb, et dont les mains sont aussi souill\u00e9es, de pourritures. Malgr\u00e9 eux ? Ces   gens   sont connus et identifi\u00e9s. Ils sont une honte pour le drapeau du pays qui les   h\u00e9berge. A l\u2019humanit\u00e9 enti\u00e8re.   Dans tous les cas,toutes nouvelles proc\u00e9dures judiciaires, bas\u00e9es sur des   rendus de \u00ab justice \u00bb de l\u2019\u00e9poque deZaba BABA, entach\u00e9es par l\u2019iniquit\u00e9, ne   peuvent   avoir lieu, jusqu\u2019\u00e0 ce que JUSTICE REELLE soit rendue, apr\u00e8s r\u00e9vision de   chaque affaire de fond en comble, etannulation sans tarder, des d\u00e9cisions   INJUSTES,   d\u2019abord.   \u00a0\u00a0 Personne ne demande \u00e0 ces commissions de se substituer aux tribunaux, mais   tout bonnement de convaincre\u00a0 ceux-ci\u00a0 d\u2019arr\u00eater les d\u00e9g\u00e2ts, juste le temps   des   r\u00e9visions qui s\u2019imposent.   \u00a0 Je voudrais donc savoir, comment la commission \u00e0 laquelle un citoyen aurait   recours va-t-elle proc\u00e9der, pour arr\u00eater la machine \u00e0 temps, r\u00e9ellement. Avant   que l\u2019irr\u00e9parable ne soit commis.   \u00a0\u00a0 Est-il vrai que ces commissions n\u2019auront d\u2019effort et de pr\u00e9rogatives, que   pour orienter le citoyen, dans ses d\u00e9marches. Dans ce cas, Lesquelles ? Vers   qui ? Vers quoi ? Et dans quels d\u00e9lais ?   D\u2019autre part, relancer la machine dans les tribunaux, est toujours co\u00fbteux en   argent (avocats, huissiers notaires, enregistrements etc.). Qu\u2019a \u2013t-on pr\u00e9vu   pour les d\u00e9poss\u00e9d\u00e9s, qui n\u2019ont plus les moyens financiers pour se battre ?   Plus la perte de temps pr\u00e9cieux et tr\u00e8s longs, souvent, que personne ne pourra   remplacer.   \u00a0\u00a0 Je voudrais signaler, que si les d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s par l\u2019iniquit\u00e9, ne   s\u2019arr\u00eatent pas, en attendant des mesures radicales de corrections urgentes,   les choses ne   vont que se compliquer.Il faut stopper la poursuite du mal, jusqu\u2019\u00e0 ce que   r\u00e9vision compl\u00e8te des d\u00e9cisions mafieuses, soit faite.      \u00a0\u00a0\u00a0 On ne peut construire une renaissance sur du compost : la Justiceest le   Fondement de la Civilisation. Tout travail de r\u00e9paration doit aboutir \u00e0 la   r\u00e9paration. En plus de la justice,   la sant\u00e9 et le socio-\u00e9conomique doivent avoir la priorit\u00e9. Il ne faut pas   oublier de corriger le pouvoir d\u2019achat des plus n\u00e9cessiteux, puis des autres,   selon les besoins. En plus de stopper l\u2019inflation, nagu\u00e8re galopante, il faut   augmenter les salaires, d\u00e8s que possible. On pourrait les multiplier par 2,   voire par 3, pour ceux des plus bas. Il y a de l\u2019argent, l\u00e0 o\u00f9 le baudet en   chef et son entourage l\u2019ont plac\u00e9 en banques- dans les 4 coins du monde-, et   m\u00eame dans les palais, en nombre dans le pays.   Ainsi, le citoyen en bonne sant\u00e9, peut commencer \u00e0 consommer et travailler, et   par l\u00e0, \u00e0 faire d\u00e9marrer la machine productive de toute notre \u00e9conomie.\u00a0 De   notre citoyennet\u00e9 commune.   \u00a0   <font><strong>Dr Mahmoud BEN AMMAR <\/strong><\/font><\/p>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"> <strong><\/p>\n<h2 style=\"color: red;\"><font>Les pieds dans le tebsi : Au moins sous     Ben Ali je pouvais dormir tranquille.<\/font><\/h2>\n<p><\/strong><\/p>\n<\/div>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\"> <font>Par Karim BEN SLIMANE   <\/font>\u00a0   Dans une analyse de la situation tunisienne Vincent Geisser sp\u00e9cialiste des   questions tunisiennes pointait d\u00e9j\u00e0 que dans la Tunisie de l\u2019apr\u00e8s Ben Ali   deux forces s\u2019opposaient. Une force qui s\u2019est auto intronis\u00e9e \u00e0 la t\u00eate d\u2019un   gouvernement de transition et qui d\u00e9fend une r\u00e9forme douce \u00e0 doses   hom\u00e9opathiques et qui n\u2019a rien oubli\u00e9 des m\u00e9thodes de l\u2019ancien r\u00e9gime et une   deuxi\u00e8me force aux couleurs bigarr\u00e9es ratissant large au sein de la soci\u00e9t\u00e9   civile et dans des partis politiques de tendances diff\u00e9rentes qui soutient une   r\u00e9forme radicale et pr\u00f4ne une politique de la table rase et r\u00e9clament que des   t\u00eates soient coup\u00e9es et exhib\u00e9es en public.   Que devient le peuple dans tout \u00e7a. Un otage qui ne sait plus \u00e0 quel saint se   vouer et qui commence \u00e0 \u00e9mettre des doutes plus que s\u00e9rieux sur l\u2019existence   m\u00eame de saints. D\u00e9barrass\u00e9 de sa peur le peuple aujourd\u2019hui verse dans le   scepticisme tout azimut et dans le d\u00e9senchantement de la classe politique.   Car si la dictature avait une vertu par rapport \u00e0 la d\u00e9mocratie \u00e7a serait le   sentiment de certitude. Ainsi sous Ben Ali on avait des certitudes. Tous ceux   qui \u00e9taient au gouvernement \u00e9taient complices, tous les RCDistes qui s\u2019en   revendiquent \u00e9taient des arrivistes et tous les journalistes des officines   publiques et celles b\u00e9nies par le gouvernement \u00e9taient des v\u00e9reux. Au moins on   le savait et qu\u2019on le veuille ou non et m\u00eame si cela avait un gout de foutage   de gueule le sentiment de certitude \u00e9tait apaisant. L\u00e2ches nous \u00e9tions certes   mais au moins nous \u00e9tions certains et r\u00e9sign\u00e9s ce qui nous permettait de   vaquer \u00e0 d\u2019autres occupations et \u00e0 d\u00e9penser notre \u00e9nergie ailleurs que dans la   politique, le sport des m\u00e9diocres par excellence.   La r\u00e9volution a brouill\u00e9 beaucoup de fondamentaux dans la vie des tunisiens.   Pour la premi\u00e8re fois on s\u2019est mis \u00e0 croire \u00e0 esp\u00e9rer et donc \u00e0 douter.   R\u00e9sultat je ne dors plus car je ne suis plus aussi certain qu\u2019avant. Moi qui   avait la certitude que tous ceux qui \u00e9taient au gouvernement \u00e9tait complices   je me suis surpris \u00e0 trouver des excuses \u00e0 certains d\u2019entre eux. Et de dire   que peut-\u00eatre certains ont-ils eu le courage de r\u00e9sister contre le syst\u00e8me et   d\u2019essayer de le r\u00e9former de l\u2019int\u00e9rieur ? Peut \u00eatre, mais cela ne m\u2019arrange   pas car dans mon syst\u00e8me binaire que la dictature m\u2019a inculqu\u00e9 il ne devrait   pas avoir de troisi\u00e8me case. Les politiques doivent \u00eatre soit corrompus soit   des honn\u00eates gens utopistes qui ont brav\u00e9 le danger en se sont soulevant du   vivant de la dictature. Ces derniers on les reconnaissait facilement au nombre   de gr\u00e8ves de la faim qu\u2019ils ont endur\u00e9es, des ann\u00e9es pass\u00e9es en prison et de   la fr\u00e9quence de leurs visites aux caves du minist\u00e8re de l\u2019int\u00e9rieur, connues   pour un savoir faire magistral pour transformer du bon vin en vinaigre. Pas de   doutes donc sur les Nejib Chebbi, les Radia Nasraoui, les Siham Bensedrine,   les Ahmed Brahim et\u00a0 Moncef Marzouki et la liste est longue.   Mais avec la r\u00e9volution b\u00e9nie j\u2019ai l\u2019impression que Dr Jekyl et Mr Hyde se   c\u00f4toient et rodent en plein jour. Et voici Chebbi et Brahim dont la probit\u00e9   m\u2019\u00e9tait certaine qui volent au secours d\u2019anciens caciques du syst\u00e8me les   Ghannouchi les Mebezaa et on a \u00e9vit\u00e9 le pire avec le d\u00e9part de Morjane, de   Friaa, de Jegham et de Rouissi.   Mon syst\u00e8me binaire en prend un coup. Et je ne suis pas aux bouts de ma   surprise. Je me retourne du cot\u00e9 des radicaux, l\u2019histoire nous apprend que les   radicaux ont plus de cr\u00e9dit car ils n\u2019 acceptent pas les compromis et les   compromissions. Que vois-je ? Un v\u00e9ritable monstre difforme un vrai Frankstein,   les trostskistes aux c\u00f4t\u00e9s des islamistes, et j\u2019ai retenu aussi la pr\u00e9sence de   l\u2019UGTT dont les leaders ne m\u2019ont jamais inspir\u00e9 confiance et pour \u00eatre   tranquille avant je les classais dans la case des corrompus. Ce qui r\u00e9unit cet   ar\u00e9opage est leur d\u00e9vouement pour prot\u00e9ger la r\u00e9volution parait-il. Tous   contestent le gouvernement de transition et lui reprochent son manque de   l\u00e9gitimit\u00e9 populaire comme si eux ils ont consult\u00e9 les 10 millions de   tunisiens pour s\u2019auto proclamer tut\u00e9laires de la r\u00e9volution.   Bref, comme il ne s\u2019agit pas de tirer des conclusions mais juste de digresser,   je crois que nous avons bel et bien \u00e9volu\u00e9 puisque il me semble que nous   p\u00e2tissons aujourd\u2019hui des probl\u00e8mes des Hommes libres et d\u00e9mocrates : nous   doutons de tout et nous d\u00e9pensons une \u00e9nergie et un temps fous \u00e0 comprendre   les basses man\u0153uvres de politiciens v\u00e9reux et sans principes. Me vient alors   la triste impression qu\u2019on ne produit d\u2019Hommes vertueux et quiets que sous   l\u2019oppression et le despotisme.   Peut \u00eatre que mon psy me conseillera t-il un s\u00e9jour en Cor\u00e9e du Nord pour   soigner mon insomnie. <\/p>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\">\n<h2 style=\"color: red;\"><font>\u00a0<strong>TUNISIE : POUR LA SAISIE DE LA FORTUNE D&rsquo;     ABDERRAHMANE TLILI\u00a0 PLANQUEE A GENEVE<\/strong><\/font><\/h2>\n<\/p>\n<\/div>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\"> <font>Houcine Ghali, Gen\u00e8ve   <\/font>   Apr\u00e8s dix sept ans pass\u00e9es \u00e0 la t\u00eate de l&rsquo; Office national de l&rsquo; huile ( ONH   ), Abderrahmane Tlili a \u00e9t\u00e9 seccessivement PDG de la Soci\u00e9t\u00e9 de transport   p\u00e9trolier saharien ( TRAPSA ), de la Compagnie franco-tunisienne de p\u00e9trole (   CFTP ), de la Soci\u00e9t\u00e9 italo-tunisienne de p\u00e9trole ( SITEP ) et enfin de l&rsquo;   Office de l&rsquo; aviation civile et des a\u00e9roports ( OACA ).   Ce grand commis de l&rsquo; Etat, lanc\u00e9 et appuy\u00e9 par Mme Wassila Ben Ammar (   deuxi\u00e8me \u00e9pouse d&rsquo; Habib Bourguiba ) en reconnaissance \u00e0 son p\u00e8re Ahmed Tlili,   grand militant et leader du syndicat UGTT, dirigeait donc duran vingt deux ans   cinq des plus importantes nationales qui ont eu des relations financi\u00e8res et   commerciales avec l&rsquo; \u00e9tranger. Ce qui lui a permis de puiser largement dans   leurs caisses et d&rsquo; amasser une fortune colossale qu&rsquo; il a planqu\u00e9e en Suisse   et principalement \u00e0 Gen\u00e8ve.      Arr\u00eat\u00e9 le 17 septembre 2003, Abderrahmane Tlili fut jug\u00e9 le 2 juin 2004 par la   Chambre criminelle du Tribunal de Premi\u00e8re instance de Tunis \u00e0 9 ans de prison   ferme et \u00e0 une amende de quarante quatre millions de dinars pour d\u00e9lit d&rsquo; abus   de pouvoir lors de l&rsquo; exercice de ses fonctions de PDG de l&rsquo; aviation civile   et des a\u00e9roports ( 0CA ), d&rsquo; obtention de profits illicites pour lui-m\u00eame et   pour autrui, de pr\u00e9judice occasionn\u00e9 \u00e0 l&rsquo; Administration, de non d\u00e9claration   de biens \u00e0 l&rsquo; \u00e9tranger et de tentative de cession de ces biens sans avoir   demand\u00e9 l&rsquo; autorisation pr\u00e9alable de la Banque centrale, comme le stipule la   loi.      Abderrahmane Tlili a croupi des ann\u00e9es en prison parce qu&rsquo; il a refus\u00e9 de   virer la totalit\u00e9 de sa fortune en Suisse sur les comptes de l&rsquo; ancien   pr\u00e9sident Ben Ali. Le ma\u00eetre de la d\u00e9position de Bourguiba en 1987 est habitu\u00e9   \u00e0 ce genre de pratique puisqu&rsquo; Ismael Sahbani, l&rsquo; ancien secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du   syndicat ouvrier UGTT, qui d\u00e9tenait lui aussi des millions de francs suisses ,   achemin\u00e9s \u00e0 Gen\u00e8ve durant les ann\u00e9es 90 par son \u00e9minence grise Mokhtar Boubakr   ( surnomm\u00e9 El Mokh dans les bars de Tunis o\u00f9 il offrait \u00e0 boir \u00e0 ses potes   gauchistes ), a fini par les c\u00e9der \u00e0 Ben Ali et ainsi tir\u00e9 de prison quelques   mois seulement apr\u00e8s sa condamnation pour vol et dilapidation des biens de l&rsquo;   UGTT.    Directeur du Bureau syndical de l&rsquo; UMA \u00e0 Tunis, Mokhtar Boubakr voyageait avec   passeport diplomatique car, paralellement, il travaillait aussi pour le   minist\u00e8re de l&rsquo; int\u00e9rieur.      Apr\u00e8s plus de trois ans d&rsquo; enqu\u00eate, de recherche\u00a0 et d&rsquo; investigation que j&rsquo;   ai men\u00e9es en Suisse et notamment \u00e0 Gen\u00e8ve, il s&rsquo; av\u00e8re, documents officiels \u00e0   l&rsquo; appui, qu&rsquo; Abderrahmane Tlili a amass\u00e9 une fortune colossale ( des dizaines   de millions de francs suisses ), dont il a planqu\u00e9 la totalit\u00e9 en   Conf\u00e9d\u00e9ration h\u00e8lv\u00e9tique et essentiellement \u00e0 Gen\u00e8ve, sous forme de d\u00e9p\u00f4ts   bancaires, d&rsquo; achats immobiliers et de cr\u00e9ation de soci\u00e9t\u00e9s.      Il s&rsquo; agit de deux immeubles de sept \u00e9tages chacun, situ\u00e9s aux 24 et 26 rue   des Deux-Ponts \u00e0 Gen\u00e8ve, achet\u00e9s le 06.11 et le 05.12.1997 pour la somme de 8   400 000 francs suisses ( 12 600 000 dinars ) et revendus le 26.09.2003 \u00e0   Fran\u00e7ois et Cedric STUTZ pour uniquement 6 500 000 francs suisses ( 9 750 000   dinars ). Et c&rsquo; est Michel Rethoret, le gestionnaire des affaires et homme \u00e0   tout faire d&rsquo; Abderrahmane Tlili qui a finalis\u00e9 la vente de ces deux immeubles,   gr\u00e2ce \u00e0 une fausse procuration puisqu&rsquo; elle n&rsquo; a \u00e9t\u00e9 l\u00e9galis\u00e9e ni par un   nautaire ni par une autorit\u00e9 tunisienne comp\u00e9tente, d&rsquo; autant plus qu&rsquo;   Abderrahmane Tlili \u00e9tait en prison \u00e0 Tunis et qu&rsquo; il lui \u00e9tait donc impossible   de signer une quelconque procuratrion.   En r\u00e9alit\u00e9, Michel Rethoret a falsifi\u00e9 une ancienne procuration donn\u00e9e par   Abderrahmane Tlili quelques ann\u00e9es avant qu&rsquo; il ne soit arr\u00eat\u00e9 et condamn\u00e9,   pour pouvoir vendre ces deux immeubles et encaisser l&rsquo; argent.      Abderrahmane Tlili poss\u00e9dait aussi un immeuble de grand standing comprenant 55   appartements et locaux commerciaux aux 3, 5 et 7 route de Saint-Cergue \u00e0 Mies,   canton de Vaud ( Lausanne ), \u00e0 10 kms de Gen\u00e8ve. Achet\u00e9 en 1996 pour la   bagatelle de 8 millions de francs suisses ( 12 millions de dinars ), cet   immeuble a \u00e9t\u00e9 vendu en 1999 pour pas moins de 10 millions de francs suisses.      En plus de cette fortune en liquide et en immobilier, Abderrahmane Tlili   poss\u00e9dait une soci\u00e9t\u00e9 de distribution, repr\u00e9sentation, commerce,   commissionnement et courtage de tout produit, la EURABCOM SA, qui \u00e9tait situ\u00e9e   chez Fiducior SA, 43 rue du Rh\u00f4ne \u00e0 Gen\u00e8ve, \u00e0 deux pas de l&rsquo; immeuble des Ben   Ali et Trabelsi, six, lui, au 100 de la m\u00eame rue, la plus cossues de la Cit\u00e9   de Calvin.      Je d\u00e9tiens toutes les pi\u00e8ces officielles justificatives de cette affaire Tlili,   avec ses contrats d&rsquo; achat et de vente, ses imp\u00f4ts, ses assurances, ses   fudiciaires et institutions financi\u00e8res qui se sont occup\u00e9es de ses affaires,   blanchiment compris.      Abderrahmane Tlili, les deux clans Ben Ali\/Trabelsi ne sont pas les seuls qui   ont pill\u00e9 le pays et planqu\u00e9 leur argent en Suisse. Il y\u00a0 a d&rsquo; autres barons   du pouvoir qui ont fait de m\u00eame, comme Hedi Jilani, Ismail Sahbani, Ben Dhia,   le patron de Nouvelair, etc&#8230; Ils appartiennent aussi bien \u00e0 l&rsquo; \u00e9poque de   Bourguiba qu&rsquo; \u00e0 celle de Ben Ali. Ils ont investi dans les caf\u00e9s, la   restauration et l&rsquo; achat de demeure personnelle.   De m\u00eame, les divers ambassadeurs qui se sont succ\u00e9d\u00e9s aussi bien \u00e0 la mission   permanente \u00e0 Gen\u00e8ve qu&rsquo; \u00e0 Berne, ont largement particip\u00e9 \u00e0 planquer en Suisse   l&rsquo; argent spoli\u00e9 du peuple tunisien.   Les diff\u00e9rents et successifs repr\u00e9sentants de Tunisair \u00e0 Gen\u00e8ve se sont eux   aussi donn\u00e9s aux magouilles pour aider des membres appartenant aux clans   Trabelsi\/Ben Ali et d\u00e9tourn\u00e9 des sommes d&rsquo; argent revenant \u00e0 cette compagnie   nationale, suite \u00e0 des trafics d\u00e9lectueux avec des agences de voyage sur la   place de Gen\u00e8ve.      Il est donc urgent pour que le gouvernement provisoire actuel \u00e0 Tunis fasse le   n\u00e9cessaire en alertant les autorit\u00e9s h\u00e8lv\u00e9tiques, concernant les personnes   cit\u00e9es dans cet article, afin de s&rsquo; occuper de ces affaires. Car, Michel   Rethoret, qui a encaiss\u00e9 la somme de la vente des deux immeubles de Tlili \u00e0   Gen\u00e8ve, pourrait prendre la poudre d&rsquo; escamp\u00eate en transf\u00e9rant les 6 500 000   francs suisses dans l&rsquo; un des paradis fiscaux.      <font><strong>Houcine.ghali@bluewin.ch <\/strong><\/font><\/p>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"> <strong><\/p>\n<p><font>\u00e7a bouillonne \u00e0 l\u2019Institut Ibn Charaf         Dialogue de sourds entre le directeur, les \u00e9tudiants et les professeurs<\/font><\/p>\n<p><\/strong> <\/p>\n<\/div>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\">   \u2022 Le chef de l\u2019\u00e9tablissement s\u2019accroche toujours \u00e0 son poste et les   enseignants votent pour sa destitution ! &#8211; Depuis l\u2019arr\u00eat des cours le 11   janvier 2011 et la reprise des examens du premier semestre, entam\u00e9e d\u00e9but   f\u00e9vrier, les \u00e9tudes ne red\u00e9marrent toujours pas ou presque pas \u00e0\u00a0 l\u2019Institut   Sup\u00e9rieur des Sciences Humaines (l\u2019ancien Lyc\u00e9e Ibn Charaf). Jusqu\u2019\u00e0 hier   samedi, les salles de l\u2019\u00e9tablissement sont quasiment d\u00e9sert\u00e9es, sinon les   cours fonctionnent avec 1\/10\u00e8me de leur effectif habituel.   \u00a0   \u00a0Certains professeurs qui n\u2019accueillent qu\u2019un ou deux \u00e9tudiants les retiennent   et dispensent leurs le\u00e7ons comme du temps o\u00f9 toute la classe \u00e9tait l\u00e0.   Pourquoi ce retard dans la reprise du cours normal des \u00e9tudes \u00e0 Ibn Charaf   alors qu\u2019\u00e0 quelques dizaines de m\u00e8tres de l\u00e0, \u00e0 la Facult\u00e9 du 9 avril par   exemple et dans d\u2019autres Instituts voisins, l\u2019assiduit\u00e9 est \u00e0 plus de 70 % de   l\u2019effectif ? Nous avons tent\u00e9 de comprendre les raisons du blocage aupr\u00e8s des   premiers concern\u00e9s, en l\u2019occurrence les \u00e9tudiants. Les professeurs nous ont   \u00e9galement fait part de leur \u00e9valuation de la situation ! Nous nous sommes   entretenus par ailleurs avec le directeur de l\u2019Institut, M. Mohamed N\u00e9jib   Boutaleb, lequel semble faire l\u2019objet ces derniers jours d\u2019une campagne   violente appelant \u00e0 sa d\u00e9mission.   Les \u00e9tudiants : \u00ab C\u2019est le directeur et non les professeurs que nous   contestons ! \u00bb    Pour une partie des \u00e9tudiants (notamment les syndicalistes), l\u2019heure des   comptes a sonn\u00e9 pour le directeur de l\u2019institut et quelques uns de ses proches   collaborateurs (notamment le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Institut). Selon ce   groupe, les responsables vis\u00e9s doivent quitter leurs postes actuels parce que   durant leur exercice, ils ont tr\u00e8s mal g\u00e9r\u00e9 l\u2019\u00e9tablissement et ont spoli\u00e9   plusieurs droits des \u00e9tudiants. Au sujet de M. Boutaleb, le directeur, ils ne   contestent nullement sa valeur scientifique et le condamnent uniquement en   tant qu\u2019administrateur. En ce qui concerne la reprise des cours qu\u2019ils   subordonnaient jusque-l\u00e0 au d\u00e9part du chef de l\u2019\u00e9tablissement, les   repr\u00e9sentants syndicaux des \u00e9tudiants promettent de r\u00e9int\u00e9grer les salles \u00e0   partir de demain lundi 21 f\u00e9vrier\u00a0 sans pour autant renoncer \u00e0 leur   revendication essentielle. \u00ab Nous nous contenterons dor\u00e9navant de la pause   entre midi et 14 heures, pour manifester notre col\u00e8re contre l\u2019administration   \u00bb, affirme l\u2019un des repr\u00e9sentants des \u00e9tudiants au Conseil Scientifique de   l\u2019Institut.   Les professeurs votent le d\u00e9part du directeur   Les professeurs, eux, sont plut\u00f4t partag\u00e9s sur la question du d\u00e9part de   M.Boutaleb et sur son opportunit\u00e9 \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 l\u2019urgence consiste \u00e0 ramener   les \u00e9tudiants aux cours. En tout cas, et depuis la semaine derni\u00e8re, une   partie des enseignants a acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 le d\u00e9part du responsable du service   financier autour duquel une p\u00e9tition circula quelques jours auparavant.   Aujourd\u2019hui, le m\u00eame probl\u00e8me semble se poser avec le directeur de   l\u2019\u00e9tablissement dont certains exigent la d\u00e9mission imm\u00e9diate et l\u2019accusent de   mauvaise gestion, d\u2019abus administratifs et financiers et m\u00eame moraux. Le   torchon br\u00fblait d\u00e9j\u00e0 depuis longtemps entre ce responsable et certains   syndicalistes ou\/et membres du Conseil scientifique. Au moins trois r\u00e9unions   eurent lieu depuis fin janvier entre professeurs sans vraiment aboutir \u00e0 une   d\u00e9cision claire et unanime concernant M.Boutaleb. Hier, samedi, on a fini par   appeler \u00e0 un r\u00e9f\u00e9rendum des enseignants : ces derniers devaient ainsi se   prononcer pour ou contre la d\u00e9mission du directeur. Aux derni\u00e8res nouvelles,   et \u00e0 la lumi\u00e8re des r\u00e9sultats du vote organis\u00e9, ce dernier a \u00e9t\u00e9 gentiment   pri\u00e9 de pr\u00e9senter sa d\u00e9mission. Sans quoi, les votants se verraient oblig\u00e9s de   le destituer eux-m\u00eames de sa fonction pour, disent-ils, le bien de   l\u2019\u00e9tablissement.   Le directeur :    \u00ab Mes d\u00e9tracteurs sont ingrats et minoritaires ! \u00bb   Vendredi apr\u00e8s-midi, nous avons eu un bref entretien t\u00e9l\u00e9phonique avec M.   Mohamed N\u00e9jib Boutaleb au cours duquel il a affirm\u00e9 qu\u2019il ne voyait aucun mal   \u00e0 ce que d\u00e9sormais les responsables administratifs de l\u2019\u00e9tablissement soient   \u00e9lus. \u00ab Je suis moi-m\u00eame adepte de la d\u00e9mocratie, mais qu\u2019on sache au moins   que ma d\u00e9signation \u00e0 la t\u00eate de cet institut est amplement m\u00e9rit\u00e9e vu mon   statut scientifique et mes comp\u00e9tences de bon gestionnaire. On ne doit pas non   plus passer sous silence mes sacrifices consentis au profit de l\u2019\u00e9tablissement   : pendant la p\u00e9riode des violences et des pillages successive \u00e0 la R\u00e9volution   du 14 janvier, j\u2019ai risqu\u00e9 ma vie pour pr\u00e9server l\u2019Institut et ses biens. Pour   ce qui est des \u00e9tudiants qui exigent mon d\u00e9part, constituent-ils une majorit\u00e9   parmi leurs camarades ? J\u2019ai moi-m\u00eame \u00e9t\u00e9 \u00e9tudiant et syndicaliste ; j\u2019ai   toujours dialogu\u00e9 avec les syndicats et d\u00e9fendu les \u00e9tudiants et les   professeurs. N\u2019est-ce pas ingrat apr\u00e8s tout cela, de me couvrir d\u2019insultes et   de m\u2019accabler de reproches et d\u2019accusations ? Nonobstant ces attitudes   malveillantes, j\u2019ai d\u00e9j\u00e0 reconnu mes torts et pr\u00e9sent\u00e9 mon mea culpa lors   d\u2019une r\u00e9union avec tous les professeurs. J\u2019en ai encore pour tr\u00e8s peu de temps   \u00e0 la t\u00eate d\u2019Ibn Charaf. Apr\u00e8s ce d\u00e9lai tout proche, je c\u00e8derai mon poste au   nouveau directeur \u00e9lu. Mais je reste persuad\u00e9 qu\u2019\u00e0 Ibn Charaf, ce n\u2019est pas la   majorit\u00e9 qui souhaite ma destitution. Seuls quelques uns mettent toute leur   \u00e9nergie \u00e0 la provoquer ! \u00bb   Et la reprise effective alors ?   En attendant donc que la situation se d\u00e9bloque, les \u00e9tudes \u00e0 l\u2019Institut   risquent d\u2019enregistrer de nouveaux retards ; \u00e0 moins que les \u00e9tudiants ne   d\u00e9cident, comme promis, de r\u00e9int\u00e9grer les classes en masse \u00e0 partir de ce   lundi. S\u2019ils ne le font pas, ils seront \u00e0 coup s\u00fbr les gros perdants de la   crise. N\u2019anticipons pas et croisons les doigts pour que la semaine rentrante   soit enfin celle du vrai red\u00e9marrage de l\u2019ann\u00e9e universitaire \u00e0 Ibn Charaf.   <strong><font>Source:\u201dLe Temps\u201d Le 20-02-2011   <\/font><font>Lien: http:\/\/www.letemps.com.tn\/article-53214.html<\/font><\/strong> <\/p>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"> <strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font>Tunisie: la politique de la France \u00ab\u00a0d\u00e9bile\u00a0\u00bb<\/font><\/h3>\n<p><\/strong> <\/p>\n<\/div>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\">   Le d\u00e9put\u00e9 No\u00ebl Mam\u00e8re (Europe Ecologie-Les Verts) a estim\u00e9 aujourd&rsquo;hui sur   Radio J que la politique de la France \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de la Tunisie \u00e9tait \u00ab\u00a0d\u00e9bile\u00a0\u00bb   car les politiques \u00ab\u00a0n&rsquo;ont rien compris \u00e0 la situation\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0A l&rsquo;image de M.   Boillon et de Madame Alliot-Marie, la politique de la France \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de   Tunis est une politique d\u00e9bile\u00a0\u00bb, a lanc\u00e9 le d\u00e9put\u00e9, interrog\u00e9 sur les d\u00e9boires   du nouvel ambassadeur de France en Tunisie qui a d\u00fb heir soir pr\u00e9senter ses \u00ab\u00a0excuses\u00a0\u00bb   \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision nationale.      Boris Boillon avait r\u00e9pondu \u00e0 la presse d&rsquo;une mani\u00e8re jug\u00e9e \u00ab\u00a0agressive\u00a0\u00bb,   refus\u00e9 de r\u00e9pondre \u00e0 des questions de certains journalistes ou les avait   pr\u00e9cis\u00e9ment qualifi\u00e9es de \u00ab\u00a0d\u00e9biles\u00a0\u00bb ou de \u00ab\u00a0n&rsquo;importe quoi\u00a0\u00bb, suscitant les   protestations de plusieurs centaines de Tunisiens devant l&rsquo;ambassade \u00e0 Tunis.      \u00ab\u00a0Quand on est ambassadeur, on essaie d&#8217;employer des mots un peu plus ch\u00e2ti\u00e9s.   Je pense que son avenir est d\u00e9j\u00e0 scell\u00e9 concernant sa repr\u00e9sentation \u00e0 Tunis.   Mais, il ne faut pas faire payer le lampiste\u00a0\u00bb, a poursuivi le d\u00e9put\u00e9-maire de   B\u00e8gles (Gironde). \u00ab\u00a0Ce sont des politiques qui n&rsquo;ont rien, absolument rien,   compris \u00e0 la situation\u00a0\u00bb, et qui pendant les 23 ans de pr\u00e9sidence Ben Ali,   qu&rsquo;ils soient de droite ou de gauche, \u00ab\u00a0ont entretenu des relations   quasi-incestueuses avec ce r\u00e9gime\u00a0\u00bb, a-t-il continu\u00e9. \u00ab\u00a0Madame Alliot-Marie et   M. Boillon ne sont que les r\u00e9v\u00e9lateurs de cet aveuglement\u00a0\u00bb. Selon lui, \u00ab\u00a0la   France \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger est aujourd&rsquo;hui totalement d\u00e9consid\u00e9r\u00e9e\u00a0\u00bb.   <font><strong>Source : \u00ab Le Figaro \u00bb Le 20-02-2011   <\/strong><\/font><font><strong>Lien : http:\/\/www.lefigaro.fr\/flash-actu\/2011\/02\/20\/97001-20110220FILWWW00134-tunisie-la-politique-de-la-france-debile.php  <\/strong><\/font><\/p>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font>Le train des     Tunisiens<\/font><\/h3>\n<p><\/strong> <\/p>\n<\/div>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\">A Modane, \u00e0 la fronti\u00e8re franco-italienne, la police   traque les Tunisiens, candidats \u00e0 l\u2019exil, en route pour Paris.    M\u00e9lanie n\u2019imaginait pas qu\u2019un jour elle serait accus\u00e9e d\u2019\u00eatre un passeur de   clandestins. D\u2019autant qu\u2019\u00e0 23 ans elle pr\u00e9pare les concours de la cat\u00e9gorie A   ou B dans la fonction publique et qu\u2019elle envisage une carri\u00e8re dans la police   nationale ou les Douanes. Les beaux projets professionnels de la jeune femme   originaire de Fontainebleau tout comme ses desseins personnels \u2013 fian\u00e7ailles   au printemps puis mariage l\u2019\u00e9t\u00e9 prochain \u2013 se sont \u00e9croul\u00e9s jeudi matin au   p\u00e9age de Saint-Michel-de-Maurienne (Savoie) sur l\u2019A43. Lorsque les   fonctionnaires de la Police de l\u2019air et des fronti\u00e8res (PAF) ont interpell\u00e9 un   migrant tunisien dans sa voiture.    Elle l\u2019avait emprunt\u00e9e \u00e0 sa m\u00e8re pour passer quelques jours en Italie avec   Youssef, 23 ans, son compagnon depuis trois ans, et Jafar, 21 ans, le fr\u00e8re de   ce dernier. M\u00e9lanie a accept\u00e9 d\u2019embarquer cet homme, rencontr\u00e9 \u00ab\u00a0par hasard\u00a0\u00bb   sur un parking entre Turin et la fronti\u00e8re fran\u00e7aise de Modane \u00e0 la demande   insistante de Youssef. \u00ab\u00a0Parce qu\u2019il \u00e9tait natif de Zarzis, la m\u00eame ville du   Sud tunisien que la famille de Youssef.\u00a0\u00bb Stup\u00e9faction pour la jeune   Bellifontaine: lors de son audition par les policiers, M\u00e9lanie apprend que son   \u00ab\u00a0auto-stoppeur\u00a0\u00bb n\u2019est autre que le cousin de Youssef et de Jafar. Entendu avec   un interpr\u00e8te, le migrant a confi\u00e9 son p\u00e9riple aux policiers. Il raconte son   passage entre la Tunisie et l\u2019Italie \u00e0 bord d\u2019un vieux chalutier avec une   centaine d\u2019autres comme lui, moyennant 500 euros par personne. Sur l\u2019\u00eele de   Lampedusa (Italie), il embarque, dans la confusion, sur un ferry \u00e0 destination   du continent. Suit la remont\u00e9e en train de la p\u00e9ninsule italienne, de Naples \u00e0   Turin, via Rome, Bologne et Milan. Tout au long de son parcours, il est en   contact par portable avec ses deux cousins titulaires d\u2019un permis de s\u00e9jour en   France qui le guident jusqu\u2019au point de rendez-vous. A Milan, il se trompe, se   perd puis r\u00e9ussit \u00e0 monter dans une rame de la Renfe pour Turin.    L\u2019histoire, la m\u00e9thode et le parcours sont identiques pour tous les Tunisiens   rencontr\u00e9s par le JDD \u00e0 la fronti\u00e8re de Modane, l\u2019un des quatre points de   passage entre la France et l\u2019Italie. Tous ont un m\u00eame objectif: rejoindre la   France! \u00ab\u00a0Nous assistons depuis quelques jours \u00e0 une arriv\u00e9e r\u00e9guli\u00e8re et   continue de Tunisiens\u00a0\u00bb, constate la commissaire Myriam Akkari, responsable de   la PAF en Savoie. Au cours de la seule journ\u00e9e de jeudi, sur les douze   \u00e9trangers en situation irr\u00e9guli\u00e8re interpell\u00e9s \u00e0 Modane, neuf arrivent   directement de Tunisie. Quinze fois plus qu\u2019avant la chute de Ben Ali. Face \u00e0   cette situation, Brice Hortefeux s\u2019est montr\u00e9 d\u00e9termin\u00e9. Mercredi, le ministre   de l\u2019Int\u00e9rieur a assur\u00e9 \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale que les immigr\u00e9s tunisiens ne   b\u00e9n\u00e9ficieront d\u2019aucun traitement de faveur en France: \u00ab\u00a0Un \u00e9tranger en   situation irr\u00e9guli\u00e8re a vocation \u00e0 \u00eatre reconduit dans son pays d\u2019origine sauf   situation humanitaire particuli\u00e8re. La r\u00e8gle qui s\u2019appliquera, c\u2019est celle de   notre politique migratoire.\u00a0\u00bb Laurent Wauquiez, ministre des Affaires   europ\u00e9ennes, a pr\u00e9cis\u00e9 que la France pr\u00e9voit d\u2019accueillir des Tunisiens   d\u00e9barqu\u00e9s sur l\u2019\u00eele italienne de Lampedusa seulement dans des cas \u00ab\u00a0tr\u00e8s   marginaux\u00a0\u00bb. A Modane, depuis vendredi, les fonctionnaires de la PAF ont re\u00e7u   le renfort de 45 CRS pour lutter contre cette immigration clandestine.    \u00ab\u00a0Une aide au passage familial\u00a0\u00bb    \u00ab\u00a0On ne peut pas dire que l\u2019on assiste, pour l\u2019instant, \u00e0 une immigration   clandestine organis\u00e9e, mais plut\u00f4t \u00e0 une aide au passage de type familial\u00a0\u00bb,   remarque le commandant Olivier Vinzent. Il cite l\u2019exemple de Christine, 31   ans, d\u2019Aulnay-sous-Bois (93), intercept\u00e9e dans le TGV Milan-Paris en compagnie   de son beau-fr\u00e8re qu\u2019elle tentait de faire passer pour son mari d\u2019origine   tunisienne. Son \u00e9poux lui avait remis son passeport fran\u00e7ais, les titres de   transport ont \u00e9t\u00e9 achet\u00e9s en France. Malgr\u00e9 tout, la supercherie n\u2019a pas   \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 l\u2019\u0153il des fonctionnaires de la PAF.    Rencontr\u00e9e un peu plus tard, jeudi, alors qu\u2019elle revenait au commissariat de   Modane pour tenter d\u2019apercevoir son beau-fr\u00e8re, elle confie \u00ab\u00a0avoir agi \u00e0 la   demande de son conjoint, par amour et par devoir moral pour sa belle-famille   rest\u00e9e en Tunisie. M\u00eame avec un changement politique elle n\u2019a aucun espoir   \u00e9conomique\u00a0\u00bb, ajoute-t-elle. Pour tous ces Tunisiens, le discours est toujours   le m\u00eame. Ils ne croient pas en une meilleure vie dans leur pays natal. Tous   d\u00e9crivent les r\u00e8glements de comptes et les rackets men\u00e9s par des bandes arm\u00e9es   sur l\u2019\u00e9conomie locale depuis la chute du pouvoir.    \u00ab\u00a0Ben Ali ou Mohamed Ghannouchi, \u00e7a ne changera rien pour nous. Notre avenir   est en France. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019on peut travailler, acheter et gagner de l\u2019argent\u00a0\u00bb,   r\u00e9sume Lakhdar, 19 ans. Il y a deux semaines encore, ce jeune homme promenait   des touristes \u00e0 dos de chameau \u00e0 Tozeur. Interpell\u00e9 par la PAF dans les   toilettes du TGV, il a \u00e9t\u00e9 remis apr\u00e8s audition aux autorit\u00e9s italiennes de   Bardonecchia juste de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du tunnel du Fr\u00e9jus. Dans la salle de   r\u00e9tention administrative fran\u00e7aise, il a pu profiter d\u2019un repas, une ration de   poulet basquaise sous vide, chauff\u00e9e au four \u00e0 micro-ondes. Avant de monter   dans le fourgon de police dans lequel il a franchi les Alpes dans l\u2019autre   sens, un fonctionnaire de la PAF lui a tendu un pull offert par une \u0153uvre   humanitaire. Dehors, il fait \u2013 5 degr\u00e9s et le jeune chamelier n\u2019est v\u00eatu que   d\u2019un tee-shirt et d\u2019un mince blouson de cuir.    Les policiers ont laiss\u00e9 M\u00e9lanie quitter le commissariat de Modane quelques   minutes avant de rel\u00e2cher son petit ami Youssef et Jafar. Elle n\u2019est pas pr\u00e8s   d\u2019oublier ce \u00ab\u00a0voyage surprise pour la Saint-Valentin\u00a0\u00bb. Tous trois feront   l\u2019objet de poursuites ult\u00e9rieures pour aide \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de personne en   situation irr\u00e9guli\u00e8re. Ils encourent, tout comme Christine qui faisait passer   son beau-fr\u00e8re pour son mari, au maximum jusqu\u2019\u00e0 trois ans de prison et   300.000 euros d\u2019amende.    Quant aux Tunisiens interpell\u00e9s, leur avenir est plus incertain. Faute de   place, de temps et de structure pour reconduire sur l\u2019autre rive de la   M\u00e9diterran\u00e9e les 5.000 Tunisiens qui ont d\u00e9barqu\u00e9 en Italie ces deux derni\u00e8res   semaines, les autorit\u00e9s transalpines les remettent en libert\u00e9. Ils ont   obligation de quitter le territoire italien pour rentrer dans leur pays. Ils   n\u2019en ont ni les moyens ni l\u2019intention.   <font><strong><font>Source : \u00ab JDD \u00bb Le   20-02-2011   <\/font>Lien : http:\/\/www.lejdd.fr\/Societe\/Actualite\/Modane-La-police-aux-frontieres-face-aux-migrants-tunisiens-reportage-271443\/  <\/strong><\/font><\/p>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"> <strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font>POUR UNE TUNISIE LA\u00cfQUE<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/p>\n<\/div>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\">   En aucun cas les islamistes n&rsquo;ont contribu\u00e9 \u00e0 la r\u00e9volution, je sugg\u00e8re\u00a0 donc   qu&rsquo;ils continuent \u00e0 rester planqu\u00e9s chez eux, ils ne feront pas la loi en   Tunisie et nous y veillerons.\u00a0 Les actes extr\u00eamistes doivent \u00eatre s\u00e9v\u00e8rement   punis, ils sont peut-\u00eatre encore l&rsquo;oeuvre des pro-benali (Ben Ali serait   d\u00e9clar\u00e9\u00a0 mort) qui souhaitent d\u00e9stabiliser ainsi le nouveau r\u00e9gime de   transition,\u00a0 semer la zizanie et le d\u00e9cr\u00e9dibiliser aux yeux du monde entier.   Une manifestation s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9e samedi \u00e0 Tunis pour d\u00e9noncer plusieurs   incidents avec des islamistes qui s&rsquo;en sont pris \u00e0 une rue d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la   prostituion et \u00e0 la mort d&rsquo;un pr\u00eatre polonais, LE pr\u00eatre, \u00e2g\u00e9 de 34 ans, a \u00e9t\u00e9   retrouv\u00e9 mort, \u00e9gorg\u00e9 dans le parking d&rsquo;une \u00e9cole catholique \u00abArr\u00eatez vos   actes extr\u00e9mistes\u00bb, \u00abLa\u00efcit\u00e9 = libert\u00e9 et tol\u00e9rance\u00bb&#8230; scandaient les   manifestants.   Les pouss\u00e9es islamistes sont\u00a0 \u00e0 craindre et les risques de d\u00e9rapage sont tr\u00e8s   forts. Il est temps de rappeler que la Tunisie veut s&rsquo;afficher comme pays   tol\u00e9rant qui refuse le fanatisme, il est temps de renforcer la la\u00efcit\u00e9 dans la   loi, c&rsquo;est un combat \u00e0 mener de suite. Avant que la pieuvre fanatique   n&rsquo;enserre et \u00e9touffe un pays en qu\u00eate de libert\u00e9.   En Tunisie plusieurs\u00a0 mouvements ont d\u00e9nonc\u00e9 ces agissements dont Ennahda .   Embo\u00eetant le pas au minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur, le d\u00e9partement des Affaires   religieuses a, \u00e0 son tour, condamn\u00e9 samedi cet \u00ab\u00a0acte criminel\u00a0\u00bb et appel\u00e9 \u00ab\u00a0instamment   les hommes de religion et les composantes de la soci\u00e9t\u00e9 civile \u00e0 agir avec   d\u00e9termination pour \u00e9viter que de tels actes se reproduisent\u00a0\u00bb.   \u00a0   Dans un communiqu\u00e9 diffus\u00e9 par l&rsquo;agence gouvernementale TAP, \u00ab\u00a0le minist\u00e8re des   Affaires religieuses r\u00e9affirme son attachement au principe de coexistence   entre les races et les nationalit\u00e9s et \u00e0 la libert\u00e9 du culte aussi bien au   niveau des croyances qu&rsquo;au niveau des pratiques\u00a0\u00bb, et ce \u00ab\u00a0conform\u00e9ment aux   id\u00e9aux et \u00e0 l&rsquo;esprit de la grande r\u00e9volution du peuple tunisien\u00a0\u00bb.   Vendredi, le minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur a accus\u00e9 \u00ab\u00a0un groupe de terroristes   fascistes d&rsquo;ob\u00e9dience extr\u00e9miste d&rsquo;\u00eatre derri\u00e8re ce crime, comme l&rsquo;attestent   la fa\u00e7on dont il a \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9\u00a0\u00bb. Il a assur\u00e9 que les auteurs de ce \u00ab\u00a0crime   odieux\u00a0\u00bb et leurs complices seront \u00ab\u00a0s\u00e9v\u00e8rement punis \u00ab\u00a0.   Mettant l&rsquo;accent sur \u00ab\u00a0les valeurs d&rsquo;ouverture et de tol\u00e9rance dont le peuple   tunisien, toutes cat\u00e9gories confondues, est impr\u00e9gn\u00e9\u00a0\u00bb, le communiqu\u00e9 \u00ab\u00a0appelle   les autorit\u00e9s comp\u00e9tentes \u00e0 faire la lumi\u00e8re sur les circonstances r\u00e9elles de   cet acte et ses auteurs afin d&rsquo;\u00e9clairer l&rsquo;opinion publique avant d&rsquo;adresser   des accusations\u00a0\u00bb \u00e0 quelque partie que ce soit.   Dans un autre communiqu\u00e9, il se d\u00e9marque par ailleurs des incidents   antis\u00e9mites survenus derni\u00e8rement devant la grande synagogue de Tunis ainsi   que des manifestations d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments islamistes ayant cibl\u00e9 des points de vente   de boissons alcoolis\u00e9es et des maisons closes, y voyant des \u00ab\u00a0atteintes aux   fondements de la d\u00e9mocratie qui sous-tendent notre soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb   Dans cette p\u00e9riode de transition, les minorit\u00e9s religieuses doivent \u00eatre   sp\u00e9cialement prot\u00e9g\u00e9es et tout acte \u00e0 leur encontre \u00eatre s\u00e9v\u00e8rement puni. Il   est temps de rappeler que la Tunisie sera et restera un pays la\u00efc o\u00f9 un chacun   doit pouvoir marcher dans la rue ou pratiquer sa religion sans \u00eatre menac\u00e9.   <font><strong>Source : \u00ab Tribune de Geneve \u00bb Le 20-02-2011   <\/strong><font><strong>Lien : http:\/\/regardscroises.blog.tdg.ch\/archive\/2011\/02\/20\/pour-une-tunisie-laique.html  <\/strong><\/font><\/font><\/p>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"> <strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font>Besancenot: \u00ab\u00a0Les peuples arabes     nous montrent qu&rsquo;il y a une autre voie\u00a0\u00bb<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/p>\n<\/div>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\">   Son NPA a perdu plus d&rsquo;un tiers de ses adh\u00e9rents mais Olivier Besancenot est   regonfl\u00e9 \u00e0 bloc: avec la Tunisie puis l&rsquo;Egypte, il vient de vivre ses   premi\u00e8res r\u00e9volutions. Entretien.    Olivier Besancenot est un r\u00e9volutionnaire. Il milite pour la r\u00e9volution depuis   tout petit, il conna\u00eet tout de la Commune, de 1848, du Che, des sandinistes et   quand il parle de la r\u00e9volution, ses yeux brillent. Il ne l&rsquo;a jamais connue   lui-m\u00eame mais l\u00e0, \u00e7a y est, il en voit une, puis deux&#8230;    \u00a0   Besancenot nous parle de ces r\u00e9volutions du XXIe si\u00e8cle avec l&rsquo;excitation du   s\u00e9minariste \u00e0 qui la Vierge appara\u00eetrait ! Tant pis si ces r\u00e9volutions ne sont   pas particuli\u00e8rement socialistes, tant pis si elles ne sont m\u00eame pas   explicitement anticapitalistes, tant pis si les activistes sont des   internautes et des geeks plus que des th\u00e9oriciens et des intellectuels&#8230; Ce   sont quand m\u00eame des r\u00e9volutionnaires.    \u00a0   entretien &gt; Alors ? On y est, \u00e0 la r\u00e9volution ?    \u00a0   Olivier Besancenot &#8211; C&rsquo;est la premi\u00e8re fois que j&rsquo;assiste \u00e0 l&rsquo;une d&rsquo;elles.   Jusqu&rsquo;alors, je militais pour des id\u00e9es r\u00e9volutionnaires dans un monde sans   r\u00e9volution, \u00e0 partir de r\u00e9f\u00e9rences d&rsquo;autres g\u00e9n\u00e9rations. J&rsquo;ai connu la toute   fin de la r\u00e9volution nicaraguayenne. Quant aux r\u00e9volutions de l&rsquo;Est, elles ne   remettaient pas en cause les int\u00e9r\u00eats occidentaux, comme les int\u00e9r\u00eats fran\u00e7ais   avec la Tunisie et les int\u00e9r\u00eats am\u00e9ricains avec l&rsquo;Egypte.    \u00a0   Ces r\u00e9volutions ne sont ni socialistes ni anticapitalistes&#8230;    \u00a0   Elles posent la question sociale et celle de la d\u00e9mocratie. Dans l&rsquo;histoire,   il est rare qu&rsquo;une r\u00e9volution populaire se d\u00e9clenche \u00e0 partir d&rsquo;un livre   rouge, d&rsquo;un programme ou d&rsquo;une id\u00e9ologie. M\u00eame en octobre 1917, la r\u00e9volution   ne s&rsquo;est pas faite au nom du socialisme mais dans le prolongement de la   r\u00e9volution de f\u00e9vrier, pour la paix, la terre et le pouvoir aux Soviets.    \u00a0   Une r\u00e9volution est le d\u00e9nouement d&rsquo;une situation intenable : une partie de la   population d&rsquo;en bas se r\u00e9volte et l&rsquo;oligarchie n&rsquo;est plus en mesure de   gouverner. En Tunisie, apr\u00e8s que Mohamed Bouazizi s&rsquo;est immol\u00e9 par le feu, les   manifestants r\u00e9clamaient du travail et du pain. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;apr\u00e8s la   r\u00e9pression que la rue a demand\u00e9 le d\u00e9part de Ben Ali.    \u00a0   En Alg\u00e9rie, les revendications sont les m\u00eames, mais pas le d\u00e9nouement.    \u00a0   Les r\u00e9volutions, comme dit Ken Loach, sont contagieuses. Les Tunisiens   pensaient : si nous sommes capables d&rsquo;y arriver, cela va inspirer d&rsquo;autres   peuples qui subissent le joug.    \u00a0   \u00ab\u00a0Contagieux\u00a0\u00bb, \u00e7a fait maladie !    \u00a0   Si \u00e7a peut faire flipper nos adversaires&#8230; Un mouvement s&rsquo;est amorc\u00e9, il   s&rsquo;est pass\u00e9 quelque chose d&rsquo;impensable. La r\u00e9volution \u00e9gyptienne le prouve   encore.    \u00a0   En Tunisie, sans l&rsquo;alliance de la classe moyenne urbaine avec les jeunes   pauvres de province, pas de r\u00e9volution&#8230;    \u00a0   On trouve dans tous les processus r\u00e9volutionnaires des alliances entre   diff\u00e9rents secteurs de la soci\u00e9t\u00e9. Les r\u00e9volutions estampill\u00e9es 100 % \u00ab\u00a0prol\u00e9tariennes\u00a0\u00bb   par quelques professeurs rouges sont une illusion. Le probl\u00e8me est de savoir   o\u00f9 se situe la force motrice. En Egypte et en Tunisie, c&rsquo;est le peuple.    \u00a0   Entre islamisme et d\u00e9mocratie, l&rsquo;issue de ces r\u00e9volutions est encore inconnue.   Il n&rsquo;y a que le processus qui vous int\u00e9resse ?    \u00a0   Non. Les peuples arabes nous montrent qu&rsquo;il y a une autre voie que dictature   ou islamisme. En tant qu&rsquo;internationalistes, notre devoir est de lutter contre   la complicit\u00e9 de notre gouvernement. On a mont\u00e9 des actions de solidarit\u00e9 en   France avec les gr\u00e9vistes de la faim, les militants pourchass\u00e9s, emprisonn\u00e9s.   L&rsquo;ambassade tunisienne envoyait sa bande de cogneurs. Un des plus beaux   meeting de ma vie, c&rsquo;\u00e9tait \u00e0 la Bourse du travail avant la chute de Ben Ali.   On a senti le souffle de la r\u00e9volution.    \u00a0   On \u00e9tait inquiets mais les Tunisiens pr\u00e9sents nous disaient : il y a eu trop   de morts, on ne fera plus machine arri\u00e8re. Aujourd&rsquo;hui, personne ne peut   parler au nom du peuple tunisien mais nous avons la responsabilit\u00e9 de peser   sur les int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques fran\u00e7ais, qui ont bien magouill\u00e9 avec le r\u00e9gime   Ben Ali, comme Orange par exemple.    \u00a0   Les Tunisiens ont peut-\u00eatre aussi fait la r\u00e9volution pour rejoindre la soci\u00e9t\u00e9   capitaliste ?    \u00a0   Mais la Tunisie, c&rsquo;\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 le capitalisme et m\u00eame un des meilleurs \u00e9l\u00e8ves   du FMI. Les Tunisiens ne l&rsquo;ont pas oubli\u00e9. Les politiciens professionnels ont   peur de l&rsquo;inconnu.    \u00a0   Pour eux, c&rsquo;est le vide. Mais le \u00ab\u00a0vide\u00a0\u00bb en Tunisie, cela veut dire des   assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales improvis\u00e9es, la serveuse qui te tend un tract dans un   caf\u00e9&#8230;    \u00a0   Ces peuples \u00e9taient priv\u00e9s de libert\u00e9 d&rsquo;expression, puis le mur de la peur est   tomb\u00e9&#8230;    \u00a0   C&rsquo;est un point commun \u00e0 toutes les p\u00e9riodes d&rsquo;\u00e9bullition. Je n&rsquo;ai pas v\u00e9cu Mai   68 mais il para\u00eet que tout le monde parlait politique. Lors des grandes gr\u00e8ves   de 1995, sous Jupp\u00e9, les gens parlaient entre eux, ne serait-ce que gr\u00e2ce au   covoiturage.    \u00a0   Une r\u00e9volution, c&rsquo;est un moment d&rsquo;euphorie avec une forte charge d&rsquo;adr\u00e9naline   ou c&rsquo;est changer le monde pour le rendre meilleur ?    \u00a0   C&rsquo;est un processus fait de flux et de reflux. \u00c7a ne se r\u00e9duit pas \u00e0 la seule   journ\u00e9e o\u00f9 Ben Ali et Moubarak d\u00e9gagent. En Tunisie, deux pouvoirs potentiels   se font face. Les gouvernements de transition, port\u00e9s par tous les d\u00e9bris du   r\u00e9gime Ben Ali, se battent pour leur l\u00e9gitimit\u00e9. Il existe un autre pouvoir :   celui de la rue.    \u00a0   Les forces r\u00e9volutionnaires les plus politis\u00e9es proposent une assembl\u00e9e   constituante. Pour changer de syst\u00e8me, il ne suffit pas de substituer un   gouvernement \u00e0 un autre car la police et les hautes sph\u00e8res de   l&rsquo;administration restent dans les m\u00eames mains. On assiste \u00e0 une course de   vitesse entre des forces r\u00e9volutionnaires et des forces contrer\u00e9volutionnaires.   La Tunisie nous rappelle ce que nous savions : ce ne sont pas les   r\u00e9volutionnaires qui sont responsables des morts.    \u00a0   Ce vent de r\u00e9volution peut-il atteindre la France ?    \u00a0   Il nous faudrait ici aussi une bonne vieille r\u00e9volution. Je suis enthousiaste   parce que j&rsquo;ai v\u00e9cu quelque chose d&rsquo;exceptionnel mais je garde la t\u00eate sur les   \u00e9paules. On prend plus de coups qu&rsquo;on en rend et nous n&rsquo;en sommes pas encore \u00e0   une d\u00e9ferlante de r\u00e9volutions qui pourrait d&rsquo;ici peu emporter l&rsquo;ordre   capitaliste.    \u00a0   Twitter et Facebook ont-ils chang\u00e9 les donn\u00e9es de la r\u00e9volution classique ?     \u00a0   C&rsquo;est bluffant et tr\u00e8s important en termes de moyens de communication. Sur les   murs, on peut lire \u00ab\u00a0Vive la r\u00e9volution\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Vive Facebook\u00a0\u00bb&#8230;    \u00a0   Mark Zuckerberg est r\u00e9volutionnaire, alors ? (rires)    \u00a0   Il serait surpris si on lui disait \u00e7a. En g\u00e9n\u00e9ral, toutes les r\u00e9volutions font   preuve d&rsquo;originalit\u00e9. Pour r\u00e9pandre la r\u00e9volution cubaine, Che Guevara avait   cr\u00e9\u00e9 clandestinement et \u00e0 l&rsquo;arrache la Radio Rebelde dans la sierra Maestra.     \u00a0   Les revendications sociales, le besoin de libert\u00e9 d&rsquo;expression, de d\u00e9mocratie   ne pourraient-ils pas servir de levier pour une r\u00e9volution en France ?    \u00a0   Oui, toutes proportions gard\u00e9es. Nous arrivons dans une nouvelle phase de la   mondialisation. Il y a eu la crise financi\u00e8re et \u00e9cologique et certains   \u00e9conomistes ont \u00e9voqu\u00e9 le retour du keyn\u00e9sianisme. Or, les lib\u00e9raux se sont   parfaitement accommod\u00e9s de l&rsquo;intervention de l&rsquo;Etat lorsque celui-ci a trouv\u00e9   des milliards pour les banques. En fait, on assiste \u00e0 une nouvelle offensive   lib\u00e9rale de l&rsquo;ampleur de celle qu&rsquo;on a connue sous Thatcher et Reagan.    \u00a0   Nous n&rsquo;allons pas sortir de la crise puisque ce sont ces politiques   \u00e9conomiques qui l&rsquo;ont suscit\u00e9e et qui l&rsquo;alimentent encore. De plus, ces   politiques n&#8217;emportent plus l&rsquo;adh\u00e9sion. On l&rsquo;a vu avec les grosses   manifestations en Gr\u00e8ce, en Irlande, en Espagne, en France, avec la r\u00e9volte   des \u00e9tudiants en Angleterre. Cet acteur de la d\u00e9mocratie, dont on ne parlait   plus et qui s&rsquo;appelle le peuple, se r\u00e9invite depuis un an sur la sc\u00e8ne   politique. Un nouveau cycle pourrait s&rsquo;ouvrir, fait de r\u00e9voltes sociales, de   gr\u00e8ves g\u00e9n\u00e9rales et de r\u00e9volutions.    \u00a0   Cette d\u00e9ringardisation de la r\u00e9volution change-t-elle vos rapports de force   avec les autres partis de gauche ?    \u00a0   On n&rsquo;a jamais eu autant de contacts avec des partis \u00e0 l&rsquo;international.    \u00a0   La gauche radicale aussi forte n&rsquo;est plus une sp\u00e9cificit\u00e9 fran\u00e7aise ?    \u00a0   On n&rsquo;est pas le petit village gaulois qui r\u00e9siste. Face \u00e0 la mondialisation,   il ne faut pas se retrancher derri\u00e8re les fronti\u00e8res comme le souhaitent   certaines formes de souverainisme, voire de nationalisme&#8230;   <font><strong>Source : \u00ab Les Inrocks \u00bb Le 20-02-2011   <\/strong><font><strong>Lien : http:\/\/www.lesinrocks.com\/actualite\/actu-article\/t\/60203\/date\/2011-02-20\/article\/-b147286f19\/  <\/strong><\/font><\/font><\/p>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font>Vent de r\u00e9volte au     Moyen-Orient [et au Maghreb]<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/p>\n<\/div>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\">   Le mouvement de r\u00e9volution n\u00e9 en Tunisie et en Egypte continue de faire tache   d\u2019huile au Moyen-Orient o\u00f9 la r\u00e9pression a fait des dizaines de morts en Libye,   \u00e0 Bahre\u00efn et au Y\u00e9men, alors que des manifestants d\u00e9filent \u00e0 Alger o\u00f9 un   d\u00e9put\u00e9 de l\u2019opposition a \u00e9t\u00e9 gri\u00e8vement bless\u00e9. Vent de r\u00e9volte au   Moyen-Orient [1]   Le pr\u00e9sident am\u00e9ricain Barack Obama a \u00ab condamn\u00e9 \u00bb vendredi soir le recours \u00e0   la violence contre les manifestants \u00ab pacifiques \u00bb et appel\u00e9 au respect de   leur libert\u00e9 d\u2019expression en Libye, au Y\u00e9men et au Bahre\u00efn.   En Libye, le vent de r\u00e9volte qui s\u2019est lev\u00e9 mardi, s\u2019est d\u00e9j\u00e0 sold\u00e9 par la   mort d\u2019au moins 84 personnes, selon l\u2019organisation de d\u00e9fense des droits de   l\u2019Homme Human Rights Watch (HRW), qui s\u2019appuie sur des t\u00e9moignages de   personnel hospitalier et de t\u00e9moins. Selon un d\u00e9compte de l\u2019AFP \u00e9tabli \u00e0   minima \u00e0 partir de sources locales, 41 personnes avaient p\u00e9ri vendredi soir   dans les \u00e9meutes concentr\u00e9es \u00e0 Benghazi, la deuxi\u00e8me ville du pays, et dans   l\u2019est.   Suivant l\u2019exemple de ses voisins tunisien et \u00e9gyptien qui ont chass\u00e9 leurs   dirigeants, les manifestants r\u00e9clament le d\u00e9part imm\u00e9diat du colonel Mouammar   Kadhafi, au pouvoir depuis 1969.   A Bahre\u00efn, petite monarchie du Golfe persique strat\u00e9gique pour les Etats-Unis   qui y base sa Ve Flotte (indispensable pour la guerre en Afghanistan), l\u2019arm\u00e9e   s\u2019est retir\u00e9e de la place de la Perle, \u00e9picentre de la contestation.   Des milliers de manifestants antigouvernementaux sont revenus samedi sur la   place de la Perle \u00e0 Manama o\u00f9 ils ont commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9riger des tentes, deux jours   apr\u00e8s la dispersion violente de leur sit-in, selon un correspondant de l\u2019AFP   sur place.   Apr\u00e8s le retrait des chars de l\u2019arm\u00e9e de la capitale comme le demandait   l\u2019opposition, principalement chiite, les manifestants ont commenc\u00e9 \u00e0 converg\u00e9   vers la place de la Perle, \u00e9picentre de la contestation, \u00e0 partir de trois   axes.   Les protestataires ont enlev\u00e9 les barbel\u00e9s qui entouraient cette place du   centre de Manama, alors qu\u2019un h\u00e9licopt\u00e8re survolait le secteur. Ils ont   ensuite commenc\u00e9 \u00e0 dresser des tentes place de la Perle.   \u00ab Par notre sang, par notre \u00e2me, nous te d\u00e9fendrons, Bahre\u00efn \u00bb, scandaient les   protestataires. Peu apr\u00e8s, les slogans \u00ab Le peuple veut la chute du r\u00e9gime \u00bb   ont \u00e9t\u00e9 entendus.   La police n\u2019est pas intervenue, \u00e0 l\u2019exception d\u2019un bref tir de grenades   lacrymog\u00e8nes sur l\u2019un des axes conduisant \u00e0 la place, qui n\u2019a pas emp\u00each\u00e9   l\u2019arriv\u00e9e des protestataires. Environ six personnes ont \u00e9t\u00e9 hospitalis\u00e9es pour   inhalation de gaz.   Les manifestants, dont un grand nombre de femmes et d\u2019enfants, brandissaient   des drapeaux bahre\u00efnis, ainsi que des banni\u00e8res blanches frapp\u00e9es du mot \u00ab   Paix \u00bb.   L\u2019opposition r\u00e9clame une monarchie constitutionnelle, un gouvernement \u00e9lu et   une alternance pacifique du pouvoir dans un pays o\u00f9 le poste de Premier   ministre est occup\u00e9 par cheikh Khalifa ben Salman Al-Khalifa, oncle du roi,   depuis l\u2019ind\u00e9pendance de Bahre\u00efn, en 1971, et o\u00f9 les minist\u00e8res cl\u00e9s sont   tenus par des membres de la famille royale.   Parall\u00e8lement au Y\u00e9men, de violents heurts opposaient samedi manifestants et   partisans du r\u00e9gime autour de l\u2019Universit\u00e9 de Sanaa. Un \u00e9tudiant a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 par   balle et cinq autres ont \u00e9t\u00e9 bless\u00e9s, selon un journaliste de l\u2019AFP t\u00e9moin de   la sc\u00e8ne. Il s\u2019agit du premier mort \u00e0 Sanaa depuis le d\u00e9but de la contestation   contre le r\u00e9gime du pr\u00e9sident Ali Abdallah Saleh il y a une semaine, par les   jeunes, notamment les \u00e9tudiants.   Les partisans du pr\u00e9sident ont tent\u00e9 d\u2019entrer en force dans le campus d\u2019o\u00f9   sortent quotidiennement depuis une semaine des manifestations demandant le   d\u00e9part du chef de l\u2019Etat, au pouvoir depuis 32 ans.   La r\u00e9pression des manifestations est plus violente \u00e0 Aden, grande ville du sud   du pays, o\u00f9 neuf personnes ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es depuis mercredi.   En Alg\u00e9rie, o\u00f9 le pouvoir craint un sc\u00e9nario de r\u00e9volution \u00e0 la tunisienne,   quelque 200 personnes ont commenc\u00e9 \u00e0 manifester samedi malgr\u00e9 un important   dispositif policier d\u00e9ploy\u00e9 dans le centre d\u2019Alger. Aux cris de \u00ab Alg\u00e9rie   libre et d\u00e9mocratique \u00bb, \u00ab pouvoir assassin \u00bb, \u00ab le peuple veut la chute du   r\u00e9gime \u00bb, les manifestants d\u00e9filent sur un parcours d\u00e9limit\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la place   des Martyrs, soit environ quatre kilom\u00e8tres plus loin. [2]   Un d\u00e9put\u00e9 du parti Rassemblement pour la culture et la d\u00e9mocratie (RCD), Tahar   Besbes, a \u00e9t\u00e9 gri\u00e8vement bless\u00e9 lors d\u2019un affrontement avec la police au cours   de la marche organis\u00e9e \u00e0 Alger, a rapport\u00e9 un membre de son parti. \u00ab Il a re\u00e7u   un coup au ventre donn\u00e9 par un policier. En tombant, sa t\u00eate a heurt\u00e9 le   trottoir \u00bb, a indiqu\u00e9 \u00e0 l\u2019AFP Mohsen Belabbas, porte-parole du RCD, selon   lequel le d\u00e9put\u00e9 paraissait dans le coma.   Selon le Dr Rafik Hassani qui se trouvait \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s \u00e0 l\u2019h\u00f4pital de Mustepha   tout proche, M. Besbes semblait souffrir d\u2019un traumatisme cr\u00e2nien.   En Tunisie, d\u2019o\u00f9 est parti le mouvement de r\u00e9voltes, le gouvernement a   condamn\u00e9 l\u2019assassinat d\u2019un pr\u00eatre polonais, \u00ab \u00e9gorg\u00e9 \u00bb par des \u00ab extr\u00e9mistes \u00bb   vendredi dans le garage d\u2019une \u00e9cole religieuse priv\u00e9e de la r\u00e9gion de Manouba,   pr\u00e8s de Tunis. C\u2019est le premier meurtre annonc\u00e9 \u00e0 la fois d\u2019un religieux et   d\u2019un \u00e9tranger depuis la chute du r\u00e9gime de Ben Ali le 14 janvier. [3]   Enfin, \u00e0 Djibouti, des affrontements ont repris dans la matin\u00e9e dans une   banlieue populaire entre partisans de l\u2019opposition qui r\u00e9clament la fin du   r\u00e9gime du pr\u00e9sident Isma\u00ebl Omar Guelleh et forces de l\u2019ordre. Ces incidents   interviennent au lendemain d\u2019un grand rassemblement de l\u2019opposition dans la   capitale qui avait d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9 en violences dans la soir\u00e9e.   <font><strong>Source: \u201cAssociation france Palestine Solidarite\u201d   <\/strong><font><strong>Lien: http:\/\/www.france-palestine.org\/article16767.html  <\/strong><\/font><\/font><\/p>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font>La g\u00e9n\u00e9ration     Internet au Maroc<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/p>\n<\/div>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\">   Entre 3000 et 20 000 Marocains ont manifest\u00e9 dimanche \u00e0 Casablanca et Rabat \u00e0   l&rsquo;appel du mouvement du \u00ab\u00a020 f\u00e9vrier\u00a0\u00bb lanc\u00e9 sur Facebook, pour r\u00e9clamer des   r\u00e9formes politiques et une limitation des pouvoirs du roi. Incisive,   contestataire et de plus en plus lib\u00e9r\u00e9e, la blogosph\u00e8re marocaine est un   nouvel espace de libert\u00e9 dans le pays.    \u00a0    Nous sommes tous tunisiens\u00a0\u00bb&#8230; Depuis la chute du r\u00e9gime de Zine El-Abidine   Ben Ali, en Tunisie, les blogs et les r\u00e9seaux sociaux du Maroc sont en   \u00e9bullition. Fiers, aussi, du r\u00f4le jou\u00e9 par la blogosph\u00e8re tunisienne dans la   r\u00e9volution du Jasmin. \u00ab\u00a0C&rsquo;est une grande victoire. Les Tunisiens ont montr\u00e9   toute l&rsquo;importance que pouvait avoir le Web 2.0 (les r\u00e9seaux sociaux) pour   faire bouger les choses\u00a0\u00bb, s&rsquo;enthousiasme Mostapha Gomri qui partage sur   Internet avec ses \u00ab\u00a0amis\u00a0\u00bb, depuis sept ans, ses analyses politiques et ses   coups de gueule.\u00a0    Tous les jours, pendant les \u00e9meutes qui ont secou\u00e9 la Tunisie, des milliers de   Marocains ont suivi les \u00e9v\u00e9nements en direct sur Facebook, Twitter ou Youtube.   Ils ont rediffus\u00e9 les vid\u00e9os des manifestations, appel\u00e9 \u00e0 la mobilisation au   Maroc ou en France, comment\u00e9 chaque nouveau rebondissement et vibr\u00e9 \u00e0   l&rsquo;unisson des blogueurs tunisiens aux avant-postes de la confrontation avec la   dictature de Ben Ali. L&rsquo;\u00e9pisode a encore renforc\u00e9 la pr\u00e9sence des Marocains   sur la Toile, o\u00f9 ils se montrent de plus en plus incisifs.\u00a0    Ils sont aujourd&rsquo;hui 80 000 dans le royaume \u00e0 avoir ouvert un blog, et pr\u00e8s de   2 millions \u00e0 utiliser un r\u00e9seau social. La croissance de l&rsquo;utilisation   d&rsquo;Internet a \u00e9t\u00e9 fulgurante, au point que le nombre d&rsquo;abonn\u00e9s a augment\u00e9 de 10   000 % en cinq ans selon l&rsquo;Agence nationale de r\u00e9glementation des   t\u00e9l\u00e9communications (ANRT). Un tiers des Marocains a aujourd&rsquo;hui acc\u00e8s au Web,   ce qui fait du royaume le deuxi\u00e8me pays le plus connect\u00e9 du monde arabe apr\u00e8s   l&rsquo;\u00c9gypte. \u00ab\u00a0Gr\u00e2ce \u00e0 sa politique \u00e9conomique lib\u00e9rale, le Maroc a vu tr\u00e8s t\u00f4t   appara\u00eetre sur le march\u00e9 des op\u00e9rateurs avec des prix assez bas. \u00c7a a dop\u00e9   l&rsquo;essor du secteur\u00a0\u00bb, analyse Hisham Almiraat qui couvre le Maroc pour le   r\u00e9seau de d\u00e9fense des blogueurs Global Voices.\u00a0    \u00ab\u00a0Lignes rouges\u00a0\u00bb: le Sahara, la religion, le roi   Alg\u00e9rie: en direct des \u00e9meutes   C&rsquo;est la faute \u00e0 Facebook!\u00a0\u00bb Celui qui pointe un doigt accusateur sur le plus   populaire des r\u00e9seaux sociaux en Alg\u00e9rie &#8211; 1,5 million d&rsquo;abonn\u00e9s selon une   estimation r\u00e9cente mais non v\u00e9rifi\u00e9e &#8211; n&rsquo;est autre que le ministre des   Affaires religieuses. Pour Bouabdallah Ghlamallah, en effet, si la rue   alg\u00e9rienne s&rsquo;est enflamm\u00e9e durant les \u00e9meutes de l&rsquo;huile et du sucre, au d\u00e9but   de janvier, c&rsquo;est par la faute des \u00ab\u00a0facebookers\u00a0\u00bb. L&rsquo;information et les   commentaires souvent virulents \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard du pouvoir ont si bien circul\u00e9 que   l&rsquo;acc\u00e8s au r\u00e9seau \u00e9tait devenu difficile et l&rsquo;utilisation du \u00ab\u00a0chat\u00a0\u00bb impossible   pendant deux \u00e0 trois jours. La rumeur s&rsquo;installe alors sur la Toile alg\u00e9rienne   et d\u00e9signe un coupable : l&rsquo;\u00c9tat. \u00ab\u00a0Ils n&rsquo;appr\u00e9cient ni qu&rsquo;on proteste ni qu&rsquo;on   s&rsquo;informe, alors ils filtrent et censurent\u00a0\u00bb, assure un internaute. Au plus   fort de la r\u00e9volution du Jasmin, dans la Tunisie voisine, un grand nombre   d&rsquo;internautes avaient troqu\u00e9 leurs profils (images de pr\u00e9sentation) contre   l&#8217;embl\u00e8me national tunisien ou des photos m\u00ealant les drapeaux tunisien et   alg\u00e9rien.\u00a0    ANIS ALLIK (\u00e0 Alger)   Alors que l&rsquo;heure est plut\u00f4t au durcissement vis-\u00e0-vis de la presse \u00e9crite,   Internet repr\u00e9sente un v\u00e9ritable espace de libert\u00e9 pour la jeunesse marocaine.   Comme en Tunisie, on trouve sur la Toile des informations, des photos et des   vid\u00e9os qui ne sont diffus\u00e9es ni par les journaux ni par les cha\u00eenes de   t\u00e9l\u00e9vision. Fini le temps o\u00f9 les blogs \u00e9taient de simples journaux intimes&#8230;   Les internautes n&rsquo;h\u00e9sitent plus \u00e0 briser des tabous. Sa\u00efd Essoulami, directeur   du Centre pour la libert\u00e9 des m\u00e9dias au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (CMF   MENA), suit de pr\u00e8s cette \u00e9volution. Pour lui, Internet ouvre des horizons   nouveaux au Maroc. En ao\u00fbt 2009, par exemple, des internautes lancent sur   Facebook un d\u00e9bat sur l&rsquo;interdiction de rompre le je\u00fbne en public pendant le   Ramadan, une infraction punie d&rsquo;une peine de 1 \u00e0 6 mois de prison selon   l&rsquo;article 222 du Code civil. Ils organisent \u00e0 travers le r\u00e9seau social un   pique-nique symbolique pour protester. Il n&rsquo;en fallait pas plus pour mettre la   Toile en \u00e9bullition et faire parler de ce sujet, compl\u00e8tement absent des   journaux !\u00a0    Cheveux longs et barbe de trois jours, Najib Chaouki \u00e9tait l&rsquo;un des   initiateurs de ce mouvement. Pour ce blogueur politique aux billets ac\u00e9r\u00e9s,   c&rsquo;est une \u00e9vidence: il faut pouvoir parler de tout sur la Toile. Y compris   s&rsquo;il faut pour cela franchir les fameuses \u00ab\u00a0lignes rouges\u00a0\u00bb : le Sahara, la   religion, le roi. \u00ab\u00a0Notre travail aide la transition d\u00e9mocratique, mart\u00e8le-t-il.   C&rsquo;est en faisant tomber les tabous que l&rsquo;on pousse le pays \u00e0 s&rsquo;ouvrir et \u00e0   gagner en libert\u00e9.\u00a0\u00bb\u00a0    Sur YouTube, des gendarmes recevant des bakchichs   L&rsquo;un des premiers \u00e0 avoir donn\u00e9 l&rsquo;exemple est un jeune habitant de Targuist,   une petite localit\u00e9 perdue entre Al Hoceima et Chechaouen (Nord). En juillet   2007, il filme, en toute discr\u00e9tion, des gendarmes en train de recevoir des   bakchichs lors de contr\u00f4les de la circulation. Puis, il poste sa vid\u00e9o sur le   site de partage Youtube. En quelques jours, elle est reprise partout au Maroc   sur Internet puis dans les m\u00e9dias traditionnels.    <font><strong>Source : \u00ab L\u2019express \u00bb Le 20-11-2011   <\/strong><\/font><font><strong>Lien : http:\/\/www.lexpress.fr\/actualite\/monde\/la-generation-internet-au-maroc_963669.html  <\/strong><\/font><\/p>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font>Next Question for     Tunisia: the Role of Islam in Politics<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/p>\n<\/div>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\">   The second phase of Tunisia\u2019s revolution played out in this city\u2019s ancient   medina last week as military helicopters circled and security forces rushed to   carry out an unusual mission: protecting the city\u2019s brothels.    Police officers dispersed a group of rock-throwing protesters who streamed   into a warren of alleyways lined with bordellos shouting \u201cGod is Great!\u201d and   \u201cNo to brothels in a Muslim country!\u201d    Five weeks after protesters forced out the authoritarian government of   President Zine al-Abidine Ben Ali, Tunisians are locked in a fierce and noisy   debate about the role of Islam in politics.    About 98 percent of the population of 10 million is Muslim but Tunisia\u2019s   liberal social policies and Western lifestyle shatter stereotypes of the Arab   world. Abortion is legal, polygamy is banned and women commonly wear bikinis   on the country\u2019s Mediterranean beaches. Wine is openly sold in supermarkets   and imbibed at bars across the country.    Women\u2019s groups say they are concerned that in the cacophonous aftermath of the   revolution conservative forces could tug the country away from its strict   tradition of secularism.    \u201cNothing is irreversible,\u201d Khadija Cherif, a former head of the Tunisian   Association of Democratic Women, a feminist organization. \u201cWe don\u2019t want to   let down our guard.\u201d    Ms. Cherif was one of thousands of Tunisians who marched through the capital   on Saturday demanding the separation of mosque and state in one of the largest   demonstrations since the overthrow of Mr. Ben Ali.    Protesters held up signs saying, \u201cPolitics ruins religion and religion ruins   politics.\u201d    They were also mourning the killing on Friday of a Polish priest by unknown   assailants. That attack was also condemned by the country\u2019s main Muslim   political movement, Ennahdha, which was banned under Mr. Ben Ali\u2019s   dictatorship but is now regrouping.    In interviews in the Tunisian press, Ennahdha\u2019s leaders have taken pains to   praise tolerance and moderation, comparing themselves to the Islamic parties   that govern Turkey and Malaysia.    \u201cWe know we have an essentially fragile economy that is very open toward the   outside world to the point of being totally dependent on it,\u201d Hamadi Jebali,   the party\u2019s secretary general said in an interview with the Tunisian magazine   R\u00e9alit\u00e9s. \u201cWe have no interest whatsoever in throwing everything away today or   tomorrow.\u201d    The party, which is allied with Egypt\u2019s Muslim Brotherhood, says it opposes   the imposition of Islamic law in Tunisia.    But some Tunisians say they remain unconvinced.    Raja Mansour, a bank employee in Tunis, said it was too early to tell how the   Islamist movement will evolve.    \u201cWe don\u2019t know if they are a real threat or not,\u201d she said. \u201cBut the best   defense is to attack.\u201d By this she meant that secularists should assert   themselves, she said.    Ennahdha is one of the few organized movements in a highly fractured political   landscape. The caretaker government that has managed the country since Mr. Ben   Ali was ousted is fragile and weak, with no clear leadership emerging from the   revolution.    The unanimity of the protest movement against Mr. Ben Ali in January, the   uprising that set off demonstrations across the Arab world, has since evolved   into numerous daily protests by competing groups, a development that many   Tunisians find unsettling.    \u201cFreedom is a great, great adventure, but it\u2019s not without risks,\u201d Fathi Ben   Haj Yathia, an author and former political prisoner. \u201cThere are many unknowns.\u201d     One of the largest demonstrations since Mr. Ben Ali fled took place on Sunday   in Tunis, where several thousand protesters marched to the prime minister\u2019s   office to demand the caretaker government\u2019s resignation, which they accused of   having links to Mr. Ben Ali\u2019s regime.    Tunisians are literally debating the future of their country on the streets.   Avenue Habib Bourguiba, the broad thoroughfare in central in Tunis named after   the country\u2019s first president, resembles a Roman forum on weekends, packed   with people of all ages excitedly discussing politics.    The freewheeling and somewhat chaotic atmosphere across the country has been   accompanied by a breakdown in security that has been particularly unsettling   for women. With the extensive security apparatus of the old regime decimated,   leaving the police force in disarray, many women say they are afraid to walk   outside alone at night.    Achouri Thouraya, a 29-year-old graphic artist, says she has mixed feelings   toward the revolution. She shared in the joy of the overthrow of what she   described as Mr. Ben Ali\u2019s kleptocratic government. But she also believes that   government\u2019s crackdown on any Muslim groups it considered extremist, a   draconian police program that included monitoring those who prayed regularly,   helped protect the rights of women.    \u201cWe had the freedom to live our lives like women in Europe,\u201d she said. Now she   is a \u201clittle scared,\u201d she said. \u201cWe don\u2019t know who will be president and what   attitudes he will have toward women.\u201d    Mounir Troudi, a jazz musician, disagrees. He has no love for the Ben Ali   regime but believes that Tunisia will remain a land of beer and bikinis.    \u201cThis is a maritime country,\u201d he said. \u201cWe are sailors and we\u2019ve always been   open to the outside world. I have confidence in the Tunisian people. It\u2019s not   a country of fanatics.\u201d    <font><strong>Source: \u201cThe New York\u00a0 Times\u201d Le 20-02-2011   <\/strong><font><strong>Lien: http:\/\/www.nytimes.com\/2011\/02\/21\/world\/africa\/21tunisia.html  <\/strong><\/font><\/font><\/p>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<div align=\"left\" dir=\"ltr\">\n<p align=\"center\" dir=\"ltr\"><strong><\/p>\n<h3 style=\"color: blue;\"><font>This is not an     Islamic revolution<\/font><\/h3>\n<p><\/strong><\/p>\n<\/div>\n<hr align=\"left\" dir=\"ltr\"\/>\n<p align=\"left\" dir=\"ltr\"> <font>By Olivier Roy   <\/font>\u00a0   The uprisings in Egypt and Tunisia show that Islam is now less potent   politically, even as its social dominance grows    In Europe, the popular uprisings in North Africa and the Middle East have been   interpreted using a model that is more than 30 years old: the 1979 Islamic   revolution in Iran. Commentators have been expecting to see Islamist groups &#8211;   the Muslim Brotherhood and their local equivalents &#8211; either at the head of the   movement or lying in wait, ready to seize power. But the discretion of the   Muslim Brotherhood has surprised and disconcerted them: where have the   Islamists gone?   Look at those involved in the uprisings, and it is clear that we are dealing   with a post-Islamist generation. For them, the great revolutionary movements   of the 1970s and 1980s are ancient history, their parents&rsquo; affair. The members   of this young generation aren&rsquo;t interested in ideology: their slogans are   pragmatic and concrete &#8211; \u00ab\u00a0Erhal!\u00a0\u00bb or \u00ab\u00a0Go now!\u00a0\u00bb. Unlike their predecessors in   Algeria in the 1980s, they make no appeal to Islam; rather, they are rejecting   corrupt dictatorships and calling for democracy. This is not to say that the   demonstrators are secular; but they are operating in a secular political space,   and they do not see in Islam an ideology capable of creating a better world.   The same goes for other ideologies: they are nationalist (look at all the   flag-waving) without advocating nationalism. Particularly striking is the   abandonment of conspiracy theories. The United States and Israel &#8211; or France,   in the case of Tunisia &#8211; are no longer identified as the cause of all the   misery in the Arab world. The slogans of pan-Arabism have been largely absent,   too, even if the copycat effect that brought Egyptians and Yemenis into the   streets following the events in Tunis shows that the \u00ab\u00a0Arab world\u00a0\u00bb is a   political reality.   This generation is pluralist, undoubtedly because it is also individualist.   Sociological studies show that it is better educated than previous   generations, better informed, often with access to modern means of   communication that allow individuals to connect with one another without the   mediation of political parties &#8211; which in any case are banned. These young   people know that Islamist regimes have become dictatorships; neither Iran nor   Saudi Arabia holds any fascination for them. Indeed, those who have been   demonstrating in Egypt are the same kinds of people as those who poured on to   the streets to oppose Mahmoud Ahmadinejad in 2009. (For propaganda reasons,   the regime in Tehran has declared its support for the opposition movement in   Egypt, though this is little more than a settling of scores with Hosni   Mubarak.) Many of them are religious believers, but they keep their faith   separate from their political demands. In this sense, the movement is \u00ab\u00a0secular\u00a0\u00bb.   Religious observance has been individualised.   Above all, people have been dem\u00adonstrating for dignity and \u00ab\u00a0respect\u00a0\u00bb, a   watchword that emerged in Algeria in the late 1990s. And the values to which   they are laying claim are universal. But the \u00ab\u00a0democracy\u00a0\u00bb that is being called   for is not foreign, and therein lies the difference from the Bush   administration&rsquo;s attempt to promote democracy in Iraq in 2003. That did not   work, because it lacked political legitimacy and was associated with a   military intervention. Today, paradoxically, it is the waning of US influence   in the Middle East, together with the pragmatism of the Obama administration,   that has allowed a native and fully legitimate demand for democracy to be   expressed.   That said, a revolt is not a revolution. The new popular movement has no   leaders, no structure and no political parties, which will make the task of   anchoring democracy in these former dictatorships difficult. It is unlikely   that the collapse of the old regimes will automatically lead to the   establishment in their place of liberal democracies, as Washington once hoped   would happen in Iraq.   What of the Islamists, those who see in Islam a political ideology capable of   solving all of society&rsquo;s problems? They have not disappeared, but they have   changed. The most radical of them have left to wage international jihad; they   are in the desert with al-Qaeda in the Islamic Maghreb, in Pakistan or the   suburbs of London. They have no social or political base. Indeed, global jihad   is completely detached from social movements and national struggles. Al-Qaeda   tries to present itself as the vanguard of the global Muslim \u00ab\u00a0umma\u00a0\u00bb in its   battle against western oppression, but without success. Al-Qaeda recruits   deracinated young jihadists who have cut themselves off entirely from their   families and communities. It remains stuck in the logic of the \u00ab\u00a0propaganda of   the deed\u00a0\u00bb and has never bothered to try to build political structures inside   Muslim societies.   Because al-Qaeda tends to concentrate its activities in the west or aims at   so-called western targets elsewhere, its actual impact is next to nil.   It is a mistake, therefore, to link the re-Islam\u00adisation that has taken place   in the Arab world over the past 30 years with political radicalism. If Arab   societies are more visibly Islamic than they were 30 or 40 years ago, what   explains the absence of Islamic slogans from the current demonstrations? The   paradox of Islamisation is that it has largely depoliticised Islam. Social and   cultural re-Islamisation &#8211; the wearing of the hijab and niqab, an increase in   the number of mosques, the proliferation of preachers and Muslim television   channels &#8211; has happened without the intervention of militant Islamists and has   in fact opened up a \u00ab\u00a0religious market\u00a0\u00bb, over which no one enjoys a monopoly.   In short, the Islamists have lost the stranglehold on religious expression in   the public sphere that they enjoyed in the 1980s.   Dictatorships in the Arab world, though not in Tunisia, have often favoured a   conservative Islam that is highly visible but not especially political, and   that is obsessed with controlling public morals. (The wearing of the hijab,   for instance, has become commonplace.) This has meshed with the \u00ab\u00a0Salafist\u00a0\u00bb   movement, which emphasises the re-Islamisation of individuals rather than the   development of social movements. What has been perceived in the west as a   great, green wave of re-Islamisation is in fact nothing but a trivialisation   of Islam: everything has become Islamic, from fast food to women&rsquo;s fashion.   The forms and structures of piety, however, have become individualised, so now   one constructs one&rsquo;s own faith, seeking out the preacher who speaks of   self-realisation, such as the Egyptian Amr Khaled, and abandoning all interest   in the utopia of an Islamic state. The Salafists concentrate on the   preservation of religious values and have no political programme. Moreover,   other religious currents until now regarded as being in decline, such as   Sufism, are flourishing once more. This growing diversity of faith goes even   beyond the confines of Islam, as in the cases of Algeria and Iran, where there   has been a wave of conversions to Christianity.   It is also a mistake to see the dictatorships as defending secularism against   religious fanaticism. With the exception of Tunisia, authoritarian regimes in   the Arab world have not made their societies secular; on the contrary, they   have reached an accommodation with a neofundamentalist form of re-Islamisation   in which the imposition of sharia law is called for without any discussion of   the nature of political power. Everywhere, official Muslim institutions, based   on an austere conservative theology, have been co-opted by the state. This has   become so effective that the traditional clerics trained at al-Azhar   University in Cairo no longer have anything to say about the main social and   political questions of the day. They have nothing to offer a younger   generation looking for ways of living their faith in a more open world.   These developments have also affected Islamist political movements, as is   exemplified by the changing face of the Muslim Brotherhood in Egypt and   al-Nahda, the \u00ab\u00a0renaissance party\u00a0\u00bb, in Tunisia. The Muslim Brotherhood has   changed in response to troubling events, as much in what seemed like success   (the Islamic Revolution in Iran) as in defeat (the repression that has been   meted out to it everywhere). A new generation of militants has drawn lessons   from this, as have such veterans as Rachid Ghannouchi, founder of al-Nahda.   They have understood that seeking to take power in the wake of a revolution   leads either to civil war or to dictatorship. And in their struggle against   repression, they have come into contact with other political forces and   formations. Knowing their own societies well, they are aware that ideology   carries little weight within them. They have also learned lessons from Turkey,   where Recep Tayyip Erdogan and the AK party have succeeded in reconciling   democracy, electoral success, economic development and national independence   with the promotion of values that are, if not Islamic, at least \u00ab\u00a0authentic\u00a0\u00bb.   Above all, the Muslim Brotherhood no longer advocates an alternative economic   and social model. The Brothers have become conservative with regard to   morality and liberal on the economy. This is without doubt the most striking   evolution in their outlook, because, in the 1980s, Islamists claimed to defend   the interests of the oppressed classes and called for state ownership of the   economy and redistribution of wealth. Today, the Muslim Brotherhood in Egypt   endorses Mubarak&rsquo;s agricultural counter-reforms, which have returned to   landowners the right to raise prices and sack tenant farmers. So complete has   this transformation been that Islamists are now wholly absent from the social   movements active in the Nile Delta, where there has been a resurgence of the \u00ab\u00a0left\u00a0\u00bb,   particularly of trade union militancy.   However, the embourgeoisement of the Islamists is at the same time an asset   for democracy, because it pushes them towards reconciliation and compromise,   and into alliances with other political forces. It is no longer a question,   therefore, of attempting to establish whether or not dictatorships are the   most effective bulwark against Islamism; Islamists have become players in the   democratic game. Naturally, they will try to exert control over public   morality, but, lacking the kind of repressive apparatus that exists in Iran,   or a religious police on the Saudi model, they will have to reckon with a   demand for liberty that doesn&rsquo;t stop with the right to elect a parliament. In   short, the Islamists will either identify themselves with the conventional,   Salafist tradition, abandoning in the process any pretence to reconceive   Islam&rsquo;s place in modernity, or else they will make an effort to rethink their   understanding of the relationship between religion and politics.   In Egypt, the Muslim Brotherhood will play a central role in the coming   changes as long as the revolt remains largely apolitical. For the moment, this   is still the politics of protest; it is not the dawn of a new type of regime.   Moreover, Arab societies remain somewhat conservative. The middle classes that   developed following the period of economic liberalisation want political   stability. They are protesting, above all, against the predatory nature of   dictatorship. Here, a comparison between Tunisia and Egypt is illuminating. In   Tunisia, the extended Ben Ali clan weakened all its potential allies by   refusing to share not only power, but wealth, too. The business class was   swindled by the ruling family and the army marginalised both politically and   financially. The Tunisian army was poor, and thus had a corporate interest in   seeing the advent of a democratic regime that would give it a bigger budget.   In Egypt, by contrast, the regime has had a much larger social base, and the   army was involved not just in shoring up political power but also in the   administration of the economy, with all the benefits that flowed from that. In   this respect, that country is typical of the Arab world. Democratic movements   throughout the region will therefore come up against deeply rooted networks of   clientelism. Is the demand for democracy capable of overcoming complex   arrangements of allegiance and belonging, in the army, among tribes and among   the political elite? To what extent will regimes be able to exploit old   allegiances &#8211; among the Bedouins in Jordan, say, or the tribes of Yemen?   Conversely, can such groups themselves become actors in the movement for   democratic change? And how will religion adapt to the new situation?   The process of change will undoubtedly be long and chaotic, but one thing is   certain: the age of Arab-Muslim exceptionalism is over. Recent events point to   profound transformations in Arab societies which have been under way for some   time, but which until now have been obscured by the distorting optic of   western attitudes towards the Middle East. What the convulsions in Egypt and   Tunisia show is that people in those countries have drawn the lessons of their   own history. We have not finished with Islam, that is for sure, nor is liberal   democracy the \u00ab\u00a0end of history\u00a0\u00bb, but we must at least learn to think of Islam   in relation to an \u00ab\u00a0Arabic-Muslim\u00a0\u00bb culture that today is no longer closed in on   itself &#8211; if it ever was.   Olivier Roy is professor of social and political theory at the European   University Institute in Florence. His most recent book is \u00ab\u00a0Holy Ignorance:   When Religion and Culture Part Ways\u00a0\u00bb (C Hurst &amp; Co, \u00a320)   This essay, written exclusively for the New Statesman, was translated from the   French by Jonathan Derbyshire   <strong><font>Source: \u201cNew Statesman\u201d Le 15-02-2011   <font>Lien: http:\/\/www.newstatesman.com\/religion\/2011\/02\/egypt-arab-tunisia-islamic   <\/font>\u00a0 \u00a0<\/font><\/strong><\/p>\n<\/div><\/div>\n<p> <\/font><\/div>\n<p><\/body><\/body><\/html><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Home &#8211; Accueil TUNISNEWS 10 \u00e8me ann\u00e9e, N\u00b0 3925 du 20.02.2011 archives : www.tunisnews.net AFP:Tunisie: manifestation contre le gouvernement, messe pour le pr\u00eatre \u00e9gorg\u00e9 Le Nouvel observateur :Tunis \u201ddetermine\u201d a faire la lumiere sur le meurtre du pretre polonais romandie:La Suisse v\u00e9rifie 80 millions de francs d&rsquo;avoirs tunisiens Ahmed BEN AMOR : LA CONSTITUANTE OU 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