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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2603 du 09.07.2007
 archives : www.tunisnews.net

Comité des familles des victimes de la loi sur le terrorisme:Arrestation de trois jeunes à Menzel Bourguiba
Appel urgent du père du prisonnier politique Abdelkarim Harouni
International Campaign for Human Rights in Tunisia: Political Prisoner Abdelkarim Alharouni congratulates Alan Johnston
AFP: Tunisie: le numéro un national de la distribution cédé à un consortium local
Les Afriques : Bréves économiques tunisiennes
CIJ: Des juristes éminents débutent une audience sur les lois, les pratiques et politiques anti-terroristes au Maghreb 
Le Monde: Première visite du président Sarkozy au Maghreb
Reuters: ANALYSIS-Maghreb rivalry tests Sarkozy's Africa diplomacy
Reuters: Sarkozy au Maghreb pour défendre son "Union méditerranéenne"
Reuters: GDF/Sonatrach au cœur de la visite de Sarkozy en Algérie-Elysée
AFP: Algérie: conseillère pour la sécurité de Bush reçue par le ministre des AE
Reuters: ANALYSE - La France à l'épreuve des rivalités du Maghreb
Reuters: L'UE et Israël craignent des attentats islamistes au Maroc
Reuters: INTERVIEW- W.Sahara key to Algeria-France ties, ex-PM says
Libération : Fidèle au Fatah, Ramallah craint une «contagion» Hamas
Le Monde: Le "New York Times" appelle au retrait des troupes américaines en Irak
New York Times: The Road Home :It is time for the United States to leave Iraq...
AFP: Transfert - Tunisie - L'attaquant brésilien Ramos à l'Espérance
Comité des familles des victimes de la loi sur le terrorisme
Arrestation de trois jeunes à Menzel Bourguiba
 
Tunis, le 7 juillet 2007

Jeudi 5 juillet 2007 à une heure de l’après midi, la police politique a procédé à l’arrestation de trois jeunes à Menzel Bourguiba, en vertu de la loi sur le terrorisme. Il s’agit de Choukri Ben Aïssa Ben Mohammed Jouini, d’Atef Hammami et de Hasni, à l’instar des centaines de jeunes qui sont actuellement détenus : certains sont en détention provisoire, d’autres ont été condamnés et enfin, certains ont disparu.
Aujourd’hui, samedi 7 juillet 2007, le prisonnier politique Abdelkarim Harouni a commencé une grève de la faim pour protester contre sa situation dramatique en prison et les restrictions arbitraires qui lui sont imposées par l’administration de la prison de Mornaguia.
Le prisonnier politique Ridha Boukadi a commencé une grève de la faim illimitée pour dénoncer les pratiques de l’administration de la prison de Mornaguia qui lui interdit de disposer du strict nécessaire, notamment le régime qui lui a été prescrit par le médecin car il est atteint d’une pathologie néphrétique rare.
Le prisonnier politique Hichem Saadi, détenu actuellement à la prison de Mornaguia, souffre de douleurs aiguës à la main qu’il s’était fracturée en se jetant de la fenêtre du bureau du juge d’instruction au Tribunal de Première Instance de Tunis. Cela est dû à la négligence et l’absence de soins et si cela perdurait, sa main serait menacée de paralysie.
Le prisonnier politique Ali Herzi, détenu actuellement à la prison de Mornaguia, se plaint d’un énorme abcès à la jambe, qui l’empêche de marcher et l’a rendu fiévreux, sans que l’administration de la prison ne lui ait prodigué de traitement digne de ce nom.
CFVLT
(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)
Appel urgent
La paix soit sur vous
Appel urgent du père de monsieur Abdelkarim Harouni, prisonnier politique tunisien, ex-secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne des Etudiants et dirigeant du parti En Nahdha

Au nom de Dieu le Très Miséricordieux le Tout Miséricordieux

Appel urgent à toutes les organisations humanitaires, les associations, structures et ligues de droits de l’homme tunisiennes et internationales, à la société civile, aux médias, aux partis, aux personnalités et à toutes les consciences libres de par le monde.

Notre fils est en danger à la prison de Mornaguia à Tunis, du fait des traitements illégaux et inhumains que lui fait subir l’administration générale des prisons ainsi que l’administration de sa prison. Il a commencé une grève de la faim aujourd’hui, lundi 9 juillet, mais il souffre de la faim depuis longtemps. Il a refusé de recevoir le couffin de nourriture. La nourriture de la prison n’a pas le niveau calorique requis et il a affirmé qu’il refuserait le couffin tant que le port de ce dernier ne se déroulerait pas dans des conditions humaines et respectueuses de la loi. Il se plaint aussi de traitements qu’il estime répréhensibles.
Aussi j’ai décidé de jeûner aujourd’hui en solidarité avec le calvaire de mon fils Abdelkarim. Toute notre  famille souffre intensément du harcèlement qui le vise depuis des mois et menace sa vie.
« Rien de positif n’est à signaler » c’est ce qu’il nous a dit lors de la visite du samedi 7 juillet 2007. Nous avons envoyé un télégramme au Président de la République, au ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, au directeur général des prisons et de la rééducation, et au Président du Comité supérieur des Libertés fondamentales le jour-même.
Nous attendons sa libération et son retour parmi nous, sain et sauf, libre et digne, jouissant de tous ses droits, y compris civiques et politiques, au terme de 17 ans d’emprisonnement, tout cela parce qu’il a voulu vivre libre au sein d’un peuple libre dans un pays libre.
Je remercie en mon nom et au nom de mon fils l’ingénieur principal Abdelkarim Harouni ainsi qu’au nom de mes fils et de mes filles toute personne qui entendra cet appel, nous aidera dans cette épreuve et défendra la dignité humaine où que ce soit.
Recevez l’expression de ma gratitude et de ma considération.
Amor Harouni
Père du prisonnier politique Abdelkarim Harouni
Et sa famille
Le Kram-Ouest
Tel : 00 216 71 97 11 80
(traduction ni revue ni corrigée par l'auteur de la version en arabe, LT)
 

International Campaign for Human Rights in Tunisia

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Tel:(0044) 7903274826

 

Political Prisoner Abdelkarim Alharouni congratulates Alan Johnston

 

I congratulate journalist Alan Johnston on the occasion of his release from captivity in Gaza. I also congratulate all freedom activists around the world, and those striving for human dignity, democracy, and the freedom of expression and information. I also seize this opportunity to express my stance, and that of my fellow political prisoners in Tunisia (most of whom are leading members of the Tunisian an-Nahdha Movement), which rejects the kidnapping of journalists and media workers.

 

From prison

Engineer Abdelkarim Alharouni (former Secretary General of the Tunisian General Union of Students (UGTE), and political prisoner in Tunisia since 1991) .

Alhiwar.net

 

The International Campaign for Human Rights in Tunisia

London 09July 2007


Tunisie: le numéro un national de la distribution cédé à un consortium local

 AFP, lundi 9 juillet 2007 
TUNIS - Le consortium agroalimentaire tunisien Gian-Poulina a racheté 76,31% des parts de l'Etat dans le capital de Magasin Général, chaîne leader en Tunisie de la grande distribution en chiffre d'affaires, a-t-on appris lundi de source boursière.
 
Le consortium a remporté un appel d'offres réservé aux entreprises nationales en présentant un montant de 70 millions de dinars (40,2 millions d'euros). Il s'est également engagé à investir 50 millions d'euros d'ici 2012 pour développer et moderniser la société.
 
Le reste du capital de la chaîne, existant depuis le début des années 1920 et cotée en bourse depuis 1999, est détenu par des petits actionnaires.
 
Magasin Général occupe la troisième position sur le marché de la grande distribution en Tunisie, derrière les hypermarchés Carrefour et Géant implantés à Tunis. Mais, avec 44 points de vente répartis sur tout le territoire, Magasin Général est restée leader du marché en terme de chiffre d'affaires avec 57,5 millions d'euros par an.
 
En 2006, ce chiffre était réparti entre les boissons alcoolisées (30%), les produits alimentaires (28%) et l'électroménager (21%).

Dans le consortium acquéreur, le groupe Payhi est majoritaire avec 51%, Poulina, propriété de la famille Ben Ayed, détenant les 49% restants.

Bréves économiques tunisiennes publiées dans le 1er numéro de « Les Afriques » (*)
 

** British Gas projette d’investir 500 millions de dollars pour maintenir  en production le champ «Miskar» ainsi qu’un nouveau projet gazier «Hasdrubal» développé par BG en partenariat (50%) avec l'Entreprise tunisienne des activités pétrolières (Etap) pour un investissement de 1,2 milliard de dollars.

** La banque africaine de développement (BAD) a alloué à la Tunisie une enveloppe annuelle de près de 360 millions de dinars au titre de sa stratégie d’assistance pour 2007-2011.

Le Consortium Tuniso-Koweitien de Développement (CTKD) a enregistré un résultat 19 Millions de Dinars Tunisiens  au titre de l’exercice 2006. Le CTKD augmentera son capital de 62 à 90 millions de dinars. Le groupe a déjà augmenté son capital de 7,4 millions de dinars par incorporation de réserves.

** Volkswagen étudie un projet de délocalisation en vue de la fabrication des véhicules de cette marque en Tunisie, selon Mohamed Sakher El Materi, PDG de la société Ennakl et importateur officiel Volkswagen, Audi et Porsche.

** La Tunisie a été classée 1er pays le plus compétitif dans le continent africain et 29ème dans le monde sur 128 pays analysés par le nouveau "rapport sur la compétitivité africaine 2007", élaboré conjointement par le Forum Economique Mondial, la Banque Mondiale et la Banque africaine de développement.

** Huit banques et groupes financiers de 6 pays sont intéressés par la cession de 60% du capital de la Banque tuniso-koweïtienne (BTK).  Il s’agit de United Gulf Bank (Bahrein), Noor Financial Investment (Koweït), Mashreq Bank (Emirats Arabes Unis), EFG Hermes (Egypte), Groupe Caisse d’Epargne (France), Bank Audi (Liban), Banque Centrale Populaire, BCP (Maroc), Banque Marocaine du Commerce Extérieur, BMCE (Maroc)

** La société Tunisie Profiles Aluminium (TPR) du groupe Bayahi entrée en bourse en mai dernier compte installer deux unités de production en Algérie et en Libye.

** LaTunisie a été en 2006 la plus attractive pour les IDE au Maghreb avec 4,4 milliards de dinars tunisiens. Chiffre record du au rachat de 35% de l’opérateur public Tunisie Télécom par le Consortium émirati Tecom-Dig (3,6 milliards de dinars).

** La multinationale américaine, Hewlett-Packard, implante à Tunis sa 5 ème filiale sur la zone Afrique (hors Afrique du Sud et l'Egypte).

** Le touriste étranger en Tunisie ne dépense que la moyenne de 323 Dollars, contre 1460 Usd par touriste en Libye, 790 Usd au Maroc et 831 Usd en Egypte.

(Source : « Les Afriques », le journal de la finance africaine, N°1, le 5 juillet 2007)
Lien : http://www.lesafriques.com/tunisie/tunisie.html?Itemid=157

(*) Le premier numéro du journal financier Les Afriques est maintenant en kiosques en France, Belgique, Maroc , Sénégal, Cote d’Ivoire , Cameroun, Gabon, Madagascar et Niger.

Il le sera ce lundi 9 en Suisse. En Algérie ce début de semaine.

Quant à la Tunisie, nous devons attendre 15 jours la décision de la censure qui nous autorisera ou non à distribuer le titre en kiosques.

Pour les autres pays africains et pour le Canada, Les Afriques ne sera distribué qu'à partir du No2.

Un aperçu du contenu de ce premier numéro est à votre disposition sur www.lesafriques.com
 

Communiqué de la Commission Internationale de Juristes CIJ
Genéve, le 4 juillet 2006
Des juristes éminents débutent une audience sur les lois, les pratiques et politiques anti-terroristes au Maghreb
 

Le Comité d'Eminents Juristes sur le terrorisme, la lutte contre le terrorisme et les droits de l'homme débute aujourd'hui la tenue d'une audition sous-régionale au Maghreb sur le terrorisme et les droits de l'homme. L'audience au Maroc fait suite à une série d'audiences tenues dans d'autres parties du monde, notamment en Colombie, en Australie, au Kenya et au Royaume-Uni. D'autres visites sont prévues aux Etats-Unis, au Canada, en Asie du Sud-Est, au Moyen-Orient, en Asie du Sud et en Fédération de Russie.

Le Comité d'Eminents Juristes sur le terrorisme, la lutte contre le terrorisme et les droits de l'homme débute aujourd'hui la tenue d'une audition sous-régionale au Maghreb sur le terrorisme et les droits de l'homme. L'audience au Maroc fait suite à une série d'audiences tenues dans d'autres parties du monde, notamment en Colombie, en Australie, au Kenya et au Royaume-Uni. D'autres visites sont prévues aux Etats-Unis, au Canada, en Asie du Sud-Est, au Moyen-Orient, en Asie du Sud et en Fédération de Russie.

L'audience à Rabat, organisée sous les auspices de l'Organisation Marocaine des Droits Humains (OMDH), une organisation affiliée de la Commission internationale de juristes (CIJ), fait partie d'une enquête indépendante conduite par huit juristes éminents nommés par la CIJ pour étudier l'impact global de la lutte anti-terroriste sur les droits de l'homme et l'état de droit.

Deux membres du Comité d'Eminents Juristes, les Professeurs Stefan Trechsel (Suisse) et Georges Abi-Saab (Egypte), examineront les expériences algériennes, marocaines et tunisiennes avec le terrorisme, les lois et politiques anti-terroristes, et leur impact sur les droits de l'homme et l'état de droit. Tout comme d'autres pays, ces trois états ont été l'objet d'actes terroristes. Deux d'entre eux ont été témoins d'actes terroristes envers des civils, alors que le troisième, l'Algérie, a vécu un conflit interne long de dix ans, caractérisé par de nombreux actes de terreur et de violence physique, souvent d'une très grande cruauté. Ces pays ont réagi, chacun à leur manière, à ces situations diverses par l'adoption de lois et de politiques qui représentent souvent des défis aux droits de l'homme.

"Nous souhaitons entendre, directement de la part d'acteurs clés ici au Maroc, mais également de représentants d'Algérie et de Tunisie, quelle a été leur expérience avec le terrorisme et les mesures anti-terroristes et leur impact sur les droits de l'homme », a dit le Professeur Georges Abi-Saab, un juriste de renom international, ancien juge au Tribunal Pénal International pour l'Ex-Yougoslavie (TPIY) et membre du Comité d'Eminents Juristes.

Durant les deux prochains jours, les deux membres du Comité d'Eminents Juristes écouteront des témoignages de la société civile, d'avocats, d'académiciens et de représentants gouvernementaux. Les éminents juristes se réuniront également avec des représentants du gouvernement marocain au cours de leur visite.

« Personne ne doute que les états ont le devoir de protéger leur population contre des actes terroristes. Cependant, toute mesure anti-terroriste, prise par quelle qu'autorité que ce soit, doit être proportionnelle aux exigences de la situation et doit respecter, en droit et en fait, les droits des personnes en vertu du droit international des droits de l'homme et du droit international humanitaire. », a dit le Professeur Stefan Trechsel, juge au Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie, ancien président de la Commission européenne des Droits de l'Homme et membre du Comité d'Eminents Juristes.

Background

Le Comité d'Eminents Juristes est un organe indépendant, composé de huit juges, avocats et académiciens de renom international. Le Comité enquête sur l'impact des mesures anti-terroristes sur les droits de l'homme et l'état de droit et évalue si ces mesures sont justifiées à la lumière des menaces terroristes actuelles. Le Comité est composé de Georges Abi-Saab (Egypte), Arthur Chaskalson (Afrique du Sud), Robert K Goldman (Etats-Unis), Hina Jilani (Pakistan), Vitit Muntarbhorn (Thailande), Mary Robinson (Irlande), Stefan Trechsel (Suisse) et Raúl Zaffaroni (Argentine).

Membres du Comité présents au Maroc

En Afrique du Nord, le Comité d'Eminents Juristes sera représenté par les Professeurs Georges Abi-Saab et Stefan Trechsel.

Georges Abi-Saab (Egypte) est l'un des plus grands spécialistes de droit international public. Au cours de sa carrière, il a occupé la fonction de juge à la chambre d'appel du Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) et pour le Rwanda (TPIR) et celle de juge ad hoc à la Cour internationale de justice. Il est actuellement membre de l'organe d'appel de l'Organisation Mondiale du Commerce.

Stefan Trechsel (Suisse), expert en droit pénal et en procédure pénale, a été pendant plus de 20 ans membre de la Commission européenne des droits de l'homme, dont il a également été le président. Il est en outre spécialiste des réformes juridiques et de la justice dans l'ex-Union soviétique et dans les pays de la Fédération de Russie.

Pour davantage d'informations concernant l'audience au Maroc, contactez Gerald Staberock (CIJ) au +41 79 377 54 46 ou au + 41 22 979 38 00, ou Amina Bouayach (OMDH) au +212 37770060.

Pour davantage d'informations concernant le Comité d'Eminents Juristes, consultez le site web de la CIJ : www.icj.org

Première visite du président Sarkozy au Maghreb
 

C'est à l'Algérie que le président Sarkozy a réservé sa première visite hors d'Europe. Le chef de l'Etat effectue, les 10 et 11 juillet, une brève tournée maghrébine qui le conduira, après Alger, à Tunis. Relations bilatérales, émigration, visas, mais surtout projet de création d'une "Union méditerranéenne" qui aurait pour vocation, dit-on à l'Elysée, de "résoudre les problèmes de sécurité" et de promouvoir "les libertés et le développement". Tels sont les principaux sujets à l'ordre du jour.

Programmée pour mercredi après-midi, l'étape au Maroc de M. Sarkozy a finalement été reportée à octobre, à la demande de Rabat, officiellement pour des raisons de calendrier. En réalité, le royaume chérifien a estimé "un peu cavalier" d'être visité après Alger et Tunis, et pour quelques heures seulement. "On ne traite pas la fidélité de cette manière", commente un familier du souverain marocain, sans vouloir faire de cet incident "une affaire d'Etat". Ce report n'a, en tout cas, "pas de lien", précise-t-on à Rabat, avec la "mise en état d'alerte maximum" des forces de sécurité marocaines, annoncée vendredi, pour contrer une "menace terroriste avérée".

Nicolas Sarkozy est accompagné par le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, et la secrétaire d'Etat aux affaires étrangères et aux droits de l'homme, Rama Yade. A son arrivée à Alger, mardi matin, il devait avoir un entretien puis un déjeuner avec le président Abdelaziz Bouteflika à la résidence d'Etat de Zeralda, en banlieue d'Alger, avant de s'envoler dans l'après-midi pour Tunis.

A l'Elysée, on souligne que l'intérêt de Nicolas Sarkozy pour le Maghreb "est ancien", et que le président a effectué de nombreuses visites dans la région à l'époque où il était ministre. C'est en novembre 2006 que M. Sarkozy s'était rendu pour la dernière fois à Alger. Il y avait été reçu davantage comme candidat à la présidence de la République française que comme ministre de l'intérieur.
Si le chef de l'Etat français est attendu avec bienveillance à Alger, ses hôtes font néanmoins preuve d'une prudente expectative. Ils soulignent que le président Sarkozy est "un interlocuteur nouveau" pour eux et que sa visite sera l'occasion "de clarifier certains points".

L'Union méditerranéenne ? "Nous ignorons ce qu'il y a dedans et sommes curieux de l'apprendre. Pour l'instant, ce projet ne nous paraît pas très clair", indique-t-on dans l'entourage du président Bouteflika, en s'avouant échaudé par "les résultats mitigés" du processus de Barcelone.

La question des visas risque de faire figure de test à Alger. D'un côté, l'Algérie est reconnaissante au président français d'avoir plaidé et obtenu la suppression de la consultation européenne préalable pour les demandeurs de visas français, à l'époque où il était ministre de l'intérieur. Cette mesure rallongeait considérablement les délais d'attente pour les Algériens et était ressentie comme humiliante, puisque ni le Maroc ni la Tunisie n'y étaient soumis.

D'un autre côté, Alger s'inquiète de la politique du nouveau locataire de l'Elysée en matière d'immigration, de circulation des personnes et de regroupement familial. Les nouvelles restrictions annoncées irritent. "S'il y a un jour un partenariat d'exception, il doit trouver son expression dans sa dimension humaine. C'est fondamental pour nous. C'est même plus important que les autres grands volets de notre coopération, énergétique et scientifique, par exemple", déclare fermement un proche du président Bouteflika.

Du traité d'amitié entre la France et l'Algérie, il ne sera sans doute pas question à Alger. Des deux côtés, on admet que ce projet lancé par Jacques Chirac en 2003 "n'est pas d'actualité". Est-il mort ? Non, plutôt "mis en sommeil", répond-on à Alger, où l'on espère pouvoir être bientôt en mesure de faire la part entre le candidat Sarkozy et le président de la République française.

Certaines contradictions mériteraient en effet explication. "Je ne suis pas favorable à un traité d'amitié avec l'Algérie", affirmait ainsi M. Sarkozy, le 16 avril, au Comité de liaison des associations de rapatriés. Cinq jours plus tard, le 21 avril, le même annonçait, dans un entretien au journal algérien arabophone Djazaïr News : "Je signerai le traité d'amitié (...). L'Algérie appartient aux Algériens (...). Je condamne sans réserve le système colonial. Entre l'Algérie et la France, c'est une histoire d'amour. Le problème réside dans la manière de l'exprimer et de le prouver."


Florence Beaugé et Philippe Ridet
 

La conseillère de M. Bush sur l'antiterrorisme à Alger

La conseillère du président américain pour la sécurité intérieure et la lutte antiterroriste, Frances Frago Townsend, est arrivée, dimanche 8 juillet, à Alger, où elle s'est entretenue avec le ministre des affaires étrangères, Mourad Medelci. "Je suis ici pour discuter avec les responsables algériens de la lutte antiterroriste", a-t-elle déclaré. Washington réclame l'appui d'Alger à sa stratégie de lutte contre le terrorisme en Afrique, axée essentiellement sur l'installation d'un commandement central (AfCom) sur le continent. L'Algérie s'est montrée très réservée sur ce projet, affirmant qu'elle refusait l'installation de bases étrangères sur son sol. Mme Townsend est arrivée à Alger en provenance de Rabat, où elle avait rencontré le ministre de l'intérieur marocain, Chakib Benmoussa. - (AFP.)

(Source : Article paru dans l'édition du 10.07.07 du journal « Le Monde » (Quotidien – France))
Reuters, le 9 juillet 2007 à 13h00
GDF/Sonatrach au cœur de la visite de Sarkozy en Algérie-Elysée
 


PARIS, 9 juillet (Reuters) - La question d'une coopération éventuelle entre Gaz de France  et la société nationale algérienne Sonatrach sera au cœur de la visite de Nicolas Sarkozy en Algérie, a déclaré lundi le porte-parole de l'Elysée.

Nicolas Sarkozy, qui effectue mardi en Algérie et en Tunisie son premier voyage hors d'Europe comme chef de l'Etat, a déclaré ce week-end dans le Journal du Dimanche (JDD) qu'il évoquerait cette question avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika.

"On n'en est pas encore au stade de la négociation. Je vous confirme que le président Bouteflika et lui-même en avaient déjà parlé en novembre 2006 et c'est un sujet qui sera encore au cœur de la discussion", a déclaré David Martinon sur la radio BFM.

Le porte-parole a également confirmé  qu'une décision serait prise prochainement sur l'avenir de GDF et sur son éventuelle fusion avec Suez.

REUTERS


AFP, le 9 juillet 2007 à 21h34
Algérie: conseillère pour la sécurité de Bush reçue par le ministre des AE
 

ALGER , 8 juil 2007 (AFP) - Frances Frago Townsend, conseillère du président américain pour la sécurité intérieure et la lutte antiterroriste, a été reçue dimanche par le ministre algérien des Affaires étrangères Mourad Medelci, a annoncé le ministère dans un communiqué.

"La coopération bilatérale avec ses différents volets, notamment économique, sécuritaire, de lutte contre le terrorisme, entre l'Algérie et les Etats-Unis et les perspectives de son développement et de sa diversification ont été au centre des entretiens" a indiqué la même source

Mme Townsend, arrivée plus tôt à Alger venant de Rabat, a indiqué à la presse à l'issue de cette audience qu'elle avait abordé avec M. Medelci des questions "comme la paix au Moyen-Orient et celle du Sahara occidental".

Elle par ailleurs mis l'accent sur "l'excellente coopération" entre l'Algérie et les Etats-Unis dans le domaine de la lutte antiterroriste. "Nous avons eu des discussions extrêmement positives", a-t-elle dit en souhaitant "en avoir d'autres encore plus positives".

A son arrivée à Alger, Mme Townsend avait déclaré qu'elle était venue en tant qu'envoyée spéciale du président Bush pour "discuter avec les responsables algériens de la lutte anti-terroriste".

Elle avait ajouté que l'Algérie disposait d'"une expérience importante" dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et exprimé le vœu de son pays d'"apprendre" et de "partager" cette expérience.

AFP


Reuters, le 8 juillet 2007 à 15h28
ANALYSE - La France à l'épreuve des rivalités du Maghreb
 

par William Maclean

ALGER, 8 juillet (Reuters) - La rivalité entre le Maroc et l'Algérie est l'occasion d'un test pour la diplomatie du président Nicolas Sarkozy, qui entreprend cette semaine une visite en Afrique du Nord afin de resserrer les liens de la France avec une région clé pour la sécurité énergétique européenne.

Le dirigeant français, qui accomplit son premier voyage hors d'Europe depuis son élection en mai, a pu mesurer à quel point sa tâche est délicate lorsque Rabat a brusquement annulé l'étape marocaine de sa visite en faisant valoir que son passage de quarante-huit heures était trop bref.

Selon des diplomates, le Maroc, considéré comme l'allié le plus sûr de Paris en Afrique du Nord, s'est irrité de ce que Sarkozy entame son périple en Algérie, rival régional de Rabat et puissance montante dans le domaine énergétique.

La réaction marocaine a surpris dans une région où s'exerce depuis longtemps l'influence commerciale de la France et qui est la première destination non européenne où se rendent les présidents français après leur élection.

Certains ont parlé de bourde de la part du Maroc, dont les dirigeants entretenaient des liens personnels étroits avec le prédécesseur de Sarkozy, Jacques Chirac, qui leur apportait son soutien dans le conflit du Sahara occidental - principale pomme de discorde entre Alger et Rabat.

"Annuler la visite d'un président élu depuis peu, très puissant et populaire (...), cela aura des retombées diplomatiques", selon Kader Abderrahim, expert du Magbreb à l'Institut des relations internationales et stratégiques de Paris.

"Les Marocains pensaient qu'ils pourraient entretenir les mêmes relations avec Sarkozy qu'avec Chirac. Ce n'est pas le cas. C'est une autre génération qui prend la relève (à Paris)." "Sarkozy ne doit rien aux Marocains ni aux Algériens. Pour ce qui est des intérêts français, Sarkozy voit que ce qui compte à moyen terme, c'est l'Algérie, un pays grand, fort, important." Le nouveau chef de l'Elysée souhaite infléchir la politique africaine de la France, dont il estime qu'elle s'assimilait du temps de Chirac à un confortable réseau de liens personnels.

ECUEIL SAHARIEN

Sarkozy se rend mardi à Alger pour un déjeuner de travail avec le président Abdelaziz Bouteflika, avant de gagner Tunis pour un entretien et un dîner de travail avec le président Zine al Abidine ben Ali. L'étape la plus longue de son voyage - au moins deux jours - était censée se dérouler au Maroc.

Tunisie et Maroc, anciens protectorats de la France, attirent d'importants investissements français. L'Algérie est le premier partenaire commercial de la France en Afrique. Selon l'entourage de Sarkozy, ce dernier compte exposer à ses interlocuteurs son idée embryonnaire d'"Union méditerranéenne", projet de partenariat formel entre les pays d'Europe du Sud et leurs voisins d'Afrique du Nord.

En Algérie, où il compte retourner l'automne prochain pour des entretiens économiques approfondis, on s'attend à ce que le président français aborde aussi un éventuel rapprochement entre Gaz de France et la société nationale algérienne Sonatrach. Mais selon des commentateurs, il est peu probable que ses efforts en ce sens aboutissent en Algérie s'il ne change pas la politique française sur le Sahara occidental.

Sous la présidence de Chirac, Paris apportait un franc soutien au projet de Rabat d'octroyer une autonomie sous souveraineté marocaine aux 260.000 habitants du territoire. Les indépendantistes du Front Polisario, appuyés par l'Algérie, veulent un référendum avec l'option de l'indépendance. Le conflit saharien fait obstacle aux échanges commerciaux inter-maghrébins: les frontières terrestres du Maroc et de l'Algérie, fermées en 1994 dans un contexte de tensions militaires, le restent aujourd'hui.

L'ex-Premier ministre algérien Redha Malek, dont les propos reflètent les positions officielles sur le Sahara, a déclaré à Reuters que Sarkozy serait jugé sur cette question à Alger. S'agissant du report de la visite de Sarkozy au Maroc, elle s'explique par le fait que les Marocains étaient mécontents que le président français "commence à Alger", ce qui "ne pouvait pas leur plaire", a dit Malek.

Le Maroc n'a pas fait de commentaire officiel à ce sujet. Selon le quotidien Al Massa, Rabat souhaite recevoir Sarkozy quand il disposera d'un temps suffisant pour étudier toutes les questions d'intérêt commun.

REUTERS


Reuters, le 9 juillet 2007 à 12h37
L'UE et Israël craignent des attentats islamistes au Maroc
 


RABAT, 9 juillet (Reuters) - L'Union européenne a mis en garde le Maroc contre la "très grande probabilité" d'attentats islamistes sur son territoire et lui a demandé de mieux assurer la sécurité des ambassades occidentales et sites touristiques, rapporte lundi le journal Al Ahdath al Maghribia. Le département de la sécurité de la Commission européenne a fourni à Rabat une liste des objectifs visés, ajoute le journal
arabophone, en précisant que la France avait aussi "confirmé que des préparatifs pour conduire des attentats terroristes en Algérie et au Maroc avaient atteint un stade avancé". Ces menaces ont également été au centre de discussions entre les ministres israélien et marocain des Affaires étrangères et de responsables de la sécurité la semaine dernière à Paris, écrit Al Ahdath al Maghribia, généralement bien informé sur ces
questions.
Les services de sécurité israéliens ont informé le Maroc des efforts de groupes djihadistes pour s'infiltrer au Maroc à partir de l'Algérie et de la Mauritanie, poursuit le journal en indiquant que les informations européennes et israéliennes font état de onze agents d'Al Qaïda probablement déjà introduits dans le royaume.
Celui-ci a annoncé vendredi avoir haussé son niveau d'alerte au niveau maximal à la suite d'informations obtenues récemment au sujet de menaces non précisées.
La branche maghrébine d'Al Qaïda a revendiqué trois attentats qui ont fait 30 morts le 11 avril à Alger. Trois jours plus tard, des kamikazes se sont fait sauter devant des locaux diplomatiques américains à Casablanca sans faire d'autres victimes qu'eux-mêmes. Selon Rabat, toutefois, les deux événements n'étaient pas liés.

REUTERS


Reuters, le 8 juillet 2007 à 14h11
ANALYSIS-Maghreb rivalry tests Sarkozy's Africa diplomacy
 

By William Maclean

ALGIERS, July 8 (Reuters) - Moroccan-Algerian rivalry poses a delicate diplomatic test for French President Nicolas Sarkozy on a visit to north Africa this week aimed at boosting ties with a region increasingly important for European energy security. Sarkozy, making his first visit outside Europe since his May election, learned just how tricky his task is likely to be when Morocco last week abruptly called off the Moroccan leg of his tour complaining his two-day stay was not long enough.

Diplomats said Morocco, traditionally France's strongest ally in North Africa, was peeved that Sarkozy was starting his visit in regional rival and growing energy power Algeria. The Moroccan move raised eyebrows around the region, long a zone of French commercial influence and traditionally the first destination outside Europe for newly elected French presidents.

Some called it a blunder by Morocco, whose leaders have close personal ties to Sarkozy's predecessor Jacques Chirac and enjoyed Chirac's support on the Western Sahara dispute, the main bone of contention between Morocco and Algeria.

"To cancel the visit of a newly elected president who is very powerful and popular. ... It will have some diplomatic fallout," said Kader Abderrahim, a Maghreb expert at the Institute of Strategic and International Relations in Paris. "The Moroccans thought they would be able to have the same relations with Sarkozy as they had with Chirac. It's not the case. It's another generation which is taking over (in Paris).

"Sarkozy owes nothing either to the Moroccans or Algerians. In terms of French interests, Sarkozy sees what's important in the medium term is Algeria, a big, strong, important country." Sarkozy wants to change the style of France's Africa policy, which he has said under Chirac was a cozy network of personal ties.

Sarkozy will fly to Algiers on July 10 for a lunch with President Abdelaziz Bouteflika and then go to Tunis to meet Tunisian President Zine al Abidine ben Ali. The longest part of his trip -- at least two days -- had been planned for Morocco.

SENSITIVITIES

Tunisia and Morocco, once French protectorates, are major French investment destinations. Algeria, a former French colony, is France's top trade partner in Africa.

Sarkozy's aides say he will explain his as yet vague plan for a Mediterranean Union -- a formal partnership involving southern European countries and their North African neighbours.

In Algeria, where he plans to return in the autumn for more substantial business-focussed talks, he is also expected to raise the possibility of a tie-up between French utility Gaz de France and Algerian energy company Sonatrach.

But in Algeria Sarkozy is unlikely to have much success in any new venture unless he can show he is willing to change France's approach to the Western Sahara, commentators say. France under Chirac gave quiet but determined support to Morocco's proposal for self-rule for the territory of 260,000 people, under Moroccan sovereignty.

The Algeria-based Polisario Front independence group wants a referendum that would include the option of independence. The Western Sahara dispute is a barrier to commerce across the Maghreb: The land borders of Morocco and Algeria, closed in 1994 amid security tensions, remain shut.

Former Algerian Prime Minister Redha Malek, whose remarks reflect official thinking on the Sahara, told Reuters Sarkozy would be judged in Algiers on his position on the dispute.

The Moroccan postponement of Sarkozy's visit showed the delicacy of his task. "The Moroccans weren't happy because he's starting in Algiers. It can't have pleased them," he said.

"It's a familiar (Maghreb) syndrome. There are lots of sensitivities and Sarkozy will learn how complex things are".

There has been no official Moroccan comment on the postponement. Al Massa daily said Rabat wanted to see Sarkozy when he had enough time to discuss all matters of common interest.

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Reuters, le 8 juillet 2007 à 12h59
Sarkozy au Maghreb pour défendre son "Union méditerranéenne"
 

par Emmanuel Jarry

PARIS, 8 juillet (Reuters) - Nicolas Sarkozy effectue mardi en Algérie et en Tunisie son premier voyage hors d'Europe comme chef de l'Etat pour défendre son idée d'une "Union méditerranéenne".
Ce voyage a été amputé au dernier moment d'une étape au Maroc, "à la demande des autorités marocaines", selon le porte-parole de l'Elysée David Martinon.
Paris et Rabat invoquent des "raisons de calendrier", sans autre précision mais l'annulation survient au moment où le niveau d'alerte a relevé au "maximum" au Maroc, ce qui est synonyme de "menace sérieuse d'action terroriste", selon le ministère marocain de l'Intérieur.
Le président français aura d'abord à Alger un entretien et un déjeuner de travail avec son homologue, Abdelaziz Bouteflika, avant un entretien et un dîner de travail à Tunis avec le président Zine al Abidine ben Ali.
Ce voyage a deux objectifs, selon David Martinon:
"réaffirmer l'amitié profonde de la France pour ces deux pays et présenter son projet d'Union méditerranéenne". Le poids de l'histoire entre la France et l'Algérie continue d'empoisonner les relations politiques entre Paris et Alger. Le "traité d'amitié", dont la conclusion était initialement prévue en 2005, n'a ainsi toujours pas vu le jour. Abdelaziz Bouteflika a déclaré en 2006 que les 130 ans de présence coloniale française en Algérie avaient été une "des formes de colonisation les plus barbares" et Alger réclame des "excuses" à la France avant de signer un tel traité. Si ce projet "n'est pas enterré", déclare aujourd'hui David Martinon, "ce n'est pas la priorité du président Sarkozy".
"Nicolas Sarkozy a toujours considéré que l'amitié entre la France et l'Algérie ne devait pas se résumer à un traité et qu'il était beaucoup plus important de parvenir à des actions communes, des faits, des gestes", explique le porte-parole. Aujourd'hui, la priorité est à la "coopération économique et sur la circulation des personnes."

SONATRACH ET NUCLEAIRE CIVIL

La France reste le premier partenaire commercial de l'Algérie - ainsi que de la Tunisie - et les investissements français en Algérie sont en forte croissance.

Si aucune signature de contrat n'est prévue avec ces deux pays lors du voyage présidentiel, les relations économiques seront "au cœur des discussions", souligne le porte-parole de l'Elysée.

Nicolas Sarkozy, qui déclare dans le Journal du Dimanche (JDD) vouloir "approfondir" sa réflexion sur une éventuelle fusion entre Gaz de France  et Suez , devrait ainsi évoquer avec Abdelaziz Bouteflika la question d'un partenariat entre GDF et la société nationale algérienne Sonatrach.

Le président français estime dans l'hebdomadaire que GDF "peut s'adosser à un producteur de gaz et, en même temps, faire la fusion". Mais, ajoute-t-il, il n'y a pas que la Sonatrach parmi les producteurs de gaz.

Selon David Martinon, les deux présidents devraient aussi évoquer une coopération dans le nucléaire civil - dont ils ont déjà parlé en novembre 2006 lors de la dernière visite de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur.

Le président français souhaite que l'énergie nucléaire ne demeure pas le monopole de quelques pays industrialisés mais soit "partagée" avec les pays en développement, souligne le porte-parole.

"ESPACE DE SOLIDARITE"

Sur le plan multilatéral, Nicolas Sarkozy considère que les pays du Maghreb "ont naturellement vocation à être les piliers" de l'Union méditerranéenne qu'il a proposée pendant sa campagne présidentielle, déclare David Martinon.

"La conviction du président de la République c'est que l'avenir de l'Europe et de la France se joue aussi, et peut-être d'abord, en Méditerranée", souligne le porte-parole.

Son projet tend à créer "un espace de solidarité et de coopération" axé sur la lutte contre l'insécurité, le développement durable, l'intégration énergétique, le codéveloppement et la gestion concertée de l'immigration.

L'idée a rencontré "un écho très favorable chez tous nos partenaires méditerranéens", assure David Martinon. Il faut donc désormais discuter "de la manière dont on pourrait construire cette Union de la Méditerranée."

Et dans ce domaine, Nicolas Sarkozy "a quelques idées (...) tant sur le contenu que sur la méthode", qu'il présentera à ses hôtes. "Pour autant, il ne va pas au Maghreb avec un projet tout fait", prévient le porte-parole.

Nicolas Sarkozy sera accompagné par le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et la secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l'Homme, Rama Yade.

Zine al-Abidine Ben Ali est accusé par de nombreuses organisation de défense des droits de l'Homme d'avoir créé un Etat policier dans son pays. Le sujet des droits de l'Homme ne sera pas "tabou" lors de ce voyage, assure David Martinon.

REUTERS


Reuters, le 7 juillet 2007 à 17h54
INTERVIEW- W.Sahara key to Algeria-France ties, ex-PM says
 

By William Maclean and Lamine Chikhi

ALGIERS, July 7 (Reuters) - President Nicholas Sarkozy should change France's handling of the Western Sahara dispute and push Morocco to let the territory vote on independence, an influential former Algerian prime minister said on Saturday.

Ahead of Sarkozy's inaugural visit to Morocco next week, Redha Malek said his plan for a formal partnership between southern European and North African states would be impossible without a resolution to Africa's oldest territorial dispute.

That would require a shift in approach for Paris, which under former President Jacques Chirac quietly ignored a United Nations Security Council recommendation for Rabat to allow West Sahara to vote in a referendum on self-determination.

"France ought to encourage Morocco to try to play the game of the United Nations so we can have a more reasonable Maghreb policy (on regional integration)," Malek told Reuters ahead of Sarkozy's visit to Rabat on Tuesday.

Malek was prime minister in 1993-94 at the height of Algeria's undeclared civil war between the government and Islamist rebels. He also fought in its 1954-62 liberation war and helped negotiate the 1962 independence accords with France. As a former foreign minister and ambassador to France, Malek echoes the government's views on the Western Sahara issue.

The dispute has been a barrier to commerce across the Maghreb region of 80 million people from Mauritania to Libya, and if it persists it is unlikely the region will achieve its goal of a free trade area by 2010, analysts say.

KEY TO INTEGRATION

Morocco annexed the territory in 1975, angering its regional rival Algeria. The annexation set off a war with the Polisario Front independence movement. A U.N. cease-fire agreement in 1991 promised a referendum on the fate of the territory.

But it never took place. Rabat now rules out such a vote and has French support for a watered-down proposal for the territory of 260,000 to have self-rule under Moroccan sovereignty.

France says it plays a neutral role in the dispute but diplomats say it has sympathised with Rabat for many years. Sarkozy is due to fly to Algiers on July 10 to meet Algerian President Abdelaziz Bouteflika and then go straight to Tunis for supper with Tunisian President Zine al Abidine ben Ali.

Algeria is a former French colony and Tunisia was once a French protectorate. Sarkozy had been due to go on to Morocco but will now skip the visit due to scheduling problems.

Malek said one of the main aims of Sarkozy's trip -- to make progress towards the so-called Mediterranean Union, which would open ties between African and EU states -- would be impossible under the current situation.

"We will judge him on this question of the Sahara. It's a very well-defined problem," he said.

"If you want to build big unions and big gatherings you need to solve this problem and find a reasonable solution."

But he was hopeful for a shift in policy and said there were signs Sarkozy might bring change, if only in tone.

"It seems he will try to be a bit more calm, more reserved, that he'll speak less in Morocco's favour. We'll see," he said.

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Fidèle au Fatah, Ramallah craint une «contagion» Hamas
La division en deux entités pourrait compromettre la création d’un Etat palestinien.
 

Par DELPHINE MATTHIEUSSENT

Place Manara, au cœur de Ramallah, la circulation n’est pas aussi frénétique qu’à l’ordinaire. Les passants, qui tentent d’échapper au soleil de plomb en allant d’une ombre étroite de palmier à une autre, marchent vite. Cette atmosphère inhabituelle pourrait être mise sur le compte de la canicule si plusieurs jeeps militaires flambant neuves n’étaient pas garées le long de la place ovale. A leur bord, des hommes armés de kalachnikovs, vêtus d’uniformes de camouflage kaki (eux aussi visiblement neufs) tuent le temps en fumant des cigarettes. Certaines voitures sont estampillées du nombre 470, celui de la garde présidentielle du président palestinien Mahmoud Abbas.

Réexamen.  «Quand les gens voient des militaires dans la rue, ils sont rassurés. Nous essayons de faire en sorte qu’ils se sentent en sécurité. Ils sont tendus à cause du coup du Hamas à Gaza, mais ils n’ont pas à s’inquiéter : le Fatah contrôle Ramallah», explique l’un des membres de la force 470.

Après la violente prise de pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza le 15 juin, les habitants de Ramallah, une ville massivement fidèle au Fatah de Mahmoud Abbas, craignent un effet de contagion. Le président palestinien a pris une série de mesures pour éviter que le mouvement islamiste ne tente de prendre aussi le contrôle de la Cisjordanie, où le Hamas est minoritaire.

Mahmoud Abbas a ainsi déclaré illégaux les groupes armés ne dépendant pas du Fatah et ordonné le réexamen des autorisations de travail des associations, une mesure visant les organisations sociales du Hamas. Les forces de sécurité palestiniennes, fidèles au Fatah, ont arrêté des dizaines d’hommes armés du Hamas en Cisjordanie. La plupart ont été relâchés après que leurs armes ont été confisquées. Malgré ces mesures et la présence des hommes armés du Fatah, parfois masqués, dans les rues de Ramallah, l’inquiétude est palpable.

«Je n’ai pas pu avoir de baby-sitter aujourd’hui alors je suis descendue avec mon fils, mais en général je le laisse à la maison car j’ai peur depuis que le Hamas a pris le pouvoir a Gaza,» explique Dima Sheikh, employée de banque de 26 ans, son enfant de un an dans les bras. «Les Palestiniens de Jérusalem, de Jéricho et même des villages alentours ne viennent plus. Ils attendent de voir ce qui va se passer à Ramallah», renchérit Mike Gara, propriétaire d’un fast-food oriental, estimant que son chiffre d’affaires a baissé de 20 à 30% depuis le coup de force du Hamas à Gaza.

Chez Rukab’s Ice, glacier très fréquenté de la rue principale, les conversations vont bon train malgré le volume élevé de la sono qui diffuse les derniers tubes. «Les gens ne savent pas quoi penser, ils sont très inquiets», confie Ihsan Rukab, le propriétaire du lieu. A la peur de la contagion s’ajoute la crainte que la division entre la bande de ­Gaza et la ­Cisjordanie compromette les chances de création d’un Etat palestinien. «Comment peut-il y avoir un accord de paix avec Israël maintenant qu’il y a d’un côté la bande de Gaza et de l’autre la Cisjordanie ? Comment parvenir à une solution politique avec deux Etats dans ces conditions ?» se demande Ihsan Rukab.

«Tour d’ivoire».  Pour Radi Jara, ancien ministre palestinien chargé des prisonniers, la division géographique et politique entre Gaza et la Cisjordanie est «complètement folle». «Le Hamas doit sortir de sa tour d’ivoire : il ne peut pas y avoir deux gouvernements et deux autorités. De son côté l’Autorité palestinienne doit engager immédiatement le dialogue avec le Hamas pour parvenir à un accord sur le démantèlement des milices dans la bande de Gaza», ajoute-t-il.

La nécessité de discuter, malgré tout, avec le Hamas revient comme un leitmotiv dans la bouche des habitants de Ramallah.

«Lance-pierres».  «Le Hamas y est allé trop fort. Ce sont des criminels. Ils ont divisé géographiquement et émotionnellement la bande de Gaza et la Cisjordanie. Tout d’un coup, à cause d’eux, nous nous sommes retrouvés à nous battre entre nous, et à oublier notre priorité, qui est la fin de l’occupation israélienne», s’insurge Jhassan Abou Ali, fonctionnaire au ­ministère des Finances. Le seul élément positif, ­pour­suit-il, est qu’il va enfin ­­­re­­ce­voir son salaire après avoir été «payé au lance-pierres pendant un an et demi par des avan­­ces de l’Union européenne».

Le gouvernement israélien a en effet annoncé le transfert de 600 millions de taxes dues par Israël aux Palestiniens pour soutenir le président ­palestinien. Les fonds avaient été gelés après la victoire du Hamas aux élections législatives de janvier 2006, empêchant le paiement de ­plusieurs dizaines de milliers de fonctionnaires palestiniens. Mais lui aussi souhaite une reprise du dialogue avec le Hamas : «Abbas a bien fait de reprendre les négociations avec les Israéliens et d’aller à Charm el-Cheikh [sommet qui a ­regroupé en Egypte le mois dernier M. Abbas, le Premier ministre israélien Ehud Olmert, le président égyptien et hôte de la rencontre Hosni Moubarak, et le roi Abdallah II de Jordanie, ndlr], mais ça ne suffit pas. Au bout du compte il faudra bien qu’il s’assoie aussi avec le Hamas.»

(Source : « Libération », (Quotidien – France), le 9 juillet 2007)


Le "New York Times" appelle au retrait des troupes américaines en Irak
 

LEMONDE.FR | 09.07.07 | 11h19  •  Mis à jour le 09.07.07 | 11h25

Il est temps pour les Etats-Unis de quitter l'Irak, sans plus de délai qu'il n'en faut au Pentagone pour organiser un retrait méthodique." Dès les premières lignes de l'éditorial du New York Times du dimanche 8 juillet intitulé "Le chemin du retour", le ton est donné : l'influent quotidien avait déjà condamné la guerre, mais pour la première fois, il plaide explicitement pour le retrait des troupes américaines, dans un texte cinglant.

Le New York Times explique que "comme beaucoup d'Américains", il a longtemps rejeté cette conclusion, "attendant un signe indiquant que le président Bush essayait sérieusement de sortir les Etats-Unis de ce désastre qu'il avait créé en envahissant l'Irak sans raison valable, malgré une opposition mondiale, et sans plan pour stabiliser le pays par la suite".

Mais depuis, il est "terriblement clair que le projet de M. Bush est de rester sur place tant qu'il sera président et de laisser le fardeau à son successeur. Quelle que soit la cause qui l'a guidé, elle est perdue", écrit le journal qui prévient les Américains : l'Irak, et sa région, "pourrait être encore plus ensanglanté et chaotique après le départ" des troupes. Selon le New York Times, l'argument de George Bush consistant à dire que le retrait mènerait à une guerre civile ne tient pas car "cette guerre fait rage en ce moment même et pourrait mettre des années à s'éteindre. L'Irak pourrait se séparer en plusieurs Républiques, kurde, sunnite et chiite, et les troupes américaines ne vont pas empêcher cela d'arriver".
 
SE RETIRER EN MOINS DE SIX MOIS N'EST PAS "RÉALISTE"

Le quotidien appelle à une profonde discussion de la nation sur la manière de se retirer et d'affronter ce "défi", estimant qu'accomplir cela en moins de six mois n'est "probablement pas réaliste". Mais "c'est maintenant que la décision politique doit être prise et la date butoir fixée". "Ce pays doit faire des choix, conclut-il. Nous pouvons continuer à laisser M. Bush faire traîner cette guerre sans fin ni but. Ou nous pouvons insister pour que les troupes américaines se retirent aussi vite et sûrement que nous pouvons – en s'efforçant de limiter le plus possible l'extension du chaos."

Cet éditorial est la plus récente manifestation du mécontentement de l'opinion publique américaine face à la situation en Irak, après les défections annoncées ces dernières semaines des sénateurs républicains jusqu'alors fervents partisans de la guerre.

Parallèlement, le Washington Post a annoncé dimanche qu'un rapport préliminaire qui doit être remis la semaine prochaine au Congrès fustige l'incapacité du gouvernement irakien à atteindre les objectifs fixés par l'administration Bush en matière de sécurité et de développement politique.

Le Monde.fr, avec AFP

(Source : lemonde.fr (France), le 8 juillet 2007)


July 8, 2007
Editorial
The Road Home
It is time for the United States to leave Iraq, without any more delay than the Pentagon needs to organize an orderly exit.
 


Like many Americans, we have put off that conclusion, waiting for a sign that President Bush was seriously trying to dig the United States out of the disaster he created by invading Iraq without sufficient cause, in the face of global opposition, and without a plan to stabilize the country afterward.

At first, we believed that after destroying Iraq’s government, army, police and economic structures, the United States was obliged to try to accomplish some of the goals Mr. Bush claimed to be pursuing, chiefly building a stable, unified Iraq. When it became clear that the president had neither the vision nor the means to do that, we argued against setting a withdrawal date while there was still some chance to mitigate the chaos that would most likely follow.

While Mr. Bush scorns deadlines, he kept promising breakthroughs — after elections, after a constitution, after sending in thousands more troops. But those milestones came and went without any progress toward a stable, democratic Iraq or a path for withdrawal. It is frighteningly clear that Mr. Bush’s plan is to stay the course as long as he is president and dump the mess on his successor. Whatever his cause was, it is lost.

The political leaders Washington has backed are incapable of putting national interests ahead of sectarian score settling. The security forces Washington has trained behave more like partisan militias. Additional military forces poured into the Baghdad region have failed to change anything.

Continuing to sacrifice the lives and limbs of American soldiers is wrong. The war is sapping the strength of the nation’s alliances and its military forces. It is a dangerous diversion from the life-and-death struggle against terrorists. It is an increasing burden on American taxpayers, and it is a betrayal of a world that needs the wise application of American power and principles.

A majority of Americans reached these conclusions months ago. Even in politically polarized Washington, positions on the war no longer divide entirely on party lines. When Congress returns this week, extricating American troops from the war should be at the top of its agenda.

That conversation must be candid and focused. Americans must be clear that Iraq, and the region around it, could be even bloodier and more chaotic after Americans leave. There could be reprisals against those who worked with American forces, further ethnic cleansing, even genocide. Potentially destabilizing refugee flows could hit Jordan and Syria. Iran and Turkey could be tempted to make power grabs. Perhaps most important, the invasion has created a new stronghold from which terrorist activity could proliferate.

The administration, the Democratic-controlled Congress, the United Nations and America’s allies must try to mitigate those outcomes — and they may fail. But Americans must be equally honest about the fact that keeping troops in Iraq will only make things worse. The nation needs a serious discussion, now, about how to accomplish a withdrawal and meet some of the big challenges that will arise.

The Mechanics of Withdrawal

The United States has about 160,000 troops and millions of tons of military gear inside Iraq. Getting that force out safely will be a formidable challenge. The main road south to Kuwait is notoriously vulnerable to roadside bomb attacks. Soldiers, weapons and vehicles will need to be deployed to secure bases while airlift and sealift operations are organized. Withdrawal routes will have to be guarded. The exit must be everything the invasion was not: based on reality and backed by adequate resources.

The United States should explore using Kurdish territory in the north of Iraq as a secure staging area. Being able to use bases and ports in Turkey would also make withdrawal faster and safer. Turkey has been an inconsistent ally in this war, but like other nations, it should realize that shouldering part of the burden of the aftermath is in its own interest.

Accomplishing all of this in less than six months is probably unrealistic. The political decision should be made, and the target date set, now.

The Fight Against Terrorists

Despite President Bush’s repeated claims, Al Qaeda had no significant foothold in Iraq before the invasion, which gave it new base camps, new recruits and new prestige.

This war diverted Pentagon resources from Afghanistan, where the military had a real chance to hunt down Al Qaeda’s leaders. It alienated essential allies in the war against terrorism. It drained the strength and readiness of American troops.

And it created a new front where the United States will have to continue to battle terrorist forces and enlist local allies who reject the idea of an Iraq hijacked by international terrorists. The military will need resources and bases to stanch this self- inflicted wound for the foreseeable future.

The Question of Bases

The United States could strike an agreement with the Kurds to create those bases in northeastern Iraq. Or, the Pentagon could use its bases in countries like Kuwait and Qatar, and its large naval presence in the Persian Gulf, as staging points.

There are arguments for, and against, both options. Leaving troops in Iraq might make it too easy — and too tempting — to get drawn back into the civil war and confirm suspicions that Washington’s real goal was to secure permanent bases in Iraq. Mounting attacks from other countries could endanger those nations’ governments.

The White House should make this choice after consultation with Congress and the other countries in the region, whose opinions the Bush administration has essentially ignored. The bottom line: the Pentagon needs enough force to stage effective raids and airstrikes against terrorist forces in Iraq, but not enough to resume large-scale combat.

The Civil War

One of Mr. Bush’s arguments against withdrawal is that it would lead to civil war. That war is raging, right now, and it may take years to burn out. Iraq may fragment into separate Kurdish, Sunni and Shiite republics, and American troops are not going to stop that from happening.

It is possible, we suppose, that announcing a firm withdrawal date might finally focus Iraq’s political leaders and neighboring governments on reality. Ideally, it could spur Iraqi politicians to take the steps toward national reconciliation that they have endlessly discussed but refused to act on.

But it is foolish to count on that, as some Democratic proponents of withdrawal have done. The administration should use whatever leverage it gains from withdrawing to press its allies and Iraq’s neighbors to help achieve a negotiated solution.

Iraq’s leaders — knowing that they can no longer rely on the Americans to guarantee their survival — might be more open to compromise, perhaps to a Bosnian-style partition, with economic resources fairly shared but with millions of Iraqis forced to relocate. That would be better than the slow-motion ethnic and religious cleansing that has contributed to driving one in seven Iraqis from their homes.

The United States military cannot solve the problem. Congress and the White House must lead an international attempt at a negotiated outcome. To start, Washington must turn to the United Nations, which Mr. Bush spurned and ridiculed as a preface to war.

The Human Crisis

There are already nearly two million Iraqi refugees, mostly in Syria and Jordan, and nearly two million more Iraqis who have been displaced within their country. Without the active cooperation of all six countries bordering Iraq — Turkey, Iran, Kuwait, Saudi Arabia, Jordan and Syria — and the help of other nations, this disaster could get worse. Beyond the suffering, massive flows of refugees — some with ethnic and political resentments — could spread Iraq’s conflict far beyond Iraq’s borders.

Kuwait and Saudi Arabia must share the burden of hosting refugees. Jordan and Syria, now nearly overwhelmed with refugees, need more international help. That, of course, means money. The nations of Europe and Asia have a stake and should contribute. The United States will have to pay a large share of the costs, but should also lead international efforts, perhaps a donors’ conference, to raise money for the refugee crisis.

Washington also has to mend fences with allies. There are new governments in Britain, France and Germany that did not participate in the fight over starting this war and are eager to get beyond it. But that will still require a measure of humility and a commitment to multilateral action that this administration has never shown. And, however angry they were with President Bush for creating this mess, those nations should see that they cannot walk away from the consequences. To put it baldly, terrorism and oil make it impossible to ignore.

The United States has the greatest responsibilities, including the admission of many more refugees for permanent resettlement. The most compelling obligation is to the tens of thousands of Iraqis of courage and good will — translators, embassy employees, reconstruction workers — whose lives will be in danger because they believed the promises and cooperated with the Americans.

The Neighbors

One of the trickiest tasks will be avoiding excessive meddling in Iraq by its neighbors — America’s friends as well as its adversaries.

Just as Iran should come under international pressure to allow Shiites in southern Iraq to develop their own independent future, Washington must help persuade Sunni powers like Syria not to intervene on behalf of Sunni Iraqis. Turkey must be kept from sending troops into Kurdish territories.
For this effort to have any remote chance, Mr. Bush must drop his resistance to talking with both Iran and Syria. Britain, France, Russia, China and other nations with influence have a responsibility to help. Civil war in Iraq is a threat to everyone, especially if it spills across Iraq’s borders.



President Bush and Vice President Dick Cheney have used demagoguery and fear to quell Americans’ demands for an end to this war. They say withdrawing will create bloodshed and chaos and encourage terrorists. Actually, all of that has already happened — the result of this unnecessary invasion and the incompetent management of this war.

This country faces a choice. We can go on allowing Mr. Bush to drag out this war without end or purpose. Or we can insist that American troops are withdrawn as quickly and safely as we can manage — with as much effort as possible to stop the chaos from spreading.

(Source: L’Editorial du “New York Times” (Quotidien – USA), le 8 juillet 2007)

Transfert - Tunisie - L'attaquant brésilien Ramos à l'Espérance
 
AFP, le 7 juillet 2007 à 14h32
TUNIS, 7 juil 2007 (AFP) - L'attaquant brésilien Anderson De Jesus Ramos, est arrivé en Tunisie, où il doit intégrer les rangs de l'Espérance sportive de Tunis (3e du championnat de Tunisie de football), a indiqué samedi la presse tunisienne.

Anderson, 28 ans, devait commencer ses entraînements avec l'ensemble de l'équipe professionnelle sous les ordres du Tunisien Faouzi Benzarti après le départ du Français Jacky Duguépéroux.

La nouvelle recrue de l'Espérance, né le 10 septembre 1979, à Sao Paulo, a évolué dans plusieurs clubs brésiliens et marque en moyenne une vingtaine de buts par saison, selon le quotidien Le Temps.

AFP
 

 

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