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TUNISNEWS
7 ème année, N° 2299 du 07.09.2006
 archives : www.tunisnews.net
l'Alliance Maghrébine pour la Démocratie: CENSURE EXPRESS
Justice: Nouvelles décisions pour la consolidation des droits des prévenus: « Grandes avancées » selon les avocats
Nasreddine Ben Hadid: La féodalité réductrice et le daltonisme nihiliste
Arabies: INTERVIEW EXCLUSIVE AVEC Mme BEN ALI: Citoyennes à part entière
 
 Cliquez ici pour accéder au reportage exceptionnel de l'AISPP sur la catastrophe humanitaire
des prisonniers politiques Tunisiens
 

 

CENSURE EXPRESS
 
 

Le Bureau Exécutif de l'Alliance Maghrébine pour la Démocratie" a annoncé ce jeudi que les autorités tunisiennes ont censuré les deux sites de l'Alliance Maghrébine pour la Démocratie(AMD): Le site de l'Alliance (www.amd-maghreb.org ) et le site du journal hebdomadaire que l'AMD édite à partir de ce 4 septembre "Le Maghrébin" (www.hebdo.amd-maghreb.org ).
 
(Source : Newsletter de l'Alliance Maghrébine pour la Démocratie, le 7 septembre 2006)
 


 
Justice: Nouvelles décisions pour la consolidation des droits des prévenus
« Grandes avancées » selon les avocats

Les décisions annoncées, le 14 août dernier, au cours de la réunion du Conseil supérieur de la magistrature, en faveur du renforcement des droits des prévenus et du rapprochement de la justice des justiciables constituent des avancées remarquables dans l'évolution du système judiciaire tunisien et lui confèrent une place avant-gardiste, dans ce domaine, estiment des juristes et des avocats tunisiens interrogés, à ce sujet.
 
 
En effet, lors de cette réunion du 14 août dernier du Conseil supérieur de la magistrature, il a été annoncé que le gouvernement a soumis au pouvoir législatif un projet de loi qui permet au prévenu d'être assisté par un avocat, à sa demande, au cours de l'enquête préliminaire menée par l'enquêteur préliminaire, en l'occurrence la police ou la garde nationale, sur commission rogatoire du juge d'instruction.
 
Un autre projet de loi, soumis également au pouvoir législatif, doit permettre aux justiciables pourvus en cassation de présenter leur pourvoi en cassation aux greffes des tribunaux ayant émis le jugement, sans avoir à se déplacer, à cet effet, au greffe de la Cour de cassation à Tunis.
 
A cet égard, Maître Fadhel Dridi, avocat au barreau de Tunis et titulaire du Doctorat d'Etat en droit, nous a indiqué que la présence d'un avocat pour assister le prévenu au cours de l'enquête préliminaire menée par la police ou la garde nationale sur commission rogatoire du juge d'instruction ''constitue une garantie très appréciée et une sauvegarde des droits de l'homme.''
 
En effet, a-t-il dit, légalement, le rôle du juge d'instruction est de chercher à prouver autant l'innocence du prévenu que sa culpabilité.
 
Mais, dans le cadre de l'exercice de ses fonctions, le juge d'instruction peut délivrer une commission rogatoire par laquelle l'enquêteur préliminaire, en l'occurrence la police ou la garde nationale, peut procéder à des recherches, des interrogatoires, des saisies d'éléments jugés nécessaires à la bonne instruction de l'affaire.
 
La décision prise va permettre au prévenu de demander d'être assisté par un avocat au cours de cette enquête préliminaire menée sur commission rogatoire du juge d'instruction.
 
Or, la législation permet déjà au prévenu de demander la présence d'un avocat lors de son interrogatoire par le juge d'instruction, en personne.
 
A cet égard, tout dossier pénal relatif à une affaire de crime ou de délit quelconque transite par le Procureur de la République qui peut, alors, selon son estimation, soit l'adresser au juge d'instruction, s'il voit qu'il relève de sa compétence, soit le transmettre directement à un tribunal pour juger l'affaire.
 
Système judiciaire très évolué
 
Saisi du dossier, le juge d'instruction peut mener son enquête personnellement, ou délivrer une commission rogatoire à la police ou la garde nationale pour la mener sous sa supervision.
 
C'est dans ce dernier cas que le prévenu en Tunisie va pouvoir demander d'être assisté par un avocat.
Dans cet esprit, Maître Fadhel Dridi a signalé que dans les pays anglo-saxons et aux Etats-Unis, en particulier, le prévenu peut demander d'être assisté par un avocat, dès le lancement de l'enquête, dans tous les cas de figure.
 
La Tunisie pourrait, dans une étape ultérieure, généraliser la procédure.
 
Outre sa contribution à la consolidation des droits des prévenus et des droits de l'homme en général, cette mesure va, aussi, permettre d'élargir le champ d'actions des avocats et ouvrir devant eux de nouveaux horizons de pratique.
 
S'agissant de l'autre mesure relative au pourvoi en cassation auprès des greffes des tribunaux ayant émis le jugement, notre interlocuteur a souligné qu'elle va favoriser la décentralisation de la cassation et faciliter énormément le travail des avocats en leur épargnant les déplacements jusqu'à Tunis et autres difficultés techniques, dans ce domaine, d'autant qu'il y un délai pour le pourvoi de cassation qu'il faut respecter.
 
Il a rappelé que déjà, dans l'article 13 du code des procédures pénales, le législateur tunisien a stipulé des mesures pour la garantie des droits des prévenus, dont l'obligation de mentionner la date et l'heure de la mise en garde à vue, sa limitation à 4 jours et la signature du dossier par le prévenu.
 
Ainsi, a dit Maître Fadhel Dridi, à  travers ces mesures et décisions conjuguées à celle relative à la création du juge d'application des peines, en 2000, la Tunisie s'inscrit, résolument, dans la logique de l'instauration d'un système judiciaire très évolué qui garantit efficacement les libertés individuelles et les droits de l'homme, en général.
 
SALAH  BEN  HAMADI.
 
(Source : « Le Temps » (Tunisie), le 7 septembre 2006)
 
Téhéran essaie son premier chasseur Saegheh (صاعقة)  (agence iranienne)
 
MOSCOU, 6 septembre - RIA Novosti. Téhéran a essayé mercredi son premier avion de combat - le chasseur Saegheh - dans le cadre des exercices "Frappe de Zolfaghar" en cours en Iran, a annoncé le commandant en chef de l'Armée iranienne, le général Attaollah Salehi, cité par l'agence iranienne IRNA.
 
Pendant les exercices, le chasseur a frappé des cibles dans le nord-ouest du pays, selon le général Salehi.
 
Le nouveau chasseur a été conçu par les spécialistes de l'Université d'ingénierie aéronautique Shahid Sattari sans l'assistance de spécialistes étrangers, a souligné le commandant en chef.
 
Saegheh ressemble au chasseur F18, mais ses performances techniques et tactiques sont supérieures à celles de l'avion américain, a ajouté Attaollah Salehi.
 
(Source : L’agence de presse russe « Novosti », le 6 septembre 2006)
 

A l’aimable attention des lecteurs : L’article - s’il faut le prendre ainsi - de Balha Boujadi, mérite une réponse non pour son contenu ou sa manière de penser, mais uniquement pour cette manière primaire de classer les gens dans «des boites» et se moquer de ce qu’ils sont et non de ce qu’ils pensent. Il faut bien admettre que les lecteurs méritent ce dialogue constructif et ce confrontation de convictions… Reste à dire, que ce jeu ne peut se faire hélas qu’à deux…. Malheureusement

Nasreddine Ben Hadid

VIVE LA RÉLIGION DES ISLAMISTES !

BALHA BOUJADI
 
Ces jours-ci je n’arrive pas à comprendre dans quel siècle nous vivons, je hallucine, je lis et je vois des trucs surréalistes partout.
Je lis Tunisnews et je vois le petit écran, tout est guerre, misère, attentats, discours fanatiques, islamophobie, xénophobie, occidentphobie, et des mots racistes, des insultes des outrages, des menaces…
Les Khaled Chouket, Seloua Charfi, Raja Ben Slama, minoritaires, se font insulter par des pseudo intellectuels qui se disent chantres de la culture de la victoire contre ceux de la culture de la défaite… Entre défaite et victoire il n’y a qu’un petit fil de rien de tout, ça dépend, simplement, de la couleur des lunettes qu’on porte (noires ou bien roses).
Cet algérien solitaire Ben Hadid qui parle des excréments et d’autres ordures s’attaque à cet occident sanguinaire qui a massacré les algériens sans faire aucune références à ces 200.000 cadavres récemment enterrés fruit de fanatisme algéro-algérien. Sans faire aucune référence non plus aux génocides perpétrés par les ottomans musulmans en Arménie et la tour des 5.000 crânes espagnoles à Djerba construite par les turcs devant leur forteresse. Les musulmans n’ont jamais été des anges non plus, soyons honnêtes.
Le problèmes des islamistes est qu’ils sont habités par le passé, ils sont gouvernés par les morts, ils rêvent de mourir, et souhaitent la mort à tout le monde… une réalité cauchemardesque et macabre. Ils sont incapables de voir ni d’analyser le présent et le futur, tout est passé et rien que le passé.
Pour cet algérien la France d’aujourd’hui est la même que celle de 1930. Rien n’a changé, il n’y a pas eu de déclaration des Droits de l’Homme, ni la révolution du mai 68, ni la chute de mur de Berlin, ni le 11 septembre, ni le 7 juillet… il n’y a que vengeance, sang et guerre pour effacer les offenses.
Je m’inscris à la culture de la défaite, d’après ses analyses, car cette culture de soi-disant de victoire, ne nous a rendu ni un millimètre de territoire occupé, malgré les séquestration d’avion, les otages de Munich, les Intifada I et II, les kamikazes… seulement et uniquement grâce aux négociations et à la culture de la paix l’Egypte a récupéré la Sinaï entre autres.
Je vois ce barbu méprisable de Daouahiri sur le petit écran qui demande bêtement aux occidentaux de se convertir à l’Islam sinon ils subiront les conséquences. C’est dingue, est-ce qu’il existe une stupidité aussi monstrueuse ? Se convertir ou mourir, vive la religion des islamistes!
L’autre jour les journalistes kidnappés par les boys de Hamas racontaient qu’ils étaient obligés à lire le Coran tout le temps et à se convertir à l’Islam sous la menace des mitraillettes, vive la religion des islamistes!   
Je lis à Tunisnews que la petite cantatrice palestinienne, Mais Chelch, a dû arracher une fetoua de Al Karadhaoui pour pouvoir chanter au Maroc devant un public mixte, car le maître à penser des intégristes du royaume alaouite, Lamine Boukhobza, lui a interdit de chanter à Mekhnès devant les hommes car sa voix est une honte « aoura », elle ne peut chanter que devant les femmes, entre femmes la honte est multiple, mais les hommes seront saints et sauf. D’après ce misérable ma mère, ma femme, mes sœurs et mes professeurs sont des «hontes», la honte n’est que sa pitoyable existence. Ceci augure le futur de la société musulmane dans le concept intégriste : les hommes avec les hommes, les femmes avec les femmes. En Iran il y’a des bus pour les hommes et des bus pour les femmes, un couple ne peut pas voyager ensemble. En Algérie de Ben Hadid il y’a des plages pour les hommes et des plages pour les femmes, des écoles pour les garçons et des écoles pour les jeunes filles… Vive la religion des islamistes!
Quand Les femmes démocrates ont soulevé le problème de l’héritage en Islam, les théoriciens et stratèges de l’intégrisme leur ont sommé par le verset de Coran qui dit que le mâle reçoit le même part que deux femelles. La vache ! Point à la ligne. Fini la discussion. En Islam des intégristes on n’a pas le droit de penser, ni d’analyser, ni de reformer, ni de méditer, ni de créer, ni de juger, ni de critiquer… Tout y’ est, depuis des siècles et il est valable pour le reste de l’existence… Le monde peut changer comme il veut, les mentalités peuvent  se métamorphoser autant qu’elles veulent, les interrogations peuvent défiler jour et nuit… Rien à faire tout y’est, tout est sacré. On peut rester à la marge de l’histoire, la risée des autres cultures, les champions du monde de ridicule… Ça ne fait rien, tant que nous défendons nos reliques et nos aïeux, le reste est dérisoire… Vive la religion des islamistes.   
Ils ont gagné une bataille mais jamais ils ne gagneront la guerre, leur futur est aussi noir que leurs turbans. Déjà les palestiniens en ont assez des discours, ils n’ont pas été payés depuis six mois, ils ont déclaré la grève pour exiger leur droit à la subsistance. Les  libanais ont vécu les conséquences des agissements guerriers des fous d’Allah, les iraniens se préparent à souffrir le même sort, les anglais ont déclaré la tolérance zéro avec les islamistes, rien ne va plus… Vive la religion des islamistes !
 
BALHA BOUJADI,  le 3 sept.06
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A l’attention d’un Balha vraiment, vraiment et vraiment Boujadi
La féodalité réductrice et le daltonisme nihiliste

 

Nasreddine Ben Hadid
Algérien solitaire encore et toujours
 
Savoir écrire ou prétendre maîtriser une plume, se précède inlassablement par un «savoir lire» et une aptitude à comprendre ceux que disent et écrivent les uns et les autres et non pas puiser ses propres «interprétations» hors du champ commun du «signifiant/signifié» classique et usuelle.
 
Il va de soi que le mot engage et la pensée nous fait porter cette responsabilité «morale» à savoir assumer… Reste à dire que «bon lecteur qui se respecte» doit non pas se prendre pour un «samaritain» qui sème [à tout vent] ou encore cet «avocat du diable» mais plutôt celui qui sait bien voir et convenablement regarder.
 
Il va de soi que le champ commun offert par ce site se situe «logiquement et normalement» au niveau des idées et des convictions et non pas des «péjorations dégradante» ou ces «insinuations insignifiantes» qui peuvent satisfaire une morale en mal d’assise(s).
 
Le respect de soi-même se conçoit par et à travers le respect d’autrui, à savoir faire la part des choses entre la bande commune des discussions de dialogues et d’une part l’analyse et l’opinion.
 
Concernant l’Occident, je constate avec amertume que votre lecture se fait plate, réductrice et surtout «négationniste», je pars du constat d’un présent amère et acerbe, à savoir - par exemple - ce silence «occidental» concernant les agissements de l’entité sioniste, je n’invente guère ce silence face au massacre de civils libanais et ce vouloir inlassable à mettre à genoux le peuple palestinien.
 
A moins que Son Excellence Balha vraiment, vraiment et vraiment Boujadi prend sa «peine» par les deux mains et nous explique le pourquoi de ce silence et le comment de ce calme ???
 
Non, Votre Excellence, je ne fais que lire et constater une réalité. La France se vante de son passé colonial [en Algérie par exemple] et crie au scandale face au génocide arménien…
 
Je lance un défi à tout lecteur qui puisse me trouver un texte, un mot ou autre qui puisse prouver une manière ou une autre de cautionner une dictature ou autres négations d’un droit quelque de l’homme.
 
L’histoire, Votre Excellence s’écrit et se crée par l’acte et non par la présomption et l’inquisition. Il faut citer ses références et annoncer ses preuves. Concernant les «excréments et d’autres ordures», je ne suis guère et malheureusement pas poète ou décorateur, la réalité s’inscrit par elle-même et se fait «sentir» [l’odeur surtout] par celui qui sait «renifler». Je dois reconnaître et admettre en Vous ce renifleur hors normes !!!!
 
Le mal qui range Votre Excellence émane de ce constat de «stérilité verbale», du moment où le Hezbollah ne fait plus partie de «ce que vous voyez comme une forme ou une de autre de folie ou de folklore», il quitte de la sorte votre champ de «théorisation verbale et cette rhétorique qui  ne convint plus personne»
 
Le Hezbollah [hors sentiments, les miens et les vôtres] est devenu - les sionistes même reconnaissent, à mois que vous voulez faire de la surenchère - une «réalité in destructible» !!! Ces mêmes sionistes, disposent d’une armée régulière de plus de 180.000 soldats et sont capables en moins de 24 heures de lever plus de 400.000 réservistes, avec autant de chars que de moustiques chez nous, sans oublier les 400 et quelques avions de la dernière génération. Ces sionistes ont eu le mérite de reconnaître cette vérité, qui n’est pas pour vous plaire, je pense.
 
Il faut avoir le courage ou le mérite surtout d’admettre la vérité et non pas prendre - par exemple - la fameuse Déclaration Universelle des Droits des Hommes, pour monnaie sonnante. Cette déclaration reste et sera uniquement et éternellement pas plus qu’une référence morale. Sarkozy ne serait plus honorable de ces «barbus méprisables», même s’il se prend pour «un cartésien» par nature et «rational» par essence. Sa façon de prononcer le mot «racaille» le place au même niveau d’un Ben Laden ou un certain Bush qui prétend que Dieu lui a parlé…
 
Le mal de votre excellence et de juger les Arabes et les Musulmans selon et suivant leurs actes [il va de soi de ceci fait partie de votre droit], mais vous jugez l’Occident selon et suivant ses références morales et déclarations de circonstances !!!
 
Osez-vous par exemple porter un regard «aussi réduit qu’il soit sur cette fameuse loi Toubon»??? Une question à méditer !!!!
 
Le Hezbollah dérange votre morale et moral, son guide cadre mal et très mal avec votre sens de la «théorisation», il va de soi. Mais ce qui fait encore plus mal à votre Excellence, est ce sentiment de perdition entre un «peuple» que vous ne «méritez guère» et un Occident qui ne peut vous adjoindre à son «noyau dur» !!!
 
Le Hezbollah vient de gagner certainement une bataille, mais ni la bataille prochaine, ni la guerre dans sa totalité ne peuvent être les vôtres. Les Maronites brandissant l’étendard jaune et les Vénézueliens qui chantent les louages de cette victoire, ont compris la vraie question et la raison réelle: Il ne peut s’agir [comme il se fait dans les sociétés primaires et féodales] de concordance totale ou d’une superposition parfaite, mais plutôt, Votre Altesse, de la recherche inlassable de cette bande commune et de ces idées qui nous réunissent.
 
Il ne faut nullement être islamiste, intégriste, fondamentaliste, obscurantiste ou autres afin de chanter les louages du Hezbollah, il suffit de savoir lire l’histoire et comprendre la raison [ou parfois la dérision] humaine.
 
Votre Excellence ne serait guère le premier à me taxer d’islamiste, les qualificatifs ne m’intéressent guère et la mise en boite ne peut me concerner. Seuls ceux atteints d’un daltonisme politique - incurable et combien contagieux - se coincent à classer les gens ainsi….
 
A propos de la « Force Nord Africaine pour la Paix et la Stabilité »

 
Curieuse, inattendue  et surprenante cette annonce  à la fin du mois de juillet 2006 de la création d’une « Force  Nord Africaine pour la Stabilité et la Paix ».  Rien que ca ? Eh bien, en voila des manières… !
 
Comme à chaque fois qu’ils sont gênés aux entournures, les régimes  « nord africains »  impliqués dans ce projet ont entouré cette annonce de la plus discrète discrétion. Dans le très laconique communiqué qui l’a annoncé, on sentait, à traves les lignes, leur  malaise et leur embarras.
 
Pour les quatre participants  au projet,  il y a de quoi en effet être embarrassés. Puisqu’ ils ont oublié (sic)  d’y  associer  deux pays bien « nord africains » : la Mauritanie et le très imposant Maroc ! Eh oui ! Les régimes algérien, tunisien, libyen et égyptien (tiens il est nord africain celui la ?) n’ont pas daigné parler  à leur homologue marocain et mauritanien de « La force Nord Africaine pour la Paix et la Stabilité ». Le comble est que tous ces régimes là sont liés au niveau de l’UMA (Union du Maghreb arabe) et en vertu des conventions bilatérales qui les lient par  des obligations de réciprocité et de coopération pour tout ce qui touche (justement !) à la stabilité et à la paix de la région !!! Comprenne qui pourra !
 
D’abord  quelle est la mission de cette force ?  Sous quel commandement sera-t-elle mise ? Où se situeraient ses quartiers généraux ? Sur quel budget sera-t-elle financée ? Officiellement cette initiative est prise en réponse à une des résolutions du dernier sommet africain qui a appelé avec insistance les régimes africains  à constituer des forces régionales pour le maintien de la paix et de la stabilité. Pour le reste, Dieu seul sait ce qu’il en est.
 
Mais essayons de  rassembler des éléments qui paraissent à première vue épars mais qui peuvent très bien  finir par  dessiner un joli paysage qui  rappelle très bien les landscapes du Texas, pays d’origine du Président Bush.
Les quatre régimes impliqués dans  « cette force dite de paix » sont membres associés à l’OTAN depuis1994. Leurs forces armées participent, à ce titre, à des manœuvres militaires avec les forces de l’Otan et auxquelles participent aussi les armées israéliennes. En juin 2005, d’impressionnantes manœuvres  entre les forces de  l’Otan et celles   du Niger, du Mali, du Sénégal ,du Tchad, du Nigéria, de la Mauritanie, du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie ont eu lieu sous le commandement du général américain Holey Silkman, avec pour mission de s’entraîner au combat contre les groupes terroristes.
 
L’ex Sous Secrétaire  du Département d’Etat américain, Robert Zulik, a bien effectué, au printemps dernier, une grande tournée de capitales africaines - dont  les maghrébines - pour exhorter leur gouvernement à participer à des forces multinationales que Washington souhaitent  envoyer au Darfour.
 
Cette nouvelle force quadripartite projetée ne s’intègre pas dans le cadre des accords « Cinq plus Cinq » qui ont pourtant bien institué  entre les  cinq pays du Maghreb et  les cinq pays européens riverains de la méditerranée  une nécessaire coordination militaire. A la dernière réunion d’Alger du 8 décembre 2005, les « Cinq plus Cinq » ont   étendu les champs de leur coordination à des activités comme le contrôle des bateaux qui parcourent la Méditerranée et la sécurisation du transport aérien civil
 
Le chef  du Pentagone, Donald Rumsfeld a usé de tout son poids, durant la tournée qu’il a effectué au Maghreb, en 2005, pour amener les régimes maghrébins à renforcer leur coopération militaire «  pour faire face, a-t-il soutenu, aux menaces terroristes qui partiraient des profondeurs du Sahara ».
 
L’OTAN a déjà proposé aux  Etats maghrébins dans le cadre de leur association  des assistances nombreuses et d’importance allant de « la mise à niveau de leurs forces armées » jusqu’à la modernisation de leurs systèmes de renseignements en passant par de périodiques manœuvres militaires communes.
 
Nous laisserons aux maghrébins la liberté d’en tirer les conclusions qui leur paraissent tautologiques. Un forfait restera quoi qu’en pourraient prétendre les quatre régimes en question patent : l’inadmissible exclusion Du Maroc et de la Mauritanie de leur initiative quelque puissent être les justifications qui la sous tendent.
 
Une initiative qui s’analyse en fin de compte comme un félon coup de poignard porté au dos du projet maghrébin. Sans parler du mépris que ces régimes continuent de manifester à l’égard  leurs opinions publiques tenues toujours cyniquement à l’écart de décisions qui engagent pourtant leur paix et leur sécurité.
 
(Source : « Le Maghrébin », N° 1, mis en ligne le 4 septembre 2006)
Lien : http://www.hebdo.amd-maghreb.org/index.php?optionfiltered=com_content&task=view&id=26&Itemid=52
INTERVIEW EXCLUSIVE AVEC Mme BEN ALI
Citoyennes à part entière
 

À l’occasion du cinquantenaire du Code du statut personnel, Mme Leïla Ben Ali détaille les avancées accomplies depuis par un pays qui fait figure d’exemple en la matière dans le monde arabe.. 
 
Propos recueillis par Christian Malar et Julien hawary
 
La Tunisie est considérée comme un pays « avant-gardiste » quant aux acquis de la femme dans le monde arabe et même dans certains pays occidentaux. Comment voyez-vous le rôle de la femme dans le développement national ?
 
La Tunisie est effectivement connue pour être le pays qui a réalisé les réformes les plus hardies en matière de statut de la femme. Ces réformes, qui se sont attachées à allier modernité et authenticité, ont donné naissance à une société ouverte, fondée sur l’égalité entre les citoyens. Aujourd’hui, la femme tunisienne continue à agir efficacement pour conserver une place de choix dans la société. Sa participation à la vie active est passée de 6 % en 1960 à plus de 26 % aujourd’hui. Nous avons de plus en plus de femmes à la chambre des députés, à la chambre des conseillers et dans les conseils municipaux. Ces chiffres, à eux seuls, témoignent de cette évolution substantielle, conformément au programme établi par le président de la République pour « la Tunisie de demain », dans sa partie consacrée à la femme.
 
Les acquis de la femme tunisienne sont nombreux, qu’en est-il des défis ?
 
Il est du devoir de chaque citoyen, homme ou femme, de sauvegarder et protéger ces acquis pour qu’ils demeurent un rempart solide face aux mouvements passéistes et rétrogrades. N’oublions jamais que le progrès passe aussi par la femme.
 
Quelles sont les évolutions les plus importantes que le Code du statut personnel a connues depuis 1987 ?
 
Au lendemain de l’Indépendance, la Tunisie a promulgué le Code du statut personnel qui est, sans aucun doute, l’une des plus grandes réalisations de la Tunisie moderne. Ce Code est fondé sur l’égalité entre l’homme et la femme et plusieurs pratiques dépassées ont été éradiquées par la force de la loi. Ainsi la polygamie est abolie, la répudiation est remplacée par le divorce judiciaire, avec la possibilité de divorce à l’amiable, le mariage civil est institué fixant un âge minimum et octroyant à la femme le droit de choisir son conjoint. Depuis le changement du 7 novembre 1987, la Tunisie est entrée dans une ère de réformes, qui a placé la femme et la famille au centre de ce mouvement.
 
La volonté politique de promouvoir les droits de la femme s’est particulièrement cristallisée à travers les réformes introduites dans la législation. En effet, quelques mois après le changement du 7 novembre 1987, le président de la République a déclaré que le Code est un acquis civilisationnel et qu’il n’y aura ni remise en cause ni abandon de ce que la Tunisie a pu réaliser au profit de la femme et de la famille. Il confirme, ainsi, le rôle substantiel de la femme dans la marche vers le progrès et la modernité. Une profonde réforme est réalisée, fondée sur la redéfinition des rôles des parents. L’autorité exclusive du père est remplacée par l’autorité parentale. Nous passons, ainsi, d’une logique paternaliste à une responsabilité équilibrée des deux parents.
 
Je citerai parmi les mesures les plus significatives, adoptées en 1993, celle du remplacement de la notion du devoir d’obéissance de la femme à son mari par l’obligation faite aux conjoints d’avoir des rapports fondés sur le respect mutuel ainsi que la responsabilité partagée quant à la gestion du foyer et à l’éducation des enfants. Dans le même cadre se situe le réaménagement de la procédure du divorce et la redéfinition de la garde et de la tutelle des enfants, qui pose le problème de la responsabilité des deux géniteurs dans la gestion des affaires de la famille et la garantie d’une bonne éducation.
 
Autre innovation capitale : la création d’un fonds de garantie de la pension alimentaire et de la rente de divorce.
 
La volonté du président de la République de mettre définitivement fin à la discrimination entre l’homme et la femme s’est manifestée avec force par les amendements apportés au code de la nationalité, au code pénal et au code du travail, et qui ont consolidé les droits de la femme. Désormais, la femme tunisienne mariée à un étranger a le droit d’accorder sa nationalité à ses enfants nés hors du territoire national.
 
En 1998, une autre loi est venue consolider les droits et la position de la femme tunisienne en tant que citoyenne à part entière. L’enfant né de filiation inconnue est désormais en droit de porter le patronyme de sa mère.
 
Votre pays fête cette année le cinquantième anniversaire du Code du statut personnel, un acquis fondamental. Qu’en pensez-vous ?
 
Le Code demeure un acquis fondamental qui fait la fierté de tous les Tunisiens. Au plus haut niveau de l’État s’est cristallisée une volonté franche de continuer à aller de l’avant dans la promotion de la condition de la femme et à réaliser le partenariat plein et effectif, dans la vie politique comme dans le processus de développement. Aujourd’hui, la femme est partenaire, à part égale, de l’homme, dans la vie politique, économique et sociale du pays et assume un rôle de plus en plus important dans la société.
 
Le président Ben Ali, qui a parié sur les capacités et les compétences de la femme, n’a ménagé aucun effort pour renforcer la présence de la femme tunisienne dans les postes de décision comme dans la vie publique, partant de la ferme conviction que le progrès et la prospérité de la société sont tributaires d’une participation active de la femme dans tous les domaines.
 
Quelle signification le Code revêt-il pour les femmes tunisiennes aujourd’hui ?
 
Les Tunisiennes sont fières du statut que leur a conféré le Code et convaincues que cette législation avant-gardiste, qui a institué des rapports égalitaires et un partenariat actif au sein de la famille, est l’une des pierres angulaires des choix modernistes du pays. Aujourd’hui, le Code du statut personnel, dont la Tunisie fête le cinquantenaire, et les différentes évolutions qu’il a connues – dont la plus significative a été celle de 1992 –, restent plus que jamais d’actualité. La dynamique créée autour de la question féminine dans le monde et particulièrement dans le monde arabe, au cours de cette dernière décennie confirme plus que jamais le caractère avant-gardiste du Code. Les Tunisiens en sont conscients et fiers.
 
Comment expliquez-vous le succès de la démarche tunisienne relativement aux droits de la femme, et sa position de leader en la matière ?
 
Il faut tout d’abord souligner que la démarche suivie par la Tunisie est authentiquement tunisienne. C’est l’émanation d’une interprétation éclairée de son héritage arabo-musulman et l’aboutissement d’un vaste courant réformiste amorcé depuis longtemps, et notamment pendant le XIXe siècle. Son évolution est restée attachée à ce vaste consensus social quant à la nécessité de l’égalité entre tous les citoyens, ce qui a largement contribué à son succès sur le terrain. Une volonté politique constante est venue traduire dans les faits cette aspiration nationale à une société ouverte et équilibrée, refusant la discrimination et la persécution d’une catégorie de citoyens.
 
La position de leader de la Tunisie dans ce domaine s’illustre, entre autres, par le fait que la promulgation du Code du statut personnel a précédé de plusieurs années l’adoption par l’Assemblée générale des Nations unies de la Convention sur la lutte contre la discrimination à l’encontre de la femme (1966), alors que la Tunisie avait mis en œuvre ces mêmes principes depuis la promulgation du Code, dix ans plus tôt. Par ailleurs, de nombreux acquis réalisés au profit de la femme tunisienne font encore l’objet de débats dans d’autres contrées, y compris au nord de la Méditerranée. Déjà, au moment où les Tunisiennes votaient librement, les femmes dans d’autres pays ne disposaient pas encore du droit de vote. Il en est de même du Fonds de garantie de la pension alimentaire et de la rente de divorce qui fonctionnent depuis longtemps en Tunisie, alors que dans de nombreux pays européens, un tel mécanisme n’existe pas
 
La plupart des Tunisiennes sont des femmes actives. Comment parviennent-elles à concilier carrière et engagement dans la vie publique avec leurs obligations familiales ?

La conciliation entre obligations familiales et vie professionnelle est, aujourd’hui, au centre des débats nationaux et internationaux. Malgré leur irruption massive sur le marché de l’emploi, les femmes restent les principales responsables de la gestion des affaires de la famille et assurent, dans une large mesure, les charges familiales. Pour aider les femmes à mieux assumer les charges familiales, professionnelles et publiques, l’État a mis en place un ensemble de mesures pour l’amélioration de leur environnement professionnel et social. Textes législatifs, conditions de travail et infrastructures d’accueil de l’enfance ont été mis au diapason de cet impératif de développement. Des dispositions sont prises dans les domaines social, économique et de la santé, pour assurer une meilleure conciliation entre activité professionnelle et vie familiale. La loi a d’ailleurs prévu pour la femme le droit à la mise en disponibilité pendant deux années renouvelables. 
 
Vous êtes connue pour vos efforts dans le domaine social et humanitaire, notamment à travers l’association Basma pour la promotion de l’emploi des handicapés. Pouvez-vous nous parler de votre engagement en faveur de l’égalité des chances ?
 
Conformément aux choix sociaux de la Tunisie, fondés sur le respect des droits de l’homme, sur une base non discriminatoire, je me suis engagée dans l’action contre toutes formes d’exclusion et de marginalisation. Je pense que le mouvement associatif a réellement un grand rôle à jouer dans l’édification d’une société égalitaire. L’association Basma pour la promotion de l’emploi des handicapés apporte une modeste contribution à ce qui peut être réalisé, à l’échelle nationale et internationale, pour relever le défi de l’insertion sociale et professionnelle de personnes porteuses de handicaps.
 
Je profite de cette occasion pour remercier tous les Tunisiens qui ont fait preuve d’humanité en offrant leur soutien moral et matériel à ce combat. Nous devons œuvrer de toutes nos forces pour que les actions de solidarité se multiplient dans ce domaine et faire en sorte que le regard des autres sur les personnes handicapées change et se transforme en un élan de reconnaissance. Ce n’est qu’ainsi que leur intégration dans la société civile peut se réaliser.
 
Face aux enjeux de la tradition et de la modernité, comment voyez-vous le rôle de la femme arabe au début du XXIe siècle ?
 
Ce rôle est un élément essentiel dans tout processus de changement et de réforme. En cela, la femme représente un acteur important dans la consolidation de la démocratie, quand elle est en mesure d’agir en tant que partenaire à part entière. Une approche moderniste a pris forme dans le monde arabe, ce dont nous nous félicitons. Une telle évolution est de nature à renforcer la reconnaissance de l’aptitude de la femme arabe à participer activement à la vie publique, et à consolider sa position et sa contribution au processus de développement. Cette démarche, consacrée par le 16e Sommet arabe tenu à Tunis et confirmée à Alger, affirme une volonté d’étendre la participation de la femme aux domaines politique, économique, social, culturel et éducatif pour mieux consolider sa position dans la société.
 
D’autres initiatives, non moins audacieuses, et d’autres cadres contribuent, aujourd’hui, à promouvoir le rôle de la femme. Je citerai, en l’occurrence, l’un des premiers objectifs de la première conférence au sommet de la femme arabe, en 2000 au Caire, en faveur d’une impulsion de la position de la femme dans les sociétés arabes.
 
J’ai eu l’occasion, lors de ce sommet, de présenter des propositions et des approches stratégiques qui ont eu un écho favorable et un impact positif. D’où la proposition relative à la création de l’Organisation de la femme arabe qui a suivi.
 
La Tunisie, qui assure la présidence du Conseil exécutif et du bureau directeur de l’Organisation de la femme arabe, met son expérience à la disposition des autres pays arabes et ne manquera pas de contribuer, au mieux de ses possibilités, à l’impulsion des activités de l’Organisation. Ces efforts sont complémentaires de ceux que déploie le Centre de la femme arabe pour la formation et la recherche (Cawtar) que la Tunisie à l’honneur d’abriter depuis 1993.
 
L’expérience de la femme tunisienne est très importante car elle a exercé, depuis cinquante ans, le droit d’être une citoyenne à part entière. Elle peut apporter une contribution pour aider toutes ses sœurs arabes à relever le défi de la modernité et du développement.
 
Si cette performance a été réalisée chez nous, il n’y a pas de raison qu’elle ne puisse pas réussir dans d’autres pays. L’impératif pour les pays arabes est donc de poursuivre l’action de modernisation, en vue de renforcer la place de la femme en tant que support fondamental de la modernité et du progrès. De son côté, la femme arabe est appelée à fournir davantage d’efforts pour renforcer son rôle dans la société et contribuer à l’édification d’un monde plus juste et plus tolérant, dans le cadre d’activités associatives, culturelles et médiatiques soutenues. 
 
(Source : « Arabies », N°230-231, Septembre 2006)
Lien: http://www.arabies.com/Encouveture.htm
 
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