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TUNISNEWS
7 ème année, N° 2360 du 07.11.2006
 archives : www.tunisnews.net

Communiqué de presse ACAT-France: Un petit pas pour les droits de l'homme dans l'enfer carcéral tunisien
OBSERVATOIRE LYONNAIS POUR LA DÉFENSE DES LIBERTÉS FONDAMENTALES EN TUNISIE:  Communiqué
AP: Tunisie: Ben Ali dresse un bilan "positif" de ses 19 ans de pouvoir
AFP: La corruption reste très présente au Maghreb (Transparency International)
 lemonde.fr:  Reporters sans frontières organise:  "Vingt-quatre heures contre la censure sur Internet"
AFP: Six "recruteurs pour le jihad" arrêtés aux Pays-Bas
AFP: Ben Ali souhaite que le partenariat avec l'UE soit consolidé
AFP: Un chrétien candidat aux élections municipales à Bahreïn

 

Cliquez ici pour accéder au reportage exceptionnel de l'AISPP sur la catastrophe humanitaire des prisonniers politiques Tunisiens

Voir également les documents vidéo:

 

Le Cri De Détresse De La Famille Du Prisonnier Politique Fathi Issaoui
 

Nouveau témoignage vidéo de l'AISPP sur les multiples condamnations pour les mêmes faits en Tunisie.

 (Source : www.nawaat.org )


 

Communiqué de presse ACAT-France

CONTACT PRESSE
ACAT-France : Sophie Crozet - Tél. : 01 44 40 02 10 – عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

Un petit pas pour les droits de l'homme dans l'enfer carcéral tunisien


Ce matin, très tôt. Le téléphone sonne chez un membre du réseau tunisien de l’ ACAT-France . Une voix d’enfant qui dit : « Papa vient d’être libéré ».
Hamadi Abdelmalek est libre. Et avec lui, plus d'une cinquantaine de prisonniers politiques tunisiens, dont une bonne vingtaine était parrainée par des groupes ACAT-France .

Notre association se félicite de ces libérations intervenues dans la nuit du 6 au novembre 2006, à l’occasion de la date anniversaire de la prise du pouvoir par Ben Ali, le 7 novembre 1987, lors d'un coup d'Etat.

L'écrasante majorité des détenus élargis est membre du parti interdit En Nahda, de mouvance islamiste, qui a subi une terrible répression dans les années 90. La plupart avait été condamnés à de très lourdes peines à l'issue de procès inéquitables, et beaucoup de ces détenus étaient en prison depuis plus de 15 ans. Certains d'entre eux avaient même été condamnés à la perpétuité. Comme le souligne Maître Samir ben Amor de l'Association internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISPP), en Tunisie, aucun détenu de droit commun, même accusé de meurtre, ne purge de peines aussi longues que les prisonniers politiques.

Nombre d'entre eux, parmi lesquels Mohammed Akrout, Mohammed Mseddi, Mohammed Trabelsi ou Fethi Ouerghi se trouvent dans un état de santé très grave. Ces prisonniers se sont vu refuser systématiquement des soins, et ont (sur)vécu dans des conditions de détention proprement inhumaines, maintes fois dénoncées par l’ ACAT-France . Les persécutions, mauvais traitements et privations dont ils étaient quotidiennement victimes dans les geôles tunisiennes avaient amené un certain nombre d'entre eux à mener des grèves de la faim très dommageables pour leur santé. Ce fut le cas par exemple de Mohammed Akrout, de Hamadi Abdelmalek ou Lotfi Amdouni.

Parmi les prisonniers libérés figure également le plus vieux prisonnier politique tunisien (jugé sous le Président Bourguiba), Abderrezak Mazgarichou. Il était en prison depuis 1987 et purgeait une peine d’emprisonnement à perpétuité.

Maître Samir Ben Amor, au nom de l'AISPP, salue ces libérations qui constituent « une avancée positive » mais réclame « la libération de l'ensemble des prisonniers politiques qui demeurent environ une centaine en Tunisie, sans compter les personnes emprisonnées sur les bases de la loi antiterroriste en vigueur depuis 2003. »

L’ ACAT-France déplore en revanche le maintien en détention de Maître Mohammed Abbou, condamné le 29 avril 2005 à 3 ans et demi de prison notamment pour la publication sur Internet d’un article dans lequel il comparait les tortures infligées en Tunisie à des prisonniers politiques aux ex actions de soldats américains à Abou Ghraib.

L' ACAT-France exhorte une nouvelle fois les autorités tunisiennes à libérer Me Abbou et les autres détenus politiques dans les plus brefs délais et à faire cesser les persécutions et harcèlements qu’ils subissent quotidiennement ainsi que leurs familles.
.
L’ ACAT-France est extrêmement heureuse de ces libérations. Mais elle n’abandonne pas son combat pour que les geôles tunisiennes cessent d’être des repaires de bourreaux et des mouroirs pour les prisonniers politiques.
 
Tunisie: Ben Ali dresse un bilan "positif" de ses 19 ans de pouvoir
--par Bouazza ben Bouazza--
AP | 07.11.06 | 18:55

TUNIS (AP) -- Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a dressé mardi un bilan "positif" des réformes accomplies en Tunisie, notamment dans les domaines économiques et sociaux, dans une adresse à la nation à l'occasion du 19e anniversaire de son accession au pouvoir. Il a affiché sa volonté de renforcer les droits de l'Homme et d'ouvrir le paysage médiatique.

Se référant aux divers indicateurs et rapports des instances internationales, il s'est flatté de voir son pays occuper aujourd'hui "une place avancée parmi les pays émergents".

M. Ben Ali a mentionné notamment un taux de croissance annuel moyen de 4,7% réalisé au cours des 19 dernières années, contre 2,4% durant la période précédente et la multiplication par quatre du revenu par tête, passé à plus de 4.000 dinars tunisiens (2.400 euros) en 2006, contre 960 dinars en 1986, outre un taux d'inflation contenu à 2,9%. Pour ce qui est de l'investissement, il a atteint "une hausse sans précédent" qui dépasserait, selon les prévisions, les 9 milliards de DT (5,3 mds) en 2006, contre prhs de 1,8 milliards de DT dans les années 80.

Il a, par ailleurs, annoncé un train de mesures fiscales et financières destinées à libéraliser les transactions avec l'extérieur et surtout à faire face au problème aigu du chômage, notamment celui des diplômés de l'enseignement supérieur, avec un flux croissant de demandeurs d'emploi estimé à plus de 80.000 par an au cours des cinq prochaines années.
Au plan politique, le président tunisien a réaffirmé sa volonté de "protéger notre société contre l'extrémisme et la violence, afin qu'elle reste une société de tolérance, de modération et d'ouverture".

Pour contrecarrer la montée du phénomène du voile islamique contre lequel les autorités ont lancé une campagne vigoureuse le considérant comme un "habit sectaire, étranger à la culture et aux traditions du pays" et dissimulant une obédience politique, le chef de l'Etat a appelé la femme tunisienne à être "à la hauteur de la responsabilité civilisationnelle qui lui revient, en s'opposant aux courants réactionnaires et obscurantistes qui cherchent à anéantir ses acquis et à la ramener en arrière".
Se faisant l'écho des critiques de l'opposition, même celle proche du pouvoir, qui déplore la déficience des médias tunisiens et leur manque d'ouverture, il a invité les professionnels de ce secteur "à faire preuve de plus d'audace", tout en insistant sur le "respect de l'éthique de la profession" dans leur "critique sincère".
 
AP
 
OBSERVATOIRE LYONNAIS POUR LA DÉFENSE
DES LIBERTÉS FONDAMENTALES EN TUNISIE

c/o LDH 69
5, place Bellecour

69002  Lyon

  Lyon, le06.11.2006
                              

  Communiqué

Tunis s’apprête à fêter, le 7 novembre 2006, le dix-neuvième anniversaire de l’installation de général Ben Ali au pouvoir.
Après ces dix neuf langues années de plomb, le bilan de la dictature douce de Ben Ali est accablant : la situation des droits de l’homme ne cesse de se dégrader ; le nombre des prisonniers politiques
, incarcérés dans des conditions inhumaines, est occulté ; la presse est muselée…

Ces dernières semaines, harcèlement et répression à l’encontre de magistrats, avocats, journalistes, associations de défense des droits humains n’ont cessé de se multiplier. La dernière livraison de la police et des sbires du général, à la veille de ce triste anniversaire,  est plus qu’inquiétante.

·        Une compagne acharnée de chasse aux sorcières est dirigée contre les femmes voilées, mêmes dans la rue.
·        Le siège puis le tabassage dans la rue des femmes des prisonniers politiques réunies à la maison de l’une d’entre elle, Madame Samia ABBOU. Ce dernier est un avocat condamné à trois ans de prison pour avoir critiqué le régime.
·        Le traitement sauvage et barbare que le général a réservé au président du Congrès Pour la République , le docteur Moncef MARZOUKI. Cet éminent professeur et homme politique tunisien eut, récemment, décidé de mettre fin à son exil en France pour retourner chez les siens. Mais dès son arrivée, une horde de brigands, manipulée par la police, suit sa trace, en l’insultant et le menaçant même de viol.         

 
Face à cette situation déplorable et cet obstination du régime, l’Observatoire lyonnais pour la défense des libertés fondamentales en Tunisie (collectif d’associations rassemblées autour de Tunisie-Liberté, LDH-Rhône, attac-Rhône, RAID attac-Tunisie,  ..), avec le soutien d’Agir Ensemble pour les Droits de l’homme, qui, depuis plusieurs années, s’est fixé pour objectif de veiller à la situation et à l’évolution du respect des droits de l’homme, de la liberté d’_expression et d’association, en Tunisie :

·        Dénonce cette politique aveugle et improductive du régime tunisien à l’encontre de la société civile et des opposants
·        Renouvelle son soutient inconditionnel au peuple tunisien qui milite pacifiquement pour arracher ses droits des mains de l’oligarchie qui les a confisqués
·        Fait endosser aux autorités tunisiennes et au général Ben Ali personnellement la responsabilité de tout ce qui pourrais arriver à Monsieur MARZOUKI.   

La corruption reste très présente au Maghreb (Transparency International)
 
 

RABAT, 6 nov 2006 (AFP) - La corruption reste très présente dans les pays du Maghreb et aucun d'entre eux n'obtient la moyenne, selon les résultats publiés par l'ONG Transparency international (TI) dans son rapport annuel.

L'Indice de Perception de la Corruption (IPC) de TI est une enquête composite qui reflète les perceptions d'hommes d'affaires et analystes résidents ou non dans les pays étudiés. La note IPC s'étend de 10 (probité élevée) à 0 (très corrompu).

A la 51e place sur 163, la Tunisie reste la mieux placée avec 4,6 points, mais son classement s'est nettement dégradé depuis deux ans (43 ème place sur 158 avec 4,9 points en 2005 et la 39 ème place avec 5 points en 2006).

Vient ensuite le Maroc qui stagne par rapport à 2005. Le royaume occupe la 79 ème position avec 3,2 points (contre la 78 ème place et le même nombre de points).

La Mauritanie, qui faisait son entrée dans le classement, occupe le 80e place avec l'Algérie et 3,1 points chacun. C'est un léger progrès pour Alger qui, l'an dernier, n'était que 97e et recueillait 2,8 points.

Enfin la Libye, avec 2,7 points, remonte également et occupe la 105e position contre 2,5 points et la 117e place en 2005.

Pour le bureau executif de Transparency Maroc, "la prolifération de la corruption constitue un obstacle grave face aux ambitions et tentatives de réforme sur le plan économique et social".

"Nous considérons que cette situation préoccupante dans le fond exprime la faiblesse des institutions de contrôle et d'exécution et l'absence de critère objectifs exclusifs lors de la prise des décisions et l'ineffectivité et le détournement des lois ainsi que l'absence d'une justice indépendante", ajoute cet ONG dans un communiqué.

TI Maroc demande au gouvernement de ratifier "la Convention des Nations Unies de lutte contre la corruption et de mettre en place une agence de lutte contre la corruption bénéficiant de l'indépendance sur le plan des moyens humains, financiers et matériels et gage de son efficacité et crédibilité".

AFP


Reporters sans frontières organise
 "Vingt-quatre heures contre la censure sur Internet"

Du mardi 7 au mercredi 8 novembre, l'association Reporters sans frontières (RSF) a décidé de mobiliser les internautes contre la censure sur la Toile. "Plus de soixante cyberdissidents sont actuellement emprisonnés dans le monde pour avoir tenté de s'exprimer sur Internet. Ce qui semble simple à tout un chacun dans la plupart des pays du monde est interdit dans treize Etats. En Chine, en Tunisie, en Egypte, donner son avis sur un blog ou sur un site peut conduire en prison", rappelle l'association sur son site.

Pour dénoncer la censure, elle invite les internautes à venir sur son site à partir de 11 heures mardi, jusqu'à 11 heures mercredi, et à cliquer sur un planisphère "pour faire disparaître les trous noirs du Web". "L'objectif : rétablir, en vingt-quatre heures, le réseau dans les pays qui le censurent", explique RSF.

Les treize "ennemis d'Internet" épinglés par l'association de défense de la liberté de la presse sont : l'Arabie saoudite, la Biélorussie, la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l'Egypte, l'Iran, l'Ouzbékistan, la Syrie, la Tunisie, le Turkménistan et le Vietnam.

UN MESSAGE POUR YAHOO!

Par rapport à 2005, trois pays ont été retirés de la liste : la Libye, où RSF a pu constater à la suite d'une mission qu'"Internet n'était plus censuré" et où aucun cyberdissident n'est plus emprisonné, les Maldives et le Népal. En revanche, l'Egypte fait son apparition parmi les ennemis d'Internet. Le président Hosni Moubarak "fait preuve d'un autoritarisme particulièrement inquiétant en matière d'Internet" et trois blogueurs ont été arrêtés et emprisonnés "pour s'être exprimés en faveur de réformes démocratiques dans le pays", explique RSF.

Reporters sans frontières appelle également les internautes à enregistrer un message pour le fondateur de Yahoo!, Jerry Yang, qu'elle se chargera de lui faire parvenir. "Pourquoi Yahoo! ? Parce que cette société a été la première à censurer son propre moteur de recherche pour plaire aux autorités chinoises, et collabore depuis des années avec la police qui arrête et condamne des dissidents et des reporters indépendants en Chine", rappelle RSF, qui donne l'exemple du journaliste chinois Shi Tao, condamné à dix ans de prison sur la base d'informations communiquées par Yahoo!

Après l'anglais, le français et l'espagnol, à partir de mardi, le site de RSF sera désormais également disponible en arabe.

(Source : lemonde.fr, le 6 novembre 2006)
 

 
Six "recruteurs pour le jihad" arrêtés aux Pays-Bas

Par Stephanie van ben BERG
AFP, le 7 novembre 2006 à 15h45
LA HAYE, 7 nov 2006 (AFP) - Les autorités néerlandaises ont annoncé mardi l'arrestation de cinq hommes et une femme à Amsterdam et La Haye, après un an d'enquête sur un réseau terroriste islamiste international suspecté de recruter pour le "jihad" (guerre sainte).
Parmi les suspects arrêtés lundi soir et mardi matin, et dont l'identité n'a pas été révélée, se trouvent deux Néerlandais d'origine marocaine, un Marocain, une personne à la double nationalité néerlandaise et marocaine, un Turc et un Tunisien, a précisé à l'AFP le porte-parole du parquet national Wim de Bruin.
Les six sont soupçonnés de "recruter des musulmans radicaux pour le jihad international", un crime depuis 2004 aux Pays-Bas, punissable de 4 ans de prison au maximum.
La police poursuit son enquête afin de déterminer si les suspects peuvent également être inculpés pour avoir constitué une organisation criminelle à but terroriste, a indiqué le parquet.
L'enquête qui a mené à ces arrestations a débuté en novembre 2005, après que la police de La Haye ait obtenu des informations à propos de trois jeunes gens qui se seraient rendus en Azerbaïdjan pour participer au jihad.
Ils avaient été arrêtées par les autorités azerbaïdjanaises à Bakou et renvoyés vers les Pays-Bas.
"Les trois jeunes gens sont soupçonnés d'être en contact avec un réseau d'islamistes qui recrutait pour le jihad", précise le parquet.
L'enquête a révélé que le recrutement se déroulait par des harangues enregistrés sur vidéo, des pamphlets et des films sur la prétendue obligation des Musulmans de prendre part au jihad.
Plusieurs suspects auraient également tenté d'obtenir de faux documents de voyage pour se rendre en Irak.
Selon le porte-parole du parquet, le suspect turc a déjà été jugé en 2003 par la justice néerlandaise avec onze autres suspects accusés de recrutement pour le jihad, mais il a été acquitté.
En 2003, le recrutement pour le jihad ne constituait pas encore un crime selon la loi néerlandaise, et le procureur avait tenté d'obtenir leur condamnation en les accusant "d'aide à l'ennemi en temps de guerre".
Les douze prévenus avaient été acquittés, les juges estimant que contrairement à ce qu'affirmait le procureur, les Pays-Bas n'étaient pas en guerre avec le régime des Talibans en Afghanistan.
Les six personnes arrêtées cette semaine ne sont pas liés aux terroristes du groupe Hofstad, dont Mohammed Bouyeri, l'assassin du réalisateur Theo van Gogh, était le leader. Ils ne sont pas non plus liés aux six terroristes présumés dont le procès se déroule actuellement à Amsterdam, selon le parquet national.
Les six personnes arrêtées devraient être présentées cette semaine au juge, qui décidera de leur éventuel maintien en détention.
Ces dernières années, la justice néerlandaise a acquitté plusieurs suspects de terrorisme, les juges étant particulièrement réticents à les condamner pour préparation d'attentats sans preuve irréfutable qu'ils avaient réellement entrepris des préparatifs pour les mettre en œuvre.
AFP

Ben Ali souhaite que le partenariat avec l'UE soit consolidé

TUNIS, 7 nov 2006 (AFP) - Le président tunisien Zine el Abidine Ben Ali a souhaité mardi à Tunis que son pays et l'Union européenne consolident leur partenariat, notamment dans le secteur des investissements.
"Nous espérons que ce partenariat pourra être encore consolidé, particulièrement au niveau de l'investissement et du développement de la participation tunisienne aux programmes scientifiques et technologiques européens", a déclaré M. Ben Ali dans une allocution publique à l'occasion du dix-neuvième anniversaire de son arrivée au pouvoir.
Il a souligné que la Tunisie oeuvre "en permanence à promouvoir et enrichir" ces relations, basées sur un accord de partenariat signé en 1995 et qui fut le premier entre l'UE et un pays du pourtour méditerranéen. L'UE est le premier partenaire économique et commercial de la Tunisie.
A cet égard, M. Ben Ali a indiqué que son pays souhaite "promouvoir davantage le climat des affaires et le système d'encouragement à l'investissement" en améliorant le cadre juridique permettant de s'adapter aux systèmes en vigueur dans l'UE. Il a enfin appelé à "impulser le processus (euro-méditerranéen) de Barcelone, qui a effectivement besoin d'une nouvelle dynamique".
AFP
 
Edition du 6 novembre 2006
 
 

Editorial : 19 ans de « 7 novembre », par Omar S’habou

 Le conseil prodigué par un baron du régime du 7 novembre à un homme d’affaires tunisien installé en Europe qui  projetait de rentrer définitivement au pays pour y investir ses économies, de se garder de le faire eu égard à l’état avancé de désintégration du pays (Le Maghrébin du 30 octobre)  abrège à lui seul le bilan des 19 années de gouvernement novembriste. Tout est condensé dans cette « n’siha » (conseil sincère). Si un baron du régime - et richissime de surcroît - en est à ce point là de défiance, de désenchantement, d’exaspération et de pessimisme, qu’en est-il alors de la masse des tunisiens ?
 

Maroc : la culture féodale, nœud gordien des problèmes marocains, par Fatima Kabba
Dans un éditorial bien inspiré Mohamed Selhami, directeur de l’hebdomadaire « Maroc- Hebdo » évoque l’hypothèse, encore virtuelle certes mais non absente désormais des esprits de la fraction la plus militante des élites marocaines, d’un affrontement entre les masses grandissantes des foules déshéritées marocaines et les forces de l’ordre. Selhami écrit : « Il est difficilement concevable que, au jour d’aujourd’hui, face à pareil débordement de la foule, on tirerait dans le tas, comme cela fut le cas un 20 juin 1981, à Casablanca. Même si, en théorie, les mêmes causes entraînent les mêmes effets; les droits de l’Homme sont quand même passés par là».
 


Mauritanie : une révolution salutaire est en cours, par Jamel Ould Mohammed
La Mauritanie a connu un tournant important le 3 aout 2005 avec le coup d’Etat opéré par le Colonel Ely OULD MOHAMED VALL, ancien directeur de la sureté sous l’ancien président OULD TAYA.Ely, comme disent les mauritaniens, avait promis au lendemain du 3 aout de démocratiser le système, mettre en place un gouvernement de transition et s’interdire de se présenter aux élections. Cette interdiction vaut également pour les membres du gouvernement et du CMJD.
 


تونس : و ضحكة المرأة عورة... بقلم زهرة الهمامي
 
تضج الضجة من حين إلى حين و يكون جسد المرأة هو المركب الذي يمتطيه الرجل للوصول إلى هدفه أيّا كان ذاك الهدف تقدميا أو رجعيا و لست أدري لم يكون جسد المرأة الهش هو الذي تمر عبره كل الأطروحات... أما آن الأوان للبحث عن محمل آخر؟
يقول المثل التونسي " صلاة قياد:جمعة و أعياد" يعني القيام بالمهمة المقدسة في مناسبات لا غير... التظاهر بالانتماء و التظاهر بالولاء و التظاهر بحمل المسؤولية... فهل هناك توقيت للمسؤولية و هل المسؤولية فرض أم سنة؟

 


Figures Maghrébines : Juba II

Juba II  fut un roi berbère de la Maurétanie (partie occidentale de la Berbérie, à partir de l'actuel Maroc jusqu'à l'actuelle Tunisie). Fils de Juba Ier, né vers 52 av. J.C et mort vers 23 ap. JC, il régna sous la tutelle romaine à partir de sa capitale Caeserea (Césarée, aujourd’hui Cherchell au centre Nord de l’Algérie).
 

Lu : le capitalisme à visage humain, ultime avatar de notre système économique, par Jean Pierre Robin. Nous savons, grâce à Balzac, que « la gloire est le soleil des morts », mais nous ignorions que les trépassés fussent sensibles à l'argent. À tort. Le magazine américain Forbes vient d'établir un classement des « stars mortes les plus riches », celles qui ont gagné le plus de royalties entre octobre 2005 et octobre 2006. Sur les treize noms passés en revue, les chanteurs Kurt Cobain et Elvis Presley arrivent en tête, avec des gains respectifs de 50 et 42 millions de dollars. Pour sa part, Albert Einstein, l'une des rares personnalités du groupe qui ne soit pas une « pop star», a encaissé 20 millions de dollars, son nom étant utilisé pour la production de jeux éducatifs très populaires aux États-Unis.
 

Sommaire en détails
 

تونس : و ضحكة المرأة عورة...: زهرة الهمامي
الجزائر : الحكم على صحافي بالسجن بتدخل من العقيد القذافي : رشيدة هيشور
ليبيا : الأمازيغية, الشأن الجامع بين الليبيين : نداء صبري عياد

Editorial : 19 ans de « 7 novembre », par Omar S’habou. Su : informations confidentielles. Politique : Maroc:  la culture féodale, nœud gordien des problèmes du Maroc, par Fatima Kabba. Mauritanie : une salutaire révolution est en cours, par Jamel Ould Mohammed. Figures Maghrébines : Juba II. Lu : Le capitalisme à visage humain, dernier avatar de notre système économique, par Jean Pierre Robin.

Un chrétien candidat aux élections municipales à Bahreïn


Par Mohammed FADHEL
AFP, le 7 novembre 2006 à 06h19
MANAMA, 7 nov 2006 (AFP) - Ibrahim Zahi Suleiman, l'uniquen chrétien parmi les 171 candidats aux élections municipales du 25 novembre à Bahreïn, une petite monarchie arabe du Golfe, affirme ne ressentir "aucune discrimination" à son égard.
"Je suis fier d'être le seul chrétien bahreïni à être candidat aux municipales et je ne ressens aucune discrimination", confie à l'AFP ce Bahreïni d'origine jordanienne, en affirmant avoir choisi de se présenter "par reconnaissance envers la patrie qui (l'a) accueilli".
Le petit archipel de Bahreïn, qui a dans le Golfe une réputation établie de tolérance, compte quelque 650.000 habitants, dont 450.000 nationaux. Parmi ceux-ci, le nombre de chrétiens s'élève à un millier, pour la plupart d'origine arabe.
Catholiques, protestants et orthodoxes disposent d'églises à Bahreïn, qui compte également quelques familles juives. Il y en avait des centaines dans les années cinquante.
En même temps que leurs 40 conseillers municipaux, les Bahreïnis sont appelés à élire le 25 novembre les 40 membres de leur Chambre des députés, l'une des deux assemblées composant le Parlement.
"L'une de mes principales motivations est de consolider la démocratie, qui ne fait aucune discrimination entre les races, les religions ou les confessions", explique M. Suleiman, 42 ans, qui travailla pendant 20 ans comme fonctionnaire de l'Etat.
"Mon père est l'un des fondateurs des Forces armées bahreïnies" ("Bahrain Defence Force", BDF), où il servit de 1969 à 1985, explique-t-il.
"Moi-même, j'ai travaillé de 1986 jusqu'à cette année pour la BDF et j'ai obtenu la nationalité bahreïnie en 1994", poursuit M. Suleiman, diplômé de droit et actuellement avocat stagiaire.
"Durant ces 20 ans, je n'ai ressenti aucune discrimination à mon encontre. Je n'ai jamais eu l'impression d'être différent à cause de ma religion", insiste-t-il.
Candidat dans la 3e circoncription de la province sud de l'archipel, à caractère tribal et à majorité sunnite, il n'a toutefois pas échappé aux critiques.
Ses détracteurs l'ont attaqué dans des articles publiés dans un journal local simplement parce qu'il est chrétien.
"Ces articles peuvent peut-être nuire à ma campagne électorale (...) parce que certaines mentalités sont influencées par de telles considérations", reconnaît M. Suleiman, père de trois enfants.
Son programme est centré sur l'environnement. "Il est nécessaire de créer davantage d'espaces verts et de construire des clubs de jeunes pour que nos enfants vivent dans un environnement sain", estime-t-il.
Chacune des cinq provinces que compte Bahreïn est dotée de son propre conseil municipal.
S'il est élu, M. Suleiman ne sera toutefois pas le premier chrétien à devenir conseiller municipal.

Dans les années vingt, les chrétiens étaient déjà représentés au sein de l'unique Conseil municipal de Bahreïn, élu pour la première fois en 1919, ce qui en faisait la troisième instance municipale dans le monde arabe, après les Conseils d'Alexandrie et de Tunis.

Les élections municipales se déroulaient à l'époque sur une base ethnique, avec des représentants pour les musulmans sunnites et chiites et pour les autres minorités (chrétiens, juifs et hindous).
Une chrétienne, Alice Sammaan, siège actuellement au Conseil consultatif, une assemblée de 40 membres désignés par le roi, et un juif, Ibrahim Nounou, y a siégé durant une session.
AFP

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