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Rien de plus, rien de moins en Tunisie dorénavant qu'un peuple souverain et un état légitime.       Dr. Moncef Marzouki, sousse, le 25 janvier 2001.
TUNISNEWS
 
7572 personnes reçoivent en même temps que vous cette liste de diffusion multilingue qui publie ce 7 février 2001 son 163éme numéro.

LES TITRES DE CE JOUR:
  • Dossier Zoghlami: Les premieres réactions iternationale.
  • Réactions de la L.T.D.H, du CSLCPT , du RAID
  • L'APPEL AU SECOURS D'UNE MAISON ASSIEGEE A TUNIS.(les témoignages des acteurs et des témoins sur les lieux)
  • Comité de Défense du Dr. Moncef Marzouki: COMMUNIQUÉ
  • L.T.D.H: communiqué + info
  • CRLDHTunisie: AVIS PORTANT SUR LA DéGRADATION DE LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME EN TUNISIE
  • LE JAPON ACCORDE UN PRET A LA TUNISIE POUR UN PROJET FERROVIAIRE
  • LA TUNISIE LANCE UN APPEL D'OFFRES POUR IMPORTER 50 MILLE TONNES DE BLE TENDRE.

AU TELEJOURNAL DE MERCREDI 7 FEVRIER, LES IMAGES DIFFUSEES SUR LA REUNION DU BUREAU POLITIQUE DU RCD A CARTHAGE ONT CONFIRME L'ABSENCE DE ABDALLAH KALLAL.
EST-IL A L'HOPITAL MILITAIRE? EST-IL MALADE? EST-IL EN TUNISIE OU A L'ETRANGER? QUI SAIT?
BEN ALI VEUT JOUER LE FILM: SILENCE..ON COGNE! MAIS NOUS VIVONS UNE AUTRE ERE. LA VIGILANCE DES TUNISIENS EN EXIL NE DOIT PLUS PERMETTRE A LA TORTIOCRATIE D'HUMILIER LEURS CONCITOYENS IMPUNEMENT OU EN SILENCE.

EN MOINS DE 24 HEURES, LES PREMIERES REACTIONS INTERNATIONALES AU TABASSAGE MUSCLE DES MILITANTS POUR LA DIGNITE EN TUNISIE ARRIVENT DE PARTOUT.
 
AP, le mercredi 7 février 2001 à 19h06,

Condamnations de l'agression contre le frère de Taoufik Ben Brik en Tunisie


Condamnations de l'agression contre le frère de Taoufik Ben Brik en Tunisie
PARIS (AP) -- Plusieurs associations de défense des droits de l'homme, ainsi que des députés européens de gauche, ont à nouveau dénoncé mercredi la situation en Tunisie, condamnant les agressions dont a été victime Jalel Zoghlami, frère du journaliste opposant Taoufik Ben Brik et directeur du mensuel interdit ''Kaws el Karama''.
Reporters sans frontières (RSF) a adressé une lettre au président tunisien Zine el Abidine Ben Ali, s'élevant contre ''la répression sans limites'' à l'encontre de Jalel Zoghlami, déjà frappé à la tête par un inconnu dans la rue le 3 février. L'organisation demande à Tunis ''de faire cesser les actes violents qui se sont multipliés ces dernières semaines contre ceux qui tentent de s'exprimer librement''.

Vingt députés européens de gauche, dont, pour les Français, les Verts Hélène Flautre et Daniel Cohn-Bendit ou le socialiste Harlem Désir, ont également protesté. Pour eux, ''l'implication des forces de sécurité ne fait aucun doute''. Afin d'''empêcher l'escalade meurtrière'', ils demandent ''la réunion d'urgence du Conseil d'association UE-Tunisie'' et ''que le Conseil et la Commission européenne mettent en oeuvre les moyens prévus par l'accord d'association UE-Tunisie pour obtenir le respect des droits de l'homme''.

Selon des informations recueillies par RSF, Jalel Zoghlami a été agressé mardi ''à coups de barre de fer'' par ''des policiers en civil'' alors qu'il rentrait avec sept de ses proches qui l'avaient accompagné dans une clinique pour un examen au scanner, à la suite de la première agression. Ses amis ''qui tentaient de le protéger ont reçu des coups de barre''. ''Les huit personnes ont pu se réfugier au domicile du journaliste et s'y barricader. Plusieurs d'entre elles ont été blessées''.

De nombreux représentants de la société civile et opposants au régime, parmi lesquels Radhia Nasraoui, membre du Conseil de l'ordre des avocats, Mokhtar Trifi, président de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme, et Omar Mestiri, secrétaire général du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT), ont alors tenté de pénétrer dans le bâtiment, encerclé ''par une centaine de policiers''.

Jalel Zoghlami a décidé d'engager ''une grève de la faim sauvage jusqu'à ce qu'une commission d'enquête indépendante travaille sur ces récentes agressions''.

La Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) a condamné cette ''escalade de la répression'', se déclarant ''gravement préoccupée par la dégradation continue des droits de l'homme en Tunisie et par le durcissement de l'attitude des autorités à l'égard des défenseurs''. Elle appelle l'UE et les Nations unies à se pencher d'urgence sur cette question.

Le bras de fer entre le journaliste et les autorités tunisiennes a débuté le 26 janvier quand plusieurs dizaines de policiers en civil se sont postés devant le domicile de Taoufik Ben Brik. Une centaine de personnes y était alors réunies à l'occasion d'une conférence de presse pour le lancement du journal ''Kaws el Karama'' dont la ''Une'' du premier numéro était titrée ''Ben Ali, treize ans, basta!''. Les policiers avaient empêché toute personne d'entrer dans la maison de Taoufik Ben Brik et poursuivi d'autres qui en sortaient.

En avril 2000, Jalel Zoghlami avait déjà été arrêté devant le domicile de son frère. Sa libération le 15 mai avait entraîné l'arrêt de la grève de la faim de Taoufik Ben Brik.

Le 23 mai dernier, le journaliste Riad Ben Fadhel avait été blessé par balles par des inconnus devant son domicile de Carthage, la banlieue résidentielle de Tunis, alors qu'il venait de publier une tribune libre particulièrement critique à l'encontre du président Ben Ali.
  
"Agression" contre le frère de Ben Brick : Paris "attentif"

PARIS, 7 fév 17h38 (AFP) - Le ministère français des Affaires étrangères a demandé à son ambassade à Tunis d'être "particulièrement attentive" à une "agression" contre Jalel Zoghlami, frère du militant tunisien des Droits de l'homme, Taoufik Ben Brick.

Dans une déclaration mercredi à Paris, le porte-parole du ministère, François Rivasseau a déclaré que "s'agissant de Jalel Zoghlami, nous avons demandé à notre ambassade de s'informer sur sa situation à la suite de l'agression dont il a été l'objet et à être particulièrement attentive à cette affaire".

Selon l'organisation internationale de défense de la presse, Reporters sans frontières (RSF), le frère de Taoufik Ben Brick, directeur d'un mensuel nouvellement créé, a commencé le 3 février une grève de la faim après avoir été attaqué le même jour à Tunis par plusieurs hommes.

Jalel Zoghlami, directeur du mensuel Kaws el Karama (L'Arc de la dignité), a été agressé en pleine rue, par un homme armé d'une barre de fer, auxquels se sont joints cinq hommes également armés de barres de fer et de poignards, selon un communiqué rendu public à Paris.


 
 
Agression contre le frère de Ben Brick : la FIDH exprime son "indignation"

PARIS, 7 fév 18h48 (AFP) - La Fédération Internationale des Ligues de Droits de l'Homme (FIDH) a exprimé mercredi "sa vive inquiétude et son indignation à la suite de l'agression en pleine rue samedi à Tunis" du frère du militant des droits de l'Homme tunisien Taoufik Ben Brick La FIDH dénonce aussi la "brutale intervention policière", dont le frère de Taoufik Ben Brick, Jalel Zoghlami, a fait l'objet mardi soir devant son domicile de Tunis.

Dans un communiqué publié à Paris, la FIDH, "au regard de la gravité de la situation en Tunisie, appelle la communauté internationale, et notamment les Etats membres de l'Union européenne à placer la Tunisie au rang de leurs principales préoccupations lors des prochaines rencontres internationales sur les droits de l'Homme".

L'organisation internationale de défense des droits de l'Homme fait en particulier allusion à "une réunion du Conseil d'association UE/Tunisie du 10 avril prochain et à la prochaine session de la Commission des droits de l'Homme de l'ONU commençant le 19 mars".



En Tunisie, le frère de Ben Brick poursuit sa grève de faim
 
mercredi 7 février 2001, 19h01

TUNIS (Reuters) - Jalel Zoglami, militant de la mouvance d'extrême gauche tunisienne et frère du journaliste Taoufik Ben Brick, poursuit sa grève de la faim illimitée pour appuyer sa demande d'enquête après avoir été brutalisé par des policiers présumés.

"Certes, je n'ai pas aujourd'hui les moyens de combattre ces 'escadrons de la mort', mais face à leur tentative de m'assassiner, je continue ma grève de la faim jusqu'à ce que mes agresseurs soient poursuivis et punis," a déclaré Zoglami depuis son domicile au quartier el Menzah à Tunis.

Zoglami, qui se présente comme un des dirigeants du mouvement trotskiste clandestin Les Communistes Révolutionnaires, a dit avoir été frappé par des "policiers en civil" samedi dernier alors qu'il attendait un taxi au centre de Tunis.

"Je faisais quelques pas en attendant un taxi quand je reçois un coup sur la tempe. Je me retourne et vois cinq hommes armés dont trois avec des barres métalliques et deux avec des longs poignards," a ajouté Zoglami.

Il a déclaré être sûr que ses agresseurs étaient des "membres de la police politique".

Zoglami a dit avoir entendu un de ses assaillants expliquer à des citoyens qui tentaient de le protéger: "Nous sommes de la police et lui est un traître à la patrie et se permet de critiquer ses seigneurs".

Zoglami a fait valoir qu'il avait été attaqué quelques jours après avoir lancé un journal sur internet appelé Kaws el Karama (Arc de la Dignité). Selon lui, sept de ses amis qui l'accompagnaient chez lui après une visite à un hôpital ont été brutalisés et frappés par des policiers mardi soir devant chez lui.

Reporters sans Frontières (RsF) a dénoncé "l'agression" dans un communiqué et a demandé au Président Zine al Abidine Ben Ali de "faire cesser les actes violents qui se sont multipliés ces dernières semaines contre ceux qui tentent de s'exprimer librement en Tunisie".

"Nous dénonçons la lâcheté des autorités tunisiennes qui ont osé s'attaquer à un gréviste de la faim. Je rencontrerai mercredi le ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine et lui demanderai tout particulièrement d'intervenir auprès du président Ben Ali afin que cesse cette répression qui ne semble plus avoir de limites," ajoute Robert Ménart, secrétaire général de RsF dans un communiqué.

 Des ONG dénoncent à Tunis "l'agression" contre le frère de Ben Brick

TUNIS, 7 fèv 20h27 (AFP) - Sept organisations non gouvernementales de défense des droits de l'Homme ont dénoncé mercredi à Tunis "l'agression" contre le frère de Taoufik Ben Brick et de ses amis, appelant les autorités du pays à mettre fin à ce genre "d'agissements".

Dans une déclaration parvenue mercredi à l'AFP, l'Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), la Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH) et l'Association tunisienne des jeunes avocats (ATJA) ont affirmé que Jalel Zoghlami et ses amis ont été agressés mardi soir par "un grand nombre de policiers qui encerclait le domicile" du frère de Taoufik Ben Brick.

Il s'agit "d'une tentative visant à faire échouer la grève de la faim entamée samedi par Jalel Zoghlami" à la suite d'une première agression, indique cette déclaration signée également par le Conseil national pour les libertés (CNLT, non reconnu) et le Rassemblement pour une autre alternative de développement (RAID, non reconnu).

 
 
AFFAIRE JALEL ZOGHLAMI. REPORTERS SANS FRONTIERES DENONCE DANS UNE LETTRE ENVOYEE A BEN ALI L'AGRESSION DONT IL A ETE VICTIME.

Jalel Zoghlami, en grève de la faim, et ses proches agressés par des policiers, armés de barres en fer
07 février 2001
Dans une lettre adressée au Président de la République, Zine el Abidine Ben Ali, Reporters sans frontières (RSF) a condamné l'agression de Jalel Zoghlami et ses proches. Robert Ménard, secrétaire général de RSF, a demandé au président "de faire cesser les actes violents qui se sont multipliés ces dernières semaines contre ceux qui tentent de s'exprimer librement en Tunisie". "Nous dénonçons la lâcheté des autorités tunisiennes qui ont osé s'attaquer à un gréviste de la faim. Je rencontrerai, le 7 février, le ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, et lui demanderai tout particulièrement d'intervenir auprès du président Ben Ali afin que cesse cette répression qui ne semble plus avoir de limites". RSF a rappelé que, le 3 février 2001, Jalel Zoghlami avait déjà été agressé, en pleine rue, par des policiers en civil, armés de barres de fer.

Selon les informations recueillies par RSF, le 6 février 2001, alors qu'il rentrait d'une clinique où il était allé faire un scanner, Jalel Zoghlami, directeur du mensuel Kaws el Karama, et sept de ses proches ont été agressés par des policiers en civil. Les amis de Jalel Zoghlami qui tentaient de protéger le journaliste ont reçu des coups de barres. Les huit personnes ont pu se réfugier au domicile du journaliste et s'y barricader. Plusieurs d'entre eux ont été blessés. Dans le même temps, une centaine de policiers en civil et des motards bouclaient la rue. De nombreux représentants de la société civile - Radhia Nasraoui, membre du Conseil de l'ordre des avocats, Abdel Moumen Ben Anes, ancien prisonnier politique, Bouchra Bel Haj Hamida, présidente de l'Association des femmes démocrates, Mokhtar Trifi, président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme, Chawki Tabib, président de l'Association des jeunes avocats et Omar Mestiri, secrétaire général du Conseil national pour les libertés en Tunisie - ont tenté de pénétrer dans le bâtiment. Certains d'entre eux ont été violentés. Le journaliste a déclaré qu'il ferait désormais une grève de la faim sauvage jusqu'à ce qu'une commission d'enquête indépendante, composée de membres de la société civile tunisienne et de magistrats arabes et internationaux, travaille sur les récentes agressions dont lui et ses proches ont été victimes.

Le 3 février 2001, Jalel Zoghlami, frère de Taoufik Ben Brik, avait été agressé en plein rue, à Tunis, vers 17h. Alors qu'il s'apprêtait à rentrer à son domicile, un homme lui a assené un coup de barre en fer sur la tête. Cinq hommes, armés de barres en fer et de poignards, ont alors poursuivi Jalel Zoghlami. Celui-ci a pu se réfugier dans une société de location de voiture où il s'est barricadé dans une pièce jusqu'à ce que des policiers arrivent, une demi-heure plus tard. Après cette agression, le journaliste a annoncé qu'il débutait, le jour même, une grève de la faim illimitée. Il demande aux autorités d'engager des poursuites à l'encontre des agresseurs et de les sanctionner ; d'arrêter toute forme de harcèlement contre lui et sa famille et de lui restituer, ainsi qu'à son fils, son passeport. Il réclame enfin la reconnaissance légale de Kaws el Karama. Jalel Zoghlami a expliqué qu'il porterait plainte, le 4 février, contre Taoufik Boûn, préfet de police de Tunis et Mohamed Ali Ganzoui, secrétaire d'Etat à la Sûreté.

Le 26 janvier 2001, plusieurs dizaines de policiers en civil s'étaient postés devant le domicile de Taoufik Ben Brik, à 19h30. Une centaine de personnes était alors réunies chez le journaliste tunisien à l'occasion d'une conférence de presse pour le lancement du journal. Les policiers avaient alors empêché toute personne d'entrer dans la maison de Taoufik Ben Brik et poursuivi certaines autres qui en sortaient. Un militant du mouvement étudiant, Slah Hind, avait été frappé par les policiers. Ces derniers avaient également confisqué aux personnes qui sortaient de chez Taoufik Ben Brik des exemplaires du journal. Le numéro 1 de Kaws el Karama est titré en "Une" : "Ben Ali, treize ans, basta !". Il n'a reçu aucune autorisation légale.

Jalel Zoghlami avait été arrêté, le 26 avril 2000, devant le domicile de son frère. Il avait été relâché le 15 mai, ce qui avait entraîné l'arrêt de la grève de la faim de Taoufik Ben Brik.


 LA LIGUE TUNISIENNE POUR LA DEFENSE DES DROITS DE L'HOMME DENONCE L'AGRESSION SUBIE PAR JALEL ZOGHLAMI LE SAMEDI 3 FEVRIER.

Tunis le : 05 février ‏2001

L.T.D.H
COMMUNIQUE
(traduit de l'arabe)

Monsieur Jalel Zoghlami, éditeur, a subi le 3 février 2001, une violente agression de la part d'un groupe de personnes qui ont déclaré appartenir aux services de sécurités.
Cette agression a eu lieu dans une rue de la capitale, où M. Jalel Zoghlami a été agressé par ces personnes, armées de barres de fer et lui ont ainsi provoqué des blesssures à la tête.
A la suite d'une appel de la famille, le Président de la Ligue Tunisienne pour la défense des Droits de l'Homme s'est rendu sur les lieux pour faire un constat et a accompagné M. Zoghlami à son domicile.
La LTDH dénonce cette atteinte à l'intégrité physique de M. Zoghlami et attire l'attention  sur la gravité de cette pratique. Elle souligne que le recours à ces méthodes pour régler  des différents politiques avec des membres de l'opposition, signifient un tournant dangereux dans la vie publique et doit susciter la réaction des forces démocratiques.
La LTDH lance un appel aux autorités afin qu'elle mettent fin à de telles pratiques et qu'elles  arrêtent et jugent les agresseurs.
La LTDH exprime son entière solidarité à M. Jalel Zoghlami.


Pour le Comité Directeur
Le Président

            Mokhtar Trifi

 
 la réaction du CSLCPT
BEN ALI TIENT PAROLE ET LACHE SES CHIENS


Dans un discours prononcé cet été devant les militants du RCD, Ben Ali avait promis en substance d'éradiquer toute contestation politique en Tunisie. Il tient parole en accélérant ces derniers mois la répression :
· annulation des résultats des élections  et fermeture de la LTDH
· empêchement de la tenue de la Conférence Nationale Démocratique
· condamnation de Moncef Marsouki, porte-parole  du CNLT pour association illégale
· radiation abusive de l'avocat Nagib Hosni du barreau tunisien également condamné à la prison ferme
· arrestation et torture de Haroun M'Barek étudiant en droit récemment expulsé du Canada

Le samedi 3 Février, le pouvoir a renoué avec les agressions physiques dont il était coutumier. Cinq nervis de la police tunisienne armés de couteaux et de barres de fer ont attaqué et blessé Jalal Zoglami, frère de Taoufik Ben Brik, qui avait lancé quelques jours auparavant un nouveau journal « Kaws-el Karama » (l'Arc de la Dignité), par ailleurs immédiatement interdit.

Ces évènements sont la part émergée de l'iceberg répressif qui écrase l'ensemble de la société tunisienne : harcèlement  juridique, arrestation arbitraire, pression sur les proches, torture
banalisée, voilà ce qui attend tous les citoyens qui tentent individuellement ou collectivement d'obtenir le respect d'un minimum de droits.

Le courage et la détermination de Jalal Zoglami -qui n'a jamais cessé  le combat, ni dans la clandestinité, ni au grand jour, et toujours sous la menace de l'appareil policier- ne doit pas nous faire oublier les milliers d'anonymes emprisonnés, fichés et condamnés ainsi à une marginalisation progressive. Nous nous devons non seulement de soutenir et participer aux luttes existantes, mais encore de tout faire pour élargir l'espace de réflexion, d'expression et d'action politique en Tunisie.

Le CSLCPT affirme enfin son plein soutient aux revendications de Jalal Zoglami, en grève de la faim depuis le samedi 3 : à savoir l'engagement des poursuites contre ses agresseurs, l'enregistrement de sa plainte contre Mohamed Ali Ganzoui ( secrétaire d'Etat à la Sûreté ) et Taoufik Bouoûn ( préfet de police de Tunis), l'arrêt de toute forme de harcèlement contre lui et sa famille, la restitution de son passeport et celui de son fils. La reconnaissance légale enfin de « Kaws-el-Karama ».


NON AUX ESCADRONS DE LA MORT
A BAS L'ETAT - MAFIA



CSLCPT , le 5.02.01
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RAID (TUNISIE)
  
COMMUNIQUÉ

    Dans une escalade de terreur sans précédent,des hordes policières ont,depuis 20h30,fait isoler le quartier ou réside J-zoghlami,en grève de la faim suite à l'attaque dont il fut victime le 3-2-2001 par un véritable escadron de la mort.
    Des détachements de la police se comptant par dizaines armés de gourdins,de matraques et de barrres metalliques,se sont livrés à des exactions et des agressios inqualifiables contre des militans et des militantes des droits de la personne humaine,venus exprimer leur solidarité à J-zoghlami.CE dernier est actuellement assiégé chez lui, en compagnie de multiples membres du RAID,dont(3)du Bureau Directeur: Ahlem belhaj(psychiatre),Nizar Amami(syndicaliste),Sami Souihli(medecin),ainsi que Tarak Mahdhaoui(enseignant),Hichem Nighaoui(medecin),Kamel,Nejib
zoghlami(fonctionnaires),slah Hnid(etudian) Afifa ben Souissi(sydicaliste).D'autres militants sont egalement en leur compagnie:Anouar kousri(Avocat,membre du bureau directeur de la ligue tunisienne des droits de l'homme),Fethi dbak(syndicaliste),Lotfi et fethi Zoghlami,Zoubeir Amami..Parmi les assiégés,plusieurs sont dans un état grave néccéssitant une assistance médicale urgente:Fethi Dbek souffre d'une double fracture au bras et a la jambe,Slah hnid d' une blessure à la tete,Tarak Mahdhaoui de fractures des cotes ;et tous les autres de multiples contusions,et hématomes,sans omettre l'état en déterioration de J-zoghlami,ayant à subir plusieurs épreuves à la fois ainsi que la grave blessure à la tete qui a été le lot de Abdelmoumen Belanes l'ancien détenu politique du POCT,et membre du RAID,qui a pu etre transporté à l'hopital grace à Maitre Radhia Nasraoui.
    Face à cette dangereuse escalade de la terreur policière,LE RAID exhorte les associtions,tous les démocrates et amis à l'échelle nationale,arabe et internationale à oeuvrer collectivement,pour:
    -le regroupement des militants en vue de briser l'état d'encerclement de la maison ou sont retranchés nos camarades,en leur rendant massivement visite;
    -la levée sans condition du siège;
    -l'assistance médicale d'urgence des bléssés assiégés;
    -la poursuite et le jugement des responsables administratifs  et politiques de ces agressions policières.

                                        Pour LE RAID
                                     LE COMITé DIRECTEUR
                                        TUNIS-LE 6-2-2001


LA REPRESSION POLICIERE DES OPPOSANTS FRANCHIT UNE AUTRE BARRIERE.
Succession des événements à tunis d'aprés les témoignages des acteurs et des témoins sur les lieux.
 
 Mardi 6 février 2001 à 22h30
Quelques centaines de policiers, armés jusqu'aux dents, seraient en train de préparer un assaut imminent contre la maison de Jalel ZOGHLAMI (en grève de la faim depuis le 3 février, après avoir été passé à tabac, en pleine rue, par 5 policiers en civil), où se trouvent, en plus de ce dernier et sa famille, une vingtaine de personnes.
C'est ce que vient de m'annoncer, au téléphone, Ahlam BELHADJ, l'épouse de Jalel.
Quelques heures auparavant, la police a essayé d'empêcher violemment Jalel de regagner sa maison, ainsi que les personnes qui l'accompagnaient à son retour de l'hôpital.
Slah HENID, Tarak MAHDHAOUI, Fethi ZOGHLAMI et Saïda ZOGHLAMI auraient été gravement blessés. Ils se trouvent actuellement parmi les personnes assiégées en compagnie de Jalel.
Par ailleurs, Abdel Moumen Ben ANES aurait été arrêté après avoir été violenté. Ezzeddinne BOUGHANI aurait aussi été victime des mêmes violences policières.
Nous condamnons énergiquement cette agression sauvage contre ces citoyennes et ces citoyens, parmi lesquel-le-s se trouvent des membres de RAID.
Nous réaffirmons notre soutien aux assiégés, et demandons l'arrêt immédiat de cette agression policière.

Président du RAID (ATTAC TUNISIE)

Fathi CHAMKHI
  
 21H30, LE TEMOIGNAGE DE Me RADHIA NASRAOUI.

Le mardi 6 février à 21h30, je me dirigeais vers le domicile de Jalel Zoghlami, en grève de la faim, en compagnie de Abdelmoumen Belanes, ancien prisonnier politique et militant du POCT, pour lui exprimer notre
  solidarité. Avant même d'arriver à la hauteur de la rue où se trouve son imeuble, ma voiture a été encerclée par plus d'une trentaine d' agents de police. Un véritable bataillon composé d'agents en civil et d' agents de la brigade d'intervention spéciale munis de matraques, dirigés
  par le préfet de police d'El Menzah et Manar. Ils m'ont intimé l'ordre de faire demi tour ; alors que j'exécutais la maneuvre, ils se sont excités, criant et tentant de forcer ma portière que j'ai vite bloquée.
L'un d'entre eux a réussi à introduire son bras par la vitre que je remontais dans un geste d'agression. Coincé, il a été obligé de la retirer. Au même moment, d'autres policiers parviennent à ouvrir la portière droite et réussisent à dégager violemment Belanes, ils lui assènent un violent coup de matraque sur la tête qui lui fait perdre connaissance. Alors que le sang gicle sur son visage les policiers le trainent à terre et l'éloignent. Un groupe  plus important se masse autour de la voiture et sentant leurs menaces, je bloque la seconde
portière. Au bout d'un moment, voyant le sang couler abondamment sur le visage et la tête de Belanes, ils décident de nous laisser partir. Après l'agression contre Jalel Zoghlami et toutes les agressions qui ont
  suivi il apparaît clairement que le régime franchit une nouvelle étape dans la persécution des défenseurs des droits humains et des opposants.Désormais nos vies sont en danger !
Je lance un appel aux organisations humanitaires, à tous les démocrates et tous les défenseurs des droits humains afin qu'ils s'élèvent fermement contre ces pratiques sauvages.

Radhia Nasraoui

 
 L'APPEL AU SECOURS D'UNE MAISON ASSIEGEE A TUNIS.
Dr. AMEL BELHAJ, L'EPOUSE DE JALEL ZOGHLAMI DECRIT DANS CE MESSAGE L'ETAT DE SIEGE IMPOSE A UNE VINGTAINE DE PERSONNES BARRICADEES DANS SA MAISON ENTOUREE D'UN GRAND NOMBRE DE POLICIERS.
SITUATION à 7 HEURES DU MATIN DU MERCREDI 7 FRVRIER 2001.

Tunis, mercredi 7 février 2001 à 7H du matin

Une vingtaine de militants assiégés

Hier soir, à notre retour de l'hôpital où mon mari, Jalel ZOGHLAMI, est allé faire un scanner nécessité par son état de santé suite aux violences policières dont il a été victime, en pleine rue, le 3 février au soir, quelques dizaines de policiers en civil ont tenté de nous empêcher de rentrer dans notre maison. Au refus d'obtempérer, ils nous ont sauvagement frappé.
Certaines personnes, qui accompagnaient mon mari, ont été plus ou moins gravement blessées du fait de ces violences. Slah HENID et Tarak MAHDHAOUI ont été blessés et on a dû leur faire, avec les moyens du bord, quelques points de suture. Fethi ZOGHLAMI a plusieurs traumatismes notamment à l'épaule et à la jambe. Fethi DBEK souffre d'une fracture à l'épaule. Toutes ces personnes se trouvent, depuis hier soir, parmi les assiégés, en compagnie de Jalel. Parmi les autres militant-e-s assiégé-e-s, Zoubeir AMAMI
souffre de cardiopathie et a besoin de prendre des médicaments et Afifa Ben SOUISSI a laissé chez elle un bébé de 1 an et qui a besoin d'être allaité.
Par ailleurs, Abdel Moumen Ben ANES, ancien prisonnier d'opinion et militant démocratique, a été arrêté après avoir été violenté. Ezzeddinne BOUGHANI a été victime des mêmes violences policières.
D'importants renforts de policier, pour la plupart en civil, se sont attroupés après que nous eûmes regagné notre maison et ont commencé notre siège. Tard dans la soirée, il nous avait semblé, suite à un regain d'activité dans la rue, qu'ils étaient en train de préparer un assaut imminent contre nous. Nous craignons toujours un assaut qui, s'il devait avoir lieu, serait d'une extrême violence. Le pire est à craindre si rien n'est fait pour neutraliser ces centaines de policiers armés de barres de fer et de
matraques et qui nous ont agressé, hier soir, avec une extrême férocité.
Nous lançons un appel d'une extrême urgence à toutes, et à tous, les démocrates et défenseurs des droits humains en Tunisie, au Maghreb, dans le monde arabe et partout ailleurs dans le monde à faire tout ce qui est en leur pouvoir afin de faire cesser immédiatement ce lâche état de siège contre des citoyen-nes-s désarmés et qui plus est, se trouvent parmi eux des blessés, un malade ainsi q'un enfant de 5 ans.
Nous n'avons aucune confiance dans les barbouzes du régime ni dans ces "escadrons de la mort" et nous ne sortirons pas sans être accompagnés de nos amis. Nous exigeons que la police laisse passer tout ceux et toutes celles, d'entre eux, qui désirent venir nous rejoindre dans notre lieu de siège.

Voici la liste de personnes actuellement sous état de siège :

Youssef ZOGHLAMI, enfant de 5 ans
Afifa Ben SOUISSI, (mère d'un bébé de 1 an resté chez elle) cadre de banque et syndicaliste
Maître Anouar KOUSRI, vice-président de la LTDH
Slah HENID, (blessé) militant estudiantin
Fathi DBEK, (blessé) Secrétaire générale du syndicat de base de la santé
Fathi ZOGHLAMI, (blessé) syndicaliste
Tarak EL MAHDHAOUI, (blessé) membre du syndicat de base de l'enseignement secondaire
Jalel ZOGHLAMI, (blessé, en grève de la faim depuis le 3 février) directeur du mensuel Kaws El Karama
Slim BARGHOUTHI, président du comité des diplômés universitaires en chômage
Wasila AYACHI, Enseignante et déléguée syndical
Zoubeir AMAMI, syndicaliste
Néjib ZOGHLAMI, syndicaliste
Docteur Ahlem BELHADJ, membre du comité directeur de l'ATFD ainsi que de RAID et membre du CNLT
Saïda ZOGHLAMI, Secrétaire générale du syndicat de base de l'enseignement secondaire
Mondher DHIB, Etudiant en 3° cycle en France et militant estudiantin
Docteur Sami SOUIHLI, LTDH de Bizerte et membre du comité directeur du RAID, cadre syndical et membre du comité de rédaction du mensuel Kaws El Karama
Ridha HDHIRI, chômeur ancien syndicaliste
Kamel DRIDI, membre du syndicat de base de la finance et membre de RAID
Sourour KROUNA, militante estudiantine
Nizar AMAMI, secrétaire générale du syndicat de base des postes, membre du comité directeur de RAID et membre du comité de rédaction du mensuel Kaws El Karama
Lotfi ZOGHLAMI, syndicaliste
Docteur Hichem NIGHAOUI, membre de RAID

Docteur Ahlem BELHADJ

  
 mercredi 7 février 2001

bonjour à tous,

Merci à tous de nous tenir informés d'autant que le tél du domicile de Jallel Zoghlami a été coupé ce matin 8h. Par Ahlem Belhadj qui a réussi à sortir il y a deux heures, nous savons que:
1- le siège qui a commencé hier vers 19h45 est toujours actif. Le dispositif est toujours composé d'une centaine de policiers et de camions noirs des forces spéciales, terrorisant la population des alentours qui n'ose mêmeplus se mettre aux fenêtres.
Hier soir, à plusieurs reprises, les forces de police ont donné l'impression de se préparer à un assaut notamment vers minuit et deux heures du matin ( regroupement, cris de ralliement, insultes..)
Les responsables de flics ont également donné l'impression de divisions. Est ce des rivalités internes ou des ruses de guerre qui expliquent les ordres contradictoires qui ont pu être donnés: négociations puis resserrement des rangs, proposition de relâcher les blessés puis réception de forces neuves, possibilité pour Chawki Tebbib et Omeyya Seddik d'entrer dans l'immeuble
puis agression brutale contre Omeyya ce matin...?
Les blessés ont de toute façon refusé de se rendre à l'hopital et la vingtaine de militants enfermés chez Jallal Zoghlami est plus soudée que jamais.
Nous devons rompre leur isolement!!!
C'est ce que vous faites en Tunisie: soutien total à la délégation d'avocats et de médecins qui se rend en ce moment au domicile de Jallel Zoghlami soutien aux pétitions qui circulent parmi les syndicalistes, les étudiants et lycéens.
D'ici, en France, quelques nouvelles:
Le quai d'Orsay a été contacté ce matin par un euro-député. Un texte émanant de Bruxelles et signé pour le moment par une vingtaine de parlementaires européens dénonce vivement cette opération policière sans précédent.
Une délégation de parlementaires se rendra demain à Tunis ainsi que des représentants de "Reporters sans Frontières".
Les parlementaires ont également demandé à l'ambassadeur français à Tunis de se rendre devant le domicile de Jallel Zoghlami.
Une coordination se met en place pour organiser une action à Paris, samedi à 14h devant l'ambassade de Tunisie. Décidez-vous vite à prendre contact avec
le groupe que vous voulez ou RSF au : 01 44 83 84 84.
D'Algérie, partira également une délégation constituée de journalistes et dereprésentants de la LDH et de la LDDH.
Amitiés à toutes et à tous
Chafia
Source: عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته. à la  Liste de discussion et d'information sur les droits humains au Maghreb

 
SOLIDARITE AGISSANTE AVEC LE Dr. MONCEF MARZOUKI.
le Réseau Africain de Prévention et de Protection de l'Enfance décide de porter plainte auprés de la Commission Africaine pour les Droits des Hommes et des Peuples.
 
Comité de Défense du Dr. Moncef Marzouki
Email : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

Communiqué
(3 février 2001)

Alors que la mobilisation nationale et internationale pour défendre Dr Moncef Marzouki s’amplifie, le Réseau Africain de Prévention et de Protection de l’Enfance décide de porter plainte auprès de la Commission Africaine pour les Droits des Hommes et des Peuples.

Suite au mouvement de Solidarité, sans précédent, contre toutes les persécutions du Dr Moncef Marzouki, ancien professeur à la Faculté de Médecine de Sousse et porte-parole du Conseil National pour les Libertés en Tunisie (signature par plus de 600 personnes d’une Pétition qui appelle à une fin de toutes persécutions et la réintégration du Professeur Marzouki de son emploi à la Faculté de Médecine de Sousse, soutien exprimé par les ONG et mouvements politiques (Femmes Démocrates, Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme, Association des Jeunes Avocats, RSP…), octroi d’un « Passeport pour la Liberté » par le Parlement Européen au Pr Moncef Marzouki, création d’un Comité International de Soutien au Dr Moncef Marzouki, plusieurs articles
dans la Presse Internationale, notamment le journal français « Le Monde », le Réseau Africain de Prévention de l’Enfance vient de déposer une plainte auprès du Secrétariat de la Commission Africaine pour les Droits des Hommes et des Peuples dans la mesure où l’Etat Tunisien est signataire de la Charte Africaine.


Notre Comité salue cette initiative Africaine et appelle les organisations nationales et internationales afin de définir des programmes d’activités pour défendre Dr Moncef Marzouki afin que cessent toutes les persécutions qui font suite à sa condamnation au mois de décembre dernier à 12 mois de prison ferme (le Parquet a interjecté Appel et on attend toujours le verdict), que le Dr Moncef Marzouki réintègre son poste de professeur à la Faculté de Médecine de Sousse (un appel dans ce sens a été envoyé de nouveau au Ministre de la Santé Publique par notre Comité) et que Dr Marzouki recouvre son droit au voyage à l’étranger et à la liberté d’expression.

Pour le Comité
Le Coordinateur
Mohamed Bechri


 
ADEL ARFAOUI INFORME DE TUNIS SUR LES DERNIERS DEVELOPPEMENTS CONCERNANT LA LTDH.

le 6 février 2001 : la cour d'appel de tunis a repoussé l'affaire de la L T D H portant sur la nomination d'un administrateur judiciaire au 13 février 2001.
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le bureau du président de la ligue tunisienne des droits de l'homme maître Mokhtar Trifi (7 rue d'angleterre-Tunis) a été cerné par des agents de polices en civil le mardi 6 fevrier 2001.
Des membres du comité directeur de  la L T D H et Mr. salah hamzaoui (président du comité de soutien à Hamma hammami)  se sont vu interdire l'accès au bureau .
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calendrier des procès/février 2001

- 6 février 2001 : la cour d'appel de tunis a  repoussé l'affaire de la L T D H portant sur la nomination d'un administrateur judiciaire au 13 février 2001

- 7 février 2001 procès des étudiants ( uget ) devant le tribunal de kairouan.

- 12 février procès de la L T D H ( fond ).
- 13 février 2001 procès de la L T D H ( en appel )
- 21 février 2001 : procès de Mehdi Zougah (tribunal de Tunis).
- 21 février 2001 : procés de HAROUN M'BAREK.
TEXTE DU COMMUNIQUE DE PRESSE DU 2 FEVRIER 2001 PUBLIE PAR LA LIGUE TUNISIENNE DES DROITS DE L'HOMME.
L.T.D.H
LIGUE TUNISIENNE POUR LA DEFENSE DES DROITS DE L'HOMME
COMMUNIQUE DE PRESSE
(traduit de l'arabe)
Tunis le : 02 février 2001
L'audience sur le fond du procès de la LTDH  du 29 janvier 2001 a enregistré de graves dépassements. Le Tribunal de Première Instance de Tunis a rejeté le mandat des avocats de  l'Organisation Arabe des Droits de l'Homme et celui de l' Union Arabe des Avocats. Ce dernier bien que de nationalité algérienne, donc relevant de la convention juridique tuniso-algérienne  qui lui permet d'exercer devant les tribunaux tunisiens, n'a pas plaider. Le Président ayant fixé les limites dans lesquelles doivent se dérouler
  les plaidoiries des avocats, ces derniers se sont retirés en signe de protestation contre l'absence de conditions pour le déroulement d'un procès equitable.
Le Tribunal a ainsi  reporté l'affaire au 12 février 2001 afin de prononcer son jugement définitif la Ligue Tunisienne pour la défense des Droits de l'Homme par ailleurs avait fait appel à la suite du  jugement du 30 novembre 2000 concernant la désignation d'un administrateur judiciaire ainsi que la suspension de ses activités. L'audience
concernant cette affaire a été fixé au 6 février 2001 auprès de la Cour d'appel de Tunis.
Par ailleurs, le premier Vice-Président de la Ligue Tunisienne pour la défense des Droits de l'Homme Monsieur Slaheddine Jourchi a comparu devant le Juge d'Instruction le 18 janvier 2001 en présence de ses avocats pour répondre à l'accusation de non respect d'une décision judiciaire, inculpation retenue par le Juge d'Instruction sans avis du parquet, ce qui  constitue une violation des procédures juridiques,  aux droits de l'inculpé.
Cette violation a provoqué la protestation des avocats qui se sont retirés et ont adressé un communiqué à l'opinion publique. D'autre part, Maître Eric Plouvier mandaté par la F.I.D.H en tant qu' observateur au procès de la LTDH a été refoulé d'une façon humiliante.
La LTDH s'élève vivement contre de tels procédés qui vont à l'encontre de toute hospitalité et exprime sa solidarité à Me Plouvier. Elle considère cet incident comme l'expression du non respect des engagements nationaux et internationaux de la Tunisie en matière des défense des Droits de l'Homme .


Pour le Comité Directeur
Le Président
            Mokhtar Trifi



La Commission nationale consultative des droits de l´homme (organe consultatif) urge le  Gouvernement francais de rappeler  la Tunisie ses engagements internationaux en matière des droits de l'homme.
 
 
AVIS PORTANT SUR LA DéGRADATION DE LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME EN TUNISIE

(adopté le 25 janvier 2001)

( Déplorant la dégradation de l’état des libertés publiques et des droits de l’homme en Tunisie attestée par de nombreux témoignages et rapports concordants, et la contradiction entre le discours du gouvernement tunisien et ses pratiques ;

( Rappelant son avis du 14 novembre 1996 sur la situation des droits de l’homme en Tunisie, ainsi que l’échange de correspondance entre le président de la CNCDH (19 octobre 1999) et le Premier ministre (30 décembre 1999) ;

( Se référant
- aux instruments internationaux de protection des droits de l’homme que la Tunisie a ratifiés ;
- aux recommandations du Comité contre la torture des Nations Unies (9 novembre 98)
- aux conclusions du rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies sur « la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression » (1999)
- à la déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l’homme (9 décembre 98)
- à la démarche entreprise auprès du Gouvernement tunisien en faveur de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) par la représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour les défenseurs des droits de l’homme (29 novembre 2000)

( Soulignant que l’accord d’association en vigueur depuis 1998 entre l’Union européenne et la Tunisie fait « des droits de l’homme et des principes démocratiques un élément essentiel » de ce partenariat (art. 2) ;

( Ayant pris connaissance des résolutions adoptées par le Parlement européen (15 juin et 14 décembre 2000) ;

( Préoccupée par les procédures judiciaires récemment engagées contre la L.T.D.H et par les procès politiques dont ont été victimes, notamment Me Najib El-Hosni et le Dr Moncef Marzouki, porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT) ;



La Commission nationale consultative des droits de l’homme demande, de manière urgente, au Gouvernement français :

1 – De tout mettre en œuvre pour obtenir des autorités tunisiennes que leurs engagements, en matière de protection et de promotion des droits de l’homme ne soient plus systématiquement violés ;

2 - D’appeler les autorités tunisiennes à libérer tous les prisonniers d’opinion, à mettre fin à des pratiques de torture et à des traitements inhumains et dégradants, à respecter la liberté d’expression et d’association, à permettre aux défenseurs des droits de l’homme et des libertés – notamment aux représentants de la LTDH et du CNLT – d’exercer sans entraves leurs activités ;ainsi qu’à permettre la visite dans les prisons tunisiennes d’Observateurs internationaux et d’Organisations Non Gouvernementales afin d’évaluer l’état de santé des prisonniers, les conditions sanitaires et l’accès aux soins ;

3 – D’inciter les autorités tunisiennes à briser le cycle de l’impunité qui favorise l’extension des violations des droits de l’homme ;

4 – De veiller à ce que les rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur la torture, sur l’indépendance du pouvoir judiciaire, ainsi que le groupe de travail sur la détention arbitraire, puissent se rendre en Tunisie dans les plus brefs délais, et cela dans la perspective d’une inscription à l’ordre du jour de la situation des droits de l’homme en Tunisie lors de la prochaine session de la Commission des droits de l’homme de l’ONU ;

5 – De mobiliser nos partenaires de l’Union européenne afin que celle-ci veille au respect des droits de l’homme en Tunisie, dans le cadre de l’accord d’association (art. 2) de ce pays avec l’Union européenne, notamment à l’occasion de la prochaine réunion du Conseil d’association ;et de sensibiliser la Commission européenne à ses responsabilités en ce domaine, dans le contexte du partenariat euro-méditerranéen ;

6 – De rappeler aux autorités tunisiennes la nécessité de mettre les statuts du Comité supérieur des droits de l’homme et des libertés fondamentales en conformité avec les principes directeurs des Nations Unies relatifs aux Institutions nationales de promotion et de protection des droits de l’homme, afin de permettre à ce Comité de jouer effectivement son rôle ;

7 – De faire prendre en compte la question des droits de l’homme et la liberté d’action de la société civile indépendante de Tunisie dans les relations entre les collectivités locales tunisiennes et françaises, dans le cadre de la politique de coopération décentralisée qui est prévue au titre du partenariat euro-méditerranéen.

_____________________________________________________
Comité pour le respect  des libertés et des droits de l'homme en Tunisie
CRLDHTunisie
AU JAPON, COMME EN FRANCE ET EN EUROPE ON CONTINUE A FAIRE SEMBLANT DE NE RIEN VOIR ET DE NE RIEN ENTENDRE. ON FOURNIT LES CAISSES MAIS JUSQU'A QUAND???


LE JAPON ACCORDE UN PRET A LA TUNISIE POUR UN PROJET FERROVIAIRE

SOURCE:http://www.lemoniteurbtp.com/actu/depeche.html?ID=5000841

Un prêt de 114,8 millions de dollars a été accordé par le Japon à la Tunisie afin de l'aider à améliorer les infrastructures de transports publics à Tunis. Ce prêt est destiné à électrifier une ligne de chemin de fer de 23 kilomètres entre Tunis et la ville de Borj Cedria, en banlieue.

(saisie le 07/02/2001)



 
 LA TUNISIE LANCE UN APPEL D'OFFRES POUR IMPORTER 50 MILLE TONNES DE BLE TENDRE.

TUNISIA TENDERS FOR AT LEAST 50,000 T WHEAT-OFFICIAL.

TUNIS, Feb 7 (Reuters) - Tunisian state-run Office des Cereales tendered on Wednesday for at least 50,000 tonnes of optional soft wheat, the office said in a statement."The office launched a tender for the purchase of two or more cargoes of 25,000 tonnes of soft wheat each," it said, adding that it set Thursday as a deadline for the tender.It added that loadings would be for between March 15 and June 20 if the origin was Turkish, between March 1 and June 5 if the origin was U.S or Argentine and between March 10 and June 15 if the origin was European.

(C) Reuters Limited 2001.    Liste publiée grâce à l'aide excquise de l'association :

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Tel/ Fax:(46) 8- 4648308 e-mail:عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

 
 


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