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TUNISNEWS
7 ème année, N° 2268 du 07.08.2006
 archives : www.tunisnews.net

ACAT: Expulsion d’Adel Tebourski - La mobilisation se poursuit grâce à nos partenaires tunisiens
AFP: France: Adel Tebourski expulsé vers la Tunisie malgré les protestations de ses défenseurs
Adel Tebourski: Enfin, j’ai la parole
AFP: Affaire Sofremi: 8 proches de Pasqua et son fils renvoyés en correctionnelle
Fortress Europe : 5.001 immigrés morts aux frontières de l´Europe depuis 1988
Le Jeune Independant: Un accord préliminaire pour l’exécution du projet a été récemment signé 
Israël Shamir: Le joug de Sion
 
 Cliquez ici pour accéder au reportage exceptionnel de l'AISPP sur la catastrophe humanitaire
des prisonniers politiques Tunisiens
 
 
Précision
 
Le 4 aout, vous avons  publié un article signé, le site du CPR par Salime Ben Hamidane et Imed Daimi, cet article a paru dans "L'Audace" dès le 31 juillet numéros 137- 138.
Nos excuses à "L'Audace" et à nos lecteurs.
 
L´equipe de TUNISNEWS le 7 aout 2006

Expulsion d’Adel TEBOURSKI : La mobilisation se poursuit grâce à nos partenaires tunisiens
 

 Adel TEBOURSKI est en Tunisie. Par un dernier artifice malveillant, le ministère de l’intérieur français, qui avait annoncé un départ par bateau, l’a finalement expulsé, à 13h30, par un vol Air France.
 
À son arrivée, outre son père, la Police de l’Air et des Frontières tunisiennes l’attendait. Des questions de routine lui ont été posées. Jusque là, rien d’anormal.
En revanche, certaines de ses affaires ont été saisies : à quelles fins ? Le plus inquiétant réside dans le fait qu’il soit censé revenir les chercher plus tard.
Est-ce un premier rendez-vous pris par les services tunisiens ?
 
Nous connaissons les méthodes tunisiennes, et nous sommes portés à craindre une suite nettement moins « douce ». Adel TEBOURSKI a d’ailleurs déclaré « craindre le pire ». Il estime que cet intermède de l’aéroport n’a été là que pour « faire diversion ». Nous partageons son sentiment.
 
Mobilisation de nos partenaires tunisiens
3 associations se sont mobilisées : l’association tunisienne contre la torture, l’AISPP (association internationale de soutien aux prisonniers politiques) ainsi que la LDH tunisienne.
 
Dès le 22 juillet 2006, deux avocats avaient été contactés par la famille d’Adel TEBOURSKI. Me Radia Nasraoui, présidente de l’Association tunisienne contre la torture et Me Ayadi.
 
Me Nasraoui a, dès aujourd’hui, envoyé un télégramme au ministère de l’intérieur tunisien pour faire part de ses craintes et demander le respect de l’intégrité physique d’Adel TEBOURSKI. M. Trifi, président de la LDH tunisienne, s’est associé à cette demande.
 
Consternation et vigilance de nos associations. Indignité de nos institutions…
Que le ministère de l’intérieur français ne crie pas victoire ! Il a fait valoir une nouvelle fois sa « grande » conscience du droit, son irrespect total des instances onusiennes. Est-ce donc là un motif de réussite ? Y a-t-il lieu de se féliciter ?
 
La mobilisation de nos associations a permis qu’il reste libre de retour sur le sol tunisien. Nous en sommes heureux car nous avons pu le protéger face aux autorités tunisiennes, pour un temps au moins.
 
Mais nous savons que le plus dur reste à venir…
Nous resterons solidaires de nos partenaires tunisiens, nous resterons vigilants pour que dure cette protection. Et lorsque la mobilisation médiatique cessera, ce jour-là, nous serons toujours là pour protéger Adel TEBOURSKI des services  tunisiens.
 
CONTACTS
Sophie CROZET – Tél. : 01 40 40 02 10 / 06 84 81 53 64 – عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.
 
ACAT – Action des chrétiens pour l'abolition de la torture
7 rue Georges Lardennois, 75019 Paris

www.acat.asso.fr


France: Adel Tebourski expulsé vers la Tunisie malgré les protestations de ses défenseurs
 

PARIS (AFP) - 07/08/2006 16h36 - Adel Tebourski a été expulsé lundi vers la Tunisie, malgré les protestations d'associations de défense des droits de l'Homme, qui craignent que cet ancien condamné pour des faits de terrorisme ne soit torturé dans son pays.
Placé en rétention administrative au Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), Adel Tebourski, 42 ans, a été embarqué à l'aéroport parisien de Roissy-CDG à bord d'un avion d'Air France à 13H30.
Il est arrivé à Tunis en milieu d'après-midi où il a été recueilli par son père, ont précisé la Cimade (Service oecuménique d'entraide) et l'Association des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat).
Condamné en mai 2005 par le tribunal correctionnel de Paris à six ans d'emprisonnement pour avoir aidé les assassins du commandant afghan Ahmed Shah Massoud, en septembre 2001, Adel Tebourski avait été arrêté en France en novembre 2001.
Bénéficiant des remises de peine prévues par la loi, il a été libéré à Nantes le 21 juillet. Dès sa sortie de prison, Adel Tebourski a été déchu de sa nationalité française, obtenue en 2000, et visé par un arrêté d'expulsion du ministère de l'Intérieur.
Le ministère a justifié lundi l'expulsion d'Adel Tebourski qui faisait "peser une menace grave sur la sûreté de l'Etat et la sécurité nationale".
Trois recours contre cette expulsion ont été rejetés par le tribunal administratif de Paris. Les défenseurs d'Adel Tebourski craignaient notamment qu'il ne subissent des tortures s'il était renvoyé dans son pays.
"Adel Tebourski a l'étiquette de terroriste. Comment peut-on imaginer qu'il ne soit pas soumis à la question ?", avait déclaré vendredi son avocat, Franck Boëzec, lors d'une ultime audience devant le tribunal administratif.
La Cimade, l'Acat, mais aussi le Comité contre la torture de l'ONU ou encore Amnesty international ont jusqu'au bout demandé à la France de surseoir à l'expulsion, faisant valoir notamment qu'Adel Tebourski était le père d'un garçon de dix ans vivant en France.
Me Franck Boëzec a saisi également la Commission de recours des réfugiés après le rejet d'une demande d'asile d'Adel Tebourski. Cet avocat nantais, spécialiste du droit des étrangers, a jugé lundi "d'une extrême gravité qu'on l'expulse sans que la commission ait pu donner son avis".
L'Acat a demandé au ministère de l'Intérieur "de faire respecter le droit". Fleur Polono, de la Cimade, a assuré que les associations comptaient "bien répertorier toutes les irrégularités qu'il y a eu depuis le début" dans ce dossier.
Même si Adel Tebourski n'a pas été interpellé à son arrivée à Tunis, ses défenseurs craignent qu'il soit convoqué "n'importe quand" par les autorités tunisiennes.
"Nous connaissons les méthodes tunisiennes, et nous sommes portés à craindre une suite nettement moins +douce+", ont insisté la Cimade et l'Acat, précisant qu'elles ont aussi pris contact localement avec des avocats et des associations de sauvegarde des droits de l'Homme pour assurer la défense de M. Tebourski.
Pour le ministère de l'Intérieur, "M. Tebourski a pu exercer les voies de recours qui lui étaient ouvertes", précisant que la saisine de la Commission de recours des réfugiés n'avait "pas de caractère suspensif".

 

Enfin, j’ai la parole

 

J’attendais avec impatience ma libération ; je caressais beaucoup de projets avec mon fils Selim et restait aussi un projet d’écriture que je n’ai pas tout à fait achevé. L’instruction, les années de prison, j’ai tout noté, répertorié, rédigé, et au fil du temps, ce témoignage a pris la forme d’un livre. Et puisqu’il y avait tant de choses à dire qu’il m’était impossible de les faire tenir dans un livre, j’ai pensé combiner l’ouvrage avec une émission d’investigation, et l’idée m’est venue de contacter « 90 minutes » de Canal Plus dès ma sortie de prison. Mais, voilà, les choses ont tourné autrement.

Le 16 juin 2006, j’ai été appelé par le vaguemestre du centre de détention de Nantes pour signer une lettre recommandée. Ma surprise a été énorme lorsque j’ai vu que l’on projetait de me déchoir de ma nationalité française. Je n’avais juste qu’à émettre des observations. J’ai mis quelque temps à réaliser ce qui m’attendait. Cependant, je me suis organisé pour faire mes remarques, remuant toujours l’espoir de ne pas être déchu de ma nationalité française.

J’ai écrit à Jean-Louis Borloo : « Monsieur le Ministre,

J’ai reçu le 16 juin 2006 votre lettre datée du 15 juin, par laquelle vous m’informez vouloir me priver de la nationalité française et me demandez mes observations sur votre projet.
Elles sont les suivantes :

C’est après quelques mois d’enquêtes administratives diverses et minutieuses que j’ai acquis ma nationalité française en l’an 2000. Aussi, recevant votre lettre, vous comprendrez ma surprise à l’égard de votre projet.

Vous vous appuyez sur la qualification de mon délit pour me déchoir de la nationalité française.
Bien que j’ai toujours contesté avec ferveur la qualification de « terrorisme », j’ai reconnu, sans aucun problème, les délits que j’ai commis.

Ce qui m’est arrivé est un accident de la vie qui pourrait arriver à n’importe qui. Je n’ai fait qu’aider mon meilleur ami à quitter le territoire belge. Certes, avec des moyens illégaux, mais sans aucune arrière-pensée de faire mal. Ces faits ont été jugés dans un contexte post-11 septembre, dans une actualité explosive qui, sous pression médiatique, a manqué beaucoup de sérénité.
Je n’ai certainement pas l’intention de refaire mon procès, ceci a été fait. Et j’estime que dans chaque société il y a des règles et des lois à respecter. Et celui qui ne le fait pas, doit être puni. Au nom du peuple français, dont je fais partie, j’ai été jugé. Et malgré la lourdeur de la peine, je l’ai acceptée. Alors pourquoi veut-on m’infliger une deuxième peine ?

Je n’ai pas l’intention de ramener mes observations aux aspects juridiques de votre projet, aussi suffit-il de vous jurer que je ne suis pas un terroriste ! Je crains, hélas que ce soit insuffisant.
Finalement, je n’ai pas trouvé mieux que de fouiller dans ma mémoire et dans les archives que j’ai accumulées ces dernières années dans ma cellule, pour vous le prouver.

Monsieur le Ministre, avant de recevoir ma carte d’identité française, j’avais reçu ma carte d’électeur. Mon premier geste citoyen fut lors des élections municipales du 11 mars, neuf mois avant mon arrestation. J’ai voté. Ce geste peut paraître anodin aux yeux de certains. Pour moi, il ne l’est pas, et ceci à double titre. D’abord, parce que c’était la première fois de ma vie que je participai à une élection. Puis, parce que je crois d’une façon indéfectible à la démocratie. Alors qu’un terroriste ne croyant pas à cette dernière, n’aurait jamais voté. Même étant prisonnier à la Maison d’Arrêt de la Santé, j’ai tenu à accomplir mon geste citoyen et cela par procuration lors des présidentielles de 2002. Je vous prie de trouver ci-joint une copie de ma carte d’électeur et une attestation de mon ex-épouse.
Dans le cadre d’une série de conférences-débats, organisée par la section des étudiants empêchés Paris VII, j’ai connu la journaliste du quotidien « Libération » Florence AUBENAS. Elle est venue présenter son livre.

Je me suis senti personnellement concerné dès que j’ai appris son enlèvement début janvier 2005 en Irak. Aussi, j’ai voulu joindre ma voix à toutes celles qui réclamaient sa libération ; Ainsi j’ai eu l’idée de profiter de ma situation de musulman, accusé de terrorisme, dans une affaire très médiatique dans le pays d’origine de Florence AUBENAS, afin de lancer un appel à ses ravisseurs pour la libérer. Et j’ai proposé mon idée au responsable des conférences, qui m’a soutenu dans ma démarche. Le lendemain, ce dernier a contacté Reporters Sans Frontières. RSF, à qui j’ai proposé de rédiger un texte pour le lire lors de ma comparution en séance préliminaire le 18 janvier 2005, a apprécié mon initiative. Quelques jours avant cette date, le responsable m’a annoncé l’annulation de l’appel car on ignorait toujours si le rapt était crapuleux ou politique. Cependant, j’ai écrit à Monsieur Serge July, Directeur du quotidien « Libération », pour l’informer de mon initiative et pour lui dire que je restais à sa disposition si d’aventure, et à mon modeste niveau, je pouvais faire quelque chose.


Pensez-vous Monsieur Le Ministre qu’un terroriste aurait fait cette démarche ?

 

Après les attentats de Londres en juillet 2005, j’avais envie d’exprimer mon dégoût et mon indignation face à cette barbarie. Et suite à des discussions virulentes que j’ai eues avec certains de mes codétenus qui essayaient, par le biais d’arguments captieux, de justifier ces attentats, j’ai décidé de témoigner publiquement ma solidarité avec les victimes et leurs familles et ma répugnance vis-à-vis de ces actes et de ceux qui les perpètrent.
J’ai écrit à Monsieur Jean-Marie Colombani, Directeur du quotidien « Le Monde », une lettre datée du 11 juillet 2005 (environ deux mois après mon procès) et je l’ai sollicité de publier le texte dont la copie est jointe. J’ignore si ma lettre a été publiée ou non. Ceci dit, encore une fois, je ne pense pas qu’une initiative pareille pourrait être l’œuvre d’un terroriste avec le risque qu’elle aurait pu impliquer pour lui au sein de la prison.

Tout au long de ces dernières années d’incarcération, j’ai rencontré beaucoup de détenus. Mais ceux qui ont attiré le plus mon attention sont certains jeunes dits des banlieues. Ces jeunes me prenaient malheureusement pour un héros. J’avoue qu’au début, ce statut de héros, avec l’effet de la médiatisation, m’avait plu. Mais rapidement, j’ai compris que c’était le piège dans lequel je ne devais pas tomber.

Après de longues discussions, j’ai eu le mérite de changer l’avis de quelques uns de ces jeunes. Il est peut-être difficile de vérifier ce dernier argument ; cependant, je dois certainement avoir un dossier carcéral qui peut témoigner que j’ai jamais été un prosélyte et j’étais toujours à l’écart des groupements de détenus qui s’affichaient en tant qu’islamistes.

Monsieur le Ministre, je sollicite votre haute bienveillance de ne pas me déchoir de ma Nationalité Française car je ne suis pas un terroriste. D’autre part, l’expérience que j’ai vécue ces cinq dernières années m’a donné l’envie indicible de participer aux débats sur le terrorisme et par voie de conséquence, à la lutte contre celui-ci.


Avec l’espoir que vous me donniez une seconde chance, dont je vous serais infiniment reconnaissant, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’_expression de mes salutations les plus respectueuses et de ma haute considération
. »


 J’ai tout envoyé le 10 juillet. Je n’ai jamais pensé que les choses allaient se passer à une telle vitesse. J’ai quand même prévenu Fleur Pollono de la Cimade de Nantes. J’ai eu la visite de Fleur, de Mickael et Fabienne à trois ou quatre reprises, la dernière fois le vendredi 21 à 14 h 15. Après leur départ, je suis retourné dans ma cellule. A quinze heures, j’ai été appelé par le directeur du centre de rétention de Nantes. Il était accompagné par un homme et une femme qui sont venus me notifier la déchéance de la nationalité française. A ce moment-là, j’ai réalisé l’enjeu. J’ai pris contact avec maître Boëzec qui a lancé la procédure d’asile. J’ai compris que le lendemain, je n’aurai plus de statut et que ce qui m’attendait était très grave. J’ai passé la nuit dans le quartier « arrivants » et j’ai très mal dormi. Le lendemain, un gradé ouvre la porte : « Monsieur Tébourski, vous allez partir ». Je lui ai dit que le départ était à neuf heures et qu’il était sept heures et demie. Il m’a dit : je suis désolé de vous annoncer que vous allez être escorté ». Je suis descendu et j’ai vu le directeur de la prison avec plusieurs gendarmes et un homme en civil qui représentait la Préfecture. Passées les formalités administratives, le monsieur de la Préfecture m’annonçait qu’il y avait un arrêté ministériel d’expulsion pris à mon encontre. Il m’a demandé si j’avais des remarques à faire, dans les quatre heures. Et on a quitté le centre de détention de Nantes. J’ignorais la destination. Le voyage s’est passé dans des conditions exécrables, très dures. (à suivre)

 

Adel Tebourski,

Onzième jour de grève de la faim


(Source: Alerte elctronique de Mme Luiza Toscane le 7 aout 2006)

Affaire Sofremi: 8 proches de Pasqua et son fils renvoyés en correctionnelle
lundi 7 aout 2006, 14h43
Par Benjamin SPORTOUCH et Emmanuel PARISSE

PARIS (AFP) - Huit proches de Charles Pasqua et son fils ont été renvoyés en correctionnelle par le juge Courroye dans une affaire de détournements de fonds entre 1993 et 1995 au préjudice de la Sofremi, une société qui dépendait du ministère de l'Intérieur.

Toutes ces personnes sont poursuivies pour des détournements d'argent lors de la vente d'équipements de police à l'étranger par la Société française d'exportation de matériels, systèmes et services du ministère de l'Intérieur (Sofremi), du temps où M. Pasqua était place Beauvau.

Charles Pasqua n'est pas concerné par l'ordonnance du juge signée vendredi, car Philippe Courroye s'est dessaisi au profit de la Cour de justice de la République (CJR), seule juridiction habilitée à enquêter et à juger des délits commis par un ministre dans l'exercice de ses fonctions.

L'ancien ministre d'Etat est mis en examen par les magistrats de la CJR dans cette affaire depuis octobre 2004.

Son fils unique Pierre-Philippe Pasqua, son ex-conseiller diplomatique Bernard Guillet et Jean-Charles Marchiani, ancien préfet du Var et ex-député européen, seront jugés à Paris pour "recel d'abus de biens sociaux".

Les hommes d'affaires, le Français Pierre Falcone et les Libanais Iskandar et Akram Safa ainsi que l'ancien directeur financier de la Sofremi, Nicolas Maroslavac, sont poursuivis pour les mêmes faits.

Enfin, Bernard Dubois, nommé par Charles Pasqua en 1993 à la tête de la Sofremi et qui y restera jusqu'en 1997 et son adjoint Bernard Poussier sont eux renvoyés pour "abus de biens sociaux" au détriment de cette société.

Jean-Jacques Guillet, un député UMP des Hauts-de-Seine, son épouse Françoise et Pierre-Henri Paillet, ancien patron de la Délégation à l'aménagement du territoire et à l'action régionale (Datar) qui a fait un court passage dans le cabinet de Charles Pasqua, ont bénéficié d'un non-lieu.

Parmi les sommes détournées, 15 millions de francs auraient été destinés à Pierre Falcone, qui agissait comme consultant pour des marchés en Amérique du Sud.

Sur ce montant, près de 9,8 millions de francs ont été reversés sous forme de rétrocommissions à Pierre-Philippe Pasqua, selon une source proche du dossier.

M. Falcone, qui jouit d'une immunité diplomatique liée à son statut de représentant permanent de l'Angola à l'Unesco et le fils Pasqua en fuite en Tunisie sont visés par des mandats d'arrêt internationaux, tout comme les frères Safa.

Pour sa part, Etienne Léandri, un homme d'affaires également proche de Charles Pasqua, aujourd'hui décédé, aurait obtenu environ 21 millions de francs en rétribution de marchés à l'étranger. Plus de 1,1 million de francs auraient été versés à M. Marchiani sur des comptes suisses.

M. Courroye avait clôturé en mars 2005 cette enquête ouverte en février 2001 en marge de l'affaire des ventes d'armes vers l'Angola dans laquelle apparaît le nom de Pierre Falcone et qui est instruite par le même magistrat.

La Sofremi avait été créée en 1986 par l'ancien ministre de l'Intérieur Pierre Joxe. Liquidée en février 2001, elle est devenue "Civi.pol Conseil", une société anonyme dont l'Etat est le principal actionnaire.
5.001 immigrés morts aux frontières de l´Europe depuis 1988
 

Selon la revue de presse publiée par Fortress Europe au moin 5.001 immigrés sont morts aux frontières de l'Europe depuis 1988, dont 1.593 sont disparus en mer.

En mer Méditerranée:
1.769 personnes sont mortes dans le canal de Sicile, entre la Libye, la Tunisie, Malte et l'Italie, dont 976 disparus
472 personnes sont mortes en mer Adriatique, entre l'Albanie, le Montenegro et l'Italie, dont 136 disparus
396 personnes sont mortes en mer Egée, entre la Turquie et la Grèce, dont 164 disparus
1.067 personnes sont mortes au large des iles Canaries et du détroit de Gibraltar entre le Maroc et l'Espagne, dont 234 disparus

Cachés dans les camions comme dans les containers chargé sur les navires de cargaison
361 personnes ont été trouvées mortes en Albanie, France, Allemagne, Grèce, Turquie, Royaume Uni, Irlande, Italie, Hollande, Espagne et Hongrie

En Libye
Au moins 560 personnes ont étés tués dans un assaut contre les migrants à Zawiyah, au nord-ouest de la Libye, en septembre 2000

Dans le desert
133 personnes sont mortes déshydratées essayant de traverser le Sahara vers la mer Méditerranée, du Soudan à la Libia comme de l'Afrique occidentale en direction de l'Algérie à travers le Mali et le Niger

Dans les champs de mines
88 personnes sont mortes en traversant les champs de mines de la frontière gréco-turque

Et en outre:
51 personnes se sont noyées dans les fleuves délimitants la frontière entre la Croatia et la Bosnie; la Turquie et la Grèce; la Slovaquie et l'Autriche; la Slovénie et l'Italie
34 personnes sont mortes d'hypothermie en tentant de franchir la frontière dans les montagnes de Turquie, Grèce, Italie et Slovaquie
20 personnes sont mortes cachés sous les trains dans le tunnel sous la Manche en direction de l'Angleterre
19 personnes sont mortes sous le feu de la police espagnole et marocaine le long de la frontière des deux enclaves espagnoles au Maroc, Ceuta et Melilla
11 personnes sont mortes brûlées vives après qu'un centre de déportation en Hollande ait pris feu
5 personnes ont été retrouvées mortes dans le train d'atterrissage d'avions de ligne
10 personnes ont été tuées sous le feu des soldats turcs et yougoslaves

FORTRESS EUROPE (http://fortresseurope.blogspot.com)

Un accord préliminaire pour l’exécution du projet a été récemment signé
La connexion électrique entre les pays de l’Afrique du Nord mise sur rails

par S.B

La Libye, l’Egypte, la Tunisie, l’Algérie et le Maroc ont signé, récemment à Tripoli, le document d’engagement préliminaire de l’accord général pour l’exécution du projet de connexion électrique, matérialisant leur volonté de réaliser ce projet sous-régional.
La signature de cet engagement en faveur de cette ligne électrique d’une puissance de 400 à 500 kilovolts est intervenue en marge de la réunion de la commission d’orientation de ce projet qui regroupe le secrétaire du comité populaire de la Société générale libyenne d’électricité, Omran Boukraa, et les directeurs généraux des sociétés d’électricité d’Egypte, de Tunisie, d’Algérie et du Maroc.
Selon une source de la Société générale libyenne d’électricité, cette rencontre a discuté des mécanismes à mettre en place pour assurer le plus rapidement possible le lancement de ce projet vital pour les pays concernés. La coopération énergétique entre les pays d’Afrique du Nord remonte aux années 1950, lorsque l’Algérie et la Tunisie ont relié leurs réseaux électriques pour pouvoir échanger de l’énergie en cas de besoin.
Une coopération similaire s’est développée régulièrement au fil des ans dans tout le nord de l’Afrique. En 1975, l’Algérie, la Tunisie et le Maroc ont créé le comité Electricité du Maghreb que la Libye et la Mauritanie ont rejoint en 1989.
Actuellement, plusieurs connexions électriques existent entre les pays de l’Afrique du Nord. Ainsi, une connexion entre la Libye et l’Egypte de 220 kV est entrée en service en 1998, alors que la connexion entre la Libye et la Tunisie de 220 kV a démarré en 2001.
Par ailleurs, le lien de 220 kV entre la Tunisie, l’Algérie et le Maroc fonctionne en synchronisation avec le système européen UCTE depuis 1997 grâce à un câble sous-marin de 400 kV entre l’Espagne et la Maroc. Enfin, la connexion de 220 kV existante entre l’Egypte et le Maroc devrait passer à 400 kV ou 500 kV pour accroître les capacités de transfert en 2007.
Au total, 3 connexions électriques sont établies entre le Maroc et l’Algérie, 5 entre l’Algérie et la Tunisie et 2 entre la Libye et la Tunisie, mais le réseau maghrébin d’électricité reliant l’Egypte, la Libye, la Tunisie, l’Algérie et le Maroc ne sera pas opérationnel avant 2015.
 

Le joug de Sion

par Israël Shamir

on Shamireaders, samedi 5 août 2006

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Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.

Une petite troupe de combattants déterminés prend le dessus et repousse l’armée la plus puissante dans sa région : c’est classique, dans l’Histoire. Ecartez-vous et dégagez, les Thermopyles : Bint Jbeil fait son entrée ! L’Evêque d’Antioche Philippe a comparé le nivellement de cette petite ville libanaise à la destruction de Stalingrad. Mais ces deux villes ont aussi en commun le courage de leurs défenseurs respectifs. Cela n’est pas si fréquent : ce n’est pas toutes les générations qui méritent d’assister à un exemple aussi éclatant de courage : trois longues semaines durant, une poignée de combattants du Hizbullah – deux mille hommes, selon les estimations les plus optimistes – ont repoussé les assauts de troupes israéliennes paralysées dix fois, vingt fois plus nombreuses. Voici quarante ans de cela, les Israéliens vainquirent trois armées en une semaine. Mais aujourd’hui, le talisman des envahisseurs s’est éventé – plus probablement, il est passé chez le vaincu. Dans le narratif quelque peu efféminé de la victime, qui prévaut de nos jours, la souffrance attire plus l’attention que la bravoure masculine. Ainsi, le massacre de Qana a éclipsé un événement plus important : la résistance inébranlable des combattants libanais. Mais le deuil d’Andromaque ne doit pas occulter le courage d’Hector : les hauts-faits du Hizbullah méritent d’être immortalisés par les aèdes.

Pourquoi, cette guerre ? Laissons les menus détails à un futur Plutarque ; il s’agit en fait d’une énième bataille pour la Palestine. Soutenus par l’Empire qu’ils tiennent à leur merci – les Etats-Unis – les juifs avaient toutes les armes, toutes les munitions, tout le soutien diplomatique, quand, enivrés par leur hybris, ils ont fait irruption dans une Gaza affamée et désarmée afin d’en massacrer les derniers résistants et d’y imposer le Joug de Sion. Leur invasion avait été préparée par un siège imposé depuis un an et par des bombardements incessants : leur outrecuidance les avaient donc persuadés qu’ils ne feraient de Gaza qu’une bouchée, quand ils l’auraient décidé. Et, de fait, tout le monde resta interdit : les Egyptiens vendirent la gloire de la Guerre de Ramadan pour une poignée de billets verts, les fils du Hedjaz et du Nedjd étaient tout à leur boulot à leur pompe à essence et les princes du Golfe s’occupaient exclusivement de leurs faucons. Les juifs se sentaient sûrs d’eux, quand ils se mirent en marche pour aller massacrer Gaza : qui allait déranger le lion de Judah rugissant pour défendre sa pitance ? Et voilà qu’une petite force, depuis le Mont Liban a dit : nous ! Ils ont attaqué les juifs tout-puissants ; ainsi le nain coupa-t-il le jarret de Nazgul prêt à tuer. L’armée israélienne a abandonné sa proie et, se retournant vers le Nord, elle a frappé les combattants du Hizbullah de toute sa puissance. Mais ceux-ci n’ont pas lâché.

C’était là quelque chose de tout à fait inattendu. Les Israéliens avaient coutume de tuer – ou de disperser – des Palestiniens piètrement armés et non entraînés. Là, les combattants de Sayyed Nasrallah s’incrustèrent dans les collines dénudées de Bint Jbeil, et ils livrèrent bataille. S’ils avaient été promptement éliminés, les généraux israéliens auraient emmené leurs troupes victorieuses jusqu’à Damas et à Téhéran avant de revenir dépouiller la Palestine de son joyau inestimable : le Haram al-Sharif, le Dôme du Rocher. Cette catastrophe peut encore se produire, mais le risque en a été amoindri par l’opiniâtreté du Hizbullah.

Plus important : le Hizbullah a refusé de cesser le feu tant qu’Israël occuperait le territoire libanais. Cette position courageuse a sapé toute la stratégie des sionistes. Ils envisageaient d’occuper le Sud du Liban et d’attendre qu’une force internationale (voire même l’Otan !) vienne faire leur sale boulot à leur place. Il ne manque qu’une seule chose pour que la décision prise par le Hizbullah soit parfaite : le cessez-le-feu doit s’étendre en Palestine, tout aussi bien. Il est inconcevable que le Liban dépose les armes, tant que Gaza est assiégée et Naplouse dévorée.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a déclaré : « Nous avons changé le Moyen-Orient ». Je ne sais pas si l’ensemble du Moyen-Orient a été changé, mais quant à nous, en Israël, nous constatons un grand changement. Jusqu’à présent, seuls, quelques hommes et femmes d’Israël demandaient à leur gouvernement de renoncer à leur agression contre Gaza et le Liban… Mais la pluie de roquettes Katyusha a fait changer d’avis à plus d’un. Entraînés, au début, par l’arrogance de leurs généraux, les Israéliens ont désormais découvert le prix exorbitant de la guerre. Leurs premières réclamations au sujet de l’échec de l’armée à « assurer » ont cédé la place à la critique de la politique gouvernementale. Ils ont commencé à comprendre que le temps ne joue pas en leur faveur.

A chaque instant, désormais, les régimes collabos de certains pays voisins risquent soit de tomber, soit de secouer le Joug de Sion. Leurs dirigeants avaient été amenés à croire en la supériorité juive, et c’est la raison pour laquelle ils ont jugé malin de condamner l’ «imprudence du Hizbullah ». Mais aujourd’hui, leurs peuples constatent que même une petite armée de combattants déterminés peut battre l’ennemi ; ils ne trouvent aucune justification au comportement lâche de leurs dirigeants. Cela peut amener des révolutions. Souvenons-nous que le Roi Faruq avait été évincé par de jeunes officiers dignes de Falloujah, déçus par sa faiblesse lors de la guerre de 1948.

Neil MacFarquhar écrit, dans le New York Times du 28 juillet : « Aux prémisses de la crise libanaise, les gouvernements arabes, Arabie saoudite en tête, ont collé une taloche au Hizbullah au motif qu’il provoquait inconsidérément une guerre, donnant ce que les Etats-Unis et Israël ont pris pour un clin d’œil et un hochement de tête d’approbation signifiant qu’ils pouvaient poursuivre les opérations.

Aujourd’hui, après des centaines de morts chez les Libanais et tandis que le Hizbollah tient toujours fermement face à l’armée israélienne qui fait son fanfaron depuis plus de deux semaines, la vague de l’opinion publique, d’une extrémité à l’autre du monde arabe, se soulève pour soutenir cette organisation, transformant le chef de la formation chiite, Sheikh Hassan Nasrallah, un héros populaire et imposant un changement dans les déclarations officielles [de ses gouvernants]. Ainsi, la famille royale saoudienne et le Roi Abdullah II de Jordanie, qui étaient initialement très préoccupés par l’ascension de la puissance de l’Iran chiite, principal soutien du Hizbullah, font tout ce qu’ils peuvent pour tenter de se distancer de Washington. »

Ce journaliste voit dans l’opinion populaire, la fameuse « rue arabe », le vecteur du changement. Mais celui-ci peut aussi venir d’en haut. Le cruel bombardement de Beyrouth et de l’ensemble du Liban était supposé effrayer les autres nations arabes et les amener à résipiscence. Bien au contraire, il a convaincu les Arabes riches et puissants que tant que ce seront les juifs qui donneront le la au Moyen-Orient, leurs richesses et leur pouvoir risquent de leur être confisqués à tout instant par le caprice d’un général juif. Beyrouth était pacifique, Beyrouth avait été d’accord pour chasser les Syriens, Beyrouth était le pays le plus pro-occidental, or cela n’a pas protégé cette ville contre les juifs ? Et ce, même pas par vengeance, puisqu’il n’y avait rien à venger ? Par simple brutalité arbitraire ? ! Les Arabes au pouvoir se demandent si l’Etat juif sera un jour capable d’être un voisin pacifique, ou bien s’il n’est pas (comme le dit le Président iranien Ahmadinejad) intrinsèquement belliqueux et s’il ne conviendrait pas plutôt de le traiter le Royaume des Croisés avait dû l’être.

De fait, ce Royaume de Jérusalem a duré plus que l’Etat juif aujourd’hui, et il aurait sans doute persisté durant des siècles, n’eussent été son agressivité innée et sa propension à servir de tête de pont aux invasions européennes. Le tournant, dans les fortunes des Croisés, se produisit voici environ huit cent cinquante ans, au cours de la Deuxième Croisade, qui ressemble de manière troublante à la Deuxième Guerre du Liban… A l’époque, les nations arabes étaient absolument persuadés de l’invincibilité des Croisés ; leur arrogance absolue conduisit lesdits Croisés à marcher contre Damas, leur voisine paisible, complaisante et hédoniste, capitale du moins belliqueux des pays arabes indépendants et terriblement divisés, une sorte de « Liban du douzième siècle ». Tout d’abord, les Croisés eurent affaire à la résistance du Hizbullah de l’époque, et ils perdirent beaucoup de soldats. Quand ils assiégèrent la ville, le gouverneur de Damas  fut contraint d’appeler à la rescousse Nureddin – le Mahmud Ahmadinejad d’alors – dont les renforts rappliquèrent. Les Francs durent lever leur siège et se retirer en toute hâte.

Les voisins arabes en tirèrent deux leçons : (1) la soumission et la complaisance ne sauraient leur assurer la paix, car l’Etat croisé est une épée de Damoclès éternellement suspendue au-dessus de leurs têtes et (2) les Croisés peuvent être vaincus. De la Deuxième Croisade émana Saladin, un neveu de Nureddin, qui unifia la Syrie et l’Egypte et finit par défaire les Croisés à la bataille des Fourches de Hittin. Aujourd’hui, ce sont exactement les deux mêmes leçons qui ont été apportés aux Arabes par les bons soins de « Tsahal ». Peut-être allons-nous faire la connaissance d’un nouveau Saladin ?

 

II

Mais les juifs risquent d’être confrontés à un autre danger, né de leur confiance en eux. Ils s’appliquent à eux-mêmes la terrible prophétie des Révélations 19:15. « De sa bouche s’échappe un glaive acéré, avec lequel il massacrera les goyim, et il les mènera comme un troupeau avec une verge de fer ; et il écrase de ses pieds les raisins de la colère de Dieu ». Ils prennent ça tellement à la lettre qu’ils avaient appelé leur massacre de Qana (en 1996, avec cent vingt réfugiés équarris) « Les Raisins de la Colère ». On a connu plus motivant, en matière de perspectives, et les Arabes ne sont peut-être pas les seuls à regimber à l’idée de se voir mener à la baguette… de fer.

Les Etats-Unis paient très cher les conneries des juifs. Un Américain pauvre peut très bien haïr l’idée qu’il n’a pas de sécu, mais que son gouvernement verse des subsides au riche Israël. L’Américain moyen qui fait le plein de sa bagnole peut ne pas apprécier de payer  le soutien de son gouvernement à l’Etat juif, car, avant que les Neo-Cohns ne s’emparent du pouvoir au sein de l’Administration, le pétrole était incommensurablement meilleur marché. Un Américain riche et citoyen du monde peut très bien tirer ombrage qu’on lui tire une gueule de trois pieds de long où qu’il aille : de Paris à Istanbul – alors qu’il était bien accueilli, avant le Joug de Sion.

Un Américain sans façons peut très bien ne pas aimer de ne pas pouvoir injurier un flic juif sans découvrir un article à ce propos dans le New York Times le lendemain. Un Américain pieux peut être dérangé par le fait de ne pouvoir mentionner le Christ sans risquer d’être convoqué au tribunal. Un Américain – ou un Européen – honnête peut très bien en avoir ras-le-bol de leur hypocrisie. Non seulement ils poussent à la guerre, mais ils accusent d’autres qu’eux de le faire ! Non contents d’assassiner des enfants par dizaines, ils pérorent sur l’inestimable valeur de la vie humaine !

Un Américain féru de Bible peut très bien se souvenir de la prophétie d’Ezéchiel, 22, qui dit aux princes d’Israël, au nom du Seigneur : « Vous êtes coupables du sang que vous avez répandu ; tous, chacun de vous, n’avez-vous pas mobiliser toutes vos forces afin de verser le sang ? » Il s’agit du sang des Palestiniens et des Libanais innocents ; Ezéchiel a aussi prophétisé le Rassemblement Sioniste des juifs, et que cela entraînera un désastre majeur pour les sionistes : « La maison d’Israël m’est devenue odieuse ; aussi je vous rassemblerai au centre de Jérusalem et je soufflerai sur vous le feu de ma colère, et vous y fondrez, et vous saurez que moi, le Seigneur, j’ai déversé ma furie sur vous. Les Israélites ont perpétré l’oppression, ils ont commis le vol, ils ont porté tort au pauvre et au nécessiteux ; certes, ils ont opprimé les Gentils d’une manière abjecte, et par conséquent je les ai consumés dans les flammes de ma colère ; je les ai traités comme ils avaient traité autrui, dit le Seigneur Dieu ».

Un homme politique américain, peut-être même un Président, peut très bien, un jour, en avoir un jour ras-le-bol de la fringale inextinguible de ces gens de réclamer la sympathie ou de protester en manifestant bruyamment leur indignation ; de la nécessité de toujours contrôler ses propos, de la censure idéologique et de la discipline du parti, de leurs manies de chantage, de leurs poches rembourrées et de leur mainmise sur les médias, de l’épée de Damoclès qu’ils agitent en permanence au-dessus de sa tête.

De plus, un Américain ou un Européen qui se revendique aujourd’hui comme « juif » devrait se demander s’il a bien grand-chose en commun avec ce peuple dont les poètes exhortent leurs soldats en ces termes délicats : « Déferlez sur le Liban et sur Gaza, Labourez-les et ensemencez-les de sel, rasez-les au sol, ne laissez en vie aucun être humain / Faites de leur pays un désert, des décombres, une vallée de désolation, dépeuplée / Sauvez votre nation et lancez les bombes / Sur les villages et sur les villes, canardez leurs maisons en train de s’effondrer / Tuez-les, répandez leur sang / Faites de leur vie un Enfer sur terre ! »

Il peut y réfléchir à deux fois avant de décider s’il souhaite devenir une arme secrète d’Israël, pour reprendre les propos du Premier ministre Olmert, qui a déclaré : « Les armes arabes, même quand elles nous frappent, ne sont rien en comparaison de l’arme secrète infiniment puissante que nous possédons : le peuple juif, répandu dans le monde entier, et ce sentiment particulier d’amour et d’engagement mutuel qui prévaut entre tous les juifs, quels qu’ils soient. » Il peut tout simplement cesser de se considérer juif et se fondre dans la commune humanité, comme l’ont fait avant lui des millions de ses semblables.

Un de mes amis juifs a écrit : « J’ai demandé à plusieurs de mes amis, aux Américains, s’ils pensaient que le mantra sioniste conservait son pouvoir, et ils m’ont tous répondu par la négative. Le lobby n’a pas, je pense, un avenir très brillant devant lui – c’est la raison pour laquelle ses agents sont désormais confrontés à des poursuites judiciaires. Même si leur emprise sur le Congrès persiste encore quelque temps, leur domination sur l’opinion américaine ne peut désormais que diminuer. Je suis d’accord avec Lenny Brenner quand il affirme que les jeunes juifs sont en train de déserter  masse le judaïsme et le sionisme. »

Les Israéliens – c’est-à-dire les habitants de la Palestine qui se considèrent juifs – doivent aussi désormais se demander s’ils veulent se battre et défendre le Joug idéologique de Sion, qui ne leur apporte que la haine à l’extérieur et la pauvreté à l’intérieur. Au lieu de vivre dans la prospérité économique et en harmonie avec nos voisins, le Joug de Sion ne fait que nous transformer en chair à canon nécessiteuse.

Et puis, en fin de compte, les Américains et les Européens peuvent tout simplement finir par en avoir ras-le-bol de ces gens qui ne cessent de faire la leçon aux autres et qui ne veulent jamais écouter l’avis d’autrui. Il n’est pas jusqu’aux Allemands qui ne puissent un jour envoyer valser d’un coup de pied leur interminable repentance. Alors, c’en sera fini du Joug de Sion, car ce Joug n’est qu’une croyance partagée en je ne sais quelle supériorité juive. Alors, les juifs parfaitement bénins devront apprendre à devenir des citoyens ordinaires de leurs pays respectifs, sans accès spécial aux Présidents, aux coffres des banques et aux écrans des postes de télévision…

(Source: Alerte elctronique de M. Mondher Sfar  le 7 aout 2006)


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