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TUNISNEWS
7 ème année, N° 2359 du 06.11.2006
 archives : www.tunisnews.net

AISPP: Communiqué
La communauté Tunisienne au Qatar: A Son Excellence Monsieur le Président De La République Tunisienne
AP: Tunisie : 55 détenus islamistes graciés
Reuters:  Libération de 55 prisonniers islamistes en Tunisie
Tribune de Genève: Fuite de kérosène sur un Airbus (de la compagnie tunisienne Nouvelair, NDLR)
ATS: Genève: un Airbus A321 (de la compagnie tunisienne Nouvelair, NDLR) perd une roue
Khaled BEN M'barek: À propos de Kamel Morjane
Soumaya Ghannoushi: The sickness of secularism

 

Cliquez ici pour accéder au reportage exceptionnel de l'AISPP sur la catastrophe humanitaire des prisonniers politiques Tunisiens

Voir également les documents vidéo:

 

Le Cri De Détresse De La Famille Du Prisonnier Politique Fathi Issaoui
 

Nouveau témoignage vidéo de l'AISPP sur les multiples condamnations pour les mêmes faits en Tunisie.

 (Source : www.nawaat.org )


Liberté pour Mohammed Abbou

Liberté pour tous les prisonniers politiques

 

Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques

33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis

Tel : 71 340 860 Fax : 71 354 984

 

06/11/2006

 

Communiqué

 

Les autorités tunisiennes ont libéré la nuit dernière une série de prisonniers politiques. L’AISPP a pu en recenser une cinquantaine dont les noms suivent :

 

De la prison de Borj Er Roumi :

 

1)      Nabil Nouri 2) Faïçal Mehedhbi, 3) Ali Ghodhbane 4) Hechmi Bakir 5) Mohsen Jouini 6) Khaled Drissi 7)Adel Ben Amor 8) Chedly Mahfoudh 9) Lotfi Najjar 10) Dhafer Zlazi 11) Faouzi Amdouni 12) Habib Sassi

 

De la prison de Nadhor :

 

13 Hamadi Abdelmalek 14) Abdallah Drissa 15) Ferid Rezgui 16) Faouzi Tlili 17) Mohammed Hedi Bejaoui 18) Mohammed Jouani 19) Maatoug El Ir

 

De la prison de Mornaguia :

 

20) Mohammed Akrout 21) Abdallah Messaoudi 22) Anouar Belilah 23) Hatem Zarrouk 24) Habib Ellouze

 

De la prison de Sfax :

 

25) Habib Driss 26) Mohammed Mseddi 27) Mohammed Trabelsi

 

 

De la prison de Borj El Amri :

 

28) Abderraouf Tounakti 29) Mohieddine Ferjani 30) Mounir Chergui 31) Choukri Ayari 32) Noureddine Brahem 33) Lotfi Jabbari 34) Sadok Arfaoui 35) Mohammed Chaouch 36) Abdelmajid Namouchi

 

De la prison de Mehdia :

 

37) Ramzi Khalsi 38) Mohammed Ayadi 39) Abdelhafidh Ben Khelifa 40) Zouhaïer Ben Hossine 41) Sami Nouri

 

De la prison de Messaadine :

 

42) Abderraouf Bedoui 43) Jamel Makhnini 44) Khaled Abdeljelil 45)Habib Abdeljelil 46) Abdelwahab Hammami 47) Nasreddine Ayad 48) Lotfi Karoui 49) Nabil Fkih 50) Abderrezak Mazgarichou

 

De la prison du Kef :

 

51) Fethi Ouerghi 52) Mounir Ben Yahmed

 

De la prison de Gabès :

 

53) Ali Oun

 

De la prison de Siliana :

54) Hamadi Labidi 55) Maher Selman

 

Cette liste n’est pas close et l’AISPP espère voir libérés le reste des prisonniers politiques (…). Elle adresse ses chaleureuses félicitations aux familles  des prisonniers politiques libérés et fait part de sa préoccupation quant à tous ceux qui restent dans les prisons tunisiennes (…)

 

Le président de l’Association

Maître Mohammed Nouri

 

(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version originale, LT)


A Son Excellence Monsieur le Président De La République Tunisienne.

Doha, le 06 Novembre  2006

 Nous venons par la présente vous adresser nos plus hauts respects a l’occasion du 19ieme anniversaire du changement en souhaitant plus de prospérité a notre pays sous vos commandements
Monsieur, les communautés tunisiennes à l’étranger ont connu un traitement spécial et une haute considération de votre part ce qui nous incite à être à la hauteur partout dans le monde et dans toutes les circonstances.

En tant que Tunisiens résidents au Qatar malgré que la décision de fermeture de notre ambassade va nous léser en quelque sorte pour les affaires quotidiennes elle demeure légitime et justifiée tant que l’intérêt du pays a été mis en jeu et nul ne pourra rester indifférent quand il s’agit d’atteinte a notre chère patrie.

Devant cette nouvelle situation que nous vivons, on doit être vigilent et attentif a tout ce qui pourra se passer et comme vous le savez Monsieur le Président la spécificité de notre communauté c’est l’existence d’une école qui a été la source de notre stabilité, or actuellement cette école est menacée en absence de l’ambassade Tunisienne a Doha qui était toujours sa tutelle malgré l’existence de l’OTEF cette organisation qui n’a fait qu’accumuler les problèmes  qui vous ont déjà été reportes dans des correspondances précédentes tels que les dépassements, la mauvaise gestion et les actes fallacieux commis par le mafieux coordinateur général de l’école et son comptable en l’absence de l’ambassadeur dans des périodes transitoires de nouvelles nominations des ambassadeurs et ce malgré la présence d’un 1er secrétaire de l’ambassade qui assurait les intérims.

Monsieur Le Président ce responsable ne fait qu’envenimer l’ambiance qui était saine et cordiale avant son arrivée et on a constate qu’il ne peut agir que dans de pareils environnements de vide sans contrôle  reflétant son si bas niveau  n’ayant aucun rapport avec l’enseignement et l’éducation.
De ces faits, prière Monsieur Le Président donner vos instructions adéquates pour sauver notre  honorable école des mains de ce coordinateur irresponsable et opportuniste.

Veuillez accepter Monsieur l’expression  de notre dévouement au service de notre Tunisie et les hautes valeurs sur lesquels vous avez remis la patrie sur sa ligne droite depuis 19 années.

 Au nom de la communauté Tunisienne au Qatar.

LU SUR LE SITE DE « REPORTERS SANS FRONTIERES »

 

Zine el-Abidine Ben Ali, Président de la République Tunisienne

 

Le président Zine el-Abidine Ben Ali, réélu pour un quatrième mandat en 2004, avec 94,48% des voix, contrôle d’une main de fer les médias, et exerce une répression tous azimuts sur les journalistes. Les Tunisiens n’ont accès à aucune information indépendante dans les médias nationaux. La presse publique et privée, la radio, la télévision et le Web restent aux ordres du Président. Les journalistes qui tentent d’exercer leur profession de manière plus indépendante en sont dissuadés. Harcèlement administratif, boycott publicitaire, violences policières, deviennent alors leur lot quotidien.

 

Zine el-Abidine Ben Ali

Palais présidentiel, Carthage, Tunisie

Né le 3 septembre 1936 à Hammam-Sousse

 

TUNISIE

Président de la République

 

 

Formation

 

Années 50-60 : Diplômé de l’Ecole spéciale inter-armes de Saint-Cyr, de l’Ecole d’artillerie de Châlons-Sur-Marne (France), de l’Ecole supérieure de renseignement et de sécurité et de l’Ecole d’artillerie de campagne anti-aérienne (USA). Il détient également un diplôme d’ingénieur électronicien.

 

Années 40 : Elève au lycée de Sousse.

 

Expériences professionnelles

 

28 avril 2005 : Fait emprisonner l’avocat Mohammed Abbou pour un article écrit sur le Web.

 

2005 : Fait interdire la tenue du congrès constitutif du Syndicat des journalistes tunisiens (SJT).

 

7 juillet 2004 : Fait emprisonner six internautes (libérés le 25 février 2006).

 

13 janvier 2004 : Fait interdire la publication du journal indépendant Kalima.

 

2004 : Remporte une nouvelle fois les élections avec 94,48% des voix.

 

10 juillet 2002 : Fait condamner le cyberdissident Zouhair Yahyaoui à deux ans de prison (libéré en novembre 2003).

 

2002 : Amende à nouveau la Constitution pour supprimer la limite des mandats présidentiels et augmenter l’âge maximal pour se porter candidat.

 

24 octobre 1999 : Réélu avec 99,4% des voix.

 

20 mars 1994 : Unique candidat à sa succession, réélu président avec 99,6% des voix.

 

1991 : Fait emprisonner le journaliste Hamadi Jebali (libéré le 25 février 2006).

 

7 novembre 1987 : Coup d’Etat : Ben Ali prend le pouvoir.

 

2 octobre 1987 : Désigné Premier ministre, tout en conservant ses fonctions au ministère de l’Intérieur. Devient secrétaire général du PSD (Parti socialiste destourien).

 

1974-1986 : Nommé attaché militaire, directeur général de la Sûreté d’Etat, puis ambassadeur, secrétaire d’Etat, ministre de la Sûreté nationale et ministre de l’Intérieur.

 

1964 : Jeune officier, il crée la Direction de la sécurité militaire.

 

Centres d’intérêts

 

Le culte de la personnalité (portraits dans tout le pays et dans la presse), l’informatique.

 

(Source : Un CV établi par RSF et publié sur son site conslté le 6 novembre 2006)

Lien : http://www.rsf.org/IMG/pdf/BenAliCVpdf.pdf



Le président tunisien gracie "un certain nombre" de détenus

Associated Press, le 4 novembre 2006 à 19h18
 TUNIS (AP) -- Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a accordé samedi une grâce à un "certain nombre" de détenus, tandis que d'autres ont bénéficié d'une liberté conditionnelle, à l'occasion du 19ème anniversaire de son accession au pouvoir, a rapporté l'agence officielle de presse TAP.

 L'annonce en a été faite à l'issue d'une entrevue entre le chef de l'Etat et les ministres de l'Intérieur et du Développement local, Rafik Belhaj Kacem, et de la Justice et des droits de l'Homme, Béchir Tekkari.

 A la faveur de ces mesures, certains détenus ont vu leur peine réduite et le reliquat annulé pour d'autres, ajoute la TAP qui ne précise pas cependant le nombre des prisonniers récipiendaires ni leur identité et leur statut.

 Selon plusieurs organisations non gouvernementales dont Amnesty International, quelque 500 "prisonniers politiques" demeurent incarcérés en Tunisie. Les autorités leur dénient ce statut, les considérant comme des détenus de droit commun, en mettant en avant les délits pour lesquels ils ont été condamnés.

 La plupart d'entre eux appartiennent au mouvement islamiste dissous Ennahdha (La Renaissance). Dans les années 90, plus d'un millier de dirigeants et de membres de ce mouvement ont été condamnés à de lourdes peines de prison allant jusqu'à la perpétuité notamment pour "tentative de changer le régime par la violence", selon les autorités.

 Plus de la moitié ont été libérés ces dernières années par vagues successives suite à des mesures de grâce prises par le président Ben Ali à l'occasion de fêtes nationales ou religieuses.
 
Tunisie : 55 détenus islamistes graciés
                     

TUNIS (AP) - Cinquante-cinq islamistes ont été libérés parmi les détenus ayant bénéficié des mesures de grâce accordée le week-end dernier par le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali à l'occasion du 19e anniversaire de son accession au pouvoir, a-t-on appris lundi auprès de l'Association internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISPP -non reconnue).
 
Parmi eux figurent deux anciens présidents du mouvement dissous Ennahdha (La Renaissance), Habib Ellouze et Mohamed Akrout, condamnés en 1992 à perpétuité notamment pour «tentative de changer la nature du régime par la violence».
 
Trois autres membres du mouvement islamiste condamnés également à perpétuité ont été libérés: Mohamed Trabelsi, Abdallah Messaoudi et Abderrazak Mezgarichou, le plus ancien d'entre eux, emprisonné depuis 1987, du temps de l'ancien président Habib Bourguiba.
 
Contacté par une association de droits de l'Homme et des libertés au sortir de la prison de Gabès (sud), Ali Ben Aoun s'est déclaré «en bonne santé» et «impatient de retrouver sa famille».
 
Membre de l'AISPP, Me Samir Ben Amor espère que des centaines d'autres détenus seront aussi élargis. Selon lui, une centaine de membres et dirigeants d'Ennahdha demeurent incarcérés, ainsi que plus de 400 jeunes, dans le cadre de la loi antiterroriste de décembre 2003.
 
Ces derniers ont été interpellés en Tunisie ou extradés par d'autres pays, notamment de Syrie et d'Algérie, pour avoir projeté d'aller combattre dans les rangs de «la résistance» en Irak contre les forces de la coalition dirigée par les États-Unis.
 
En mars 2006, le président tunisien avait gracié environ 80 islamistes d'Ennahdha, qui comptait un millier de détenus à l'origine. Les autorités tunisiennes leur dénient le statut de prisonniers politiques, car ils ont été condamnés pour délits.
 
Associated Press

 
 Libération de 55 prisonniers islamistes en Tunisie
 
REUTERS | 06.11.06 | 15:00

TUNIS (Reuters) - Cinquante-cinq islamistes détenus en Tunisie ont été libérés dans le cadre d'une amnistie marquant l'anniversaire de l'arrivée au pouvoir du président Zine Al Abidine Ben Ali, ont annoncé lundi des défenseurs des droits de l'homme.
Parmi les détenus bénéficiant de cette mesure de clémence figurent Mohamed Akrout et Habib Ellouz, deux anciens présidents du parti islamiste interdit Nahda.
Les deux hommes avaient été condamnés en 1992 à la réclusion criminelle à perpétuité pour participation à une tentative de coup d'Etat militaire.
"C'est une mesure positive. Nous espérons que d'autres suivront dans le cadre de l'amnistie législative", a déclaré à Reuters le porte-parole de Nahda, Ali Laraïdh.
D'après les associations de défense des droits de l'homme, quelque 300 personnes seraient détenues en Tunisie en raison de leurs opinions religieuses ou politiques; la plupart seraient membres du parti islamiste.
Le gouvernement assure lui qu'il n'y a aucun prisonnier politique en Tunisie.
Le président Ben Ali est arrivé au pouvoir le 7 novembre 1987.


 
En moins d’un mois, 2 accidents pour des avions de Nouvelair à Genéve
 
Fuite de kérosène sur un Airbus (de la compagnie tunisienne Nouvelair, NDLR)

 

Un Airbus A320 de la compagnie tunisienne Nouvelair a dû interrompre son décollage samedi à l'Aéroport international de Genève.
 
Lors de la manoeuvre vers la piste de décollage, le pilote remarqué une fuite de kérosène au niveau de l'aile droite. Il a coupé le réacteur et en a tout de suite rendu compte à la tour de contrôle.
Les pompiers sont immédiatement arrivés et ont aspergé l'aile de l'avion d'une mousse carbonique.
 
Les passagers ont été contraints de débarquer mais ont pu partir pour leur destination le jour même. Les origines de l'incident sont méconnues pour l'instant.
Photos ici (tdg.ch)
 
(Source : « Tribune de Genève (Suisse), le 6 novembre 2006)
 
 

ATS: Genève: un Airbus A321 (de la compagnie tunisienne Nouvelair, NDLR) perd une roue
 
ATS, le 09.10.2006 à 12h21
Un Airbus A321 a perdu une roue en atterrissant samedi après-midi à l'aéroport de Genève-Cointrin. Le pilote a réussi à dégager son appareil de la piste et aucun des 215 passagers n'a été blessé.

L'avion de la compagnie tunisienne Nouvelair, qui reliait Genève à Djerba, venait de décoller de Cointrin quand le pilote a remarqué qu'il n'arrivait pas à verrouiller le train avant, qu'il venait de rentrer. Il a alors rebroussé chemin et obtenu l'autorisation de se poser en urgence.

Sur une roue L'Airbus n'a pas largué son kérosène, car il aurait dû prendre de l'altitude pour le faire et perdre ainsi un temps précieux. Par chance, la deuxième roue du train avant de l'avion a tenu le coup lors de l'atterrissage, a souligné lundi le porte-parole de l'aéroport de Genève, Philippe Roy, confirmant une information de la «Tribune de Genève» et de «24 Heures». La roue gauche s'est elle détachée du train avant au moment du contact avec la piste.
 
Une fois sur la terre ferme, le pilote de l'Airbus est parvenu à sortir l'appareil de la piste. «S'il avait été bloqué à cet endroit, nous aurions pu avoir des problèmes», a relevé M. Roy. Une quarantaine de personnes du Service de sécurité de l'aéroport (SSA) étaient sur le pied de guerre, prêtes à intervenir si l'affaire tournait mal.
Vacances retardées
Les passagers ont pu quitter l'Airbus par la procédure habituelle, sans devoir utiliser les toboggans de secours. Ils ont ensuite été transférés vers d'autres vols pour la Tunisie. L'aéroport était très chargé ce week-end, avec notamment le début des vacances scolaires dans le canton de Vaud.
 
(Source : www.tsr.ch , le 9 octobre 2006)
Lien : http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&sid=7143030
 

Chers amis,

Tunisnews a publié des textes "institutionnels" sur notre futur Sultan Kamel Morjane. Tous n'ont pas un point de vue bien tunisien sur la question.
En voici un qui date de cinq ans. C'était déjà à l'attention de Tunisinews en mai 2001 :

Voici d'abord l'info rapportée par TUNISNEWS :

NOMINATION

Kamal Morjane.  . Le représentant du secrétaire général de l'ONU en République démocratique du Congo quittera définitivement ses fonctions au mois de juin. Le diplomate tunisien (53 ans) retournera au Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), où il avait déjà travaillé d'avril 1977 à octobre 1996 et où il occuperale poste de haut commissaire assistant. Il sera le numéro trois dans la hiérarchie de l'institution.

************************************************* Fin de l'info


K. Morjane a été de 1996 jusqu'en 1999, ambassadeur représentant permanent du régime de Tunis auprès des institutions spécialisés à Genève.

A ce titre, il a eu à faire face au bilan de son patron dans le domaine de la pratique de la torture. Le gouvernement tunisien avait déposé son rapport périodique obligatoire au Comité contre la torture en 1997, soit avec 4 années de retard. (Le document était dû pour le 22 octobre...1993.)

Pendant la discussion publique du rapport tunisien, notre homme s'est contenté de quelques commentaires diplomatiques et de passer la parole à une brochette de fonctionnaires de la justice employés par le général de Tunis, pour répondre aux questions des membres du Comité, chacun selon sa spécialité.

Mais rien n'y fit et la condamnation du Comité a été sévère,  implacable, sincère et argumentée. Je me rappelle la posture contorsionné de K. Morjane en  ce 18 novembre 1998. Le Canadien Thomas Burns, président du Comité, lui avait  tapoté l'épaule en l'invitant à prendre place à côté de lui. Il a ensuite  entrepris de lire les constatations (verdict) du Comité. Au fur et à mesure qu'il progressait dans l'exposé des griefs du Comité, qu'il détaillait les crimes  perpétrés durant le début des années 90, son visage se refermait et son poing  s'enfonçait entre son menton et sa moustache, alors qu'il ne levait pas les yeux de la  table devant lui. Ce fut une vraie heure de vérité vécue les représetants du  pouvoir, sieur Morjane en tête, comme une douche glaciale.
 
Mais M. Morjane a tenu à pousser l'ignominie jusqu'au bout. A la fin de  son exposé, le président Burns lui a donné la parole. Non content de  rejeter en bloc les constatations du Comité, l'accusant de s'être laissé influencé  par des ONG qui "n'aiment pas la Tunisie", il a menacé que la "Tunisie allait  porter la question dans d'autres forums..."
Maintenant que ce personnage a squatté le sommet du Commissariat pour  les réfugiés, aucun réfugié, aucun demandeur d'asile tunisien ne va plus  être tranquille pour sa situation dans le pays d'accueil. Le HCR détient un  dossier sur chaque réfugié, ses bureaux dans divers pays évaluent la situation  des demandeurs et leur accordent un précieux document qui leur assure une  relative sécurité contre le refoulement vers leur pays d'origine. Dans les pays d'accueil, un représentant du HCR local assiste aux audiences  d'audition des demandeurs d'asile àl'issue desquelles se décident le sort de ces  demandeurs.
Toute cette activité est suivi par des responsables de secteurs au  siège du HCR à Genève.
Rien n'empêche dès lors, ce personnage, devenu troisième de la  hiérarchie, d'accéder à tous les dossiers et de refiler de l'info à son  gouvernement.
Il est réellement consternant qu'un fonctionnaire dont le pays est  grand pourvoyeur de réfugiés soit nommé à un poste aussi sensible. Qui plus  est,
l'homme a donné des années durant des preuves irréfutables de son  appartenance à la caste au pouvoir à Tunis.
Là également, les Tunisiens peuvent écrire EN SUSPICION LEGITIME, au  Serétaire général de l'ONU, à la Haut Commissaire Sadako Ogata (primée par Ben  Ali en
1997) et à la Haut Commissaire M. Robinson, pour demander que les  dossiers des réfugiés et demandeurs d'asile tunsiens ne soient pas accessibles à M.  Morjane, pour que soient préservées leur sécurité et leur quiétude dans les pays  qui leur ont donné asile.

Khaled BEN M'barek
 

 

SOMMAIRE du numéro 65 d'elkhadra, numéro spécial 7 novembre

 
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SEPT NOVEMBRE 1987
SEPT NOVEMBRE 2006
Par
Biju

http://elkhadra.org/septnovseptnov.htm
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LA QUILLE ?
Par
Bilel

http://elkhadra.org/laquille.htm
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Le dernier anniversaire de la bête immonde ??
Par
ABDOU

http://elkhadra.org/dernieanniv.htm
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QUE CREVE L’ORDURE
Par
Naoufel

http://elkhadra.org/creveordure.htm
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7 NOVEMBRE DE LA HONTE
Par
FAOUZIA

http://elkhadra.org/novhonte.htm
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7 NOVEMBRE
ANNIVERSAIRE DE L’IMMONDE

http://elkhadra.org/novaniv.htm
Par
Fadila

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ABBOU FOR EVER
DANS NOS PENSÉES ET DANS NOS COEURS

http://elkhadra.org/abouforever.htm

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IMPERIALISME-TERRORISME-ISLAMISME

Analyse des relations entre ces conceptions de l’action violente, au travers du discours
du Général de Gaulle et de ma connaissance du monde musulman.
Par Alain CORVEZ


http://elkhadra.org/imperialoterro.htm
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Comportements de nos cadres devant le problème palestinien
par
Omar Benjelloun

http://elkhadra.org/comportement.htm
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CHRONIQUES ARABES

http://elkhadra.org/chroniqarabe.htm
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The sickness of secularism

Soumaya Ghannoushi
October 31, 2006 04:57 PM

We are witnessing the rise of an arrogant secularist rhetoric founded on belief in the supremacy of reason and absolute faith in science and progress, dogmas which arouse ridicule in serious academic and intellectual circles nowadays. Hearing its proponents defend their rigid notions, you would be forgiven for thinking you were in the presence of the fathers of positivism: Auguste Comte, Diderot, or Condorcet, or that you were back in the Victorian and Napoleonic eras with their high hopes of remaking the world and human destiny in light of the utopias of reason and progress.

These high priests of rationality, who in Britain include in their ranks such names as Richard Dawkins and Anthony Grayling have erected a world of dichotomies, borders and fences: secular v religious, rationality v superstition, progress v backwardness, public v private. This simplistic worldview fails to take account of the complexity of cultural and historical processes, or of intellectual and human phenomena.

"Reason" itself, whose praises they sing night and day, is a perpetually changing mixture of many overlapping elements. It is neither abstract, nor intentional and does not confront the rich, labyrinthine human world as its other. It is quintessentially imbedded therein, in its emotions, languages, historical experiences, religious traditions and cultural heritage. There is no such thing as an ahistoric reason.
This means that we do not have one but many rationalities, the Christian European, the Islamic, the Chinese, the Indian to name a few, each stamped by the specific conditions of its evolution, and in turn incorporating a multitude of sub-rationalities. Neither do these traditions of rationality exist isolated from each other. They have much in common, the product of the interactive and communicative activity of cultures.

Aristotle's logos, Descartes' intellect and Kant's transcendental reason, are illusions, which no self-respecting thinker can afford to defend in the 21st century. The truth is that today's self- proclaimed guardians of enlightenment and rationality are offshoots of the intellectual poverty of eighteenth century positivism and scienticism, who disfigure philosophy and thought, history and reality. They are the victims of what may be referred to as a sick secularist consciousness.

These contrast reason's absolute virtue with the evil of a straw man they have christened religion: a pack of superstitions, fairytales, demons, and angels, which intervene in the world only to corrupt and destroy it. They fail to realize that just as there are different species of secularism - the intolerant and the dogmatic (such as theirs), the open and the tolerant - there exist multiple forms of religion. Religion can be legalistic, spiritual, Gnostic, rationalized, conservative, innovative, quietist, reactionary, moderate and radical. These many expressions do not exclude one another but may be present in the same type of religiosity. An example of such intricate overlapping is the great Muslim thinker Abu Hamid al-Gazali (d. 1111), who was at once a brilliant jurist, philosopher, theologian, and mystic.

Just as they simplify the breathtakingly complex phenomenon that is the human being, these missionaries of secularism impoverish the social order, filling it with sacred boundaries between the private and the public, and strictly laying down what may and may not be practiced in each. You may indulge in your religious "superstitions" behind the thick closed doors of your home, church, temple, or mosque. But the moment you step outside into the light of the secular sphere, you must discard your cross, turban, or headscarf. Communication, they insist, is only possible within uniformity. Such was the argument used in France to ban the Islamic headscarf in schools and government offices last year, and which is gaining currency in Britain today.

What these ignore, willingly or naively, is that unless you suffer from schizophrenia, everything in your cognitive universe is interlinked and forms part of a single coherent whole through which you make sense of the world, its components and what takes place therein. There is a difference between recognizing the sanctity of the private and transforming it into a high fenced prison cut off from the rhythm of public life. A measure of the dynamism of a public sphere is its ability to incorporate multiple modes of expression and forms of life. If the radically secularist have a problem communicating with those who dress or speak differently from themselves, it is their problem and a symptom of their exclusionist dogmatism. It is not the problem of the religious.

Secularist dogmatism is no less dangerous than its religious sibling. Secularism itself can be, and indeed has been in many historical instances, highly destructive. We should remember that Europe's modern history is scarred with the brutality of secular totalitarianism. Neither the Jacobins, fascists, Nazis or Stalinists were priests or theologians. They were fanatical secularists who worshipped in reason's grand temple and sacrificed hundreds of thousands for the god of progress, fervently vowing to create a new man and a new world on the ruins of the old.

With the retreat of Christianity and shrinking of the ecclesiastical institution in Western Europe, the threat to tolerance and coexistence no longer comes from religion. What we should be dreading today is the tyranny of an arrogant secularism which hides its exclusionist and intolerant face behind the sublime mask of reason, enlightenment and progress.

http://commentisfree.guardian.co.uk/soumaya_ghannoushi_/2006/10/secularisms_arrogant_face.html

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