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TUNISNEWS
6 ème année, N° 2114 du 06.03.2006
 archives : www.tunisnews.net

C.R.L.D.H. Tunisie: EMPRISONNER POUR POUVOIR GRACIER Ou comment le vice rend hommage à la vertu ! 
Reporters sans frontières réitère sa demande de libération de Mohammed Abbou
Reporters Without Borders: New call for the release of Mohammed Abbu

International Publishers Association: RE: Freedom of Expression Situation in Tunisia Requires Strong Democracy and Rule of Law Subcommittee

The Arab Program for Human Rights Activists : Urgent Action - Tunisia

Convergence Démocratique Tunisiènne: A propos d’une dérive

AFP: Guantanamo: les détenus ont un nom
The Washington Post: Names of the Detained in Guantanamo Bay, Cuba
AFP: Sicile : naufrage d'un bateau chargé de clandestins, un blessé grave
Le Temps: Report au 1er avril 2006, mais les dissensions sont énormes
Le Temps: Un conseiller lance une bombe : "Des milliers de tonnes de ciment amiante à l'air libre"
AFP:Colère des consommateurs de l'huile d'olive "siphonnée" par l'Espagne
AFP: Le Koweït se dote d'une nouvelle loi libérale sur la presse 
Entrefilets. : Terrorisme: de l'hystérie étasunienne à la brutalité des chiffres

 

 C.R.L.D.H. Tunisie
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme
21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  - Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34
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COMMUNIQUE


EMPRISONNER POUR POUVOIR GRACIER
Ou comment le vice rend hommage à la vertu !

C’est ce mot d’ordre absurde qui pourrait parfaitement résumer la politique ubuesque de l’Etat tunisien en matière de libertés et des droits de l’homme.
 
En effet, les autorités tunisiennes ont pris la décision de rendre la liberté à plus de 1500 détenus parmi lesquels  les six jeunes «internautes de Zarzis», condamnés en 2004 en vertu de la loi anti-terroriste, et prés de 80 détenus politiques islamistes condamnés pour la plupart dans le cadre de l’implacable répression menée par l’Etat – RCD contre le mouvement «En-Nahdha».
 
Cette mesure, présentée comme procédant d’une décision de grâce présidentielle, s’inscrit en réalité, dans le cadre de la politique « de libération au compte-gouttes » des détenus politiques  chaque fois que l’image fissurée du régime despotique en prend « un coup » (le dernier en date étant la grève de la faim collective du 18 octobre 2005 pendant la tenue du Somme mondial de la société de l’information –SMSI- qui a dévoilé, encore une fois, l'autoritarisme du Parti-Etat-RCDiste). Elle  ne doit pas nous cacher l'essentiel de ce qui doit être fait pour sortir le pays de l’état de blocage politique endémique qui le paralyse.
 
Le CRLDHT déplore l’absence de transparence, à tous égards inacceptable, qui a marqué les conditions dans lesquelles ces libérations ont été effectuées. Il rappelle que tous les anciens détenus ayant bénéficié de décisions de libération conditionnelle ont été astreints à des mesures de contrôle administratif et policier contraignant (visites régulières aux postes de police, pressions familiales, interdits professionnels, tracasseries  de tous ordres etc.…) qui ont fait que la Tunisie est devenue pour ces anciens détenus et leurs familles une grande prison « aux barreaux invisibles ». Cela a notamment concerné plusieurs centaines d’anciens détenus islamistes et leurs familles.
 
Le CRLDHT, tout en félicitant les « graciés » et leurs familles (y compris politiques) de la liberté recouvrée, considère que cet élargissement constitue un soulagement pour les bénéficiaires  qui ont vécu de terribles épreuves au cours de leur détention qui a duré pour certains plus de 14 années parfois dans l’isolement cellulaire ! Les familles des détenus élargis et leurs proches ne peuvent que se réjouir de ces mesures qui constituent un élément  positif sur le plan humain.
 
Le CRLDHT tient, cependant, à rappeler que « les cellules » et autres « cachots » de la honte continuent, hélas, à être peuplés de centaines de prisonniers d’opinion, arbitrairement privés de leur liberté uniquement pour avoir exprimé une idée critique (l’exemple de l’avocat Mohamed ABBOU), ou manifesté leur appartenance à un parti politique illégitimement interdit (essentiellement ENNAHDHA). Autant dire que notre combat pour la liberté, la démocratie et les droits humains continue. De même que notre exigence d’une justice indépendante affranchie de l’hégémonie et de l’instrumentalisation dégradante des autorités, demeure à l’ordre du jour…
Aussi, le CRLDHT :
-         salue la résistance du Bureau exécutif légitime de l’association des Magistrats Tunisiens, qui a fait preuve d’un extraordinaire courage face à l’autoritarisme du pouvoir ; et leur dit avec regret qu’on aurait souhaité que ce soit leur justice qui innocente les victimes de la détention arbitraire… et les indemnise du préjudice incommensurable qu’ils ont subi du fait des tortionnaires…
-         exprime sa solidarité indéfectible avec la Ligue Tunisienne de Défense des Droits de l’Homme, qui continue à endurer les conséquences de la politique liberticide du régime en étant mise dans l’impossibilité de re-prendre son Congrès et assurer dans des conditions normales de dignité et d’indépendance l’exécution de sa noble mission…
-         appuie  le combat des avocats tunisiens (et leur Conseil national) pour l’indépendance de leur profession et pour l’instauration d’un authentique Etat de droit respectueux des droits inaliénables de la défense au service des citoyens et des justiciables, tout en leur exprimant notre soutien dans la bataille qu’ils mènent contre le projet de loi relatif à la création d’un Institut supérieur de «l’avocature», et qui constitue une nième tentative de mise au pas de leur profession libérale, en reproduisant à l’identique la triste expérience de la mainmise du ministère de la Justice sur l’Institut supérieur de la Magistrature… ;
-         manifeste son soutien total  à l’égard du Syndicat des Journalistes Tunisiens qui défend, malgré la répression ininterrompue, l’honneur du 4ème pouvoir réduit à un état de « servitude médiatique » affligeant
-         exprime sa solidarité entière et indéfectible à l’égard des femmes et hommes du Mouvement du 18 Octobre pour les Droits et les Libertés qui constituent, désormais, la cible idéale de l’appareil répressif du pouvoir en place ;
-         rappelle que la revendication essentielle pour l’ensemble des démocrates tunisiens demeure celle de la libération de tous les détenus politiques, le retour des exilés et la promulgation d’une amnistie générale pour toutes les victimes de la répression  politique en Tunisie.
 
Paris, le 6 mars 2006

 



Reporters sans frontières / Bureau Internet et libertés
 
TUNISIE
Reporters sans frontières réitère sa demande de libération de Mohammed Abbou


L'avocat et défenseur des droits de l'homme Mohammed Abbou, emprisonné depuis le 1er mars 2005 pour des articles publiés sur Internet, est toujours derrière les barreaux malgré la libération par les autorités tunisiennes, le 25 février 2006, de près de 80 prisonniers politiques.

"Nous nous réjouissons de la sortie de prison des internautes de Zarzis et du journaliste Hamadi Jebali. Mais pourquoi avoir exclu Mohammed Abbou de la liste des prisonniers libérés pour marquer le 50e anniversaire de l'indépendance nationale ? Nous demandons aux diplomates de rester mobilisés pour obtenir sa libération", a déclaré Reporters sans frontières.

L'épouse de Mohammed Abbou, accompagnée de quatre de ses avocats, est parvenue à manifester quelques instants, le 2 mars 2006, devant la prison du Kef où est détenu son mari. Le petit groupe a brandi des portraits de l'avocat en scandant son nom. Leur voiture avait été arrêtée une quinzaine de fois par la police sur la route menant de Tunis au centre pénitentiaire.  D'autres militants des droits de l'homme qui cherchaient à rejoindre le rassemblement avaient été forcés de rebrousser chemin.

L'organisation demande par ailleurs aux autorités tunisiennes de permettre aux militants démocrates d'accéder à Internet. En effet, depuis fin octobre 2005 - peu avant le Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) -, les connexions personnelles de la plupart des opposants ont été coupées sur demande de l'Agence tunisienne d'Internet.

Mokhtar Yahyaoui, ancien juge, militant d'opposition et weblogger (http://yahyaoui.blogspot.com/), dénonce le harcèlement dont il est victime : "Ils m'ont coupé Internet dès que j'ai entamé ma grève de la faim, le 18 octobre 2005. Depuis, j'ai beaucoup de difficultés à mettre à jour mon blog. Je vis en outre sous une surveillance policière permanente. Notre situation a empiré depuis la fin du SMSI."

Rappel des faits : Mohammed Abbou

Mohammed Abbou a été condamné, le 29 avril 2005, à trois ans et six mois de prison, à l'issue d'un simulacre de procès. Sa peine a été confirmée en appel deux mois plus tard. L'avocat était jugé dans le cadre de deux affaires. Dans le premier dossier, il a été condamné à deux ans de prison pour la prétendue agression de l'une de ses consoeurs, en 2002, sans qu'aucune preuve soit venue étayer cette accusation. Dans un deuxième dossier, Mohammed Abbou a été condamné à un an et demi de prison pour la publication sur Internet d'un article dans lequel il comparait les tortures infligées en Tunisie à des prisonniers politiques aux exactions de soldats américains à Abou Ghraib.

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TUNISIA
New call for the release of Mohammed Abbu

Reporters Without Borders has renewed its call for the release of lawyer and human rights defender Mohammed Abbu, jailed since 1st March 2005 over articles posted online, who remains in prison, despite the release of nearly 80 political prisoners by the authorities on 25 February 2006.

"We welcome the release of the Zarzis Internet-users and journalist Hamadi Jebali. But why exclude Mohammed Abbu from the list of prisoners freed to mark the 50th anniversary of national independence?" asked Reporters Without Borders.

"We urge diplomats to keep campaigning to secure his freedom," the press freedom organisation added.

Mohammed Abbu's wife along with four of his lawyers, managed to hold a short-lived demonstration on 2 March 2006 in front of Kef prison where her husband is serving his sentence. They brandished the lawyer's portrait and chanted his name.

Police stopped their vehicle about 15 times on the road from Tunis to the prison. Other human rights activists who tried to join the demonstration were turned back.

The organisation also calls on the Tunisian authorities to allow pro-democrat activists access to the Internet. The personal connections of most opposition figures have been cut off, at the request of the Tunisian Internet Agency, since the end of October 2005 - just before the start of the World Summit on the Information Society (WSIS).
 
Mokhtar Yahyaoui, a former judge, opposition activist and weblogger (http://yahyaoui.blogspot.com/), spoke out against the harassment. "They cut off my Internet connection as soon as I began my hunger strike, on 18 October 2005. Since then I have had a lot of problems trying to get my blog up and running again. In addition I am under constant police surveillance. Our situation has worsened since the end of the WSIS".

Abbu was sentenced on 29 April 2005, to three years and six months in prison, at the end of a mockery of a trial. His sentence was upheld on appeal two months later. He was tried on two counts. On the first he was sentenced to two years in prison for an alleged assault on a female colleague, in 2002, without any evidence being produced. On the second count, he was sentenced to 18 months in prison for posting an article online in which he compared torture inflicted on political prisoners in Tunisia with abuses committed by American soldiers at Abu Ghraib.
 
--
Julien Pain
Bureau Internet et libertés / Internet Freedom desk
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Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
TEL: ++ 33 (0) 1 44 83 84 71
FAX: ++ 33 (0) 1 45 23 11 51
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www.internet.rsf.org
Read our handbook for bloggers and cyber-dissidents :
http://www.rsf.org/rubrique.php3?id_rubrique=542

Consultez notre guide du blogger et du cyberdissident :
http://www.rsf.org/rubrique.php3?id_rubrique=527
UNION INTERNATIONALE DES EDITEURS
INTERNATIONALE  VERLEGER - UNION
INTERNATIONAL PUBLISHERS ASSOCIATION
UNION INTERNACIONAL DE EDITORES
 

 

Commissioner Benita Ferrero-Waldner                                                      Ms. Ursula Plassnik

Commission européenne                                                            Minister for Foreign

B – 1049 Bruxelles                                                                                                                             Affairs

                                                                                                                                                                              Wien Österreich 

                                           

                                                                                                                               

Mr. Josep Borrell Fontelles                                                                                            Mr. Javier Solana
President of the European Parliament                                                                             Secretary-General/High
Rue Wiertz                                                                                                                                        Representative for the CFSP
B-1047 Bruxelles                                                                                                                                B – 1040 Bruxelles

 

                                                                                                            

                                                                                                                                                                              Geneva, 6 March 2006

 

 

RE: Freedom of Expression Situation in Tunisia Requires Strong Democracy and Rule of Law Subcommittee

 

 

Dear Commissioner, Dear Minister, Dear President, Dear High Representative,

 

As members of the Tunisia Monitoring Group (TMG) established in 2004 to assess the conditions of freedom of expression in Tunisia in the run up to and following the World Summit on the Information Society (WSIS), we are writing to you on the eve of the visit to Brussels of Tunisia's Foreign Minister, Mr. Abdel Wahab Abdallah, to draw your attention to the alarming state of freedom of expression in Tunisia.

 

We would like to take this opportunity to welcome the establishment of a democracy and rule of law subcommittee following the coming into force of the EU-Tunisia Neighbourhood Action Plan on 4 July 2005. However, we would also like to take this opportunity to call upon the EU to refuse the Tunisian Government's demand that this subcommittee not deal with individual cases.

 

  • The pursuit and consolidation of reforms which guarantee democracy and the rule of law,
  • Enhancing political dialogue and cooperation in areas such as democracy and human rights, (…), whilst promoting respect for human rights.

 

The two “priority actions” above are part of the EU-Tunisia Neighbourhood Action Plan. Not allowing the subcommittee to deal with individual cases nor to touch upon questions of “national sovereignty” would turn this new instrument into an empty shell, transgressing the spirit of the above provisions. If the top two priority actions of the EU-Tunisia Action Plan are to be fulfilled, we believe that the subcommittee must be authorised to address itself to individual cases so that its work may make a meaningful contribution to expanding civil liberties in Tunisia to make it a worthy partner for the EU.

On the eve of the WSIS in Tunis, the Commission had encouraged Tunisia, as the host country, to set an example by applying the Geneva principles, such as respect for freedom of opinion and expression.

 

We must conclude - after a series of serious incidents against journalists and human rights defenders on the eve and during the Summit itself - that this recommendation was not followed. Most shocking was the stabbing of French journalist Christophe Boltanski on Friday, 11 November 2005. Among other events, journalists, including Belgian journalists, human rights defenders and civil society representatives planning a Citizens' Summit on the Information Society (CSIS) were assaulted, abused and detained briefly on Monday, 14 November 2005 as they attempted to hold a preparatory meeting at the Goethe Institute in Tunis. The Head of the German Government Delegation himself was denied the right to have guests at the Goethe Institute, a facility of the German Embassy. Under the circumstances, the TMG decided that they could not continue with an event on freedom of expression planned for 15 November 2005 under the auspices of the WSIS.

 

Even a session featuring Commissioner Viviane Reding and Ambassador Pierini did not take place under the normal circumstances expected in an international forum (noisy environment, no translation available…).

 

These serious incidents illustrate that prior concerns about holding a United Nations Summit dealing with communication, content, Internet governance and freedom of expression in a country such as Tunisia were justified. A report of the TMG, entitled: "Freedom of Expression in Tunisia: The Siege Intensifies" was released in Geneva (September 2005) following the third fact-finding mission of the Group to Tunisia. It stated that Tunisia was "not an appropriate place to hold a World Summit on the Information Society".

 

Thanks to international and internal pressure, the Tunisian authorities have recently released some prisoners of opinion, including Hamadi Jebali and the Youth of Zarzis. This is a welcome development. However, there remain prisoners of conscience in the country, including Mohamed Abbou who should be freed also.

 

The gross restrictions on freedom of the press and of publication in all media and of freedom of assembly observed by members of the TMG throughout 2005 in the run up to the Summit continued once the Summit was over. It is increasingly difficult for those free journalists and human rights defenders residing in Tunisia to communicate among themselves and with the outside world. Communications are intercepted and even blocked.

 

Given the state of freedom of expression in Tunisia, which deteriorated in the run up to, during and following the WSIS, the members of the TMG respectfully request the EU to seek to improve the situation. In particular, we call upon the EU to ensure that the democracy and rule of law subcommittee be allowed to address itself to individual cases involving violations of global human rights principles to which the Government of Tunisia is committed.

 

We would appreciate being informed of future developments in this matter.

 

Most respectfully,

 

 

Lars Grahn

Chair

Freedom to Publish Committee

International Publishers’ Association

 

Members of the IFEX-TMG:

 

Arabic Network for Human Rights Information (Hrinfo)

ARTICLE 19

Canadian Journalists for Free Expression (CJFE)

Egyptian Organisation for Human Rights (EOHR)

Index on Censorship

International Federation of Journalists (IFJ)

International Federation of Library Associations and Institutions (IFLA)

International Publishers Associations (IPA)

Journalistes en Danger (JED)

Media Institute of Southern Africa (MISA)

PEN Norway

World Association of Newspapers (WAN)

World Association of Community Radio Broadcasters (AMARC)

World Press Freedom Committee (WPFC)

Writers in Prison Committee of International PEN (WiPC)

 

CC:

 

Mr. Leonello Grabrici, Chef d’unité Maghreb, External Relations DG, EU Commission;

Mr. Jean-Louis Bourlanges, President, Committee on Civil Liberties, Justice and Home Affairs, European Parliament;

Mr. Elmar Brok, President, Committee on Foreign Affairs, European Parliament;

Mrs. Luisa Fernanda Rudi Ubeda, Chairwoman, Delegation for relations with the Maghreb countries and the Arab Maghreb Union (including Libya)

Mrs. Hélène Flautre, Member, Committee on Foreign Affairs, European Parliament.
 


 

The Arab Program for Human Rights Activists

 
Cairo: 5/3/2006 
 
 
 
Urgent Action
Tunisia
 
     APHRA is observing with much concern the violations which are made to suppress the human rights activists and the freedom of _expression in Tunisia.
 
 Since Zen Elabdin bin Ali became the president of Tunisia in1987 .Tunisia became a unique example in suppressing freedoms and violations to human rights this at the time there is demand for a political reformation made in and of Tunisia for defending human rights and its culture. Despite of this the Tunisian government is still suppressing and confiscation to human rights activists in Tunisia.
 
  The Tunisian government is still capturing Mohamed Abuo the lawyer and activists in the human rights field despite all the demands to set him free
 
Mohamed Abuo is serving a penalty for three years since the last year that means that he spent a whole year behind bars .he is accused in writing article in the website expressing his opinion in the human rights situation in Tunisia.
 
  The Tunisian government forbidden a peaceful demonstration to solidarity and demanding to set Mohamed Abuo free organized by nine Tunisian human rights organizations at 3-3-2006 which was supposed to be held in front of the Alkaf jail in whish he  is serving his penalty.
 
  APHRA is announcing its solidarity with the human rights activists Mohamed Abuo and demanding the Tunisian government to set him free and all the human rights activists in custody and stooping its political acts in suppressing freedoms.
 
 APHRA is demanding from all the civil society organizations around the world to solider with Mohamed Abuo and writing to the Tunisian president Zen Elabidin bin Ali asking him to set Mohamed Abuo free and respecting all the international treaties.

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The Arab Program for Human Rights Activists
77 (A)swiesry buildings (B) fourth flour-Elhai Elashir
Nasr city _Cairo- Egypt
Tel-fax : 002024116626
E-mail:
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www.aphra.org
Convergence Démocratique Tunisiènne

Pour une Démocratie Laïque et sociale

A propos d’une dérive

 

 

L’opposition tunisienne vit une recomposition sans précédent dans son histoire récente. Une profonde division est en train de cliver le paysage démocratique après l’«alliance » - plus ou moins avouée-, contractée par une grande partie de l’opposition avec le courant islamiste d’An-Nahdha.

Sans obédience partisane, mais appartenant à la famille de la gauche démocratique tunisienne, et croyant en sa pérennité comme un ferment de la culture démocratique en Tunisie, les signataires de ce texte tiennent à s’exprimer sur ce remue-ménage qui agite la gauche et toutes celles et ceux qui se réclament de la démocratie et de la laïcité en Tunisie :

1. Nous voulons, d’abord, réaffirmer que le cap d’une opposition ferme et sans ambiguïté à l’autoritarisme, à l’omnipotence du parti au pouvoir, à la privatisation rampante de l’Etat et à la corruption, doit être maintenu. C’est le seul choix pour redresser le pays, imposer le respect des droits humains, impulser une véritable démocratisation des institutions et engager la société tunisienne sur la voie de la justice sociale.

2. La liberté d’_expression, la liberté d’association, l’amnistie générale et la libération de tout(es) les détenu(es) politiques, cette triple revendication est, en effet, le socle indérogeable pour toute vie démocratique future dans le pays et pour l’émergence d’une citoyenneté tunisienne véritable. C’est le sens même du combat de notre peuple pour l’émancipation nationale que le bourguibisme et ses avatars ont confisqué depuis l’Indépendance.

3. La citoyenneté c’est l’accès de toutes et de tous à tous les droits, pour reprendre le beau mot d’ordre de la LTDH. Toutes les Tunisiennes et tous les Tunisiens sans exclusives. La scène démocratique doit pouvoir accueillir toutes les sensibilités pour peu qu’elles acceptent la règle du jeu pluraliste et rejettent la violence et l’anathème. A cet égard, le mouvement islamiste an-Nahdha doit pouvoir jouir du droit à l’existence et à l’_expression libre dans la légalité démocratique, au même titre que toutes les composantes de l’opposition non-reconnue ou à peine tolérée, et participer ainsi aux débats, à la confrontation d’idées, qui sont l’essence même de toute démocratie.

4. Le débat démocratique est une chose, l’alliance à tout prix en est une autre. Nous ne sommes pas convaincu(es) que l’option du « Collectif du 18 octobre pour les droits et les libertés » (relayé par une structure homologue à Paris) soit opportune ni pertinente. Que le mouvement an-Nahdha dise se rallier à la règle de l’alternance pacifique et s’abstenir de toute violence, qui s’en plaindrait ? Mais, pour que ce mouvement ait sa place au sein de la famille démocratique, il faudrait qu’il renonce à son projet d’Etat islamique dont on connaît les redoutables conséquences pour la démocratie et les droits humains. Auquel cas, an-Nahdha ne serait plus vraiment un parti islamiste. Et cela se saurait.

Au moment même où il célèbre les « épousailles » avec « l’opposition sérieuse », le mouvement an-Nahdha, par la plume de ses figures les plus autorisées, continue à vouer aux gémonies tous les démocrates et tous les ‘ilmaniyîn [1] et à se vanter du recul de la si haïssable « Ilmaniya » face à la déferlante islamiste dans le monde musulman.

Au moment même où il annonce sa conversion à un fiqh du « juste milieu » (wasat), il ne rate pas une occasion pour réaffirmer la fidélité aux pères fondateurs du fondamentalisme dans sa version la plus obscure.

Au moment même où il déclare son ralliement au règlement pacifique des conflits politiques, le mouvement islamiste tunisien ne renie pas son soutien aux fauteurs de guerres civiles et aux assassins de démocrates dans le monde musulman.

Au moment même où ils proclame soutenir la cause des femmes et consentir au Code du statut personnel[2], il continue de « promouvoir la minoration » des femmes et, à l’occasion, de prôner la polygamie sous d’autres cieux.

Bref, les islamistes tunisiens acceptent tout mais ne renoncent à rien. Il ne s’agit pas d’une tactique du double langage, comme certains le leur reprochent, mais d’une politique double qui assume les deux volets : le démocratisme de circonstance et la fidélité à l’identité intégriste de l’islam politique. Finement théorisée, cette politique est légitimée par « la nécessité » (dharoura) et par la « naturalisation » du despotisme assimilé aux catastrophes et aux famines. L’alliance contre-nature avec les « Ilmaniyin » apparaît ainsi pour ce qu’elle est : une démarche dérogatoire pour faire face à une situation d’exception. En dehors de cela, l’identité est sauve et le programme d’islamisation de l’Etat et de la société est intégralement maintenu.

5. Que dire, dès lors, de la précipitation avec laquelle certaines formations politiques et associatives et certaines figures indépendantes connues pour leur attachement à la laïcité et à la démocratie ont signé ce qu’il faut bien appeler un manifeste d’alliance avec le mouvement de M. Rached Ghannouchi ? Appelons cela un syndrome… de maux récents ou ataviques :

·        Passons sur le pari géopolitique autour de desseins imaginés pour nous par des puissances « tutélaires » et où la donne de « l’islamisme modéré » est considérée comme incontournable. Certains membres des « collectifs » ne s’en cachent pas. Ce n’est pas une raison pour soupçonner les autres. En tout état de cause, nous n’avons pas à sonder les intentions des uns et des autres et encore moins à pointer le « recours aux puissances extérieures » comme "certains" ont  pu fâcheusement l’insinuer.

·        Sans doute faut-il rapporter cette impatience à une volonté « de faire bloc » face à l’irrédentisme et aux exactions continuelles du pouvoir. Là encore, malgré les embarras de certains de nos amis qui récusent le mot « alliance », la démarche est symptomatique d’un vieux travers de notre gauche : le goût de la politique sans les idées ; en l’occurrence, il serait de bonne politique de « faire nombre » quitte à gommer les frontières entre la vision séculière de la politique et le fanatisme, entre l’horizon universaliste et l’enfermement identitaire, entre la  religion et la théocratie ; en un mot, entre démocratie et non-démocratie.

·         Ces démocrates donnent ainsi l’impression d’être dans l’incapacité de développer un projet alternatif et à la politique autoritaire du régime et au projet totalitaire de l’islam politique : quand la peur de l’islam politique l’emportait, certains se sont alignés derrière le pouvoir jusqu’à fermer les yeux sur sa politique répressive et ses violations inadmissibles des droits de la personne ; aujourd’hui, face à un pouvoir qui n’a rien compris, on tend la main aux islamistes.

·         Peut-être faut-il y voir aussi les survivances d’autres mauvaises habitudes : la fébrilité, l’esprit de chicane et, pourquoi ne pas le reconnaître, la persistance d’une culture peu démocratique dans le traitement des divergences au sein de la gauche elle-même. Il est assez significatif d’entendre aujourd’hui les promesses péremptoires de débats de fond avec l’islamisme, alors que le même débat a été différé, sinon escamoté, au sein même de la gauche et de la mouvance démocratique.

·        Ce qui est en cause, c’est peut-être la manière dont la gauche s’est convertie à la culture « démocratique » : le bricolage idéologique, l’occultation de la mémoire, Le mépris des intellectuels, considérés tout au plus comme des « idiots utiles », et plus généralement le divorce avec le monde de la culture… L’horizon du court terme toujours recommencé dans lequel la gauche se retrouve cantonnée, explique un peu l’alliance politicienne avec l’islam politique.

6. Débattre avec les islamistes ? Certes oui. La gauche ne peut éternellement camper sur une posture défensive. Il s’agit de faire un sort à l’insupportable procès en éradication intenté à toutes et à tous les démocrates et repris par certains de nos amis qui n’hésitent plus à annexer le registre islamiste. On le sait, les premières défaites commencent par les mots.

Le débat oui, car l’islam n’est pas l’islamisme et l’instrumentalisation idéologique et politique de la foi doit être récusée.

Le débat frontal est non seulement souhaitable mais nécessaire afin de redonner du sens au choix démocratique, de renouer avec les idées et les projets de société constitutifs de tout engagement à gauche. Ainsi seulement, nous pourrons contribuer à féconder une culture démocratique qui fait tellement défaut à la société civile tunisienne.

Le débat que l’on nous promet n’est pas de ce type : il postule le consensus avant toute discussion et finalise le débat d’emblée en nous mettant sur les rails d’on ne sait quel « pacte démocratique » avec l’islam politique. Ce débat est si mal engagé qu’il commence par exclure les composantes « récalcitrantes » de la société civile, à commencer par le mouvement féministe. Tout se passe comme si le « dialogue » contractuel avec l’islamisme prime tout autre impératif : la défense de la société civile et de ses acquis universalistes et laïques et, au-delà de tout, l’unité, dans la diversité, du camp de la démocratie.

7. Que l’on nous entende bien : de près ou de loin, nous avons partagé les rêves, l’aventure et jusqu’aux déboires de la gauche tunisienne. Notre exigence procède de cet attachement. Nos inquiétudes aussi.

 

Signataires :

Hichem Abdessamad, chercheur en science politique

Hafedh Affes, enseignant, militant associatif

Najoua Agrebi, avocate

Noureddine Baâboura, juriste

Maher Baccouche, Gérant d’entreprise

Nejib Baccouchi, doctorant en philosophie

Hachemi Ben Frej, ingénieur

Jalloul Ben Hamida, Rédacteur en chef de N@ros, membre du Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) 

Mohamed Ben Henda, Comité des Tunisiens en Suisse (CTS)

Abdelatif Ben Salem, traducteur

Hajer Bouden, universitaire

Jamel Boussoffara, militant progressiste

Nadia Chaâbane, féministe, militante associative

Fethia Chaari, membre de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD)

Raja Chamekh, réfugiée politique

Fatma Cherif, assistante cinéma

Mohamed Cherif Ferjani, professeur de science politique à Lyon 2

Sofiène Chourabi, étudiant, actif au sein de RAID Attac Tunisie

Makram Essafi, chercheur en biochimie

Mirfet Fekih, enseignante

Jawhar Fekih, militant associatif

Mourad Gadhoumi, militant associatif

Omar Gasmi, juriste

Chedlia Hammadi, éducatrice, militante associative

Sonia Hamza, fonctionnaire

Habib Jalouali, gérant d’entreprise

Anouar Kanzari, étudiant

Mohamed Mansar, militant associatif

Rym M’hadhebi, membre de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD)

Ibrahim Nsiri, chercheur en communication

Fawzi Ouerghi, président du Cercle des citoyens des deux rives (Marseille)

Ramzi Oueslati, Formateur, membre du Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT)

Mouldi Sabri, avocat

Chedli Zaydi, avocat

Meriem Zeguidi, étudiante, militante de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD)

Mounir Zemni, enseignant, militant associatif


 

[1] Vocable désignant dans le lexique islamiste les laïques et plus généralement tous ceux et toutes celles qui ne sont pas islamistes, y compris parfois les démocrates renonçant à la revendication laïque

[2] Produit de l’ijtihad et non du droit positif comme ils tiennent à le préciser.

 

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Guantanamo: les détenus ont un nom


Par Isabel MALSANG
  
AFP, le 05.03.2006 à 07h33
WASHINGTON, 5 mars 2006 (AFP) - Ils ont été arrêtés sur les  routes du Jihad, près d'un camp d'entraînement d'Al-Qaïda en  Afghanistan ou à Tora Bora: Après quatre ans de secret, le Pentagone  a finalement rendu publique ce week end l'identité d'une partie des  quelque 500 détenus de Guantanamo (Cuba).
 
Beaucoup sont Afghans, certains viennent du Yemen, d'autres des  territoires palestiniens, du Maroc, de Tunisie, ou d'Arabie  Saoudite, un au moins vient de France. Certains ont passé du temps à  Milan (Italie), d'autres à Londres. La plupart nient avoir jamais  été proches des talibans ou même d'avoir entendu parler d'Al-Qaïda  avant le 11 septembre 2001.
 
Le Pentagone n'a pas publié une liste précise avec des noms et  des nationalités, mais a mis en ligne vendredi soir sur son site  internet 317 procès-verbaux d'interrogatoires -5.000 pages au total-  où les identités n'apparaissent pas toujours de manière évidente, et  qui mettront sûrement plusieurs semaines à être épluchés par les  spécialistes de la lutte antiterroriste ou de l'islamisme.
 
Cette diffusion s'est faite sous la contrainte de la justice, à  la suite d'une bataille gagnée par l'agence de presse américaine  Associated Press qui a obtenu une décision favorable d'un juge.
 
Les documents, qui avaient déjà été publiés en juin 2005 sans  les identités des prisonniers, s'attachent à retracer les mouvements  des détenus entre l'Europe, l'Afrique du Nord, la péninsule arabique  et l'Afghanistan.
 
Les interrogatoires étaient menés pour déterminer si les détenus  étaient susceptibles d'être libérés, soit parce qu'ils ne  présentaient pas de danger, soit pour raison médicale.
 
Certains étaient déjà connus, via leurs avocats ou leurs  familles, mais d'autres étaient inconnus. La lecture de ces  procès-verbaux donne soudain chair et âme aux silhouettes anonymes  vêtues d'orange enfermées dans la base américaine de Guantanamo.  Qualifiées "d'ennemis combattants" des Etats-Unis, ils se voient  interdits la reconnaissance du statut de prisonnier de guerre tel  que défini par la convention de Genève.
 
Au fil des pages, on découvre que le détenu Msihal Awad Sayaf  Alhabri, dont la nationalité n'est pas précisée, a fait une  tentative de suicide le 16 janvier 2003, résultant en "une blessure  grave au cerveau par manque d'oxygène".
 
Le procès-verbal de Sofiane Haderbache, membre présumé  d'Al-Qaïda venu de France pour aller en Afghanistan, évoque un  "prisonnier agressif" qui "est resté nu dans sa cellule" en défiant  les ordres des gardiens.
 
"J'ai quitté la Palestine, mon pays, pour chercher un travail  car il n'y a pas de travail en Palestine", raconte Wallid Brahim  Mustafa Aud-Jasi, surnommé "Al Aasmi" par l'interrogateur. Il  affirme qu'il n'est "pas un ennemi-combattant des Américains" tout  en reconnaissant avoir suivi un entraînement à l'utilisation de la  kalashnikov au camp Al Faruq.
 
Adel ou Abdul, un Tunisien, dit avoir été trafiquant de drogue  en Italie entre 1991 et 1995 et se défend d'être un "fanatique de  l'islam", mais reconnaît avoir fréquenté le camp d'entraînement de  Duranta en Afghanistan, exploité par le "parti islamique".
 
Certains nient en bloc tout ce qui leur est reproché.
 
Ainsi Mohammed Ben Moujan, dont la nationalité n'est pas  précisée mais qui paraît avoir été arrêté au Maroc selon les comptes  rendus, "a bien appris" en Afghanistan "à nettoyer et utiliser un  AK-47" mais "n'a jamais participé à un entraînement dans un camp  terroriste".
 
"Je n'ai jamais tiré sur quiconque même pas pour chasser. J'ai  reçu cet AK-47 des mains d'un Arabe qui voyageait avec moi et qui me  l'a donné pour que je puisse me défendre. C'est cet Arabe qui m'a  appris à m'en servir et à le nettoyer".
 
AFP

 
Names of the Detained in Guantanamo Bay, Cuba

The Pentagon has declined to identify the detainees at Guantanamo Bay, most of whom were captured in Afghanistan during and after the 2001 war there. Below is the largest list of names made public thus far, encompassing: 367 men whose identities have appeared in media reports, on Arabic Web sites and in legal documents.
 
Some names came from family members of detainees who have sent letters home through the International Committee of the Red Cross. Seventy-three people on the list have been sent back to their home countries for further detention or for release. They are marked with an "R." Several of those have been interviewed by reporters.
 
Many names came from two Web sites that monitor the status of Guantanamo detainees: the Arabic-language Alasra (www.alasra.org) and the Britain-based CagePrisoners (www.cageprisoners.com). Alasra lists 202 names and CagePrisoners about 330. The two sites, which advocate the release of the detainees, have published lists of names, photographs and documents provided by families.
 
Alasra is registered to an unknown individual in Saudi Arabia, and CagePrisoners is registered to a group of Muslim computer programmers based in Britain. Sixty-two names came from an official publication of the Yemeni Defense Ministry in January, and the names of 58 Pakistanis were published by a Pakistani newspaper in October 2002. In that same month, al Qaeda supporters in Afghanistan distributed a list naming "57 al Qaeda members" who were prisoners at Guatanamo.
 
How the Names Made the List
 
For three years, Washington Post researchers have been compiling the names and countries of origin of detainees from unofficial, public sources: news accounts, legal documents, interviews with attorneys and relatives, and information from detainee support sites on the Web. The Post is printing only names that it has verified from a single reputable source or multiple sources. Some names have been transliterated from Arabic or have alternative spellings.
 
Related story: Holding Cell In War on Terror (Post, May 2, 2004)
 
Voici les noms des 6 tunisiens parus sur cette liste :
 
Tunisia
Name                                             Nationality

Hkimi, Adel                                       Tunisia
Lagah, Lofti Ben Suihi                      Tunisia
Mamrouk, Adel Ben Hamida             Tunisia
Nasri, Riadh Mohammad                  Tunisia
Ridha, Yazidi                                    Tunisia
Sassi, Mohammed Ben Sala             Tunisia

(Source: “The Washington Post” du 5 mars 2006)
URL:
http://www.washingtonpost.com/wp-srv/nation/guantanamo_names.html


 
Par Contre, sur un autre site qui s’intéresse depuis plusieurs années aux prisonniers de Guantanamo  www.cageprisoners.com , on trouve 8 noms de tunisiens probablement emprisonnés à Guantanamo :
 
Tunisia (8)
 
Legend:
FNU: First Name Unknown
LNU: Last Name Unknown
 
Abdul Hadi Ibn El Hathimy Al Hamamy
Abdul Hadi LNU
Abdullah LNU
Abdullah LNU
Adel Ben Hamida Mamrouk
Adel Hkimi
Adel LNU
Adil ibn Mohammed Al Wirghi
Dujanah
Hisham Sliti
Lofti Ben Suihi Lagah
Mohammed Abdurrahman
Mohammed Ben Sala Sassi
Rafiq Ibn Bishir Ibn Jalul Al Hami
Riadh Mohammed Nasri
Saifullah LNU
Yazidi Ridha
 
(Source : http://cageprisoners.com/page.php?id=10 )



Sicile : naufrage d'un bateau chargé de clandestins, un blessé grave
 
AFP, le 05.03.2006 à 19h03
ROME, 5 mars 2006 (AFP) - Une embarcation avec quelque 300  immigrants clandestins à bord a fait naufrage dimanche tout près du  rivage de l'île sicilienne de Linosa (extrême sud de l'Italie),  faisant un blessé grave, ont indiqué à l'AFP les autorités  portuaires.
 
"Sur les quelque 300 personnes qui étaient à bord, dont 8  femmes, il n'y a finalement qu'un seul blessé grave, qui a été  immédiatement transporté à l'hôpital de Palerme (Sicile). Il y a  aussi quelques blessés très légers", a déclaré un responsable de la  capitainerie du port de Palerme.
 
"Mais nous poursuivons les recherches au cas où il y aurait  quand même eu des victimes", a-t-il précisé.
 
L'embarcation s'est retournée à quelques encablures du rivage et  les passagers ont ainsi pu regagner la terre ferme par leurs propres  moyens malgré un fort vent et de mauvaises conditions météo.
 
Les autorités portuaires n'ont pas pu indiquer immédiatement le  pays d'origine des candidats à l'immigration.
 
Selon le maire-adjoint de Linosa, Carmelo Ardizzone, cité par  l'agence italienne Ansa, les autorités locales - trois policiers et  un vigile, pour une population ne dépassant pas les 500 habitants en  hiver - "ont eu du mal à rassembler" l'ensemble des clandestins,  certains ayant tenté de s'enfuir et de se cacher.
 
La petite île de Linosa et celle de Lampedusa, situées entre la  Sicile (sud de l'Italie) et les côtes africaines, sont le théâtre  quasi quotidien d'interceptions par les forces de l'ordre italiennes  d'immigrants clandestins, souvent entassés sur des embarcations  précaires parties des côtes libyennes ou tunisiennes.
 
Plus de 15.000 personnes ont été interceptées en 2005 alors  qu'elles tentaient de rejoindre l'Europe par le sud de l'Italie,  selon des chiffres du ministère de l'Intérieur italien.
 
La plupart des immigrants sont renvoyés dans les pays d'où ils  ont embarqué ou sont invités à quitter le territoire sans être  expulsés, alimentant ainsi l'immigration clandestine.
 
Selon la Communauté catholique de Sant'Egidio, plus de 2.000  immigrants clandestins sont morts depuis 1990 dans le naufrage de  leurs embarcations alors qu'ils tentaient de rejoindre l'Italie par  la mer.
 
AFP

Voici un message que j'ai reçu de Tunis. La source est fiable.

Un "ultra" espérantiste proteste


Je voudrais parler de la répression qui s'abat sur le public de l'Espérance et surtout sur notre groupe de supporters l'ultra. Tout a commence lors du derby avec l'annulation de notre "dakhla" qui a coûté plus que 23 milles dinars. Le comble, c'était hier à l'entrée du stade chtioui (à la Marsa) où beaucoup de supporters ont été obligés de suivre le match "fi khal3a" (tricot de peau) parce qu'ils portaient des maillots ultras. Et notre dakhla a été encore annulée. Merci de nous aider à dénoncer ces abus qui touchent maintenant le domaine sportif et les supporters.

Mohamed

Lecteur Assidu
06-03-2006
www.tunezine.com
 
Lundi, 6 mars 2006

Passage à l'heure d'été le 26 mars 2006

Le passage à l'heure d'été pour l'année 2006, aura lieu le samedi 26 mars, à 2h00, en ajoutant soixante minutes à l'heure légale actuelle. L'application de l'heure d'été prendra fin le dimanche 29 octobre 2006, à 03H00, en retardant d'une heure l'heure d'été.
 
Le premier ministère indique que cette mesure s'insère dans le cadre des efforts visant à maîtriser la consommation d'énergie à tous les niveaux, et revêt une grande importance compte tenu de l'augmentation continue du prix des hydrocarbures sur les marchés internationaux et de ses retombées directes sur le budget de l'Etat.
 
Relecture par le chef du pupitre
 
 
Lundi, 6 mars 2006
Passage à l'heure de la démocratie
 
Le passage à l'heure de la démocratie n'aura pas lieu en 2006. Ne touchez donc pas à vos montres. Contrairement aux rumeurs (forcément tendancieuses), l'application de l'heure (illégitime) de la dictature ne prendra pas fin en octobre 2006. Elle continuera éternellement.
 
Le premier ministère - qui devrait bientôt changer de titulaire puisque la rumeur veut que Mondher Znaïdi remplace Mohamed Ghannouchi - indique que cette mesure s'insère dans le cadre du blablabla visant à maîtriser le blablabla à tous les niveaux. Même si le même ministère disait exactement le contraire il y a tout juste 5 ans, ceci ne change rien puisque - de toutes façons - on vous emmerde.
 
L'augmentation continue du prix des hydrocabures, conjugée à la corruption galopante dans toutes les sphères de la vie publique, mine franchement le budget de l'État. Mais ce n'est point grave puisque les Tunisiens ont appris à se la fermer, depuis des lustres
 
Lecteur Assidu
 


Quorum non réuni, hier, pour l'AGE du Conseil National de l'Ordre des avocats
Report au 1er avril 2006, mais les dissensions sont énormes


Raouf KHALSI
 
Hier à l'Acropole des Berges du Lac, il y avait à peu près 115 hommes du barreau pour l'Assemblée générale extraordinaire du Conseil National de l'Ordre des avocats. Le quorum qui est environ de 700 personnes n'était donc pas réuni et, de ce fait, cette assemblée générale extraordinaire a été reportée au 1er avril 2006.
 
Pourquoi ce désengagement ?
 
Selon des indiscrétions proches  de la corporation, la plupart  des avocats expriment une espèce  de ras-le-bol   après les remous  de cette semaine et particulièrement ceux de la veille.
 
En effet,  samedi devait consacrer l'élection du bureau de l'Association des jeunes avocats.
Les élections devaient se dérouler au Palais de Justice et à la salle n°10. Il y avait une affluence presque record de jeunes avocats : près de 1300 étaient présents, dont 600 Rcédistes, dit-on. Mais selon  ces mêmes sources, les adhérents au courant opposé celui de « la concorde » se seraient interposés à ces élections jugeant qu'elles devaient se dérouler à la « Maison de l'Avocat ».
 
Après une matinée  qualifiée  de  « houleuse » (on parle même d'urnes saccagées), un huissier notaire a constaté le non déroulement des élections  et dressa un procès verbal en conséquence. Ces élections ont donc été reportées au 18 mars prochain. Ceci en  ce qui concerne les jeunes avocats.
 
Mais pour revenir  au défaut de quorum du Conseil National de l'Ordre des avocats, hier, le  malaise serait autre : La tutelle a présenté trois projets de couvertures sociales pour les avocats et le conseil ne s'est toujours pas prononcé là-dessus.
 
Par ailleurs,  le Conseil  de l'Ordre réclamerait la gestion de l'Institut supérieur des avocats (et même la gestion budgétaire). Rappelons que la création de cet institut a fait l'objet d'un projet de loi.
Entre temps, signalons que le Conseil de l'Ordre aurait gelé l'inscription des nouveaux avocats.
 
(Source : « Le Temps » du 6 mars 2006)
 

A la première session 2006 du conseil municipal de Bizerte
Un conseiller lance une bombe : "Des milliers de tonnes de ciment amiante à l'air libre"

Mohamed  Salah  FLISS
 
Lors de la première session 2006 du conseil municipal de Bizerte, un conseiller municipal a commencé son intervention par attirer l'attention de l'assistance au dramatique danger que renferment les tonnes de ciment amiante stocké à même le sol à l'air libre dans ce qui reste de l'enceinte de l'usine de la société « CIAMIT », située dans la zone industrielle de la Pêcherie, à proximité de la route nationale n°11.
 
Cette société, installée au début des années 1980, pour produire des tubes en ciment amiante, destinés aux besoins du transport de l'eau pour la société nationale d'exploitation et de distribution de l'eau à travers le pays, a connu une floraison certaine.
 
Ses activités se sont étalées sur une période de vingt ans, au cours desquelles, elle a alimenté le marché tunisien notamment d'une gamme variée de tubes.
 
Avec la campagne internationale contre le ciment amiante, l'idée d'abandonner l'activité de cette usine a fini par faire son chemin.
 
Normalisation aidant, la mise en exécution de l'arrêt des activités de la dite-usine a vu le jour.
Les tentatives de cession de l'usine n'ayant pu aboutir pour défaut d'acquéreurs, la décision de déclarer purement et simplement la fermeture de l'usine a été arrêtée.
 
Ainsi, le personnel a été mis dans la situation de chômage technique pour une première période avant d'être mis à la retraite et proportionnellement indemnisé.
 
Les installations, quand elles, ont été 'bradées' tout azimut dans les limites du possible !
 
En procédant de la sorte, personne n'a eu le réflexe de poser le problème des quantités de ciment amiante stockées au sein de l'usine, puisque les impératifs du départ précipité n'ont pas permis de remplir les conditions d'un départ cogité et amplement réfléchi.
 
Aux dires d'anciens employés de la CIAMIT, le vent est à même de procéder au transport des particules de ciment au gré de ses directions variables.
 
Or, l'emplacement de l'usine est pratiquement central entre les zones de Menzel Abderrahmane, Menzel Jémil, Zarzouna et Bizerte sud.
 
Ajouté à la pollution de l'air provoquée par les trois unités industrielles d'El fouladh (située à Menzel Bourguiba), des ciments de Bizerte(située à Bizerte sud) et la Société Tunisienne des Industries de Raffinage (située à Zarzouna), ce fléau risque, s'il n'est pas réglementairement jugulé, de provoquer des effets sérieusement néfastes sur la santé de tout ce qui est vivant.
 
Il est donc nécessaire de la traiter avec la célérité requise.
 
Une information transparente, fiable et suffisamment étayée sur cette problématique, ne saurait qu'apporter un plus à la culture citoyenne, car ce problème touche à l'environnement et à la santé publique.
 
A tous ceux que ce dossier interpelle et  fait partie intégrante de leurs  prérogatives de se lancer dans le bain, munis d'une dose de patience citoyenne inouïe.
 
Nous attendons sereinement les résultats de toute démarche qui s'inscrirait dans cette perspective, et ne manquerons pas de saluer le courage et la lucidité de ses auteurs.
 
(Source : « Le Temps » du 6 mars 2006)

Appel en faveur de l’instauration d’une occasion européenne annuelle

 

Journée Porte Ouverte pour tous

 

Au niveau de tous les centres culturels et cultuels musulmans

A l’occasion de l’anniversaire de la naissance du prophète (PSSL)

 

Cet appel a pour objectif la contribution à la concrétisation des valeurs ancrées dans la culture islamique. Ces valeurs nobles ont été la source d’inspiration et le vecteur de la pratique quotidienne pour tous ceux qui ont  perpétré la Tradition  prophétique depuis des siècles.

 

Après les récents évènements autour de l’affaire des caricatures, il est primordial pour chacun de tirer les conclusions et les enseignements majeurs. Avec un peu de recul, il est communément admis maintenant que, dans la conscience collective de nos co-citoyens européens dans différents pays, l’image de l’Islam et des musulmans est présentée assez négativement dans sa globalité. Il incombe aux musulmans de faire un effort supplémentaire, avec la participation de toutes et de tous, afin de contribuer au changement de cette image à travers un travail persévérant, concertant et convergeant.

 

C’est ainsi que nous adressons ce modeste appel à tous les centres islamiques : mosquées, salles de prière, écoles, instituts, associations, centres culturel ou cultuel, et tous lieu fréquenté par un public musulman représentatif, pour l’instauration d’une journée annuelle européenne, à l’occasion de l’anniversaire de la naissance du prophète (PSSL) :

 

Journée Porte Ouverte

 

Cette journée aura pour objectif d’ouvrir tous nos centres à tous les citoyens européens (voisins, élus, associations, entreprises, etc.) qui souhaitent se renseigner, discuter ou découvrir le travail, minime soit-il, des musulmans dans chaque ville ou agglomération. Cette ouverture est l’une des façons pour être en harmonie avec la valeur islamique véhiculée par le verset « Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez » [Al-Hujurat 14].

 

Beaucoup de centres islamiques organisent déjà des journées de ce type, nous pensons que la convergence des efforts à une plus grande échelle aura un impact encore plus positif et plus constructif à ce niveau. Il s’agit d’un effort citoyen d’ouverture vis-à-vis d’autres citoyens européens, avec qui nous partageons la vie et l’espoir d’un jour meilleur.

 

Citoyens européens musulmans

 

Pour tout contact

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Le Koweït se dote d'une nouvelle loi libérale sur la presse
 
AFP, le 06.03.2006 à 09h43
KOWEIT, 6 mars 2006 (AFP) - Le Parlement koweïtien a adopté  lundi une nouvelle loi sur la presse prohibant l'emprisonnement de  journalistes avant une décision définitive de la justice et  autorisant la parution de nouveaux quotidiens pour la première fois  depuis trente ans.
 
Elle a été approuvée par l'ensemble des 53 députés présents,  dont des ministres du cabinet, a constaté un journaliste de l'AFP.
 
La loi interdit l'emprisonnement pour les journalistes à  l'exception de ceux qui ont porté atteinte à la religion. Désormais,  l'arrestation et la détention des journalistes et des écrivains ne  sera possible qu'au terme d'un jugement de la Cour suprême.
 
Les législateurs estiment que cette loi constitue une mesure de  réforme majeure.
 
Le gouvernement koweïtien interdisait totalement depuis le  milieu des années 1970 la délivrance de nouvelles licences pour la  publication de journaux.
 
Les journalistes koweïtiens pouvaient aussi être emprisonnés  alors qu'ils étaient interrogés pour une offense présumée.
 
Il y a au Koweït cinq quotidiens en langue arabe et deux en  anglais, ainsi que plusieurs hebdomadaires.
 
AFP
 

Colère des consommateurs de l'huile d'olive "siphonnée" par l'Espagne

Par Mohamed CHAKIR
 
AFP, le 05.03.2006 à 05h13
SEFROU (Maroc), 5 mars 2006 (AFP) - L'exportation de 70% de  l'huile d'olive produite en 2005 au Maroc suscite la colère des  consommateurs contre la hausse du prix de cette denrée "siphonnée"  par l'Espagne.
"A 40 dirhams (3,6 euros) le litre, les pauvres ne peuvent plus  acheter d'huile d'olive", proteste Abdelali Maazouz qui vit à Sefrou  (centre), petite ville entourée d'oliveraies. "C'est un prix fou ici  même où l'huile est produite depuis des siècles", ajoute-t-il  exaspéré.
La pénurie dure depuis décembre lorsque l'Espagne a commandé aux  producteurs marocains de grandes quantités d'huile, 70% des 40.000  tonnes produites en 2005.
Le prix du litre est passé de 25 dirhams à 40, et parfois 45  dirhams (4 euros) suscitant la gêne des petits vendeurs, cible  directe des protestations des clients. Le prix est encore plus élevé  dans les supermarchés des grandes villes où certaines marques sont  vendues jusqu'à 100 dirhams (9 euros).
"Ce fut la denrée des pauvres, l'Espagne et notre gouvernement  n'ont fait que nous appauvrir davantage", se plaint Hassan Rabbaa,  un petit commerçant dans la médina de Sefrou. Ce père de quatre  enfants affirme ne gagner que 50 dirhams par jour.
Mohamed, gardien d'un verger, en veut, lui, à l'Espagne qui a  "siphonné" la production de Sefrou, dont il loue la qualité et  l'abondance.
Larbi Bouchareb, patron d'une huilerie locale, jubile au  contraire. "Je suis content, j'ai vendu à un très bon prix une  grande partie de ma production, pourquoi alors devrais-je penser au  consommateur", dit-il souriant.
"C'est à l'Etat d'offrir une compensation pour le manque, pas à  moi qui fais tourner une petite entreprise", ajoute-t-il.
Larbi assure que "par le biais d'intermédiaires locaux, les  Espagnols ont acheté les olives avant même le début de la  cueillette". Le prix d'un kilo d'olives non traitées a immédiatement  grimpé à 9 dirhams (0,80 euros) contre 0,3 euros en 2004,  précise-t-il.
En janvier 2006, l'exportation d'huile d'olive brute et raffinée  a généré des recettes de 183 millions de dirhams contre seulement  1,7 million en janvier 2005, indique de son côté l'Office marocain  des changes.
Les huileries industrielles de Casablanca et de Meknès ont livré  leur production en vrac à l'Espagne, souligne un industriel.
Nour Eddine Ouazzani, chercheur à l'Ecole nationale  d'agriculture de Meknès qui abrite trois grandes huileries  industrielles, trouve des côtés positifs à l'exportation massive  vers l'Europe.
"J'espère qu'elle donnera une impulsion à la culture de  l'olivier au Maroc et permettra de créer un label marocain", dit-il,  ajoutant qu'il participe lui-même à un programme intégré de  plantation de 10.000 hectares en oliviers près de Meknès.
L'oliveraie au Maroc couvre au total quelque 590.000 hectares  alors que sa superficie en Tunisie est de 1,7 million d'hectares.
Face aux protestations contre le prix élevé de l'huile d'olive,  ce chercheur fait remarquer que "le Marocain ne consomme en moyenne  que 0,5 litre d'huile par an alors que l'Espagnol en consomme 20  fois plus".
"L'essentiel, juge-t-il, c'est d'activer les plantations dans  les meilleurs délais, et tout retard est préjudiciable au Maroc qui  doit prendre ses parts sur le marché international".
Un avis que partage le ministre marocain de l'Agriculture Mohand  Laenser. "La création de nouvelles oliveraies, indique-t-il à l'AFP,  est l'une des priorités du gouvernement".
 
AFP


Terrorisme: de l'hystérie étasunienne à la brutalité des chiffres

15/02/2006 Nous l'avons souvent écrit, la guerre contre le terrorisme n'est qu'un écran de fumée, un mirage au service de la politique guerrière des néocons étasuniens notamment (avec 440 milliards de dollars, le budget du Pentagone a par exemple explosé de 48% depuis la fin 2001). C'est sur l'autel de cette pseudo guerre globale, virtuelle donc, que le monde occidental en général, cédant pan après pan à l'hystérie étasunienne, est en train de sacrifier les libertés individuelles de ses concitoyens à grands coups de législations de plus en plus intrusives. Un arsenal législatif de contrôle des masses dangereusement inédit, servis sur un plateau aux pouvoirs en place. Pouvoirs dont personne ne peut dire aujourd'hui quels visages ils prendront demain, par exemple face aux conséquences sociales d'une crise pétrolière peut-être  imminente (>>1  /// >>2  /// >>3 /// >>4 ), ou face à une révolte généralisée des laissés-pour-compte de la globalisation néolibérale. 
Terrorisme domestique 
- Aux USA 
zéro mort en 2005 
zéro mort en 2004 
zéro mort en 2003 
zéro mort en 2002 
- En Europe 
56 morts en 2005 
2 morts en 2004 
6 morts en 2003 
15 morts en 2002 
Terrorisme international 
- Aux USA 
zéro mort en 2005 
pas de chiffres officiels en 2004, mais zéro à notre connaissance
pas de chiffres officiels en 2003, mais zéro à notre connaissance
3 morts en 2002 
- En Europe 
zéro mort en 2005 
192 morts en 2004 
1 mort en 2003 
zéro mort en 2002 
Total terrorisme: 
- Aux USA: 
3 morts déclarés en 4 ans 
- En Europe: 
272 morts en 4 ans 
(
source)
Guerre contre le terrorisme 
Des milliers de morts en Afghanistan, dont une majorité de civils 
100'000 morts en Irak, en ne comptant que les civils (selon une étude de
The Lancet).

 L'islamisme: juste un ennemi de transition 21/01/2006 Les idéologues du néolibéralisme ne conçoivent les êtres humains que comme des entités économiques et, s'ils déplorent les conséquences de la pauvreté dans le monde, c'est de n'y voir qu'une masse inerte de consommateurs potentiels, un énorme marché inexploité. A les en croire, la finalité deleur religion serait donc de permettre aux 4 milliards de laissés-pour-compte de la planète d'accéder peu à peu au nirvana consumériste. Grâce évidemment à la conversion de tous à la sacro-sainte démocratie libérale, c'est-à-dire à la dictature des marchés, selon le mot d'Hans Tietmeier, président de la Bundesbank allemande. Ce serait alors le bonheur pour tous et La Fin de l'Histoire façon Fukuyama, les démocraties libérales n'étant pas sensées se faire la guerre. Vaste et noble programme. Soit.
Sauf que l'on sait aujourd'hui que, si chaque être humain voulait prétendre au niveau de vie des Français ou des Belges, ce serait les ressources naturelles de deux ou trois planètes qui seraient nécessaires. A celui des Américains? Ce sont les richesses de 5 planètes qu'il faudrait aligner. Dès lors, avec quelles ressources naturelles les chantres de la dérégulation comptent-ils réaliser l'american dream de milliards de consommateurs chinois, indiens, latino-américains et africains toujours dans l'attente de leur part du gâteau?
On le devine, le délire consumériste occidental: J'achète donc je suis, bâtit sur les énergies fossiles et les produits jetables, ne leur profitera pas. Pour la simple et bonne raison que la chose n'est tout simplement pas possible, faute de ressources naturelles justement. Dans son manifeste
Guerre et Mensonge, terrorisme d'Etat américain le journaliste et écrivain Giullieto Chiesa estime qu'il est même nécessaire que la pauvreté la plus crasse continue à dévaster l'Afrique, que l'écrasante majorité des Indiens restent des miséreux et que si l'Amérique latine continue de se développer, ce soit d'abord dans ses favelas. Ne serait-ce que pour préserver le niveau de vie occidental bien sûr, et plus singulièrement celui, non négociable comme on le sait, des États-Unis. Surtout à l'heure où l'on estime que le déclin de la production de pétrole commencera à l'horizon 2007. Tout ce remue-ménage une guerre pour les ressources?
Washington aurait bien intégré le problème et, dit en substance l'intellectuel italien, la stratégie américaine de ces dernières années viserait notamment à contrôler les ressources naturelles de la planète. D'abord en occupant la région du Golfe d'abord aux travers de deux guerres montées de toutes pièces (
épisode 1 et épisode 2). Ensuite en se ruant sur l'Asie centrale, où bat le coeur énergétique de la planète, à la faveur du 11 septembre, casus belli de la si pratique guerre contre le terrorisme, contre l'islamisme donc. Enfin, pourrait-on ajouter, en poussant à l'intégration des anciennes républiques soviétiques dans l'Europe tout en concluant avec elles des pactes de défense, scénario visant à conserver le contrôle de l’Europe et à ouvrir éventuellement un corridor sur le pétrole de la Caspienne. Rien de bien nouveau ici. (D'ailleurs, les grandes lignes de cette stratégie avaient été développées dès 1992, dans le fameux Defence Policy Guidance (DPG) (>>Asia Times  / CIRPES / Monde Diplomatique), par l'ex-numéro deux du Pentagone et nouveau président de la Banque Mondiale, Paul Wolfowitz notamment. Un texte censé déterminer les grands axes de la stratégie américaine pour le 21e siècle et où il était question d'assurer à long terme la domination militaire américaine sur l'«Eurasie» et d'empêcher la naissance de toute autre superpuissance, par l'ex-numéro deux du Pentagone et nouveau président de la Banque Mondiale, Paul Wolfowitz notamment.)
Mais Giullietto Chiesa va plus loin. Pour lui, l'islamisme n'est en fait qu'un ennemi de transition pour les Etats-Unis, ennemi aussi spectaculaire en terme médiatique (c'est à dire ce qui importe) qu'il est insignifiant en terme de potentiel de nuisance. Ennemi hollywoodien donc, virtuel, qui offre surtout à Washington un alibi permanent pour repositionner ses troupes et, surtout, mettre les bouchées doubles en matière de développement d'armement, de budget militaire. Pour se préparer à affronter qui? Certainement pas Ben Laden, terré depuis des lustres dans l'humidité de grottes pakistanaises, ni une Europe pour l'essentiel aux ordres, encore moins une Russie redevenue elle-même pays en voie de développement. Selon Giulietto Chiesa, les Etats-Unis se prépare en fait à faire face à la seule puissance dont l'essor est une menace pour l'american way of life: la Chine. Il faut dire que l'Empire du Milieu consomment déjà actuellement deux fois plus de viande que les Américains et plus de deux fois plus d'acier. Et si la Chine continue sur sa lancée, d'ici 2031 ses 1,45 milliard d'habitants prévus consommeront l'équivalent des deux tiers de l'actuelle production mondiale de céréales, et plus du double de l'actuelle production mondiale de papier (cf. Lester Brown, (
>>1  /// >>2). Ils absorberont en outre les 60% de la production mondiale de pétrole.
Perspective inacceptable pour Washington!
Objectif obligatoire pour Pékin.
Tous les ingrédients sont donc là, nourrissant une nouvelle course aux armements qui, bien que discrète et occultée par le micro-militarisme théâtral étasunien contre le monde arabo-musulman, rappelle les pires heure de la guerre froide. Fin décembre 2005, le ministre japonais des Affaires étrangères, Taro Aso, déclarait: «La Chine est un pays voisin qui a un milliard d’habitants et qui possède des bombes nucléaires et dont les dépenses militaires, tout sauf transparentes, connaissent une hausse à deux chiffres depuis dix-sept années consécutives
Voilà pour ce qui concerne les grandes manœuvres.
Concernant la zone déjà placée sous la dictature des marchés, c'est à dire le Nord-occidental-riche-et-blanc, l'analyse de Giulietto Chiesa va, là aussi, droit au but. Chacun de nous le constate, les entreprises de ce côté-ci du mur ne cessent pas de délocaliser, de robotiser, de rogner sur les salaires, de casser les acquis sociaux bref, de tout mettre en oeuvre pour produire à moindre coup, décupler les bénéfices et satisfaire ainsi l'appétit toujours plus vorace de patrons-actionnaires itinérants. Mais, ce faisant, elles illustrent l'un des paradoxes les plus anciens du capitalisme, à savoir qu'il tend naturellement, dans sa course effrénée au profit, à priver une partie sans cesse grandissante de la population des moyens de consommer, d'acheter et donc de huiler les rouages de la machine. C'est le syndrome du scorpion, qui fini par s'injecter lui-même son propre venin. Jamais les richesses du monde n'ont ainsi été concentrées dans les mains d'un nombre si restreint d'oligarques de tous les pays. Pour Giulietto Chiesa, il ne faut pas espérer que le système se réforme de lui-même pour freiner une paupérisation qui pourtant le dessert. Il rappelle plutôt qu'aux États-Unis comme en Amérique Latine d'ailleurs, des quartiers ou même des villes entières sont désormais dévolus aux riches, bunkerisés qu'ils sont avec un seul accès très bien gardé, physiquement inaccessibles donc à la populace. Une tendance appelée à se généraliser selon le journaliste, qui prophétise en substance que, demain, une élite habitera le monde dans ses villes fortifiées, protégées par des milices privées aujourd'hui déjà en plein essor, et contre les remparts desquels pourront toujours venir s'écraser les crève-la-faim de tous les tiers et quarts-monde de la planète.
Pas gai tout ça!
La bunkérisation du Nord progresse, merci Protégée par la méditerranée, l'Europe n'a eu besoin d'ériger ses nouveaux remparts anti-crève-la-faim que dans quelque enclaves au nord du Maroc. Outre-atlantique, la chose est différente puisque le riche pays de l'Oncle Sam à une frontière de 3200 km avec Sud pauvre. Qu'à cela ne tienne, dimanche 8 janvier dernier, la Chambre des représentants américain a adopté un projet de loi sur la répression de l'immigration clandestine qui prévoit d'ériger un une double barrière métallique haute de 4,5 mètres, jalonnée de miradors et de caméras sophistiquées tout au long d'un d'un tiers de sa frontière sud. Le Sénat et le président l'inénarrable Doobleyou doivent encore avaliser le texte.
Irakisation de l'Afghanistan? Au lendemain de l'assassinat d'un diplomate canadien, 24 personnes, pour la plupart des civils, ont été tuées dans deux attentats-suicides dans la province de Kandahar, au sud de l'Afghanistan lundi. Une personne à moto s'est fait exploser dans le bazar, selon les premiers éléments. Depuis quatre mois, une soixantaine de personnes ont été tuées dans une vingtaine d'attentats touchant de plus en plus des civils. Il semblerait que les rebelles afghans soient en train d'opérer une réorientation vers une stratégie de terreur sur le modèle irakien. Après le bourbier irakien, le bourbier afghan?
Une guerre à 1000 milliards La guerre en Irak pourrait coûter entre mille et deux mille milliards de dollars aux États-Unis, selon une étude co-dirigée par Joseph Sitglitz, prix Nobel de l'économie 2001. L'étude, rendue publique lundi, contredit les estimations officielles du coût du conflit en Irak, qui ne prennent pas en considération des dépenses-clé susceptibles d'affecter le budget américain pendant des années.
Chirac et le nucléaire français Dans un spectaculaire discours prononcé jeudi sur le sous-marin Le Vigilant, Jacques Chirac a élargi le champ de la doctrine nucléaire de la France. Il a dit envisager des ripostes aux Etats pratiquant le terrorisme ou des frappes en cas de menaces sur ses alliés ou ses approvisionnements stratégiques.
Le point de vue de de defensa.
Stratégie délibérée de torture Les Etats-Unis de Doobleyou ont développé une stratégie délibérée de torture pendant les interrogatoires des suspects de terrorisme, affirme Human Rights Watch (HRW) dans son rapport annuel sur le traitement des prisonniers, publié cette semaine.
Tel-Aviv en remet une couche Débarrassé de la menace irakienne et très impatient de voir la Syrie et l'Iran renvoyés à l'âge de pierre, l'Etat hébreu ne fait plus dans la dentelle. Vendredi, il a ni plus ni moins accusé l'Iran et la Syrie d'être directement impliqués dans l'attentat suicide qui a fait 19 blessés hier à Tel-Aviv. "L'attentat a été financé par Téhéran, planifié en Syrie et perpétré par des Palestiniens", a déclaré le ministre israélien de la défense, Shaoul Mofaz. Rappelons que depuis deux ans déjà, le gouvernement israélien fait le forcing pour que la Syrie et l'Iran soient inscrits au tableau de chasse étasunien: «l'Irak a peut-être transféré en Syrie des missiles et des armes de destruction massive», avait ainsi affirmé, lundi 31 mars 2003, le général Kuperwasser, chef du département recherche du renseignement militaire, devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset (parlement), a indiqué la radio.
Mardi 18 février 2003, c'est le général Sharon qui avait déclaré, à une délégation de congressistes étasuniens, que l'Iran, la Libye et la Syrie étaient «des Etats irresponsables et qu'ils doivent être désarmés.» Ajoutant que «le modèle d'une attaque américaine réussie en Irak faciliterait» ces opérations. Dimanche 19 janvier 2003, Benjamin Netanyahou avait, quant à lui, affirmé, sur la chaîne de télévision américaine CNN, qu'il n'y avait «aucun doute que l'Irak a transféré des armes en Syrie». Selon lui, «il s'agit d'armements que l'Irak a jugés suffisamment importants pour les transférer en Syrie, soit parce qu'il ne veut pas qu'ils soient découverts, soit parce qu'il veut les garder en réserve». Le général Sharon y était allé du même refrain le 24 décembre 2002, affirmant disposer d'informations selon lesquelles l'Irak a transféré récemment des armes non conventionnelles en Syrie. «Il y a des informations que nous vérifions. Mais nous sommes sûrs que l'Irak a récemment transféré des armes chimique ou biologiques en Syrie», avait affirmé M. Sharon à la seconde chaîne privée de la télévision israélienne. Dans la foulée, Sharon avait aussi affirmé sans sourciller que «des experts et des savants irakiens travaillent dans l'industrie nucléaire en Libye». Enfin, dans une interview du 5 novembre 2002, dans le Times, le général Sharon, «a man of peace» selon le bon mot du texan de Washington, demandait déjà à la communauté internationale d'attaquer l'Iran dès que le conflit avec l'Irak serait terminé.

- Tambours de guerre contre l'Iran 26 /12/05 Un article de Jürgen Gottschlich, dans le Spiegel du 24 décembre, évoque la probabilité d'une attaque de l'Iran. «L'information est transmise via la Turquie, où le directeur de la CIA serait venu annoncer cette possibilité d’attaque De defensa.org développe une hypothèse selon laquelle une attaque de l'Iran serait aujourd'hui à mettre aussi en lien avec un éventuel retrait problématique des troupes US d'Irak, où elles s'épuisent dans une guerre désormais perdue et devenue trop chère pour Washington. En substance, une attaque de l'Iran pourrait ainsi permettre de «couvrir cet éventuel retrait d’une image avantageuse de grande manœuvre stratégique. En effet, un retrait ou une réduction des troupes US serait forcément perçu comme un recul américain et cela n’est pas acceptable pour les règles du monde où vit l’administration Bush. Il faut donc envisager une mesure compensatoire qui permette au moins de sauver la face». Un argument technique vient aussi enrichir l'hypothèse: le passage d’une tactique surtout terrestre à une tactique beaucoup plus aérienne pour la doctrine d’intervention US pourrait aider à faire passer l'idée d'une intervention contre l’Iran. Relevons que la chose aurait aussi l'avantage de réorienter officiellement les missions futures de l'armée américaine dans son seul véritable domaine de compétence: les frappes aériennes. Avec l'avantage de réaffirmer la doctrine du zéro mort et de se mettre à l'abri de toute défaite militaire, deux arguments qui rendent l'aventure très vendable Outre-Atlantique.
Ici quelques liens plus anciens sur d'éventuels préparatifs de frappes: Après avoir relu le fameux
article de Hersh, un petit détour par les conditions et les moyens que les Américains pourraient mettre en action pour lancer la guerre contre l'Iran, par l'alibi possible d'al-Qaïda en Iran, par quelques préparatifs israéliens toujours d'actualité aussi. Sans oublier que le véritable patron de la Maison-Blanche, Dick Cheney, fait préparer des plans d'attaques nucléaires contre l'Iran, juste au cas où des attentats du type 9/11 se reproduiraient sur sol américain.
Double fracture  Inutile de revenir par le menu détail, abondamment relayé dans la grande presse, sur le dernier scandale made in Doobleyou sur les prisons secrètes et la sous-traitance de la torture. Relevons tout de même à quelle point il souligne une fois encore la fracture transatlantique. Et mesurons à quel point les crises qui se succèdent désormais entre l'Europe et les Etats-Unis sont décidément graves, profondes, touchent aux principes fondateurs de notre civilisation, stigmatisent deux conceptions du monde qui s'éloignent dramatiquement.
Ainsi donc, après l'effarante
saga des armes de destruction massive sensée justifier l'épouvantable ratonnade irakienne; après le scandale des tortures infligées aux détenus d'Abou Ghraïb; après celui des détentions arbitraires et des sévices sur la base de Guantanamo; après le scandale des navires-prisons voguant en eaux internationales; voici donc le scandale des prisons secrètes, des fameux sites noirs européens de la CIA, et des escales et survols, encore européens, d'avions de l'Agence américaine utilisés pour la sous-traitance de la torture (...).
Ce qui frappe le plus dans cette nouvelle crise, c'est que pas un instant le clan Doobleyou n'a vraiment démenti ces transferts illégaux en terme de droit international, n'a nié l'existence de prisons secrètes. La Maison-Blanche a même tenté de justifier ses pratiques. Doobleyou: «Une partie de la réussite de la guerre contre le terrorisme est basée sur la possibilité pour les Etats-Unis de conduire des opérations secrètes, toutes destinées à protéger le peuple américain (...) Néanmoins, je peux vous dire deux choses: d’abord nous respectons la loi des Etats-Unis, nous ne torturons pas.» Notons que Doobleyou précise respecter «la loi des Etats-Unis», sans plus. Condoleezza Rice, plus tranchante encore, a été jusqu'à sermonner les Européens d'avoir soulevé le lièvre: «Avant la prochaine attaque, nous devrions tous considérer les choix difficiles auxquels les gouvernements démocratiques sont confrontés. Il appartient à ces gouvernements et à leurs citoyens de décider s'ils veulent oeuvrer avec nous pour empêcher des actes de terrorisme contre leur propre pays ainsi que d'autres nations, et de décider des informations sensibles à mettre dans le domaine public.»
Ne faisons pas preuve d'angélisme, la torture en tant que telle est pratiquée, sous une forme ou une autre, par toute nation en guerre. Mais les Européens restent attachés à ne la concevoir officiellement qu'en tant que dérapage condamnable, vieille pratique certes largement utilisée mais héritée d'un autre âge et à laquelle l'Etat moderne assure avoir renoncé. Lorsque la Maison-Blanche prétend l'intégrer officiellement dans sa panoplie d'armes anti-terroristes, nous nous heurtons alors à une barrière psychologique infranchissable pour les Européens.
Pour ce que l'on en sait, au moins deux sites noirs étaient donc installés en Roumanie (notamment dans la base de Kogalniceanu), un en Pologne (l’aéroport de Szymany), un autre au Kosovo (Camp Bondsteel). Roumanie et Pologne sont bien sûr des pays de la «Nouvelle Europe» (dixit Rumsfeld), pays qui ont des soldats en Irak aux côtés des troupes américaines. Lors de sa tournée européenne, Condoleezza Rice a d'ailleurs signé avec Bucarest un accord sur l’octroi aux Etats-Unis de quatre bases militaires permanentes alors que le pays doit adhérer à l’UE au 1er janvier 2007. En fait, les exemples du même genre sont légion qui indiquent que l' Europe de l'Est, trop longtemps sous le joug soviétique et donc encore sensible aux paillettes (et devises bien sûr) américaines, semblent d'une manière générale devenir le terrain de jeu européen des États-Unis. Entre une Nouvelle Europe atlantiste et la une Vieille Europe souverainiste, l'unité rêvée semble donc de moins en moins accessible. 
Transition démocratique à coup de flingues en Irak (suite) David Pestieau, Co-auteur de L’Irak face à l’occupation avec Mohammed Hassan (Editions EPO), récemment interviewé dans un quotidien suisse, plante assez bien le décors de la réalité irakienne: «Ce qui se passe en Irak au niveau électoral est assez secondaire au regard de ceux qui détiennent les vraies clés du pouvoir, évidemment les Américains. Le rapport récent d’une ONG britannique montre comment les grands groupes pétroliers ont verrouillé le contrôle des richesses du pays. Les contrats ont été conclus sans modification possible rapidement. Les multinationales se sont prémunies contre tout changement politique pour garder le contrôle des ressources quoi qu’il arrive. Idem au niveau sécuritaire, l’armée irakienne n’existe pas. Un seul bataillon est opérationnel sur une centaine. Seules les milices kurdes et chiites assurent un semblant de sécurité et cela correspond au désir américain de limiter le pouvoir central irakien. (...) Dans un tel contexte, les élections n’auront aucun impact. On retrouve le schéma qui prévalait en Irak entre 1917 et 1932, à savoir une occupation britannique et un conseil arabe décidant des jours de congé et de menus détails. (...) La logique est effectivement d’instaurer un pouvoir irakien de façade qui pourrait perdurer après un retrait
No comment
Le sondage qui doit rester secret Un
sondage secret commandé par le ministère britannique de la Défense confirme que les insurgés irakiens disposent d'un très fort soutien de la part de la population.
Les Etats-Unis sur le chemin d'un effondrement de type soviétique? De plus en plus d'analystes commencent à discerner, dans un système américaniste aujourd'hui perverti à l'extrême, les premiers signes d'un effondrement de type soviétique. Nous renvoyons ici à deux textes. Pour
de defensa.org «Le rôle de la guerre en Irak est un formidable abcès de fixation de la crise. L’équivalent n’est décidément pas le Viêt-nam mais l’Afghanistan pour les Soviétiques. Lind et sans doute Freeman, et d’autres [analystes] de plus en plus nombreux, pensent que le régime américaniste est à bout de souffle et que l’Irak est le levier qu’a trouvé l’Histoire pour précipiter sa chute, comme fut l’Afghanistan pour l’URSS.» L'autre texte est une interview d'Emmanuel Todd, tiré du Figaro, et qui rejoint cette analyse: «L'hypothèse du déclin développée dans [mon livre] Après l'empire évoque la possibilité d'un simple retour des Etats-Unis à la normale, certes assorti d'une diminution du niveau de vie de 15 à 20% mais garantissant à la population le maintien d'un niveau de consommation et de puissance «standard» dans le monde développé. Je ne faisais qu'attaquer le mythe de l'hyperpuissance. Aujourd'hui, je crains d'avoir été un peu optimiste. L'incapacité des Etats-Unis à réagir face à la concurrence industrielle, le lourd déficit sur les biens de technologie avancée, la remontée du taux de mortalité infantile, l'usure et l'incapacité pratique de l'appareil militaire, l'incurie persistante des élites m'invitent à envisager, à moyen terme, la possibilité d'une vraie crise à la soviétique aux Etats-Unis.» Quelques liens sur l'effondrement de la puissance militaire étasunienne (>>1  /// >>2 /// >>3 )  relire ci-contre le Discours sur l'état de l'empire.

-La militarisation des Etats-Unis fait son chemin 04/10/05 On l'a deviné depuis longtemps mais c'est désormais quasi officiel, le rêve des marionnettistes de l'inénarrable Doobleyou est bien de voir l'armée prendre à peu près tout en charge aux USA, du maintien de l'ordre aux actions humanitaires. La crise de l'ouragan Katrina a d'ailleurs montré à quel point le système américaniste est déjà largement militarisé, l'exemple de La Nouvelle-Orléans est en cela frappant, et le département de la Défense a d'ailleurs très finement joué le coup, se profilant désormais comme l'acteur incontournable de la sécurité continentale aux USA, dans le domaine civil comme dans le domaine militaire. Évoquons aussi pour terminer la militarisation de l'espace et celle des villes américaines.
La démocratisation à coups de flingue comme programme La cheffe de la "diplomatie" américaine, Condoleezza Rice, n'y va plus par quatre chemins. Dans un discours à l'université de Princeton (New Jersey), elle affirme: «Dans un monde où le Mal est encore très réel, les principes démocratiques doivent avoir le soutien du pouvoir sous toutes ses formes: politique, économique, culturel et moral et, oui, militaire parfois . Si vous pensez, comme je le pense et comme le président (George) Bush le pense aussi, que la cause profonde du 11 septembre a été l'__expression violente d'une idéologie extrémiste mondiale fondée sur l'oppression et le désespoir du Moyen-Orient moderne, alors vous devez tenter de supprimer la source même de ce terrorisme en transformant l'ensemble de la région» Bon ben au moins c'est clair.
Sauf que, vraiment, l'armée US est la plus mauvaise armée du monde Où l'on apprend que l'armée US, la plus mauvaise armée du monde selon le mot d'un diplomate français qui l'a vu combattre au Cambodge, a tiré quelque
900'000 balles par insurgé irakien tué.
Rafic Hariri, mythes et réalités Si l'assassinat de Rafic Hariri (
>>ici la version moins conformiste de Wayne Madsen) a été le facteur déclenchant d'un retour à la souveraineté libanaise après le départ des Syriens, il a suscité une idéalisation du personnage qui nécessite le rappel de certaines réalités.

  Katrina, mon home cinema et ma collection de DVD  Notes ajoutées le 14/09/2005, (brève du  06/09/2005) Cinq jours. Il aura fallu cinq jours à Washington pour déployer des secours un tant soi peu efficaces. Durant cinq jours de dévastations, de cauchemar éveillé, les rescapés du cyclone Katrina ont du faire face seuls, tenter de sauver leur vie seuls, luttant contre la faim, la soif, livrés à la violence des gangs, voyant mourir les plus faibles d'entre-eux, enfants et vieillards, sans pouvoir les aider, abandonnés qu'ils étaient à leur sort.
Consterné
mais finalement peu surpris, le monde entier a alors vu se dérouler cet incroyable drame, le formidable fiasco d'une Maison-Blanche qui, extirpée du cocon monomaniaque de sa nauséabonde guéguerre contre le terrorisme, s'avère incapable de trouver la moindre réponse à la tragédie, incrédule, paralysée, incompétente. En vacances, Doobleyou attendra même près de trois jours dans son ranch avant de décider d'écourter ses vacances. Une honte.
Pourtant, la puissance de l'ouragan était connue, prévue. Même rétrogradée à un degré de niveau 2 à son arrivée sur les côtes étasuniennes, Katrina avait été bel et bien été annoncée en catégorie de niveau 5 les jours précédents, c'est à dire au sommet de l'échelle de puissance destructrice de ce type de phénomène. Les dévastations étaient donc prévisibles, attendues même. De nombreux spécialistes avaient encore prévenu du danger qui menaçait La Nouvelle-Orléans bâtie sous le niveau de la mer. Mais les crédits réclamés depuis des années pour renforcer les digues auront été affectés à l'Irak, où l'occupation du pays coûte 5,6 milliards de dollars par mois aux contribuables américains. Au final, malgré de multiples avertissements, la Maison-Blanche n'a rien fait, ou si peu.
Washington avait certes invité ceux qui en avaient les moyens à partir, ouvrant des centres de réfugiés
du bout des doigts, mais sans prendre un instant la mesure de l'événement. En l'absence d'une évacuation digne de ce nom, qui seule pouvait faire prendre conscience de l'ampleur du danger,  nombreux sont ceux qui ont sous-estimé à leur tour Katrina. Quant aux plus pauvres, on ne voit pas ce qui aurait pu les décider à quitter le peu qu'ils avaient.
Après la surprise et l'horreur, l'Amérique risque bien de se réveiller de ce cauchemar en colère. Et après avoir ruiné le crédit et l'image des Etats-Unis aux yeux du monde en lançant une guerre en Irak  illégale sous des
prétextes mensongers, c'est le crédit et l'image de l'Amérique aux yeux de ses propres citoyens cette fois que l'Administration Bush a ruiné par son incompétence. Qui sait ce que ce double constat va engendrer.
katrina, c'est aussi le sanglant symptôme de tout un système en crise. Depuis quelques années, on ne compte plus les signes de perturbations du climat (fonte des calottes glacières, augmentation du nombre de cyclones et de leur forces, multiplication des catastrophes naturelles en tous genres, des inondations aux canicules) et les scientifiques s'accordent désormais sur la réalité de ce que l'on appelle le réchauffement climatique. Et pourtant rien n'est fait, ou si peu.
C'est que le système capitaliste tel que nous le vivons, dont le néolibéralisme n'est que l'__expression la plus aliénée, se fonde sur le mythe d'une possible expansion infinie du bonheur consumériste, promettant ni plus ni moins à chaque être humain qu'il aura son téléphone cellulaire, son home cinéma et sa collection de DVD. Pourtant, si les 6 milliards d'habitants de notre planète voulaient prétendre au niveau de vie des Français, les ressources de deux planètes Terre seraient nécessaires. Et ce sont cinq planètes qu'il faudrait pour garantir l'Americain way of life à chacun. 
Pour l'instant, l'Occident réussit à maintenir son niveau de vie en pillant le Sud, détenteur des ressources, et en privant ses habitants de téléphone cellulaire et de home cinéma. Mais l'on voit clairement les limites du système. Et pourtant rien n'est fait, ou si peu.
Renvoyée par lâcheté et/ou démission du politique à une simple chambre de défense et de promulgation des lois du marché, la démocratie-libérale à l'occidentale (modèle universel autoproclamé bien que de plus en plus perçu comme une autre forme de colonisation) précipite ainsi la ruine de notre écosystème. La pollution générée par l'activité humaine (Le modèle étasunien est frappant avec 3% de la population mondiale et 25% des émissions de gaz à effet de serre) bouleverse le climat à grands pas
(1)  et, à l'abri des laboratoires de multinationales toutes puissantes, une certaine recherche scientifique veille à la propagation d'OGM (2) qui permettent à leur créateur-spéculateur une scandaleuse privatisation de la Vie, et auront pour effets de détruire la biodiversité de notre Terre.
Aujourd'hui, ce système est ivre de lui-même, incapable de se remettre en cause puisqu'une telle prise de conscience supposerait en quelque-sorte sa disparition, et la soumission des politiques qui lui permet de perdurer pose désormais à l'Humanité un problème de survie de l'espèce.
1. Les modifications du climat en cours n'empêchent pas certains scientifiques, dans le cas présent sous autorité militaire, de faire mumuse avec des machineries
capables d'influer sur le climat justement (>>Lire les inquiétudes de l'UE à ce sujet).
2. Dans une interview publiée récemment, Gilles-Eric Séralini, chercheur en biologie moléculaire à l'Université de Caen, dénoncait les dérives des multinationales dans le domaine des organismes génétiquement modifiés, qui mettent la santé mondiale en danger. Extraits: «Pendant trois mois, des tests ont été effectués sur des rats de laboratoire nourris avec des OGM en voie de commercialisation en Europe. Il a été constaté des effets sur leur santé: des lésions rénales, une augmentation du taux de sucre sanguin, des anomalies dans les taux de globules rouges et blancs. Les multinationales, qui ont elles-mêmes mené ces tests, jugent ces effets sur la santé « sans gravité » et les négligent complètement. C'est évidemment un scandale énorme, mais des intérêts économiques fabuleux sont en jeu.» (...) «99% des plantes génétiquement modifiées commercialisées absorbent des désherbants sans mourir ou produisent des insecticides. Or on sait que ces produits ont des effets sur la santé à terme: ils provoquent des cancers, des diabètes et ont des effets de perturbateurs hormonaux.»
De plus, une étude officielle présentée au Royaume-Uni lundi 5 septembre a mis en évidence la transmission d'un gène modifié de colza à des mauvaises herbes, suscitant l'inquiétude du groupe Les Amis de la Terre. Le gène a été retrouvé dans l'ADN d'un plant d'une espèce courante de mauvaise herbe, la moutarde sauvage (Sinapis arvensis). Le plant de moutarde, poussé un an après le colza sur la même parcelle, était devenu résistant aux herbicides. Selon Les Amis de la Terre, la transmission de gènes résistants aux plantes sauvages pourrait contraindre les agriculteurs à utiliser des doses plus fortes d'herbicide, avec des conséquences néfastes pour les milieux naturels.

Surveillance totale!  dans une fuite en avant paranoïaque directement inspirée de la pathologie Doobleyou. Ainsi, à l'heure où, aux Etats-Unis, le liberticide Patriot Act vient d'être reconduit pour une durée indéterminée (dont deux articles très controversés pour seulement... dix ans), de nombreux pays européens ont décidé de durcir à leur tour leur arsenal législatif en envisageant, notamment, d'accorder à la technologie un rôle accru avec, par exemple, des réseaux de surveillance vidéo renforcés et un contrôle plus étroit des systèmes téléphoniques. Dans la foulée, Bruxelles a aussi décidé de rendre obligatoire sous trois ans des fameux passeports biométriques (réclamé par Doobleyou) comprenant des systèmes infalsifiables comme des empreintes digitales, une image de l'iris. En Italie, les dirigeants envisagent déjà d'administration publique, une disposition octroyant aux militaires ces pouvoirs de police judiciaire. Si, toujours en Italie selon un récent sondage, 74% des gens sont désormais favorables à davantage de caméras dans les lieux publics et 60% à un contrôle plus serré des messages électroniques, force est de constater que, désormais, l'opposition à ces mesures dites sécuritaires a fait long feu dans la plupart des pays de l'UE.
Dans
une page que nous alimenterons continuellement, nous tiendrons donc le compte de ces mesures liberticides dont on devine facilement, non sans un frisson d'horreur, quelle genre de sociétés elles finiront par façonner. Sans offrir de sécurité ni de parade efficace contre un terrorisme que ne cesse de nourrir, n'en déplaise aux fauteurs de guerres anglo-saxons, les carnages d'Irak, d'Afghanistan ou de Palestine, toutes ces nouvelles législations ne serviront en fait qu'à offrir un arsenal dangereusement inédit de contrôle des masses aux pouvoirs en place. Pouvoirs dont personne ne peut dire aujourd'hui quels visages ils prendront demain, par exemple face aux conséquences sociales et aux risques majeurs de destabilisation que ne manquera pas de provoquer une crise pétrolière désormais certaine (>>1  /// >>2  /// >>3 /// >>4 ).

- Osons évoquer la Stratégie de tension  19/07/2005 La condamnation du carnage perpétré à Londres par des fanatiques doit être totale et sans équivoque. Comme celle de tous les massacres de civils perpétrés au nom de n'importe quel idéologie. Et nos pensées vont d'abord aux victimes et à leurs proches.
Mais en entendant Doobleyou réagir à cette nouvelle tragédie, difficile de ne pas être plus horrifié encore: «La guerre contre le terrorisme continue. (...) Nous ne céderons pas à ces gens, nous ne céderons pas aux terroristes. Nous les trouverons. Nous les traînerons devant la justice. Et en même temps, nous répandrons une idéologie d’espoir et de compassion qui écrasera [au napalm et munitions à l'uranium?] leur idéologie de haine.»
Osons penser que, paradoxalement au premier abord, la seule parade possible contre un adversaire par nature insaisissable et une réponse politique. La violence nourrit le monstre. Et contrairement à l'idée du Pentagone qui était, entre-autres, de créer un abcès de fixation en Irak qui attirerait un nombre limité de terroristes, le bourbier irakien génère le terrorisme. Les peut-être
100'000 civils tués lors de la dernière tentative américaine de propager  «une idéologie d’espoir et de compassion» ont levé des hordes de kamikazes. 
Pour ne négliger aucune piste de réflexion, osons aussi évoquer la «stratégie de tension», comme au lendemain des attentats de Madrid, le 11 mars 2004 (
>>1  ///  >>2). Une «stratégie de tension» qui fait référence à l'implication de la CIA et des SR atlantistes dans le terrorisme qui secoua l'Italie et la Belgique dans les années 1970-1980. Cela au travers des réseaux Gladio-Stay-Behind, notamment, qui infiltraient et/ou aiguillonnaient certains groupes d'extrême-gauche de l'époque. Une comparaison raisonnable pouvait être faite entre les attentats de Madrid et l'attentat de Piazza Fontana en 1969, qui avait fait 17 morts et 85 blessés à Milan, celui du train Italicus, qui avait fait 12 morts et 50 blessés en 1974, et celui de la gare de Bologne, qui avait fait 85 morts et 200 blessés en 1980.
Le but de cette «stratégie de tension» était de créer une psychose telle que la population finirait non seulement par accepter, mais par réclamer des mesures d'Etat policier considérées jusqu'alors comme inacceptables, le tout ayant pour toile de fond la guerre froide et la nécessité de susciter, en Europe, l'émergence de pouvoirs forts susceptibles de faire barrage au communisme. Il se trouve que ces réseaux secrets étasuniens hérités de la Guerre froide
sont plus actifs que jamais aujourd'hui ( >>1 /// >>2 /// >>3 /// >>4). Relire le dossier d'Amnistia.net.
La similitude entre le modus operandi des attentats du 11 mars à Madrid et celui des attentats de Londres saute aux yeux. A Madrid, l'espoir de voir aboutir une enquête exhaustive s'est éteint avec la mort des principaux suspects dans le dynamitage-suicide, moins d'un mois après les attentats, de l'appartement dans lequel  ils étaient retranchés. Quant à l'enquête sur les attentats de Londres, le doute s'épaissit déjà sur la mort de kamikazes qui n'en étaient peut-être pas, à en croire plusieurs experts qui relèvent qu'ils avaient acheté leurs billets de retour et payé leur parking. Des enquêteurs ont ainsi relevé des incohérences qui pourraient accréditer la thèse selon laquelle les commanditaires auraient fait en sorte de se débarrasser des exécutants.
A chaque attentat ses zones d'ombre Les autorités britanniques ont abaissé le niveau de sécurité avant les attentats du 7 juillet à Londres en dépit de la réception d'une menace directe d'Oussama ben Laden, chef d'Al-Qaïda, a affirmé mercredi 13 juillet le magazine allemand Focus. Selon le site internet du magazine, les services de renseignements intérieurs britanniques (MI5) ont été en possession d'une cassette vidéo dans laquelle Oussama ben Laden avertit: «Si vous bombardez nos villes, nous bombarderons les vôtres». L'enregistrement, qui avait été également envoyé aux services secrets d'autres pays européens, a été authentifié mais n'a jamais été rendu public. La DGSE et le MI5 ont partagé leurs informations concernant cette cassette en mai, assure Focus, mais les autorités britanniques ont choisi d'abaisser d'un cran en juin leur niveau d'alerte. Ce qui rend exagérément maladroit cet abaissement du niveau d'alerte est que les SR britanniques semblaient d'ailleurs, au matin même des attentats, tout à fait conscients de l'imminence de ces derniers. Comme en témoigne cette 
dépêche AP, diffusée peu après les attentats, et qui signalait qu'un «haut responsable israélien avait déclaré que Scotland Yard avait averti l'ambassade israélienne à Londres quelques minutes avant les explosions dans la capitale britannique pour dire que la police avait reçu des informations faisant état de possibles attentats. Israël organisait une conférence économique près du site de l'une des explosions. Le ministre des Finances Benyamin Nétanyahou devait y assister mais les attentats se sont produits avant son arrivée
Aux chapitres des curiosités, relevons aussi l'empressement de Tony Blair à mettre son veto à une
enquête indépendante sur les éventuels manquements des SR britanniques.
De même, relevons qu'un exercice simulant précisément des attentats était en cours à Londres (
>>1 /// >>2 /// >>3), comme le 11 septembre 2001.
Le modèle israélien? Ce qu'il y a de sûr en tout cas c'est que, avec pour toute réponse aux attentats de Londres, ou d'ailleurs, l'affirmation d'une guerre contre le terrorisme redoublée,
la stupidité crasse des dirigeants occidentaux, et particulièrement anglo-saxons, nous entraine manifestement sur la voie d'une guerre éternelle parce-que ingagnable contre un adversaire par nature insaisissable. Le seul Etat à avoir relevé le pari de la guerre ingagnable (asymétrique) est Israël. Ceci en opposant le seul terrorisme d'Etat au terrorisme de groupes extrémistes, la seule violence d'Etat à la violence de la résistance armée. Et à quel prix. Une société hantée par la paranoïa, surarmée, bunkerisée, incapable finalement d'empêcher les bains de sang périodiques dans sa population et, enfin, salie par les carnages et autres massacres d'enfants qu'elle estime nécessaires à sa protection.
La sécurité contre la liberté L'émotion suscitée par cet ignoble carnage suffit-elle a expliquer qu'un chef de gouvernement, Blair en l'occurence, puisse dans une même journée (le 11 juillet) affirmer que «les terroristes peuvent tuer, mais ils ne détruiront jamais le mode de vie que nous partageons et que nous chérissons», et annoncer ensuite dans la foulée que «le gouvernement pourrait accélérer l'examen de nouvelles loi antiterroristes s'il apparaît que la police et les agences de renseignement ont un besoin immédiat de nouveaux pouvoirs», lois qui porteront forcément atteintes aux libertés individuelles? Hormis les lendemains sanglants auxquels nous devons nous attendre, et outre la guerre perpétuelle mentionnée plus haut, le marché de dupe que nous propose en prime Blair, et son mentor, est la sécurité contre la liberté. La logique nous affirme qu'à la fin du jeu, les peuples qui accepteraient ce marché se retrouverons privés de libertés, et sans sécurité.

Les mémos de Downing Street: ou anglo-saxonne en Irak exposé sur des documents officiels  17/06/2005 C'est énorme, et pourtant cela passe presque inaperçu. Le 1er mai dernier en effet, le Sunday Times a publié le texte d'un memo (Downing Street Memo) révélant cette fois au travers d'un document officiel que le principe de déclencher une guerre en Irak avait été décidé entre Bush et Blair en avril 2002, et que mandat avait été donné aux différents Services de Renseignement de fabriquer un dossier sérieux donnant une raison valable de déclencher la ratonnade pétrolière. Rien de moins. Et dimanche dernier 12 juin, le Times a encore enfoncé le clou avec un deuxième memo de Downing Street, daté de juillet 2002, sorte de synthèse pour le cabinet Blair exposant cette fois les conditions de la situation politique du futur conflit, évoquant les conditions pour lui fabriquer une légalité et, aussi, l'après-guerre dont les analystes britanniques avertissent que rien, en la matière, n'a été préparé par les Américains (c'est rien de le dire).
Bien sûr, chacun savait que la volonté d'en découdre des États-Unis et de leurs zélateurs n'avait strictement
rien à voir avec le 11 septembre ou une quelconque extension de la guerre contre le terrorisme, et encore moins avec ces fameuses armes de destruction massive, cet arsenal quasi nucléaire, et pour sûr chimico-bactériologique, dont Londres affirmait sans sourciller qu'il pouvait être activé en 45 minutes. Et l'on se souvient de ce fameux 5 février 2003 où, devant le Conseil de sécurité de l'ONU, Colin Powell agitait une horrible petite ampoule supposée telle que Saddam en avait de pleins camions bourrés de trucs pas imaginables. L'on avait alors assisté à cette farce désolante où les chefs de gouvernements de grands pays s'étaient publiquement couverts de honte à exposer ainsi l'évidente faiblesse qui les contraignait à faire semblant d'y croire. Mais même si chacun sait déjà tout cela, convaincu de la supercherie par un examen minutieux des nombreux éléments tout de même à disposition, c'est une autre affaire que de pouvoir en lire les minutes de la main des protagonistes sur du papier à en-tête. Et pourtant, convenons que l'affaire ne fait pas grand bruit. Personne ne semble avoir envie de remuer cette sorte de vieille querelle, ce sujet qui fâche à l'heure où tout semble aller pour le mieux "transatlantiquement" parlant au moins.
Pourtant, la plus grande démocratie du monde a déclenché une guerre d'agression illégale. Au moins
100'000 morts. Elle l'a fait après avoir échoué à obtenir la couverture d'une résolution onusienne, non sans avoir été jusqu'à faire chanter les uns, espionner les autres, ou avoir tordu autant de bras qu'il était possible. Son gouvernement a enfin produit de fausses preuves devant le Conseil de sécurité de l'ONU, la communauté internationale et les peuples qu'elle est sensée représenter.
De moins en moins démocratiques, de plus en plus militarisés, obsédés par la volonté de contrôle politique (et militaire si nécessaire) de ressources mondiales concentrées dans cette Eurasie d'où ils sont si loin, les États-Unis de George Bush ont d'abord affirmé avec force qu'ils se considéraient comme affranchis des contraintes du droit international. Ils ont pu constater ensuite que cela n'entraînait aucune conséquences fâcheuses, et, enfin, que même une fois le mensonge démontré,  aucun Irakgate ne se profilait. On voit mal ce qui pourrait convaincre désormais les États-Unis des vertus du multilatéralisme. A suivre donc...
L'Europe enfin à l'écoute des citoyens Après le double non français et néerlandais à une constitution indigeste et dont l'un des défauts, et non des moindres bien que très peu médiatisé, était de placer de facto
l'Europe de la défense en vassal des Etats-Unis, les Vingt-Cinq étaient réunis hier pour un Sommet. Nos élites allaient-elle oser se dire que le texte n'était peut-être pas le bon, qu'il était peut-être rédigé dans une langue qui ne parlait ni au cœur ni aux peuples? Qu'il manquait cruellement d'idée forte, fédératrice par nature? Ou que, même correctement esquissées, les préoccupations sociales qui y figuraient ne pesaient somme toute pas lourd dans un texte tout tourné vers le «marché intérieur», la «libre circulation» ou la  «libéralisation» ? Que nenni!  José Manuel Barroso, président de la Commission, hier soir: «Il n'y a pas d'alternative à cette constitution». C'est sûr, on progresse.

(Source : Alerte d’un ami lecteur d’après un article publié sur le site www.entrefilets.com et déniché par « Weld Tounes »)


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