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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2600 du 06.07.2007
 archives : www.tunisnews.net


Entrevue avec Farid Ben Taieb, l’époux de Mme Sameh Harakati emprisonnée à Tunis
Reuters: Vingt candidats à l'émigration se noient au large de la Tunisie
Reuters: Twenty African migrants bound for Italy drown
Le Monde: La liberté de la presse marocaine est en "régression notable", selon le CPJ
AFP: L'attentat de Glasgow improvisé par "pur désespoir" (source sécurité)
AFP: Attentats manqués: les liens entre les membres du réseau se précisent
AFP: Les huit suspects dans les attentats de Londres et Glasgow

Entrevue avec Farid Ben Taieb, l’époux de Mme Sameh Harakati emprisonnée à Tunis

 

 

Elle avait dix-neuf ans, travaillait, venait de se marier et était enceinte. Le 7 novembre 2006, Sameh Harakati a été arrêtée et écrouée à la prison des femmes de Manouba dans l’attente de son procès. Ce dernier, déjà reporté à maintes reprises, devrait se tenir dans quelques jours, le 9 juillet prochain.

 

Sameh a vécu un garde à vue éprouvante, au terme de laquelle elle a fait une fausse couche, et une détention préventive particulièrement longue, si l’on ne s’en tient qu’à son jeune âge, son absence d’antécédent, et enfin, le caractère controversé des charges qui pèsent contre elle.

 

Son mari, de nationalité française, revient sur ces huit mois de combat qu’il a menés pour sauver sa femme, son couple et leur dignité.

 

1)       Monsieur Ben Taieb, vous menez une lutte inlassable pour arracher la liberté de votre femme, et au-delà, la preuve de son innocence, dont vous êtes intimement persuadé. Pouvez-vous revenir sur les sentiments qui vous ont habité lors de son arrestation, soit quelques semaines après votre mariage ?

Farid Ben Taieb :  Sur le coup j’ai été choqué, je me suis dit que cela ne pouvait être qu’une erreur et que ma femme serait vite libérée. J’étais tout juste fier d’avoir épousé ma perle rare, ma Sameh Harakati. Il était impossible à mes yeux que la femme que j’avais épousée et surtout que je connaissais bien ait pu nuire à une tierce personne. Mon épouse a un trop grand cœur pour faire du mal à qui que se soit ; je ne pouvais pas concevoir que l’on puisse la sanctionner pour rien. J’en ai voulu progressivement à cet individu qui avait entraîné ma femme dans cette prison par son faux témoignage. Puis j’ai dû me rendre à l’évidence, j’ai été submergé de colère et de dégoût face à cette injustice. Aujourd’hui, je peux avouer que j’ai une toute autre image de la Tunisie. Seulement au fond de moi persiste l’espoir que la justice ne peut condamner une innocente. Nous n’avons même pas eu le temps de partir en lune de miel mais ma Sameh a eu le temps de faire une fausse couche en détention suite au choc de son interpellation.

 

2)       Vous vivez et travaillez en France, avez-vous eu l’occasion de lui rendre visite en prison ? Combien de temps a duré la visite ? Avez-vous pu obtenir une prolongation dérogatoire du fait que vous ne pouvez lui rendre visite chaque semaine ?

 

FBT : Je me suis précipité en Tunisie après son interpellation afin de connaître les conditions de sa détention mais surtout la rassurer de mon total soutien et de ma solidarité à sa cause.

Il y a deux types de visite, la visite normale, avec une vitrine qui nous sépare qui dure environ quinze minutes ; on communique par téléphone. Puis la seconde visite communément appelée « visite exceptionnelle » est autorisée par le tribunal qui vous donne un document de passage que vous remettez à l’entrée de la prison. Cette visite dite « exceptionnelle » vous donne le droit de pouvoir être assis auprès de votre conjointe, de l’embrasser à son arrivée et de pouvoir lui tenir la main. Cette visite est beaucoup plus appréciable et agréable que la précédente, elle dure environ trente minutes en général.

Il est vrai que pour les prolongations dérogatoires, l’administration du tribunal tunisien est un exemple, je n’ai rencontré aucune difficulté pour rendre visite à mon épouse, toutes mes demandes ont toujours été acceptées.

 

3)       Sameh vous a-t-elle fait part de ses conditions d’emprisonnement ? De ses relations avec les co-détenues, avec l’administration pénitentiaire ? Que souhaite-t-elle ?

FBT : En effet ma femme Sameh m’a expliqué qu’elles étaient toutes détenues dans une grande chambrée, que sa chambrée se compose de vingt trois filles et que la chaleur est insupportable, la télévision allumée toute la journée avec un son trop fort.

J’avais demandé à l’administration pénitentiaire de ne pas mettre ma femme avec des graves délinquantes ou des récidivistes. Ils avaient anticipé ma demande car ils partent du principe qu’ils doivent protéger des autres délinquantes les filles qui rentrent en prison pour la première fois.

Ses relations avec les détenues sont moyennes, Sameh est une femme qui par nature fuit les problèmes et les filles à histoires. Ma femme passe son temps dans son coin.

De par son caractère gentil et son tempérament ne cherchant à nuire à personne, elle est appréciée par l’administration de la prison. Elle n’est pas privilégiée même si elle avait voulu que cela soit le cas.

Ma femme souhaite passer son temps en détention sans avoir aucun problème.

 

4)       De quoi votre femme est-elle accusée ?

FBT : Ma femme est accusée de complicité de vol avec violence grave et de trafic de véhicule volé en réunion et d’affiliation à une bande dans l’intention de commettre des attentats.

Les accusations sont abusives et non fondées, la principale victime du vol avec violence reconnaît la présence de mon épouse sur les lieux mais certifie de sa totale passivité. Concernant l’autre accusation, seul le témoignage mensonger de Monsieur Slim Arfaoui, un criminel multi-récidiviste reste à la charge de ma femme.

Monsieur Slim Arfaoui est toujours en détention pour au moins une dizaine de crimes, il se trouve être juste un voisin de quartier d’enfance de mon épouse. Il a dénoncé mon épouse, le jour de son interpellation pour se venger, en croyant que ma femme avait témoigné contre lui. Sa vengeance s’est transformée par la suite en jalousie et méchanceté gratuite.

 

5)       Vous êtes convaincu de son innocence, de sa naïveté, de son incapacité à commettre le moindre délit ….

FBT : Je suis plus que convaincu de son innocence. Lors de son interpellation, je suis rentré immédiatement en Tunisie. La première des choses que j’ai faite est d’avoir contacté la brigade criminelle qui s’est occupé de l’interpellation de ma femme puis de l’enquête. Les policiers m’ont tous certifié et confirmé que mon épouse était innocente par les faits mais coupable juridiquement.

Ils m’ont en effet expliqué que Monsieur Ben-Jafer Mondher, le juge qui s’est occupé de cette affaire, l’avait mise en examen avant même son interpellation, et que donc la procédure voulait que la brigade criminelle la mette en détention pour qu’elle soit jugée.

 

Comment peut-on clôturer un dossier sans avoir interrogé chaque partie ?

FBT : Des aberrations se sont manifestées dans le dossier de ma femme, effectivement, la victime du vol a confirmé avoir fait connaissance de la part de ma propre épouse de son vrai nom, de son numéro de portable et du lieu de son emploi.  Si ma femme avait été complice de ce vol, aurait elle donné ses réelles  coordonnées ?

Les policiers tous réunis avaient ajouté de leurs propres bouches que mon épouse n’était pas à sa place en prison et qu’elle n’avait rien à y faire et que cela leur faisait de la peine d’aller à l’encontre de leurs certitudes.

De plus, le jour de la confrontation devant ce même juge, le principal accusateur, Monsieur Slim Arfaoui a assuré vouloir maintenir sa version par jalousie et qu’il ne souhaitait pas la changer en sachant qu’elle pourrait être libre et heureuse et lui en prison. Plusieurs témoins de la scène m’ont rapporté les faits, il est scandaleux et étonnant que le juge n’en est pas tenu compte pour immédiatement abandonner les charges contre ma femme.

Comment peut-on accepter les propos d’un criminel et ignorer l’évidence sans prendre en compte la version de la victime et les paroles de ma femme qui n’a aucun casier judiciaire ?

Il faut en effet connaître Sameh pour être convaincu de son innocence, sa naïveté est son plus grand danger, elle ne voit pas le mal.

 

6)       Vous avez tenté diverses démarches, d’abord vous avez tenu à ce que sa défense soit assurée par le biais de plusieurs avocats. Qu’ont-ils obtenu ?

FBT :  J’ai voulu que ma femme soit défendue au mieux, j’ai commencé par lui prendre sept avocats mais ils se sont révélés gourmands financièrement sans aucun résultat. J’ai conservé donc les deux meilleurs d’entre eux puis j’ai également fait appel à un cabinet d’avocats en France pour aider ceux en Tunisie. Mes avocats n’ont rien obtenu pour l’instant, toutes les demandes de liberté conditionnelle ont étés refusés. Je n’y comprends rien, ma femme n’est pas une criminelle.

 

7)       Puis, en tant que ressortissant français, vous vous êtes adressé aux institutions de votre pays. Vous êtes-vous senti soutenu dans vos démarches ?

FBT : J’ai reçu des courriers de soutien de notre gouvernement français. Seul le consul de France à Tunis refuse de m’aider sincèrement à libérer ma femme bien qu’il ait reçu des demandes officielles du ministère français des Affaires Etrangères et du ministère européen des Affaires Etrangères.

Le ministère des Affaires Etrangères Français m’a contacté au téléphone pour me poser de nombreuses questions en me garantissant d’intervenir. Le Premier Ministre français, monsieur François Fillon, m’a répondu par courrier en me disant qu’il faisait suivre l’affaire auprès de madame le Ministre de la Justice, madame Rachida Dati.

 

8)       Vous avez mis à profit la campagne électorale pour vous adresser aux candidats…

FBT : J’ai mis à profit la campagne électorale, j’ai contacté à plusieurs reprises par courriers, fax et e-mails monsieur Nicolas Sarkozy, afin de le mettre en face de ses engagements, de ses promesses et de ses convictions mais j’attends toujours qu’il se décide à me contacter ou à me rencontrer. Il serait temps qu’il arrête d’urgence la souffrance gratuite de mon épouse en intervenant pour sa cause, je pense qu’il devrait respecter ses paroles.

 

9)       Sameh est tunisienne. Avez-vous reçu des réponses encourageantes du côté de l’Etat tunisien ?

FBT : L’Etat tunisien reste silencieux face à mes relances. Le Palais Présidentiel tunisien que j’ai contacté à plusieurs reprises par courriers, fax et téléphones m’a assuré avoir fait suivre le dossier de ma femme au ministère des Affaires Etrangères tunisien. Le ministère des Affaires Etrangères tunisien m’a expédié une simple lettre pour m’informer que ma demande de libération de mon épouse avait bien été enregistrée. Monsieur Zine El Abidine Ben Ali ne peut ignorer également mes nombreux courriers de demande de liberté pour ma femme. Je souhaiterais de la part de la présidence une intervention favorable dans le dossier de mon épouse afin qu’une justice soit rétablie.

 

10)   Enfin, vous avez médiatisé son calvaire, et votre combat ? La solidarité est-elle au rendez-vous ?

FBT : Je médiatise avec des amies l’affaire de ma femme. La machine est dure à mettre en route, ce n’est pas évident de capter l’attention des gens mais progressivement on y arrive, nous avons de plus en plus de soutien. L’espoir c’est la vie et je veux continuer à en avoir. Je profite de cette interview pour lancer un nouvel appel auprès de toutes les personnes qui voudront bien nous aider à sortir ma femme de prison. Le moindre soutien sera le bienvenu, la toute petite aide très appréciée.

Je relance tout spécialement un appel aux gouvernements tunisien et français pour que la situation ne perdure pas inutilement. J’insiste auprès des dirigeants de ces deux nations pour ne pas qu’ils ne cautionnent pas avec leurs silences les mensonges d’un grand criminel.

 

Propos recueillis par Luiza Toscane le 2 juillet ‏2007‏‏

 

 

ARTICLE 19 (*)

Around Africa, June 2007

Tunisia


Tunisia is a fervent example of the problems the media has faced against repressive governments. Journalists are consistently being harassed by government security forces, forcing many into exile, and physically assaulting, destroying and confiscating equipment.

Journalist and former deputy editor-in-chief of Al-Fajr newspaper Abdallah Al-Zawary was put under house arrest by the Tunisian governments Interior Ministry immediately after he was released from prison having served a nearly 12 year sentence. Al-Zawary dubbed by as the ‘Nelson Mandela of the Arab World’. His arrest has been prompted by his membership of the Islamic Renaissance Movement alone and not from any violent acts.


It is not just the media that has been subject to harassment; civil society groups such as the Tunisian Allians for Defending Human Rights and the Democratic Women’s Association have had their activities restricted and censored.

Meanwhile, the headquarters of the Tunisian newspaper Kalima were surrounded by the security forces and journalists prevented from entering the building. This activity has lasted over two weeks. Kalima has consistently had to fight government attempts to censor its publications.

Around Africa is compiled of news alerts from various sources.

 

(*) ARTICLE 19 is an independent human rights organisation that works around the world to protect and promote the right to freedom of expression. It takes its name from Article 19 of the Universal Declaration of Human Rights, which guarantees free speech.

ARTICLE 19
6-8 Amwell Street London EC1R 1UQ United Kingdom

Tel: +44 20 7278 9292 - Fax: +44 20 7278 7660 - عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته. - www.article19.org

(Source: “Around Africa” de juin 2007, une publication mensuelle de l’ONG britannique Article 19 qui défend la liberté de presse et d’expression)

 


 

Vingt candidats à l'émigration se noient au large de la Tunisie

Reuters, le 5 juillet 2007 à 15h18

 

TUNIS, 5 juillet (Reuters) - Vingt personnes originaires de l'Afrique subsaharienne sont mortes noyées au large des côtes tunisiennes alors qu'elles tentaient de gagner l'île italienne de Lampedusa à bord d'une petite embarcation, a-t-on appris jeudi de source proche des services de sécurité tunisiens.

 

Quinze autres candidats à l'émigration qui étaient à bord de ce bateau parti de Libye ont pu être secourus par les gardes-côtes tunisiens. Deux femmes figurent parmi les rescapés.

 

Les corps des victimes ont été découverts ces quatre derniers jours sur la côte tunisienne près de la ville de Ben Guerdane, dans le sud du pays.

 


 

Twenty African migrants bound for Italy drown

 

Reuters, le 5 juillet 2007 à 14h40

 

TUNIS, July 5 (Reuters) - Twenty African illegal migrants trying to sail to Italy drowned off the north African coast but 15 others travelling with them were rescued by the Tunisian coastguard, a security source said on Thursday.

 

The 35 migrants, from sub-Saharan Africa, had set sail from Libya in a small boat and were trying to reach the Italian island of Lampedusa but ran into difficulties when the motor broke down and the boat began drifting, the source said.

 

"Over four days the coastguard recovered the bodies of 20 illegal migrants washed up ... near the southern town of Ben Guerdne and saved 15 others included two women," the source said.

 

Europe has urged North African countries to step up efforts to stop the flow of illegal migrants trying to reach Europe via Italy and Spain, the two countries most migrants see as their preferred entry point into the continent.

 

Migrants who reach Libya generally try to go in small and rickety boats to Italy. Further west along the north African coast the preferred destination is Spain.

 

 


La liberté de la presse marocaine est en "régression notable", selon le CPJ

Florence Beaugé

 

Dans un rapport intitulé "Un Maroc de façade", publié mardi 3 juillet, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), organisation non gouvernementale basée à New York, accuse les autorités marocaines d'exercer des pressions "imprévisibles et de plus en plus sophistiquées" sur les journalistes marocains.

 

Depuis 2005, souligne le CPJ, au moins cinq journalistes ont été frappés par des amendes disproportionnées. Cinq se sont vu infliger des peines de prison avec sursis, et un a été frappé de l'interdiction pure et simple d'exercer son métier. Cette situation conduit un nombre grandissant de journalistes marocains à pratiquer l'autocensure.

 

Le pouvoir marocain ne réprime pas de façon frontale comme le font d'autres pays arabes, souligne le CPJ, mais préfère s'appuyer sur une instrumentalisation de la justice, ou exercer des pressions sur la manne publicitaire distribuée (ou retirée) aux journaux en fonction de leur degré d'allégeance. Il organise également, via les médias d'Etat, des campagnes de dénigrement des voix indépendantes ou critiques à l'égard de la monarchie ou de la question du Sahara occidental. Il lui arrive aussi d'orchestrer des "manifestations" contre des journaux connus pour leur franc-parler.

 

DOUBLE LANGAGE

 

Si la presse écrite marocaine a fait de grandes avancées depuis les années 1990 et se range encore aujourd'hui parmi les plus critiques du monde arabe, reconnaît le CPJ, la liberté de la presse dans le royaume "a régressé notablement" au cours de ces dernières années. Deux publications, Le Journal hebdomadaire et Tel Quel, font particulièrement les frais de ce tour de vis.

 

Le CPJ dénonce le double langage des autorités marocaines, qui, en public, "se disent favorables à une presse libre" et, en privé, comptent "sur un système feutré" de contrôle judiciaire et financier pour continuer à "tenir sous surveillance les journalistes entreprenants".

 

(Source : « Le Monde » (Quotidien – France), le 5 juillet 2007)


 

L'attentat de Glasgow improvisé par "pur désespoir" (source sécurité)

AFP, le 6 juillet 2007 à 13h51

 

 

LONDRES, 5 juil 2007 (AFP) - L'attentat raté de Glasgow n'était initialement pas prévu et aurait été improvisé par "pur désespoir", alors que la police s'apprêtait à interpeller les conducteurs des voitures piégées retrouvées la veille à Londres, a indiqué jeudi à l'AFP un haut responsable des services de sécurité.

 

Les deux auteurs de l'attentat manqué contre l'aéroport de Glasgow samedi étaient si désorganisés "qu'ils avaient acheté la plupart des matériaux seulement quelques heures avant de les utiliser", a précisé cette source sous couvert d'anonymat.

 

Les deux hommes avaient projeté leur Jeep Cherokee, remplie d'au moins quatre bonbonnes de gaz, contre l'entrée de l'aéroport, provoquant un incendie dans lequel le conducteur avait été

grièvement blessé.

 

"C'est pour cela que (l'opération) a été aussi foireuse", a-t-il souligné.

 

"Ils pensaient que leurs jours étaient comptés parce que les services de sécurité étaient à leurs trousses et les reconnaîtraient à partir des enregistrements des caméras de surveillance. Donc ils

sont partis (à l'aéroport de Glasgow) en pur désespoir de cause", a-t-il expliqué.

 

La veille, la police avait retrouvé deux Mercedes piégées, en plein coeur de Londres, qui n'avaient pas explosé, donnant aux enquêteurs une foule d'indices.

 

Selon cette source, les matières explosives et détonateurs pour ces trois attentats avaient été rassemblés dans un seul lieu, à une adresse près de Glasgow (Ecosse), sans autre précision.  


Attentats manqués: les liens entre les membres du réseau se précisent

AFP, le 5 juin 2007 à 18h41

 

Par Cyril BELAUD

 

LONDRES, 5 juil 2007 (AFP) - La police britannique semblait penser jeudi avoir arrêté les principaux suspects, médecins pour la plupart, dans les attentats manqués de Londres et Glasgow, alors que

les liens familiaux, professionnels ou amicaux des personnes appréhendées se précisent peu à peu.

 

La dernière arrestation, opérée à l'aéroport de Brisbane en Australie, remonte maintenant à lundi soir. Et le niveau d'alerte terroriste a été abaissé d'un cran mercredi, même si la ministre de l'Intérieur Jacqui Smith a prévenu que la menace restait "réelle et sérieuse".

 

Une inspectrice de Scotland Yard est arrivée jeudi en Australie pour y interroger Mohammed Haneef, un médecin indien de 27 ans, interpellé à Brisbane en possession d'un aller simple pour l'Inde.

Londres n'a pas encore fait de demande d'extradition, selon les autorités australiennes.

 

En quelques jours, huit suspects, sept hommes -médecins ou internes-- et une femme, laborantine, ont été arrêtés. Six d'entre eux sont en garde à vue au commissariat de Paddington Green, spécialisé dans les affaires de terrorisme. Un autre reste hospitalisé, dans un état grave, au Royal Hospital de Paisley (Ecosse).

 

Scotland Yard a refusé jeudi de commenter des informations de la chaîne américaine CNN selon lesquelles aurait été retrouvée une lettre écrite par les auteurs de l'attentat raté à l'aéroport de Glasgow (Ecosse), dans laquelle ils expliquent les motivations de leur geste.

 

Les médias britanniques ont commencé à reconstituer les liens unissant les membres du réseau. L'un des auteurs présumés de l'attentat de Glasgow, Kafeel Ahmed, un Indien de 27 ans, serait le frère d'un autre suspect, le Dr Sabeel Ahmed, 26 ans, arrêté dimanche à Liverpool.

 

Les deux hommes seraient originaires de Bangalore en Inde, comme Mohammed Haneef. Kafeel Ahmed, grièvement brûlé dans l'attaque, aurait rencontré en 2005 à Cambridge (nord de Londres) un autre suspect, Mohammed Asha, 26 ans, un neuro-chirurgien jordanien, présenté comme le cerveau du complot.

 

La femme de ce dernier, Marwa Asha, 27 ans, a également été arrêtée. Mohammed Asha connaîtrait de longue date un autre suspect, Bilal Abdullah, a rapporté le Daily Telegraph. Ils se seraient connus en Jordanie, où leurs pères, de vieux amis, les auraient présentés l'un à l'autre.

 

Le Dr Bilal Abdullah, un Irakien de 27 ans, autre auteur présumé de l'attentat manqué de Glasgow, aurait également effectué de courts séjours à Cambridge (nord de Londres) en 2001 et 2004, d'après le Times. A cette époque, il aurait notamment fréquenté le groupe radical Hizb-ut-Tahrir, selon le Telegraph.

 

Hicham Kwieder, secrétaire d'une association musulmane de Cambridge, l'a rencontré pour la dernière fois en 2006. "Il souffrait de voir son pays (l'Irak) divisé et les gens se battre", a-t-il déclaré. Mais "c'est difficile de croire que quelqu'un comme ça pourrait devenir une personne violente".

 

Un haut responsable des services de sécurité a indiqué à l'AFP que l'attentat raté de Glasgow n'était initialement pas prévu et aurait été improvisé par "pur désespoir", les deux hommes sachant la police sur leurs traces.

 

Ils étaient si désorganisés "qu'ils avaient acheté la plupart des matériaux seulement quelques heures avant de les utiliser", a estimé cette source.

 

Dans ce contexte tendu, une rame du métro de Londres a déraillé jeudi matin, mais la police a rapidement écarté une piste terroriste. Trente sept personnes ont été légèrement blessées, dont

11 ont été hospitalisées pour des blessures mineures.

 

La Grande-Bretagne se prépare à marquer discrètement samedi le deuxième anniversaire des attentats-suicide du 7 juillet à Londres, qui avaient fait 56 morts dont les quatre kamikazes.

 

Ce même samedi sera donné à Londres le coup d'envoi du Tour de France cycliste, placé sous très haute surveillance avec notamment 5.000 policiers déployés à Londres.

 

 


Les huit suspects dans les attentats de Londres et Glasgow

AFP, le 6 juillet 2007 à 16h34

 

LONDRES, 6 juil 2007 (AFP) - Huit suspects ont été interpellés dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Londres et de Glasgow (Ecosse).

 

Sept d'entre eux exercent des professions médicales, d'après les médias. Le dernier serait soit médecin, soit ingénieur, selon les sources.

 

Leur identification et leurs antécédents n'ont jamais été confirmés officiellement et reposent essentiellement sur des informations de presse.

 

- Dr Mohammed Asha, 26 ans, jordanien.

Diplômé en médecine en 2004 de l'Université jordanienne, s'est spécialisé en neurochirurgie en Angleterre (à Birmingham). Exerçait à l'hôpital du Nord-Staffordshire à Stoke-on-Trent (nord-ouest de

l'Angleterre). Interpellé le 30 juin avec son épouse sur l'autoroute M6 dans le centre du pays. A un fils de 18 mois. Il est en garde à vue au commissariat de haute-sécurité de Paddington Green, à

Londres.

 

- Maroua Daana, 27 ans, jordanienne.

Epouse du Dr Mohammed Asha. Laborantine au même hôpital que son mari et interpellée en même temps que lui. Est également interrogée au commissariat de Paddington Green.

 

- Dr Bilal Abdulla, 27 ans, irakien.

Diplômé en médecine à Bagdad en 2004. Exerçait à l'hôpital Royal Alexandra de Paisley, près de Glasgow (Ecosse). Passager de la Jeep, la voiture-bélier qui s'est encastrée le 30 juin dans le

terminal de l'aéroport de Glasgow. Interpellé sur les lieux de l'attentat. Transféré et interrogé à Paddington Green.

 

- Dr Sabeel Ahmed, 26 ans, indien.

Médecin originaire de Bangalore, exerçant à l'hôpital Halton de Runcon (Cheshire, nord-ouest de l'Angleterre). Arrêté à Liverpool

dans la soirée du 30 juin. Détenu et interrogé au commissariat de Paddington Green.

 

- Kafeel Ahmed, 27 ans, indien, frère aîné de Sabeel. Sa profession reste incertaine.

Originaire de Bangalore (Inde), il aurait exercé comme remplaçant à l'hôpital Royal Alexandra, selon la presse britannique.

L'association médicale australienne a pour sa part indiqué qu'elle avait rejeté ces dernières années, pour manque de compétences, ses demandes et celles de son frère pour travailler dans des hôpitaux de l'ouest de l'Australie.

Selon les journaux indien Times of India et britannique Daily Telegraph, il serait en fait ingénieur en aéronautique et possèderait un doctorat.

Il conduisait la voiture-bélier et a été vu s'aspergeant d'essence avant d'être interpellé. Grièvement brûlé, il a été hospitalisé dans ce même hôpital sous surveillance armée, sans être formellement placé en garde à vue. Il a été transféré vendredi dans une unité spécialisée pour les grands brûlés de la Royal Infirmary de Glasgow.

 

- Dr Mohammed Haneef, 27 ans, indien, cousin de Kafeel et Sabeel Ahmed.

Médecin diplômé de l'université Rajiv Ghandi de Bangalore. A exercé en 2005 à l'hôpital Halton, où a aussi travaillé Sabeel Ahmed. Il exerçait récemment à l'hôpital de la Gold Coast au sud de

Brisbane (est de l'Australie). A été interpellé le 2 juillet à l'aéroport de Brisbane, alors qu'il s'apprêtait à s'envoler pour l'Inde. Détenu et interrogé en Australie.

 

- Deux médecins stagiaires, encore non identifiés, de 25 et 28 ans, qui seraient de nationalité saoudienne.

Ils exerçaient à l'hôpital Royal Alexandra et ont été arrêtés lundi près de l'hôpital pour "infraction à la législation antiterroriste". Transférés et interrogés à Paddington Green.

 


 

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