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TUNISNEWS
6 ème année, N° 2055 du 06.01.2006
 archives : www.tunisnews.net


AP: Bush promet son appui à Ben Ali pour "améliorer les perspectives de liberté et de sécurité"
AFP: Bush loue le progrès économique en Tunisie, l'incite à plus de libertés
La FIJ proteste auprès du Président contre l'interdiction d'accès à son site web
IFJ protests over ban of its website
LE Progès de Lyon : Pour un SMIC des Libertés en Tunisie
Pétition de soutien au journaliste Tahar Labidi - Nouvelle actualisation
AFP: Effondrement d'un hôtel à La Mecque: quatre Tunisiens tués et 6 blessés
AP: Grève à « Tunisie –Telecom » en signe de protestation contre sa privatisation
Fathi Chamkhi: Faire reculer le pouvoir
AFP: Mohammed VI invite au palais les familles de victimes de la répression
AFP: Une petite ville française de Bretagne prohibe l'alcool à partir de 15h00
Le Quotidien: Ordre des avocats : Une A.G. pour faire le bilan des dernières réformes
Le Temps: Le code de la presse et l’élargissement de la composition des conseils régionaux en débat
Le Temps: Janvier 1940: Parution de la première revue féminine, purement tunisienne 

 

Bush promet son appui à Ben Ali pour "améliorer les perspectives de liberté et de sécurité"

Associated Press, le 06.01.2006 à 16h24

TUNIS (AP) -- Le président américain George W. Bush a assuré son homologue tunisien Zine El Abidine ben Ali de son appui pour "améliorer les perspectives de liberté et de sécurité", dans un message de voeux qu'il lui a adressé à l'occasion de l'Aïd Al Idh'ha (ou Aïd El Kébir), fête musulmane du sacrifice qui sera célébrée mardi prochain.

Dans ce message dont fait état vendredi l'agence de presse tunisienne TAP, le chef de l'exécutif américain salue "les relations d'amitié traditionnelle entre les peuples américain et tunisien, qui remontent à deux siècles" et se félicite du "progrès réalisé par la Tunisie dans les domaines économique et social".

"Les Etats-Unis vous apporteront leur plein appui dans vos efforts pour atteindre ce niveau d'excellence dans de nouveaux domaines d'action, en vue d'améliorer les perspectives pour la liberté et la sécurité en Tunisie et dans toute la région du Maghreb", ajoute le président Bush.

Ces derniers temps, Washington a multiplié les appels aux autorités tunisiennes pour promouvoir davantage les libertés et les droits de l'homme, considérant que le niveau atteint par la Tunisie

dans plusieurs domaines notamment ceux de l'éducation et de l'émancipation de la femme l'habilitent à jouer "un rôle d'avant-garde" dans cette voie.

Bush loue le progrès économique en Tunisie, l'incite à plus de libertés

AFP, le 06.01.2006 à 16h04

TUNIS, 6 jan (AFP) - Le président américain George W. Bush a loué vendredi le progrès économique et social en Tunisie et affirmé l'appui des Etats-Unis pour une amélioration de l'état des libertés dans ce pays.

"Je félicite la Tunisie pour le progrès réalisé, au cours de l'année écoulée dans les domaines économique et social", a écrit M. Bush dans un message de vœux au président Zine El Abidine Ben Ali, à l'occasion de la fête musulmane de l'Aïd el-Idha (fête du sacrifice) qui sera célébrée mardi en Tunisie.

"Les Etats-Unis vous apporteront leur plein appui dans vos efforts pour atteindre ce niveau d'excellence dans de nouveaux domaines d'action, en vue d'améliorer les perspectives pour la liberté et la sécurité en Tunisie, et dans toute la région du Maghreb", a ajouté le président américain.

Il a aussi affirmé son désir d'œuvrer à l'approfondissement des "liens solides existant entre nos deux nations", a-t-il dit dans son message publié par l'agence tunisienne TAP (officielle).

En novembre dernier, à la clôture du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) le 18 novembre à Tunis, les Etats-Unis avaient exprimé leur "déception" envers le gouvernement tunisien qui, selon eux, n'avait pas démontré "son engagement pour la liberté d'_expression et de réunion".


 
TUNISIE: La FIJ proteste auprès du Président contre l'interdiction d'accès à son site web
TUNISIA: IFJ protests over ban of its website

IFEX - Nouvelles de la communauté internationale de défense de la liberté d'__expression
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ALERTE - TUNISIE

Le 5 janvier 2006

La FIJ proteste auprès du Président contre l'interdiction d'accès à son site web

SOURCE: Fédération internationale des journalistes (FIJ), Bruxelles

(FIJ/IFEX) - Ci-dessous, un communiqué de presse de la FIJ daté du 4 janvier 2006:

La FIJ proteste auprès des autorités Tunisiens contre l'interdiction d'accès à son site web suite aux critiques du SMSI

La Fédération Internationale des Journalistes a vigoureusement protesté aujourd'hui auprès des autorités tunisiennes contre l'interdiction d'accès de son site web.

L'accès au site de la fédération s'est vu refusé aux internautes tunisiens au cours des dernières semaines, suite aux critiques formulées par la FIJ quant à la restriction de l'utilisation de l'Internet et du harcèlement des activistes des droits de l'homme lors du sommet mondial sur la société de l'information qui s'est tenu en novembre.

"Une fois de plus, les autorités tunisiennes font preuve d'intolérance vis à vis de la libre __expression et de l'opinion indépendante", a déclaré Aidan White, Secrétaire Général de la FIJ. "Mais elles se trompent sérieusement si elles croient que cet incident va décourager les journalistes d'exprimer leur solidarité avec leurs collègues à Tunis".

Dans une lettre adressée au président Ben Ali, la FIJ demande la levée de tous les obstacles qui entravent l'utilisation de l'Internet et l'accès à l'information, sauf bien entendu, en ce qui concerne les standards internationaux où les limites à l'accès ne s'appliquent qu'à certains sites anti-sociaux traitant de pornographie enfantine ou d'incitation à la violence.

"Le site de la FIJ est un point d'information mis à la disposition de tous les journalistes dans le monde - y compris pour de nombreux collègues en Tunisie et des autres pays arabes qui désirent être informés sur les développements dans la région et qui veulent exprimer leur solidarité avec leurs collègues du monde entier", a ajouté White, indiquant que le site est disponible en français, en espagnol et contient également une section étendue en arabe. "Tout ceci ne devrait pas faire polémique", a-t-il dit.

"Il nous est malheureusement impossible de ne pas conclure que la seule raison de cette interdiction réside dans une action à motivation politique afin de pénaliser la fédération de défendre les droits de tous les journalistes en Tunisie et d'avoir exprimé des opinions critiques au gouvernement tunisien", a-t-il encore ajouté. Lors de son discours adressé à l'occasion du sommet mondial sur la société de l'information, White a déclaré que le harcèlement des activistes des droits de l'homme et les restrictions des sites Internet en tunisien faisaient de l'ombre à tout le processus du sommet.

Le Secrétaire Général a donc appelé le président à lever immédiatement l'interdiction d'accès au site de la FIJ et a réitéré la demande d'annuler toute restriction à l'utilisation des sites Internet en Tunisie.

"Dans le cas où nos demandes ne seraient pas satisfaites, la Tunisie se verra encore une fois servir de modèle négatif pour un monde arabe pressé de se réformer et où les populations ont un réel désir de liberté et de démocratie", a-t-il conclu.

Le comité exécutif de la FIJ, qui s'est réuni à Sydney, Australie, au début du mois de décembre, a réitéré le soutien de la fédération envers ses deux membres; l'Association des Journalistes Tunisiens et le Syndicat des Journalistes Tunisiens en vue des efforts récents fournis par les deux organisations dans leur lutte pour les droits des journalistes tunisiens qui exercent dans des conditions particulièrement difficiles. La FIJ a également appelé au re-lancement de sa campagne pour la liberté d'__expression en Tunisie.

Pour tout renseignement complémentaire, veuillez contacter la FIJ, International Press Center, Residence Palace 155, Rue de la Loi - Bloc C, B-1040 Brussels, Belgium, tél: +322 235 2200 ou +322 235 2207, téléc: +322 235 2219, courrier électronique: عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته., Internet: http://www.ifj.org/

La FIJ est responsable de toute information contenue dans cette alerte. En citant cette information, prière de bien vouloir l'attribuer à la FIJ
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DIFFUSÉ(E) PAR LE SECRÉTARIAT DU RÉSEAU IFEX,
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IFEX - News from the international freedom of __expression community
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ALERT - TUNISIA

5 January 2006

IFJ protests over ban of its website


SOURCE: International Federation of Journalists (IFJ), Brussels

(IFJ/IFEX) - The following is a 4 January 2006 IFJ media release:

Protest to President Ben Ali of Tunisia over IFJ website ban following UN Summit criticism

The International Federation of Journalists today protested to the Tunisian government over the banning of the Federation’s web site. In recent weeks, following the World Summit on the Information Society in November when the IFJ sharply criticised restrictions on Internet use and harassment of human rights activists, the IFJ web site has been unobtainable.

"The Tunisian authorities continue to show intolerance of independent opinion and free __expression," said Aidan White, IFJ General Secretary. "But they are seriously mistaken if they think this will discourage journalists from expressing their solidarity with colleagues in Tunisia."

In a letter to President Ben Ali, IFJ says that all obstacles on the use of Internet technology and access to information should be lifted, except where they are in line with international standards which may limit access to anti-social sites, covering, for instance, child pornography or incitement to violence.

"The IFJ site is an information point for journalists around the world - including many in Tunisia and other Arab countries. Reporters want information about developments in the region and want to express their solidarity with colleagues," said White, pointing out that the IFJ site is available in French, Spanish and English and also has an extensive Arabic section. All of the content is uncontroversial, he said.

"It is impossible not to conclude that the sole reason for this ban is a political act of spite to penalise the Federation for defending the rights of all journalists in Tunisia and for its criticism of the authorities," he said. In an address to governments at the World Summit in Tunis White had said that harassment of rights activists and Tunisian restrictions on access to the Internet cast a shadow over the whole summit process.

He appealed to the President to lift the ban on access to the site immediately and reiterated demands that all restrictions on access to the Internet should be withdrawn.

"If not, Tunisia will be once again be seen to be setting a poor example to the Arab world where people who yearn for more freedom and democracy are pressing their demands for reform," he said.

The IFJ Executive Committee meeting in Sydney Australia at the beginning of December reiterated the Federation’s support for efforts by the Association of Tunisian Journalists and the Syndicate of Journalists, both members of the IFJ, who are striving to defend journalists’ rights in difficult conditions. The IFJ has also called for a relaunching of a campaign for free speech in the country.

For further information, contact the IFJ, International Press Center, Residence Palace 155, Rue de la Loi - Bloc C, B-1040 Brussels, Belgium, tel: +322 235 2200 or +322 235 2207, fax: +322 235 2219, e-mail: عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته., Internet: http://www.ifj.org/

The information contained in this alert is the sole responsibility of IFJ. In citing this material for broadcast or publication, please credit IFJ.
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Pour un SMIC des Libertés en Tunisie

L'Observatoire Lyonnais pour la défense des Libertés en Tunisie a reçu hier le porte parole du parti communiste des ouvriers Tunisiens

L'Observatoire lyonnais pour la défense des libertés fondamentales en Tunisie(1) a reçu hier Hamma Hammami, porte-parole officiel du Pcot ( parti communiste des ouvriers tunisiens) pour évoquer la situation des libertés dans ce pays et la suite que les grévistes de la faim du ((Mouvement du 18 octobre 2005 à Tunis)) entendent donner à leur action au nom du respect des libertés fondamentales en Tunisie. Point positif face à la répression quotidienne (( du pouvoir tunisien qui frappe les militants politiques et les syndicalistes)), cette grève de la faim a permis selon Hamma Hammami ((de dépasser les clivages politiques)).

Et le porte-parole du Pcot d'annoncer la création (( d'un collectif du 18 octobre)), véritable plateforme d'une opposition au Président Ben ALI, allant des islamistes aux partis politiques et syndicats, ((pour la mise en place d'un SMIC des libertés)).

L'objectif étant d'ouvrir aussi en Tunisie un grand débat national sur la question des libertés, mais aussi de continuer à recueillir des soutiens internationaux.

Collectif d'associations rassemblées autour de Tunisie-Liberté, LDH Rhône, Attac Rhône, RAID Attac-Tunisie, et le soutien d'Agir Ensemble pour les Droits de l'homme

(Source : « LE PROGRES de Lyon » du 20 décembre 2005)
 

 
 Nouvelle actualisation
Pétition de soutien au journaliste Tahar Labidi

6 - 1 - 2006
Nous signataires ,                                                                                    
Appelons le gouvernement Français à ouvrir une enquête et dévoiler le résultat des investigations, suite aux menaces de mort dont a fait l’objet le journaliste
Tahar Labid                                                 
Monsieur Labidi (réfugié politique en France depuis 1993) est sous la protection du gouvernement français et du haut commissariat des réfugiés. Il a reçu le 13 décembre à environ 18 heures deux appels inconnus. C’est la première fois qu’un opposant tunisien reçoit des menaces d’une telle gravité qui vont l’obliger à vivre dans l’angoisse et la peur avec sa famille.
 
Nous appelons les femmes et les hommes libres à dénoncer ce type de menaces verbales ou physiques contre des opposants pacifistes et à soutenir notre ami Tahar Labidi à surmonter cette épreuve.


Les signataires suivant l’ordre alphabétique
 
Ali Sghaier SAIDI  Ing, Informatique /  Genève
frère des trois défunt SAIDI Ali. Amor, Habib Assassiné interv. moins 8 mois en 2002.
Ammar boumlassa / universitaire Tunisie
Abdessalem BOUCHADEKH       /  Directeur Responsable de l'Hebdomadaire El Moutawasset interdit en France
Abdellatif ben salem                  / traducteur/ écrivain
Anouar Kanzari                        / Président DE LUGET
Abdelbaki Fethi                  / Consultant Informatique et Telecom
Abdelwahab  Hani              / journaliste
Adel selmi / universitaire
Abidi Aabdellatif                       / Journaliste
Abdelwaheb Hammami / chercheur
Ahmed ouerghemi / Porte parole du parti islamique
Abdelhamidi Addassi / Denmark
Ali Brahim / allemagne
Bassam Bounenni              /   Journaliste / Douha
catherine develotte / chercheur INRA
Chokri Hamrouni                        / Politologue.
Chokri YACOUB     / suisse
Chaima assarraf                          / chercheur
Dhaouadi mahmoud  / Journaliste
Dabbour Mounir                          / Militant Suisse
DOGHRI KAIS   / CHERCHEUR
Dr ELEUCH Ahmed  / Psychiatre
Fathi Jerbi / universitaire et membre du CPR
Faissel jalloul / écrivain / Journaliste
Faouzi.naimi                                / Réfugié politique
Fadhel salek                               / Poète et écrivain
Ghassen Ben Khlifa / jeune militant (PDP)
Haythem Manaa / porte parole du commission arabe des droits humains  
Habib Abou oualid Mokni / écrivain et chercheur Allemagne
Habib Mabrouk / MILLITTANT EN SUISSE
Joseph Karam                          / Ecrivain libanais
Jalel Matri / Genève
Jamal dallali / activiste
Jamel Tahar / chercheur et journaliste, Canada
Jameleddine HENI/chercheur
IMAD BRAKAT
Imad mthaffer / information
Kamel labidi / Journaliste Caire
Khémaïs chammari    / expert des  droits de l’homme 
kraifi rabeh / avocat jendouba Tunisie
kamel chaabouni / avocat
Khaled  Traouli / Président de la Rencontre Réformatrice Démocratique LIQAA
Lotfi Hajji / Journaliste
Larbi Guesmi  / Président de l'Association Ez-Zeitouna – Suisse
Mahdi MANDJARA / Penseur Marocain
Moncef marzouki                 / Président du congré pour la république
Mohamed-Lakhdar ELLALA/ Membre de la Commission politique du Mouvement ETTAJDID - Tunisie
Mohamed MAALI       / Journaliste , écrivain et syndicaliste tunisien
Mondher Sfar / Président du Collectif de la Communauté Tunisienne
Mohamed Fourati                       / Journaliste
Mohamed Bouriga                            / Journaliste Canada
Mohamed nouri                        / Ancien expert économique à la ligue Arabe
Morcel lexibi                             / activiste
Noureddine chakraoui / ingénieur  GIGEL /Algérie
Najib Hosni                                / avocat
Nait-Liman Abdennacer           / Président du AVTT Genève
Néjib Baccouchi                /  Chercheur
Omar S'habou / ancien directeur de la revue le Magreb   
O²lfa lamloum  /(universitaire)
Slaheddine jourchi  /  Journaliste vice président de la ligue des droits de l’homme en Tunisie
Slim bagga / directeur de la revue l’audace
salah attia / Journaliste
Salim boukhdhir                       / Journaliste
Safwa AISSA                / journaliste Genève Présidente du vérité action
SAIDANI KHEMAIS /  Enseignant (MEN FRANCE)
 résidence actuelle : MAYOTTE (océan indien)
Taieb smatti / Pésident du parti islamique
Touria uakkas / professeur à la faculté de rabat Maroc
Taieb Moalla / journaliste canada
L'équipe de TUNISNEWS
Violette daguer / Présidente / du commission arabe des droits humains  
Youssef fadhel / rédacteur en chef du site Arab Press

Effondrement d'un hôtel à La Mecque: quatre Tunisiens tués et 6 blessés

AFP, le 06.01.2006 à 15h47

TUNIS, 6 jan 2006 (AFP) - Quatre ressortissants tunisiens ont trouvé la mort et six ont été blessés dans l'effondrement d'un hôtel jeudi à La Mecque, où ils devaient commencer le rite musulman du hadj, a annoncé le ministère tunisien du Culte.

Deux hommes et deux femmes sont parmi les morts, alors que les six blessés sont toutes des femmes, a précisé le ministère, citant la mission médicale tunisienne au pèlerinage.

Selon un dernier bilan officiel saoudien, au moins cinquante-trois personnes ont été tuées et 64 blessées dans l'effondrement d'un hôtel de plusieurs étages, au moment où des centaines de milliers de fidèles s'apprêtent à accomplir les rites du hadj à La Mecque.

Les autorités saoudiennes n'ont pas donné d'indication sur la nationalité des victimes, mais des survivants ont affirmé que la plupart des pèlerins résidant à l'hôtel sinistré venaient d'Inde, de Libye, du Pakistan ou des Emirats arabes unis.

Plus de 2,5 millions de pèlerins, selon les chiffres officiels, sont attendus cette année à La Mecque pour accomplir le hadj, l'un des cinq piliers de l'islam.


Quatre pèlerins tunisiens parmi les victimes de l'effondrement
Associated Press, le 05.01.2006 à 21h05
TUNIS (AP) -- Quatre pèlerins Tunisiens, deux femmes et deux hommes, ont péri dans l'effondrement d'un immeuble survenu jeudi à la Mecque, près de la Grande Mosquée, a annoncé dans la soirée un communiqué du ministère tunisien des affaires religieuses.

Le communiqué déplore en outre six blessés, toutes des femmes actuellement hospitalisées. Le bilan du drame s'établit jusqu'à présent à 18 morts originaires d'Egypte, de Tunisie et des Emirats arabes unis, selon des sources de la sécurité saoudienne.

Il est survenu au moment La Mecque accueille des millions de musulmans pour le pèlerinage, le hajj, qui culmine lundi prochain avec le début de l'Aïd al-Adha, fête du sacrifice.

Un responsable de la protection civile, interrogé sur la chaîne publique Al-Ekhbariya a estimé que les fondations du Lulu'at al-Khair, un immeuble construit il y a 40 ans, étaient trop faibles pour soutenir le poids de l'édifice.


Grève à « Tunisie –Telecom » en signe de protestation contre sa privatisation
 
Associated Press, le 05.01.2006 à 18h34
TUNIS (AP) - Les employés de Tunisie-Telecom ont observé jeudi une grève générale pour protester contre la privation partielle de cette entreprise publique leader sur le marché de la téléphonie mobile et fixe, a-t-on appris de source syndicale.

L’Etat tunisien est en passe de céder 35% du capital de la société, soit la plus grosse opération de privatisation jamais opérée en Tunisie. Cette cession devrait rapporter au gouvernement 1,4 milliardm d’euros.

Selon le secrétaire général-adjoint du syndicat de la poste et des télécommunications, Hédi Smida, le mouvement a été suivi par 80% des quelque 7.600 employés que compte Tunisie-Telecom à travers le pays.

Le syndicat menace de déclencher une nouvelle grève de deux jours début février "s’il n’est pas mis un terme au processus de privatisation".

"Nous n’avons aucune garantie quant à l’avenir des employés", s’est inquiété le responsable syndical qui s’attend à un "grand nombre de licenciements" si l’entreprise venait à être privatisée.

Au ministère de tutelle, on assure en revanche que L’opération de privatisation n’aura pas de répercussions négatives sur les droits professionnels et les acquis sociaux. Elle ne manquera pas, au contraire, de renforcer la capacité concurrentielle de l’entreprise et, partant, de conforter la situation sociale des employés, ajoute-t-on.

Plusieurs opérateurs étrangers sont en lice pour reprendre les 35% du capital de Tunisie-Telecom, dont les français France Telecom et Vivendi Universal. Portugal Telecom et l’espagnol Telefonica ont présenté une candidature conjointe, aux côtés des groupes italien Telecom Italia et saoudien Oger. Un opérateur émirati serait aussi sur les rangs.

Avec 4,2 millions d’abonnés sur une population de 10 millions d’habitants, Tunisie Telecom détient 72% de part du marché de la téléphonie mobile. Il est en outre l'unique opérateur fixe du pays. Le groupe est très rentable avec un résultat net de 161 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 710 millions, selon les chiffres de l’exercice 2004.


TUNISIE
Faire reculer le pouvoir

La journée du 4 décembre 2005 a été marquée par trois événements qui résument la situation politique en Tunisie : le « congrès » des magistrats tunisiens, la répression à l’encontre d’une manifestation syndicale et la mise en place du Forum du 18 octobre, dans la foulée des grèves de la faim.

L’Association des magistrats tunisiens (AMT) a été le lieu où s’est cristallisée la contestation de la mainmise de la dictature sur l’institution judiciaire, et le canal par lequel s’est exprimée la volonté d’indépendance des juges. Une semaine après son élection, la nouvelle direction de l’AMT a présenté un projet de réforme du Conseil supérieur de la magistrature, et des statuts des magistrats. Dans la foulée, elle a rompu la sacro-sainte neutralité politique des magistrats en signant, le 2 mars, un communiqué dénonçant la présence massive de la police politique au sein du palais de justice. Elle s’insurgeait également contre l’agression d’une centaine d’avocats, venus défendre un de leurs confrères déféré devant le juge d’instruction pour avoir osé critiquer l’invitation d’Ariel Sharon en Tunisie, et qui sera finalement condamné à trois ans et demi de prison.

Auparavant, le pouvoir avait déjà fait son possible pour tuer dans l’œuf la rébellion des juges : mutations punitives de plusieurs membres du bureau exécutif et de la commission administrative de l’association, confiscation illégale du local de l’AMT, sabotage du fonctionnement de ses différentes structures, et enfin le « congrès » organisé par le pouvoir pour éliminer la direction de l’AMT.

Le second fait marquant cette journée du 4 décembre est l’agression, par la police politique, de quelques dizaines de cadres et dirigeants de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), lors de la marche commémorative de l’assassinat de F. Hachad, leader syndical et fondateur de l’UGTT, par le pouvoir colonial français en 1952.
Un tel acte est plutôt rare : c’est la deuxième fois qu’une telle agression est perpétrée contre le cortège syndical depuis la prise de fonction de Ben Ali en 1987. Il est toujours difficile de comprendre les raisons qui poussent un tel pouvoir à humilier un allié fidèle. C’est certainement la marque de son exaspération face, entre autres, à la multiplication des mouvements de grève, des occupations d’entreprises et aux luttes pour le paiement des arriérés de salaires.

Enfin, la réunion, autour des huit grévistes de la faim, de plusieurs composantes de l’opposition, a permis de tirer le bilan de la grève, et surtout de discuter des formes, des moyens et des objectifs des luttes futures. Cette grève est en soi assez significative de l’état de faiblesse de l’opposition face à la dictature. Une opposition qui n’a pas remporté une seule victoire face à Ben Ali, et qui ne cesse donc de reculer sur tous les terrains. En conséquence, elle se trouve réduite à cet « ultime recours pour faire entendre un cri d’alarme sur cette grave dégradation de l’état des libertés ».

Les grévistes de la faim ont décidé de se regrouper, islamistes compris, dans un front unique contre la dictature. À la fin de cette journée du 4 décembre, un Collectif du 18 octobre pour les droits et les libertés a été mis sur pied. Il est constitué par sept partis et mouvances politiques, dont le parti islamiste Ennahdha, ainsi que plusieurs associations et personnalités indépendantes, pour « la liberté d’_expression et de presse, la liberté d’organisation des partis politiques et des associations, et la libération de tous les détenus politiqAues ».

Il a également été décidé la création du Forum du 18 octobre, dont l’objectif est de parvenir à un accord sur un « pacte démocratique », qui garantisse à l’ensemble des Tunisiens l’exercice effectif de leurs droits, de leurs libertés fondamentales, et la sauvegarde de leur dignité nationale.

De Tunis, Fathi Chamkhi
 
(Source: rouge n°2140)
 

Mohammed VI invite au palais les familles de victimes de la répression

AFP, le 06.01.2006 à 11h32

RABAT, 6 jan 2006 (AFP) - Le roi Mohammed VI du Maroc a convié vendredi au palais royal de Rabat les familles de victimes d'atteintes graves aux droits de l'Homme commises durant le règne de son père Hassan II, a indiqué à l'AFP une source officielle.

"Les familles des victimes des atteintes aux droits de l'homme ont été invitées vendredi au Palais par le souverain", qui doit par ailleurs prononcer un discours télévisé, a affirmé cette source.

A cette cérémonie, participeront également Les membres de l'Intance Equité et réconciliation (IER), créée à l'initiative du souverain pour faire la lumière sur les violations des droits de l'Homme de 1960 à 1999 et faire des recommandations pour l'avenir.

L'IER, dirigée par Driss Benzekri - un ancien détenu politique qui a passé 17 ans en prison sous le règne du roi Hassan II - a recommandé à l'Etat dans son rapport final remis le 30 novembre de mettre fin à l'impunité et de présenter des excuses aux victimes.

Elle a également recommandé une révision de la Constitution pour assurer la séparation des pouvoirs et l'indépendance de la justice.

"Des noms longtemps bannis, des groupes trop longtemps marqués au fer rouge de l'oubli seront là dans les murs du palais, dessinant les contours d'une réconciliation rêvée, aujourd'hui à portée de main", écrit le journal Libération (socialiste) au sujet des familles des victimes invitées.

Parmi les familles invitées, figurent celles d'Abdelatif Zeroual, un opposant de gauche mort sous la torture en 1974 et de Hussein Manouzi, syndicaliste enlevé à Tunis en octobre 1972 et remis au Maroc, ajoute le journal.


Une petite ville française de Bretagne prohibe l'alcool à partir de 15h00

AFP, le 06.01.2006 à 13h37

VANNES (France), 6 jan 2006 (AFP) - Au nom du maintien de l'ordre public, le maire d'une petite ville de Bretagne (ouest) a interdit la consommation d'alcool entre 15h00 et 04h00 du matin dans certaines rues du centre de sa commune, forte de 7.500 habitants.

La Bretagne est la région de France dont les habitants consomment le plus de boissons alcoolisées.

L'arrêté, daté du 27 décembre, a pour objectif "la tranquillité publique", a indiqué vendredi André Robert, adjoint du maire de Ploermel (sud de la Bretagne), Paul Anselin. "La consommation excessive d'alcool rend les gens agressifs", a-t-il dit.

La petite ville ne connaît pas plus de problèmes d'ordre public qu'ailleurs, a concédé l'élu.

Selon un rapport de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) publié l'été dernier, "la Bretagne apparaît comme la région de France métropolitaine la plus consommatrice d'alcool (notamment à cause d'un niveau d'ivresse exceptionnel), de tabac et de cannabis".

L'adjoint au maire de Ploermel a précisé que l'interdit concernait certaines rues, places et parcs de la ville... mais pas les terrasses des cafés.


DOSSIER DE « REALITES »

TRICENTENAIRE DE LA DYNASTIE HUSSE

دNITE (15 juillet 1705 - 25 juillet 1957) : Les Beys de Tunis à l’épreuve du temps et de l’Histoire


En 2005, la dynastie husseïnite a trois cents ans d’existence. Née le 15 juillet 1705 avec l’avènement à la tête du pays de Husseïn Ben Ali qui fonda la dynastie, elle régnera sans interruption jusqu’au 25 juillet 1957, date à laquelle fut abolie la monarchie et instituée la République par l’Assemblée constituante élue le 25 mars 1956...

Dossier préparé par Noura BORSALI

Tunis sous les premiers Beys Husseinites

TORBET-EL-BEY : Un mausolée pour les Husseinites ...

De l’accession au beylicat et de l’exercice du pouvoir par Husseïn Ben Ali, fondateur de la Dynastie husseïnite (1705 – 1735 – 1740) : Stratégie et action. Par El Mokhtar Bey

Mohamed Hédi Cherif : " Le tricentenaire de la dynastie husseïnite est une date importante dans l’histoire de la Tunisie "


Entretien conduit par Noura BORSALI

Les Beys de Tunis

LE PACTE FONDAMENTAL ET LA CONSTITUTION : "A’HD EL AMEN" DE SEPTEMBRE 1857

Fallait-il tuer Youssef et Chakir Sahib Et-Tabaâ ?

Une constitution éphémère et la révolte de Ali Ben Ghedahem

LA DYNASTIE HUSSEINITE ET SES FEMMES : Leila Blili Temime : " L’émancipation des Tunisiennes a commencé à la Cour "


Entretien conduit par Noura BORSALI

PORTRAIT DE PRINCESSES : AM(I)NA ET FآTIMA OU LE TRIOMPHE DE LA LEGITIMITE DU TRONE

(Source : « Réalités » N° 1045 du 5 janvier 2006)


Ordre des avocats :

Une A.G. pour faire le bilan des dernières réformes

Tunis-Le Quotidien

Le Conseil de l’Ordre des Avocats tiendra son Assemblée générale extraordinaire vers la fin du mois en cours pour faire le bilan de la réforme de la profession d’avocat entamée depuis la rentrée judiciaire. On s’attend, à cet effet, à un débat animé sur trois réformes. Il s’agit, en premier lieu, d’un débat sur l’Institut supérieur du barreau dont la création permettra d’unifier l’accès à la profession. Cet Institut sera placé sous la co-tutelle du ministère de la Justice et des droits de l’homme et du ministère de l’Enseignement supérieur. Le corps enseignant sera, cependant, composé en partie d’avocats en exercice afin d’assurer une formation pratique efficace aux futurs avocats.

La couverture sociale suscitera, à son tour, un débat houleux. Les divergences perdurent, en effet, à ce sujet. Le ministère de la Justice et des droits de l’homme estime que le régime des salariés indépendants doublé d’un régime complémentaire constitue la solution la plus fiable en matière de couverture sociale en faveur des avocats. Les avis des avocats, eux, demeurent toujours divergents à ce propos.

Le troisième sujet délicat concerne le projet de règlement intérieur du Conseil de l’Ordre qui divise encore les gens de la profession notamment sur le plan disciplinaire.

Les avocats débattront également des relations entre le Conseil de l’Ordre et le ministère de la Justice et des droits de l’homme et de l’apport des projets de loi visant à élargir le domaine d’intervention des avocats.

W.K.

(Source : « Le Quotidien » du 6 janvier 2006)


Chambre des Conseillers:

Adoption du projet de loi amendant une disposition du code de la presse

L’obligation du dépôt légal enterrée

La Chambre des Conseillers a adopté hier trois projets de loi concernant l’augmentation du capital de la société Tunisie-Autoroutes, la composition des conseils régionaux et l’amendement du code de la presse qui supprime l’obligation du dépôt légal pour les quotidiens et les périodiques et les revues.

Ce dernier projet a suscité un débat très animé, en voici quelques unes des interventions des Conseillers.

M.Habib Achour :

Il a souligné que cet amendement va dans le sens de la consolidation des libertés et du processus démocratique amorcé depuis le Changement et qui connaît une évolution remarquable. Il a demandé au ministère quelles sont les dispositions prises pour sauvegarder le patrimoine culturel après la suppression du dépôt légal pour les journaux.

Mongi Mahouachi :

Il a déclaré que cet amendement consolide l’évolution du secteur de l’information et des libertés d’_expression.

M.Slaheddine Chaâbane :

Il a souligné que cet amendement entre dans le cadre du programme présidentiel axé sur la consolidation du pluralisme, des libertés et des droits de l’Homme. Il a aussi appelé que cet amendement consolide le secteur de l’information confronté à la mondialisation.

M.Mohamed Fantar :

« Le secteur de l’information est au service du pays et contribue à l’évolution de la société et la suppression du dépôt légal est un acquis de poids pour le secteur », a-t-il souligné.

Mme Fethia Maghrebi :

« On a adopté ce projet de loi sachant que l’information est une priorité mondiale aujourd’hui et son évolution redore l’image de marque du pays », a-t-elle, entre autres, déclaré.

M.Moncef Chebbi :

Il a souligné que la suppression du dépôt légal constitue un pas en avant pour la consolidation de la démocratie dont le processus avance à pas sûr.

Mme Assia Dkili :

« C’est le 4ème amendement depuis le Changement qui entre dans le cadre de l’évolution du secteur de l’information.

Il représente un acquis pour les gens de la profession qui doivent assumer leur devoir pour asseoir une information crédible », a-t-elle souligné entre autres.

M.Mohamed Ben Sedrine :

Il a demandé au ministère quelles sont les dispositions prises pour faire face à la presse électronique et si oui ou non cet amendement concerne cette nouvelle presse.

M.Mohamed Samir Abdallah :

« C’est aux entreprises de presse de tirer profit de cette nouvelle disposition et notamment celle de l’ERTT. Et la liberté de la presse s’exerce comme l’a affirmé à plusieurs reprises le Président de la République sans aucune ligne rouge mais dans le cadre du respect de la loi », a-t-il souligné.

M.Abdallah Zrami :

Il a évoqué le rôle des professionnels du secteur de l’information dans l’évolution du secteur et a appelé le ministère à plus de concertation avec les organisations représentant le secteur.

M.Ezzeddine Chammari :

« Cette nouvelle disposition du code de la presse est un acquis de taille et une fierté pour la Tunisie », a-t-il souligné.

M.Jameleddine Khamkham :

« Nous approuvons ce projet de loi et nous appelons à ce que le secteur de l’information évolue encore plus », a-t-il déclaré.

M.Ridha Mellouli :

Il a évoqué entre autres la lente évolution du secteur de l’information et notamment en ce qui concerne l’ERTT il a déclaré qu’une émission à laquelle il a participé et qui a été enregistrée n’a jamais été diffusée. De même une rencontre avec des écrivains à l’occasion du dernier congrès de l’Union des écrivains tunisiens a été diffusée avec des coupures.

M. Foued Haouet :

Il a déclaré que sans la liberté, la presse ne peut qu’être mauvaise en ajoutant que notre presse se porte bien et qu’elle évolue de jour en jour et cet amendement entre dans le cadre de la consolidation des libertés et de la démocratie. Il a appelé aussi à la constitution d’un conseil administratif pluraliste à l’ERTT.

Compte rendu de Néjib SASSI

(Source : « Le Temps » du 6 janvier 2006)


Les réponses des ministres

Dans sa réponse aux conseillers concernant la composition des conseils régionaux, M. Rafik Belhaj Kacem, ministre de l'Intérieur et du Développement local, a remercié les conseillers pour les sentiments de considération qu'ils ont exprimés à l'égard du président Zine El Abidine Ben Ali pour ce décret-loi qui réaffirme sa volonté de renforcer davantage la démocratie locale et le pluralisme au sein des deux Chambres.

Le ministre a souligné que ce décret-loi est un nouveau jalon qui consacre les réformes profondes et avant-gardistes initiées, depuis le Changement, par le Président de la République, et tendant à conférer à la région un rôle majeur dans la réalisation du développement global et en faire un espace de participation pour tous, au service de l'intérêt national.

Le Ministre a mis en relief les orientations et les objectifs du programme du président Ben Ali dont la finalité est de consolider l'action de ces conseils en conférant aux régions de plus grandes prérogatives, en renforçant leurs ressources financières et humaines et en impulsant la coopération

internationale décentralisée.

Ce projet de décret-loi a été adopté à l'unanimité.

En réponse aux interventions des conseillers concernant le projet de loi organique portant amendement du code de la presse, M. Rafaâ Dekhil, ministre chargé de la Communication et des Relations avec la Chambre des députés et la Chambre des conseillers a misl'accent sur la place de choix occupée par le secteur de l'information et de la communication en Tunisie.

Il a, dans ce contexte, souligné que cet amendement constitue un nouveau jalon sur la voie du renforcement de l'édifice démocratique pluraliste national et vient à point nommé pour concrétiser le point 21 du programme électoral du président Zine El Abidine Ben Ali, intitulé "la réforme politique, un choix constant et un processus continu".

Cet amendement, a-t-il ajouté, illustre la détermination du Chef de l'Etat de promouvoir l'information nationale dans l'objectif de répondre aux impératifs de la prochaine étape et de contribuer à la promotion de l'image de marque de la Tunisie au double plan régional et international.

M. Rafaâ Dekhil a passé en revue les efforts déployés par le ministère en vue de mettre en place un plan de réforme et de mise à niveau intégrale du secteur, en concertation avec l'association des directeurs des journaux, l'association des journalistes tunisiens et le Conseil supérieur de la

communication, et dans l'objectif de relever les défis de la mondialisation de la culture et de la communication.

Il a dans ce contexte fait état de la capacité des institutions médiatiques à s'adapter aux multiples évolutions technologiques, ce qui est de nature à améliorer et à promouvoir le paysage médiatique national.

En réponse aux questions relatives aux mesures devant être prises par le ministère pour sauvegarder les archives nationales dans le domaine de la presse écrite, M. Rafaâ Dekhil a indiqué que les journaux et les revues vont être progressivement confiés aux institutions concernées.

Sur un autre plan, le ministre a évoqué les avantages de la mise de l'institut de presse et des sciences de l'information (IPSI), sous la tutelle commune du ministère de l'enseignement supérieur et du ministère de la communication et des relations avec la Chambre des députés et la Chambre des conseillers.

Pour ce qui est de la presse éléctronique, M. Rafaâ Dekhil a souligné la détermination du Chef de l'Etat de mieux organiser ce secteur qui connait un développement important.

Les conseillers ont ensuite adopté à l'unanimité ce projet de loi organique.

(Source : « Le Temps » du 6 janvier 2006)


Chambre des conseillers :

Le code de la presse et l’élargissement de la composition des conseils régionaux en débat

La nécessité de la sauvegarde de la mémoire nationale, à la suite de la suppression du dépôt légal, la presse électronique et d’autres sujets ont été examinés et débattus hier à la Chambre des conseillers.

Tunis-Le Quotidien

La Chambre des conseillers a examiné hier trois projets de loi se rapportant à l’amendement du code de la presse, à l’élargissement de la composition des Conseils régionaux et à l’augmentation de la participation de l’Etat au capital de la société «Tunisie-Autoroutes».

Les trois projets de loi ont été votés à l’unanimité par les conseillers.

Quid du contenu de ces projets de loi ?

L’amendement du code de la presse prévoit la suppression du dépôt légal pour les quotidiens, les périodiques et les revues d’information, tandis que le projet de loi de l’élargissement des conseils régionaux prévoit la distribution de 20% des sièges au profit des conseillers municipaux dont les listes n’avaient pas obtenu la majorité des voix.

Le troisième projet de loi se rapporte à l’augmentation de la participation de l’Etat dans le capital de la société «Tunisie-Autoroutes» à concurrence de 87 millions de dinars essentiellement pour le financement du tronçon d’autoroute entre Msaken et Sfax.

Les conseillers ont soulevé plusieurs questions se rapportant à ces projets. De nombreux intervenants ont mis l’accent, en parlant du dépôt légal, sur la nécessité de sauvegarder la mémoire nationale et de trouver la formule nécessaire pour assurer la continuité pour l’approvisionnement des départements concernés en journaux et revues, après la suppression de dépôt légal. Un grand nombre de conseillers a appelé à la nécessité de donner un nouvel élan au secteur de la presse.

La presse électronique a été également soulevée par certains conseillers qui s'étaient interrogés sur les perspectives de ce secteur ainsi que sur les mécanismes à mettre en place pour le structurer.

M. Rafaâ Dkhil, ministre de la Communication chargé des relations avec la Chambre des députés et des conseillers a d’abord rendu hommage au nom du gouvernement à tous les journalistes qui ont couvert les travaux de discussion du budget de l’Etat pour l’année 2006, répondant ainsi aux critiques de l’un des conseillers sur la prestation de la presse nationale lors de cet événement.

Le ministre a annoncé qu’une étude est en cours de réalisation et concerne tout le secteur de la presse. Elle va permettre, une fois approuvée, d’envisager une réforme structurelle de tout le secteur.

Répondant aux interrogations sur la presse électronique, le ministre a déclaré que son département est en train d’étudier la question en faisant appel à des experts en la matière et en s’inspirant des expériences des pays étrangers.

Lotfi TOUATI

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Les raisons d’une co-tutelle

M. Rafaâ Dkhil a affirmé que la co-tutelle de son ministère sur l’Institut de Presse et des Sciences de l’Information ne signifie en aucune manière l’ingérence dans les affaires administratives de l’Institution.

Il a expliqué que cette co-tutelle est appliquée dans plusieurs ministères notamment celui de la Santé publique et les Affaires sociales. Cette co-tutelle est justifiée par la nécessité de répondre aux besoins du marché.

(Source : « Le Quotidien » du 6 janvier 2006)

Préparatifs du congrès du PUP

Le Parti de l’unité populaire (PUP) annonce, dans un communiqué publié hier, que son bureau politique s’est réuni mercredi 4 janvier 2006 pour examiner les préparatifs du congrès du parti qui se tiendra au printemps prochain à Nabeul. Ces assises seront placées sous le thème «Le progrès, un droit pour tous».

Conformément aux recommandations du Conseil central du parti qui a eu lieu le 11 décembre 2005 à Sousse, le bureau politique a décidé d’organiser, les 21 et 22 janvier à Tunis, une rencontre pour débattre des projets de motions qui seront soumis aux congressistes.

Par ailleurs, la fédération du PUP à l’Ariana tiendra le 14 janvier 2006 son congrès régional, toujours dans le cadre des préparatifs du prochain congrès national du parti. M. Mohamed Bouchiha, secrétaire général du PUP, présidera le 15 janvier deux réunions, l’une à Jendouba et l’autre à Kasserine.

M.MB.

(Source : « La Presse» du 6 janvier 2006)

Tunisie Telecom : Délai repoussé de six semaines

La Tunisie a repoussé de six semaines la date limite pour le dépôt des offres d'achat d'une participation de 35% dans le capital de l'opérateur Tunisie Télécom mis en vente par l'Etat, initialement fixée au 31 janvier.

Cette prolongation intervient après l'annonce mercredi par Bouygues Télécom (groupe Bouygues) de sa décision de ne pas déposer d'offre pour la plus importante opération de privatisation jamais lancée par la Tunisie.

Le célèbre Maître Vergès à Tunis

Nous apprenons que Maître Vergès, sommité internationale sera aujourd’hui à Tunis sur invitation de la section régionale des avocats de Sousse. Maître Vergès est connu pour avoir défendu puis épousé la militante algérienne Jamila Bouhired. Il a défendu le Marocain Omar Raddad, déclarant qu’il s’agissait « d’une nouvelle affaire Dreyfus ». Par ailleurs, il fut l’avocat de Carlos et assure actuellement la défense de Milosevic.

(Source : « Le Temps » du 6 janvier 2006)

HISTOIRE TUNISIENNE…

Janvier 1940

Parution de la première revue féminine, purement tunisienne

La femme tunisienne a toujours été solidaire du mouvement national et elle avait depuis toujours combattu avec ferveur aux côtés, de l’homme, toutes les formes d’injustice que ce soit lors des révoltes des tribus avant l’ère coloniale, contre les abus des gouvernants de l’époque où pendant le colonialisme où elle s’était distinguée par son action militante par tous les moyens et à travers tout le pays.

Elle avait ainsi compris à l’instar de la femme algérienne, que le combat pour sa libération était lié à celui mené pour la libération, du pays du joug du colonialisme. Bien plus c’était le même combat.

Car comment pouvait-elle prétendre à son émancipation alors que le pays subissait toutes formes de spoliation.

Les Tunisiens même diplômés avaient des difficultés de trouver du travail et même s’ils y parvenaient, ils n’étaient pas traités de la même façon que ceux qui étaient de nationalité française. Cela avait amené certains à se faire naturaliser pour avoir un meilleur salaire. Ils voyaient ainsi leurs traitements majorés du tiers.

C’était ce qu’on avait appelé à l’époque le "tiers colonial".

Une polémique avait d’ailleurs éclaté à propos de ceux qui se faisaient naturaliser, car certains ulémas les avaient considérés comme des renégats (Murtad) voire des apostats (Kafir). D’autres ulémas considéraient qu’il n’y avait aucune incidence de la nationalité sur la religion. Certains avaient même établi des fetwa en ce sens. Toujours était-il que dans cette conjoncture particulière ceux qui abandonnaient leur nationalité pour une autre, celle des colonisateurs de surcroît, étaient en tout cas considérés comme des traitres.

Le mouvement féminin et non moins féministe s’était érigé contre tous ceux qui préféraient leurs intérêts personnels à l’intérêt du pays dont certaines femmes d’ailleurs qui avaient même épousé des français, pour récolter des avantages pécuniaires, en dépit du fait qu’elles fussent considérées comme des renégates.

Les femmes militantes organisaient des meetings et conduisaient des manifestations à Tunis et même à travers toute la Tunisie.

C’est dans ce contexte que certaines femmes avaient décidé de militer par leurs plumes.

Car il y avait une élite de femmes cultivées qui avaient compris que l’analphabétisme était parmi les causes qui avaient mené au colonialisme.

Aussi, avaient-elles mené une bataille acharnée contre l’analphabétisme et l’obscurantisme, en donnant des cours d’alphabétisation au sein de certaines associations telle, que celle des femmes musulmanes constituée dans les années 1930.

D’autres participaient par des articles dans des journaux ou revues en langue arabe et en langue française.

Le 10 décembre 1938, parut la première revue féminine pour laquelle Mahmoud Zarrouk avait eu l’idée de réunir une élite de femmes dirigée par une militante, médecin de son état : Tawhida Ben Cheikh. Cette revue avait été baptisée : "LEILA" et réunissait des articles littéraires scientifiques et politiques.

Etant une revue féminine et non féministe dans le sens sexiste du terme, elle laissait paraître sur ses colonnes des articles écrits par des hommes de culture tels que certains professeurs, avocats ou médecins.

En janvier 1940 cette revue mensuelle qui avait eu un large écho et avait intéressé un grand nombre d’intellectuels de l’époque, est devenue sous forme d’un journal hebdomadaire.

Elle avait également attiré l’attention des autorités coloniales qui étaient contre tout ce qui pouvait contribuer à l’émancipation des indigènes, comme ils voulaient les appeler, et à l’ouverture de leurs esprits, et qui de ce fait avaient mis les bâtons dans les roues à son directeur que ce soit par la censure de certains articles qu’ils jugeaient subversifs ou par des taxes exorbitantes et prélevées d’une manière abusive.

Ce fut la raison pour laquelle cette revue s’était arrêtée de paraître après le 8 juillet 1941 date de son dernier numéro.

Ahmed YOUNES

(Source : « Le Temps » du 6 janvier 2006)


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