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TUNISNEWS
 8 ème année, N° 2965 du 05.07.2008 archives : www.tunisnews.net
Liberté et Equité :Lotfi Ouerghi Bouziane en grève de la faim illimitée
Liberté et Equité :Trois mois d’emprisonnement avec sursis dans l’affaire N°17099
« Rouge » (Hebdomadaire de la LCR – France) :Une solidarité spontanée pour Redeyef
Malek Khadhraoui :Tunisie : Les autorités tunisiennes confirment par les actes les accusations d’Amnesty International
Section Tunisienne d’Amnesty International :INVITATION
AFP:Tunisie: report du procès de dirigeants du journal d'opposition Al-Mawkif
Le Monde Diplomatique :La révolte du « peuple des mines » en Tunisie Un bastion ouvrier dans le bassin minier de Gafsa
Abdo Maalaoui:Nous avons les solutions, mais est-ce que le gouvernement et l’opposition en Tunisie veulent  réellement régler le problème des jeunes du Redeyef ?
Chokri Hamrouni:Des bâtisseurs et non des casseurs
Portail de la LCR – France :- Non à l’Union pour la Méditerranée -
 

Sauvez la vie du prisonnier politique et ingénieur Ridha Boukadi
Liberté pour Slim Boukhdhir, la plume libre
 
Liberté et Equité
Organisation de droits de l’homme indépendante
33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis
Tel/fax: 71 340 860
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Tunis, le 5 juillet 2008
 
Lotfi Ouerghi Bouziane en grève de la faim illimitée
 

Lotfi Ouerghi Bouziane, ex prisonnier politique, est en grève de la faim illimitée depuis le 3 juillet 2008 pour exiger :
1) sa réintégration à son ancien poste de travail en tant que fonctionnaire au ministère des communications ou dans tout autre emploi de même niveau.
2) la restitution de tous ses droits dans ce ministère depuis ses années d’emprisonnements jusqu’à aujourd’hui.
3) le règlement de sa situation vis-à-vis de la caisse de retraite et de sécurité sociale
4) avoir droit à un passeport comme tout citoyen tunisien
5) une compensation des préjudices et des dommages causés par la torture, les années de calvaire et de mauvais traitements dans les prisons tunisiennes.
Lotfi Ouerghi Bouziane a passé huit ans dans les prisons tunisiennes pour appartenance au mouvement de la Nahdha et il a été libéré en 1998. Il vit une situation dramatique […]
Pour le bureau exécutif de l’organisation
Le Président
Maître Mohammed Nouri
traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version originale, LT)


Sauvez la vie du prisonnier politique et ingénieur Ridha Boukadi
Liberté pour Slim Boukhdhir, la plume libre
 
Liberté et Equité
Organisation de droits de l’homme indépendante
33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis
Tel/fax: 71 340 860
Email :
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Tunis, le 5 juillet 2008
Trois mois d’emprisonnement avec sursis dans l’affaire N°17099
 
 
La sixième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis a rendu son jugement jeudi 3 juillet dans l’affaire N°17099 en condamnant les personnes déférés à trois mois d’emprisonnement avec sursis. Aussi les familles de Ali Ben Jouda, Yassine Triki, Adom Khouni et Mohammed Hédi Houissa se sont rendues à la prison de Mornaguia pour accueillir leurs enfants à leur sortie, attendue pour dix heures du soir. Les familles sont restées deux heures à attendre sur le pas de la porte du café en face de la prison. L’un des gardiens a traité avec les familles de façon grossière et brutale. Parmi les membres des familles se trouvait Maîtres Imène Triki, avocate des détenus à qui ce procédé a déplu . Il l’a rembarrée avec des expressions menaçantes et irrespectueuses. Lorsqu’elle lui a demandé de la respecter en tant qu’avocate et de respecter tous les citoyens, il a persisté dans son attitude. […]
Pour le bureau exécutif de l’organisation
Le Président
Maître Mohammed Nouri
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version originale, LT)
 

Une solidarité spontanée pour Redeyef
 

Nantes a la particularité d’accueillir près de 500 familles (environ 3 000 personnes) originaires de Redeyef (ville du bassin minier du sud de la Tunisie), qui reçoivent en continu des nouvelles de leurs familles.

Alors, dès que la répression s’est abattue sur le mouvement social pacifique tunisien, quelques salariés originaires de Redeyef ont constitué un comité de soutien, dans le but de faire connaître la réalité de la situation à Redeyef.

Pour exprimer leur révolte, le 8 puis le 11 juin, ils ont organisé des rassemblements regroupant entre 100 et 200 personnes devant la préfecture. Dans le même temps, ils ont entamé (par groupes tournants de six à dix personnes) une grève de la faim.

Samedi 14 juin, la manifestation a regroupé environ 300 personnes, dont la moitié de Tunisiens, parmi lesquels de nombreux jeunes. Une nouvelle fois, la manifestation s’est achevée devant la préfecture, afin de signifier à l’État français qu’il doit intervenir pour que le pouvoir tunisien arrête ses massacres.

Le comité de soutien réclame la levée de l’état de siège, la libération des prisonniers, la reprise des négociations, le droit au travail et à une vie digne. Mais il souhaite aussi que soient traduits en justice les casseurs (des policiers en civil) qui ont saccagé des petits commerces et créé le maximum de désordres afin de justifier l’intervention de la police et de l’armée. La mobilisation, les actions développées à Nantes montrent la voie. Partout, la solidarité doit s’organiser.

(Source : « Rouge » (Hebdomadaire de la LCR – France), N° 2259 du 3 juillet 2008)
Lien : http://orta.dynalias.org/archivesrouge/rouge?numero=2259


Tunisie : Les autorités tunisiennes confirment par les actes les accusations d’Amnesty International
 
 
« Il est grand temps que les autorités cessent de rendre un hommage de pure forme aux droits humains et qu’elles prennent des mesures concrètes pour mettre fin aux atteintes commises », déclarait voilà à peine une dizaine de jours Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International dans le dernier rapport de l’organisation sur l’état des droits de l’homme en Tunisie. Les autorités tunisiennes, qui avaient vivement rejeté les accusations formulées par AI, les qualifiant de « totalement subjectives et dépourvues de crédibilité » jurant la main sur le cœur que la loi anti-terroristes « est conforme aux standards internationaux et offre toutes les garanties aux accusés, […] et n’autorise aucune prorogation abusive ou arbitraire des délais de garde à vue et de détention préventive », ont eu, depuis la publication du rapport, l’occasion de montré leur « bonne foi ».
Dans un communiqué reçu par courrier électronique le 2 juillet 2008, AI affirme que Ziad Fakraoui, ancien prisonnier et victime présumée d’actes de tortures lors de sa détention et dont le cas a été cité dans le rapport, et depuis « victime de ce qui s’apparente à des représailles de la part des autorités tunisiennes.»
« Ziad Fakraoui, […] a été arrêté par des agents des services de sécurité en civil, le 25 juin 2008, deux jours après la publication du document, et n’a pas été revu depuis son arrestation. Les responsables des services de sécurité qui l’ont emmené ont dit à sa mère qu’ils le conduisaient au ministère de l’Intérieur mais ont refusé d’indiquer le motif de son arrestation. Sa famille et ses avocats ont cherché, en vain, à obtenir de ses nouvelles après son arrestation. Les avocats ont appris ce mercredi 2 juillet uniquement, soit sept jours après son arrestation, qu’il avait été présenté à un juge d’instruction le 28 juin et inculpé d’appartenance à une organisation terroriste et d’incitation au terrorisme. » rapporte le communiqué.
Or, il se trouve, comme le rappelle AI, que Ziad Fakraoui a déjà été arrêté en 2005, jugé puis condamné à douze ans d’emprisonnement en décembre 2007 - peine ramenée à 3 ans après appel en mai 2008 - pour les mêmes faits qui lui sont reprochés aujourd’hui. C’est donc pour répondre aux mêmes accusations qu’il a été présenté devant le juge d’instruction au mépris du droit tunisien ainsi qu’au mépris de toutes les conventions internationales condamnant les peines multiples (voir le documentaire sur le drame des peines multiples en Tunisie). Cette entorse flagrante au droit n’est pas la seule commise à l’encontre de M Fakraoui par les autorités tunisiennes. « Le fait que personne n’ait été informé du lieu où il était détenu signifie qu’il a été détenu au secret pendant plus longtemps que la période de six jours autorisée par la loi tunisienne. » Précise Amnesty international.
Craignant pour sa sécurité, l’organisation à par ailleurs lancé un appel pour soutenir le prisonnier en exprimant dans un communiqué reçu par email le 3 juillet 2008 (voir plus bas le communiqué en anglais), « ses craintes de tortures et mauvais traitements » dont pourrait être victime M Fakraoui, rappelant l’article 13 du code de procédures criminelles tunisien qui stipule que :
« Les suspects ne peuvent être détenus par la police ou par la gendarmerie nationale pendant plus de trois jours. Le procureur public à le pouvoir d’étendre cette détention de trois jours supplémentaires « en cas de nécessité ». Les autorités sont obligées d’informer les prisonniers des poursuites engagées à leur encontre, la raison et la durée de leur détention et de leurs droits garantis par la loi, incluant le droit à un examen médical durant ou après la détention. Ils sont également tenus d’informer un membre de la famille proche du détenu de son arrestation et de sa détention. »
Comme nous venant de le voir et comme presque toujours, c’est plus au niveau des responsables de l’application de la loi qu’a la loi elle-même qu’incombe les pratiques les plus honteuses décriées ici par Amnesty international mais aussi ailleurs par d’autres organisations nationales et internationales. Encore une fois la justice tunisienne accepte de se salir les mains en effectuant les basses besognes d’un régime totalitaire qui a fait de l’intimidation, de la répression et de la torture un pilier de sa politique exercée en Tunisie depuis voilà maintenant plus de deux décennies.

Malek Khadhraoui
www.nawaat.org
 


Section Tunisienne d’Amnesty International

INVITATION
 

Le Comité Exécutif de la Section Tunisienne d’Amnesty International a l’honneur de vous inviter A l’ouverture de son Assemblée Générale Annuelle
Sous le thème : « Dignité Humaine :la crise alimentaire mondiale »
 
 Samedi 05 Juillet 2008 de 16h00 à 19h00
Espace « El Hamra »
 (28, Rue rue Aljazira - Tunis)
 
******************************                          
 
PROGRAMME :
 
16.00è17.00- Allocution de bienvenue du Président de la Section
- Interventions des invités
- Interventions des représentants des Sections d’AMNESTY
17.00è17.30- Conférence:«Dignité humaine: la crise alimentaire mondiale»
  donnée par Joëlle Chamarie
17.30è18.00- Pause café
18.00è19.00- Débat
 

AFP 05.07.08 | 17h01
Tunisie: report du procès de dirigeants du journal d'opposition Al-Mawkif
 
 
Le procès intenté par des sociétés privées aux directeur et rédacteur en chef du journal Al-Mawkif, organe hebdomadaire du Parti démocratique progressiste (PDP, légal) a été reporté samedi au 4 octobre, a-t-on appris de source judiciaire.
Le tribunal a reporté au 4 octobre l'examen de plaintes déposées contre Ahmed Nejib Chebbi et Rachid Khechana par cinq sociétés leur réclamant 300.000 euros de dédommagements pour des pertes présumées causées par la publication d'un article sur la distribution d'une huile frelatée en Tunisie.
Le report a été prononcé à la demande des deux parties en attentant le rapport d'un commissaire au compte chargé d'évaluer les pertes éventuelles pour chacune des sociétés, a indiqué à l'AFP le rédacteur en chef, Rachid Khechana.
Le comité de rédaction du journal soutient qu'il n'avait fait que "commenter" une information publiée le 30 mars dernier par le journal algérien Al-Khabar concernant la distribution en Algérie d'une huile végétale frelatée importée de Tunisie.
Les dirigeants du journal considèrent que les poursuites engagées contre eux relèvent d'un "procès d'opinion" et s'inscrivent dans le cadre des pressions visant, selon eux, à étouffer le journal.
Les autorités ont formellement démenti être à l'origine de ces poursuites et accusé les dirigeants d'Al-Mawkif de chercher à "se dérober à leurs responsabilités légales".
Le procès, reporté à deux reprises, s'était ouvert le 10 mai, alors que deux de ses journalistes, dont M. Khechana, venaient d'observer une grève de la faim pour dénoncer des pressions attribuées au pouvoir.

 

 
La révolte du « peuple des mines » en Tunisie
Un bastion ouvrier dans le bassin minier de Gafsa
 

En arrêtant fin juin plusieurs dirigeants du mouvement de protestation qui touche la ville de Redeyef, en les inculpant de délits graves (constitution de bandes en vue de commettre des agressions contre les personnes et les biens, déstabilisation de l’ordre républicain, violences sur des représentants de l’ordre, etc.), en conduisant des interrogatoires musclés, le pouvoir tunisien tente de mettre fin à une mobilisation qui a regroupé depuis le mois de janvier toute la population du bassin minier de Gafsa.

Par Karine Gantin et Omeyya Seddik

« Puisqu’ils veulent tant cette ville, on la leur laisse ! » En colère, les femmes de Redeyef, dans le bassin minier de Gafsa, décrètent l’évacuation générale, le mercredi 7 mai 2008. De nombreux habitants « démissionnaires » prennent la route avec un bagage improvisé pour protester contre l’invasion de leur ville par des troupes policières. Celle-ci les met en garde : s’ils gagnent ainsi la montagne, en direction de l’Algérie, ils seront accusés de trahison, à l’instar du village voisin qui avait demandé l’asile politique à ce pays quelques semaines plus tôt. Ils font donc demi-tour, convaincus par les membres du comité de négociation saisi par un pouvoir local désorienté. L’argument avancé les convainc: il faut rester… pour continuer la lutte.

Depuis le début de cette année, à quatre cents kilomètres au sud-ouest de Tunis, la population d’un bastion ouvrier, souvent rebelle par le passé (1), se construit ainsi sa propre histoire dans une révolte soudée, rageuse et fière. Elle affronte sans faillir une stratégie gouvernementale faite d’encerclement et de harcèlement policiers d’un côté, de contrôle des médias de l’autre.

Tout commence le 5 janvier 2008, jour où sont publiés les résultats, jugés frauduleux, du concours d’embauche de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), l’unique moteur économique de la région. De jeunes chômeurs occupent alors le siège régional de la centrale syndicale à Redeyef. Ils sont rejoints par les veuves des mineurs et leurs familles, qui installent leurs tentes devant le bâtiment. Le mouvement s’étend rapidement. Ouvriers, chômeurs, lycéens et habitants multiplient les grèves, les actions et les rassemblements. Sur fond de grande pauvreté et de flambée des prix, tous protestent contre la corruption d’un système local népotique et contre une politique de l’emploi injuste.

Redeyef est proche de la frontière algérienne. Comme les autres villes du bassin minier de Gafsa (Oum Larayes, Metlaoui, El Mdhilla…), elle vit sous l’empire de la CPG depuis la création de cette dernière en 1897, autour des gisements découverts par le Français Philippe Thomas (vétérinaire militaire, directeur de pénitencier agricole indigène, géologue amateur).

L’extraction des richesses du sous-sol s’y est faite, dès les origines, selon les méthodes typiques du modèle colonial (2) : accaparement des terres par l’expropriation brutale des populations indigènes ; exploitation intensive des ressources naturelles ; extraction à forte consommation de vies humaines et à forte production de déchets polluants ; rapports de travail et de pouvoir appuyés sur les allégeances clientélistes, claniques et familiales (3).

Phosphates, clientélisme et corruption

La plupart de ces traits ont survécu à la décolonisation, sous des formes renouvelées. La CPG, qui a fusionné en 1996 avec le Groupement Chimique Tunisien (GCT), reste le principal pourvoyeur d’emploi de la région. Au cours des vingt cinq dernières années, la modernisation de la production, la fermeture progressive des mines de fonds au profit de celles à ciel ouvert a réduit la pénibilité du travail et le taux de mortalité parmi les ouvriers. Mais cette modernisation, articulée à l’application du « plan d’ajustement structurel », a réduit d’environ 75% les effectifs employés de la compagnie.

Aujourd’hui, seules cinq mille personnes sont y directement employées . Elles bénéficient d’un statut et de conditions de travail enviés par tous dans une région où le chômage frappe 30% de la population active (le double du taux national), selon des chiffres officiels discutés. Autour de la compagnie gravitent de nombreuses entreprises de sous-traitance, avec leurs emplois précaires et sous-payés. Le petit commerce, notamment avec l’Algérie voisine, complète le tableau de l’emploi. Pour trouver du travail, certains risquent leur vie en traversant la Méditerranée. D’autres s’installent dans les banlieues pauvres des villes de la Tunisie « utile », celle du littoral.

Les cinq mille postes de la compagnie ainsi que les fonds destinés à la reconversion sont gérés en collaboration étroite avec l’UGTT. Jusqu’à ces dernières années, la stabilité de la région était obtenue avec une modeste redistribution des bénéfices énormes que génère l’industrie phosphatière, selon de subtils équilibres claniques et familiaux garantis par les dirigeants régionaux de la centrale syndicale et du parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD). Ces dirigeants étaient en même temps les représentants ou les interlocuteurs des principales tribus, les Ouled Abid et les Ouled Bouyahia. La diminution progressive des ressources à distribuer et la généralisation de la corruption, alors même que le cours international du phosphate flambe, ont rompu ces équilibres. La direction régionale de l’UGTT est devenue le centre d’une oligarchie qui ne fait plus bénéficier que ses amis et parents directs des miettes de la rente phosphatière. Elle est le représentant local le plus puissant de ce que les habitants ne voient plus que comme un pouvoir « étranger » injuste.

« Nous le peuple des mines, nous ne sommes jamais injustes, mais si on est injuste envers nous, alors… » La phrase se conclut sur un juron explicite. Cette banderole est déployée à l’une des entrées de Redeyef, un quartier pauvre et marginalisé, théâtre d’affrontements récents avec la police. Au fil des mois, depuis janvier, la mobilisation n’a pas faibli. Au contraire, les actions des chômeurs, des diplômés sans emploi de l’université sont renforcées par des occupations et des manifestations, dans lesquelles se retrouve toute la population. Les sit-in des familles des invalides de la Compagnie et des morts à la mine se conjuguent aux actions des ouvriers licenciés. Les protestations des mères dont les fils ou les maris sont emprisonnés à la suite des premières manifestations ont débouché sur une grève générale qui touche jusqu’aux petits commerçants.

La nuit, les jeunes patrouillent dans Redeyef par petits groupes pour la protéger, après avoir sonné le rassemblement à l’aide de pierres cognées contre les structures métalliques d’un pont. Ils appellent ça « les tambours de la guerre » et usent d’un vocabulaire qui convoque les traditions des tribus guerrières, prêts qu’ils sont à s’affronter avec les policiers… ou à leur voler leurs sandwichs pour les redistribuer. Le ton général reflète une impressionnante cohésion populaire que les forces de l’ordre ne parviennent pas à rompre. En dépit du contrôle étatique des médias, le soulèvement de cette région enclavée, représente le mouvement social le plus long, le plus puissant et le plus mûr qu’ait connu l’histoire récente de la Tunisie.

Le pouvoir y a répondu par une répression de plus en plus brutale qui a fait au moins deux morts, des dizaines de blessés et de détenus. Des familles ont été brutalisées, des biens privés saccagés. Le déploiement d’unités blindées de l’armée a renforcé le siège du bassin minier durant le mois de juin. L’escalade de la violence d’Etat se manifeste par l’utilisation de balles réelles, la multiplication des enlèvements de jeunes pour interrogatoire et emprisonnement, et par des ratissages militaires dans les montagnes environnantes, en vue de retrouver ceux qui tentent d’échapper à la torture.

Plusieurs groupes de jeunes ont déjà été traduits devant les tribunaux pour des procès d’où la population accourue a été tant bien que mal écartée par les forces de l’ordre. La lourdeur des peines diffère du tout au tout, d’un procès à un autre, signe que le pouvoir hésite sur la stratégie à tenir.

L’opposition, à Tunis, ainsi que des comités de soutien, à Nantes, où vit une communauté immigrée originaire de Redeyef, à Paris (4), ou encore à Milan, se battent pour casser le blocus de l’information. Mais la mobilisation reste circonscrite. Politiquement exsangue, passée depuis longtemps sous rouleau compresseur d’un régime policier, la société civile tunisienne peine à réagir. Le pouvoir n’évoque les événements que pour incriminer des « éléments perturbateurs ». Est-ce pour cela que le soulèvement ne s’est pas étendu au-delà de la ville de Feriana, dans le gouvernorat voisin de Kassérine?

Dans Redeyef, le vent de la contestation a sculpté un nouveau quotidien. Le siège local de l’UGTT, en plein centre-ville, a été réquisitionné, au nez de la sous-préfecture voisine ; il est devenu le quartier général des habitants en révolte. Les hommes de main de la direction régionale de l’UGTT ont bien tenté de le reprendre en y apposant des cadenas… La population a imposé sa réouverture. Au rez-de-chaussée du local, qui abrite les réunions, le café sert d’agora permanente. La vaste terrasse qui le prolonge accueille les rassemblements autour d’orateurs postés au balcon du premier étage. Lors des meetings, la présence des femmes est notable. Juste en face, on distribue les tracts et les journaux de l’opposition. C’est là que se dressait, jusqu’en juin, une baraque marchande, celle de Boubaker Ben Boubaker, dit « le chauffeur », diplômé chômeur, vendeur de légumes, connu entre autres être l’auteur d’une lettre ironique et drôle sur les solutions au chômage, adressée au ministre de l’éducation. La police a fait irruption chez lui; sa baraque a été mise à sac. Comme d’autres opposants, il s’est enfui dans la montagne.

« Il nous faut obtenir un résultat positif. Les gens doivent savoir que la lutte pacifique n’a pas été vaine. Sinon, ce sera catastrophique… ». M. Adnane Hajji, secrétaire général du syndicat de l’enseignement élémentaire dans la ville de Redeyef, et figure charismatique du mouvement, a su s’imposer par-delà les rivalités et les clans locaux. Il jouit d’une grande popularité, y compris auprès des ménagères et des gamins. Il sait que le rêve est allé loin déjà et que toute tentative de retour en arrière pourrait avoir des conséquences incontrôlables. M. Hajji a été arrêté chez lui, dans la nuit du 20 au 21 juin, puis inculpé. Les autres animateurs du mouvement sont tous recherchés.

Pour M. Hajji, le nœud de la situation reste régional. Certes, les panneaux électoraux « Ben Ali 2009 », qui annoncent la prochaine élection présidentielle, sont souvent enlevés par la population depuis le début du mouvement, quand ils ne sont pas détournés par une surenchère moqueuse du type « Ben Ali 2080 » ou « Ben Ali 2500 »… Mais lors des rassemblements et des réunions, les militants politiques sont priés de ne pas afficher leur appartenance.

En effet, dans le bassin minier, la population ne croit guère, pour l’instant, à un changement imminent à la tête de l’Etat (5). Seule une forte campagne de solidarité nationale et internationale, ou une extension de la contestation à d’autres régions, pourrait desserrer l’étau. En attendant, le mouvement réclame la fin de la répression et l’ouverture de vraies négociations pour une sortie de crise honorable. Il demande l’annulation des résultats du concours de recrutement jugé frauduleux, un programme d’embauche des diplômés sans emploi, l’implication de l’Etat dans la création de grands projets industriels, le respect des normes internationales relatives à l’environnement, des services publics accessibles aux plus pauvres, par exemple pour l’électricité, l’eau courante, l’éducation, la santé… La devise qu’il s’est choisie : « détermination et dignité. »

Karine Gantin et Omeyya Seddik

Respectivement journaliste et politologue, membre de la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTC)
Oumayya Seddik a séjourné sur place durant le mois de mai.

1- Cf. à propos de la grève dans le bassin minier de mars 1937 et de la répression violente qui a causé la mort de dix-sept mineurs, le très beau texte de Simone Weil, «Le sang coule en Tunisie », publié dans le recueil Ecrits historiques et politiques, Gallimard Paris, 1960. Elle y polémique contre le Front populaire qui prétend défendre la classe ouvrière et ferme les yeux sur les crimes commis contre elle dans les colonies. D’autre part, deux ans après la grève de 1978, se sont déroulés les «événements de Gafsa«, au cours desquels la région a été la base d’une tentative de coup d’Etat. Lire aussi Khémais Chamari, « L’alerte tunisienne«, Le Monde diplomatique, mars 1980.

2-  Lire Paul Vigné d’Octon, La Sueur du Bournous (1911), Les Nuits rouges, Paris 2001. L’auteur fut député de l’Hérault puis rapporteur spécial de l’Assemblée nationale sur la situation des colonies sous la III° République.

3- A propos du système de contrôle du territoire par le protectorat et l’articulation aux pouvoirs traditionnels, lire la thèse d’Elisabeth Mouilleau (1998), Fonctionnaires de la République et artisans de l’Empire. Le cas des contrôleurs civils en Tunisie, 1881-1956, L’Harmattan, Paris 2000.

4- C/oFTCR, 3,rue de Nantes, Paris 19°, www.ftcr.eu

5- Sur l’origine et l’évolution du pouvoir de M. Zine El-Abidine Ben Ali, lire Kamel Labidi, «La lonque descente aux enfers de la Tunisie » Le Monde diplomatique, mars 2006.

(Source : « Le Monde Diplomatique » (Mensuel – France), Juillet 2008, p.11)

Nous avons les solutions, mais est-ce que le gouvernement et l’opposition en Tunisie veulent  réellement régler le problème des jeunes du Redeyef ?
 

Abdo Maalaoui
Montréal / Canada


Nous assistons à un dialogue de sourds, lavage du linge sale devant les médias et organisations internationales. Le spectacle est affreux, il n’est pas beau à voir… ! La bataille du Redeyef est transférée médiatiquement à l’échelle internationale, elle est actuellement en France, bientôt en Europe et elle finira un jour en Amérique … L’image de la belle, verte et douce Tunisie sera ternie stupidement pour longtemps.

Je pense que le gouvernement et l’opposition en Tunisie viennent de franchir la ligne rouge parce que les «biens pensants» du pouvoir tunisien et de l’opposition s’entêtent de regarder la réalité en face et ils refusent d’accepter qu’ils se sont gourés tous les deux de vision et de plan d’action.

Les dirigeants politiques tunisiens sous-estiment le ras bol des jeunes du bassin minier de Gafsa, ils cachent la réalité au Président de la République et ils falsifient les informations, évidement et c’est de bonne guerre l’opposition tunisienne a saisi l’occasion et elle veut récupérer à son compte ses mécontentements, mais elle tombe dans le même piège.

Le pouvoir tunisien a décidé de recourir à la force en arrêtant des leaders de ce mouvement légitime parce que les gens du bassin minier refusent les humiliations et  ils ne veulent pas  tomber entre les griffes de l’industrie de l’oubli et de la pauvreté, ils refusent la charité, ils veulent gagner leur vie dans la dignité, pourtant ce n’est pas compliqué de comprendre cette simple vérité?

Que veulent nos jeunes du bassin minier tunisien ?

Ils ne veulent pas de BOP ou de l’armée nationale ou des menteurs professionnels ou d’une opposition opportuniste qui viennent les «bullshiter », ils veulent dialoguer, ils veulent une bonne oreille capable de les écouter, ils cherchent des gens honnêtes qui ont du cœur et de la compétence et qui peuvent les aider.

Ils veulent avoir des entreprises créatrices d’emplois et de richesses dans leur région. La région a des ressources non encore exploitées et au lieu de tomber dans le cercle de l’affrontement pourquoi ne pas mettre notre génie créateur ensemble : les tunisiens de la diaspora, fonctionnaires tunisiens de bonne foi, universitaires, opposition, gouvernement, dirigeants régionaux et locaux et surtout les dirigeants et leaders de ce mouvement pour concevoir un Plan directeur industriel qui nous permettre de concevoir et de planifier une stratégie de développement industriel durable, fiable, rentable et équitable ?

Nous avons toutes les ressources humaines, matérielles et financières pour atteindre ce but qui est la création d’industrie créatrice de milliers d’emplois pour les jeunes du bassin minier tunisien ?

Pour quoi on veut s’entretuer stupidement quand on sait que la solution à cette tragédie n’est pas la force ou le lavage du linge sale à l’échelle internationale. On ne gagnera rien, on tombera dans le panneau, on va se déchirer longtemps pendant que nos jeunes du bassin minier bifurqueront vers le désespoir, la violence ou l’exode.

Nous sommes entrain de vivre une tragédie, il sera «déguillasse» de part et d’autre de capitaliser politiquement sur le dos d’une jeunesse qui ne cherchent que vivre et avoir l’espoir d’une Tunisie meilleure.

Par expérience, plusieurs entreprises canadiennes, européennes et d’ailleurs  qui seront intéressées de s’installer dans le bassin minier, la Tunisie possède un code des investissements le plus généreux au monde et les divers programmes d’avant-garde de financement, alors pourquoi ne pas utiliser nos atouts, nos avantages concurrentiels et nos forces pour se donner l’occasion et offrir à nos jeunes la chance d’exercer leur talon.

Pourquoi avons nous oubliés que le gouvernement grâce aux impôts des citoyens a investi énormément d’argent pour éduquer nos jeunes durant plusieurs années, aujourd’hui ces derniers ont prouvé qu’ils sont capables et ils ont mérité leur diplôme, c’est normal qu’ils rêvent depuis des années de travailler, alors pourquoi refuse-t-on de leur offrir ce beau rêve ?

Comme opposant à «la pensée unique», je suis convaincu que nous pouvons enterrer la hache de guerre comme disaient nos Amérindiens pour coopérer afin d’arrêter cette tragédie.

Au lieu de créer des comités de solidarité internationale, c’est encore mieux de créer aussi un Comité de création des usines dans le bassin minier et spécifiquement à Redeyef.

Je suis convaincu que le Premier Ministre Ghanouchi et  le Président Ben Ali seront heureux d’encourager une initiative qui viendra de la diaspora tunisienne. Pourquoi les responsables directs de ce triste dossier veulent faire du capital politique sur le dos de la misère des jeunes du bassin minier…
 
Pour ceux et celles comme moi qui ont connu la pauvreté et la misère, chaque jour qui passe est lourd à supporter surtout quand on se lève, le matin on voit, un char d’assaut ou un fourgon de la BOP au lieu de voir une lueur de lumière au bout du tunnel. 

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Des bâtisseurs et non des casseurs
 

 Le malentendu  qui m’a opposé récemment au Dr Khaled TRAOULI  a révélé un certain nombre de vérités dont il serait bien utile et instructif d’en tirer les leçons nécessaires, pour que chacun puisse poursuivre ses engagements et ses combats respectifs.
 
Tout d’abord, j’ai été frappé par le nombre de préjugés qui régissent les liens au sein de ceux qui sont pourtant considérés comme des compagnons de route. Qu’ils m’étaient gênants les appels et les témoignages de sympathie,  de gratitude presque, que m’ont manifesté certaines personnes, étrangement pour quelques unes d’entre elles supposées proches de Dr Traouli, à la suite de mon premier article. « Il le mérite », « il a eu son compte », « il fallait que cela lui  arrive un jour », « il l’a bien cherché », me rétorquaient mes interlocuteurs, l’air soulagés.
 
Première leçon :
Lorsqu’on écrit souvent sur le net, et qu’on est surexposé, on ne doit pas compter que des amis. Une majorité silencieuse d’agacés, d’indisposés s’exprimera le moment venu pour faire étalage de leurs sentiments bien souvent hostiles…
 
Deuxième leçon :
Rester autant que possible sur le terrain des idées et ne pas trop s’aventurer sur celui des valeurs. Se présenter comme le chantre de l’éthique – comme le font de plus en plus certains maîtres, assoiffés de reconnaissance, qui nous parlent de tout et de n’importe quoi – c’est choisir un terrain miné dont on pourrait être la première victime.
Les donneurs de leçons qui veulent avoir toujours le dernier mot, personne n’en veut. Pour avoir côtoyé de longues années Dr. Khaled, je crois qu’il ne fait pas partie de cette catégorie de personnes. Pourtant, plusieurs le rangent parmi les donneurs de leçons. Il est, me semble-t-il, la victime d’un terrain qu’il a lui-même qualifié d’impropre (machiavélique). Mais, il est aussi victime de sa propre imprudence, comme on l’a été tous à un moment donné de notre engagement.
 
L’enthousiasme de ceux qui se sont réjouis du mal que j’ai dû faire à Dr Traouli, s’est vite transformé en déception, lorsque mon deuxième texte est apparu sur le net. Ma lettre d’excuse a déclenché la frustration de ceux qui voyaient en moi « un casseur », ils n’ont pas manqué de me le rappeler s’appuyant sur un réquisitoire sévère à l’encontre de Dr Khaled.
 
Troisième leçon :
Ce que mes amis oublient souvent, c’est que « les casseurs » ne mènent pas une vie facile ! Moqueurs un jour, moqués un autre ; injurieux samedi, injuriés dimanche, blessants le matin, blessés l’après-midi. Bref, ces casseurs finiront par être cassés et rangés parmi les mutilés des « guerres inutiles »…
 
Ne nous méprenons pas ! Les casseurs sont des cassés qui se cachent. Leurs textes dissimulent plus qu’ils ne révèlent. Ils cachent un état de fragilité structurel, un manque de confiance chronique et une peur de l’autre déstabilisante…
Lorsqu’ils écrivent et planifient une casse contre un individu ou un groupe, contre leur pays ou ses enfants, ils ne font que refouler leur propre déstructuration et retarder leur déchéance. La preuve en est que l’espérance de vie de « leur engagement » est des plus dérisoires. À force de casser, ils s’épuisent très vite (comme dans les sports dits violents) et ne font plus recette.
 
Et s’ils essayent d’être des bâtisseurs pour donner le meilleur d’eux-mêmes au service des autres.
 
Lorsqu’on bâtit, on vit…du moins sous les toits de nos propres bâtisses.
 
L’histoire ne retient pas les démolitions. Il n’ya que les constructions qui survivent et demeurent. Songeons à construire ensemble quelque chose dont on peut tous être fier, à consolider  l’amitié, raffermir la confiance, préserver l’amour et la dignité, assumer la responsabilité, cultiver l’intelligence du respect et du pardon. La patrie a besoin de cet effort et de cet engagement.
 
 
Paris, le 04 juillet 2008
 
Chokri Hamrouni, Politologue
 

- Non à l’Union pour la Méditerranée -
Déclaration de la rencontre nationale des Comités pour un Nouveau Parti Anticapitaliste
 


La Rencontre nationale des comités pour un Nouveau parti anticapitaliste, réunie les 28-29 juin s’insurge contre le prochain sommet de chefs d’Etat initié par Nicolas Sarkozy, lançant « L’Union pour la Méditerranée » les 13 et 14 juillet prochain à Paris.

Ce que les gouvernants de l’Union européenne et du pourtour méditerranéen veulent ici avaliser, c’est un véritable pacte criminel contre les peuples. Pour les puissances du nord de la Méditerranée, il s’agit d’accéder librement au marchés du sud au prix d’un nouveau démantèlement de ces économies fragiles d’une part ; et il s’agit d’autre part de mener une politique d’exception contre l’immigration - guerre maritime contre les « boat-people », sous-traitance de la gestion des flux migratoires aux pays de premières frontières extérieures pour empêcher l’arrivée sur le territoire européen des populations africaines. La libre circulation, ce serait bon pour les capitaux et les patrons, pas pour les êtres humains, notamment les plus pauvres…

Pour les dictateurs du sud de la Méditerranée, il s’agit de garantir l’impunité de leur régimes gangrenés par la corruption et écrasement de toute opposition politique ou sociale. Ainsi, la répression du soulèvement du bassin minier de Gafsa en Tunisie et de la ville de Sidi Ifni au Maroc viennent de faire plusieurs morts sans provoquer aucune réaction des gouvernements de l’Union Européenne.

Enfin pour Israël, il s’agit d’obtenir la normalisation de ses relations avec les pays arabes tout en continuant à coloniser et étrangler les territoires palestiniens. Face à la parade du 14 juillet des oppresseurs unis contre les peuples de Méditerranée, nous appelons à rejoindre toutes les initiatives unitaires organisées en France en solidarité avec ces peuples, à populariser les luttes sociales actuelles contre les dictatures du pourtour méditerranéen, pour la liberté de circulation, pour des conditions de vie dignes, pour la démocratie et les droits sociaux.

(Source : Portail de la LCR – France, le 3 juillet 2008)
Lien : http://www.lcr-rouge.org/spip.php?rubrique147

 

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