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TUNISNEWS
8 ème année, N°  2782 du 05.01.2008
 archives : www.tunisnews.net

AISPP: Infos en continu  1 - 3

OMCT: Tunisie  - Condamnations/ Peine de mort/ Absence de garanties d’une procédure régulière/ Allégations de torture

Acteurs du mouvement social tunisien: Soutien à la  grève de la faim que mène José Bové et quinze  militants

Marchés tropicaux et méditerranéens: Le projet Sama Dubaï fait rêver la Tunisie

Le Maghreb: Le Maghreb otage de son arrimage à l’Europe
AFP: Appel sur internet à des attentats à Paris et menace contre son maire


Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays
Association Internationale de Soutien aux prisonniers politiques
43 rue Eldjazira, tunis
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Tunis, le 5 janvier 2008

Infos en continu 1(3)
 
La quatrième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis présidée par le juge Mehrez Hammami, a examiné aujourd’hui, samedi janvier 2008, l’affaire 14276, dans laquelle est déféré Oualid Layouni, accusé de collecte de fonds destinés à financer des personnes ayant un rappport avec les crimes de terrorisme. La commission de la défense était composée de Maîtres Samir Ben Amor, Radhia Nasraoui et Semir Dilou. Le juge a décidé de lever la séance pour délibérer de la demande de libération et fixer la date de la prochaine audience.
Pour la commission de suivi des procès
Le secrétaire général de l’Association
Maître Semir Dilou
(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays
Association Internationale de Soutien aux prisonniers politiques
43 rue Eldjazira, tunis
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Tunis, le 5 janvier 2008

Infos en continu 2(3)
 
La torture, une condamnation à 67 ans d’emprisonnement, dix-sept années de persécutions dans les différents pénitenciers : Mohammed Salah Gsouma est à nouveau incarcéré, pour avoir refusé d’émarger quotidiennement !
L’association a appris que la police politique de la ville de Mehdia avait arrêté aujourd’hui 5 janvier 2008 à onze heures l’ex prisonnier politique et dirigeant du mouvement En Nahdha Mohammed Salah Gsouma, au prétexte qu’il ne se soumettait pas au contrôle administratif et refusait de signer quotidiennement au poste de Saouassi. Il a été déféré devant le procureur de la République du Tribunal de Mehdia qui a émis un mandat de dépôt à son encontre. Il avait déjà été interpellé le 3 janvier et remis en liberté le même jour.
[…]
La police politique continue de harceler la famille Herzi

L’association a appris que deux agents de l’administration de la Sûreté de l’Etat avaient demandé à deux prisonniers libérés, les frères Brahim et Ali Herzi, de les accompagner dans les locaux du ministère de l’Intérieur. Ils ont refusé et ont exigé une convocation écrite. Leur père, monsieur Tahar Herzi, redoute qu’ils ne soient kid nappés comme cela est l’habitude par les temps qui courent !
Pour la commission de suivi des personnes libérées
Le président de l’Association
Maître Saïda Akrami
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)



Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays
Association Internationale de Soutien aux prisonniers politiques
43 rue Eldjazira, tunis
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Tunis, le 4 janvier 2008
Infos en continu 3(3)

La première chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis, présidée par le juge Hédi Ayari, a examiné aujourd’hui, vendredi 4 janvier 2008, l’affaire n°14505 dans laquelle sont déférés Hichem Saadi, Mohammed Taoufik Ben Abdallah, Taoufik Herzilli, Ahmed Hedhli, Oussama Naouar, Yahya Ben Zakour, Selman Rzig, Mohammed Lafi, Ali Arfaoui, Lassaad Hachana, Naoufel Sassi, Anis Hedhili, Rafik El Ouni, Ahmed Saadaoui, Amir Charfeddine, Abderrahmane Tenniche, Mehdi Khlaïfia et Mouazz Ghazzaï, accusés d’adhésion sur le territoire de la République à une entente ayant fait du terrorisme un moyen de concrétiser ses objectifs, d’avoir utilisé le territoire de la République pour mandater des personnes en vue de commettre une action terroriste sur le territoire de la République, la participation à l’appel à adhérer à une organisation ayant un rapport avec les crimes terroristes, d’avoir utilisé un nom, un mot et un symbole pour identifier l’organisation terroriste, son activité et ses membres. La commission de la défense était composée de Maîtres Ahmed Néjib Chebbi, Mohammed Néjib Hosni, Abdelfattah Mourou, Anouar Aouled Ali, Samir Ben Amor, Omar Harchani et Semir Dilou. Le juge a décidé de reporter la séance au 18 janvier 2008 à la demande des avocats. […]
La deuxième chambre correctionnelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Abderrazak Ben Mena, a rendu son jugement à une heure tardive de la soirée, hier jeudi 3 janvier 2008, dans l’affaire n°13607. Elle a condamné Mabrouk Khammassi à dix ans d’emprisonnement, Ghazi Soula à cinq ans d’emprisonnement, Rached Ben Jaafar à cinq ans d’emprisonnement, Ramzi Ouchtati à 3 ans d’emprisonnement, Haïkel Touati à trois ans d’emprisonnement, Ryadh Mahouachi à une année d’emprisonnement avec sursis, Abdelmajid Bouslimi à sept ans d’emprisonnement, Hichem Marsani à trois ans d’emprisonnement, Hédi Marouani à sept ans d’emprisonnement, Elyess Hedhli à cinq ans d’emprisonnement […]
Pour la commission de suivi des procès
Le secrétaire général de l’Association
Maître Semir Dilou
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)
 



 
Cas TUN 171207.1
Suivi du cas TUN 171207
Condamnations/ Peine de mort/ Absence de garanties d’une procédure régulière/ Allégations de torture
 
Genève, le 4 janvier 2008
 
 
Le Secrétariat international de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) a reçu de nouvelles informations concernant la situation suivante en Tunisie.
 
Nouvelles informations

Le Secrétariat international de l’OMCT a été informé par le Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT), organisation membre du réseau SOS-Torture de l’OMCT, de la condamnation à la peine capitale, le 30 décembre 2007, par la 4ème chambre du Tribunal de première instance de Tunis, de deux des 30 individus[1] accusés de terrorisme, à savoir M. Imed Ben Amer et M. Saber Rakoubi. Huit individus ont été condamnés à la prison à perpétuité et le reste des prévenus à des peines allant de 30 à cinq ans de prison ferme (voir en annexe).
 
Selon les informations, ces 30 individus ont été arrêtés entre la deuxième quinzaine de décembre 2006 et la première semaine de janvier 2007 dans plusieurs villes du pays, suspectés d’avoir des liens avec le groupe responsable des confrontations armées avec les forces de l’ordre qui ont eu lieu dans la banlieue sud de Tunis fin décembre 2006 et qui se sont soldées par la mort de 12 d’entre eux et de membres de l’armée. Selon les informations, leurs avocats ont affirmé qu’ils ont été systématiquement torturés dans les locaux du Ministère de l’Intérieur et que les procès verbaux (PV) de garde à vue ont été falsifiés. Ils auraient été transférés en prison après plus d’un mois de détention et y auraient été à nouveau torturés ainsi que soumis à des traitements dégradants. Ils auraient été cagoulés et passés à tabac et obligés de dormir à même le sol, privés de couvertures, en plein hiver. Par ailleurs, leurs avocats se sont plaints qu’ils arrivaient au parloir pour la visite les yeux bandés et les mains et les jambes entravées. Ils seraient actuellement toujours privés de promenade.
 
Le Secrétariat international de l’OMCT exprime sa plus vive inquiétude quant à ces condamnations, en particulier à la peine capitale et aux conséquences inhumaines induites. L’OMCT rappelle qu'elle est fermement opposée à la peine de mort en tant que forme extrême de traitement cruel, inhumain et dégradant ainsi que comme violation du droit à la vie tel que proclamé dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et par d'autres instruments internationaux de protection des droits de l'homme. L’OMCT est d’autant plus préoccupée suite aux allégations de torture en détention et les irrégularités dans la procédure[2]. L’OMCT rappelle que la Tunisie est partie à la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ainsi qu’au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) qui prohibent la torture et les mauvais traitements. En lien avec leurs obligations sous ces traités, les autorités tunisiennes doivent veiller à ce que les autorités compétentes procèdent immédiatement à une enquête impartiale chaque fois qu’il y a des motifs raisonnables de croire qu’un acte de torture a été commis sur tout territoire sous sa juridiction. Par ailleurs, l’article 15 de ladite Convention stipule que «tout Etat partie veille à ce que toute déclaration dont il est établi qu'elle a été obtenue par la torture ne puisse être invoquée comme un élément de preuve dans une procédure, si ce n'est contre la personne accusée de torture pour établir qu'une déclaration a été faite». L’OMCT rappelle également les autorités judiciaires à se conformer à tous les principes internationaux reconnus en matière de procès équitable et de garantir en toutes circonstances la liberté de leurs ressortissants, en se conformant à l’article 9.1 du PIDCP qui stipule que « nul ne peut faire l'objet d'une arrestation ou d'une détention arbitraire ». L’OMCT est également vivement préoccupée par les conditions de détention de ces individus. L’OMCT prie les autorités tunisiennes de garantir en toutes circonstances leur intégrité physique et psychologique, en se conformant à l’article 10.1 du PIDCP qui dit que « toute personne privée de sa liberté est traitée avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine » et à l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus.
 
Rappel des faits
 
Le Secrétariat international de l’OMCT avait été informé des mauvais traitements subis par 30 prévenus au cours d’une audience par plusieurs agents de la Brigade d’intervention rapide à Tunis, le 15 décembre 2007.
 
Selon les informations reçues, le 15 décembre 2007, les 30 jeunes âgés entre 21 et 36 ans, comparaissant dans l’affaire N° 14502/4 en vertu de la loi anti terroriste, ont été battus avec des matraques par plusieurs agents de la Brigade d’intervention rapide qui ont fait irruption dans la salle au cours de l’audience présidée par le juge Mehrez Hammami.
 
Cette intervention se serait produite juste après que les avocats eussent demandé le rapport de l’affaire afin de permettre aux avocats, ayant été commis d’office par le Conseil de l’ordre, de prendre connaissance du dossier et de rendre visite à leurs clients. Le Bâtonnier aurait demandé le report en formulant plusieurs requêtes au nom de la défense et parmi elles, l’accès au dossier original de l’affaire, parce que les dates de l’arrestation auraient été effacées de la copie remise aux avocats qui avaient pu accéder au dossier. Toutefois, selon les mêmes informations, le président aurait rejeté en bloc les demandes de la défense et annoncé qu’il allait entamer l’interrogatoire des prévenus tout en procédant à la lecture de l’acte d’accusation suite à quoi la défense aurait protesté contre cette atteinte à ses droits avec l’appui des prévenus. Plusieurs agents de la Brigade d’intervention rapide auraient ensuite fait irruption dans la salle d’audience et se seraient jetés sur les prévenus en les frappant violemment de leurs matraques et en les évacuants de la salle sous les coups. Malgré les protestations des avocats, le président aurait poursuivi la lecture de l’acte d’accusation provoquant le retrait en bloc de la défense.
 
Par ailleurs, selon les informations, le père d’un prévenu, M. Moncef Al Jaziri, aurait été arrêté et détenu plusieurs heures dans le palais de justice, accusé d’avoir perturber l’audience.
 
Actions requises
 
Merci d’écrire aux autorités de la Tunisie, afin de leur demander de:
 
i.  Garantir, en toutes circonstances, la sécurité et l’intégrité physique et psychologique de tous les individus mentionnés ci-dessous, mettant à leur disposition des soins médicaux appropriés si nécessaire;
ii. Garantir l’accès inconditionnel à leurs avocats et à leur famille;
iii.  Annuler les condamnations à mort et déclarer la nullité des jugements fondés sur des éléments de preuve obtenus par la torture ou d’autres contraintes;
iv.Garantir une réparation adéquate;
v.Garantir une enquête exhaustive, indépendante et impartiale sur ces évènements, en particulier sur les allégations de torture et mauvais traitements, et ce afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et d’appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi;
vi. Instituer un moratoire sur les exécutions en vue de l’abolition de la peine de mort (tel que prévu par la Résolution de l’AG A/C.3/62/L.29 intitulée ‘Moratoire sur la peine de mort’);
vii. Garantir le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales à travers le pays selon les lois nationales et les instruments internationaux des droits de l’homme.
 
Adresses
 
· M. Zine el-Abidine Ben Ali, Président de la République, Palais de Carthage, 2016 Carthage, Tunisie, Fax: +216 71 744 721 ou +216 71 731 009
· M. Mohamed Ghannouchi, Premier Ministre, Secrétariat Général du Gouvernement, Rue de la Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax: +216 71 562 378
· M. Rafik Belhaj Kacem, Ministère de l’Intérieur et du Développement local, Avenue Habib Bourguiba, 1001 Tunis, Tunisie, Fax: ++ 216 71 340 888; Email : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.
· M. Kamel Morjane, Ministère de la Défense Nationale, Avenue Bab Mnara, La Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax: +216 71 561 804
· M. Bechir Tekkari, Ministère de la Justice et des Droits de l’homme, 57, Boulevard Bab Benat, 1006 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 568 106 ; Email : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.
· Ambassadeur, S.E M. Samir Labidi, Mission permanente de la Tunisie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, 58 Rue Moillebeau, Case postale 272, 1211 Genève 19, Suisse, Fax : +41 22 734 06 63 ; Email : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.
· Ambassade de la Tunisie à Bruxelles, 278 avenue de Tervueren, 1150 Woluwe-Saint-Pierre, Belgique, Fax : + 32 2 771 94 33; Email : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.
 

Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de la Tunisie dans vos pays respectifs
***
Genève, le 4 janvier 2008
 
Veuillez nous informer de toute action entreprise en citant le code de cet appel dans votre réponse.
 
 
Annexe
Ahmed Mrabet (23 ans), condamné à 30 ans
Ali Arfaoui (43 ans), condamné à perpétuité
Ali Sassi (22 ans), condamné à 30 ans
Amine Dhiab (29 ans) (handicapé mental), condamné à 20 ans
Amine Jaziri (28 ans), condamné à 30 ans
Badreddine Ksouri (25 ans), condamné à 30 ans
Fethi Salhi (24 ans), condamné à perpétuité
Hatem Ryabi (29 ans), condamné à 10 ans
Imed Ben Amer (34 ans), condamné à mort
Jamal Mellakh (24 ans), condamné à 10 ans
Jawhar Kassar (30 ans), condamné à 15 ans
Jawhar Salam (29 ans), condamné à 20 ans
Kamel Omhani (24 ans), condamné à 15 ans
Khalifa Garraoui (26 ans), condamné à 7 ans
Khelil Zendah (22 ans), condamné à 5 ans
Marouane Khelif (30 ans), condamné à 8 ans
Mehdi Haj Ali (27 ans), condamné à 12 ans
Mejdi Latrach (24 ans), condamné à 30 ans
Mohamed Bekhiti (22 ans) (non voyant), condamné à 12 ans
Mohamed Ben Latifa (24 ans), condamné à perpétuité 
Mokhless Ammar (26 ans), condamné à perpétuité 
Nafti Bennani (31 ans), condamné à 6 ans
Osama Abadi (25 ans), condamné à perpétuité 
Ramzi Aifi (25 ans), condamné à perpétuité 
Saber Rakoubi (24 ans), condamné à mort
Sahbi Nasri (26 ans), condamné à perpétuité 
Taoufik Houimdi (29 ans), condamné à 30 ans
Wael Ammami (22 ans), condamné à perpétuité 
Zied Esid (26 ans), condamné à 30 ans
Zouhayr Jridi (27 ans), condamné à 5 ans



[1] Voir l’annexe pour la liste des noms.
[2] - L’acte d’accusation aurait été lu avant même que les avocats constitués n’aient eu connaissance du dossier et en l’absence des accusés, contrairement aux règles de procédure.
-  Refus systématique de la cour d’examiner les requêtes préalables formulées par les avocats de la défense, notamment les demandes d’examen médical (particulièrement pour un accusé handicapé mental), et refus systématique de permettre à la défense de poser des questions aux accusés par l’intermédiaire du tribunal.
-  Des accusés risquant la peine de mort auraient eu droit en moyenne à 6 minutes chacun pour répondre aux 9 accusations pesant sur eux devant la Cour.
-  Les PV de police auraient été falsifiés et les avocats auraient produits des rapports établissant la falsification (témoignages de 14 témoins qui ont assisté à l’arrestation, alertes d’ONG sur ces arrestations antécédentes à la date figurant sur les PV).
-  Les pièces saisies n’auraient pas été exposées à l’audience. Face aux réclamations de la défense, le président aurait produit des photos, l’une d’elle montrant des boites en métal.
-  La torture aurait été pratiquée systématiquement sur les prévenus qui ont montré à la cour les traces encore visibles de leurs tortures après 12 mois de détention. L’un d’eux aurait affirmé avoir subi le supplice du bâton dans l’anus en présence du Ministre de l’Intérieur en personne, Rafik Bel Haj Kacem. La cour aurait refusé systématiquement de consigner ces déclarations, interrompant les accusés afin qu’ils n’achèvent pas leurs phrases.

Tunis Le : 05/01/2008

Camarade : Jose

Nous, acteurs du mouvement social tunisien, apportons notre soutien à la  grève de la faim à durée indéterminée que mène José Bové et quinze  militants depuis le 3 janvier 2008.

Nous sommes solidaires de leur action non violente qui vise d’obtenir du  gouvernement français la mise en place rapidement de la clause de  sauvegarde concernant les OGM comme il s’y est engagé lors du Grenelle  de l’environnement au mois de novembre dernier.

Cette clause de sauvegarde permettra de garantir le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM

Ahlem Belhaj (Medecin Univers – ATFD) / Saïda Garrach (Avocat – ATFD) / Haji Lotfi (Journalist – Syndi - Journalistes) / Mustafa Ben Ahmed (FSMag) / Massoud Romdhani (Prof - LTDH – Kairouan) / Maher Hanine (Prof) / Monji Ben Salah (Prof – Synd - LTDH) / Mohamed Jmour (Avocat) / Monjia Hedfi (Factionnaire – ATFD) /

Ayachi Hamami (Avocat – LTDH) / Anouar El Kosri (Avocat - LTDH) / Fredj Chebeh (Prof – Syndi) / Jaloul Azouna (Ecrivain) / Tarek Mahdawi (Prof – Synd) / Abdeljalil Bedoui (Universitaire – CNLT) / Safia Mestiri (Prof – LTDH) / Khalil Zaouia (Médecin Univers – LTDH – Synd – CNLT) / Khaled Krichi (Avocat) / Haithem Tabassi (Chomeur Diplômé) / Ali Falah (Etudiant)  / Hamida Dridi (Médecin - LTDH) / Abdelmajid Mselmi (Médecin Univers – LTDH) / Mohamed Atia (Dr – LTDH) / Nacer Ajili (S.G. UGTT Kairouan) / Wassila Ayachi (Prof – Syndi – ATFD) / Salem Haddad (LTDH) / Malek Kefif (Dr  - LTDH) / (Chokri Belaid (Avocat) /  Lamjad Jamli ( Syndi) / Abderrahmane Hedhili (Prof – Synd - LTDH).

 


Emission de TV allemande
 
+++Mi. 09.01.2008+++

13.15h..14.00h 3Sat
*Schätze des Islam am Mittelmeer: Tunesien*
Doku über das nordafrikanische Land
 

 
Immobilier • Tunisie
Le projet Sama Dubaï fait rêver la Tunisie

La « cité du siècle », comme le nomment les Tunisiens, est un immense projet immobilier de la société émiratie Sama Dubaï conçu pour créer un centre d’affaires et attirer les investisseurs.

Le début de l'année 2008 verra le lancement, sur les bords du lac sud de Tunis, des travaux d'un chantier monumental, financé par la société immobilière émiratie Sama Dubaï, filiale de Dubaï Holding, déjà implanté en Tunisie, depuis le rachat l'an dernier de 35 % du capital de l'opérateur de téléphonie historique, Tunisie Télécoms, au moment de sa privatisation.
La « cité du siècle », comme se plaisent déjà à la nommer les Tunisiens, est un immense projet immobilier conçu pour aménager les 830 hectares du lac sud de Tunis, propriétés de l'Etat. Signé le 6 août par le président tunisien Zine el Abidine Ben Ali et le vice-président des Émirats arabes unis, également président du conseil des ministres et gouverneur de Dubaï, Cheikh M'hamed Ben Rached Al Maktoum, l'accord d'investissement porte sur une enveloppe globale de 18 milliards de dinars (environ € 10 milliards). C'est à ce jour le plus gros investissement immobilier en Tunisie.
Eminemment ambitieuse, la « cité du siècle » a vocation à devenir un centre d'affaires régional au sein duquel seront édifiées dans un style architectural futuriste, plusieurs tours dédiées à l'immobilier de bureaux ; l'objectif avoué étant de convaincre les entreprises offshore d'implanter leurs sièges et leurs activités à Tunis. Aux côtés de ces ouvrages de plusieurs dizaines d'étages, seront agencés divers complexes d'habitation, de commerces et de services ainsi que des appartements et plusieurs hôtels de luxe autour d'une large marina et d'un port de plaisance ; enfin, de nombreuses infrastructures culturelles et sportives viendront agrémenter cet environnement tourné vers les affaires. L'ambition clairement affichée à la fois par les investisseurs émiratis et par le gouvernement tunisien est de faire de la capitale tunisienne une véritable plate-forme économique et financière attirant un grand nombre d'investisseurs venus à la fois de l'Europe, du Moyen-Orient et d'Afrique. 
Éblouis par le nouveau visage que le projet confèrera à leur capitale, les Tunisiens sont également totalement séduits par l'apport économique du projet pour le pays. Sama Dubaï promet la création de 15 000 emplois pendant toute la période des travaux qui devrait s'étendre sur une dizaine d'années, emplois que le promoteur s'est engagé à réserver exclusivement à la main d'œuvre locale. Il est clair que les 26 millions de m2 couverts que représente le projet vont majorer de 50 % la moyenne annuelle de la construction immobilière en Tunisie, qui plafonne aujour-d'hui à environ 5 millions de m2 par an. Cela devrait donc créer une forte demande de ressources humaines dans des corps de métiers touchés de plein fouet par les problèmes d'emplois. Sur le plan de la croissance économique, le gouvernement tunisien table sur 0,6 % de croissance annuelle supplémentaire sur les cinq prochaines années. Une fois le projet opérationnel, Sama Dubaï promet 130 000 emplois permanents directs et indirects et une croissance supplémentaire de 0,6 % du PIB par an. De quoi séduire les Tunisiens touchés par un taux de chômage avoisinant les 15 à 20 %.
Néanmoins, certains observateurs économiques relèvent qu'un tel boom d'activités ne manquera pas d'exercer une forte pression sur la demande, en premier lieu de matériaux de construction mais aussi à terme sur d'autres postes dont les biens de consommation. Pression qui devrait se traduire par une inflation accrue qui pourrait peser lourd sur le niveau de vie des catégories les moins aisées. Mais au-delà des retombées économiques directes, la Tunisie renforcera aussi avec ce projet son image de pays doté d'importantes opportunités d'investissements. Au Forum économique de Tunis, en novembre, Farhane Fraidouni, président exécutif de Sama Dubaï, affirmait que « la Tunisie [se positionnait comme] une des locomotives de l'investissement arabe ». Le projet émirati devrait capter l'intérêt d'entreprises étrangères désireuses de se positionner sur de nouveaux marchés : les européennes lorgnant l'Afrique et celles du monde arabe, l'Europe. De quoi faire de la « cité du siècle » un véritable carrefour d'affaires à la croisée des continents.    
Joëlle Vauthier

(Source: Le magazine "Marchés tropicaux et méditerranéens" le 21 decembre 2007)

Les pays du sud devront mettre 157 ans pour se rapprocher du niveau de vie de l'Europe

Le Maghreb otage de son arrimage à l’Europe
 
Le processus de Barcelone est revenu au devant de la scène régionale, à la faveur d'une étude comparative qui vient d'être effectuée entre les pays de l'Union européenne et ceux de la rive sud de la Méditerranée. Critique vis-à-vis des politiques de coopération envisagée, certes, mais l'étude en question défend toujours la nécessité de conjuguer les efforts sur la consolidation de la coopération dans le cadre du programme Meda, (coopération euro-méditerranéenne).
Tout en reconnaissant l'écart entre les deux rives de la Méditerranée, en soulignant notamment que "avec 6 209 dollars de PNB par tête, la région sud est au niveau de l'Europe des années 50. Au rythme actuel, les pays du Sud devront mettre 157 ans pour se rapprocher du niveau de vie de l'Europe, là où l'Irlande a mis moins de 20 ans (…)".
Faisant le point de ce processus de coopération, l'étude en question souligne que Barcelone a assaini les finances des pays partenaires de la rive sud. Mais, tout en se faisant attribuer les défis relevés par les économies du Sud même en dehors de la coopération avec l'Union européenne.
Ce qui se comprend vite en lisant que "Barcelone a assaini les finances des pays partenaires (…) l'inflation est passée de 20% durant les années 1990 à moins de 5%, la dette publique de 80% à 60% du PIB (…)". La même étude défend également le processus en question en concluant que c'est Barcelone qui a eu à préparer les conditions institutionnelles, légales et commerciales pour garantir le développement et la consolidation de la croissance de la rive sud.
Sur la même lancée, il est conclu que c'est le processus de Barcelone qui a servi d'élément catalyseur pour les IDE (investissements directs étrangers) dans la rive sud de la Méditerranée. Sur ce dernier volet, (IDE) la même étude conclut que le processus de Barcelone a contribué au développement des IDE dans la région Meda. Toutefois, il a été explicitement mentionné que les pays de l'est de la rive sud (à savoir le Proche-Orient et la Turquie) ont bénéficié beaucoup plus des IDE en provenance de l'Europe par rapport aux pays du Maghreb.
En effet, l'est de la région (Proche-Orient, Turquie) progresse plus vite  que le Maghreb, lequel semble payer son arrimage plus net à un partenaire économique (Europe de l'Ouest) moins dynamique que les partenaires de la Méditerranée orientale (Golfe, Asie, Etats-Unis, pays émergents).La même étude s'interroge sur le rôle de l'accélération des IDE dans une croissance plus forte.
Elle estime que le lien entre IDE et développement économique, ou croissance,  n'est pas facile à démontrer. La période récente de fort  niveau d'IDE semble correspondre à une phase de stabilisation de la croissance à un niveau respectable (6%), mais il faudra davantage de recul pour s'en assurer.
Les IDE apportent certes une contribution directe à l'accroissement de la production, dans la phase de construction de chaque projet comme dans sa phase d'exploitation, mais cela ne représente qu'un pourcentage limité du PNB. Les effets indirects dépendent du multiplicateur (effet de levier) de  l'investissement, donc de l'insertion de l'IDE dans la chaîne locale de valeur (clients, fournisseurs, sous-traitants).Concernant Meda, on peut craindre que la plupart des IDE dans l'énergie (près du cinquième des montants), utilisant des équipements importés et des travailleurs en grande partie étrangers, et exportant des produits souvent peu transformés, apportent peu de valeur ajoutée locale (en dehors de la rente payée par l'opérateur). Idem pour certains formes d'immobilier (résidences secondaires pour les diasporas). Au contraire, l'industrie légère (agroalimentaire, mécanique, mobilier, etc.), bien intégrée aux autres secteurs (mais trop peu représentée dans les IDE) peut démultiplier assez largement ses effets dans l'économie.
Un autre aspect est l'accumulation de capital permise par les IDE. Si les dividendes sont réinvestis localement, il est clair que l'investissement étranger fera boule de neige, au bénéfice de la croissance. Or, l'une des faiblesses actuelles des IDE vers Meda est le faible taux de réinvestissement par les firmes étrangères (5 à 10% seulement des IDE sont des "extensions" d'unités existantes, selon l'observatoire Mipo d'Anima.
M. Amani
(Sorce: le journal "Le Maghreb" (Quotidien - Algerie) le samedi 5 janvier 2008)

 
 
Appel sur internet à des attentats à Paris et menace contre son maire

DUBAI - Un appel à des attentats à Paris et contre son maire, Bertrand Delanoë, pour provoquer la chute du président français Nicolas Sarkozy a été lancé sur un site internet islamiste utilisé par Al-Qaida, a rapporté samedi un centre américain spécialisé dans la surveillance des communications du réseau d'Oussama ben Laden.
Selon SITE Intelligence Group, l'appel a été lancé par un internaute sous le pseudonyme de Murabit Muwahed -- qui signifie "Militant de l'Unicité" (de Dieu)--, sur le site Al-Ekhlass dont se sert souvent Al-Qaida, mais son authenticité et sa portée ne peuvent être établies.
Il s'adresse aux "Moujahidine, notamment ceux de la branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (BAQMI, ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat, GSPC)" dans le but de provoquer "la chute du président Nicolas Sarkozy" et "un effondrement économique" en France.
"Les opérations peuvent être divisées en deux catégories: l'une matérielle et prenant pour cible les sites les plus populaires et les plus importants économiquement (...) et l'autre dirigée contre de prestigieuses personnalités parisiennes, en tête desquelles le maire de Paris", ajoute l'auteur de l'appel.
Al-Ekhlaas, dont l'accès semble être bien protégé, est utilisé généralement, outre Al-Qaïda, par des groupes islamistes radicaux, dont ceux d'Irak, de Somalie et d'Afghanistan, pour la diffusion de leurs communiqués, vidéo ou messages sonores, dont l'authenticité a été confirmée dans la plupart des cas.
Des dirigeants et parfois de simples militants islamistes mettent aussi en ligne sur ce site des messages sur la fabrication et l'emploi d'armes ou explosifs pour des attentats ou y publient des appels à des attentats.
L'internaute, qui dit être des "environs de Bait Al-Maqdis" (Jérusalem), dresse une liste des principaux sites de Paris comme la Tour Eiffel, l'Arc de Triomphe, le musée du Louvre ou encore les aéroports d'Orly et de Roissy-Charles de Gaulle, qu'il qualifie de cibles d'"une importance stratégique pour les moujahidine", selon SITE.
Outre "un effondrement économique de la France", les attentats préconisés sont destinés à "juguler et à faire taire Sarkozy, mettre fin à son avidité au Maghreb islamique" mais aussi à "donner des leçons aux pays voisins en Europe, notamment l'Allemagne et tous ceux qui participent à la guerre en terre d'islam", toujours selon SITE.
Depuis plus de cinq ans, l'ex-GSPC rebaptisé menace régulièrement de s'en prendre à la France. Il entend enrôler sous sa bannière les groupes armés islamistes de Tunisie, d'Algérie et du Maroc, ainsi que ceux du Sahel.
Un message d'Al-Qaïda menaçant de frapper des Français en Mauritanie est à l'origine de l'annulation du Rallye Paris-Dakar 2008. Selon des sources proches des services secrets français, des interceptions d'écoutes de groupes de la mouvance d'Al-Qaïda en zone sahélienne ont révélé ces dernières semaines des projets d'attaques contre des Français sur son parcours en Mauritanie.
(©AFP / 05 janvier 2008 10h09)

 

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