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TUNISNEWS
8 ème année, N° 3180 du 05.02.2009
 archives : www.tunisnews.net  

Amnesty International : Tunisia: Appeal Court entrenches injustice by upholding unfair convictions
Comité national de soutien aux populations du Bassin minier: Communiqué
Reporters sans frontières: Confirmation de six ans de prison pour Fahem Boukadous
Texte de l'intervention d'une minute d'hélèe Flautre  prononcée le 3 fev 2009  en plénière du Parlement euroépen  dans le cadre des one minute speech.
ANSA: Tunisia: Amnesty chiede liberazione condannati per proteste
AP: Attentat de Djerba: la défense plaide l'acquittement, verdict jeudi soir
Tunisia Watch: Tunisie : Déclassement d’un terrain du parc archéologique national de Carthage au profit d’un proche du président Ben Ali !
AFP: France: un enseignant de la Défense renvoyé pour ses théories sur le 11/09
AFP: Foulard islamique: les populistes dénoncent l'"islamisation" de la Norvège
AFP: HRW appelle Washington à participer au Conseil des droits de l'homme
Reuters: Israel ambassador is latest shoe-throwing target
AFP: Gaza: Responsable du Hamas empêché de quitter l'Egypte avec plus de 10 M USD
Tunisia Watch: Le procureur de la CPI ouvre un "examen préliminaire" sur les crimes de guerre commis par Israël à Gaza
AP: Iraq elections a setback for Iran
Reuters: ANALYSIS-Maliki Iraq poll win would mark shift from religion
AFP: Le docteur "Tarek" était le bourreau de Mauthausen
AFP: La police allemande confirme la mort probable du criminel nazi Heim
Reuters: Le Centre Wiesenthal doute de la mort du nazi Aribert Heim
AFP: Havre de paix sur le Nil pour les nazis en fuite
AFP: Après l'annonce de la mort d'Aribert Heim, les nazis les plus recherchés
UNHCR - Press release: Angelina Jolie voices support for Myanmar refugees in northern Thailand camps

 


Liste actualisée des signataires de l'initiative du Droit de Retour :
http://www.manfiyoun.net/fr/listfr.html

Celles et Ceux qui veulent signer cet appel sont invités à envoyer leur: Nom, Pays de résidence et Année de sortie de la Tunisie sur le mél de l'initiative :
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AMNESTY INTERNATIONAL
Press Release
4 February 2009
Tunisia: Appeal Court entrenches injustice by upholding unfair convictions

Amnesty International calls for the immediate and unconditional release of trade union leaders and all those imprisoned for peacefully exercising their rights to freedom of expression and assembly, as their convictions were upheld by the Gafsa Appeal Court. Others should be retried in fair proceedings, in accordance with the fair trial guarantees enshrined in Tunisian law and Tunisia's international obligations.
"We urge the Tunisian president to intervene and order the release of those sentenced for merely exercising their right to freedom of expression, in a peaceful manner," said Malcolm Smart, Middle East and North Africa Programme Director.
On Wednesday the Gafsa Appeal Court upheld the convictions of 33 people who had lodged an appeal against their conviction and sentence in December 2008, in connection with the Gafsa protests. Most sentences were reduced on appeal, including from 10 years to eight years for trade union leaders Adnan Hajji and Bechir Laabidi. In addition, five others who were released after the decision of the court of first instance were subsequently convicted by the Appeal Court following an appeal by the prosecution. The 38 people were accused of leading the unrest against unemployment and high living costs in the first half of 2008 in the phosphate-rich Gafsa region in south-east Tunisia and charged with an with an array of offences, including “forming a criminal group with the aim of destroying public and private property” and “armed rebellion and assault on officials during the exercise of their duties”.
Bechir Laabidi, whose sentence was reduced from 10 to eight years on appeal, was transferred to hospital in Tunis as his health had severely deteriorated while in detention. Bechir Laabidi was present during the whole hearing which lasted all Tuesday day and night, with only two short intermissions, and which ended early this morning. The judgement was handed down early afternoon on Wednesday today. Lawyers present in court described to Amnesty International a marathon hearing which ended around 6:30 am, after a night of lawyers’ pleadings.
Amnesty International believes the appeal session was also marred with violations of fair trial standards and while the defence lawyers were able to present their arguments to the court, they were denied the right to call and cross examine witnesses. Demands of the lawyers that their clients be medically examined for traces of possible torture were rejected by the court and torture allegations disregarded.
“Yet again, the Appeal Court has failed to provide a remedy for government critics whose trial before the Lower Court was badly flawed and unfair,” said Malcolm Smart. "It is time that Tunisia’s courts give attention to upholding the basic guarantees accorded to all defendants under both Tunisian law and Tunisia’s international human rights obligations.”

 

 

Comité national de soutien aux populations du Bassin minier

 

4 février 2009

 

Communiqué

(Traduit de l’arabe par la FTCR)

 

Le procès en appel des dirigeants du mouvement social pacifique du Bassin minier s’est poursuivi sans interruption depuis le 03 février.

Les jugements prononcés sont venus contredire tout espoir d’apaisement préludant à une relaxe imminente de tous les prisonniers.

Plusieurs avocats, observateurs – syndicalistes et acteurs de la société civile - venus de Tunisie, du Maghreb et de France, ainsi que  les familles des détenus ont assisté aux séances du procès.

La séance matinale de l’audience a consisté dans l’interrogatoire des accusés. Ces derniers ont tous insisté sur :

 

·         Le caractère pacifique de leur mouvement : les animateurs syndicaux ont souligné leur souci du caractère pacifique du mouvement afin d’éviter que des abus ne se produisent et ne portent atteinte à l’ordre public mettant en péril la vie des personnes et leurs biens..

·         Le souci  des animateurs du mouvement de maintenir ouverte la voie des négociations avec les autorités tout au long du mouvement, et ce à travers le Comité de négociation

·         Les peines prononcées montrent une véritable volonté de la part des autorités de « châtier » les animateurs du mouvement de protestation dont les revendications ne dépassaient pas le droit au travail et l’annulation des résultats du concours de la SPG. Le pouvoir lui-même ayant reconnu leur irrégularité.

·         La torture méthodique et généralisée infligée aux accusés dans les postes de police, ce qui a amené nombre d’eux à signer des PV sans les lire. Le juge d’instruction a pu constater les traces de torture sur plusieurs accusés qui ont révélé les noms de leurs tortionnaires et de ceux qui leur ont donné l’ordre.

 

Les avocats ont adressé des questions à leurs clients pour éclaircir et confirmer le contenu de leurs déclarations.

En soirée, les plaidoiries des avocats ont été toutes axées sur la torture exercée sur tous les accusés ; les irrégularités procédurales (non convocation des témoins à décharge, refus par la Cour d’exposer les preuves saisies). En outre, la Cour a évoqué l'existence d’une prétendue « entente » depuis le mois de mars 2008 alors que les autorités ont continué à négocier avec les animateurs syndicaux jusqu’à fin mai 2008.

Les plaidoiries des avocats se sont poursuivies jusqu’à 06 heures du matin.

Les peines suivantes ont été prononcées à 14H00 :

 

Nom

La peine en 1ère instance

La peine en appel

1. Adnane Hajji

2. Béchir Labidi

3. Tarek H’limi

4. Taieb Ben Othman

5. Adel Jayar

6. Abid Khléfi

7. Modhaffar Labidi

8. Fayçal Ben Amor

9. Haroun Halimi

10. Ghanem Chraiti

11. Ridha ezzeddini

12. Abdessalem Hlaili

13. Rachid Abdaoui

14. Sami Amaidi

15. Boubaker B. Boubaker

16. Hafnaoui B. Othman

17. Mahmoud Raddadi

18. Hédi Bouslahi

19. Issam Fajraoui

20. Mouadh El Ahmadi

21. Thameur Maghzaoui

22. Abdallah Fajraoui 

23. Mohamed El Baldi

24. Radhouane Bouzayane

25. Makram Mejdi

26. Othamn B. Othman

27. Mahmoud Helali

28. Mohsen Amidi  

29. Radhouane Bouzayane

30. Habib Khédhiri

31. Ismaïl El Jawhari

32. Lazhar B. Abdelmalek

33. Boujoumaâ Chraiti

34. Ali Jedidi

10 ans et 1 mois

10 ans et 1 mois

10 ans et 1 mois

10 ans et 1 mois

10 ans et 1 mois

6 ans

6 ans

6 ans

6 ans

6 ans

6 ans

6 ans

6 ans

6 ans

4 ans

4 ans

4 ans

4 ans

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

Acquitté

Acquitté

Acquitté

Acquitté

 

8 ans

8 ans

6 ans

6 ans

6 ans

3 ans

3 ans

2 ans

2 ans

2 ans

2 ans

2 ans

4 ans

2 ans

2 ans

2 ans

2 ans

2 ans

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

2 ans avec sursis

  

 

Le Comité national de soutien aux populations du Bassin minier exprime toute sa considération aux avocat-e-s et les assure que la Tunisie se souviendra de leur position et des sacrifices qu’ils-elles ont consentis pour prouver  l’innocence des accusés.

Le comité exprime la même considération aux accusés. Il considère que les lourdes peines prononcées aujourd’hui ne sont pas de nature à apporter des solutions aux problèmes de la région du Bassin minier et ne font, au contraire, qu’envenimer le climat de tension sociale.

Le comité considère que la solution adéquate consiste à libérer tous les prisonniers, à leur permettre de recouvrer leur travail et à  trouver des solutions aux questions de développement. Et ce par des négociations et non par le recours aux méthodes sécuritaires ou judiciaires.

 

Pour le Comité national de soutien aux populations du Bassin minier

Messoud Romdhani

Abderrahman Hedhili

 

Confirmation de six ans de prison pour Fahem Boukadous
 

La cour d’appel de Gafsa (400 km au sud de Tunis) a rendu son jugement concernant les trente-huit Tunisiens jugés pour leur participation aux manifestations qui se sont déroulées en 2008, dans le bassin minier de la région. Parmi eux, Fahem Boukadous, journaliste de la chaîne satellitaire El Hiwar Ettounsi, qui, toujours en fuite, a eu confirmation de sa condamnation à une peine de six ans de prison ferme.

"La forte médiatisation de ce procès et la présence de nombreux observateurs internationaux montrant un réel soutien aux accusés de Gafsa n’a que faiblement joué sur la sévérité de la cour de Gafsa. Fahem Boukadous est maintenant voué à vivre dans la clandestinité, avec les traumatismes et problèmes de santé que cela implique. Cette peine de prison repose sur une accusation révoltante : celle d’avoir rempli son travail de journaliste", a déclaré l’organisation.

Le journaliste de 38 ans est accusé de "participation à une entente criminelle ayant l’intention de porter atteinte aux personnes et à leurs biens". Or il n’a fait que "transmettre des images du soulèvement populaire", a indiqué son avocat. "L’objectif de ce procès est d’interdire à un journaliste de rendre compte des événements de Gafsa", a-t-il continué.

Lors de cette séance d’appel, les avocats ont fait état de nombreux vices de procédure, tels que des aveux extirpés sous la torture, plusieurs refus de convoquer des témoins, etc.

(Source: Reporters sans frontières le 5 fevrier 2009)



 
Texte de l'intervention d'une minute d'hélèe Flautre  prononcée le 3 fev 2009  en plénière du Parlement euroépen  dans le cadre des one minute speech. 
 

Hélène Flautre (Verts/ALE). – Monsieur le Président, je souhaite attirer l'attention du Parlement européen sur la dégradation – si c'était encore possible – de la situation des droits de l'homme en Tunisie.
 
Depuis le 11 décembre, Sihem Bensedrine défenseur des droits de l'homme bien connue, rédactrice en chef de Kalima, fait l'objet de harcèlements dans la presse et de calomnies qui sont absolument insupportables et incompatibles avec un État de droit.
 
Le 23 janvier, M. Amin, qui est le coordinateur de la Coordination maghrébine des organisations des droits humains, s'est vu refuser l'entrée sur le territoire tunisien.
 
Le 28 janvier, la radio Kalima, qui émet depuis cette date par satellite, a été totalement encerclée. Ses journalistes ont été emprisonnés et les personnes venues les soutenir ont été malmenées dans la rue. Cette radio est toujours encerclée par la police tunisienne, avec des atteintes, donc, à la liberté d'information et d'expression.
 
Enfin, demain, on aura le procès en appel des ouvriers de Gafsa qui se battent contre la corruption et contre leur exploitation dans ce bassin minier de Tunisie, avec un déni de justice que nous avons vu lors du premier procès.
 
Les chefs de mission à Tunis s'inquiètent de la situation, en ont discuté, en discutent peut-être en ce moment même. C'était aujourd'hui leur réunion.
 
Je vous demande, Monsieur le Président, de prendre une initiative politique majeure pour que cessent ces violations systématiques des droits de l'homme en Tunisie.

 
Tunisia: Amnesty chiede liberazione condannati per proteste

ANSA, le 5 février 2009 à 16h30
   LONDRA, 5 FEB (ats/ansa) Amnesty International ha chiesto  oggi  la liberazione dei tunisini condannati ieri in appello per  le  manifestazioni di protesta organizzate lo scorso anno nella   regione mineraria di Gafsa (350 km a sud di Tunisi).
   "Amnesty International - scrive in un comunicato   l'organizzazione con base a Londra - chiede la liberazione immediata e senza condizioni dei responsabili sindacali e di  tutti coloro imprigionati per aver esercitato in maniera  pacifica il loro diritto alla libertà di riunione e di  espressione".
   La Corte d'appello di Gafsa ha confermato ieri le condanne,  anche se con pene ridotte, contro 38 manifestanti che avevano  protestato per la disoccupazione, il costo della vita e la  corruzione. Il 6 giugno a Redeyef, nei pressi di Gafsa, la  polizia ha sparato contro la folla di manifestanti, uccidendo un  ragazzo di 25 anni e ferendo 18 manifestanti.
  Amnesty International ritiene inoltre che "l'appello sia  stato celebrato violando le norme del giusto processo, infatti  non sono stati ammessi in aula i testimoni della difesa e la  richiesta di un esame medico agli imputati per accertare  eventuali tracce di tortura".

   "E' ora che i tribunali tunisini rispettino le garanzie  previste dalla legge tunisina e gli obblighi internazionali  sottoscritti dalla Tunisia in materia di diritti dell'uomo", ha  detto Malcom Smart, direttore dell'organizzazione per il Medio  Oriente e l'Africa del Nord. 
ANSA
 

 
Attentat de Djerba: la défense plaide l'acquittement, verdict jeudi soir
 
Associated Press, le 5 février 2009 à 14h20
Jeudi 5 février, 14h20
AP  Verena von Derschau

PARIS (AP) -- "Je suis innocent". Ce sont les derniers mots que l'Allemand Christian Ganczarski a lancé jeudi à la cour d'assises spéciale de Paris qui s'est retirée vers 13h pour délibérer sur le rôle que ce musulman converti de 42 ans a joué dans la préparation de l'attentat contre la synagogue de Djerba (Tunisie), qui a fait 21 morts le 11 avril 2002. Le verdict est attendu en fin de journée.
Auparavant, l'avocat de Christian Ganczarski, Me Sébastien Bono, a plaidé l'acquittement de son client pour la complicité d'assassinats, mais également pour l'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste dont il est accusé.
L'accusation dispose notamment d'une vidéo montrant Ganczarski au côté d'Oussama ben Laden en janvier 2000, "alors que la prévention vise les années 2001 et 2002", a noté Me Bono. Et de l'écoute d'un coup de téléphone, d'une durée d'1mn52, passé quelques heures avant l'attentat par Nizar Naouar à Christian Ganczarski installé à l'époque à Duisbourg. Au cours de cette conversation, l'Allemand aurait donné sa "bénédiction" au jeune kamikaze -une formulation qu'il conteste- alors que Khalid Cheikh Mohammed, un ancien haut responsable d'Al-Qaïda détenu à Guantanamo, aurait commandité cet attentat.
"Nawar demande la 'Doua', une prière à mon client, qui lui répond 'Inch'Allah', ce n'est surtout pas une bénédiction", a souligné Me Bono. Et de rappeler que l'appel a été passé très tôt le matin, que c'est Mme Ganczarski qui a décroché le téléphone dans un premier temps. "Naouar demande 'do you know me' et Ganczarski répond 'non'", a encore insisté l'avocat pour mieux faire comprendre que cet appel était totalement inattendu.
Selon Me Bono, son client reconnaît trois choses: d'avoir reçu ce coup de téléphone intercepté par les écoutes allemandes, d'avoir donné son numéro de téléphone à Nizar Naouar qu'il a rencontré en Afghanistan, et d'être allé en Afghanistan. "On fait reposer l'accusation de Ganczarski sur le déséquilibre mental d'un meurtrier qui a décidé de l'appeler", s'est insurgé Me Bono. "C'est parce que Ganczarski est innocent que Naouar l'a appelé, et c'est parce que Ganczarski est innocent que vous allez l'acquitter", a conclu l'avocat.
"Je me suis suffisamment excusé auprès des victimes pour une action que je n'ai pas commise et pour une action que je ne peux pas cautionner", a enchaîné son client qui s'exprime en allemand. "J'ai cinq enfants, dont un que je n'ai jamais vu. Ce n'était peut-être pas la meilleure idée d'aller en Afghanistan, mais cela appartient au passé", a-t-il ajouté. "Je n'ai jamais été au courant de cet attentat et je ne suis pas coupable de complicité d'un attentat suicide".
"Le frère que j'ai connu et le frère qui a commis cet acte sont deux personnes différentes", a de son côté souligné Walid Naouar, le frère du kamikaze jugé au côté de l'Allemand pour avoir fourni un téléphone satellite à son frère. "Si j'avais refusé ce service, cela n'aurait rien changé à son acte", a-t-il supplié. "Pourquoi je suis jugé, pour le service rendu à mon frère ou pour l'usage qu'il a fait de ce service?", s'est-il interrogé. "A ce rythme vous allez juger ma mère pour l'avoir mis au monde".
Mardi, l'avocat général a requis trente ans de réclusion criminelle contre Christian Ganczarski et quinze ans contre Walid Naouar, demandant que les deux peines soient assorties d'une mesure de sûreté des deux tiers.
Nizar Naouar, 24 ans, s'est fait exploser au volant d'un camion-citerne rempli de gaz butane, à quelques mètres de la synagogue "La Ghriba" sur l'île de Djerba, le 11 avril 2002. L'attentat a fait 21 morts, dont 14 Allemands, cinq Tunisiens et deux Français. Il a été revendiqué par Al-Qaïda et l'Armée de libération des lieux saints. Khalid Cheikh Mohammed a été interpellé le 1er mars 2003 par les services pakistanais et américains qui le considèrent comme le cerveau des attentats du 11-Septembre. Détenu depuis à Guantanamo à Cuba, son cas a été disjoint au début du procès. AP
Associated Press

Tunisie : Déclassement d’un terrain du parc archéologique national de Carthage au profit d’un proche du président Ben Ali !

D’après une information publiée par le journal en ligne « Kalima Tunisie » le décret signé par le président Zine El Abidine Ben Ali et relatif au déclassement partiel d’un terrain sis dans le parc archéologique national de Carthage Sidi Bou Saïd le 27 octobre 2008 aurait été pris au profit de son neveu « Kais Ben Ali ».
Ce déclassement ajouterait une importante plus-value au terrain situé dans une zone très prisée et ou les terrains constructible sont presque inexistants.  La valeur immobilière du terrain presque nulle en faisant partie d’une zone archéologique passerait à plus de mille dinars le mètre carré. Cela représenterait un gain de trois de millions de dinars au neveu du président par la simple signature de tonton.

Texte du décret :
Décret n° 2008-3351 du 27 octobre 2008, relatif au déclassement partiel d’un terrain sis dans le parc archéologique national de Carthage Sidi Bou Saïd.
Le Président de la République,
Sur proposition du ministre de la culture et de la sauvegarde du patrimoine,
Vu le code du patrimoine archéologique, historique et des arts traditionnels, promulgué par la loi n° 94-35 du 24 février 1994,
Vu le code de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, promulgué par la loi n° 94-122 du 28 novembre 1994,
Vu le décret n° 85-1246 du 7 octobre 1985, relatif au classement du site de Carthage,
Vu le décret n° 94-1475 du 4 juillet 1994, relatif à la composition et au fonctionnement de la commission nationale du patrimoine,
Vu l’avis de la commission nationale du patrimoine,
Vu l’avis du tribunal administratif.
Décrète :

Article premier - Est déclassée du parc archéologique national de Carthage Sidi Bou Saïd, la partie du titre foncières 45655 Tunis sis à Sidi Bou Saïd gouvernorat de Tunis d’une superficie de 2987m², entouré d’un liseré rouge sur le plan ci-joint.
Art. 2 - Les plans d’aménagement urbain doivent tenir compte des dispositions de l’article premier prévues au présent décret.
Art. 3 - Le ministre de l’intérieur et du développement local, le ministre de l’équipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire et le ministre de la culture et de la sauvegarde du patrimoine sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié au Journal Officiel de la République Tunisienne.
Tunis, le 27 octobre 2008
Zine El Abidine Ben Ali

(Source : « Tunisia Watch », le blog de Mokhtar Yahyaoui, le 3 février 2009 à 21h26)
Lien: http://tunisiawatch.rsfblog.org/
 

France: un enseignant de la Défense renvoyé pour ses théories sur le 11/09

AFP, le 5 février 2009 à 14h12
TOULON (France), 5 fév 2009 (AFP) - Le ministre français de la Défense Hervé Morin a indiqué jeudi avoir renvoyé un enseignant du Collège interarmées de défense (CID), école militaire supérieure, pour avoir dans un livre attribué les attentats du 11 septembre 2001 à "un complot israélo-américain".
Ce chercheur, Aymeric Chauprade, "vient d'écrire un ouvrage avec une analyse sur les causes de la destruction des Twin Towers qui comporte des relents absolument inacceptables puisqu'il tend à démontrer que ce serait un complot israélo-américain", a déclaré M. Morin à l'AFP en marge d'une visite sur le porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée, au large de Toulon (sud-est).
"Cet homme n'a absolument rien à faire dans une institution comme la nôtre et j'ai donc indiqué dès hier soir que ce monsieur n'avait plus jamais à mettre les pieds au CID à partir de ce jour," a-t-il poursuivi.
Le site internet de l'hebdomadaire Le Point a mis en ligne des citations tirées de l'introduction d'un récent ouvrage de M. Chauprade, "Chronique du choc des civilisations", évoquant à propos des attentats du 11 septembre un "nouveau dogme du terrorisme mondial" et une "version officielle".
"L'onde de choc n'a pas pu provoquer l'effondrement. (...) Seule une démolition contrôlée par des explosifs permet d'obtenir un effondrement aussi rapide et parfait", écrit-il encore à propos du World Trade Center.
M. Chauprade donnait des cours de géopolitique au Collège interarmées de défense à Paris, une école qui forme chaque année des promotions d'officiers français et étrangers (342 pour la promotion 2008/2009 en cours).
 
Foulard islamique: les populistes dénoncent l'"islamisation" de la Norvège

 
AFP, le 5 février 2009 à 14h47

OSLO, 5 fév 2009 (AFP) - La droite populiste, principal parti d'opposition en Norvège, a dénoncé "l'islamisation progressive" du pays scandinave jeudi, au lendemain du feu vert des autorités au port du foulard islamique par les fonctionnaires de police musulmans féminins.
"On a touché le fond. Encore une fois, on voit un exemple où la Norvège et et la société norvégienne cèdent aux exigences particulières des musulmans", a réagi Per Willy Amundsen, chargé des questions d'immigration au parti du Progrès (Frp), à la chaîne d'informations en continu TV2 Nyhetskanalen.
"Secteur par secteur, la Norvège s'adapte aux musulmans plutot que les musulmans s'adaptent à un pays dans lequel ils ont, après tout, choisi de vivre de leur plein gré. J'appelle cela une islamisation progressive de la Norvège", a-t-il dit.
Mercredi, le gouvernement de centre-gauche avait annoncé qu'il allait autoriser le port du foulard islamique (hijab qui recouvre la chevelure et le pourtour du visage) par ses agents de police féminins, suivant ainsi l'avis de la Direction générale de la police.
Cette dernière estime qu'une telle mesure lui permettra de "recruter (plus) largement et de façonner une police qui reflète toutes les couches de la société".
Le Frp, qui a actuellement 38 représentants au Parlement sur un total de 169, fait figure de compétiteur sérieux face à la coalition de gauche sortante aux élections législatives du 14 septembre.
Le principal syndicat des policiers, Politiets Fellesforbund, s'est aussi dit "déçu" de la décision du ministère de la Justice, répétant son attachement au principe de la neutralité de l'uniforme.
"Il est très important que, quand on voit un uniforme de police, on sache qu'il ne représente rien d'autre que l'Etat, c'est-à-dire ni une opinion politique, ni une croyance religieuse, ni une quelconque autre appartenance", a estimé le président du syndicat Arne Johannessen.
HRW appelle Washington à participer au Conseil des droits de l'homme


AFP, le 5 février 2009 à 14h15
GENEVE, 5 fév 2009 (AFP) - L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) a appelé jeudi les Etats-Unis à faire entendre leur voix au Conseil des droits de l'homme de l'ONU
dont ils ne sont pas membres.
"Si les Etats-Unis sont véritablement décidés à combattre les violations (des droits de l'homme, ndlr) et à se réengager dans le monde, ils devraient faire entendre leur voix au Conseil des droits de l'Homme", a estimé HRW dans un communiqué.
Les Etats-Unis ont refusé de faire partie des 47 membres du Conseil des droits de l'Homme lors de sa création en 2006, et ont depuis limité leur participation au strict minimum.
"Les Etats-Unis passent à côté d'une opportunité cruciale de traiter des graves violations des droits de l'Homme dans plusieurs pays, dont la Russie, en ne participant pas à l'Examen périodique universel (EPU)", remarque l'organisation.
L'EPU est le mécanisme consistant à faire le point de la situation des droits de l'Homme dans tous les pays membres de l'ONU une fois tous les quatre ans.
HRW a notamment déploré que les Etats-Unis aient poursuivi "leur politique de la chaise vide" lors de l'examen de la Russie, mercredi à Genève. Elle rappelle que sans être membre, tout Etat a voix au chapitre lors des débats s'il le souhaite.
"Cela constitue un prolongement de la politique de désengagement en matière de droits de l'Homme initiée par l'administration Bush depuis juin 2008", relève HRW.
Depuis cette date, les Etats-Unis n'ont envoyé que des observateurs de rang subalterne et n'ont jamais pris la parole, selon l'ONG.
"Malheureusement, on ne voit aucun signe allant dans le sens d'un retour des Etats-Unis au Conseil des droits de l'Homme", a regretté Julie de Rivero, directrice du bureau genevois de HRW interrogé par l'AFP.
Composé de 47 membres, il compte notamment dans ses rangs des pays comme l'Arabie saoudite, Cuba, le Pakistan ou le Nigeria.
Israel ambassador is latest shoe-throwing target

Reuters, le 5 février 2008 à 16h00

STOCKHOLM (Reuters) – Israel's ambassador to Sweden has become the latest public figure to be targeted by a shoe-throwing protester.
Police said Ambassador Benny Dagan was hit on the leg by the shoe, one of several projectiles thrown when he turned up to address a student gathering at Stockholm University this week.
"During this seminar, someone threw a shoe at the ambassador," university spokeswoman Maria Sandqvist said.
"It was a student organisation that had an event and they had invited the ambassador to talk about the upcoming election in Israel."
Police spokeswoman Petra Sjolander said two people, one male and one female, had been detained and then released following the incident. A public prosecutor was considering whether to charge them.
Sjolander said the ambassador had been interviewed by police and that he had been struck by the shoe. "Yes, on the leg," she said, adding that books had been thrown as well.
Dagan himself and officials at the Israeli Embassy in Stockholm could not be reached for comment.
Last December, an Iraqi journalist hurled both shoes at former U.S. President George W. Bush when he was on a farewell visit to Iraq in December.
Then last Monday a protester threw a shoe at Chinese Premier Wen Jiabao during a speech at Cambridge University in England.
The Foreign Policies Association student group in Stockholm issued a statement on its web site deploring the incident.
"Violence is never a solution," it said.
A video posted on the Internet purporting to depict the event showed objects being hurled across a lecture hall towards a group of people at the front, who then hurried out of the room. A part of the video was blacked out and it was not possible to see who had hurled the objects.
REUTERS
 

Gaza: Responsable du Hamas empêché de quitter l'Egypte avec plus de 10 M USD

AFP, le 5 février 2009 à 16h51

AL-ARICH (Egypte)- Un responsable du Hamas a été empêché jeudi de quitter l'Egypte en possession de plus de 10 millions de dollars en espèces, alors qu'il regagnait la bande de Gaza par le terminal frontalier de Rafah, a indiqué un responsable des services de sécurité égyptiens.
Selon cette source, il s'agit d'Aymane Taha, un des six membres d'une délégation du mouvement islamiste qui retournait dans l'enclave palestinienne après des entretiens sur la trêve dans ce territoire avec le chef des services secrets égyptiens, Omar Souleimane.
Aymane Taha, porte-parole du Hamas à Gaza, portait une somme en espèces de neuf millions de dollars et deux millions d'euros, a précisé la source ayant requis l'anonymat, ajoutant que la somme a été trouvée lors d'une fouille des bagages.
Les cinq autres membres de la délégation ont pu repartir sans encombres dans la bande de Gaza.
Après avoir contacté le ministère des Finances, des responsables de la frontière ont accompagné M. Taha à une banque de la ville proche de Al-Arich pour déposer l'argent, a dit le responsable égyptien.
Depuis que le Hamas a gagné les législatives palestiniennes en 2006, des responsables du Hamas ont à plusieurs reprises tenté de passer la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza avec d'importantes sommes d'argent.
En décembre 2006, le Premier ministre du gouvernement de Hamas, Ismaïl Haniyeh, avait été contraint de laisser 35 M de dollars à la douane égyptienne. Cette somme avait été transférée par la suite sur un compte de l'Autorité palestinienne.
L'Egypte a refermé jeudi le point de passage de Rafah après l'avoir ouvert pour l'acheminement des blessés et de l'aide humanitaire durant la récente offensive israélienne.
Le Caire refuse de laisser ouvert de façon permanente le terminal en l'absence d'observateurs de l'Union européenne et de représentants de l'Autorité palestinienne, depuis que le Hamas a pris le pouvoir à Gaza.
La bande de Gaza est touchée par une grave crise de liquidités en raison du blocus israélien imposé depuis que le Hamas a pris le contrôle du territoire en juin 2007, après avoir évincé les forces fidèles au président palestinien, Mahmoud Abbas.
La question des finances, qui se repose aujourd'hui de manière aiguë en vue de la reconstruction de la bande de Gaza après une offensive israélienne dévastatrice, est un enjeu crucial entre les parties rivales palestiniennes.
Le gouvernement Hamas a annoncé mercredi avoir distribué plus de 42 M de dollars en aides dans la bande de Gaza, où 1.330 Palestiniens ont été tués lors de l'offensive israélienne. L'aide du Hamas devrait atteindre au total 50,5 millions de dollars.
Les représentants du Hamas aux discussions sur la trêve sont repartis après deux jours de discussions au Caire avec M. Souleimane, l'homme-clé des négociations indirectes entre Israël et le Hamas.
L'émissaire israélien, Amos Gilad, est arrivé jeudi au Caire.
L'Egypte escomptait obtenir jeudi une forme d'accord mais l'échéance a été reportée au week-end, pour que soit ainsi consolidé le cessez-le-feu en vigueur depuis le 18 janvier.

 
Le procureur de la CPI ouvre un "examen préliminaire" sur les crimes de guerre commis par Israël à Gaza
 
Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) Luis Moreno-Ocampo mène un "examen préliminaire" sur les allégations de crimes commis à Gaza par Israël lors de son offensive meurtrière contre ce territoire palestinien, a indiqué lundi son bureau à La Haye.
M. Moreno-Ocampo a reçu des "communications" sur ce sujet du ministre palestinien de la Justice Ali Kashan et de quelque 200 personnes et ONG, a précisé le bureau de procureur, interrogé par l'AFP. "Le bureau du procureur va examiner attentivement tout ce qui est lié à ce sujet, y compris les problèmes de compétence", expliquent ses services dans une note écrite. "Cet examen préliminaire ne signifie pas qu'une enquête sera ouverte", a ajouté le bureau du procureur.
L'Autorité palestinienne a reconnu la compétence de la Cour pénale internationale, Le ministre palestinien de la Justice Ali Khashan a envoyé une brève missive reconnaissant la CPI le 21 janvier que le tribunal a rendu publique mardi. Cette mesure été destinée à ouvrir la voie à une enquête sur de possibles crimes de guerre durant la récente offensive israélienne dans la bande de Gaza. Le 22 janvier, le ministre palestinien de la Justice, Ali Khasan, avait rencontré le procureur de la CPI à La Haye et lui avait demandé d'enquêter sur "des crimes".
La CPI est compétente pour les crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide commis depuis 2002. Elle peut inculper un individu si les crimes ont été commis sur le territoire d'un Etat partie ou s'il est ressortissant d'un Etat partie. Israël n'est pas un Etat partie de la CPI. Le procureur peut néanmoins se pencher sur la situation à Gaza si le Conseil de sécurité de l'ONU le charge d'y enquêter, ou si Israël reconnaît temporairement la compétence de la Cour. (DAD)
Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a indiqué mardi 3 février qu'il allait s'interroger sur l'existence légale d'un Etat palestinien. Il s'agit un préalable à l'ouverture éventuelle d'une enquête sur des allégations de crimes commis par Israël à Gaza. Avant qu'une enquête puisse être ouverte, il faut déterminer "si l'Autorité palestinienne a la capacité légale pour accepter la juridiction de la Cour", a déclaré Luis Moreno-Ocampo lors d'une rencontre avec la presse étrangère à La Haye.
Cet examen ne peut en aucun cas mettre en doute le statut juridique de l’autorité palestinienne représentant d’un Etat palestinien encore sous occupation et officiellement reconnu par l’ONU aussi bien que par Israël mais démontre le poids des pressions subies par la Cour pénale internationale (CPI) pour l’empêcher de se saisir de la question. Ces pressions cherchent à manipuler la qualification juridique de la situation par des considérations politiques en exploitant la crise actuelle que reconnaît l’autorité palestinienne entre ses deux principales composantes issues des dernières élections et qui à conduit à un partage de fait de l’autorité exercé sur la Cisjordanie et Gaza par le présidence de Abbas et le gouvernement de Hamas. L’avenir même de la CPI peut en dépendre de l’issue de cet examen car ce qui est en jeu n’est pas moins son indépendance et sa crédibilité.
Après 22 jours de bombardements, au soir du 19 janvier, selon le bilan provisoire rapporté par le chef des services d'urgence à Gaza, 1 315 Palestiniens ont été tués dans l'offensive israélienne avec plus de 410 enfants et 100 femmes, et plus de 5 285 autres ont été blessés.

(Source : « Tunisia Watch », le blog de Mokhtar Yahyaoui, le 4 février 2009 à 21h26)
Lien: http://tunisiawatch.rsfblog.org/


Iraq elections a setback for Iran
 
Associated Press, le 5 février 2009 à 06h53

By ROBERT H. REID, Associated Press Writer (*)

BAGHDAD – Iran appears to have suffered a setback in last weekend's Iraqi elections, with Tehran's closest allies losing key races in what suggests a public backlash to what many Iraqis see as undue Iranian influence in their country.
That would represent a surprising reversal for Shiite-led Iran, which had seemed the big winner in the 2003 U.S.-led invasion that toppled Saddam Hussein's Sunni-dominated regime and empowered Iraq's majority Shiites.
Western and Arab analysts had long feared that a Shiite-governed Iraq would inevitably fall under the sway of its far larger Shiite neighbor, enabling the Iranians to expand their influence westward into the heart of the Middle East.
The two countries maintain close commercial and cultural ties — from Iranian consumer goods in the markets of Basra and Najaf in southern Iraq to the tens of thousands of Iranian pilgrims who visit Shiite religious sites here every year.
But Saturday's regional elections indicate that Iraqi nationalism trumped religious sentiments and that Iran's ability to influence policies in Iraq has its limits, even if Shiites dominate the government here for years to come.
The big issues in the campaign were local — garbage collection, housing shortages, political corruption, unclean water. Beneath the surface, however, was an undertone of anti-Iranianism. Some candidates even in the Shiite south told voters they were "100 percent Iraqi."
Many Iraqis — and not just Sunnis — still harbor deep-seated suspicion of the Iranians dating back to the Iran-Iraq war of the 1980s. Iraqi Shiites bore the brunt of the casualties in the war because so many of them were low-ranking front-line soldiers.
The apparent setback for Tehran comes only weeks after Iraq signed deals with the United States, not only setting a timeline for the withdrawal of American forces but also establishing a long-term strategic partnership with Washington.
Official results from the elections — for ruling provincial councils — are not expected before Thursday.
But leaks from political parties with access to the figures indicate that Iran's closest Iraqi ally — the Supreme Islamic Iraqi Council — is trailing in all nine southern provinces and in Baghdad.
Instead, many Iraqi Shiites gave their votes to Prime Minister Nouri al-Maliki's coalition and other parties that ran on secular platforms and portrayed themselves as Iraqi nationalists.
Al-Maliki's allies in his Coalition of the State of Law also profited from public support for the prime minister's crackdown last year on Shiite militias in Basra, Baghdad and other cities.
U.S. officials and many Iraqis believe those militias were trained, armed and financed by Iran — a charge the Iranians have consistently denied.
A few southern races, notably in Najaf, are so tight that the Supreme Council may yet finish first — but with too few council seats to govern without sharing power with rivals.
That could mean the end — at least for the time being — of the Supreme Council's dream of establishing a self-ruled Shiite region in the oil-rich south modeled after the Kurdish mini-state in the north.
Al-Maliki and other Shiite politicians oppose the self-rule plan, fearing it would weaken the Iraqi state and open the door to Iranian influence, especially in the main southern city of Basra, located a few miles from the Iranian border.
The Supreme Council also works with the United States, and party officials sought to play down their ties to Iran as the reason for their disappointing performance.
Instead, they said the party suffered from public outrage over lack of services in provinces that it had dominated since the last provincial election January 2005.
Jalaluddin al-Saghir, a Shiite cleric and prominent Supreme Council member, also insisted that the party's losses did not indicate that the public was tired of religious parties.
"We do not accept the claims that our nation wants the secularism because our nation is Muslim thus they want Islam," he told The Associated Press.
Nonetheless, the Supreme Council's rivals sought to portray the cleric-dominated party as an instrument of Iran, where it was founded in 1982 by Iraqi Shiites who fled Saddam's tyranny.
Ahead of the vote, some parties sent text messages to would-be voters urging them to favor candidates who would "stop Iranian influence in Iraqi affairs."
In Basra, one major Shiite party, Fadhila, sought to contrast itself with the Supreme Council by alluding to its pro-Iranian image.
"Fadhila, a party that is 100 percent Iraqi," campaign posters declared. Others proclaimed Fadhila was "born in Iraq and financed by Iraqis."
As a sign of Iraqi suspicions, the appearance of an Iranian diplomat at voting places in Basra caused an election day stir, even though he and diplomats from the U.S. and other countries had been authorized to observe the balloting.
"Iran should know that Iraq is not ... an Iranian colony," said Sunni politician Mustafa al-Haiti. "We will maintain our dignity and honesty and not allow them to interfere in our internal affairs."
The disappointing showing indicates the Supreme Council may have to refurbish its Iraqi nationalist credentials before national balloting when Iraqis will choose a new parliament which in turn selects a prime minister.
"The elections gave us an indication of what will happen in the general election late this year," said Iraqi analyst Mustafa al-Ani, based in Dubai, United Arab Emirates. "Those who lost in this election have nearly a year to learn their lesson and change their strategy. They know now where the Iraqis stand."
___
(*) Robert H. Reid is the AP bureau chief in Baghdad and has covered Iraq since 2003.

Associated Press
 
ANALYSIS-Maliki Iraq poll win would mark shift from religion
Reuters, le 5 février 2009 à 10h01
By Mohammed Abbas

BASRA, Iraq, Feb 5 (Reuters) -
Iraq's Shi'ite Muslim voters chose nationalism and security over religion in local polls, backing allies of the prime minister in a vote that could give them the upper hand in parliamentary elections later this year. Skip related content
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Results from Saturday's election are due later Thursday, and early signs point to potentially big wins for Prime Minister Nuri al-Maliki's allies at the expense of the Supreme Islamic Iraqi Council (ISCI), which had dominated the Shi'ite south.
Maliki heads the Dawa Party, an Islamist group, but the coalition it led in the polls made little mention of religion.
Instead it sought to seek credit for growing security and promoted a message of national unity to voters tired of years of sectarian bloodshed and a failure to deliver services under the largely religious leaders in charge since 2005.
"It's not a backlash against religion, it's a backlash against promises made in terms of sectarian identity," said Toby Dodge, an Iraq expert at the University of London.
ISCI, which has ties to a powerful militia formed in Iran, conceded Maliki's coalition had won a landslide in the oil-producing southern city of Basra and may have come first in Baghdad.
But it says it still came first or second in 11 of the 14 provinces that voted in what turned out to be Iraq's most peaceful election since the 2003 U.S.-led invasion.
Big wins for Maliki's followers could mark a major shift in Iraqi politics away from religious identity, pulling the rug out from under ISCI, Iraq's most powerful Shi'ite group.
ISCI ran an overtly religious campaign, invoking Shi'ite ritual and its perceived closeness to Iraq's top Shi'ite clergy, or Marjaiya, headed by revered cleric Grand Ayatollah Ali al-Sistani, despite his wish to remain above the political fray.
ISCI's losses bode ill for it ahead of parliamentary polls due later this year, raising fears over its next move.
"Will ISCI accept this, or will they resort to sabotage, to armed conflict, or other things?" Ghassan al-Atiyyah of the Iraq Foundation for Democracy and Development said.
IDENTITY POLITICS
Formed in exile in Iran during Saddam Hussein's reign, ISCI is well funded, and many resent its perceived foreign backing. Many voters say they have not seen much improvement in the southern provinces ISCI has controlled since 2005.
"ISCI has several strikes against it (such as) the attempt to invoke religious references, especially Sistani, when the ayatollah himself clearly rejected this," Joost Hiltermann of the International Crisis Group think-tank said.
"It's the poor governance of the past four years, and its baggage. People have never learned to trust ISCI. They still think of it as an Iranian proxy," he added.
ISCI had also pushed for an independent Shi'ite region in Iraq's south, though little was made of this in their campaign. Maliki, in contrast, called for national unity and a strong central government, and touted the sharp fall in violence in Iraq over the past 18 months.
"Maliki changed his clothes he didn't mention Islam in his speeches, he didn't speak as the Dawa Party, but as a secularist would speak, about civil society," Atiyyah said.
Another key player in the Shi'ite south, followers of the cleric Moqtada al-Sadr, also eschewed religious campaigning.
Religion loomed large over Iraqi politics amid the Sunni-Shi'ite bloodbath that followed the U.S. invasion, and a broad Shi'ite coalition corralled the Shi'ite vote in 2005.
"The (coalition) failed in government, and so the Shi'ite vote is not on the basis of sectarian identity but bread and butter issues, like security and service delivery," Dodge said.
"That leaves ISCI very vulnerable and exposed," he added.
WHAT NEXT FOR ISCI?
ISCI may have clung to enough clout to neuter some of Dawa's influence. It has a lot of money and patronage to dispense and may yet dominate through alliances, analysts say.
The possible strong ISCI losses in the provincial elections, may on the other hand, trigger an implosion of the party.
ISCI's leader Abdul Aziz al-Hakim has cancer, and his son Ammar al-Hakim seems certain to replace him, a hereditary succession that may not please all ISCI members.
Also, a lot of ISCI's power has derived from its close alliance with the Badr Organisation, which has seats in parliament as well as a powerful armed wing.
"The Badr Organisation will now feel more encouraged to act separately, more independently," Attiya said.
REUTERS
 
 

Le docteur "Tarek" était le bourreau de Mauthausen

AFP, le 5 février 2009 à 08h16
Par Alain NAVARRO
LE CAIRE, 5 fév 2009 (AFP) -
C’est dans un petit hôtel, à l’orée du vieux Caire islamique qu’Aribert Heim, le "médecin de la mort" nazi du camp de Mauthausen, se cachait sous le nom de "docteur Tarek".
"Une sorte de géant, peu causant, mais ne ratant pas une prière à la mosquée", se rappele Gamal Abou Ahmad, qui occupe aujourd’hui son ancienne chambre, au 6e étage de l’hôtel "Qasr el Medina", rue Port Saïd.
Informé de la révélation de la vraie identité de l’ancien nazi par la télévision allemande ZDF et le quotidien américain New York Times, cet ancien commerçant n’en est pas bouleversé.
"Moi je l’ai connu quand j’avais 17 ans, je savais que le docteur Tarek, que je voyais tous les jours, était Allemand et musulman, et cela ne m’a jamais intrigué", affirme-t-il.
Arrivé dans cet hôtel, aujourd’hui en grande partie désaffecté et aux escaliers jonchés d’ordures, le criminel de guerre en cavale s’était converti à l’Islam et se faisait dénommé Tarek Hussein Farid.
"Sa vie était toute réglée, de l’exercice le matin, les priéres à la grande mosquée al-Azhar, et de longues lectures et séances d’écriture, assis sur un fauteuil à bascule", raconte-t-il.
Comment était-il arrivé ici ? Il dit l’ignorer. Mais il précise qu’il avait de très bonnes relations avec la famille Doma, propriétaire de l’hotel, et plus encore avec le gérant, un militaire égyptien germanophone, Mohamed Chérif.
Une centaine de documents personnels, qui étaient aux mains de la famille Doma, et l’aveu de son fils Rudiger, ont permis aux journalistes du New York Times et de ZDF d’affirmer avoir retrouvé définitivement la trace du fuyard.
Sur les circonstances de son décès, des suites d’un cancer à l’âge de 78 ans, en août 1992, les versions différent, son fils affirmant aujourd’hui qu’il était présent, ce qu’estime inexact Abou Ahmad.
"Il venait le voir et lui apporter de l’argent tous les trois mois, mais n’était pas là ce jour-là, j’en suis certain", assure-t-il. Selon lui, "il a été retrouvé mort un matin dans sa chambre. Rien n’avait été prévu pour l’enterrer quand une ambulance est venue chercher son corps qui a été mis dans la journée dans une tombe commune".
D’après lui, les sorties du "Dr Tarek" dans les dix années de sa vie étaient aussi rares que les amis qui lui rendaient visites, et en tout cas pas des Allemands, alors que de nombreux anciens nazis s’étaient réfugiés en Egypte.
"Il était très solitaire, et très pieux. Sans porter la barbe, il n’était jamais rasé de près, et jeunait toujours pendant le mois de Ramadan", se rappele-t-il encore.
Né le 28 juin 1914 en Autriche à Bad Radkersburg, dans la province de Styrie (sud-est), Aribert Heim avait adhéré au parti nazi NSDAP avant même l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne en 1938. Il avait rejoint les SS en 1940.
Devenu le criminel nazi le plus recherché au monde, il aurait tué et atrocement torturé des centaines de détenus du camp de concentration autrichien de Mauthausen.
Souvent comparé au Dr. Josef Mengele "l’ange de la mort" d’Auschwitz, Heim aurait notamment pratiqué des injections létales dans le coeur de ses victimes pour la plupart juives, et des éviscérations sans anesthésie.
AFP
 
 
La police allemande confirme la mort probable du criminel nazi Heim

 
AFP, le 5 février 2009 à 13h11
BERLIN - Les autorités allemandes ont affirmé jeudi disposer depuis peu "d'informations sérieuses" sur la mort probable en 1992 en Egypte du criminel nazi le plus recherché au monde Aribert Heim, et vont rechercher son cadavre pour l'identifier "de façon certaine".
Les enquêteurs allemands disposaient depuis le début de la semaine "d'informations sérieuses", "en provenance de l'entourage personnel" du "Boucher de Mauthausen", a déclaré jeudi le porte-parole de la police criminelle du Bade-Würtemberg (sud-ouest de l'Allemagne), où est basée une cellule d'enquête sur Aribert Heim.
La police n'a pas pu certifier la mort de Heim, faute de temps, mais les enquêteurs essaieront de trouver les restes de son cadavre en Egypte, où il serait mort en 1992, pour pouvoir l'identifier "de façon certaine", a-t-il ajouté.
Depuis 1963, Alibert Heim vivait sous de faux noms en Egypte, selon le porte-parole.
En 1965 et 1967, les enquêteurs avaient déjà reçu des informations sur la présence de Heim en Egypte, qu'une vérification auprès des autorités égyptiennes n'avait alors pas permis de confirmer.
Selon une enquête commune de la chaîne de télévision publique allemande ZDF et du quotidien américain New York Times - qui s'appuient notamment sur les affirmations du fils d'Aribert, Rüdiger Heim - révélée mercredi soir, le criminel nazi est mort d'un cancer en 1992 en Egypte où il s'était réfugié au milieu des années 70. Il s'y cachait sous l'identité d'un Egyptien musulman.
Surnommé "le boucher de Mauthausen", il figurait en première place de la liste des criminels nazis les plus recherchés dans le monde - l'ancien N.1 Aloïs Brunner, l'un des artisans de la "solution finale", étant considéré comme mort.
Heim est accusé d'avoir tué et torturé des centaines de détenus du camp de concentration autrichien de Mauthausen.
Le directeur de l'antenne israélienne du Centre Simon Wiesenthal spécialisé dans la traque des criminels nazis, Ephraïm Zuroff, s'est pour sa part voulu prudent dans l'attente de preuves de la mort de Heim.
"Nous ne disposons pour l'heure ni de cadavre, ni de sépulture et à plus forte raison pas non plus de confirmation ADN", a-t-il fait remarquer mercredi soir.
Le Centre Wiesenthal doute de la mort du nazi Aribert Heim
 
Reuters, le 5 février 2009 à 14h12

JERUSALEM, 5 février (Reuters) - Le Centre Simon Wiesenthal fait état de ses "sérieux doutes" sur la mort de l'ancien "médecin de la mort" nazi Aribert Heim, qui aurait succombé à un cancer au Caire en 1992 à l'âge de 78 ans. Lire la suite l'article

Efraïm Zuroff, directeur du bureau en Israël du Centre Wiesenthal, qui se consacre à la chasse des criminels nazis, a déclaré à Reuters que Heim avait "sans aucun doute possible" vécu effectivement en Egypte après sa fuite d'Allemagne en 1962.
"Mais reste à savoir s'il y est mort. Nous avons de sérieux doutes là-dessus", a-t-il dit, évoquant l'absence de preuves du décès et aussi de corps. "Il n'y pas de tombe, il n'y a pas de corps, on ne peut pas faire de tests ADN", a-t-il dit.
Il a précisé que la police allemande l'avait d'ailleurs informé que le dossier n'était pas classé.
Zuroff a ajouté que les informations sur la mort de l'ancien nazi sont apparues alors que le Centre Wiesenthal se préparait à tripler, jusqu'à un million d'euros, la récompense pour toute information permettant de le localiser.
Selon la chaîne de télévision allemande ZDF, Heim est mort au Caire le 10 août 1992 après s'être converti à l'islam.
La chaîne publique, qui a enquêté conjointement avec le New York Times, explique sur son site internet qu'elle a découvert que Heim avait passé près de trente au Caire et que, devenu musulman dans les années 1980, il portait le nom de Tarek Farid Hussein.
ZDF s'appuie sur le témoignage de son fils Rüdiger Heim, qui dit s'être occupé de son père pendant plusieurs mois au Caire après une opération chirurgicale en 1990.
Heim, accusé d'avoir tué des centaines de prisonniers du camp de concentration de Mauthausen, en Autriche, en leur injectant des toxines dans le coeur, était introuvable depuis sa disparition d'Allemagne de l'Ouest en 1962 alors qu'il allait être poursuivi en justice.
Surnommé le "médecin de la mort", il avait pratiqué la vivisection sur des victimes et conservé le crâne d'un homme qu'il avait décapité.
L'enquête a permis la découverte de plusieurs centaines de documents conservés par Heim dans sa chambre d'hôtel du Caire. Il vivait de sommes d'argent transférées à intervalles irréguliers par sa soeur, précise ZDF, provenant d'une propriété berlinoise en location appartenant à Aribert Heim.
ZDF précise que les amis et collègues de Heim en Egypte ignoraient son passé. Selon eux, il avait confié qu'il voulait donner son corps à la science.
Mais son souhait n'a pas été exaucé pour des raisons religieuses, a ajouté la chaîne allemande. Le corps de l'ancien médecin serait enterré dans le carré des indigents d'un cimetière proche du centre historique du Caire.
REUTERS
 

 
Havre de paix sur le Nil pour les nazis en fuite

AFP, le 5 février 2009 à 13h23
Par Alain NAVARRO
LE CAIRE, 5 fév 2009 (AFP) - La révélation qu'Aribert Heim, le "médecin de la mort" de Mauthausen, a fini sa vie au Caire sans expier ses crimes témoigne que l'Egypte fut un havre de paix pour des nazis en fuite.
C'est dans un hôtel miteux, à l'orée du Caire islamique, que Heim, converti à l'islam, avait élu domicile sous le nom de Tarek Hussein Farid, y décédant d'un cancer, à 77 ans, en août 1992. Longtemps perdue, la piste du tortionnaire, devenu au fil des ans le criminel nazi le plus recherché au monde, a été retrouvée grâce à une enquête de la télévision allemande ZDF et du quotidien américain The New York Times.
"Une sorte de géant, peu causant, mais ne ratant pas une prière à la mosquée", a confié Gamal Abou Ahmad, qui occupe aujourd'hui son ancienne chambre de l'hôtel "Qasr el-Medina". Pour l'ambassadeur d'Allemagne au Caire, Bernd Erbel, "il était inconnu de nous, cela aurait été trop dangereux". "Je pense qu'il n'était plus citoyen allemand mais était devenu égyptien", a-t-il dit.
Dans l'atmosphère troublée de l'après-guerre, des nazis ont afflué par centaines sur les bords du Nil où ils bénéficiaient d'amitiés "hauts placées" dans l'entourage du roi Farouk, selon les historiens. Déjà, pendant la guerre, des réseaux pro-allemands s'étaient activés en Egypte, au sein desquels se serait retrouvé le futur président Anouar al-Sadate, contre la Grande-Bretagne, la puissance occupante. Figure du nationalisme palestinien, le mufti de Jérusalem Hajj Amin al-Husseini, qui avait prêté allégeance à Hitler en 1941 estimant que l'Islam et les nazis avaient pour ennemi commun les juifs, s'était réfugié au Caire après la guerre.
Aussi, l'organisation internationale "Odessa", montée pour exfiltrer les criminels nazis, a disposé de "taupes" sur le sol égyptien, comme en Syrie, en alternative aux filières d'Amérique Latine. Mais c'est au nom de la lutte contre Israël, qualifiée "d'entité sioniste", que Gamal Abdel Nasser, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat militaire, va recycler des cohortes de nazis au service d'une virulente propagande anti-juive. Ainsi Johann Von Leers, un proche de l'idéologue nazi Goebbels s'installe en Egypte dans les années cinquante et se convertit à l'islam. Il devient le chef du département étranger du "service de propagande anti-sioniste".
Le ministère de l'Information, mais aussi de la Défense, sont alors truffés d'anciens SS ou SA, également convertis, comme Louis Heiden, Walter Bollmann, Wilhelm Bocker, note un historien allemand du nazisme, Kurt Tauber. Rencontré au Caire, où il était directeur financier, le fils d'un ancien nazi a confié sous un strict anonymat, comment sa famille avait gagné l'Egypte, après s'être d'abord enfuie en Suisse. "Mon père était un espion nazi dans les Balkans, agent de liaison auprès des nationalistes serbes. Nous sommes venus ici grâce à des relations à la cour de Farouk. Puis il a travaillé dans l'industrie militaire sous Nasser", a-t-il dit.
Combien sont ces nazis à avoir été accueillis sur les bords du Nil, et que sont-ils devenus ? Si les listes dressées par les "chasseurs de nazis" sont longues, les autorités égyptiennes restent toujours muettes. Une chose est sûre, elles n'ont rien fait pour interdire la littérature nazie. "Mein Kampf" d'Adolf Hitler ou le libelle antisémite les "Protocoles des sages de Sion" sont en vente sur les étals de livres dans les rues du Caire.
AFP

Après l'annonce de la mort d'Aribert Heim, les nazis les plus recherchés

AFP, le 5 février 2008 à 16h27
VIENNE, 5 fév 2009 (AFP) - ""Le boucher de Mauthausen", le nazi Aribert Heim, dont la mort en Egypte en 1992 a été annoncée mercredi, figure en tête de la liste des dix nazis les plus recherchés par le Centre Simon Wiesenthal de Jérusalem.
Pour le président de ce centre, Ephraïm Zuroff, les révélations de la télévision allemande ZDF et du New York Times sur la mort il y a 17 ans de Heim ne fournissent cependant pas "de preuves" tangibles.
Sur la liste des nazis les plus recherchés, où Heim figure depuis de nombreuses années en tête, se trouvent neuf autres criminels nazis:
- John Demjanjuk, originaire d'Ukraine et réfugié aux Etats-Unis après la guerre, a été condamné à mort en 1988 à Jérusalem pour l'assassinat de nombreux Juifs dans plusieurs camps d'extermination. Gardien au camp de Treblinka en Pologne, il y avait été surnommé "Yvan le terrible". Mais en 1993, Demjanjuk est acquitté au bénéfice du doute. Les Etats-Unis l'ont déchu de sa nationalité américaine depuis et ont entamé une procédure d'extradition.
- Sandor Kepiro, un officier de police hongrois accusé d'avoir tué plus de 1.200 civils en Serbie pendant la guerre. Condamné en 1944 et 1946 par la justice hongroise, il n'a jamais purgé sa peine. Rentré en Hongrie en 1996, après des décennies passées en Argentine, il nie toutes les accusations. La Hongrie a rouvert une enquête.
- Milivoj Asner, ancien chef de la police croate, qui a participé activement à la déportation de centaines de Serbes, de Juifs et de membres des minorités Sinti et Rom. Il vit à Klagenfurt, dans le sud de l'Autriche, mais la justice autrichienne refuse son extradition réclamée par la Croatie sur la base d'expertises médicales attestant qu'il n'est pas en état d'être interrogé ou de comparaître devant un tribunal.
- Soeren Kam, ex-membre des brigades SS, est accusé d'être responsable de la mort d'un journaliste danois en 1943. Réfugié en Allemagne, son extradition réclamée par Copenhague a été refusée par un tribunal de Bavière en 2007 pour manque de preuves. Les autorités danoises veulent rouvrir le dossier pour enquêter sur son rôle dans la déportation de nombreux Juifs danois.
- Heinrich Boere, ex-membre du commando SS "Silbertanne", a été condamné à mort par contumace aux Pays-Bas en 1949 pour avoir tué trois civils néerlandais. L'Allemagne, où il vit réfugié, refuse de l'extrader, jugeant sa peine capitale non valide. Le parquet de Dortmund a déposé une nouvelle plainte contre lui en avril 2008 pour les trois mêmes meurtres.
- Charles Zentai, ancien soldat hongrois, a participé en 1944 à la persécution et l'assassinat de Juifs à Budapest. La Hongrie réclame son extradition à son pays d'accueil actuel, l'Australie.
- Mikhail Gorshkow, ancien interprète de la Gestapo, a participé aux meurtres de Juifs en Bielorussie. Les Etats-Unis, où il s'était réfugié, lui ont retiré sa nationalité américaine et l'Estonie, son pays natal qu'il a réintégré en 2002, a ouvert une enquête contre lui.
- Algimantas Dailide, ex-officier de la police de Vilnius en Lituanie, a participé pendant la guerre à des rafles de Juifs qui ont ensuite été exécutés par des nazis et leurs collaborateurs lituaniens. Extradé par les Américains vers l'Allemagne en 2003, il a été reconnu coupable par un tribunal lituanien en 2006 mais sans avoir à purger sa peine.
- Harry Mannil, ancien officier de la police politique estonienne, a participé à des rafles de Juifs qui ont ensuite été tués par les nazis pendant l'occupation de l'Estonie. Une enquête estonienne contre lui a conclu en 2005 qu'il ne s'était pas rendu coupable de crimes contre l'Humanité, faute de preuves. Il vit au Venezuela.
AFP
UNHCR
Press release

Angelina Jolie voices support for Myanmar refugees in northern Thailand camps
 
BAN MAI NAI SOI REFUGEE CAMP, Thailand, February 5 (UNHCR) – UNHCR Goodwill Ambassador Angelina Jolie has called on the Thai government to grant Myanmar refugees in northern Thailand greater freedom of movement, after spending a day listening to refugees tell of the difficulties they have faced in two decades of living in closed camps.

"I was saddened to meet a 21-year-old woman who was born in a refugee camp, who has never even been out of the camp and is now raising her own child in a camp," Jolie said after her visit Wednesday to Ban Mai Nai Soi camp, home to 18,111 mainly Karenni registered refugees, just three kms from the Myanmar border, near Mae Hong Son.

"With no foreseeable chance that these refugees will soon be able to return to Burma (Myanmar), we must find some way to help them work and become self reliant," she said.

The 111,000 registered refugees who live in nine camps in northern Thailand along the Thai-Myanmar border are not allowed to venture outside the camps to work or receive higher education.

In a thatched two-room house on stilts, Jolie sat down on the floor and chatted with refugee Ma Pai, a 44-year-old minority ethnic Kayan woman who has applied for resettlement to the United States.

At a boarding school for orphans and children separated from their parents, Jolie listened attentively as two teenage girls – sent across the border to the refugee camp by their parents for education – told of their fears that they might have to go back to Myanmar when they finish their schooling.

"I hope we can work with the Thai authorities to speed up the government admissions process and that you will not be forced to go back to Burma if danger remains," Jolie said.

The Thai government's Provincial Admissions Board, the only body that can grant refugee status to people fleeing fighting or persecution in Myanmar, has yet to process some 5,000 people who arrived in Mae Hong Son province in 2006 and 2007, the last time there was significant fighting in Kayah State just across the border. Throughout last year, people continued to trickle into Ban Mai Nai Soi and three other camps in the province, mostly fleeing forced labour and other human rights abuses.

One 26-year-old woman, Pan Sein, told Jolie she fled her village in Kayah State last November, and took a circuitous, hazardous journey on foot that finally brought her to the camp at the beginning of January.

"Weren't you scared to leave your parents and come on your own?" Jolie asked.

"Yes, I was scared," Pan Sein replied. "It was dangerous to flee, but even more dangerous to stay in my village."

Jolie's visit came at a time of worldwide attention to the large numbers of Rohingya migrants fleeing Myanmar's northern Rakhine state in rickety boats, and just after UNHCR gained access to 78 Rohingya boat people in detention in Ranong in southern Thailand.

"Visiting Ban Mai Nai Soi and seeing how hospitable Thailand has been to 111,000 mostly Karen and Karenni refugees over the years makes me hope that Thailand will be just as generous to the Rohingya refugees who are now arriving on their shores," Jolie said.

"I also hope the Rohingya situation stabilizes and their life in Myanmar improves so the people do not feel the desperate need to flee, especially considering how dangerous their journey has become," she added. "As with all people, they deserve to have their human rights respected."

By Kitty McKinsey
In Ban Mai Nai Soi Camp, Thailand

Website:  www.unhcr.org
 
 

 

 
 

 

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