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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2751 du 05.12.2007
 archives : www.tunisnews.net

 

 

OLPEC: Le journaliste Slim Boukhdhir condamné à un an de prison à l'issue d'un procès inéquitable
Reuters: Un an de prison contre un journaliste tunisien
AFP: Tunisie: un journaliste opposant condamné à un an de prison
AP: Tunisie: un journaliste condamné à un an de prison
Reuters: Tunisia jails journalist for one year
Reuters: Bouteflika offre un bain de foule bien encadré à Sarkozy
AFP: Sarkozy quitte l'Algérie sans "excuses" mais sur un message d'avenir
AFP: L'accord sur le nucléaire "marque la confiance" de la France
 

 

Observatoire pour la liberté de presse, d'édition et de  Création (OLPEC), Tunis

 

Le journaliste Slim Boukhdhir condamné à un an de prison à l'issue d'un procès inéquitable

 

Le 4 décembre 2007

 

Le tribunal cantonal de Sakiet Ezzit (Sfax) vient de condamner ce jour  4 décembre 2007, le journaliste Slim Boukhdhir à 1 an de prison ferme et  5 dinars d'amende pour "outrage à fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions" (8 mois), "atteinte aux bonnes mœurs" (4 mois) et "refus de

présenter sa carte d'identité aux forces de l'ordre" (5 TND).

 

Une cour partiale

 

Plusieurs vices de forme et contradictions dans le PV de police ont été relevés par les avocats ; mais le président du tribunal, Hatem Warda  est passé outre.

 

-  Il a accepté d'accréditer le témoignage des deux témoins à charge,  alors que ces deux témoignages n'ont pas été recueillis de façon réglementaire en violation de l'article 155 du code de procédure pénale (CPP) ; Les  témoins n'ont pas prêté serment et la procédure de récusation n'a pas été  observée.

 

- L'instruction contre Slim Boukhdhir a été ouverte officiellement,  selon le PV de police, le 26 novembre à 4 heures du matin alors que Slim Boukhdhir a été arrêté et placé en détention préventive au poste de Sakiet Ezzit à 6 heures du matin, soit 2 heures avant les faits.

 

- Le Procès verbal établi par la police n'a pas été signé

 

- L'agent de police qui a porté plainte contre Slim pour "outrage" et"atteinte aux bonnes moeurs" (insultes grossières) a lui même conduitl'interrogatoire de Slim. Les avocats ont relevé le fait qu'il ne peut  pas être juge et partie (violation de l'article 12 du CPP).

 

- Le PV de police évoque la présence de deux agents de police sur les lieux alors que les témoins à charge signalent dans leurs témoignages "la présence de plusieurs agents", ce qui confirme la version de Slim qu'il afourni au Tribunal selon laquelle une voiture d'agents de la sûreté del'Etat suivait le taxi collectif depuis sa sortie de Sfax et que ce sontles agents en civil de la police politique qui ont procédé à l'arrestation.

 

- Slim Boukhdhir, qui a nié devant le tribunal les faits qui lui ont  étéreprochés, n'a même pas bénéficié de la confusion des peines prévue par  le CPP et la peine d'un an de prison ferme est un indice clair sur la partialité de la cour.

 

Background

 

Rappelons que Slim Boukhdhir se dirigeait vers la capitale le matin du  26 novembre, pour répondre à une convocation du chef de poste de Khaznadar (banlieue de Tunis) qui devait lui délivrer son passeport, dont il  était arbitrairement privé et pour lequel il avait entamé une grève de la  faim de 15 jours en début novembre.

 

Vers 04.30, la voiture était arrêtée par la garde nationale  (gendarmerie) pour "contrôle de routine". Mais Slim est apostrophé par son nom par  des policiers en civil qui les entouraient, lui demandant de présenter sa  carte d'identité. Ce dernier refuse en déniant aux "civils" la qualité de l'interpeller.

 

De nombreux avocats se sont déplacés pour assister Slim Boukhdhir lors  de ce procès ainsi que de nombreux observateurs d'ONG tunisiennes (OLPEC, CNLT, ALT, SJT…). Une délégation d'Amnesty International a également observé ce procès ainsi que des représentants de missions

 diplomatiques.

 

L'OLPEC

 

-Estime qu'il s'agit d'un coup monté pour sanctionner Slim Boukhdhir  pour ses articles sur la corruption publiés récemment dans la presse internationale et où il a mis en cause les proches de ben Ali. Cette "punition" a également pour but de le priver "légalement" de son  passeport.

 

- considère que le tribunal a violé l'obligation de neutralité en s'alignant sur le PV de la police sans prendre en considération toutes  les contradictions qu'il contenait. Et que s'il ne s'agit que d'un refus de présenter sa carte d'identité, l'affaire aurait dû être conclue par une amende de 5 dinars (3 euros) prévue par la loi, et que par conséquent  rien ne justifiait son arrestation.

 

- dénonce ce procès comme un procès inéquitable et un procès contre la liberté de la presse en Tunisie et exige la libération inconditionnelle  de Slim Boukhdhir.

 

Pour l'Observatoire

Le Président

Mohamed Talbi

 


 

 

Un an de prison contre un journaliste tunisien

 

Reuters, le 4 décembre 2007 à 14h19

 

TUNIS, 4 décembre (Reuters) - La justice tunisienne a condamné mardi à un an de prison le journaliste Slim Boudkhir pour altercation violente avec la police, a annoncé son avocat. « Le tribunal a condamné le journaliste Slim Boukhdhir à un an pour des accusations d'agression verbale d'un membre de la sécurité gouvernementale, inconduite et refus d'obtempérer à la police qui lui demandait sa carte d'identité", a dit à Reuters Abdelwaheb El Maater.

Le mois dernier, Boukhdhir, qui est l'une des voix les plus critiques à l'égard du gouvernement tunisien, avait fait une grève de la faim pendant plus d'une semaine pour dénoncer le refus opposé à sa demande de passeport qui lui aurait permis de se rendre à l'étranger. Agé de 39 ans, il travaille notamment pour le quotidien al-Qods al-Arabi, édité à Londres.

Des organisations tunisiennes de défense des droits de l'homme affirment qu'il est harcelé depuis plusieurs années par les autorités.

Les incidents qui lui valent cette condamnation remontent à la semaine dernière.

 


 

 

 

Tunisia jails journalist for one year

Reuters, le 4 décembre 2007 à 14h31

 

 

TUNIS, Dec 4 (Reuters) - A Tunisian court sentenced a journalist on Tuesday to one year in jail for verbally abusing police, his lawyer said on Tuesday. The court condemned journalist Slim Boukhdhir to one year on charges of verbally attacking a government security member, misconduct and refusing to show his identity card when asked by police," lawyer Abdelwaheb El Maater told Reuters. Boukhdhir, a virulent critic of the government, staged a two-week hunger strike last month to protest being denied a passport to travel abroad for four years.

The 39-year-old journalist, who has worked for Arab newspapers including the London-based al-Quds al-Arabi daily, was arrested last week for refusing to show his identity card to a police officer.

Human rights groups say Boukhdhir has been harassed by the authorities for several years. Government officials were not immediately available for comment.

 

(Reporting by Tarek Amara; Editing by Michael Winfrey)

 

REUTERS

 


 

Tunisie: un journaliste opposant condamné à un an de prison

 

AFP, le 4 décembre 2007 à 15h00

 

TUNIS, 4 déc 2007 (AFP) - Un journaliste et militant de l'opposition tunisienne, Slim Boukhdhir, a été condamné mardi à un an de prison ferme, à la suite d'une altercation avec des agents de sécurité lors d'un contrôle d'identité, a-t-on appris de source judiciaire.

Ce verdict a été rendu par le tribunal cantonal de Sakit-Ezeit, près de Sfax (sud), qui l'a condamné à huit mois de prison pour "offense à l'égard d'un agent de l'ordre" et à quatre mois supplémentaires pour "atteinte aux bonnes moeurs", a-t-on ajouté de même source.

Slim Boukhdhir, 39 ans, s'est aussi vu infliger une amende de 5 dinars (2,8 euros) pour "refus de présentation de documents d'identité".

Il avait été arrêté le 26 novembre après avoir refusé un contrôle d'identité alors qu'il regagnait Tunis à bord d'une voiture de transport collectif privée, avait indiqué un de ses avocats

Abdelwaheb Maatar.

Les autorités judiciaires ont affirmé que l'accusé avait refusé de se soumettre à un "simple contrôle de routine", qui avait concerné tous les passagers du véhicule et agressé verbalement deux agents de l'ordre.

Selon Me Maatar, le prévenu a nié mardi les charges retenues contre lui et les avocats de la défense ont demandé sa libération affirmant que leur client était "victime d'un acharnement politico-judiciaire".

Slim Boukhdhir avait observé en novembre une grève de la faim de

15 jours pour réclamer un passeport, mais les autorités avaient assuré qu'il n'en avait jamais fait la demande.

Ancien journaliste au quotidien tunisois Echourouq (privé), M. Boukhdir est actuellement correspondant du quotidien panarabe

Al-Quds al-Arabi, édité à Londres, et du site arabe de la chaîne de télévision MBC, basée à Dubaï.

Selon ses proches, ce journaliste membre du parti du "Congrès pour la République" de Moncef Marzouki, interdit en Tunisie, devrait interjeter appel de sa condamnation.

 

AFP


 

 

Tunisie: un journaliste condamné à un an de prison

 

Associated Press, le 4 décembre 2007 à 19h41

 

TUNIS (AP) -- Le journaliste et opposant tunisien, Slim Boukhdhir, a été condamné mardi à un an de prison ferme après un accrochage avec des agents de l'ordre qui procédaient à un contrôle

d'identité, a-t-on appris auprès de l'un de ses avocats, Me Abdelwahab Maâtar.

 

Le journaliste qui a comparu en état d'arrestation devant le  tribunal cantonal de Sakiet-Ezzit, du gouvernorat de Sfax, dans le sud tunisien, a écopé de huit mois d'emprisonnement pour "offense à

fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions" et de quatre mois pour "atteinte aux bonnes mœurs", en plus d'une amende de cinq dinars (près de 3 euros) pour avoir refusé de présenter sa carte d'identité.

 

Selon une source judiciaire, le journaliste avait refusé de se soumettre à "un contrôle ordinaire" effectué le 26 novembre dernier sur tous les passagers d'une voiture de transport inter-urbain "en

agressant verbalement" les deux agents de l'ordre.

 

L'accusé qui encourait jusqu'à un an et demi de prison selon les chefs d'inculpation retenus contre lui, a nié devant le tribunal les faits qui lui étaient reprochés. Ses avocats ont, quant à eux, réclamé le non-lieu en faveur de leur client en se basant sur "la nullité des procès-verbaux", a déclaré Me Maâtar à l'Associated Press.

 

L'avocat a néanmoins qualifié le verdict de "sévère", notant que d'habitude dans de telles affaires la sanction ne dépassait pas les deux mois de prison.

 

Ancien collaborateur du quotidien "Achourouk" de Tunis, Slim Boukhdhir, 39 ans, est le correspondant notamment du journal "Al Qods Al Arabi" paraissant à Londres.

 

Il avait observé récemment une grève de la faim de deux semaines pour protester contre "le refus des autorités de lui délivrer un passeport", une thèse réfutée par celles-ci qui avancent qu'aucune demande n'avait été présentée dans ce sens par le journaliste.

 

Associated Press


 
Bouteflika offre un bain de foule bien encadré à Sarkozy
 
 
 Par Emmanuel Jarry Reuters - Mercredi 5 décembre, 14h58
CONSTANTINE, Algérie (Reuters) - Abdelaziz Bouteflika a offert deux bains de foule soigneusement encadrés à Nicolas Sarkozy, au troisième jour de la visite d'Etat du président français en Algérie.
A l'heure du déjeuner, les deux chefs d'Etat ont parcouru une des rues principales du centre ville de Constantine, pavoisée de drapeaux algériens et français, au rythme des tambours et de pétarades de mousquets de fantasia, au milieu des you-you et de sifflets qui n'avaient cependant rien d'hostile.
Devancés par un camion chargé de photographes et de caméras de télévision, comme dans un long travelling, ils ont zigzagué pendant une vingtaine de minutes d'un trottoir à l'autre pour serrer les mains d'une foule bon enfant, surtout masculine, sous une pluie intermittente de confettis jetés de balcons.
Un parcours jalonné de quelques banderoles proclamant "Vive l'amitié algéro-française" ou "Bienvenue au président de la République française M. Sarkozy".
Les pancartes à l'effigie du président algérien étaient beaucoup plus nombreuses que les portraits de Nicolas Sarkozy, dont le nom n'a guère été entendu au milieu des "Vive l'Algérie" lancés par la foule contenue sur les trottoirs par des barrières métalliques et un cordon serré de policiers.
S'il était difficile de faire la part de la spontanéité de la foule, celle-ci s'est cependant montrée plutôt chaleureuse.
Quelques "Visas ! Visas" criés au passage du président français - allusion à une politique française des visas jugée trop restrictive par les Algériens - ont constitué les seuls fausses notes de cette démonstration de liesse populaire.
RELENTS D'ANTISEMITISME
Plus tôt, les deux chefs d'Etat étaient arrivés ensemble à l'université Mentouri de Constantine, où Nicolas Sarkozy a prononcé un discours adressé à la jeunesse algérienne.
Ils ont parcouru à pied, entre deux haies de barrières métalliques et de policiers en uniforme bleu, quelque 200 m avant de gagner le grand amphithéâtre, où Nicolas Sarkozy a ensuite prononcé un discours.
Nicolas Sarkozy et Abdelaziz Bouteflika ont serré les mains tendues au-dessus des barrières par des centaines d'étudiants - filles et garçons confondus - à "l'enthousiasme" visiblement orchestré par des chauffeurs de foule.
Encouragé par ces derniers au passage des chefs d'Etat, ces étudiants ont scandé le nom du président algérien pour lui demander d'effectuer un troisième mandat à la tête de l'Algérie.
"One, two, three, viva l'Algérie ! Bouteflika ! Troisième mandat !" criaient-ils en levant trois doigts vers le ciel.
Quelques cris "Sarkozy" ou "Vive Sarkozy", complètement noyés dans la masse, étaient pratiquement inaudibles.
La plupart des étudiants interrogés avant l'arrivée du président français reprenaient comme un leitmotiv la demande "d'excuses" adressée par les dirigeants algériens à la France pour son passé colonial en Algérie.
Ce qui ne les empêchaient pas de demander dans le même souffle "plus de facilité d'inscription et de visas pour les étudiants en France" - un signe de l'ambivalence des sentiments des jeunes Algériens à l'égard de la France.
"Le peuple algérien préfère le président Jacques Chirac", a lancé l'un d'eux en faisant allusion au prédécesseur de Nicolas Sarkozy, qui a effectué une visite d'Etat en Algérie en 2003. "Jacques Chirac n'est pas raciste".
Un autre, portant la barbe des islamistes, brandissait une pancarte aux relents antisémites.
"Sarko, qu'elles sont tes origines ? Sarko, pourquoi vous êtes raciste ?" pouvait-on lire sur cette pancarte qui arborait des étoiles de David, symbole d'Israël.
A un journaliste qui lui faisait remarquer qu'il y avait des ministres musulmans d'origine nord-africaine dans le gouvernement français, cet étudiant a répondu : "C'est des harkis !" - une allusion aux supplétifs musulmans de l'armée française pendant la guerre d'indépendance algérienne.
Des attaques auxquelles Nicolas Sarkozy répliquera indirectement dans son discours.
"L'antisémitisme n'est pas qu'un crime contre les Juifs, c'est un crime contre tous les hommes et un crime contre toutes les religions. Aucune cause aussi juste soit-elle ne peut justifier ce crime", a-t-il déclaré.

 
Sarkozy quitte l'Algérie sans "excuses" mais sur un message d'avenir

 Par Par Philippe ALFROY AFP - Mercredi 5 décembre, 17h28
CONSTANTINE (AFP) - Le président français Nicolas Sarkozy a achevé mercredi à Constantine sa visite en Algérie comme il l'avait commencée, avec une condamnation ferme du colonialisme, mais sans présenter d'excuses, et en appelant l'Algérie à se "tourner vers l'avenir".

Reprenant le ton du discours qu'il avait prononcé à Alger devant un parterre de patrons à son arrivée lundi, Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois dénoncé, cette fois devant les étudiants de l'université Mentouri et son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, le système colonial "injuste" mis en place par la France en Algérie (1830-1962).
"Beaucoup de ceux qui étaient venus s'installer en Algérie étaient de bonne foi. Ils étaient venus pour travailler et pour construire, sans l'intention d'asservir ni d'exploiter personne", a-t-ilsouligné, "mais le système colonial était injuste par nature et il ne pouvait être vécu autrement que comme une entreprise d'asservissement et d'exploitation".
Répétant le message qu'il a délivré pendant les trois jours de sa visite, le chef de l'Etat français a associé dans son hommage toutes les victimes de la guerre d'indépendance (1954-1962).
"Je n'oublie ni ceux qui sont tombés les armes à la main pour que le peuple algérien soit de nouveau un peuple libre, ni les victimes d'une répression aveugle et brutale, ni ceux qui ont été tués dans les attentats (...) ni ceux qui ont dû tout abandonner", a-t-il souligné.
Et, comme son entourage l'avait laissé entendre mardi soir, il n'a pas prononcé les excuses exigées par les Algériens pour les crimes imputés à la colonisation française, préférant les appeler à "tourner la page".
"Je ne suis pas venu nier le passé, mais je suis venu vous dire que le futur est plus important", a insisté M. Sarkozy. "Les fautes et les crimes du passé furent impardonnables. Mais c'est sur notre capacité à conjurer l'intolérance, le fanatisme et le racisme qui préparent les crimes et les guerres de demain que nos enfants nous jugeront", a-t-il ajouté.
Pour concrétiser cette "nouvelle ère", le président français a proposé, à Constantine à son homologue algérien, de "bâtir l'Union méditerranéenne sur l'amitié franco-algérienne (...) comme la France offrit jadis à l'Allemagne de construire l'Union de l'Europe sur l'amitié franco-allemande".
"L'Union de la Méditerranée, c'est un pari et un défi (...) dicté par l'idéal autant que par la raison (...) qui n'est ni plus, ni moins raisonnable que celui de l'Europe il y a soixante ans", a-t-il jugé.
Cette initiative n'a suscité jusqu'ici qu'un intérêt poli des pays concernés, notamment en Algérie ou dans l'Union européenne.
Comme gage de bonne volonté, M. Sarkozy a salué l'accord de coopération en matière de nucléaire civil signé mardi entre les deux pays, estimant qu'il constituait "la marque de confiance" de la France envers l'Algérie.
Après son discours, il s'est offert dans les rues du centre de Constantine un chaleureux bain de foule avec Abdelaziz Bouteflika, accueilli par les vivats de la foule scandant "Bouteflika, un troisième mandat!" ou "One, two, three, viva Algérie!"
Avant même la fin du voyage du président, l'Elysée l'a qualifié de succès, estimant, selon un de ses hauts responsables, "incontestable qu'une nouvelle page s'est ouverte". "Sur la mémoire, chacun a fait un pas vers l'autre, les choses se sont vraiment stabilisées", a ajouté ce responsable.
Dans la foulée du ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni qui saluait, mardi, un "progrès" mais "insuffisant" de la France, la presse algérienne ne partageait pas mercredi cette opinion. "Encore un effort, monsieur le président, sur le passé colonial de la France", écrivait Liberté, alors qu'El Watan titrait sans détour sur "la dérobade de Sarkozy".

L'accord sur le nucléaire "marque la confiance" de la France

CONSTANTINE (Algérie) - Le président français Nicolas Sarkozy a estimé mercredi, devant des étudiants de Constantine (est), que l'accord de coopération en matière de nucléaire civil signé mardi à Alger était une "marque de confiance" de la France envers l'Algérie.
"L'accord de coopération dans le nucléaire civil que nos deux pays ont conclu est la marque de cette confiance que la France fait à l'Algérie", a déclaré M. Sarkozy lors d'un discours devant des étudiants de l'université Mentouri de Constantine.
"Je le dis au nom de la France, le partage du nucléaire civil sera l'un des fondements du pacte de confiance que l'Occident doit passer avec le monde musulman", a poursuivi le chef de l'Etat.
Paraphé mardi à Alger, cet accord ouvre à l'Algérie les portes de l'énergie nucléaire civile. Il couvre la recherche, la production d'électricité et la formation, ainsi que la prospection et l'exploitation de gisements d'uranium algériens.
"C'est la première fois que la France signe un tel accord avec un pays arabo-musulman", s'est-on réjoui côté français. "C'est toute une filière que l'on va installer", a précisé à la presse un haut responsable de l'Elysée.
(©AFP / 05 décembre 2007 12h18)


 

 

 

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