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TUNISNEWS
10 ème année, N° 3756 du 04.09.2010
 archives : www.tunisnews.net 

Comité de soutien Vérité et Justice pour Hakim: Non lieu scandaleux : Vérité et Justice pour HAKIM !
Kalima: Dispositif de sécurité exceptionnel lors d’une soirée musicale
Kalima: La pénurie de farine subventionnée contraint des boulangeries à la fermeture
L'Orient-Le Jour: Visite du président palestinien Mahmoud Abbas en Tunisie
Kapitalis: ‘‘Israël en Tunisie’’ fait scandale sur Twitter
Nawaat: Tunisie : Evasion illicite de capitaux, le cancer de l’économie Tunisienne
Magharebia: Hausse de la mendicité en Tunisie durant le Ramadan
Le Temps: Le secteur du transport appelle le sauveur de la patrie à présenter sa candidature à la présidentielle 2014-2019
Le Temps: Soirée ramadanesque organisée par le MDS  «La Tunisie et l’identité»
TAP: Point de vue de la Tunisie concernant la proposition libyenne pour lutter contre l’immigration illégale
Gnet: Aïcha Ben Dhia, lauréate au concours de Polytechnique 2010
Les associations de l'immigration disent non aux dérives xénophobes et sécuritaires de l'Etat qui stigmatisent les étrangers et les français d'origine étrangère
Comité de soutien Vérité et Justice pour Hakim
Non lieu scandaleux : Vérité et Justice pour HAKIM !

Rassemblement jeudi 9 septembre à 14 H. devant la Cour d’Appel d’Aix en Provence.


Après deux ans de procédure judiciaire, pourquoi les juges d’instruction du tribunal correctionnel de Grasse concluent-elles l’information judiciaire par un non-lieu favorable aux deux agents de la Brigade Anti Criminalité (BAC) responsables de la mort de Hakim AJIMI ? Alors que, parallèlement, des agents de la police nationale et de la police municipale sont mis en examen, les agents de la BAC jouissent-ils d’un statut particulier ?
Il y a deux ans déjà, le 9 mai 2008 à Grasse, en plein jour, en plein centre-ville, Hakim AJIMI est mort, suite à son interpellation par la police. Interpellé dans la rue, Hakim n’est ni armé, ni dangereux, ni même menaçant. Sous les yeux de nombreux témoins, il est immobilisé par deux agents de la BAC, rejoints par des officiers de la police municipale et nationale. Pieds et mains menottés, ventre contre terre, Hakim subit durant 15 à 20 minutes une clé d’étranglement (dont l’usage est condamné par la Cours Européenne des Droits de l’Homme) associée à une violente compression thoracique et à de violents coups de poings et coups de pieds. Voyant l’état critique du jeune homme, des passants tentent d’intervenir. En vain. Hakim AJIMI est mort, il avait 22 ans.
En octobre 2008, les deux juges d’instruction du tribunal correctionnel de Grasse ont placé, contre toute logique, les deux agents de la BAC responsables de la mort de Hakim en position de témoins assistés. Le 5 mai 2010, suite à l’appel de la partie civile, elles récidivent en concluant l’information judiciaire par un non-lieu, ignorant tous les éléments à charges contre ces deux agents :
faisant fi des vingt témoins oculaires dénonçant les méthodes barbares employées par la police sous leurs yeux et ayant causé la mort de Hakim ;
faisant fi de l’expertise médicale explicitant une mort lente et douloureuse par asphyxie mécanique ;
faisant fi des procès verbaux des agents de la BAC et de la police ne démentant ni la durée de l’étranglement ni l’inertie du corps au moment de son transfert au commissariat ; ·_ faisant fi de la requête du procureur de la République demandant la mise en examen pour avoir « causé la mort de Hakim par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité » ;
faisant fi de l’ordonnance de la Chambre d’instruction d’Aix-en-Provence de fournir un supplément d’information « aux fins de mise en examen des deux policiers pour homicide involontaire et non assistance à personne en péril ;
faisant fi du rapport accablant de la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité, qui s’indigne de « l’inhumanité » des policiers, dénonce « l’abus inutile de l’usage de la force », et demande des sanctions disciplinaires contre les agents impliqués.
Le comité de soutien Vérité et Justice pour Hakim dénonce l’alimentation d’un corporatisme aveugle et dangereux et le maintien d’un climat délétère par les deux juges d’instruction du tribunal correctionnel de Grasse. Il oeuvre, avec détermination, pour faire triompher la vérité et pour que justice soit rendue.
MOBILISATION JEUDI 9 SEPTEMBRE 2010 À 14 H DEVANT LA COUR D’APPEL D’AIX-EN-PROVENCE CONTRE LE NON-LIEU SCANDALEUX PRONONCÉ EN FAVEUR DES RESPONSABLES DE LA MORT DE HAKIM AJIMI
Vérité et Justice pour Hakim
___________________________
La  Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives – FTCR
-         Appelle au rassemblement devant la Cour d’Appel d’Aix en Provence : Pour exiger que justice soit rendue à la mémoire d’Abdelhakim AJIMI.
    - Réitère sa solidarité avec la famille Ajimi.
- Ré-interpelle la Justice tunisienne et lui demande des information sur les suites de l'information judiciaire dont l'ouverture a été annoncée en mai 2008 par le Parquet de Tunis, et sur les mesures d'assistance à la famille Ajimi.
Paris le 4 septembre 2010
 

Dispositif de sécurité exceptionnel lors d’une soirée musicale


 

Les agents de sécurité, présents en grand nombre au theatre de plein air de Gabès, dans la soirée du lundi 30 aout, lors du spectacle musical présenté par le chanteur Mounir Troudi, ont entrepris de filmer les dizaines de jeunes fans scandant la lévée de la censure de l’internet en Tunisie.

Ils ont été également procédé à la consignation de l’identité de certains d’entre eux, obligés d’exhiber leurs papiers.
Mounir Troudi est connu pour son engagement contre la censure internet, avec la chanson „sayyeb salah ya Ammar“, en solidarité avec la journée organisée fin mai par des bloggers tunisiens en défense de la liberté de naviguer sur internet. De jeunes opposants ont été particulièrement surveillés durant cette soirée.
 
(Source: Le site de "Radio Kalima" le 3 septenmbre 2010)
Lien: http://www.kalima-tunisie.info/fr/News-file-article-sid-212.html

 
La pénurie de farine subventionnée contraint des boulangeries à la fermeture


Proposé par Rédaction le Vendredi 03 septembre 2010
Les habitants de la localité de Mellita (îles Kerkennah, au large de Sfax) se sont plaints de la pénurie de pain qui les oblige à s’approvisionner dans la localité de Ramla, distante de dix kms ; l’unique boulangerie de Mellita – dont la population double durant l’été - ayant été exclue, selon nos sources, de la répartition des rations de farine subventionnée, établie par le directeur régional du commerce.
De nombreuses boulangeries à travers le pays se plaignent de la pénurie de farine subventionnée qui a poussé nombre d’entre elles à réduire de moitié les horaires d’ouverture.
Les responsables agricoles déplorent la baisse de la production par rapport à l’an dernier, baisse qu’ils attribuent aux mauvaises conditions météorologiques du début de la saison.
Les faibles pluies enregistrées cette année ont affecté la récolte De manière générale soulignons que La production de céréales au Maghreb est en baisse, et aucun des pays de la région n’a indiqué la façon dont il va modifier ses plans d’importation sachant que la décision de la Russie d’arrêter ses exportations de céréales suite aux canicules qui ont endommagé ses cultures a fait monter les cours mondiaux de ce produit.
 
(Source: Le site de "Radio Kalima" le 3 septenmbre 2010)
Lien:
http://www.kalima-tunisie.info/fr/News-file-article-sid-210.html
Visite du président palestinien Mahmoud Abbas en Tunisie
samedi, septembre 4, 2010

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas se rendra en Tunisie le 5 septembre pour une visite de fraternité et de travail, a-t-on appris samedi de source officielle.
"Le président palestinien effectuera une visite de fraternité et de travail, dimanche 5 septembre en Tunisie", a annoncé le porte-parole de la présidence de la République, cité par l'agence gouvernementale TAP.
Jeudi dernier, M. Abbas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se sont entretenus à Washington dans le cadre de la reprise du dialogue direct soutenu par les Etats-Unis.


(Source: " L'Orient-Le Jour" (Quotidien - Liban) le 4 septembre 2010)

‘‘Israël en Tunisie’’ fait scandale sur Twitter

Facebook fait de nouveau scandale en Tunisie. Une fois de plus, c’est Israël qui est incriminée. Coup de colère sur twitter. Et voici, que nos blogueurs sont également embarqués dans l’histoire. Qu’on se le dise : dans le conflit israélo-palestinien, le web constitue l’arme de persuasion massive.

Une page Facebook appelée ‘‘Israël en Tunisie’’ fait scandale sur Twitter, les membres de Tnlabs se renvoyant le lien, agrémenté, comme on devait s’y attendre, d’une bordée d’insultes.
Le promoteur de cette page «dédiée à la promotion des relations diplomatiques, à la croissance économique et l’amitié entre l’État d’Israël et la Tunisie» est parfaitement inconnu. Ce qui n’a rien de surprenant. La page ne compte que quelques dizaines de fans, en majorité des juifs originaires de Tunisie. Cela se conçoit très bien.

«Fuck Israel»
Ce qui se conçoit moins, et surprend d’autant plus, c’est que la page compte aussi des fans tunisiens de confession musulmane. A lire leurs réactions, ces derniers semblent chercher à squatter la page et à la détourner de son objectif en multipliant les commentaires du genre grivois («Fuck Israel»), populaire («Tfouh 3la manadherkom») ou imprécatoire («Allahoma zalzel al ardh ta7ta a9dam alyahoud»), entre autres amabilités du même genre.
On comprend, dès lors, que la mission dont se réclament les promoteurs de la page – accélérer la normalisation entre la Tunisie et Israël en recourant aux réseaux sociaux sur le web – ne fait pas beaucoup d’émules. Il n’en reste pas moins que la manœuvre finit par atteindre son but: faire parler de normalisation entre la Tunisie et Israël et donner la possibilité aux partisans d’un tel projet de s’exprimer.
De ce point de vue, même les voix discordantes sont les bienvenues, car elles permettent de tâter le pouls de l’opinion tunisienne sur ce sujet et identifier les arguments des adversaires de la normalisation pour, le cas échéant, se préparer à les contrer. En d’autres termes: le promoteur de la page ne cherche pas enrôler des Tunisiens pro-israéliens, ni à convaincre les internautes tunisiens de l’opportunité d’une normalisation tuniso-israélienne. Il cherche seulement, en attirant ces derniers et en les occupant, à mieux connaître leurs profils, leurs ressorts intellectuels, leurs manières de pensée, etc. Comme quoi : à la paix, comme à la guerre…

Israël-Palestine: guerre et paix sur le net
Les Israéliens, on le sait, utilisent toutes les armes dont ils puissent disposer dans leur combat contre les Arabes. Parmi ces armes: le web en général et les réseaux  sociaux en particulier.
Ainsi, par exemple, le quotidien israélien ‘‘Haaretz’’ rapporte que des organisations de colons ont lancé en août, à destination de leurs militants, une formation à l’édition de contenus sur l’encyclopédie participative Wikipedia. Leur objectif: revaloriser l’image du mouvement sioniste, à la fois en Israël grâce à la version en hébreu et à l’étranger via la version anglophone.
Naftali Bennett, directeur du mouvement Conseil de Yesha, justifie cette initiative, exemple à l’appui: «Nous ne manions pas assez bien l’outil Internet, et la position d’Israël y est exécrable. Prenez par exemple la flottille turque [de Gaza]. Au début, on ne nous trouvait nulle part. Pendant les premières heures, des millions de personnes ont tapé les mots ‘‘Gaza’’ et ‘‘flottille’’ et lu ce qui était écrit sur Wikipedia.»
Conseil de Yesha vient d’ailleurs de créer un prix du «meilleur éditeur sioniste» sur le web. Ainsi, celui qui incorporera le plus de modifications pro-sionistes à Wikipedia au cours des quatre prochaines années sera l’heureux gagnant d’un voyage en montgolfière...
Face à cette offensive des colons d’Israël, les Palestiniens essayent eux aussi de s’organiser. Ainsi, toujours selon ‘‘Haaretz’’, le président de l’Association des journalistes palestiniens vient de donner le signal de la contre-attaque en lançant un appel à rendre les articles Wikipedia plus pro-palestiniens.

Big Israël is watching you
Autre épisode dans cette guéguerre israélo-arabe sur le net: un internaute tunisien, animateur du site ‘‘Kiffe grave’’ affirme avoir reçu récemment un email émanant de la très sérieuse Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), basée en France. L’organisation lui aurait ainsi signalé «plusieurs commentaires diffusant un contenu à caractère illicite» à propos de son post ‘‘La question juive’’, en ajoutant, presque sur un ton menaçant, que «ces commentaires sont constitutifs d’incitation à la haine et de la diffamation».
Le commentaire incriminé par la Licra est le suivant: «Je ne croix pas qu’on puisse faire la paix avec les juifs. 100% des Israéliens font leur service militaire qui dure 3 années. Donc je ne croix pas que ces gens, après un tel traitement et un lavage de cerveau, puissent avoir envie de la paix. Ce sont des tueurs armés, qui ont tué dans le passé, qui tuent aujourd’hui et qui tueront demain. C’est un fait que plus de 5000 ans d’histoire confirme. Ils ne changeront jamais.»
Selon la Licra, ce commentaire «ne respecte pas la législation». Il serait même «constitutif de négationnisme», crime punissable de prison en France. Aussi, le service juridique de l’organisation rappelle-t-il au blogueur l’article 6.I. 7 de la loi française du 21 juin 2004 pour la confiance en l’économie numérique, qui exige des hébergeurs de «concourir à la lutte contre les activités illicites sur internet, et notamment contre les infractions à la loi du 29 juillet 1881». Elle lui demande ensuite d’«exercer une modération plus rigoureuse» (traduire: en atténuant les critiques adressées à Israël) et de «faire retirer» les commentaires signalés du site de ‘‘Kiffe grave’’.

Que fait l’autre camp?
Face à un tel déploiement de la machine de propagande israélienne, «que fait l’autre camp pour contrer l’offensive?», s’interroge un autre internaute tunisien sur le blog ‘‘Taktouka’’.
«Dans cette guerre du web, les internautes arabes (blogueurs et hébergeurs) restent très dénués, car ils sont moins réactifs, disposent de moins de moyens et leurs pays n’ont même pas de stratégie dans ce domaine», serions-nous tentés de répondre.

(Source: Kapitalis.com le 4 septembre 2010)

Lien : http://kapitalis.com/polemik/55-debat/1162-israel-en-tunisie-fait-scandale-sur-twitter.html


  Tunisie : Evasion illicite de capitaux, le cancer de l’économie Tunisienne

Malek | Sep 02, 2010 | 3 comments

Ce n’est plus un secret pour personne que la fuite illicite de capitaux est un sport national dans notre pays. Ce phénomène ne date pas d’aujourd’hui et l’évasion de capitaux se pratique à tous les niveaux de la société. Mais elle atteint au sommet du pouvoir des proportions inquiétantes.

Depuis 1987, et l’avènement du nouveau régime, l’entourage du président Ben Ali s’est petit à petit accaparé les affaires les plus juteuses du pays ainsi que les principaux échanges internationaux. Ce qui les place d’office à la tête de cette entreprise de spoliation nationale.

Les indiscrétions ne manquent pas sur les méthodes de transformation des biens mal acquis en argent liquide transféré par diverses moyens dans des paradis fiscaux ou dans les banques de certains pays “amis”. Mais au-delà des spéculations et des ouï-dire, les chiffres sont la pour parler.

Une étude indépendante menée pour le compte du Global Financial Integrity (GFI), par une équipe de chercheurs dirigée par deux économistes et soutenue par la Banque Mondiale, a révélé un trou de près de 18 milliards de dollars échappés au circuit officiel en Tunisie. Soit près de 27 milliards de nos dinars. Une somme qui couvrirait la totalité de la dette extérieure du pays !

Les chercheurs se sont essentiellement basés sur l’analyse de notre balance des paiements. Les échanges commerciaux effectués par la Tunisie avec tous les pays du monde durant la période allant de 1970 à 2008 ont été passés au peigne fin. Ils ont alors été comparés avec les statistiques annoncées par nos partenaires commerciaux en déduisant les frais d’assurance et du fret. Ils se sont arrêtés ainsi sur les contradictions relevées à partir des statistiques des deux côtés. Les chercheurs ont aussi enquêté sur les subventions, les donations, et les prêts qui ont été injectés dans le pays en analysant la traçabilité de leurs emplois.

Sur ces 17.7 milliards plus précisément, les auteurs du rapport ont pu recenser plus de 15 milliards volatilisés, dont près de 12,5 milliards de dollars entre 1987 et 2008. Le reste n’a pas pu être réparti selon les même méthodes compte-tenu de la complexité des transactions. Ce chiffre faramineux nous vaut une peu glorieuse dixième place dans le Top 15 africain. Soit plus de 1600$ par tête de pipe. On est même quatrième si on prend en compte ce critère.

En se penchant sur le détail des chiffres année par année, nous pouvons par exemple relever qu’en 1987, l’année du coup d’État médical du général Ben Ali, 676 millions de dollars ont frauduleusement quitté le pays. Une intensification sensible de l’évasion s’est opérée à partir de 1999, l’année de sa 2ème réélection. En effet ,entre 1999 et 2008 plus de 10 milliards de dollars se sont ainsi évaporées. Le record a été battu en 2002 avec 2,475 milliards.

Bien évidement, des hauts fonctionnaires, des hommes d’affaires ou des simples particuliers ont pu également se constituer une petite cagnotte à l’étranger mais cela est sans commune mesure de ce qui peut se faire aux plus hauts cercles du pouvoir.

On se souvient encore de la demeure achetée par Sakhr El Matri à 2.5 Millions de dollars canadiens. Dans un pays où le tunisien lamda n’a le droit qu’à peine l’équivalent de 4000$ en devise étrangère par an, et où la possession de comptes en devises à l’étranger est sévèrement contrôlée, il y a matière à se demander quant à la “légalité” de cette transaction.

Mais, là encore, on est loin du compte. Cette étude, comme on l’a dit plus haut, ne prend en considération que les fuites de capitaux liées aux investissements, comme les transferts clandestins de bénéfices et les détournements des fonds publics ainsi que les échanges internationaux de marchandises par le biais des rétro-commissions. Elle ne prend pas en compte les fuites des produits de l’économie souterraine comme la contrebande et les trafics de tout genre.

Une économie qui représenterait pas moins de 1.5% du PIB selon une estimation faite par un ancien ministre des finances à la retraite. L’équivalent de 1.25 milliard de dollars pour l’année 2009. Or, encore une fois, ce n’est plus un secret pour personne que depuis une quinzaine d’année, l’essentiel du trafic en Tunisie est exclusivement dans les mains de l’entourage du président et son épouse.

Ce fléau qu’est l’évasion illicite des capitaux, a des conséquences désastreuses sur le développement économique et social du pays. Ces milliards qui ont quitté frauduleusement le pays, c’est autant d’écoles et d’universités, de routes et de projets industriels qui ne verront pas le jour. Sans compter l’augmentation du taux d’endettement et l’accroissement du poids de la dette sur les finances publiques. Lutter contre ce phénomène nécessite une intégrité à toutes épreuves des différents services de l’État et à leur tête la Présidence de la République. Chose qui nous fait, malheureusement, encore défaut en Tunisie.

Malek
http://stranger-paris.blogspot.com
www.nawaat.org
@malekk 

(Source: Nawaat.org le 2 septembre 2010)
Lien: http://nawaat.org/portail/2010/09/02/tunisie-levasion-illicite-de-capitaux-le-cancer-de-leconomie-tunisienne/


Hausse de la mendicité en Tunisie durant le Ramadan

03/09/2010

Le mois sacré est synonyme de générosité et de compassion, mais aussi d'une population de mendiants toujours plus importante.

Texte et photos par Monia Ghanmi pour Magharebia à Tunis – 03/09/10

Nous les voyons tous les jours, devant les mosquées et dans les lieux publics : femmes, hommes, personnes âgées et handicapées, tous demandent une aumône. En Tunisie, le nombre de mendiants augmente en proportion égale du sentiment de charité et religieux.
M. Hammadi est assis dans son fauteuil roulant à un angle de rue proche de la station de métro Habib Thameur. Cet homme handicapé s'est retrouvé orphelin il y a quelques années, sans maison ni biens. La rue a été sa seule option, explique-t-il.
Son revenu journalier augmente les vendredis et durant les fêtes religieuses.
Bien qu'il n'existe aucun chiffre précis du nombre de mendiants, il apparaît clairement que, durant le mois du Ramadan, le phénomène s'amplifie dans la société tunisienne. Un nouveau mendiant vient presque chaque jour s'ajouter à la liste.
"Les gens ont trouvé de nouvelles manières de mendier", explique Mahdi ben Mabrouk, professeur de sociologie à la Faculté des arts et des lettres de Tunis.
Non loin d'Hammadi, Taib Hamdi est assis à l'entrée de la bouche de métro, la tête penchée et la main tendue vers les passants. De temps en temps, il en appelle à leur générosité.
Bien que lui et sa femme souffrent de handicaps physiques qui les empêchent de travailler, il n'a pu bénéficier de l'assistance ou des dons que l'Etat accorde aux personnes ayant des besoins spéciaux. Il explique n'avoir reçu aucune réponse à ses demandes d'aide de la part du gouvernement pour lui permettre de subvenir aux besoins de sa famille et permettre à ses enfants de poursuivre leurs études.
Plus loin, devant la mosquée al-Fateh, dans la rue Horreya, des mendiants sont postés à chacune des trois entrées du bâtiment. Ils attendent la sortie des fidèles après les prières de la mi-journée. Ils racontent des histoires de malheur et de misère aux fidèles, tout en leur souhaitant bonne chance. Certains passants s'arrêtent et offrent quelques pièces, d'autres les ignorent.
Il est devenu très difficile de savoir la vérité sur les personnes qui pratiquent la mendicité. On ne peut en effet savoir avec certitude si un mendiant est pauvre et a effectivement besoin d'aide, ou s'il s'agit seulement d'un paresseux, avide de gagner de l'argent facile.
"Ils ne sont pas pauvres. Ils font semblant", explique Kamel al-Ayeb à Magharebia, en s'empressant de passer sans les regarder.
"La mendicité est devenue une professon pour eux", ajoute-t-il.
De nombreux Tunisiens sont également assez dubitatifs.
Karim Farchichi estime que la plupart des mendiants sont de pseudo-artistes qui fabriquent des mensonges de toutes pièces pour susciter la compassion, la sympathie et obtenir de l'argent de leurs concitoyens.
Karim nous a raconté une fois où il se trouvait dans le métro, et où un mendiant est entré, affirmant qu'il était aveugle et en très mauvaise santé. De nombreux passagers ont eu pitié, et lui ont donné de l'argent.
A la station suivante, il est sorti de la rame du métro, a ouvert les yeux et a commencé à compter les dinars qu'il avait gagnés.
"Nous en avons assez d'entendre ces suppliques et tout ce vocabulaire de bons voeux", explique Fathia Mahri. "Nous connaissons leurs trucs, il faut trouver une solution qui nous débarrasse de ces opportunistes que l'on voit tous les jours, où que l'on aille."
"Tout mendiant dont il est prouvé qu'il a exploité les membres de la société pour gagner de l'argent doit être puni", poursuit Fathia.
Mais pour Abd Aziz Akrout, ceux qui s'abaissent à mendier ne le font que parce qu'ils n'ont pas d'autres choix.
"Bien sûr qu'il y a des gens qui vivent dans la pauvreté et le besoin", reconnaît Senda Jerbi. "C'est notre devoir moral et religieux de les aider autant que nous pouvons le faire à avoir une vie meilleure."
Pour Ayman Mbarki, la mendicité est une maladie dont souffre certains Tunisiens. "Ils ont besoin d'un traitement qui les soulage de cette affliction", explique ce jeune homme à Magharebia.
"Le fait qu'il y ait encore des gens qui mendient est bien le signe qu'il y a un problème qui doit être réglé", ajoute-t-il.
Le professeur de sociologie Sami Nasser est l'auteur de plusieurs enquêtes sur la mendicité. Il est arrivé à la conclusion que si l'une des raisons principales à ce phénomène est la pauvreté, une autre est la migration des familles quittant les campagnes.
Dans les régions rurales, les pauvres trouvent des personnes qui les aident à subvenir à leurs besoins sans même poser de questions, explique-t-il.
"Ils viennent en ville, où existe un manque de communication et une absence quasi totale de compassion et de pitié ; cela incite les personnes nécessiteuses à mendier pour gagner leur pain quotidien", poursuit-il.
Selon les derniers chiffres officiels publiés en 2007, le taux de pauvreté en Tunisie s'établit à 3,8 pour cent. Le pays tente de mettre en place une politique qui garantisse des conditions de vie décentes à toutes les couches sociales.
Dans ce but, le Président Zine El Abidine Ben Ali a présidé le 21 juillet un conseil des ministres consacré à l'examen des conditions sociales. Il a été décidé d'intensifier l'aide aux familles dans le besoin et aux revenus limités. Le gouvernement s'est également engagé à travailler pour réduire le taux de pauvreté en accordant des dons à toutes les familles dans le besoin qui s'inscriront sur un fichier national avant 2014.
Une partie du Fonds de solidarité nationale a déjà été alloué à l'amélioration des conditions de vie dans les quartiers pauves de la capitale. De plus, l'Etat permet aux familles indigentes de bénéficier d'une aide pour les fêtes et d'autres occasions spéciales, et assure des possibilités d'emploi pour un ou plusieurs membres de ces familles.
La Tunisie aide également ses citoyens âgés ne bénéficiant d'aucun soutien familial en les plaçant dans des familles d'accueil. Cette initiative de soins à domicile vient compléter le travail des centres et des associations qui se consacrent à apporter aux seniors tunisiens un toit et des soins.
Mais ces programmes ne couvrent pas encore toutes les familles dans le besoin. Arabia Abidi, âgée de la cinquantaine, est l'une de ces personnes qui est passée malgré elle à travers les mailles du filet.
Originaire d'une région rurale au nord-ouest du pays, elle est venue à Tunis il y a plus de deux ans pour aider sa famille : un mari malade et deux fils encore scolarisés. Elle explique avoir commencé à mendier après avoir frappé à de nombreuses portes en quête d'un travail, mais son âge et son illetrisme l'ont empêchée d'être embauchée.
Arabia Abidi a choisi la place Bab Saadoune comme son lieu de mendicité principal. Parfois, elle se rend vers les mosquées et les quartiers résidentiels pour y gagner son pain quotidien. Pour inciter les passants à lui donner quelques pièces, elle leur adresse des voeux de bonne fortune.
"Que Dieu vous aide ! Aidez-moi, et Dieu vous aidera ! Je suis dans le besoin, que Dieu vous comble ! Si Dieu le veut, où que vous alliez, vous gagnerez ! Puisse Dieu vous éclairer !", scande Arabia à l'adresse des passants alors que nous la quittons.
(Source: Magharebia.com le 3 septembre 2010)
Lien: http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/fr/features/awi/reportage/2010/09/03/reportage-01
 
 


 

L’appel des Mille

Le secteur du transport, toutes structures confondues, appelle le sauveur de la patrie, le Président Ben Ali, à présenter sa candidature à la présidentielle 2014-2019

Entreprises, structures et associations professionnelles du secteur du transport appellent  le Président Ben Ali à se porter candidat à la présidentielle 2014-2019

En écho à l’appel des Mille, édité par « Assabah » et «le Temps », nous avons reçu des présidents et responsables des entreprises, des structures et des associations exerçant dans le secteur  du transport terrestre, aérien et maritime (au nombre de 54), un texte qui valorise les efforts  présidentiels dans la promotion du secteur du transport. Texte, dans lequel, ils lancent un  appel au Président Zine El Abidine Ben Ali pour, pour qu’il accepte de se porter candidat à la présidentielle 2014-2019.

A son Excellence, Monsieur le Président  de la République, Zine  El Abidine Ben Ali
 

Vous avez maintes fois sauvé le peuple. Vous l’avez sauvé du danger, de la faiblesse, de l’extrémisme et de la violence.

Vous avez accompli des acquis, des réalisations et des succès qui ont rejailli bénéfiquement sur le peuple tunisien.

En cette journée qui coïncide avec le  jour de votre anniversaire, nous, les entreprises, structures  et   associations professionnelles, exerçant  dans le secteur  du transport  dans toutes ses catégories: terrestre, maritime et aérien, et qui dénombre 130.000 intervenants,  nous sommes en droit d’être fiers de ce qui a été réalisé pour le secteur en acquis,  réalisations et projets avant-gardistes.

Nous nous adressons  à votre Excellence  par  notre appel pour que vous acceptiez   de vous porter candidat à la présidentielle  2014-2019.

 

Mme Hayet Aouani,  Présidente de l’association Fédération Nationale des Transports  
M.Néjib Fitouri Société Nationale des Chemins de Fer Tunisiens    
M.Sassi Yahia Société de Transport de Tunis      
M.Lotfi Mhissen Société Nationale du transport urbain    
M.Mahmoud Ben Fadhl Agence Technique du transport terrestre    
M.Kamel Ben Amor Société Tunisienne du réseau ferroviaire rapide    
M.Rachid Zaïer Société Régionale de transport de Bizerte    
Mme Rebh Yahmadi Société Régionale de transport de Béja    
M.Mohamed Arbi Khemiri Société Régionale de transport de Jendouba    
M.Kelaï Kaâbachi Gdouch Société  Régionale de transport de Gafsa    
M.Hédi Jinaoui Société  Régionale de transport de Kasserine    
M.Abdelkhalek Barbouch  Société  Régionale de transport du  Kef    
M.Jamel Chiouchiou Société  Régionale de transport de Médenine    
M.Sadok Amara Société  Régionale de transport de Nabeul    
M.Abderrazek Meziou  Société  Régionale de transport du Sahel    
M.Hafedh Ayed Société  Régionale de transport de Kairouan    
M.Ali Fraj Société  Régionale de transport de Sfax    
M.Ridha Farhat Société  Régionale de transport de Gabès    
M.Naoufel Néji Société Nationale de transport interurbains    
M.Mokhtar Cheniti Société de transport public de voyageurs    
M.Taoufik Idriss Société de transport urbain (TUS)    
M.Mohsen Fradi Société de transport urbain et régional (STUR)    
M.Abdelmajid Ben Salah Société « City Transport »      
M.Ali Fehri Chambre syndicale des Taxis      
M.Salem Bouaâjila Chambre  nationale des louages      
M.Rachid Becheïkh Chambre nationale du transport rural    
M.Fehri Zemni Chambre nationale des taxis  collectifs    
M.Taher Sahli Chambre nationale de l’enseignement de la conduite automobile  
M.Moncef M’hiri Chambre nationale du centre  de formation en matière de conduite automobile
M.Fathi Zouari Chambre nationale de transport intérieur de marchandises  
M.Abdelaziz Naffati Chambre nationale de transport internationale de marchandises  
M.Abderrazek Jouini Chambre nationale de transport  d’hydrocarbures  
M.Naceur Boufares Chambre nationale des loueurs de véhicules    
M.Mokhtar Feniira Société des travaux des chemins de fer (SOTRAFER)  
M.Ali  Khelifa Compagnie Tunisienne  de Navigation    
M.Samir Hakimi Office de la Marine Marchande et des Ports    
M.Mohamed Saïd Jaouadi Société Tunisienne d’acconage et de  manutention  
M.Noureddine Souissi Société Nouvelle de transport de Kerkennah    
M.Taoufik Bounatirou Chambre syndicale des armateurs    
M.Salem Nabgha Chambre syndicale des transitaires    
M.Haykel Ben Sedrine Chambre syndicale des consignataires de navires  
M.Saïd Jaouadi Chambre syndicale des aconiers    
M.Mohamed Farès Essid Chambre syndicale des ravitailleurs de navires    
M.Abdelaziz Neffati Chambre syndicale des transporteurs internationaux routiers  
M.Imed Taktek Chambre nationale des experts maritimes     
M.Nabil Chettaoui Groupe  Tunisair      
M.Belhassen Trabelsi Société Nouvel Air      
M.Aziz Miled Société « TUNISAVIA »      
M.Mohamed Chérif Office des Aéroports et de l’Aviation Civile    
M.Moncef Zouari Société SEVEN AIR      
M.Fathi Ben Youssef Association Tunisienne des contrôleurs de la circulation aérienne  
M.Abdelaziz Baghdadi
Association  Tunisienne des techniciens des équipements de la navigation aérienne
 

 

 

(Source:"Le Temps" (Quotidien - Tunisie) le 4 septembre 2010)
 

 

Soirée ramadanesque organisée par le MDS
«La Tunisie et l’identité»


Le Mouvement des Démocrates Socialistes (MDS) a organisé jeudi 2 septembre en son siège à Tunis une soirée ramadanesque sur le thème « La Tunisie et l’identité »
M. Ismaïl Boulehya, le secrétaire général du Parti a souligné dans son allocution de bienvenue que le Mouvement des Démocrates Socialistes a pris l’habitude d’organiser pendant le mois Saint de chaque année des soirées sur des thèmes à caractère spirituel et politique :
 
 « Le choix du thème de ce soir n’est pas fortuit car la consécration de l’identité arabe et musulmane de la Tunisie reste l’une des constantes, avec la démocratie et la justice sociale, du MDS » a indiqué M. Boulehya en ajoutant que « l’identité tunisienne se base sur l’unité et l’homogénéité de son peuple. Mais cette identité a besoin d’être approfondie, préservée et enrichie ».
Le secrétaire général a donné ensuite la parole aux conférenciers. En voici quelques extraits des conférences et des interventions.
Interventions
M. Moncef Ouanès a expliqué d’emblée qu’il ne présente pas une conférence. Mais juste des observations et des remarques. Il a souligné donc que la définition de l’identité diffère selon les interprétations et les stratégies adoptées. Le concept donc est relatif. Mais cela ne nous empêche pas, a souligné le conférencier, d’établir des points communs et des bases concrètes de l’identité tunisienne. Ainsi le Tunisien est conscient de son identité. Pour lui, elle est tout d’abord locale puis nationale et enfin arabe. Surtout il considère que son identité, c’est-à-dire son appartenance locale et régionale se complètent parfaitement avec son appartenance nationale qui s’intègre parfaitement dans l’appartenance à la nation arabe.
M. Mehdi Mabrouk a fait remarquer que le concept de l’identité a évolué et a pris différentes formes avec la recrudescence de la mondialisation. Nous assistons à une crise identitaire qui engendre des réactions d’autodéfense et de repli vers le recours à des racines identitaires minoritaires qui tentent d’exclure l’identité de la majorité.
M. Ahmed Jdaï a souligné que l’identité tunisienne est basée sur l’histoire et la géographie. « Sur la culture et la langue aussi » a ajouté le conférencier pour qui « le peuple tunisien, fruit d’un mélange hétérogène est uni par l’appartenance à une terre avec son histoire, sa culture et sa langue ».
M. Fethi Touzri a souligné que « s’il y a un problème d’identité il y a un conflit entre deux croyances. Entre, par exemple, le colonisateur et le colonisé. Aujourd’hui, a-t-il ajouté, la mondialisation a engendré des peuples gagnants et d’autres perdants. Ces derniers vont lutter pour défendre leurs intérêts, c’est-à-dire leur identité ».
Présence du RCD
Me Foued Gargouri, représentant du Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD) a assisté à cette soirée. Sa présence a été très remarquée. Il a, au fait, répondu à une invitation adressée à son parti par le MDS.
M. Boulehya dans son allocution s’est félicité de cette présence et a tenu à donner après la présentation des conférenciers la parole à M. Gargouri.
Après avoir remercié le MDS pour cette invitation, le représentant du RCD a souligné que l’identité tunisienne riche de l’histoire commune de son peuple de son unité et son homogénéité reste une constante de base de la politique du pays conduite par le Président Ben Ali. Nous, en tant que partis politiques nous sommes appelés à consolider, promouvoir et enrichir cette identité ».


(Source:"Le Temps" (Quotidien - Tunisie) le 4 septembre 2010)
Point de vue de la Tunisie concernant la proposition libyenne pour lutter contre l’immigration illégale


TAP le 3 septembre 2010
Une source autorisée au ministère des affaires étrangères, indique, au sujet du point de vue de la Tunisie concernant l'information rapportée par les médias, à propos de la proposition formulée par le Leader Mouammar Kadhafi, lors de sa dernière visite à Rome, réclamant de l'Union Européenne de verser un montant de 5 milliards d'Euros par an, afin de lutter contre l'immigration clandestine, que cette question a été évoquée par le Leader compte tenu de son importance et de sa sensibilité pour les pays de la rive Nord et Sud de la Méditerranée ainsi qu'au vu des moyens financiers importants qu'exige la traitement de ce problème.
La Tunisie avait eu à examiner cette question au niveau bilatéral, notamment avec la partie italienne et la partie française, et, également, dans le cadre de l'accord de partenariat avec l'Union européenne.
Cette question, ajoute la même source, intéresse la Tunisie au premier plan, eu égard au poids qu'elle ne cesse de supporter à cause du phénomène de l'immigration clandestine et de ses incidences humanitaires, sociales et économiques.
La Tunisie considère sérieuse la proposition libyenne, ce qui commande une étude approfondie afin de parvenir à un cadre consensuel et efficace, pour résoudre ce phénomène, de manière à préserver les intérêts des différentes parties, et renforcer les capacités de nos pays à identifier les solutions appropriées pour lutter contre l'immigration illégale et non-organisée.

Aïcha Ben Dhia, lauréate au concours de Polytechnique 2010

Publié le Samedi 04 Septembre 2010 à 09:18
La Presse- Aïcha Ben Dhia a raflé la première place du concours d’admission à l’Ecole Polytechnique filière MP Informatique  2010. Classée première sur 104 candidats français, Aïcha a été également admise à l’Ecole normale supérieure qu’elle a finalement  préféré à Polytechnique.

Fille de parents mathématiciens,  Hachemi Ben Dhia, directeur d'études,  et Anne Sophie Bonnet, directrice de recherches au Laboratoire Poems (Propagation des ondes : étude mathématique et simulation) à Paris, tous deux enseignants à l’Ecole centrale, la lauréate tunisienne avait effectué sa préparation au lycée Louis-Le-Grand à Paris. Pour le moment, elle se ressource dans sa ville natale de Moknine.

Une réussite remarquable car ce concours n'admet que 35 étudiants internationaux parmi des centaines de candidats. Belle promotion 2010 pour les Tunisiens  avec aussi les admis à  X. Outre Aïcha Ben Dhia, citons Sami Zayani premier au concours Mines Ponts, Omar Frikha premier au concours CCP MP, sans oublier les 9 Tunisiens admis à X et les 8 Tunisiens à Centrale - Paris !
Il est bon de rappeler que l'on compte plus de 150 Tunisiens, anciens diplômés de cette prestigieuse école, dont la moitié sont actifs en Tunisie et l'autre moitié, installée un peu partout, à travers le monde.

Mohamed Ali El Annabi, décédé le 4 avril 1962, est le premier Tunisien à avoir été admis à l'École Polytechnique de Paris.
 
(Source: Gnet.com le 4 septembre 2010)
Lien: http://www.gnet.tn/revue-de-presse-nationale/aicha-ben-dhia-laureate-au-concours-de-polytechnique-2010/id-menu-958.html

Les associations de l'immigration disent non aux dérives xénophobes et sécuritaires de l'Etat qui stigmatisent les étrangers et les français d'origine étrangère.


Poursuivant la même logique engagée par la création du Ministère de l'immigration et de l'identité nationale en 2007, le gouvernement français a de nouveau recours aux vieilles recettes de la xénophobie, de la discrimination et de la stigmatisation de certaines catégories de la population.
Bien que la constitution française, dans son article premier, assure «l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion »  M. Nicolas Sarkozy vient de créer avec son discours de Grenoble, une catégorie de «sous-citoyens » de français d'origine étrangère qui peuvent être déchus de leur nationalité française.
Nous assistons depuis plusieurs années à une banalisation de la parole  raciste et xénophobe dans les cercles du pouvoir et de certains médias. Le président de la République, lui-même, montre du doigt des communautés et des groupes sociaux entiers : les Roms, les gens du voyage, les étrangers.
Le discours et la politique du gouvernement accréditent, ainsi, les vielles rengaines sur une immigration coûteuse et assimilée à la délinquance. Cédant à la surenchère sécuritaire, dont les objectifs ont été clairement affichés lors du débat sur l'identité nationale mettant en avant un clivage entre les français dit de souche et les autres: étrangers ou français dit d'origine étrangère.
Ces discours risquent d'avoir de graves conséquences sur le maintien de la cohésion sociale, la désintégration des valeurs républicaines de liberté, d'égalité et de fraternité, le développement de l'islamophobie et la banalisation du  racisme.
Ces attaques renforcent la criminalisation des Roms, des pauvres, des jeunes, des immigrés  notamment africains, maghrébins, originaires de Turquie et des sans papiers.

Paris le 4 septembre 2010
Assemblée des Citoyens Originaires de Turquie – ACORT -
Association des Marocains en France – AMF –
Association des Tunisiens de France – ATF -
Association des Travailleurs Maghrébins de France - ATMF-
Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux Rives – FTCR –

 

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