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TUNISNEWS
9 ème année, N° 3360 du 04.08.2009
 archives : www.tunisnews.net  

Reporters sans frontières: Abdallah Zouari, la fin d’un calvaire ?
Reporters Without Borders: Tunisia -  Is journalist’s 18-year ordeal really about to end?
FTCR: Taïeb BEN OTHMAN en grève de la faim depuis deux semaines
Essabil On Line: Les forces américaines d’occupation remettent aux forces irakiennes Tarek Herzi, prisonnier tunisien en Irak
Kalima: Students arrested in Bizerta
Kalima: Sfax: Political police interrogate RadioKalima correspondent
AFP: Tunisie: neuf nouveaux cas de grippe porcine détectés sur des voyageurs
Jeune Afrique: Lancement différé de Zitouna Bank
AFP: Maroc: interdiction du journal Le Monde pour avoir publié un sondage sur Mohammed VI
20minutes.fr: Censure au Maroc: Pierre Vermeren «Le palais ne s'attendait pas à ce que l'affaire face les gros titres»
AFP: Le Fatah, parti palestinien historique, tient son premier congrès en 20 ans
Reuters: Islamisation rampante à Gaza après deux ans de Hamas
AP: Hijab: le No2 d'Al-Qaïda renouvelle sa menace sur la France
AFP: Des conservateurs saluent la "légitimité divine" du président Ahmadinejad
Press TV: French sources: No change in Iran ties
Xinhua: New NATO chief outlines policy priorities


 
Reporters sans frontières
Abdallah Zouari, la fin d’un calvaire ? 
 
Publié le 4 août 2009
Reporters sans frontières exprime son soulagement suite à la décision des autorités tunisiennes de lever, le 2 août 2009, le contrôle administratif qui pèse sur le journaliste Abdallah Zouari depuis 2002. Cette décision, prématurément annoncée le 31 juillet dernier par certaines sources, est intervenue trois jours seulement avant le terme officiel de sa peine, fixé au 5 août. Elle met fin à sept années de résidence surveillée et à dix-huit années d’acharnement judiciaire et policier à l’encontre de cet ancien journaliste.
« Cette décision est un pas important pour Abdallah Zouari, qui a fait l’objet d’un véritable acharnement judiciaire, ininterrompu depuis 1991. Nous espérons qu’il pourra enfin se déplacer librement dans le pays, qu’il pourra choisir son lieu de résidence et reprendre ses activités jounalistiques, sans entrave ni contrôle de la part des autorités. Mais les rebondissements observés dans le passé nous ont appris à nous méfier. L’organisation reste par conséquent très attentive à ce que la liberté d’Abdallah Zouari soit réelle, et qu’elle ne soit pas que des paroles en l’air », a déclaré l’organisation.
Le 12 avril 1991, Abdallah Zouari, ancien collaborateur de l’hebdomadaire Al Fajr, organe du parti islamiste Ennahad, a été condamné à onze ans de prison pour “appartenance à une organisation illégale“, à l’issue d’un procès intenté contre les dirigeants du parti, interdit en Tunisie depuis. A sa libération, le 6 juin 2002, les autorités tunisiennes ont décidé d’imposer au journaliste un contrôle administratif pour une durée de cinq ans. A compter de cette date, alors même que le journaliste avait purgé sa peine de prison, le système répressif tunisien n’a eu de cesse de s’acharner contre lui, multipliant les incarcérations, les menaces et les intimidations à son encontre et à l’égard de membres de sa famille. Depuis, plusieurs agents de la police le suivent dans tous ses déplacements et surveillent son domicile de Zarzis (400km au sud-est de Tunis), où il a été contraint à l’exil en 2004.
Ainsi, le 4 septembre 2002, Abdallah Zouari a été condamné à huit mois de prison à l’issue d’un procès auquel ni ses amis ni sa famille n’ont pu assister. Le 18 juillet 2003, le tribunal de Zarzis l’a condamné à quatre mois de prison ferme pour “diffamation“ dans un procès monté de toutes pièces. Le 29 août de la même année, ce même tribunal l’a condamné à neuf mois de prison ferme pour “refus d’obtempérer à une décision de contrôle administratif“. En octobre 2003, il est à nouveau condamné à 13 mois de prison pour “non-respect de la surveillance administrative“. Toutes ces peines sont cumulatives. Par ailleurs, sa famille a été interdite à plusieurs reprises de lui rendre visite à Zarzis. Pour dénoncer cette machine répressive, Abdallah Zouari a entamé plusieurs grèves de la faim. Alors que son contrôle administratif devait officiellement prendre fin en juin 2007, les autorités tunisiennes l’ont informé oralement de la prolongation de cette surveillance pour une durée de vingt-six mois. Le terme de ce calvaire était fixé au 5 août 2009. Mais dès le 2 août, les autorités ont officiellement annoncé la levée du contrôle.
« Depuis le 2 août, les policiers ont disparu des alentours de mon domicile, a déclaré Abdallah Zouari à Reporters sans frontières. Aucune autorité ne m’a contacté pour me confirmer la levée de la résidence surveillée. Le 31 août, j’ai essayé, en vain, de contacter le ministre de la Justice et celui de l’Intérieur pour avoir des explications au sujet de l’annonce faite dans certains médias. Depuis le 2 août, je peux circuler dans le sud du pays, sans surveillance. Je suis heureux de pouvoir enfin me reposer auprès de ma famille à Zarzis. J’espère pouvoir me déplacer dans tout le pays, notamment à Tunis, où je compte me rendre dès le 8 août. J’espère que je pourrai y aller sans me faire une nouvelle fois arrêter ».

Reporters Without Borders
TUNISIA
Is journalist’s 18-year ordeal really about to end?
 
Reporters Without Borders is relieved to learn that the Tunisian authorities lifted their supervision of journalist Abdallah Zouari on 2 August, ending seven years of house arrest and a total of 18 years of police and judicial persecution. The police surveillance was lifted three days before it was officially due to end tomorrow. Several local newspapers had prematurely reported this on 31 July.
 
“This is an important step for Zouari, who had been hounded without interruption since 1991,” Reporters Without Borders said. “We hope he will finally be free to move about the country, choose where to live and resume working as a journalist, without control or obstruction by the authorities. But past developments have taught us to be wary and we will be watching to see whether the authorities keep their word and whether Zouari really is free.”
 
The onetime editor of Al Fajr, a weekly newspaper that was the mouthpiece of the Islamist party Ennahad, Zouari was charged with membership of an illegal organisation and was given an 11-year jail sentence on 12 April 1991, at the end of a trial of Ennahad leaders. The party has since been banned in Tunisia.
 
When Zouari was freed on 6 June 2002, on completing his sentence, the authorities announced that he would be subject to five years of administrative supervision, which resulted in threats and acts of intimidation against him and his family, further periods in prison and, from 2004 onwards, internal exile in Zarzis (400 km southeast of Tunis), where the police followed all of his movements and kept his home under surveillance.
 
He was given an eight-month jail sentence on 4 September 2002, at the end of a trial which his friends and family were unable to attend. In a carefully-staged trial, a Zarzis court sentenced him to another four months in prison on 18 July 2003 on a defamation charge. The same court sentenced him to a further nine months in prison on 29 August of the same year for “refusing to comply with an administrative control decision.” He got further 13-month sentence in October 2003 for “failure to respect administrative surveillance.”
 
All these sentences were cumulative. His family was meanwhile banned several times from visiting him in Zarzis. Zouari staged several hunger strikes in protest against the administrative persecution. The supervision was due to end in June 2007, but the authorities notified him verbally that it would be extended by 26 months, until 5 August 2009.
 
“The police disappeared from around my house on 2 August,” Zouari told Reporters Without Borders. “No official contacted me to confirm that my house arrest was being lifted. I tried unsuccessfully to contact the justice ministry and interior ministry for an explanation about the reports in several newspapers that they had already been lifted.”
 
Zouari added: “I have been able to move about in the south of the country without surveillance since 2 August. I am happy to be finally able to relax with my family in Zarzis.  I hope to be able to move about the entire country including Tunis, to which I plan to move on 8 August. I hope to be able to go there without being arrested again.”
Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives
3, rue de Nantes 75019 Paris  - Tel/Fax : 01.40.34.18.15 – عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته. – ww.ftcr.eu

Tunisie – Bassin Minier ….. la répression continue !!!

Taïeb BEN OTHMAN
(Condamné à 6 ans de prison et détenu à la Prison de Sidi Bouzid)
en grève de la faim depuis deux semaines

Depuis deux semaines, M.Taïeb BEN OTHMAN, mène une grève de la faim pour protester contre les mauvais traitements dont il fait l’objet en prison et l’absence de tout accès aux soins.
Cette situation est le résultat de l’acharnement des autorités tunisiennes contre les animateurs  du mouvement de protestation sociale qu’a connu la région du bassin minier de Gafsa l’année dernière.
L’administration pénitentiaire a interdit à M. BEN OTHMAN de parler avec les autres détenus et lui a confisqué la photo de son fils et les livres qu’il utilisait pour préparer ses examens de formation continue, ainsi qu’un cahier qui lui servait de journal.
Devant l’absence de soins et la dégradation de l’état de santé de M. BEN OTHMAN, la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) :
-          Réitère sa solidarité avec M. BEN OTHMAN et sa famille.
-          Tient le ministre de la justice et le gouvernement tunisien pour responsables de la détérioration de son état de santé.
-          Exige la libération des prisonniers du bassin minier, qui contrairement aux attentes des familles n’ont pas bénéficié d’amnistie à l’occasion de la « Fête de la République », le 25 juillet dernier.
-          Rappelle le caractère autoritaire du régime tunisien, qui ne cesse de s’affirmer lors de cette année électorale, et affirme que les élections présidentielles et législatives du mois d’octobre prochain n’auront aucun crédit tant que les animateurs du Mouvement Social du Bassin Minier croupissent en prison.
-          Appelle tous les démocrates à continuer le combat pour la libération de tous les  prisonniers.

Paris, le 4 août 2009
Le Bureau Fédéral
Son père craint qu’il ne soit torturé et livré aux autorités tunisiennes
Les forces américaines d’occupation remettent aux forces irakiennes Tarek Herzi, prisonnier tunisien en Irak.

 Essabil On Line, Tunis
 
Tarek Herzi, prisonnier tunisien en Irak, a contacté son père, monsieur Tahar Herzi, samedi 1er août, pour l’informer que les forces d’occupation américaines lui avaient fait savoir qu’il ne relèvait plus des forces d’occupation à la prison Cropper dans la zone verte de Bagdad et qu’il serait remis aux autorités irakiennes qui l’emprisonneraient à leur tour dans une prison dont le nom n’est pas encore connu.
Le jeune Tarek Ben Tahar El Ouni Herzi, né le 3 mai 1982, a quitté la Tunisie pour l’Irak en 2004 et a été fait prisonnier par les forces irakiennes. Il a été soumis à la torture avant son transfert à la prison américaine Cropper.
Son père a dit craindre qu’il ne soit torturé ou livré aux autorités tunisiennes […]
De notre correspondant à Tunis, Zouhaïer Makhlouf
Source : Es Sabil On Line, du 3 août 2009.
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

Students arrested in Bizerta
 
Submitted by Lotfi on Sunday, August 02 2009
Political police arrested Slim Etterres- a student- and took him to an unknown destination after they had broken his house in Manzel Jmil on Thursday, The International Organization For the Support of Political Prisoners said.
The same organization said on Thursday that Rafik Ellafi- another student- is still arrested as police officers broke into his house , seized his computer , and forced him to accompany them. On Thursday morning police summoned the student Marwen Elbachtobji. The International Organization For the Support of Political Prisoners demanded the authority to stop targeting unsuspecting citizens motivated by its unjustified security concerns or on the basis of piousness suspicion and warned that doing harm to these citizens will cause a real terrorism.
 
(Source: Le site de "Radio Kalima" le 2 aout 2009)
Sfax: Political police interrogate RadioKalima correspondent

Submitted by rédaction on Sunday, August 02 2009
RadioKalima correspondent Moez Elbey said that on Thursday morning political police blocked him and took him to police headquarters. They questioned him over his relationship with RadioKalima and he refused to sign a pledge to stop working in the radio.
 
(Source: Le site de "Radio Kalima" le 2 aout 2009)

Tunisie: neuf nouveaux cas de grippe porcine détectés sur des voyageurs
TUNIS - Neuf cas de grippe porcine A(H1N1) ont été diagnostiqués en Tunisie sur des personnes arrivées du Canada, d'Espagne, de France, de Grande-Bretagne et du Mali, portant à 19 le nombre de cas recensés dans ce pays, a-t-on appris mardi auprès du ministère de la Santé.
Les neuf nouveaux cas concernent des étrangers et des Tunisiens âgés entre 19 et 52 ans rentrés fin juillet et début août, a indiqué à l'AFP Mongi Hamrouni, directeur des Soins de santé de base au ministère de la Santé.
"Il s'agit de cinq Tunisiens et de quatre étrangers venant du Canada, d'Espagne, de France, de Grande-Bretagne et du Mali", a-t-il ajouté sans préciser la nationalité des étrangers.
"Tous les nouveaux cas sont sans gravité, ils ont été soumis à un traitement antiviral à domicile et se sont complètement rétablies", a ajouté le Dr Hamrouni, membre du comité national de veille et de surveillance.
Dix cas de grippe A(H1N1) avaient déjà été détectés en Tunisie, selon les autorités sanitaires depuis 22 juin.
La Tunisie a appliqué un plan anti-grippe porcine dès l'apparition du virus au Mexique.
Les autorités sanitaires ont multiplié récemment les consignes de prévention après avoir suspendu les départs pour le petit pèlerinage (Omra) à la Mecque accompli généralement durant le mois de jeûne du Ramadan (22 août-19 septembre).
Concernant le pèlerinage du Hajj, rassemblement annuel des musulmans prévu fin novembre, la Tunisie a durci les critères de sélection des candidats, limitant notamment l'âge des pèlerins à 65 ans.
AFP / 04 août 2009 14h22

Lancement différé de Zitouna Bank
 
04/08/2009  | Jeune Afrique |
Zitouna, la banque islamique créée par l’homme d’affaires Mohamed Sakhr el-Materi, agréée en janvier 2009 par la Banque centrale, voit son lancement retardé. Elle devait être inaugurée, le 7 novembre prochain, date de l’accession du président Zine el-Abidine Ben Ali à la tête du pays. Le début des activités se fera au premier trimestre 2010. La raison de ce retard ? Les promoteurs auraient mésestimé l’ampleur du volet technique, notamment la mise en place du système informatique.
Lien: http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2533p008.xml0/-banque-Mohamed-Sakhr-el-Materi-Zitouna-Bank-Lancement-differe-de-Zitouna-Bank.html
 

Maroc: interdiction du journal Le Monde pour avoir publié un sondage sur Mohammed VI
 
 
 2009-08-04 | AFP
Les autorités marocaines ont interdit lundi soir la vente au Maroc du journal français Le Monde pour avoir publié un sondage sur le bilan du règne du roi Mohammed VI, a-t-on appris de source officielle à Rabat.
"L'édition de ce quotidien datée du 4 août n'a pas été autorisée à fouler le sol marocain à son arrivée lundi soir à l'aéroport de Casablanca. Il ne sera pas mis en vente mardi dans les kiosques", a déclaré à l'AFP un responsable marocain.
Cette interdiction s'ajoute à la saisie samedi par les autorités des deux derniers numéros des hebdomadaires indépendants marocains TelQuel et Nichane, sa version arabe, qui ont publié le même sondage effectué en partenariat avec le quotidien français Le Monde.
91% des Marocains interrogés par ce sondage ont pourtant jugé positif le bilan du roi Mohammed VI lors des dix premières années de son règne.
Le journal Le Monde a annoncé depuis Paris qu'il maintenait la publication de ce sondage à destination du Maroc préférant faire endosser la responsabilité de l'interdiction aux autorités marocaines que de "s'auto-censurer".
Dès samedi, le ministère marocain de la Communication Khalid Naciri avait averti que si Le Monde maintenait la publication de ce sondage, il ne sera pas mis en vente au Maroc. "C'est une question de cohérence", a-t-il dit avant de souligner que "la monarchie au Maroc n'est pas en équation et ne peut faire l'objet d'un débat même par voie de sondage".
Le groupe TelQuel a en outre annoncé lundi qu'il déposera mardi une plainte devant le tribunal administratif de Casablanca contre la saisie de ses deux derniers numéros.
Lors d'une conférence, Ahmed Benchemsi, directeur de l'hebdomadaire TelQuel a estimé "qu'aucune loi n'interdit les sondages au Maroc".
D'après lui "les responsables ont interdit nos 100. 000 exemplaires (de TelQuel et de Nichane) en s'appuyant sur des articles de la constitution et du code de la presse qui qualifient de sacrée la personnalité du roi".
Ahmed Benchemsi s'est déclaré étonné par cette saisie surtout que "les deux publications, a-t-il souligné, ont voulu montré que 91% des Marocains interrogés jugent positif le bilan du roi" lors des dix premières années de son règne.
Le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) et Reporters sans frontières (RSF) ont condamné avec "force" la saisie des 100. 000 exemplaires de TelQuel et de Nichane.
2009 AFP

Censure au Maroc: «Le palais ne s'attendait pas à ce que l'affaire face les gros titres»

INTERVIEW – Pierre Vermeren, auteur du «Maroc de Mohammed VI: la transition inachevée» (La découverte), revient sur la liberté de la presse dans le pays après l’interdiction de plusieurs journaux...

Le journal «Le Monde» daté du 4 août n'a pas été autorisé à être distribué au Maroc à cause d'un sondage dressant le bilan des dix ans de règne du roi Mohamed VI.  A cette interdiction s'ajoute la saisie, samedi dernier, des deux derniers numéros des hebdomadaires indépendants marocains «TelQuel» et «Nichane», dans lesquels le même sondage était publié. Il y a quelques semaines, c’était un numéro de «Courrier international» qui était interdit. La censure existe bel et bien au Maroc, mais elle est à relativiser.

La censure de la presse au Maroc s'est-elle amplifiée depuis l'arrivée au pouvoir de Mohamed VI?
La censure a toujours existé au Maroc et la situation s'est nettement améliorée avec les années. La période la plus favorable a été entre 1998 et 2000. Depuis 2000-2001, on assiste à un retour de la censure judiciaire, c'est-à-dire à une multiplication de procès qui donnent lieu à des condamnations financières, et non plus nécessairement à la prison. Parallèlement à cette censure, il existe aussi une autocensure des journalistes marocains qui savent ce qu'ils peuvent ou non écrire. La nouveauté, ces dernières années, tient donc aux procès intentés à des journalistes condamnés à payer de grosses sommes. Ces montants entraînent la fermeture de leur publication. Mais le Maroc reste l'un des pays du monde arabe où la presse est la plus libre. En Tunisie, il n'y a aucune censure, car il n'y a aucune liberté. Ce qui se passe au Maroc est, quelque part, la rançon de cette relative liberté.
 
Existe-il un code officiel de la censure au Maroc ou la censure est-elle appliquée de manière arbitraire?
Sous Hassan II, il existait un code officieux, appelé la «ligne rouge». Il y a quelques années, un code officiel a été voté. Il encadre les sujets relatifs à la famille royale, à la personne du roi ou encore à la religion. Le problème est que les règles qui entourent ces thèmes sensibles sont floues. Il existe donc une grande liberté d'interprétation de la part des juges, qui ne se gênent pas pour faire du zèle. Par ailleurs, il faut savoir que le Maroc est une monarchie exécutive. La liberté d'expression est fixée par le pouvoir, c'est-à-dire par le roi. Par contre, la presse peut critiquer le gouvernement ou le Parlement sans prendre trop de risques. En ce qui concerne l'affaire du «Monde», les sondages sur le roi sont interdits au Maroc. L'interdiction dont le quotidien a fait l'objet n'est donc pas une surprise.
 
Ces affaires de censure surviennent au moment où le Maroc célèbre le dixième anniversaire de l'arrivée au pouvoir du roi.  Est-ce un hasard?
Evidemment non. Le Palais a voulu donner un tour de vis à ces publications qui ont tenté de repousser les limites de la censure. C'est une façon pour le pouvoir de «remettre les pendules à l'heure». Ce qui est intéressant, c'est que ce tour de vis se fasse en plein été. Les autorités voulaient peut-être marquer le coup sans trop attirer le regard de l'opinion publique étrangère. L'image du Maroc en France est très importante pour le Palais. Et le Maroc ne s'attendait sûrement pas à ce que l'affaire fasse les gros titres, comme la Une du journal «Le Monde».
 
Propos recueillis par Maud Descamps
 
(Source: 20minutes.fr le 4 aout 2009)

Le Fatah, parti palestinien historique, tient son premier congrès en 20 ans

De Nasser ABOU BAKR (AFP) – 04 août 09
BETHLEEM, Cisjordanie — Le Fatah, qui contrôle l'Autorité palestinienne, a ouvert mardi à Bethléem, en Cisjordanie, son premier Congrès en 20 ans qui doit renouveler la direction d'un parti miné par les divisions et affaibli par sa déroute face aux islamistes du Hamas à Gaza.
Il s'agit du premier congrès général du mouvement historique palestinien depuis 1989 et seulement du sixième depuis sa création par le défunt leader Yasser Arafat à la fin des années 1950. Mahmoud Abbas lui a succédé à la tête du mouvement et de l'Autorité palestinienne en 2004.
M. Abbas devait prononcer un discours peu après l'ouverture du congrès.
Lundi, il avait affirmé que la tenue de ce congrès, le premier sur la terre palestinienne, constituait "un jour historique".
"J'espère que nos voisins (israéliens) nous donneront l'occasion de parvenir à la paix avec eux pour nous permettre de créer notre Etat vivant aux côtés de leur Etat en paix et en sécurité", a-t-il dit.
Au cours de cette réunion de trois jours, quelque 1.900 délégués doivent renouveler le Comité central et le Conseil révolutionnaire, principales instances du Fatah, et adopter un nouveau programme politique.
Les préparatifs du congrès ont été perturbés par le refus du mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, d'autoriser quelque 400 autres délégués du Fatah de Gaza à se rendre en Cisjordanie.
Environ 500 autres délégués installés à l'étranger, notamment au Liban, en Syrie et en Jordanie, ont été autorisés par Israël à y assister.
Le Fatah monopolisait le pouvoir au sein de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza avant d'être battu aux législatives en 2006 par le Hamas qui l'a ensuite délogé par la force de Gaza en juin 2007.
Le Fatah est tenu par nombre de Palestiniens pour responsable de la corruption et l'anarchie qui ont sévi dans les territoires palestiniens avant que l'Autorité palestinienne ne se décide à les combattre sérieusement ces dernières années.
De plus, la ligne politique du Fatah prônant un règlement négocié du conflit avec Israël après des années de lutte armée ne cesse de perdre en crédibilité faute de progrès dans les négociations de paix.
Dans le projet du programme politique qui sera soumis au Congrès, le Fatah affirme "son refus de reconnaître Israël en tant qu'Etat juif", comme l'exige son Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Le texte affirme en outre la volonté des Palestiniens de "reprendre l'initiative afin de sortir les négociations de paix de l'impasse" tout en réitérant le "droit du peuple palestinien à la résistance contre l'occupation conformément à la loi internationale, y compris la lutte armée".
Si M. Abbas est assuré d'être reconduit comme chef du mouvement, la composition du nouveau Comité central de 21 membres qui seront élus par les délégués, fait l'objet de toutes sortes de pronostics.
Ainsi, une partie des "éléphants" qui font partie de l'actuel Comité central devraient céder la place à des plus jeunes.
Le secrétaire du général du Fatah en Cisjordanie emprisonné en Israël, Marwan Barghouthi, l'ex-chef de la Sécurité préventive Jibril Rajoub, l'ex-homme fort du Fatah à Gaza et "chouchou" des Américains, Mohammad Dahlane, apparaissent comme les prétendants les plus sérieux.
Quant au Conseil révolutionnaire, il compte 120 membres, dont la majorité sera élue par les délégués et le reste désigné par le nouveau Comité central.
Les querelles entre les ténors du Fatah, qui ont contribué au déclin du mouvement, se sont exacerbées ces dernières semaines lorsque son secrétaire général et l'un des fondateurs Farouk Kaddoumi, basé à Tunis, a accusé M. Abbas d'avoir comploté avec Israël pour éliminer Yasser Arafat.
 

Islamisation rampante à Gaza après deux ans de Hamas
Reuters, le 3 août 2009 à 16h41
par Nidal al Moughrabi
GAZA (Reuters) - Dans la bande de Gaza, il devient problématique pour un homme de se baigner torse nu à la plage, pour les magasins de lingerie d'exhiber des mannequins en tenues affriolantes et pour un homme et une femme de se promener ensemble s'ils ne sont pas mariés.
Les organisations de défense des droits de l'homme dénoncent cette islamisation rampante mais le Hamas, qui a pris par la force le contrôle de l'étroite bande de terre surpeuplée en juin 2007 en défaisant les forces du président palestinien Mahmoud Abbas, nie toute intention d'imposer la charia.
Pourtant, à en croire les Gazaouis, des hommes portant la barbe et se présentant comme des fonctionnaires du ministère des Affaires religieuses se montrent zélés : ils conseillent aux gens de respecter les valeurs islamiques, de ne pas fumer et de respecter le code vestimentaire traditionnel.
"Des émissaires de la campagne pour la vertu du ministère des Affaires religieuses sont venus nous dire que nos mannequins, qui présentent des sous-vêtements, étaient une source de provocation et que, si nous ne les enlevions pas, ils les confisqueraient", se lamente Saoud al Rayes, un marchand de vêtements.
Malgré les dénégations du Hamas sur son intention d'appliquer la loi islamique, une récente décision du tribunal suprême du territoire imposant aux avocates de porter le voile islamique a jeté le trouble.
Ahmed Abou Khaled témoigne pour sa part que trois jeunes gens l'ont interpellé récemment alors qu'il s'apprêtait à se baigner torse nu sur une plage. Ils lui ont fait une leçon de morale islamique. "Ils étaient polis, mais j'ai bien senti qu'il n'y avait pas de place pour la discussion"
Taleb Abou Chaar, ministre des Affaires religieuses, évoque une campagne "culturelle et éducative" pour sensibiliser le public, sans pour autant lui forcer la main.
"Cette campagne est conforme à notre religion et à nos traditions. Nous percevons certains dangers menaçant la jeunesse et certaines dérives. Notre rôle est de conseiller et de mettre en garde les gens contre les mauvaises choses", dit-il.

MUSIQUE PAÏENNE
"Certains exagèrent la campagne dans l'intention d'accuser le gouvernement de susciter des craintes au sein de la population. Mais nous ne contraignons pas les gens à faire ce qu'ils n'aiment pas", a-t-il assuré à Reuters.
Des organisations de défense des droits de l'homme ont exprimé leur préoccupation à la suite de la décision de certains ministres du Hamas de vérifier si hommes et femmes qui se promènent ensemble dans les rues sont bel et bien mariés.
Khalil Abou Chammala, directeur de l'Association Ad Damir pour les droits de l'homme, dit avoir enregistré des plaintes de gens ainsi contrôlé par des policiers.
"La décision a été annulée lorsque certains dirigeants du Hamas se sont rendus compte qu'elle était impopulaire. Certaines personnalités du mouvement veulent imposer la loi islamique, d'autres pensent que ce n'est pas le bon moment et se préoccupent des réactions à l'extérieur."
Des prédicateurs du mouvement islamiste ont critiqué la mixité dans les camps de vacances pour jeunes, y compris ceux organisés par les Nations unies.
Nombreux sont les Gazaouis qui critiquent le Hamas pour ces efforts d'islamisation, mais certains radicaux estiment au contraire que le mouvement ne va pas assez loin dans cette voie.
Des groupes activistes s'en sont pris récemment à des cafés et à des symboles chrétiens dans le territoire. Une bombe a explosé ainsi lors d'une réception de mariage où la musique était jugée païenne, blessant une quarantaine de personnes.
Le Hamas, qui s'est toujours différencié de l'intégrisme à la façon d'Al Qaïda, a interpellé les responsables de cette attaque, qualifiés de "déviants".
Son dirigeant local, Ismaïl Haniyeh, qui passe pour un "modéré", a déclaré récemment lors d'un sermon que le Hamas ne laisserait pas les gens faire eux-mêmes la loi, "indépendamment de leurs bonnes intentions proclamées".
REUTERS
 

Hijab: le No2 d'Al-Qaïda renouvelle sa menace sur la France
AP | 04.08.2009 |
 
Ayman al-Zawahiri, le No2 d'Al-Qaïda, s'en est violemment pris à la France pour son hostilité à l'égard du voile islamique, assurant qu'elle "va payer pour tous ses crimes".
Dans un enregistrement vidéo rendu public lundi par le centre américain de surveillance de sites islamistes SITE, al-Zawahiri répondait à une question sur la prise de position Nicolas Sarkozy sur le port de la burqa dont le président français a estimé qu'elle n'était "pas la bienvenue" en France.
"Napoléon avait lancé en 1779 sa célèbre promesse faite aux Juifs de les soutenir dans leurs efforts de prendre le contrôle de la Palestine, les soldats français sont entrés à cheval dans al-Azhar en piétinant le Coran, la France a combattu l'Islam et les Arabes en Algérie, la France a fourni à Israël son réacteur nucléaire, la France combat les musulmans en Afghanistan et la France combat le hidjab. La France paiera le prix pour tous ces crimes avec la volonté de Dieu", a averti Ayman al-Zawahiri.
Le 30 juin dernier, le chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, Abou Moussab Abdoul Wadoud, avait promis de "se venger de la France" dans une déclaration diffusée sur des sites islamistes en réaction aux propos du président Nicolas Sarkozy, selon lequel la burqa, ou niqab, tunique recouvrant entièrement la tête, le visage et le corps, "ne sera pas la bienvenue sur le territoire de la République".
Dans son appel à la vengeance, intitulé "France, mère de tous les maux", Abou Moussab Abdoul Wadoud affirmait vouloir agir "pour l'honneur de nos filles et de nos soeurs".
Le 22 juin, devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, le président français avait déclaré que la burqa constituait un signe "d'asservissement" de la femme et ne serait "pas la bienvenue" en France.
Le lendemain, la conférence des présidents de l'Assemblée nationale avait décidé la création d'une mission d'information sur le port de la burqa et du niqab en France. AP

 
Des conservateurs saluent la "légitimité divine" du président Ahmadinejad
AFP, le 4 août 2009 à 11h57

    Par Jay DESHMUKH
    TEHERAN, 4 août 2009 (AFP) -Un important quotidien conservateur a salué mardi la "légitimité divine" de Mahmoud Ahmadinejad, à la veille de l'investiture officielle du président iranien qui pourrait, selon la presse, être boycottée par l'opposition.
La veille, le guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, avait confirmé l'élection du président, prononçant un discours élogieux à l'égard de M. Ahmadinejad dont l'allégeance au numéro un avait été mise en doute ces derniers temps au sein de son propre camp.
"Il s'agit d'une procédure déterminante et sacrée. Ce à quoi nous avons assisté hier donne une légitimité divine au président", a assuré dans un éditorial le journal Kayan, qui est le principal quotidien conservateur en Iran.
Le guide suprême avait fait lundi l'éloge d'un "homme courageux, travailleur acharné et intelligent", saluant le "vote sans précédent" des Iraniens, devant un parterre de hauts dignitaires mais en l'absence d'importants dirigeants de l'opposition.
L'annonce de la victoire de M. Ahmadinejad dès le premier tour le 12 juin avec près de 63% des voix a plongé le pays dans sa plus grave crise politique depuis l'instauration de la République islamique en 1979, avec des manifestations monstres des partisans des candidats battus qui l'accusent de fraude électorale.
Le journal d'opposition Etemad Melli a laissé entendre que l'opposition pourrait boycotter la cérémonie de prestation de serment du président prévue mercredi devant le Parlement et considérer le nouveau gouvernement comme "illégitime".
"Le groupe minoritaire au Parlement (les réformateurs) pourrait ne pas participer à la prestation de serment et cela a mis en colère les conservateurs", a indiqué Etemad Melli.
"Le refus de participer aux cérémonies de la part de gens comme Rafsandjani (l'ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani) est un message important", a estimé le journal réformateur Aftab-e Yazd dans un éditorial. "L'un de ces messages est que le futur gouvernement n'aura pas leur soutien dans les bons comme dans les mauvais moments", a-t-il indiqué.
Le chef du pouvoir judiciaire Ayatollah Mahmoud Hashemi Shahrudi, cité par l'agence Isna, a espéré pour sa part "que tous les responsables officiels ont compris la situation et resteront unis".
L'ex-président Rafsandjani -qui dirige le Conseil de discernement et l'Assemblée des experts, deux institutions clés du pouvoir-, et l'ex-président Mohammad Khatami ainsi que les candidats de l'opposition Mir Hossein Moussavi et réformateur Mehdi Karoubi réclament toujours l'annulation du scrutin présidentiel et n'ont pas assisté à la cérémonie de lundi.
Après son investiture, le président disposera de deux semaines pour présenter les membres de son gouvernement devant les députés pour obtenir un vote de confiance.
Le président avait traversé une zone de turbulences fin juillet. Il avait été la cible de virulentes critiques de la part du camp conservateur.
La presse conservatrice -dont Kayan- et des élus lui reprochaient son peu d'empressement à répondre aux injonctions du guide lui demandant de se séparer de son premier vice-président Esfandiar Rahim Mashaie. Celui-ci avait fait scandale en 2008 en déclarant que l'Iran était "l'ami du peuple israélien".
Lundi, le guide suprême a demandé au président de tenir compte à l'avenir des critiques venant de son propre camp.

French sources: No change in Iran ties
Tue, 04 Aug 2009
Diplomatic sources in Paris say relations with Tehran will not change after Iranian President Mahmoud Ahmadinejad takes office for a second time.

Ties between Paris and Tehran would continue as before, and contacts with President Mahmoud Ahmadinejad are likely to remain unchanged, French diplomatic sources told AKI, according to a report posted by the Italian news agency.

“French officials will most likely continue relations in the next phase during Ahmadinejad's second term," she said, pointing out that France would maintain contacts with Iran and receive Iranian envoys.

"France recognizes states, not governments…" one of the sources was quoted as saying in the Monday report.

The source also said that Iran's nuclear dossier would be the subject of discussions between the P5+1 (the five permanent members of the Security Council plus Germany), on the sidelines of next month's United Nations General Assembly in New York.

She added, however, that it was not likely for French-Iranian relations to improve as long as Iran's maintains its policy towards Israel, in an argument similar to what Tehran demands of the West as a condition for better ties with Iran.

MJ/JG/DT
(Source: "Press TV" on 04 Aug. 09)
Lien: http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=102474&sectionid=351020101
New NATO chief outlines policy priorities
 
 
2009-08-04
BRUSSELS, Aug. 3 (Xinhua) -- On his first day at work as NATO chief, new NATO Secretary General Anders Fogh Rasmussen on Monday outlined his priorities, vowing to build a "true strategic partnership" with Russia, to reaffirm commitments to Afghanistan, reduce NATO-led troops in Kosovo and to work on NATO's new strategic concept.
    "I believe that during my term as NATO secretary general, we should develop a true strategic partnership with Russia. We should extend practical cooperation in areas where we share security interests," Rasmussen told reporters.
He said NATO and Russia can work together on terrorism, Afghanistan, piracy and non-proliferation of weapons of mass destruction.
    Rasmussen said differences between NATO and Russia should not poison the whole relationship.
    "I am not a dreamer. It is obvious that there will be fundamental issues on which we disagree... But we cannot let those areas of disagreement poison the whole relationship," said the new NATO chief.
"My message to the Russian leadership and people is clear: let us build trust on cooperation and base our cooperation on shared interests," said Rasmussen, who replaced Jaap de Hoop Scheffer as NATO chief.
    "NATO is really not an enemy of Russia, NATO is not directed against Russia," said Rasmussen.
    On Afghanistan, Rasmussen said the international community must prevent the Asian country from being again "the grand central station of international terrorism."
    "It will not be easy and the past month has made that bitterly clear. But it can be done and we will do it. Let there be no doubt about that," he said.
    NATO's immediate goal is to make the Aug. 20 presidential and provincial council elections credible, first and foremost in the eyes of the Afghan population, he added.
    The long-term goal for NATO, he said, is to help the Afghans take over lead security responsibility.
    "During my term as NATO secretary general, Afghans must take over lead responsibility for security in most of their country... NATO must and will be there in support," he said.
    But he quickly added that the transfer of lead responsibility does not mean premature NATO departure, saying "Let no Taliban propagandist try to sell my message as a run for the exit. It is not. We will support the Afghan people for as long as it takes."
    Rasmussen emphasized the need to show the Afghan people and non-NATO troop contributors to the NATO-led international force "more light at the end of the tunnel."
    He said NATO needs help from other actors to succeed in Afghanistan.
    "We can't do it alone. This has to be an international team effort -- military and civilian -- with more efforts from the Afghans themselves as well," he said.
    On Kosovo, Rasmussen said the NATO-led troops there (KFOR) could be significantly reduced or even completely withdrawn by the end of his four-year term.
    It is the first time that the alliance has indicated a timeline for the complete withdrawal of KFOR, which has been in Kosovo since 1999 after NATO airstrikes drove out Serbian forces from the region.
    "On Kosovo, my aim is clear: by the end of my term, I want to see KFOR reduced to just a small reaction force, or out altogether," said Rasmussen, adding "We should not stumble so close to the finish line. But I believe that conditions will in the foreseeable future be right to retire KFOR with success."
    NATO defense ministers decided in June to significantly scale down KFOR. Currently, the first phase of reduction is in process as each phase must be decided by the decision-making North Atlantic Council based on military advices.
    The target to reduce KFOR to 10,000 by January 2010 from about 14,000 at present is still within reach, NATO spokesman James Appathurai told reporters last Wednesday.
    Rasmussen's predecessor Jaap de Hoop Scheffer had repeatedly refused to give a deadline for the complete withdrawal of KFOR, saying the troops would be there as long as necessary.
    NATO defense ministers envisaged a three-phase reduction within a time frame of two years starting from the activation of the first reduction. The final number they were looking at was around 2,200 troops, according to NATO officials.
    Meanwhile, Rasmussen refused to be drawn into a controversy that put his country in crisis with the Muslim world back in 2005 with the publication of 12 editorial cartoons, most of which depicted the Prophet Muhammad.
    Rasmussen said he considered the incident as a matter of the past. But he emphasized the need to enhance cooperation with NATO's Middle East partners, the so-called Mediterranean Dialogue countries.
    He said he will arrange individual meetings with each and every ambassador from the seven countries, namely Algeria, Egypt, Israel, Jordan, Mauritania, Morocco and Tunisia.
    Rasmussen's hardline attitude toward the cartoons controversy sparked criticisms from the Muslim world and became an obstacle to his appointment as NATO chief.
    Turkey, a mainly Muslim country, finally dropped its opposition after it was assured of senior posts in the alliance.
    Rasmussen said Monday that he would do his utmost to deliver the promises. Turkey and Greece will be the two countries where he will pay his maiden visits in his capacity as NATO secretary general.
    Most importantly, his first practical move as NATO chief was the appointment of a 12-member expert group to work on NATO's new strategic concept, a guideline document for all activities of the organization.
    The experts, which will be chaired by former U.S. secretary of state Madeleine Albright, will submit their conclusions to Rasmussen before consulting widely both within and outside NATO.
    Rasmussen will then lead negotiations with all NATO member countries. An agreed text will be adopted at NATO's next summit, which is expected to be held in late 2010 in Lisbon.
    NATO's current strategic concept was adopted in 1999. At their summit in April 2009, leaders of NATO countries deemed it necessary to rewrite the document as the alliance faces new security threats.
 
Editor: Mu Xuequan
Lien: http://news.xinhuanet.com/english/2009-08/04/content_11820799.htm
 
 

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