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TUNISNEWS
8 ème année, N° 3087 du 04.11.2008
 archives : www.tunisnews.net  
AFP: Les otages au Cameroun en "bonne santé" selon le groupe français Bourbon
Le Messager: Enlèvement: Voici les otages de Bakassi
Webmanagercenter: Tunisie - Chômage : 80.000 diplômés du supérieur sans emploi
AFP:Siège de l'UPM à Barcelone: Zapatero salue un "grand succès" pour l'Espagne
AFP: Le patrimoine audiovisuel des pays méditerranéens bientôt sur le net
Houcine Ghali: Tunisie : en guise de participation aux festivites du 7 novembre 1987
Sami Ben Abdallah: Le Canard enchaîné :  révélations sur les sifflets de la Marseillaise

Le site provisoire de KALIMA:
http://kal.mediaturtle.com


 
Les otages au Cameroun en "bonne santé" selon le groupe français Bourbon

AFP Mardi 4 novembre, 21h08
Les dix membres d'équipage du navire Bourbon Sagitta pris en otage dans la nuit du 30 au 31 octobre dans la région de Bakassi au large du Cameroun sont "en bonne santé" et "bien traités", selon le groupe Bourbon, propriétaire du navire.

"Ce mardi 4 novembre 2008, Bourbon a reçu un appel qui lui a permis d'être en contact avec le commandant et le second capitaine du Bourbon Sagitta. Ces derniers ont confirmé que les 10 membres de l'équipage sont ensemble, en bonne santé et qu'ils sont bien traités", a indiqué la société française de services maritimes, basée à Marseille, dans un communiqué.
"La cellule d'urgence, mise en place par Bourbon dès le 31 octobre, continue de travailler en étroite collaboration avec le ministère des Affaires Etrangères et Européennes, les autorités tunisiennes et les autorités locales camerounaises", poursuit la direction de Bourbon.
Sept des otages sont français dont un franco-sénégalais, deux sont camerounais et le dernier est tunisien.
Un groupe dénommé Bakassi Freedom Fighters (BFF) a revendiqué cet enlèvement et a indiqué lundi être prêt à garder les otages jusqu'à l'ouverture de négociations avec Yaoundé.
La péninsule de Bakassi, dont les eaux sont potentiellement riches en pétrole et gaz, est une région de mangrove instable dans le delta du fleuve Niger où de nombreux groupes armés sont actifs. Elle a été rétrocédée au Cameroun par le Nigeria le 14 août après quinze ans d'un différend frontalier. Les BFF estiment que cette rétrocession s'est faite sans consulter les populations.

 

Enlèvement: Voici les otages de Bakassi
 
 

DOUALA - 3 NOVEMBRE 2008
© Marlyse SIBATCHEU, Le Messager

Six Français, deux Camerounais, un Sénégalais et un Tunisien ont été enlevés dans la nuit de jeudi 30 au vendredi 31 octobre dernier dans les eaux maritimes du Littoral camerounais. Leurs ravisseurs ne sont pas prêts à les lâcher.
 
Statu quo ante. Telle est la situation des marins enlevés dans la nuit de jeudi à vendredi dernier au large du littoral camerounais. Leurs ravisseurs qui avaient décidé de les tuer un à un à partir de ce lundi si le gouvernement camerounais ne les rencontrait pas pour négocier la libération des otages sont revenus sur leur position. “ Après notre réunion d’avant-hier [vendredi 31 octobre 2008, ndlr], nous sommes revenus sur notre position. Mais nous les garderons autant que possible, tant que le gouvernement camerounais refusera de nous rencontrer pour un dialogue direct ”, affirme au téléphone celui qui se présente comme le commandant Ebi Dari, directeur des opérations du Bakassi freedom fighters. Et d’ajouter : “ La situation n’a pas changé, nous n’avons aucun signal de votre gouvernement ; nous attendons toujours… ” Au sujet de l’état de santé des otages, le commandant Ebi tente de rassurer : “ Ils sont très bien traités ”.

Selon nos sources, à leur arrivée au lieu de détention, certains se lamentaient. “ Il y a surtout un jeune Tunisien, très beau garçon, qui nous a demandé si nous allions les tuer. Nous lui avons dit non. Et maintenant tous se sont calmés ; la peur est presque terminée ”, indique M. Ebi Dari. Ils passent des jours sombres, mais organisent leur temps comme ils peuvent. A en croire notre source, ils ont eux-mêmes écrit sur un bout de papier ce qu’ils voulaient manger. C’est ainsi que les ravisseurs sont allés en ville leur acheter, entre autres des pommes de terre, de la banane, des oranges, du poisson, du riz, … “ Nous leur avons même acheté de l’eau parce qu’ils ne peuvent pas consommer l’eau que nous buvons là-bas dans la forêt ”, affirme le commandant Ebi Dari.

Joint au téléphone, une source gouvernementale ayant requis l’anonymat affirme que le Cameroun est préoccupé au plus haut niveau par cette affaire. Le président de la République, Paul Biya, a fermement condamné cet acte depuis son “ exil ” helvétique. Revenu au Cameroun samedi dernier à 17h, il a pris deux mesures d’urgence : le limogeage du commandant de la base navale de Limbe (cité balnéaire située non loin de là où le kidnapping a eu lieu) ainsi que le commandant de la compagnie de gendarmerie. Une manière de prendre ses responsabilités, mais bien critiquée par de nombreux observateurs qui pensent qu’il a abandonné la proie pour l’ombre. En tout cas, le gouvernement camerounais étudie, de concert avec ses partenaires dont la France et le Nigeria, la meilleure manière de riposter à ces attaques répétées.

Revendication

Les ravisseurs n’ont pas clairement indiqué ce qu’ils souhaitent avoir du gouvernement camerounais. Mais l’on sait que c’est le même groupe qui a revendiqué plusieurs attaques des positions de l’armée camerounaise cette année et l’année dernière. Il ne conteste pas la souveraineté du Cameroun sur la presqu’île de Bakassi mais estiment que les populations de cette partie du pays souffrent énormément. Ils affirment se battre afin que le gouvernement camerounais vienne les rencontrer pour discuter avec eux des conditions d’amélioration de la vie de ces habitants d’une partie du territoire bien riche en minerais et en produits halieutiques. Une cause dont la légitimité est remise en question par les attaques récentes des banques à Limbe et de pêcheurs sur les eaux tranquilles de la presqu’île. Mais on se souvient que le commandant Ebi Dari avait affirmé, juste avant le transfert définitif d’autorité sur Bakassi au Cameroun le 14 août dernier, que le Cameroun ne connaîtra plus jamais la paix tant que les autorités ne les auront pas rencontré pour discuter avec eux. Pour le commandant Ebi Dari, la prise d’otages fait partie de leurs méthodes de pression sur le gouvernement camerounais.

Les ravisseurs ont, au cours de leurs multiples rencontres, exigé entre autres, comme condition de libération des otages, la mise en liberté de deux de leurs membres. Des miliciens capturés depuis le mois d’août lorsque l’armée camerounaise avait mis en déroute l’une des dernières attaques des factions rebelles. Dix-sept factions rebelles constituent les Bakassi Freedom Fighters (Bff), le bras armé qui réclame cette prise d’otage.

En attendant une nouvelle évolution, Le Messager a appris que dans la matinée de samedi 1er novembre 2008, le navire du Bourbon Sagitta à bord duquel les otages ont été pris a accosté en haute mer aux environs de Youpwe, au large de Douala. Selon des sources proches de Total, le navire avait à son bord les cinq membres d'équipage qui n'ont pas été enlevés. Attaqué par des pirates vers minuit alors qu’il était “en support d'une opération de chargement de brut sur un terminal pétrolier offshore à 180 kilomètres au large de Douala”, selon un communiqué du groupe Bourbon, la prise d’otage a en effet été effectuée par des individus armés à bord de trois “fly boat” ; ils ont tenu en respect les occupants et sont repartis avec 10 des 15 membres de l'équipage. Ce sont donc ces rescapés qui ont été accueillis par des psychologues dépêchés par le groupe pétrolier Total et l’armateur Bourbon. Toutes les précautions ont été prises pour maintenir cet accueil discret et les rescapés loin de la pression des médias.

Liste des marins faits otages

1/- Fabien Tallec, capitaine, Français
2/- Julien Meheust, capitaine assistant, Français
3/- Pascal Costoec, chef mécanicien, Français
4/- Antony Choalay, lieutenant, Français
5/- Florentin Coulas, mécanicien, Français
6/- Thomas Paos, élève-mécanicien, Français
7/- Sarr Ngagne, mécanicien, Sénégalais
8- Yasin Tarcroum, élève., Tunisien
9/- Faustin Boyomo, matelot, Camerounais
10/- Zéphirin B. Boloko, cuisinier, Camerounais


(Source: "Le Messager" (Cameroun) Journal N° 2731 du 03-11-2008

Tunisie - Chômage :
80.000 diplômés du supérieur sans emploi

Selon des statistiques fournies, à l’occasion de la consultation nationale sur l’emploi, la Tunisie compte 508 mille chômeurs, soit 14% de la population active (3,682 millions de personnes). Sur ce total de chômeurs, environ 80.000 sont des diplômés du supérieur. Cette catégorie de chômeurs représente 50% de la demande additionnelle d’emploi, estimée à 87 mille.
(Source: webmanagercenter.com 04 Novembre 2008 05:37:00)

 

 

Siège de l'UPM à Barcelone: Zapatero salue un "grand succès" pour l'Espagne
 

AFP 04.11.08 | 19h11

Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a salué mardi comme un "grand succès" pour l'Espagne la désignation de Barcelone comme siège de l'Union pour la Méditerranée (UPM).
Le choix de Barcelone permettra de placer la capitale catalane "au centre du développement politique et économique" de la zone méditerranéenne, a déclaré M. Zapatero lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre hongrois, Ferenc Gyurcsany, à l'issue d'une rencontre bilatérale.

 
Le choix de Barcelone pour accueillir le secrétariat permanent de l'UPM est "un grand succès pour la diplomatie espagnole et pour Barcelone", a souligné José Luis Rodriguez Zapatero.
"Cela situe Barcelone au centre de tout le développement politique et économique d'une zone vitale comme la Méditerranée", a encore commenté le chef de gouvernement socialiste.
Un consensus global s'est dégagé mardi à Marseille (sud de la France), au cours d'une réunion ministérielle pour que l'Union pour la Méditerranée siège à Barcelone.
Les Espagnols avaient insisté sur l'importance d'avoir le siège à Barcelone pour "garder un maillon" entre le Processus de Barcelone, précurseur de l'UPM, et l'Union pour la Méditerranée.
Tunis, pourtant soutenue par la présidence française, avait renoncé vendredi à sa candidature et les pays de la rive sud ont accepté que le siège de l'UPM aille à un pays du nord, en échange de l'attribution du secrétariat général à un pays du sud.
L'Espagne considère que Barcelone représente le berceau de l'UPM, ayant été la ville où est né en novembre 1995 le "partenariat euro-méditerranéen" ou "processus de Barcelone" lors d'une conférence qui avait réuni les 15 pays de l'UE de l'époque et 12 pays du pourtour méditerranéen (Algérie, Chypre, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Malte, Maroc, Palestine, Syrie, Tunisie et Turquie).
L'Union pour la Méditerranée (UPM), voulue par le président français Nicolas Sarkozy, cherche précisément à relancer ce "processus de Barcelone" de 1995, qui s'était enlisé en raison notamment de l'opposition entre Israël et les pays arabes.
"Je suis très, très content, et, pourquoi ne pas le dire, euphorique", a pour sa part commenté le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos à Barcelone, évoquant un "moment magique".
Il a remercié les deux co-présidences de l'UPM, "la France qui a travaillé fort pour que Barcelone l'emporte à la fin" et l'Egypte "qui a su dépasser les impasses et différents qui ont pu surgir sur la rive sud de la Méditerranée".
"C'est un grand jour pour Barcelone", s'est félicité le maire de la capitale catalane Jordi Hereu, assurant que sa ville allait "s'impliquer à fond dans ce processus d'Union méditerranéenne" parce que "nous sommes européens et méditerranéens".


Le patrimoine audiovisuel des pays méditerranéens bientôt sur le net
 
AFP Lundi 3 novembre, 19h49
Les pays de la Méditerranée vont bientôt partager leur patrimoine audiovisuel grâce au lancement d'un site internet réalisé avec l'Institut national de l'audiovisuel (Ina) maître d'oeuvre d'un projet présenté lundi à Marseille par son Pdg, Emmanuel Hoog. Lire la suite l'article

Ce projet, baptisé MedMem (pour Méditerranée Mémoire), s'étend sur trois ans et réunit 18 partenaires dont 10 télévisions de la Méditerranée, trois organismes professionnels, des partenaires culturels et scientifiques. Le site proprement dit doit voir le jour en 2010.
"L'idée est de rassembler le maximum d'acteurs audiovisuels du pourtour de la Méditerranée qui disposent d'archives vidéo et de les réunir sur un site commun, en premier temps dans trois langues, français, anglais et arabe", a expliqué à l'AFP Emmanuel Hoog, qui préside depuis mai dernier la COPEAM (Conférence permanente de l'audiovisuel méditerranéen).
Le plan de financement du projet (2 à 2,5 millions d'euros), pour lequel un appel d'offre européen a été lancé, est en phase finale.
MedMem proposera une sélection de plus de 4.000 vidéos sur 23 pays du bassin méditerranéen. Ces archives seront classées en six grands chapitres: "Les sites culturels" (sites archéologiques, monuments, villes, grands musées), "Coutumes, traditions, métiers, savoirs", "Paysages et environnement", "Les expressions culturelles et artistiques", "Histoire" et "Tourisme".
"L'Union pour la Méditerranée qui se constitue a inscrit dans sa résolution l'audiovisuel comme un des champs d'activité et d'intérêt. Ce portail sera la première expression concrète en matière audiovisuelle d'un projet commun porté par un nombre de partenaires significatifs", souligne M. Hoog.
Israël mais aussi la Palestine, la Libye, l'Egypte, la Jordanie, le Maroc se retrouvent notamment associés dans ce projet. Avec des points de vue sur l'histoire et l'actualité qui souvent divergent.
"Un groupe éditorial composé de professionnels de l'audiovisuel et d'universitaires a été mis en place pour que l'on ait des regards d'historiens apportant des éléments de contexte. Pour accepter qu'une histoire soit partagée même si c'est une histoire qui nous divise", dit le patron de l'Ina.
Le site de cette mémoire partagée a vocation à grandir. A terme il devrait s'enrichir de nouvelles langues et de nouveaux partenaires.
En début d'année, l'Ina a remis à la télévision publique algérienne (EPTV) l'ensemble de ses archives sur l'histoire de l'Algérie sous la colonisation française, de 1940 jusqu'à l'indépendance en 1962. Récemment, l'institut et la radio algérienne ont également signé un accord sur la restitution du patrimoine radio à l'Algérie.
Marseille accueille les 4 et 5 novembre les Etats généraux culturels de la Méditerranée et les 3 et 4 novembre le Comité directeur de la COPEAM.

 
TUNISIE : EN GUISE DE PARTICIPATION AUX FESTIVITES DU 7 NOVEMBRE 1987

Houcine Ghali, Genève

Il est aujourd' hui établi par plusieurs spécialistes en psychiatrie, et par quelques uns de ses anciens ministres  et hommes du sérail dont les langues ne se sont déliées qu' après sa déposition en novembre 1987, qu' Habib Bourguiba n' était plus en état de gouverner depuis la fin des années 60.
En effet, déjà en 1967, " l' état de santé général du président tunisien s' est dégradée lorsqu' il a fait deux infractus de myocarde, une hépatite virale qui a été traitée aux Etats - Unis. L' état mental s' est également détérioré et en 1977, le président Bourguia n' avait que deux à trois heures de lucidité pour prendre part aux affaires. Il souffrait d' une insomnie chronique " 1.

Le docteur Pierre Rentchnick est un psychiatre suisse établi à Genève. Il était longtemps rédacteur en chef de " Médecine et Hygiène ", hebdomadaire suisse d' informations médicales. Spécialiste en pathographie, il a écrit plusieurs livres ( Les orphelins mènent - ils le monde?, Ed. Stock, Paris, 1977; Ces malades qui nous gouvernent, Ed.Stock, Paris, 1978; Ces malades qui font l' Histoire, Ed. Plon, Paris, 1984; Ces nouveaux malades qui nous gouvernent, Ed. Stock, Paris, 1988 ) qui traitent de la pathologie des chefs d' Etat, et consacré à ce titre plusieurs articles et chapitres au président Bourguiba, d' autant plus qu' il a eu accès aux dossiers et archives concernant les nombreux séjours du " combattant suprême " dans les cliniques et hopitaux pour soins d' ordre psychique.

Dans un article publié quelques jours seulement après la chute de Bourguiba , il a écrit un article consacré à ce dernier et qui résume le lamentable état psychique dans lequel se trouve le président de la Tunisie depuis de nombreuses années et les facheuses conséquences de son pouvoir calamiteux sur le devenir du peuple : " La déposition du président Bourguiba par son premier ministre M. Ben Ali le 7 novembre 1987 pour " incapacité de gouverner "met une fois de plus en lumière les conséquences graves de décisions que peuvent prendre " ces malades qui nous gouvernent "...Moins de vingt ans après la prise du pouvoir, le président présente des symptômes graves de dépression qui mettent en évidence une psychose maniaco-dépressive avec des phases  de paranoïa et de bouffées délirantes au cours desquelles il prendra des décisions manifestement contraires aux intérêts de son pays. Le traitement antidépressif est mal supporté et déclenche un syndrome pseudo - parkinsonien ( certains pensent qu' il s' agit d' une vraie maladie de Parkinson ). Les observateurs notent que le président n' est lucide que par moment seulement et qu' il devient le jouet de plusieurs clans qui s' opposent dans les coulices. C' est le crépuscule de la Tunisie à l' image de son chef sénile jusqu' au brusque réveil du 7 novembre 1987 " 2.

J' ai rencontré le Dr. Pierre Rentchnick à plusieurs reprises. Il m' a affirmé qu' il connait bien les médecins particuliers de Bourguiba et notamment, le patron de la psychiatrie tunisienne , le professeur Slim Ammar et les médecins Ben Hmida et Kaabi. Il les a rencontrés aussi bien à Tunis qu' en Suisse et a eu de nombreuses contacts téléphinques avec eux en tant que connaissances et confrères très intéressés par ses travaux et ses écrits sur les chefs d' Etat maniaco-dépressifs.
Selon lui, ces médecins savaient que Bourguiba n' était plus en état de gouverner depuis au moins 1970, mais cachaient la vérité à leur peuple et rédigeaient des bulletins de santé erronés et mensongers. Ils ont toujours contredits les analyses du Dr. Pierre Rentchnick jusqu' au 7 novembre 1987. Car, juste après la déposition de Bourguiba, ils n' ont pas manqué, par lettres ( disponibles chez le médecin suisse ), par téléphone et à Tunis même en sa présence, de féliciter  le docteur Pierre Rentchnick pour la véracité de ses diagnostics et la pertinence de ses analyses.

Dans un pays véritablement démocratique, ces médecins, s' ils sont encore en vie, devraient être jugés pour manquement à leur devoir, tromperie de leur peuple et toutes les funestes conséquences d' un pouvoir géré par un malade maniaco-dépressif.
De même, les anciens ministres et membres du sérail de Bourguiba encore vivants, sont responsables de crimes pour lesquels ils ne sont nullement punis. Quant aux journalistes et responsables des médias de l' époque, eux aussi ont contribué à cacher la vérité sur la santé du " combattant suprême " en présentant des photos dépassées, des articles élogieux et des bulletins de santé truqués. Ils continuent à agir de même sous l'ère du " changement " en niant la répression policière, l' absence de démocratie, le règne de la corruption et l' imposition d' un pouvoir absolu.

1 et 2 : Médecine et Hygiène, n° 1725, du 25 novembre 1987, Genève

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Le Canard enchaîné :
 révélations sur les sifflets de la Marseillaise

Par Sami Ben Abdallah
Voir les caricatures sur:
www.samibenabdallah.com

Tunisie,caricature: Khemais Chammari rassure Nejib ChebbiTunisie,Caricature:Les droits de l'Homme en Tunisie Tunisie,caricature:la liberté d'expression en Tunisie,
Tunisie Caricature:M.Mzali, et qu'est ce qui reste?
Tunisie,caricature: Caricature d'Egypte, Les coqs,les poules,les lions et les brebies

Tunisie,caricature: Communication politique avec les mains, expliquez-vous?



Bernard  désavoué par Laporte


Selon le Canard Enchaîné du 29 octobre, Bernard  Laporte (Le secrétaire d’Etat des sports) avait déclaré avant le match, lors d’une rencontre avec les jeunes de Bondy : « si des supporters sifflent la marseillaise ? mais je pars ! j’peux pas accepter de rester, je sors parce que je veux pas voir ça ! ».
Le fameux soir, Laporte a vu ça et il est resté.
Au lendemain du match, Laporte a déclaré : «  Ne plus jouer contre ces maghrébins, ou alors chez eux et en province ».
Pour "Bernard Laporte", il semble que "Bernard" a désavoué "Laporte".



Et le surlendemain du match, après avoir été désavoué par sa Ministre (Roselyne Bachelot) qui a qualifié ses propos de « malencontreux" Laporte a déclaré « le fait de siffler «La marseillaise » montre qu’il y a un problème dans les quartiers (..), une crise identitaire au niveau des jeunes, et c’est pour ça que je vais faire des propositions mercredi qui vont dans le sens d’aider, d’accompagner et de pénétrer ces quartiers. »
Laporte change-t-il ses déclarations plus vite que le vent ? pas plus vite que Fadela Amara (sous-ministre de la ville).




Du féminisme et du gauchisme au pouvoir: Comment rester fidèle à ses convictions


L’ancienne présidente des « Ni putes ni soumises », association soi-disant féministe et plus gauchiste tu meurs, a déclaré au «Parisien » (16/10) (déclarations reprises par Le Canard Enchainé du (29/10): « il faut vraiment passer à la sanction(..) il ne faut leur trouver aucune excuse. Pas de pitié avec ces gens-là !Arrêtons de parler de malaise social ou de problème d’intégration(..). Je ne veux même pas chercher de justification. ».
Fadela Amara pourrait écrire ses mémoires un jour : « Du féminisme et du gauchisme au pouvoir : comment rester fidèle à ses convictions ! ». Fidèle ? Et comment !


Conclusion : le très «à droite » Bernard Laporte parle de « crise identitaire », veut « aider, accompagner et pénétrer ces quartiers. », et la très « féministe », « très à gauche » Fadela Amara parle de « il ne faut leur trouver aucune excuse. Pas de pitié avec ces gens-là ». Ces deux la changent leurs «discours » plus vite que le vent.


« Femmes démocrates » à la tunisienne


Et que dire de la microscopique mais combien tonitruante ATFD, Association Tunisienne des Femmes Démocrates (plus féministe, plus démocrate, plus gauchiste, tu meurs !) ?
« Femmes démocrates » à la tunisienne veut-il dire « Ni putes ni soumises » à la Fadela Amara ? Faut arrêter avec les jeux de mots, sinon Khedija Cherif, l’actuelle présidente de l’ATFD va se fendre, à son habitude, d’un Communiqué dénonçant le « sexisme et le machisme latent » ou « l’islamisme et l’intégrisme rampant ». C’est au choix et à volonté.



Il faut sauver le soldat Laporte


« Le Canard enchaîné » - Mercredi 22 octobre, p2
Roselyne Bachelot a été réveillée peu avant minuit, le 14 octobre, par son téléphone. Au bout du fil, un collaborateur qui l’informait des sifflets au stade de France pendant « La Marseillaise » qui avait précédé le match France-Tunisie.
Aussitôt, Roselyne appelle un conseiller de son sous-ministre Bernard Laporte pour le prévenir qu’elle va être «obligée de faire un Communiqué »,  «il faut protéger Bernard » explique-t-elle.
« Bernard » n’avait pas jugé bon de quitter la tribune pendant les sifflets, pas plus que les deux autres sous-ministre présents ce soir-là au Stade de France, Eric Besson et Alain Joyandet.
Cela dit, qui aurait remarqué que ces trois-là quittaient la tribune ?


La force de Lââm


« Le Canard enchaîné » - Mercredi 22 octobre, p2
La même Bachelot s’était déchaînée quelques instants plus tôt, aux questions d’actualités. alors que le socialiste Pascal Terrasse (applaudi par plusieurs députés UMP) lançait : « Bernard Laporte aurait dû quitter le stade », elle volait au secours de son Secrétaire d’Etat, avec cet argument :
« Il est resté par respect pour la chanteuse Lââm », qui interprétait « La marseillaise ».
Les chanteuses, depuis que Carla est à l’Elysée, sont sacrées.


Histoire de gros sous


« Le Canard enchaîné » - Mercredi 22 octobre, p2
Le 15 octobre, Roselyne est auditionnée par la commission des affaires sociales de l’assemblée. Mais la Ministre de la Santé, de la jeunesse et des sports ne se préoccupe pas beaucoup du budget, le sujet du jour. Elle est encore dans le match de la veille.
« Quel match de merde ! lance-t-elle à son voisin, Eric Woerth, le ministre du budget. Et qu’est-ce qu‘Escalette (Le président de la Fédération française de football) avait besoin d’organiser un match pareil ? C’est pour le pognon… » allusion aux royalties versées par TF1 à la FFF.
Si elle dit vrai, ça vaut quelques sifflets, non ?


Allons z’enfants de la comédie


« Le Canard enchaîné »- Mercredi 29 octobre 2008,p8


Il a dû se marrer, Anton Geniov, l’arbitre bulgare du match France-Tunisie qui a plongé le pays dans un bouleversant psychodrame. Lui, c’est sur, il s’est souvenu de ce 17 novembre 1993, quand la Bulgarie gagnait les éliminatoires de la coupe du monde contre la France. Ce jour-là, tout le parc des princes avait sifflé l’hymne national bulgare. La Réaction ? pas une ligne dans les médias. Pas un commentaire de la classe politique. Mais qui gouvernait à l’époque ? Les Balladur, Sarkozy et compagnie. Et qui était ministre des sports ? Michèle Alliot-Marie [l’actuelle Ministre de l’intérieur], celle-là même qui la semaine dernière, a fait part de sa «profonde indignation » et exigé des poursuites pour «outrages à l’hymne national »…


La Sarkozy a oublié les sifflets gaulois du France- Bulgarie de 1993, mais elle n’a pas oublié ceux, corses, du Bastia- Lorient de 2002. La cote de Chirac avait grimpé en flèche après son départ du stade. Sarkozy le sait :  s’indigner est très payant auprès de l’opinion publique. Alors, à peine le France-Tunisie achevé, ses troupes ont sauté sur l’occasion et elles se sont déchaînées.


« Insultant pour la France ! », a tonné Fillon [le Premier ministre]. « Scandaleux ! », S’est offusqué Sarko lui-même, qui n’avait pas vu le match. Et les petits soldats d’en rajouter : il faut interrompre les matchs ( Roselyne Bachelot [Ministre des sports]). Ne plus jouer contre ces maghrébins, ou alors chez eux et en province (Laporte, [secrétaire d’Etat des sports]). Plus courageux sur les pelouses que dans les gradins, le même Laporte avait déclaré avant le match, lors d’une rencontre avec les jeunes de Bondy : « si des supporters sifflent la marseillaise ? mais je pars ! j’peux pas accepter de rester, je sors parce que je veux pas voir ça ! ». le fameux soir, Laporte a vu ça et il est resté.


L’ex-égérie des banlieues devenue sous-ministre, Fadela Amera, répète en ville qu’elle reste de gauche. Et voilà ce qu’elle a dit au «Parisien » (16/10) : « il faut vraiment passer à la sanction(..) il ne faut leur trouver aucune excuse. Pas de pitié avec ces gens-là !Arrêtons de parler de malaise social ou de problème d’intégration(..). Je ne veux même pas chercher de justification. ».


Au passage, ce grand barnum a réveillé quelques vieux réflexes. Lionel Luca, député très UMP de la cote d’azur : « qu’ils fassent leurs valises pour réintégrer le pays de leurs origines ». des journaux ont enchaîné : « indignation générale », a titré en énorme à la une « Le Figaro » (16/10), « 80% des français choqués, une vraie affaire d’Etat ! » a crié « Le Parisien » (16/10), sondage opportun à l’appui.


Et après cette surenchère démago ? Après, changement de ton et rétropédalages embarrassés. Michel Platini, qui connaît un peu le foot, a sifflé la mi-temps (« Le Monde,18/10) : « il y a trente ans, quand je jouais avec l’équipe de France « La marseillaise» était sifflée sur tous les terrains(..). ça ne choquait personne(..) cette histoire de sifflets est devenue une affaire politique. » Le patron du foot français, Jean-Pierre Escalette, a désavoué Bachelot : «je ne me sens pas capable, moi, d’évacuer un stade ». De toute façon, c’est dangereux et c’est l’arbitre qui décide. Puis Bachelot a désavoué Laporte et ses « propos malencontreux ».Enfin, lundi 20, Laporte a désavoué Laporte « le fait de siffler «La marseillaise » montre qu’il y a un problème dans les quartiers (..), une crise identitaire au niveau des jeunes, et c’est pour ça que je vais faire des propositions mercredi qui vont dans le sens d’aider, d’accompagner et de pénétrer ces quartiers. »
Coup de sifflet et retour aux vestiaires…


Extraits du Canard Enchainé,retranscris par SBA qui vous recommande d’acheter le Canard Enchaîné.
www.samibenabdallah.com

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