الأربعاء, 03 كانون2/يناير 2007 06:00

7 ème année, N° 2417 du 03 janvier 2007

 

7 ème année, N° 2417 du 03.01.2007
 archives : www.tunisnews.net
 

Reuters: 25 "criminels dangereux" tués par la police en Tunisie

Reuters: La Tunisie dément qu'il y ait eu 25 morts dans une fusillade 
AP: Les forces de la sécurité continuent de traquer "un groupe de dangereux criminels"
AP: Tunisie: Des morts dans une nouvelle fusillade entre forces de l'ordre et de "dangereux criminels"
Belga: Plusieurs morts dans une nouvelle fusillade au sud de Tunis

AFP: Rassemblement à Tunis en hommage au "martyr" Saddam Hussein

AFP: Le tourisme en plein essor dans le Sahara tunisien

Le Monde: Analyse: Pas de "smic démocratique" en Tunisie

Ahmed seghaier: Exécution de Président Saddam ; Pourquoi ? Par qui ? Comment ? Et quand ?

Hichem Kacem : Le triumvirat et le Pendu !

Prof. Menahem Milson: Lafif Lakhdar, un musulman réformiste

Times Online: New UN chief's Saddam gaffe on first day of work

 

25 "criminels dangereux" tués par la police en Tunisie

mercredi 3 janvier 2007, 19h09
TUNIS (Reuters) - Les forces de sécurité tunisiennes ont abattu mercredi 25 "criminels dangereux" lors d'un affrontement à Slimane, à 30 km au sud de Tunis, apprend-on de source proche du ministère de l'Intérieur.
Auparavant, l'agence de presse officielle TAP avait rapporté, de même source, que les forces de sécurité avaient retrouvé et liquidé les derniers membres de cette bande criminelle qui avait affronté la police le 23 décembre à Tunis.
Deux policiers avaient été blessés et deux "criminels" tués dans ce premier incident.
On ignore encore si les adversaires des policiers étaient des criminels de droit commun ou agissaient pour des mobiles politiques ou religieux.
Aucun responsable gouvernemental n'a pu être contacté dans l'immédiat pour fournir de plus amples précisions sur ces incidents armés, inhabituels dans un pays qui se flatte d'être un des plus sûrs de la région.

La Tunisie dément qu'il y ait eu 25 morts dans une fusillade

Reuters, le 03/01/07 à 19h36
TUNIS (Reuters) - Les autorités tunisiennes ont démenti mercredi des informations selon lesquelles les forces de sécurité ont tué 25 membres d'une bande de criminels dans les environs de Tunis.
"Il s'agit d'un chiffre absolument faux", a-t-on dit à Reuters de source gouvernementale, sans préciser combien de personnes, selon elle, avaient trouvé la mort dans les incidents.
De source proche des services de sécurité, on avait déclaré un peu plus tôt que 25 "criminels dangereux" avaient péri au cours d'une fusillade à Slimane, à 30 km au sud de Tunis.
L'agence de presse officielle TAP avait rapporté, de même source, que les forces de sécurité avaient retrouvé et liquidé les derniers membres de cette bande criminelle qui avait affronté la police le 23 décembre à Tunis.
Deux policiers avaient été blessés et deux "criminels" tués dans ce premier incident.

Les forces de la sécurité continuent de traquer "un groupe de dangereux criminels"

TUNIS (AP) - Dix jours après la première fusillade qui a opposé les forces de l'ordre tunisienne et un "groupe d'individus" qualifiés par les autorités de "dangereux criminels recherchés", cette affaire qui alimente les discussions dans tous les cercles continue d'être d'une grande actualité.
Fait rare dans les annales en Tunisie, cet échange de coups de feu avait fait deux morts parmi le groupe des "criminels", dont deux membres avaient été arrêtés, tandis que deux policiers étaient blessés, l'un d'eux gravement, selon la presse locale.
Mercredi, le ministère de l'Intérieur, cité par l'agence de presse tunisienne TAP, a fait état d'un nouvel accrochage lors d'une traque des éléments en fuite dans la banlieue sud de Tunis. Selon la même source, "les éléments restants" ont été abattus.
L'agence ne précise pas cependant le nombre des morts dans ce nouvel accrochage, ni le lieu exact où il est survenu.
Selon des témoins oculaires, des échanges de coup de feu nourris ont eu lieu pendant toute la journée de mercredi dans la localité de Soliman, à une quarantaine de kilomètres de la capitale.
Depuis le 23 décembre, date du premier accrochage, un déploiement sécuritaire exceptionnel a été opéré partout dans le pays, mobilisant, outre les forces de sécurité relevant du ministère de l'Intérieur, des unités de l'armée nationale.
Précaution sécuritaire oblige à la veille du Nouvel An, des barrages policiers renforcés étaient installés sur les axes routiers et autour des établissements sensibles, notamment les hôtels.
A la suite du réveillon, qui s'est déroulé sans incident, ces mesures ont été relativement allégées. Cependant la traque des éléments en fuite se poursuivait dans certaines régions, notamment dans certaines villes du Cap Bon, une presqu'île de l'est tunisien.
En revanche, les autorités observent jusqu'à présent un mutisme total sur le type de ces "criminels".
Cependant, des journaux de la place ont évoqué deux versions différentes. Le journal "Achourouk" relayé par "Le Quotidien", l'organe de langue française de la maison "Al Anwar", faisait état dès le départ d'une "bande liée un réseau international de trafic de drogue", tandis que le journal "Assarih" soutenait implicitement la thèse "terroriste", sans toutefois citer ses sources.

"Bien qu'il soit trop tôt pour connaître la vérité entière, ce qui s'est produit est grave à plus d'un égard", analyse le directeur de ce journal, Salah Hajja. Il appelle à la vigilance face à ce "type de criminalité ou de terrorisme, étranger à notre société où il n'a d'ailleurs pas droit de cité".
Plusieurs morts dans une nouvelle fusillade au sud de Tunis

Belga, le 3/1/2007 à 17h54
TUNIS 03/01 (BELGA/AG) = Plusieurs personnes ont été abattues mercredi en Tunisie par les forces de sécurité, qui traquaient les éléments d'un groupe qualifiés de "dangereux criminels" dans le sud de Tunis, a indiqué l'agence tunisienne Tap (officielle).
L'agence, citant le ministère de l'Intérieur, ne précise pas le nombre de personnes tuées au cours de la fusillade, indiquant seulement qu'elle fait "suite à un premier échange de coups de feu survenu dans la nuit du 23 décembre entre les forces de l'ordre et un groupe de dangereux criminels".
"Les forces de sécurité ont poursuivi, mercredi matin, la traque des éléments restants de ce groupe, ce qui a entraîné un échange de coups de feu au cours duquel les éléments de ce groupe ont été abattus", a ajouté la Tap.
La Tap n'indique pas le lieu précis de l'accrochage de mercredi, qui aurait eu lieu dans la localité de Soliman, une zone boisée près de Nabeul (45 km au sud de Tunis), bouclée par les forces de sécurité, ont indiqué des résidents.

(Source : l’agence de presse belge Belga, le 3 janvier 2006)
Lien : http://www.levif.be/belga/BelgaNieuws.asp?ArticleID=74556&SectionID=10
 


Tunisie:
Des morts dans une nouvelle fusillade entre forces de l'ordre et de "dangereux criminels"

Associated Press, le mercredi 3 janvier 2007 à 17h31
TUNIS (AP) - Une nouvelle fusillade a opposé mercredi, dans la banlieue sud de Tunis, les forces de l'ordre à "un groupe de dangereux criminels" au cours duquel les éléments de ce groupe ont été abattus, a rapporté l'agence de presse tunisienne citant le ministère de l'Intérieur.
L'agence ne précise pas le nombre des morts, ni le lieu exact de l'accrochage. Aucune indication n'est par ailleurs fournie sur la nature de ces criminels.
Selon des témoins oculaires, un échange de coups de feu nourris a eu lieu mercredi dans la localité de Soliman, à une quarantaine de kilomètres de Tunis.
Ces éléments étaient traqués depuis une dizaine de jours à la suite d'un premier accrochage survenu dans la nuit du 23 décembre dernier à Hammam-lif, une banlieue sud de la capitale.
Fait rare dans les annales tunisiennes, cet accrochage avait fait deux morts parmi les membres du groupe, dont deux autres avaient été arrêtés, tandis que deux policiers avaient été blesses, l'un d'eux grièvement, selon des informations de presse.

Associated Press

 

 

Premières réactions sur les blogs tunisiens…

Elimination d'un groupe de criminels en banlieue sud de Tunis

Ces derniers jours la TAP nous apprend à travers deux communiqués qu'il a eu des échanges de coups de feu à deux reprises entre la police et un "groupe de criminels" et qu'au bout du compte tous les membres de ce groupe ont été abattus.

C'est pas mal qu'on en parle dans la presse. On avance.

En revanche, je trouve que l'information est très incomplète et très pauvre. Ce n'est pas un évènement banal quand même. Le communiqué à propos des félicitations des pèlerins pour l'aïd a été beaucoup plus long mais aussi stérile.

On aurait pu nous préciser :

- la nature de ce groupe criminel : terroristes, voleurs, politiques, etc...
- combien sont-ils?
- d'où est-ce qu'ils ont pu se procurer des armes?

Ce genre d'informations incomplètes encourage les rumeurs et les mauvaises interprétations et ce n'est pas ce qui nous manque dans notre pays. Nous sommes tous curieux et on a besoin d'en savoir plus. Et la vérité on ne la trouvera pas dans les médias de notre pays.

Je ne comprends pas pourquoi on a toujours tendance à cacher la vérité. Pourquoi on ne nous prend pas pour un peuple mûr qui a de plus en plus besoin d'une information de meilleure qualité.

C'est peut être un secret d'état et que c'est dangereux pour notre sécurité ou notre moral de nous dire toute la réalité. Ou on a peur de donner le contre exemple de la sécurité et la stabilité de notre pays. Nous somme dans un pays stable, et on souhaite qu'il le reste, mais on ne peut pas être parfait. Et quand il y a des accidents de ce type, en parler franchement ne peut que crédibiliser davantage ceux qui nous gouvernent.

On n'est pas entrain de refaire la même erreur que l'attentat de "El Ghriba" à Djerba?

Une dernière question : y aura-t-il un fusible qui va sauter après ces incidents? En général c'est le cas : quand il y a un attentat, on change le secrétaire d'état à la sécurité ou le ministre de l'intérieur, quand il y a une coupure de courant on change le PDG de la STEG et quand il y a un arrêt brusque de diffusion de canal 7 on change son PDG ou le ministre de l'information (je ne m'en souviens plus).

Voici les deux communiqués de la TAP du 24.12.2006 et 03.01.2007 :

Deux dangereux criminels abattus et deux autres arrêtés par les forces de l'ordre

TUNIS, 24 dec 2006 (TAP)- Une source officielle du ministère de l'intérieur et du développement local annonce que, durant la nuit du 23 décembre 2006, un échange de coups de feu a eu lieu entre un groupe d'individus, se trouvant dans une habitation située dans la banlieue sud de la capitale et une patrouille des forces de l'ordre sur les lieux.

Ces échanges de coups de feu ont fait deux morts parmi ce groupe et ont permis l'arrestation de deux autres.

On déplore aussi deux blessés parmi les forces de l'ordre.

Les investigations préliminaires indiquent que les éléments de ce groupe sont de dangereux criminels recherchés.

Les éléments d'un groupe de dangereux criminels abattus par les forces de l'ordre

TUNIS, 03 jan 2007 (TAP) - Une source officielle au ministère de l'intérieur et du développement local annonce que, dans le cadre de l'enquête menée à la suite de l'échange de coups de feu survenu dans la nuit du 23 décembre dernier, entre les forces de l'ordre et un groupe de dangereux criminels, les forces de sécurité ont poursuivi, mercredi, la traque des éléments restants de ce groupe, ce qui a entraîné un échange de coups de feu. Au cours de la fusillade, les éléments de ce groupe ont été abattus.

 

Dans le communiqué de l'AFP on trouve un peu plus d'informations :

 

Plusieurs morts dans une nouvelle fusillade au sud de Tun1s (officiel)
AFP 03.01.07 | 17h29

Plusieurs personnes ont été abattues mercredi en Tun1s1e par les forces de sécurité, qui traquaient les éléments d'un groupe qualifiés de "dangereux criminels" dans le sud de Tun1s, a indiqué l'agence tun1s1enne Tap (officielle).

L'agence, citant le ministère de l'Intérieur, ne précise pas le nombre de personnes tuées au cours de la fusillade, indiquant seulement qu'elle fait "suite à un premier échange de coup de feu survenu dans la nuit du 23 décembre entre les forces de l'ordre et un groupe de dangereux criminels".

"Les forces de sécurité ont poursuivi, mercredi matin, la traque des éléments restants de ce groupe, ce qui a entrainé un échange de coups de feu au cours duquel les éléments de ce groupe ont été abattus", a ajouté la Tap.

La Tap n'indique pas le lieu précis de l'accrochage de mercredi, qui aurait eu lieu dans la localité de Soliman, une zone boisée près de Nabeul (45 km au sud de Tunis), qui a été bouclée par les forces de sécurité selon des résidents contactés par téléphone.

Cette annonce intervient alors que l'on pouvait assister à un déploiement exceptionnel de forces de sécurité, y compris d'effectifs de la garde nationale et de militaires sur l'autoroute reliant Tun1s au sud du pays.

Des barrages de police ont été installés de façon permanente aux entrées de toutes les villes du pays et dans la capitale, et procède au contrôle de certains véhicules dont ils fouillent des passagers, selon des témoignages concordants.

Le 24 décembre, la Tap avait annoncé un accrochage au cours duquel deux personnes ont été tuées et deux policiers blessés et avait fait état de deux arrestations.

L'agence avait alors indiqué que l'accrochage avait opposé des forces de sécurité à de "dangeureux criminels recherchés", sans préciser la nature de leurs crimes.

La plupart des journaux ont évoqué l'incident du 23 décembre comme un fait divers relié à un trafic d'armes ou de drogue, un seul quotidien privé "Assarih" avait laissé entendre qu'il pourrait s'agir d'un groupe terroriste.

 

(Source : le blog tunisien « Mowaten Tounsi » (censuré en Tunisie), le 3 janvier 2007 à 05h24 PM)

Lien : http://mouwatentounsi.blogspot.com/index.html


Rassemblement à Tunis en hommage au "martyr" Saddam Hussein

 Associated Press, le 2 janvier 2007 à 20h12
TUNIS, 2 jan 2007 (AFP) - Plusieurs centaines de personnes ont manifesté mardi à Tunis pour protester contre l'exécution de l'ancien président irakien Saddam Hussein, pendu samedi, et lui rendre hommage, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Les manifestants, regroupés place Mohamed-Ali, devant les locaux de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), ont brandi des portraits de Saddam Hussein et crié des slogans en hommage au "chahid" (martyr) et d'autres hostiles aux Etats-Unis, qualifiés d'"assassins".
Dans un communiqué distribué à la presse, la direction de l'UGTT a fait porter aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne "la responsabilité de cet assassinat politique, qui ne fera qu'exacerber la violence" en Irak.
Le gouvernement tunisien avait exprimé samedi "son profond regret" pour l'exécution du président irakien déchu, déclarant que l'application de la sentence, le jour de l'Aïd al-Adha était "une grave atteinte aux sentiments des peuples musulmans, au moment où ils célèbrent une fête religieuse sacrée".


Le tourisme en plein essor dans le Sahara tunisien

Par Pierre LANFRANCHI
 AFP, le 30 décembre 2006 à 06h50
DOUZ (Tunisie), 30 déc 2006 (AFP) - Le tourisme est en plein essor dans le Sahara tunisien où les autorités déploient d'importants efforts pour développer cette partie méridionale du pays en diversifiant une offre traditionnellement orientée vers le secteur balnéaire.
 
La forte affluence de visiteurs aux traditionnels festivals de fin d'année des villes de Douz et Tozeur (Sud-Ouest), qui se sont achevés cette semaine, témoigne de la vigueur de cette forme de tourisme.
 
Quelque cent mille personnes dont de nombreux touristes étrangers, essentiellement européens et japonais, ont assisté à ces festivals alliant randonnées dans les dunes de sables et les oasis de montagne, le long de la frontière algérienne, visites de palmeraies, courses de dromadaires et spectacles traditionnels sur la vie et les traditions sahariennes.
 
Le développement des liaisons aériennes avec les principales capitales européennes, distantes de quelques heures seulement, est l'un des objectifs majeurs du ministre du Tourisme, Tijani Haddad, et de l'Office national du tourisme tunisien.
 
A 450 kilomètres au Sud-Ouest de Tunis, la principale ville de la zone saharienne, Tozeur, est déjà reliée à plusieurs capitales européennes grâce à un aéroport international modernisé ces dernières années.
 
La compagnie nationale Tunisair souhaite aussi développer sa flotte pour multiplier notamment ses vols intérieurs sur cette destination de l'automne au printemps.
 
Outre les habituelles activités de visites de sites, les autorités mettent aussi l'accent sur les secteurs du tourisme culturel et sportif.
 
M. Haddad a ainsi inauguré en novembre, en présence de spécialistes venus de toute l'Europe, le premier parcours de golf en zone saharienne d'Afrique du Nord.
 
"Cette réalisation unique en Tunisie et en Afrique du Nord doit donner une nouvelle impulsion au tourisme saharien", avait déclaré le ministre.
 
Il avait souligné que le succès de la tentative de diversification de l'offre touristique passait avant tout par le développement des liaisons aériennes avec l'aéroport international Tozeur-Nefta, distant de quelques heures de la plupart des grandes villes européennes.
 
Afin d'attirer toujours plus de visiteurs et de fixer ainsi les populations locales, les responsables du tourisme et de la culture portent aussi leurs efforts sur le développement des activités artisanales, composante essentielle de la culture saharienne avec l'élevage des dromadaires, comme l'a souligné cette semaine durant le Festival des oasis de Tozeur le ministre de la Culture Mohamed El Aziz ben Achour.
 
Le tourisme est, après l'agriculture, le deuxième secteur économique le plus important de Tunisie. Plus de six millions de personnes ont visité le pays en 2006. L'année précédente, le tourisme avait rapporté 2,6 milliards de dinars (1,55 milliard d'euros) de recettes en devises.
 
AFP
 

Analyse
Pas de "smic démocratique" en Tunisie

par Florence Beaugé

Opérer une brèche dans le silence des médias et desserrer l'étau qui pèse sur les militants des libertés en Tunisie. Tel est le double objectif du Comité pour le respect des libertés et des droits de l'homme en Tunisie (CRLDH), quand il voit le jour à Paris, il y a dix ans.

C'est, à l'origine, pour venir en aide à la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH), assiégée à Tunis par le régime Zine El-Abidine Ben Ali, que le Comité est créé. Une trentaine de personnes, Tunisiens et non-Tunisiens, décident, à la fin de 1996, de prendre le relais des militants "de l'intérieur" et de porter leur voix "à l'extérieur", servant ainsi de passerelle entre la Tunisie et le reste du monde. "La chape de plomb était totale. La Ligue était sous l'éteignoir. On ne peut pas imaginer ce que c'était", se souvient l'avocat Mokhtar Trifi, président de la LTDH. "Les passeports étaient confisqués par milliers. Tout le monde avait peur, y compris d'exprimer des positions timides", ajoute Kamel Jendoubi, l'actuel président du CRLDH.

Dix ans plus tard, le Comité dresse un bilan prudent de l'état des libertés en Tunisie. S'il admet que l'air y est plus respirable qu'avant, il mesure le chemin qui reste à parcourir. "Nous avons gagné, dans l'ensemble, la liberté de circuler. Mais le pouvoir ne bouge pas, sur le fond. Il a simplement changé de stratégie", souligne Kamel Jendoubi. Tous ceux qui combattent en Tunisie pour le respect des droits de l'homme partagent cette analyse. Les gestes concédés de temps à autre par le pouvoir ne sont, disent-ils, qu'une façade à destination de l'Occident, ou sont lâchés sous la pression. Ils ne constituent en aucun cas l'amorce d'une véritable évolution.

Cinquante-cinq prisonniers islamistes ont ainsi été récemment libérés, mais il en reste encore plusieurs centaines sous les verrous. Et si le parti du docteur Mustapha Ben Jaafar, le Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL, opposition légale), a enfin reçu l'autorisation de publier un journal, après des années d'attente, c'est sous la pression de l'Internationale socialiste. Et cela n'empêche pas que M. Ben Jaafar reste soumis aux habituelles tracasseries. Toutes ses lignes téléphoniques, par exemple, sont inaccessibles à partir de l'étranger.

"Par rapport aux années 1990, l'intensité de la répression et le harcèlement ont beaucoup baissé, mais en matière de liberté et de droits, la situation ne s'est pas améliorée", confirme l'avocat Nejib Chebbi, fondateur du Parti démocrate progressiste (PDP, opposition légale). La meilleure illustration en est sans doute la situation de la LTDH.

Depuis 2000, le pouvoir s'oppose sans relâche à la plus ancienne des Ligues du continent africain. "Nous avons eu, ces trois dernières années, pas moins de trente-quatre procès ! La justice étant instrumentalisée en Tunisie, nous les avons tous perdus. A ce harcèlement judiciaire s'ajoute désormais l'interdiction de faire quoi que ce soit. Nous n'avons même plus le droit de nous réunir en congrès !", dénonce Mokhtar Trifi.
Depuis septembre 2005, les locaux de la Ligue sont interdits d'accès par la police. "Le pouvoir veut tuer la LTDH sans le dire officiellement. Il a besoin de continuer à clamer : "La Ligue est là, c'est un acquis national", mais, dans les faits, il la paralyse entièrement", ajoute-t-il.

Pour Mokhtar Trifi, l'étau ne s'est pas desserré sur la Tunisie, ces dernières années, c'est la société civile qui a commencé à "se libérer de la peur". Avec Internet et les chaînes de télévision par satellite, les Tunisiens sont mieux informés qu'autrefois de la situation dans leur pays. Le Qatar en sait quelque chose : Tunis a rompu ses relations diplomatiques avec lui, en octobre, après qu'Al-Jazira eut diffusé une interview de l'opposant tunisien Moncef Marzouki appelant à "la résistance civile" contre le régime Ben Ali.

RÉGIME PAS AMENDABLE

Professeur de médecine et leader du Congrès pour la République, une formation interdite, Moncef Marzouki vient de regagner la France, après deux mois passés à son domicile de Sousse. Cet opposant sans concession mais pacifiste voulait se réinstaller dans son pays natal, au terme de cinq années d'exil à Paris. Peine perdue. Marzouki s'est retrouvé, dans les faits, assigné à résidence pendant deux mois. A chaque fois qu'il sortait de son domicile, il était, dit-il, "entouré et harcelé par une cohorte de voyous", aux ordres de la police. "Le régime ne change pas, il s'aggrave. Il a glissé du politique au policier, puis du policier au droit commun", lâche-t-il d'un air las, avant de dénoncer "les deux familles mafieuses qui gouvernent la Tunisie : les Ben Ali et les Trabelsi" (Leila Trabelsi est la "première dame de Tunisie").

Une nouvelle ligne de fracture divise l'opposition tunisienne aujourd'hui. Non plus la question des islamistes - tout le monde ou presque admet qu'ils doivent être intégrés dans le processus démocratique -, mais la stratégie à adopter à l'égard du pouvoir. Faut-il jouer le jeu de la démocratie de façade qu'il a instaurée ces dernières années ou se lancer dans une opposition plus radicale ? Les uns et les autres ne croient pas que le régime soit amendable, mais ils se sentent bien seuls face à un Occident qui voit dans le président Ben Ali un fidèle allié, au motif qu'il combat le terrorisme. Les gages donnés par Tunis à ses "parrains" occidentaux ne sont pourtant pas tous convaincants. Tombés sous le coup de la législation antiterroriste, plusieurs centaines de jeunes Tunisiens sont actuellement sous les verrous. A en croire leurs avocats, leurs dossiers sont "vides".

Bien réelle, en revanche, est la revendication identitaire arabo-musulmane qui ne cesse de croître au sein de la population, comme s'en inquiète l'ancien député Khemaïs Chammari. Ces dix dernières années, l'opposition tunisienne a sans conteste marqué des points. Plus personne n'ignore qu'à deux pas des plages de sable fin des militants sont impitoyablement réprimés pour avoir revendiqué le droit d'exercer leur citoyenneté. Reste que le "smic démocratique" - liberté d'association, liberté de la presse et des sites Internet, élargissement de tous les prisonniers politiques -, réclamé en octobre 2005 par huit personnalités en grève de la faim pendant trente-deux jours, n'a toujours pas été obtenu.

"S'il y a aujourd'hui un pays qui contrecarre toute pression au niveau européen sur le régime Ben Ali, c'est bien la France", remarque avec amertume Kamel Jendoubi, le président du CRLDH. Pour lui, l'ancienne puissance tutélaire a même "régressé", ces dernières années, pour s'aligner "totalement" sur celui qui s'est baptisé "l'artisan du changement" en prenant le pouvoir à Tunis, il y aura bientôt vingt ans.
 
(Source : « Le Monde » (France) du 4 janvier 2007)

Exécution de Président Saddam ; Pourquoi ? Par qui ? Comment ? Et quand ?

Suite à l’exécution barbare et irresponsable de président de l’Irak M. Saddam Hussein, je voudrais m’exprimer sur cette affaire et éclairer les points qui suivent :

Personnellement, je n’étais jamais un sympathisant de Saddam, ni de l’idéologie de son parti Baath, non plus de sa politique et de son régime politique à caractère dictatorial. Toutefois, la façon dans laquelle il était traité et exécuté et les circonstances qui ont entouré cette exécution m’ont beaucoup interpellé.

Tout d’abord, si on peut être à la base pour l’exécution de Saddam ainsi que tous les dictateurs et les criminels, à titre d’exemple m. Bush et ben Ali pour leur crime commis contre l’humanité, pour des actes de torture et pour de crime de guerre(Bush). Il faut que cela se fasse dans le respect de droit international et de la dignité humaine. Il faut que toutes les garanties en un procès juste soient réunies et que tribunal soit compétent, indépendant et neutre. Ce qui n’était pas le cas pour le procès de Saddam Hussein.

Il faut surtout signaler que Saddam a été exécuté l’aube de jour de la fête « Al id » cependant que toutes les lois interdisent l’exécution des condamnés pendant les jours de fêtes des condamnés y compris le droit pénal actuel de l’irak. (La saisie et l’exécution sont interdites même en matière de droits civil pour les biens meubles et immeubles pendant les jours des fêtes des débiteurs).

Ce jour là, le 30/12/2006 quand je me suis levé vers 7h15 de matin et en allumant la TV j’étais surpris choqué, frustré par l’image de l’exécution de saddam. Imaginez-vous le jour de la fête, le jour de pardon, de générosité et de sacrifice vous vous levez le matin et vous ouvrez vos yeux sur ces images barbares et sauvagement prises et diffusées à travers les TV de tout le monde!

Les dirigeants actuels de l’Irak, ces confessionnellistes, rancuneux, stupides et moyenâgeux sont les vrais criminels et mafieux. Si on admet que Saddam a tué 147 personnes durant le massacre de Déjil, les criminels qui gouvernent l’Irak qui était parmi les pays le plus développés de la région, l’ont transformé en un pays préhistorique. Ils massacrent et tuent
Quotidiennement et systématiquement plus que ce nombre avec l’appui, le soutien et sous le contrôle de l’armée américaine et l’administration bush bien sure.

A la base,  je n’avais pas auparavant beaucoup de respect pour Saddam mais actuellement j’aime cette personne car il était exposé à une injustice historique irréparable, car il était courageux et il n’a pas demandé la grâce ni l’amnistie de ses ennemis et les ennemis de l’irak. On a bien vu des manifestations dans le monde entier pour condamner cet acte barbare (Palestine, l’inde, Pakistan, Indonésie, etc.). On a également  observé des personnalités irakiennes qui étaient, eux et leurs familles, victimes de Saddam mais qui ont condamné fermement son exécution, notamment le moment et la manière dont il était exécuté. Les exécuteurs de Saddam et le gouvernement Malki et ses alliés ont agis comme des groupes criminels et mafieux et non pas comme des hommes d’Etat. Il faudra attendre le jour dans lequel ces criminels seront condamnés de leur tour pour leur trahison et leurs actes criminels.

Je peux faire un bouquin et montrer la barbarie, l’illégalité, l’immoralité et l’illégitimité de procès et de tribunal qui a jugé M.Saddam Hussein ainsi que le jugement rendu et son exécution. D’ailleurs la majorité des juristes et les experts du droit international, du droit pénal général et le droit pénal spécial ont montré l’illégalité de tribunal, l’absence des conditions nécessaires pour un procès juste et l’incompétence de tribunal en la matière.

Les questions qui doivent être  posées et doit y avoir des réponses claires sont les suivantes :
Qui gouvernent actuellement l’Irak ? Comment ils gouvernent ? Puis, qui a jugé Saddam ? Par quelle loi ? Selon quel droit ? Comment était le déroulement de procès ? Est-ce que les procédures légales étaient respectées ? Dans quelles circonstances politiques et sécuritaires le procès s’est  déroulé et le jugement était rendu ? A quel point peut-on considérer le tribunal légal, neutre et indépendant ? Pourquoi on a retiré le premier président de tribunal et on l’a remplacé? Qui a tué l’avocat de Saddam ? Est-ce que Saddam ne pas un prisonnier de guerre qui était arrêté par les forces occupantes et par conséquent le droit humanitaire international est applicable à son égard? Ensuite, qui jugent qui ? Comment acceptons que des groupes mafieux ultra religieux, corrompus moyenâgeux exécutent un président d’un Etat membre des Nations Unies qui a malgré tout beaucoup des mérites (coté des droits économiques, sociaux et culturels) ?

Les rapports des nations unies sur le développement  humain (PNUD), les rapports de l’OMS, de l’UNESCO, de l’UNICEF et ses médailles offertes pour l’Irak durant les années 80 avant l’embargo onusien témoignent la jouissance des irakiens de leurs droits économiques et sociaux sous l’empire de régime de saddam. Quant aux rapports des mouvements de défense des droits de femmes, ils constatent une grande régression et un recul assez important au niveau de respect des droits des femmes notamment à cause de l’occupation et l’arrivé des religieux au pouvoir.

Finalement je pense que Saddam était la victime de son opposition aux politiques des états unis dans la région, puis la victime des complots des israéliens et  des iraniens qui ne peuvent pas oublier respectivement les missiles et la guerre de 8 ans.

Malgré la sauvagerie de son exécution, les ennemis de Saddam l’ont offert une très bonne et merveilleuse chose. C’est le fait de voir sa mort  martyriser et de ne pas avoir une « fin normale », mourir malade sur son lit. Saddam a réussi à faire beaucoup des bruits autour de lui et dans le monde entier vivant et mort. Il est entré dans le monde de politique et dans l’histoire jeune et très tôt et en sortant de la vie il n’a pas quitté l’histoire car il a réussi à sculpter son nom, sa politique et sa mort sur les mémoires et les cœurs des millions des personnes dans le monde. Saddam va inspirer beaucoup des jeunes arabes et sa fin est une fin enviée qui peut être souhaitée par des milliers voir des millions des gens.

Saddam est plus honoré que ses ennemis et sa mort était une mort glorifiant car il n’a jamais cédé aux ennemis de la nation arabe. Car l’Irak à son époque était l’Irak de tous les Irakiens kurdes, chiites et sunnites. C’était l’Irak de tous les citoyens arabes. Saddam est exécuté car il était le seul chef d’Etat arabe qui a osé d’envoyer des missiles sur cet Etat hébreux, ce cancer qui empoisonne le corps arabe. Il était déchu du pouvoir, jugé et exécuté parce qu’il avait un vrai projet de renaissance et du développement social et humain dans la région arabe. Ce projet qui avait comme objectif la réunification et le développement économique, social et scientifique de notre région.

Saddam est mort et exécuté sous les yeux des dirigeants arabes. Certes il y a des dirigeants qui le connaissent très bien parce qu’ils participaient ensemble dans des sommets dans le cadre de la ligue arabe ou l’organisation de la conférence islamique ou dans le cadre des sommets des nations unies, etc. ce qui est déshonorant c’est qu’il n’y pas vraiment des oppositions ou même des positions ou des déclarations qui critiquent et dénoncent cette exécution. La peur des nos dirigeants des Etats unis a apparemment dépassé toutes les limites. Je tiens à dire pour ces dirigeants peureux et lâches que Saddam est mort de cette façon pour marquer les esprits et les cœurs mais que vos morts et vos fins seront bientôt, inchâa Allah, célébrées et vous ne trouvez personne qui vous pleur ou qui verse une seule larme de respect ou d’amour pour vous.

Quelque soit les fautes de Saddam, il restera dans l’histoire comme un dirigeant nationaliste arabe qui a refusé de livrer son pays pour les agresseurs et qui a appelé et crié jusqu’à la dernière minute de sa vie pour la libération de l’Irak, de la Palestine, qu’il aime beaucoup, et pour la liberté et la fierté de la Nation Arabe qui a toujours, à sa manière, vécu pour elle.   

Ahmed seghaier
Chercheur Tunisien, Genève


 


Le triumvirat et le Pendu !

Sieur Bush n’a pas honte d ses abus et de sa ploutocratie déconcertante, au mépris de règles, décrets et lois  fondamentaux des peuples libres ou libérés, répétés en chœur par les seuls aèdes au cœur acquis à la démocratie ou encore sensibles à la justice ! Ce triumvirat de l'absolutisme (Bush-Blair- Olmert) viole à tour de bras les acquis planétaires du droit à la vie et vole l’intégrité, voire l’entièreté  des populations proche et moyen-orientales pour stipendier leur historicité et pourfendre leur sacré ! Au nom de la haine des races et du mensonge institutionnel…
Ce n’est pas tant la pendaison jubilatoire (dont acte) de l’ancien « Roi » de Bagdad ou la marginalisation d’un parti élu au suffrage universel (à l’occidental), le Hamas, en territoires occupés de la Palestine martyre qui provoquent l’écœurement et le cri de ras-le-bol, mais leur justification complice et leur acceptabilité par une Europe élargie à 27 pays et frappée de plein fouet dans son cœur et son corps de schizophrénie doublée d’une hypocrisie linguae valétudinaire ! Qui l’eut cru ! Et pourtant, le came back des procédés de Vichy, avec leurs lots de tribunaux d’exception et leurs jugements expéditifs et punitifs, doit faire frémir les femmes et les hommes (j’allais dire la femme « royaliste » et le petit homme issu d’une immigration digérée) politiques d’une France en proie à une guéguerre préélectorale où le tout est basé sur le recrutement propagandiste d’électeurs, peu enclins aux dérives de leur pays par rapport à la supercherie américano-britannique en terre d’Islam ! France, vielles-toi ! France de « j’accuse » d’Emile Zola qui nous aimions et que, tôt ou tard, n’en déplaise aux censeurs ou auto censeurs de l’heure « … redeviendra la terre de l'équité et de la bonté», comme le prédît Zola dans sa fameuse lettre  à  Alfred Dreyfus le 6 juillet 1899, et assumera à nouveau son rôle et sa haute responsabilité devant cette infamie unilatérale américano-britannique en Irak, en Palestine et au Liban !
Il est temps de stopper la haine entre les peuples et la vindicte populaire entre colonisés et colons du XXIè siècle ! Les morts se comptent par milliers tous les jours dans une région en effritement et en dislocation comme si ces sacrifiés ne pesaient rien dans la balance pipée des sacrificateurs impunis qui excellent dans le crime organisé, structuré, chronométré et planifié… Les musulmans en ont assez de se voir occidentaliser à  coup de menaces et de terreurs à l’image des gouvernants de leurs contrées soumis eux aussi aux fulminations des maîtres de l’univers ! Ils veulent en finir avec ces clichés qui les diabolisent chaque jour un peu auprès des masses populaires apeurées par quelques mass médias ségrégationnistes au profil pourtant sérieux en apparence !
Ces Musulmans arabes ont sûrement pris acte (sic) de leur déconvenue, de leur asservissement et de leur servilité devant ceux qui piétinent leur sacré, leurs rites et leur foi ! Ils ne peuvent plus s’adonner à leur pèlerinage en paix et fêter au moins l’Aîd El Kébir (fête du sacrifice) sans se heurter à des provocations intentionnelles décrétées par un gouvernement irakien de fortune, sous protectorat, protection, auspice, commandement (les mots ne sont pas forts) américains qui réclamait et exigeait la tête de Saddam précipitamment le jour même du sacrifice du « bélier » en guise d’offrande au Seigneur ! Le monde entier a vu en boucle des bribes de ce spectacle de la honte à travers les chaînes de TV dont les commentateurs, au mieux se refusaient      à enfoncer le clou de la désolation, au pire à s’adonner à des mesquines interviews avec les chimériques vainqueurs omnipotents ou leurs sbires, se considérant tout aussi victorieux de leur imbécile perfidie ! 
La potence,  hissée par la bénédiction des potentats envahisseurs, a fini par occire l’ombre d’un ancien allié trop gênant dont l’évocation du nom ne pourra servir désormais qu’à rappeler l’échec cuisant d’une coalition fixée par la corde élimée d’une discorde immanente et imminente ! Les bourreaux ont agi sur ordres abscons d’un gouvernement (lequel ?) fantoche et fantôme ! Soit ! Mais pourquoi ce mutisme international et cette connivence hypocrite des adeptes, disciples et partisans patentés et chevronnés de l’abolition de la peine de mort ? Où sont passés les défenseurs des droits de l’Homme et de la liberté d’expression de tous bords pour dénoncer cette Busherie méphistophélique ! A qui profite donc cette ordonnance sentencieuse unilatérale qui légitime un acte barbare, une loi de talion au vu et au su du monde libre et de l’esprit éclairé des penseurs autonomes et des journalistes d’investigation capables de tourner en dérision des décisions politiques des plus licencieuses pour en infléchir les effets pervers et mettre à nu leurs conséquences funestes ?
En tous cas la conscience collective finira par ressurgir un jour et traînera en justice ces mêmes bourreaux de la démocratie pour leurs crimes contre l’humanisme. Seront châtiés ou auto châtiés ceux et celles qui ont su et pu taire leurs profondes convictions au bon moment ! A un moment où les discours et les secours d’un peuple irakien et palestinien ne seront plus d’actualité à force d’avoir autorisé une troïka Américano-britanniquo-israélienne à embraser une région déjà brocantée par des malfrats ni foi ni loi ! Saddam (à qui le tour maintenant ?) a emporté avec lui sûrement son témoignage accablant des prédécesseurs de ceux qui ont eu raison de lui, de son pays et de ses pays voisins encore sur la sellette… Sa pendaison a suspendu les preuves pressantes à décharge des présents politiques, portant toujours le pendentif de leur parfait délit et de leurs forfaitures politiciennes… Le temps d’une pondération inévitable qui se verra poindre prochainement parce que « tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse ! » 

Hichem Kacem
Cadre de Société

 

 

Lafif Lakhdar, un musulman réformiste

Par: Prof. Menahem Milson
 
Le 10 décembre 2006, à l'occasion de la Conférence internationale sur l'islam en Europe, tenue à l'Université hébraïque de Jérusalem, le Professeur Menahem Milson a présenté les vues du penseur réformiste Lafif Lakhdar sur la question de l'intégration, en opposition à la vision communautariste ethnique que certains ont des musulmans en Europe. Ci-dessous le texte de sa conférence:

Introduction: courte biographie

Lafif Lakhdar est un intellectuel tunisien vivant à Paris. "Lafif Lakhdar" est la transcription française du nom arabe "Al-Afif Al-Akhdar". Il est l'un des plus grands intellectuels arabes réformistes de l'époque actuelle. Ses articles paraissent régulièrement sur les sites libéraux Elaph et Middle-East Transparent, avant d'être repris par des dizaines d'autres sites de tendance réformiste. Ses critiques à l'encontre de l'islamisme et du terrorisme islamique sont claires et sans concessions.

Le 2 octobre 2004, les sites arabes libéraux www.elaph.com et www.metransparent.com ont publié un manifeste signé par des intellectuels arabes, dont Lafif Lakhdar, sous forme de pétition adressée à l'ONU, réclamant la création d'une Cour internationale destinée à la poursuite en justice des personnes et des institutions incitant au terrorisme.

La spécificité de cette pétition est que ses auteurs ne se sont pas contentés d'évoquer le terrorisme et les terroristes en termes généraux, mais ont mentionné les noms de certains dignitaires religieux islamistes, accusés de promouvoir le terrorisme, comme devant être poursuivis dans le cadre de cette Cour. Parmi ces derniers figure l'éminent et très médiatisé Cheikh islamiste Youssouf al-Qaradhawi, dignitaire religieux des Frères musulmans.

Il n'est guère surprenant que le mouvement islamiste tunisien interdit Al-Nahdha, dirigé par le cheikh Rachid al-Ghannushi, ait qualifié Lafif Lakhdar d'apostat, ce que de nombreux islamistes comprennent comme un appel au meurtre.

Lafif Lakhdar est né en 1934 dans une famille paysanne indigente du nord-est de la Tunisie. Parmi les neuf enfants de sa famille, sept sont morts en bas âge et seuls deux ont survécu: lui-même et un frère. Par manque de moyens, Lakhdar n'a fréquenté l'école que six mois (une école française) et a suivi des études coraniques dans son village. Plus tard, il a intégré l'université religieuse Al-Zaytouna, qui lui a accordé la gratuité des études, une chambre d'étudiant et une petite bourse. Il a suivi des études de droit et exercé le métier d'avocat pendant plusieurs années.

En 1958, il a ainsi été l'avocat d'un Tunisien affilié à l'opposition, lequel a été condamné et mis à mort. Suite à cet incident, la marge de manoeuvre de Lafif Lakhdar a été réduite par la police du pays. En 1961, il a fui la Tunisie pour Paris, où il a rejoint les partisans du FLN, et lorsque plus tard Ben Bella a été élu président, Lakhdar est devenu l'un de ses plus proches conseillers en Algérie. Après la destitution de Ben Bella, en 1965, Lakhdar a fui l'Algérie, et a passé plusieurs années à errer à travers l'Europe et le Moyen-Orient.

A la fin des années 1960, Lafif Lakhdar se trouvait en Jordanie, où il entretenait des relations avec la direction de l'OLP. En 1970, il est parti pour Beyrouth, où il est devenu une figure marquante des milieux de gauche. Il aime à dire que c'est la faim qui a fait de lui un socialiste. Toutefois, la guerre civile au Liban a révélé des désaccords entre lui et ses associés de gauche ; Lakhdar ne pouvait accepter de les voir soutenir les forces qui menaçaient la seule démocratie du monde arabe. Il est alors retourné à Paris, où il se trouve jusqu'à ce jour.

En 2005, une étude a été publiée sur Lafif Lakhdar à Beyrouth sous le titre L'Avocat du Diable. L'auteur, Dr Shaker Naboulsi, un penseur politique américano-jordanien, explique qu'il a emprunté ce titre à l'un des articles de Lakhdar où ce dernier se définit comme étant l'avocat du Diable, expliquant qu'il est non seulement prêt à mettre à l'épreuve le bon sens commun, mais qu'il est tout aussi disposé, dans sa perpétuelle quête de vérité, à mettre à l'épreuve ses propres convictions.

L'éducation islamique arabe transforme les amoureux de la paix en agresseurs et les agresseurs en terroristes

La vision qu'a Lakhdar de l'islam et des musulmans d'Europe découle de sa conception du rapport entre religion et Etat d'un part, et de sa conviction de la nécessité de réformer l'islam de l'autre. Un document envoyé pour lecture à la Conférence sur la modernité et la modernisation des pays arabes, tenue à Beyrouth les 30 avril-2 mai 2004, résume bien sa position. L'article se focalise essentiellement sur la nécessité de réformer l'éducation dans le monde arabe - l'éducation en général et l'éducation religieuse en particulier, à tous les niveaux. L'éducation est au centre de la pensée de Lafif Lakhdar. S'inspirant du mot d'esprit de Jean Piaget qui affirmait que le système éducatif français transforme les génies en éléments talentueux et les éléments talentueux en éléments médiocres, il affirme que l'éducation islamique arabe - à l'exception du système éducatif tunisien - transforme les amoureux de la paix en agresseurs et les agresseurs en terroristes.

Selon Lakhdar, si les élites islamiques arabes optent, dans les pays arabes, pour ce type d'éducation religieuse, c'est parce que les élites politiques de ces pays compensent leur totale absence de légitimité sociale et démocratique par une éducation de type islamiste, par nature anti-moderne et anti-rationaliste.

Pour Lakhdar, la laïcité est le fondement de toute société saine. Elle n'en est bien sûr pas la seule condition, mais assurément une condition indispensable. Il définit la laïcité comme la séparation de la religion et de la politique, distinguant trois types d'Etats: les théocraties, les Etats laïques et les Etats en voie de laïcisation. Lakhdar affirme que si les théocraties étaient répandues dans le monde chrétien au Moyen-Âge, aujourd'hui le seul vestige qui en reste est le Vatican. En revanche, les théocraties sont nombreuses dans le monde islamique: la République islamique d'Iran, l'Arabie saoudite, le Soudan et jusqu'en 2002, l'Etat taliban en Afghanistan. La plupart des Etats islamiques sont toutefois en voie de laïcisation.

Selon Lakhdar, "un Etat en voie de laïcisation est un Etat dont la constitution fait de la Sharia (loi islamique) la première source de législation.

Dans cet état de transition, les femmes et les non-musulmans sont des citoyens de seconde classe et parfois des citoyens exclus de toutes les classes. Ainsi, une femme n'a pas le droit d'être candidate à la présidence, ni même à un poste [à responsabilité] moins important, vu que dans de nombreux Etats islamiques, les femmes sont encore considérées comme n'ayant pas l'intelligence requise pour gouverner ni le statut religieux requis pour assurer le rituel religieux. Les citoyens non musulmans sont encore traités comme des dhimmis…"

Comme le reste de l'humanité, les musulmans sont destinés à embrasser la modernité et donc la laïcité.

Selon Lakhdar Lakhdar, les pays arabes et musulmans ne pourront échapper à la laïcité. L'histoire évolue vers la laïcité, qui est la marque de la modernité. Comme le reste de l'humanité, les musulmans sont destinés à embrasser la modernité et donc la laïcité.

"La séparation entre le sacré et le profane est une conséquence de la modernité. Plus nous remontons le cours de l’histoire, plus les cas de séparation de ce type sont rares, la règle étant que le sacré et le profane sont confondus, notamment au sein des tribus primitives.

L’esclavage psychologique des islamistes à l’égard de leurs ancêtres (du Prophète, de ses Compagnons et de leurs disciples) ne paralyse pas moins leurs esprits que le culte des ancêtres celui des tribus primitives. La raison divine héritée des ancêtres est tout, tandis que la raison rationnelle de l'esprit humain n’est rien (…)

Jusqu’à présent, la laïcité n’a pas réussi à faire son chemin dans le monde arabe parce que l’islam n’a pas encore connu la réforme religieuse nécessaire, contrairement au judaïsme et au christianisme en Europe. Une religion qui a traversé des réformes est une religion moderne qui accepte la séparation de la religion et de l’Etat et consent à limiter son influence au domaine spirituel, l’Etat étant chargé des affaires profanes.

La deuxième raison pour laquelle la laïcité comme système politique n’a pas réussi à percer [dans le monde arabe] est la lâcheté de la classe politique. L’islam n’a pas été réformé en Turquie (…) et malgré cela, sous la direction du musulman Kemal Atatürk, la théocratie ottomane - le califat - a touché à sa fin, et sur ses ruines s’est érigé un Etat qui assume son identité laïque."

Lakhdar insiste sur le rôle du dirigeant Kemal Atatürk, qui a extirpé son pays d'un régime moyenâgeux pour le faire entrer dans la modernité. En d'autres termes, Lakhdar laisse entendre que les pays arabes se porteraient mieux si leurs dirigeants avaient le courage d'instaurer des régimes laïques, à l'instar de Kemal Atatürk. Nous constatons ici le double rôle de Lakhdar: d'une part, c'est un observateur érudit de l'histoire des hommes, qui constate que les sociétés humaines se dirigent inéluctablement vers la laïcité ; et de l'autre côté, c'est un réformiste passionné pressé d'assister à l'avènement de la laïcité et critiquant durement les dirigeants arabes qui ne choisissent pas la voie du progrès.

La laïcité n'est pas anti-religieuse

Lafif Lakhdar récuse l'opinion qui veut que la laïcité soit anti-religieuse. Il qualifie d'ignorants, ou de peu astucieux, ceux qui voient les choses de cette manière - comme certains dirigeants islamistes. La France laïque, par exemple, n'interdit pas la construction de mosquées sur son sol.

De même, il affirme que rien n'empêche l'Etat laïque de permettre le choix d'un enseignement religieux, si celui-ci a été réformé. Pour que l'enseignement religieux soit modernisé et réformé, il faut que "l'élève doit étudier la religion à l'aide des sciences modernes: l'histoire comparée des religions, la sociologie des religions, la psychologie, l'anthropologie religieuse, l'interprétation des textes sacrés et la philosophie - ceci afin de développer la pensée critique des générations futures.

En Tunisie", explique-t-il, "les étudiants de l'université religieuse Al-Zaytouna apprennent la philosophie islamique moderne tout au long de leurs quatre années d'études. Rien de tel que la philosophie et les sciences humaines pour renforcer la pensée contre la propagande politico-religieuse des islamistes. L'éducation religieuse moderne réformée n'est pas seulement souhaitable pour l'Etat laïque dans la région arabe et islamique, c'est une nécessité." Une telle éducation constituerait, selon lui, un antidote à l'extrémisme religieux.

Lafif Lakhdar souligne que la laïcité n'implique pas de rupture avec l'islam. S'il est vrai qu'elle implique en effet une rupture avec l'autocratie et la théocratie dans le monde musulman, elle permet de revenir à d'autres facettes de l'islam, comme la théologie rationaliste des Mu'tazila, pensée philosophique musulmane qui soumet les textes saints à l'interprétation humaine, et le soufisme - ou mysticisme islamique.

Lakhdar, laïque autoproclamé, ne nie pas que la religion a un rôle à jouer dans la vie moderne, tant qu'il s'agit d'une religion individuelle, limitée au domaine privé, résultant de la volonté des individus. Il affirme avoir de l'admiration pour l'expérience mystique en règle générale, et plus particulièrement pour les écrits du grand mystique musulman de l'époque médiévale, Muhyi al-Din Ibn al-Arabi. En cela, Lakhdar rappelle le Nobel égyptien de littérature Naguib Mahfouz.

Les musulmans européens doivent s'intégrer aux sociétés européennes et adopter les valeurs culturelles modernes

Dans un récent entretien, Lafif Lakhdar a résumé sa position face au problème crucial de l'intégration et du multiculturalisme auquel sont confrontés l'Europe et les musulmans d'Europe: "Il existe deux tendances contradictoires de l'islam en Europe. La première met l'accent sur l'indépendance culturelle des musulmans, prône l'éloignement des sociétés européennes et la préservation de toutes les coutumes islamiques - y compris celles qui entrent en contradiction avec les valeurs universelles prédominantes dans les sociétés actuelles, notamment européennes. L'autre tendance, à laquelle j'appartiens, prône le contraire: elle encourage l'intégration culturelle des musulmans européens aux sociétés européennes et l'adoption des valeurs culturelles universelles de l'Europe, afin de moderniser leurs valeurs traditionnelles, qui pour la plupart ne sont pas adaptées aux exigences de notre temps.

Cette nécessaire intégration ne signifie pas que les musulmans doivent renoncer à leurs valeurs spirituelles, mais uniquement aux coutumes contraires à la Déclaration universelle des Droits de l'Homme et aux conventions internationales qui en découlent…"

Lakhdar estime que la première de ces deux tendances, qui pourrait être appelée "communautariste", est prédominante. Ses adeptes refusent de parler de "musulmans européens", préférant l'expression "musulmans en Europe", afin de souligner la séparation entre les identités culturelles européenne et musulmane, tandis que Lakhdar parle volontairement d'"Islam européen".

Selon Lakhdar, la forte influence des islamistes sur les musulmans d'Europe est à imputer à la monopolisation des médias - non seulement des médias arabes, mais aussi des médias français et européens, qui privilégient les adeptes d'une vision communautaire - tels que Tariq Ramadan -, ignorant complètement les nombreux intellectuels arabes favorables à l'intégration (tels Taher Ben Jelloun, Mohammed Arkoun, Malek Chebel et Lafif Lakhdar lui-même.) Le flux des pétrodollars donne du poids aux ennemis de l'intégration, leur permettant de créer leurs propres médias, de publier des traductions de prédicateurs islamistes en langues européennes et de dépêcher des prédicateurs islamiques dans toutes les banlieues pauvres à forte population musulmane.

Un autre facteur joue en faveur de la tendance islamiste anti-intégrationniste: l'attitude des intellectuels libéraux occidentaux. Lakhdar évoque le problème en ces termes: "Comment se fait-il que certains intellectuels européens et médias anglais et américains appuient la tendance opposée à l'intégration ?"

Il propose la réponse suivante:

"La première explication est que c'est là le résultat de la démagogie politique: quand la droite est au pouvoir, qu'elle adopte une décision ou une position donnée, la gauche, c'est-à-dire l'opposition, adopte automatiquement la position adverse, non par conviction, mais parce qu'elle se sent obligée d'avoir une position différente de la droite.

Deuxièmement, le sentiment de culpabilité (né du colonialisme européen)… qui affecte de nombreux intellectuels européens les pousse à soutenir (les exigences des islamistes pour que les jeunes filles portent) le hijab à l'école ou à accepter que les musulmans abattent des moutons dans leurs salles de bain à l'occasion de la fête musulmane du sacrifice, ou encore le droit des familles musulmanes à pratiquer l'excision."

Lafif Lakhdar qualifie de "pathologique" cette approche motivée par un sentiment de culpabilité.

"La troisième raison est le relativisme culturel, encore plus dangereux que les deux premiers facteurs, puisqu'il provient d'une conviction philosophique qui prédomine en Europe et dans le monde occidental."

Lakhdar s'indigne:

"Un esprit sain accepte l'existence de valeurs universelles telles que les Droits de l'Homme ; en leur absence, toute société risque de devenir une société darwinienne, gouvernée par la sélection naturelle, et le monde entier une jungle ou règne la loi de la jungle."

Lakhdar explique que la base religieuse et idéologique de l'approche séparatiste communautaire est la doctrine islamiste d'al-wala w'al-bara'. Celle-ci affirme que les musulmans ne doivent s'allier qu'avec des musulmans et ne se montrer loyaux qu'envers des musulmans, qu'ils devraient se dissocier de tous les non musulmans. Le port du hijab, cher aux islamistes, est l'une des expressions de cette doctrine: l'apparence des musulmans doit permettre de les différencier de leur entourage. Lakhdar estime que le hijab, en Europe comme dans les pays musulmans, est une manifestation claire de l'assujettissement et de l'humiliation des femmes - une attitude qu'il convient de modifier pour permettre le progrès des sociétés musulmanes.

Lakhdar désapprouve les critiques adressées au gouvernement français au sujet de la loi interdisant le port du hijab dans les écoles. Il note que les détracteurs de la politique française font comme si celle-ci avait totalement interdit le port du voile - ce qui n'est, bien sûr, pas le cas, l'interdiction ne s'appliquant qu'aux écoles. Selon Lakhdar, le port du voile dans les écoles est une forme de propagande religieuse et devrait en effet être interdit.

Conclusion

La vision qu'a Lafif Lakhdar de l'islam en Europe est ancrée dans les valeurs universelles qu'il a faites siennes: valeurs d'humanisme, de libéralisme, de démocratie, lesquelles impliquent toutes l'égalité des femmes et le refus de la discrimination religieuse et ethnique. Il ne cache pas qu'il considère les sociétés européennes comme plus avancées dans ce domaine que les sociétés arabes musulmanes ; il estime donc que le monde musulman devrait adopter le modèle européen. C'est pourquoi il est entièrement favorable à la pleine intégration des musulmans à la société européenne. Dans un récent entretien, il propose une source intéressante: il conseille aux musulmans d'adopter le principe talmudique de dina d'malkhuta dina, ("la loi du pays est celle qui doit être suivie") comme base d'une loi pour les minorités islamiques en Europe - un choix osé en effet. Dans la forme comme dans le contenu, il apparaît donc que Lafif Lakhdar représente une voix courageuse et originale de la pensée contemporaine arabe, un réformiste qui ne cherche en aucune façon à justifier les pratiques islamiques.


(Conférence donnée le 10 décembre 2006 à la Conférence internationale sur "L'islam en Europe", à l'Université hébraïque de Jérusalem).
http://memri.org/bin/french/latestnews.cgi?ID=FD5807


New UN chief's Saddam gaffe on first day of work

Philippe Naughton and agencies in New York

 

The new Secretary-General of the United Nations received an early reminder of the pitfalls of international diplomacy when he failed to restate the UN's opposition to the death penalty during remarks about the execution of Saddam Hussein.

 

Ban Ki Moon, the former South Korean Foreign Minister, received a warm welcome from staff at the UN headquarters on Manhattan's East River when he turned up for his first day at work yesterday.

 

But his spokeswoman was forced to issue a clarification after Mr Ban said that capital punishment should be a decision for individual member states.

 

The UN has an official stance opposing capital punishment and Ban's predecessor Kofi Annan reiterated it frequently. The organisation's top envoy in Iraq, Ashraf Qazi, restated it again after the former Iraqi dictator was hanged on Saturday.

 

Mr Ban, however, took a different approach, never mentioning the UN's ban on the death penalty in all its international tribunals, and the right to life enshrined in the Universal Declaration of Human Rights adopted by the General Assembly in 1948.

 

"Saddam Hussein was responsible for committing heinous crimes and unspeakable atrocities against Iraqi people and we should never forget victims of his crime," Mr Ban said in response to a question about Saddam's execution. "The issue of capital punishment is for each and every member state to decide."

 

It was unclear whether Mr Ban was simply unaware of UN policy or did not agree with it, but his new spokeswoman, the Haitian journalist Michele Montas, insisted that there was no change despite what she called "his own nuance".

 

"The UN policy still remains that the organisation is not for capital punishment," she said. "However, the way the law is applied in different countries, he left it open to those different countries."

 

The death penalty is legal in Mr Ban's homeland, as it is in many other countries including the United States, Russia, China and much of the Middle East.

 

Dozens of staffers applauded Mr Ban as he walked through a throng of cameramen and photographers and headed straight to the Meditation Room, where he bowed his head in tribute to UN peacekeepers and other employees who have died in service.

 

He surprised others by walking into the staff cafeteria for lunch, waiting in line with his tray to pay for a meal of meat with rice and a bottle of water.

 

Speaking to reporters, Mr Ban vowed to end mistrust of the United Nations and called for action to tackle "daunting" problems from crises in Darfur, Lebanon, Iran and Iraq to the goal of cutting extreme poverty by half by 2015.

 

He also renewed his promise to give priority to the North Korean nuclear issue and to defend human rights.

 

The South Korean announced that his first overseas trip will be to attend the African Union summit in Addis Ababa, Ethiopia, on January 29-30, and he hopes to meet Sudan's President Omar al-Bashir there.

 

He said that he would meet his special envoy on Darfur, Jan Eliasson, today and put his "highest attention" on efforts to resolve that conflict. Tomorrow, he will chair a meeting of the Darfur Task Force, which includes all UN agencies involved in trying to end the conflict.

 

Mr Ban also addressed hundreds of UN staff members in New York and via teleconference at eight locations around the world, urging them to maintain the highest level of ethics and discipline in the face of recent criticism about lack of accountability, ethical lapses and inefficiency at the UN.

 

The new Secretary-General has said his first priority will be to restore trust in the United Nations, whose reputation has been battered by the oil-for-food scandal in Iraq, corruption in the UN's purchasing operations and sexual abuse by UN peacekeepers.

 

(Source: Times Online (London), le 3 janvier 2007)


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