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TUNISNEWS
9 ème année, N° 3359 du 03.08.2009
 archives : www.tunisnews.net  
LTDH Section de Kairouan: L’affaire de monsieur Taïeb Helal
RAI News 24: Espulso tunisino accusato di terrorismo
Slim Bagga: À nos saigneurs tous les honneurs
ASNA: Swine flu: Tunisia, medical exams for Mecca pilgrims
The Sunday Herald: Final chapter in tale of Tunisian stowaways found dead in Scots port after bid for a better life
Global Arab Network: Tunisia: Algerian and Libyan visitors boosting tourism revenues
AFP: Maroc: Mohammed VI très populaire, selon un sondage interdit dans son pays
AFP: Maroc: le syndicat de la presse dénonce la saisie de deux hebdomadaires
Le Monde: Maroc : le sondage interdit
Le Monde: Illégalité
Le Monde: Presse et pouvoir dans le royaume, le grand malentendu
Reuters: L'Algérie interdit les prêts à la consommation
Jeune Afrique: Aziz : deux putschs et une élection
AFP: Le Fatah, parti palestinien historique, à la recherche d'un nouvel élan
Ouest-France.fr: Afghanistan : bras de fer sanglant avant le vote
Telegraph : Conservatives to increase British troop levels in Afghanistan, David Cameron hints
AFP: Ahmadinejad officiellement réélu à la tête de l'Iran
AFP: Décès du philosophe Francis Jeanson, fondateur d'un réseau de soutien au FLN
Babelmed: Un juste, Francis Jeanson, vient de nous quitter
AFP: Belgique : les policiers peuvent à nouveau contrôler les porteuses de burqa


 
 
Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme
Section de Kairouan
Kairouan, le 2 août 2009
 
Information

L’affaire de monsieur Taïeb Helal
Monsieur Hédi Ben Mohammed Helal, instituteur, originaire de la délégation de Nasrallah dans le gouvernement de Kairouan, nous a informés que son frère Taïeb Helal est emprisonné en Libye depuis 18 ans et que sa famille ne connaît pas la date de sa libération.
Selon sa famille, monsieur Taïeb Helal est parti en 1991 pour l’Irak pour participer à la résistance contre l’occupation, mais il a été arrêté en Jordanie. Comme le dernier visa apposé sur son passeport avait été tamponné en Libye, c’est dans ce pays qu’il a été renvoyé, où il a été condamné à 10 ans d’emprisonnement, accusé d’avoir préparé des actions terroristes. Pendant des années, sa famille n’a pas eu de ses nouvelles et n’a pas su où il était. Ce n’est qu’à l’occasion de la libération d’un Tunisien des prisons libyennes que ce dernier a informé la famille de son emprisonnement et de la condamnation. Puis la famille a vérifié par ses propres moyens l’exactitude des informations, mais la durée de la peine s’est achevée en 2001 sans que leur proche ait quitté la prison où il est toujours. Son épouse, d’origine irakienne, est retournée en Irak d’où elle tente d’avoir des nouvelles de son époux et de son fils. Ce fils, qu’il a vu la dernière fois alors qu’il avait 3 ans, est devenu un jeune homme de 21 ans, qui ne sait pas ce qu’il est advenu de son père. Les parents de ce derniers, âgés, craignent de décéder avant d’avoir revu leur fils. Personne ne connaît la date de sa libération, ni même s’il est libérable.
Notre section a écrit au ministère tunisien des Affaires Etrangères pour lui demander d’intervenir et d’informer la famille de la situation de leur fils, puis nous avons pris contact avec des associations humanitaires libyennes, en vain. […]
 
Arrestations
Le 22 juillet, Saïfeddine Raïess, propriétaire d’un local à Mansourah, Kairouan, Mohammed Nahari, étudiant à Kairouan, et Heulmi Kaddah, propriétaire d’un local à Mansourah, ont été arrêtés le 22 juillet. Tous avaient été condamnés antérieurement dans des affaires liées à la loi sur le terrorisme. Saïfeddine Raïess et Heulmi Kaddah ont été libérés le 25 juillet à neuf heures et demies du matin du ministère de l’Intérieur à Tunis tandis que Mohammed Nahari est resté en garde à vue. Les deux gardés à vue libérés ont affirmé ignorer la raison de leur arrestation. […]
 
Passeport
Monsieur Ahmed Smi’i, membre de notre section […] s’est vu remettre son passeport […]

Pour le comité de section de la LTDH de Kairouan
Massoud Romdhani
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)
 

Faceva proselitismo in favore della Jihad
Espulso tunisino accusato di terrorismo
Roma, 02-08-2009
Il ministro Maroni ha disposto l'espulsione di un tunisino, Toumi Ali Ben Sassi, accusato di aver svolto attività di proselitismo in favore della Jihad e di appartenere ad una cellula italiana collegata all'organizzazione "Ansar Al Islam". Toumi ha presentato istanza di protezione internazionale ma la Commissione territoriale di Crotone ha rigettato la domanda
Il ministro Maroni ha disposto l'espulsione di un tunisino, Toumi Ali Ben Sassi, accusato di aver svolto attivita' di proselitismo in favore della Jihad.
L'uomo e' anche accusato di appartenere ad una cellula italiana collegata all'organizzazione "Ansar Al Islam".
Il tunisino e' gia' stato condannato dalla corte di Assise di Appello di Milano a sei anni di reclusione per associazione a delinquere con finalita' di terrorismo e favoreggiamento dell'immigrazione clandestina.
Toumi Ali Ben Sassi era stato scarcerato lo scorso 18 maggio. Nato a Tunisi il 24 dicembre 1965, Toumi - secondo quanto si apprende da fonti investigative - era uscito dalla Casa Circondariale di Benevento dopo avere scontato sei anni di reclusione per una condanna inflitta il 23 ottobre 2007 dalla Corte d'Assise di Appello di Milano per associazione con finalita' di terrorismo e favoreggiamento dell'immigrazione clandestina.
Tale condanna e' divenuta irrevocabile l'11 giugno 2008. Il 18 maggio 2009, giorno della sua scarcerazione, all'uomo e' stata notificata l'espulsione dall'Italia, per motivi di pericolosita' sociale.
Lo straniero, poiche' privo di documenti di espatrio, era stato condotto presso il Centro di identificazione ed espulsione di Crotone.
Il Giudice di Pace nel convalidare il trattenimento dello straniero presso il Cie, ha sospeso l'esecuzione dell'espulsione per trenta giorni. Toumi, inoltre, ha presentato istanza di protezione internazionale, ma la Commissione territoriale di Crotone ha rigettato la domanda e il Tribunale ordinario di Catanzaro ha respinto la richiesta finalizzata ad ottenere la sospensiva sul diniego della sua domanda di asilo. Il 25 luglio scorso, il Giudice di Pace di Crotone ha convalidato l'esecuzione del suo rimpatrio.
(Source: « RAI News 24 » (Italie), le 2 août 2009)
Lien: http://www.rainews24.rai.it/it/news.php?newsid=126896
 

Lettre d’Andalousie 3
À nos saigneurs tous les honneurs

3 août à 14h31
Toujours bien au chaud sous le beau soleil d’Andalousie, Slim Bagga lève le voile sur les frictions entre le sieur Ben Ali et les Etats-Unis.
Six à huit millions d’euros entre luxueuse demeure et frais de bouche ! A nos saigneurs, tous les honneurs. La famille de Zinochet bronze dans une villa de rêve de la côte d’Azur qui n’a rien à envier à celles que possèdent l’Agha Khan, les princes saoudiens ou les nouveaux milliardaires russes. A cette nuance près : ces derniers utilisent leurs fortunes pour investir dans l’immobilier, la Cosa Nostra tunisienne, quant à elle, utilise les biens de l’Etat et saigne les citoyens pour accumuler les abris en vue de lendemains plus qu’incertains.
Il faut bien regarder ce qui se passe en Tunisie, et de très près. C’est inédit même dans les pires dictatures mafieuses. C’est du jamais vu.
Un Général policier se dit candidat comme si de rien n’était. Il fait même mine d’y croire, lui. Il met sur pied un Observatoire national de contrôle des élections à la tête duquel il place un avocat zélé et opportuniste et une escouade de lèche-bottes et de mercenaires. Il fait payer toutes ces dépenses inutiles par le peuple, il met à contribution les salariés moyens pour lui verser chacun leur obole entre (300 et 500 dinars, soit près d’une fois et demi à deux fois le SMIC). Qu’importe ? Quand on arnaque, on ne compte pas !!!
Il fait donc comme s’il était candidat pour de bon ; comme s’il se prenait au sérieux ! Il crée aussi un Comité de soutien avec les vieux clous rouillés que sont Ben Dhia, Mhenni, Abdallah, Harguem, bref toute la smala qui coordonnera sa campagne (ne riez pas !) à la rue de Rome. Pourtant, Rome aux portes de Carthage, cela doit réveiller de bien tristes souvenirs…
Tartufferie et arnaque quinquennale
Des dépenses, encore des dépenses pour une non-élection, une tartufferie, une mise en scène qui ne trompe même plus un gamin.
A propos de gamins, le jeune fils de mon ami journaliste espagnol, en première année de droit, de passage avec ses parents chez moi, lança brusquement : « Mais je ne comprends pas. Si ce Ben Ali s’en fout de son opinion publique, de l’opinion internationale, fait ce qu’il veut comme il veut, pourquoi donc s’embarrasse-t-il pour soigner les formes avec ce pseudo local de campagne, ces banderoles, ces meetings etc. ? Régnant comme un tyran, il peut simplement décréter qu’il y reste à vie, et sa police se chargera du reste en cas de contestations ».
Pertinent comme raisonnement à ceci près que le jeune Miguel ignore pourquoi Ben Ali et ses conseillers s’embarrassent de ces détails : c’est que l’occasion de l’élection permet d’amasser des fortunes en plus. Car ce sont le parti au pouvoir, la municipalité, la télévision publique, les entreprises publiques qui sponsoriseront notre champion national, mais lui s’en sortira encore plus riche, il aura saigné davantage le bon peuple, bref il aura réalisé ce pour quoi il est là depuis 22 ans. Et puis ce bon peuple docile, amorphe, peureux lui doit bien ça : une énième demeure à 8 millions d’euros pour s’y réfugier le jour où il connaîtra le sort qu’ont connus presque tous les tyrans sanguinaires, tous les dictateurs qui ont cru un moment en l’immortalité.
Or, personne ne veut voir pour l’heure que la fin approche. « On nous parle du nez de Cléopâtre, mais pas des hémorroïdes de Richelieu », disait Montherlant. Et pourtant ce fou qui nous gouverne est malade, résolument usé. Toutes les manœuvres et les gesticulations de sa cour et des prévaricateurs qui l’entourent seront vains lorsque sonnera le dernier quart d’heure…
Les USA exaspérés ; la France comme si de rien n’était
Traditionnellement, à la fin de mission de chaque ambassadeur américain, ce dernier est reçu à Carthage et y est même décoré à l’occasion d’un dîner. Ce ne fut pas le cas il y a dix jours. Depuis plus de trois ans, en effet, que Carthage réclame le départ de ce diplomate trop « ingérent » pour avoir rendu visite au mouvement du 18 octobre en grève de la faim, pour avoir reçu de nombreux dissidents et opposants à Zinochet, pour avoir régulièrement alerté son Administration sur les dérives quotidiennes au pays du jasmin. Mais Condi Rice avait toujours opposé une fin de non-recevoir à la requête tunisienne pour se débarrasser de l’ambassadeur.
Et à la nomination de son successeur, on a cru entendre une voix outre-Atlantique s’exprimer et dire : « Nous allons voir si le président Ben Ali va aérer la vie publique. La situation est alarmante, et l’on me rapporte que la liberté des médias est l’une des plus mauvaises dans le Monde arabe ». Cette voix est celle de John Kerry, ex-candidat à la présidentielle et actuel président de la Commission des Affaires étrangères au Sénat.
Ce n’est pas encore en France que l’on se risquera à pareille fermeté puisque ministres et parlementaires semblent désintéressés par un système Ben Ali, dont la police et les indics agissent ou se croient agir en territoire conquis, surveillant l’opposition, portant atteinte à la vie privée, menaçant les familles, et où un gangster du nom de Imed Trabelsi est mis en examen pour vol en bande organisée en Corse du yacht du banquier Bruno Roger.
Ah les marchés ! Sacrés marchés qui laissent les gouvernants en démocratie laisser leurs homologues en tyrannie marcher sur les pieds des peuples…et parfois sur leurs corps…
Slim BAGGA
 
(Source : le blog « CHAKCHOUKA TUNISIENNE, UN BLOG PARFUMÉ AU JASMIN » hébergé par « Bakchich » (Hebdomadaire satirique – France), le 03 aout 2009)

 
SWINE FLU: TUNISIA, MEDICAL EXAMS FOR MECCA PILGRIMS
 
(ANSAmed) - TUNIS - Those who have signed up for the pilgrimage to Mecca will have to undergo a medical examination in the August 10-19 period, according to the Tunisian Minister for Religious Affairs who, after the spread of the H1N1 flu, also decided that pilgrims cannot be over 65 as of October 31, 2009. The 2009 pilgrimage (1430 Hejira) will be in December this year. In the meantime, 5 new cases of the H1N1 flu have been recorded in Tunisia among individuals between the ages of 17 and 32: two students just back from Great Britain, a brother and a sister from Canada and a boy just back from a trip to Spain. According to healthcare workers, all of those affacted have undergone appropriate medical treatment within their own homes and are not in worrisome condition, with only one of them having been hospitalised for a single night in Monastir. Including the latest cases, there have been 10 so far in Tunisia. (ANSAmed).

Final chapter in tale of Tunisian stowaways found dead in Scots port after bid for a better life
Families finally traced after year-long quest to identify bodies

By Catriona Stewart
THEY WOULD have known, as they entered the hold of the ship, that this would be the last time their feet touched African soil. As the two young Tunisian men boarded the Pascal in May last year they would have felt a tumultuous mix of fear and hope for a new life - a better life - ahead of them.
Instead, the container ship was to become a floating crypt, and unmarked graves in a Glasgow cemetery their final destination.
But, moved by the fate of the two unknown immigrants, a small band of determined strangers came together to identify the men and return news of their fate to their families.
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Fifteen months on, they have finally succeeded. The bodies found curled together in the hold of the Pascal have at last been named as Zoubair Bia and his friend Ibrahim Benothman, from Gafsa in Tunisia.
In equal parts gruesome and heartbreaking, the story was a mystery that police began to fear would never be solved.
Last May, as the cargo ship lay docked in Ayr Harbour, the two North African stowaways were found dead in the hold, horrifying the Russian crew members who discovered the badly decomposed corpses among a mountain of phosphate rock powder.
The ship had set off from the port of Sfax in Tunisia 12 days earlier with the cargo, an ingredient used in fertiliser, for delivery to a Scottish firm.
According to the ship's skipper, once the 15-tonne covers of the cargo hold were closed and sealed the men would have had just two hours of oxygen.
DNA and fingerprints from the bodies - along with a battered and illegible Tunisian ID card - were the only clues to the men's identity, leaving a team from Strathclyde Police, led by Detective Inspector Jim Honeyman, with little to go on.
After a year, and with the authorities no closer to identifying the men or finding their families in Tunisia, the procurator fiscal released the pair for burial.
They were laid to rest in Linn Cemetery, where Glasgow Central Mosque provided a Muslim burial and a marker bearing only the crumpled and torn ID card.
Without the determination of Lizzie Linton, the bereavement officer for South Ayrshire Council, that's where the tragic tale would have ended.
However, while the Tunisian Embassy dragged its heels, Lizzie and her sister Linda became increasingly frustrated by the fact that they still didn't know who the men were.
Linda decided to approach the Tunisian owners of a corner shop near her home in Edinburgh and appeal to them for help. After the shopkeepers had seen a photocopy of the ID card, they felt compelled to help.
In the end, it was a simple internet search that shed light on the men's identities.
"I took the ID number from the card and put it into an internet search engine," said the man who "found" Zoubair and Ibrahim, but who has asked not to be named.
"There is a website where people searching for work can put up their CV and the number on the ID card matched the number on one of the CVs.
"The man came from a town I know well so I looked up the phone number for his brother and called him with the news."
When the family confirmed that their son had left for Europe all that was needed was DNA samples to make sure, beyond a doubt, that Lizzie and Linda had their men.
But still the Tunisian Embassy refused to help, so it was Lizzie who aranged for the samples to be delivered.
A positive result from Strathclyde Police laboratories confirmed a match.
"The funeral could have been the closing of the case. The Tunisian embassy refused to do anything at all," said Lizzie.
"But the Tunisian community in Glasgow and Edinburgh were outraged that one of their sons and Muslim brothers was being treated in such a way.
"Without the backing of the embassy, the police were unable to ask for a DNA sample whereas I, as a civilian, was allowed," she added.
"It was extremely frustrating but we have come to the happiest ending we could have."
Despite their true identities now being known, exactly how - and why - Zoubair and Ibrahim left Africa is still a mystery. Who knows what plans they made before they stowed away on the ship that they hoped would take them to a better future in Scotland.
What is certain, however, is that they had decided to make their escape at any cost.
In the end, though, the price they paid was tragically high.
"The people are very grateful and thankful to the police for looking after their sons," said the man who discovered Zoubair and Ibrahim's identities.
"I think the family knew that there wasn't much chance of hearing from them again.
"When someone goes missing, for a long time you are torn. You know they will not come back but you still have that hope to find them.
"The family were glad to have an end to that struggle.
"It's finished now. It's closed."
(Source: "The Sunday Herald" le 3 aout 2009)

Tunisia: Algerian and Libyan visitors boosting tourism revenues
  Edited by Andy McDonough   
Saturday, 01 August 2009 20:01

37% of Tunisia’s visitors come from Algeria and Libya in the last 6 month. According to Tunisian official statistics, this percentage is on the increase, considerably boosting tourism revenues. This is all the more true as Algerian and Libyan tourists spend more than their European counterparts with an average of some 350 per week.

North African tourism in Tunisia is essentially a family tourism, which also has positive effects on the local economy (small trades, restaurants, car and house rentals), as well on the health sector especially insofar as thalassic therapy and private clinics are concerned.

Tunisia attracts each year an average of 1,5 million Libyan tourists who come both for health reasons, but also for sight seeing with a predilection for the cities of Sfax, Djerba and Tunis. Most of the Libyan tourists in Tunisia come by car crossing the border at Ras El Jedir.

More than 1, 2 million Algerians also visit Tunisia each year; 87% of them come by car or buses through the 10 border crossings between Tunisia and Algeria. For the past three years an increasing number of Algerian nationals come by charter flights to Tunisia from Algiers, Annaba or Constantine.

A number of Algerians residing in France also fly or sail to Tunisia from Paris, Marseilles and Genoa. Algerian tourists usually prefer to relax and shop in the Cap Bon region and especially in the coastal resorts of Nabeul and Hammamet, as well as Sousse.

Apart from the legendary Tunisian hospitality, the increasing number of Algerian tourists in Tunisia can also be explained by the cultural similarities between Tunisia and Algeria, as well as the absence of visas for nationals from Maghreb countries

Latest figures released last week show an increase of 4,6% in tourism revenues for the first term of 2009. The figures show that revenues from tourism amount to 1,39 billion dinars in spite of the lesser demand from European visitors as a result of the global economic downturn.

During the same period, 2,9 million tourists visited Tunisia, an increase of 1% in comparison with last year’s figures.

In 2008 revenues reached 3,3 billion dinars, against 3 billion dinars in 2007, with a record of 7 million tourists who visited the country.

A success story

Mr Taleb Rifai the Secretary General of the World Tourism Organisation (WTO) said that in these times of crisis Mediterranean, Arab and African destinations can be successful in 2009 if they open up their skies by adhering to the “Open Sky” agreement, diversify their products and set up aggressive promotional campaigns.

Mr Rifai added that Mediterranean, Arab and African destinations are also likely to take advantage of the change in the tourist map within the next years, and tap into the Chinese market for instance, which by 2012 should comprise some 90 million tourists.

Tunisia, said Mr Rifai, is called upon to boost its promotional campaigns as a favourite southern Mediterranean destination, adding that southern Mediterranean destinations must exert more efforts to preserve their market shares, especially in the context of the current global economic downturn.

Mr Rifai who is currently on a work visit to Tunisia a few months following his election at the Head of the WTO (2010-2013) hailed Tunisia’s action to promote tourism within the WTO, saying that “Tunisian tourism is seen today as a success story.”

Multi-attraction

Beach tourism is not the only attraction Tunisia offers, Saharan tourism, golf tourism, cultural tourism, sport tourism, and health tourism are also increasingly luring millions of holiday seekers to Tunisia.

Tourism is also one of the country's key economic sectors, whence the great attention given to it by the authorities.

Since the Change of November 7, 1987, Tourism has witnessed both a quantitative and qualitative Change. During the years of the Change, it has been given a boost for progress, as it represents one of the foundations of comprehensive development. Like many other strategic sectors, it has had considerable influence, especially in light of the constant Presidential determination to make Tunisian tourism more efficient and dynamic, and more competitive at the regional and international levels.

Global Arab Network

Maroc: Mohammed VI très populaire, selon un sondage interdit dans son pays
 
 
AFP, le 3 août 2009 à 13h04
PARIS, 3 août 2009 (AFP) -Les Marocains portent un jugement très positif sur leur roi, Mohammed VI, bien qu'ils soient réservés voire sceptiques quant à son action contre la pauvreté et pour la promotion des droits des femmes, selon un sondage publié lundi par le quotidien Le Monde.
Le Monde s'est associé à l'hebdomadaire marocain TelQuel et à sa version en arabe Nichane pour mener ce sondage sur le bilan du souverain, dix ans après son accession au trône.
La publication d'un tel sondage, inédit dans la monarchie marocaine, a été à l'origine de la saisie par le ministère marocain de l'Intérieur des deux derniers numéros de TelQuel et Nichane. La monarchie au Maroc "ne peut faire l'objet d'un débat, même par voie de sondage", avait expliqué samedi à l'AFP le ministre de la Communication, Khalid Naciri.
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Selon ce sondage, les Marocains sont 91% à juger positif le bilan des dix premières années de règne (40% très positif et 51% plutôt positif), contre 6% qui le considèrent comme plutôt négatif et 2% très négatif. Ils sont également 49% à estimer que le Maroc est une monarchie démocratique, contre 33% qui la jugent autoritaire, tandis que 18% sont sans opinion.
L'enquête a été conduite du 27 juin au 11 juillet par l'institut LMS-CSA, filiale au Maroc de l?institut de sondages français CSA, auprès d'un échantillon représentatif de 1.108 Marocains de plus de 18 ans. Les questions ont été posées en arabe.
Le sondage montre cependant que les Marocains sont très réservés sur l'action du roi dans la lutte contre la pauvreté et sur la réforme du code de la famille. Concernant la pauvreté, ils sont 37% à penser que la situation s'est améliorée dans les dix dernières années, mais également 37% à juger qu'elle n'a pas évolué, tandis que 24% d'entre eux estiment qu'elle s'est aggravée.
L'une des grandes réformes de la dernière décennie, celle du code de la famille qui, depuis 2004, fait des Marocaines les égales des hommes sauf en matière d?héritage, est loin de remporter l'adhésion des personnes interrogées. Elles sont 49% à penser que la réforme donne trop de droits aux femmes, 30% à juger qu'elle en donne suffisamment et ne doit pas évoluer, contre 16% qui jugent qu'il faut aller encore plus loin.
Dans un éditorial publié à sa une, Le Monde critique la saisie et la destruction de quelque 100.000 exemplaires des deux magazines. "Pour les dix ans du règne de Mohammed VI, le régime marocain ne pouvait pas prendre décision plus contestable, plus arbitraire, plus incompréhensible et, osons l?écrire, plus absurde", affirme-t-il.
Le sondage comportait également deux questions sur la manière dont Mohammed VI exerce le pouvoir. Selon cette enquête, les Marocains estiment ainsi à 51% que le protocole monarchique a été allégé depuis l'accession au trône du jeune souverain.
L'échantillon représentatif de Marocains a également été appelé à se prononcer sur les activités du roi dans les affaires. Selon le magazine Forbes, les affaires de Mohammed VI représentent environ 6% de la richesse de son pays. Les Marocains sont 17% à s'en offusquer, mais 69% y voient une "bonne chose" qui tire l'économie du pays "vers le haut".
 
Maroc: le syndicat de la presse dénonce la saisie de deux hebdomadaires

AFP, le 2 août 2009 à 21h19

    RABAT, 2 août 2009 (AFP) - Le Syndicat national de la presse  marocaine (SNPM) a dénoncé dimanche la saisie des deux derniers  numéros des hebdomadaires marocains TelQuel et Nichane  (indépendants) qui avaient publié un sondage sur le bilan de dix ans  de règne de Mohammed VI.
    "Il n'existe aucune loi au Maroc qui interdise les sondages", a  souligné le SNPM dans un communiqué tout en réclamant "le respect de  la liberté de la presse".
    Les deux derniers numéros de TelQuel et de Nichane -version  arabe de TelQuel- ont été saisis par le ministère de l'Intérieur  pour avoir publié samedi "un sondage -effectué en partenariat avec  le journal français Le Monde- sur le bilan des 10 premières années  du règne du roi Mohammed VI".
    Bien que ce sondage soit favorable au roi Mohammed VI qui a fêté  le 30 juillet ses dix premières années de règne, le ministre de la Communication Khalid Naciri a déclaré samedi à l'AFP que "la monarchie au Maroc n'est pas en équation et ne peut faire l'objet d'un débat même par voie de sondage".
    "Si Le Monde publie ce sondage (dans édition datée de mardi, ndrl) il ne pourra être mis en vente au Maroc, c'est une question de cohérence", a affirmé M. Naciri.
    De son côté, le groupe TelQuel a condamné dimanche "avec force la saisie et la destruction de 100.000 exemplaires des magazines TelQuel et Nichane",  qualifiant la saisie "d'illégale", dans un communiqué.
    "Par cette saisie et cette destruction, le gouvernement du Maroc s'attaque une nouvelle fois à la liberté de la presse et d'opinion, ce qui démontre de manière éclatante que la démocratisation du régime est un processus semé d'embuches", a estimé le groupe TelQuel, exprimant "avec force et conviction qu'il continuera à défendre les idéaux démocratiques".
 
Maroc : le sondage interdit

LE MONDE | 03.08.09 | 15h01  •  Mis à jour le 03.08.09 | 15h41  
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Tester la popularité d'un souverain ou d'un chef d'Etat ? Banal en Occident, l'exercice était risqué dans un pays dont la démocratisation est loin d'être achevée. TelQuel, le premier magazine du Maroc, s'est pourtant lancé dans l'aventure. A l'occasion du dixième anniversaire de l'arrivée au pouvoir de Mohammed VI, cet hebdomadaire indépendant au ton critique a commandé un sondage à l'échelle nationale pour savoir ce que les Marocains pensent de leur roi.
Une grande première, au Maroc comme dans l'ensemble du Maghreb et du monde arabe. C'était pourtant aller trop loin. Samedi 1er août, à Casablanca, le ministre marocain de l'intérieur, Chakib Benmoussa, a fait saisir le dernier numéro de TelQuel et sa version arabophone, Nichane, à l'imprimerie, et les a fait détruire. Motif : "La monarchie ne peut être mise en équation, même par la voie d'un sondage", comme l'a déclaré le porte-parole du gouvernement et ministre de la communication, Khalid Naciri.
Le plus étonnant est que le résultat de ce sondage est extraordinairement favorable à Mohammed VI. Le roi est même plébiscité par le peuple marocain. Le pouvoir a-t-il voulu rappeler qu'un principe est un principe, et qu'on n'y déroge pas, quitte à employer des méthodes que l'on croyait réservées à la Tunisie de Zine Al-Abidine Ben Ali ou à l'Algérie d'Abdelaziz Bouteflika ? Le roi, homme d'affaires. Le roi, personnage sacré. Le roi et son protocole d'un autre âge... Ce sont ces questions qui ont été posées, de la fin juin au début juillet, à un échantillon représentatif de la population marocaine, par une équipe d'enquêteurs professionnels de LMS-CSA, filiale au Maroc de l'institut de sondages français CSA. Le Monde a souhaité s'associer à cette entreprise.
Jamais, jusqu'alors, des citoyens marocains anonymes n'avaient eu à répondre à des interrogations précises et dénuées de complaisance portant directement sur leur souverain. Et si le résultat de cette enquête d'opinion avait été défavorable à Mohammed VI, TelQuel aurait maintenu son projet : publier, tel quel - selon son credo - ce reflet du vrai visage du Maroc. Peut-être se serait-il même félicité de résultats plus critiques, lui qui milite, depuis des années, pour un Maroc plus moderne, plus démocratique, dépoussiéré de l'apparat royal, et pour un roi qui cesse de gouverner selon son "bon plaisir"...
Mais le Maroc profond est à mille lieues des élites francophones de Rabat et Casablanca. Si certains ont souvent tendance à l'oublier, le roi, lui, ne l'oublie jamais. Et les conclusions de ce sondage risquent de le conforter dans sa stature et son mode de gouvernance. Au grand dam, évidemment, de ceux qui dénoncent ses travers et aspirent à un Maroc moderne, véritablement démocratique...
Une chose est sûre : les Marocains n'hésitent pas vraiment à parler de Mohammed VI. Ils croient pouvoir compter sur le vent de liberté qui souffle, en apparence, sur le royaume depuis dix ans. Auraient-ils accepté de répondre aux enquêteurs s'ils avaient su que les numéros seraient saisis et pilonnés ? Certainement pas.
Reste qu'ils plébiscitent l'action de leur souverain. En effet, 91 % des personnes interrogées disent avoir senti, au cours de la décennie écoulée, au moins un changement notable dans leur environnement immédiat. Ils citent, pêle-mêle, les écoles ou hôpitaux, désormais plus proches et plus accessibles, les routes, plus nombreuses, etc.
LE ROI EST UN PERSONNAGE SACRÉ
Près d'un Marocain sur deux estime, par ailleurs, que la monarchie, telle qu'elle est exercée, est "démocratique". La peur était-elle si grande, sous Hassan II, qu'il a suffi que son fils desserre un peu l'étau, en matière de liberté d'expression, pour que les gens le considèrent, même hâtivement, comme "démocrate" ?
Plus surprenant : la grande majorité des Marocains qui qualifient la monarchie d'"autoritaire" emploient ce mot non comme un reproche mais... comme un compliment ! "Bien sûr que notre monarchie est autoritaire, et tant mieux !, ont-ils déclaré aux enquêteurs. Mieux vaut que le pouvoir soit entre les mains du roi qu'entre celles des élus corrompus qui ne pensent qu'à leurs intérêts." Un jugement cruel pour la classe politique et le gouvernement, lesquels sont privés, soit dit en passant, de la marge de manoeuvre dont ils auraient besoin pour faire leurs preuves face à une monarchie absolue et omniprésente.
Le faste dont le roi aime s'entourer ne gêne pas grand-monde. C'est l'une des leçons surprenantes de ce sondage : 51 % des Marocains ont le sentiment que le lourd protocole royal a été allégé, alors qu'il n'en est rien. Chaque année, fin juillet, la traditionnelle cérémonie d'allégeance, avec son baisemain et l'attitude servile des élites invitées, reste digne des califes de Bagdad. Mais la relation des Marocains à leur roi est d'ordre sentimental, voire fusionnel. La population ne retient qu'une chose : Mohammed VI n'hésite pas à prendre des bains de foule. Il est donc proche d'elle. Et puis, le roi est un personnage sacré pour les trois quarts des Marocains, révèle l'enquête. Il aurait donc raison de tenir son rang.
Le roi "businessman", et même premier opérateur économique privé du royaume à travers ses différentes holdings, ne choque pas, lui non plus. Selon le magazine Forbes, Mohammed VI est le 7e monarque le plus riche du monde, et ses affaires équivalent à 6 % du produit intérieur brut du Maroc. Son emprise sur l'économie nationale ne pose-t-elle pas problème ? Eh bien non ! Seuls, 17 % des sondés s'en offusquent. Les autres, y compris les plus diplômés, estiment que le roi "tire ainsi vers le haut l'économie marocaine".
L'une des rares réserves que suscite Mohammed VI concerne l'éradication de la pauvreté. Un tiers seulement des Marocains estiment que la situation s'est améliorée dans le royaume, ces dix dernières années. Un autre tiers ne le pense pas. Un quart estime que la pauvreté s'est même aggravée. En matière de sécurité, même désaveu ; 49 % des Marocains se sentent menacés par le terrorisme et la montée de la criminalité.
Mais les critiques les plus sévères qu'enregistre le roi portent sur la Moudawana, ce nouveau code de la famille qui, depuis 2004, fait des Marocaines les égales des hommes, sauf en matière d'héritage. Surprise ! Presque un Marocain sur deux estime que le roi est allé trop loin dans sa volonté de libérer les femmes. Que celles-ci n'aient plus besoin d'un tuteur pour se marier ; qu'elles puissent désormais réclamer le divorce (une prérogative jusque-là réservée aux hommes) ; et que la polygamie soit rendue dans les faits impossible, tous ces acquis sont loin de soulever l'enthousiasme. Seuls 16 % des Marocains pensent que les femmes devraient avoir encore plus de droits.
Le principe de l'égalité des sexes est encore fort peu intégré au Maroc, et cela aussi bien par les femmes que par les hommes. Pour l'heure, le trait dominant des Marocains semble être... le machisme, et celui des Marocaines, la soumission au machisme, et ce quels que soient l'âge, la région et la catégorie socio-économique.
En résumé, les Marocains soutiennent Mohammed VI sur tout, sauf sur sa politique féministe. C'est sans doute l'un des enseignements les plus inattendus de ce sondage. Un autre étant de rappeler les limites de la "démocratisation" à la marocaine, proclamée urbi et orbi par les responsables du royaume ces dix dernières années.
Florence Beaugé
(Source : « Le Monde » (Quotidien – France), le 4 août 2009)
Edito du Monde
Illégalité
 
par Eric Fottorino
Pour les dix ans du règne de Mohammed VI, le régime marocain ne pouvait pas prendre décision plus contestable, plus arbitraire, plus incompréhensible et, osons l'écrire, plus absurde. Samedi matin 1er août, sur ordre du ministère de l'intérieur, la police a fait évacuer l'imprimerie de Casablanca où étaient mis sous presse TelQuel et Nichane (sa version arabe), les magazines les plus importants du pays. Cent mille exemplaires ont été saisis, puis détruits.
Quel crime de lèse-majesté avait donc commis le groupe TelQuel, dirigé par Ahmed Benchemsi ? Aucun. Les deux magazines s'apprêtaient seulement à publier un sondage sur le bilan du roi.
Le Monde s'est associé à cette initiative unique. Il ne peut à présent que dénoncer fermement cet acte, qui est une injure au peuple en même temps qu'une surprenante atteinte portée par le Maroc à sa propre image.
"Le concept de sondages sur la monarchie est inconcevable", a argué le ministre de l'intérieur. Force est de constater - et il est bien ici question de force - qu'aucune loi du royaume n'interdit les sondages. Et qu'aucun texte n'autorise le pouvoir à détruire des journaux saisis avant une décision de justice. Les autorités auront ainsi censuré une enquête dans laquelle 91 % des personnes interrogées plébiscitent le bilan de Mohammed VI. Que penser d'un pays qui ne veut pas entendre l'opinion de sa population, quelle qu'elle soit ?

(Source : « Le Monde » (Quotidien – France), le 4 août 2009)
Presse et pouvoir dans le royaume, le grand malentendu
 
TelQuel et Nichane sont accusés d'avoir enfreint le code de la presse. Si l'agence officielle MAP évoque, sans précisions, " un ensemble d'articles enfreignant les dispositions légales en vigueur", c'est bel et bien l'enquête d'opinion sur le roi qui est visée.
"Le concept même de sondage sur la monarchie est totalement inacceptable au Maroc", n'a pas caché le ministre de l'intérieur, Chakib Benmoussa, tandis que le ministre de la communication, Khalid Naciri, faisait savoir que si Le Monde publiait le sondage incriminé, il serait, lui aussi, saisi.
Ahmed Benchemsi, le directeur du groupe TelQuel, devait déposer lundi matin un recours au tribunal administratif, lequel tranchera d'ici mardi 4 août. Pour la forme, uniquement, puisque les 100 000 exemplaires tirés (50 000 pour TelQuel, et autant pour Nichane) ont déjà été détruits. M. Benchemsi accuse le ministère de l'intérieur d'avoir "violé la loi à deux reprises" ; l'une en ne motivant pas sa décision, l'autre en détruisant tous les exemplaires saisis, avant même une décision judiciaire.
Le journaliste dit surtout ne pas comprendre cette attitude, "totalement contre-productive" pour la monarchie. "Alors que nous nous apprêtions à démontrer, chiffres à l'appui, que le peuple soutient réellement la monarchie, pour une fois hors de toute propagande officielle, l'Etat nous censure brutalement en donnant une image déplorable de la démocratie au Maroc. On ne pouvait imaginer publicité plus désastreuse pour commémorer les dix ans de règne de Mohammed VI", déplore-t-il.
Editos blancs
En réalité, depuis que Mohammed VI est sur le trône, le palais et la presse marocaine se livrent une guerre larvée. TelQuel, Nichane, Le Journal (devenu Le Journal hebdomadaire), Economie & Entreprises, Al Adath Al Maghribiya, Al-Jarida Al Oula et Al-Massae, entre autres, ont été la cible de poursuites judiciaires, sommés de payer des amendes exorbitantes, qui équivalent à des condamnations à mort. En juillet, vingt journaux sont parus le même jour avec des "éditos blancs" pour protester contre le harcèlement judiciaire dont ils s'estiment les victimes.
"Les autorités marocaines ne savent pas gérer la liberté d'information, même lorsqu'elle leur est favorable ", souligne Khadija Mohsen-Finan, chercheuse à l'Institut français des relations internationales, auteure du livre Les Médias en Méditerranée (Actes Sud, avril 2009). Pour cette universitaire, "un malentendu" s'est installé, il y a dix ans, entre la presse indépendante et les autorités publiques, par manque d'expérience des uns et des autres. Les journalistes ont vite "focalisé" sur la personne du roi, parfois à l'excès. Le pouvoir, qui avait cru pouvoir utiliser une liberté essentiellement "de façade", a répliqué en remettant à l'honneur les fameuses lignes rouges : le roi, le Sahara et la religion.
Les autorités marocaines n'auraient-elles donc été que dans la manipulation ? Khadija Mohsen-Finan ne le pense pas : "Beaucoup de choses se disent dans la presse marocaine, et le pouvoir a fait des concessions, mais tout est question de dosage. Les autorités continuent de fonctionner selon d'anciens schémas, tout en voulant l'ouverture." Pour elle, le partenariat TelQuel-Le Monde a compliqué les choses en donnant, sur la place publique, "une soudaine caution" à un journal que Rabat espérait encore pouvoir maîtriser.
Fl. B.
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"TelQuel" , un magazine au ton critique
Au Maroc, l'hebdomadaire TelQuel caracole en tête de la presse magazine francophone, et même arabophone. C'est en 2001 qu'Ahmed Benchemsi, 27 ans à l'époque, lance ce magazine d'informations générales, ainsi que sa version d'expression arabe, Nichane. Parmi les actionnaires, le Français Jean-Louis Servan-Schreiber et le Marocain Kamal Mernissi, patron dans l'industrie pharmaceutique, très attaché à la liberté d'expression. TelQuel compte aujourd'hui quelque 115 000 lecteurs pour 23 000 exemplaires vendus chaque semaine. Il traite de sujets politiques, sociétaux, économiques, mais aussi de culture et de sport, par le biais d'enquêtes et de reportages. Le ton est critique, mais le journal se garde de tout parti pris politique, en particulier à l'égard du palais royal. Selon l'actualité, le roi Mohammed VI se retrouve ainsi pris à partie, ou au contraire félicité.
Toujours dirigé aujourd'hui par Ahmed Benchemsi, TelQuel a cependant un tropisme : son opposition sans concession à l'islamisme, qui va de pair avec son penchant pour la laïcité.
(Source : « Le Monde » (Quotidien – France), le 4 août 2009)
L'Algérie interdit les prêts à la consommation
 
Reuters, le 2 août 2009 à 20h09

    par Lamine Chikhi
    ALGER, 2 août (Reuters) -Le gouvernement algérien a interdit aux banques d'accorder des prêts à la consommation aux particuliers pour, selon les analystes, limiter les importations au moment où les recettes issues du pétrole et du gaz sont en chute libre.
L'énergie représente 97% des exportations algériennes mais la chute des cours a divisé par deux les recettes, tandis que les prix des produits importés, comme les voitures, les machines à laver ou l'alimentation, continuent de progresser.
Cette mesure risque de provoquer la colère des consommateurs algériens qui ont recours à ces prêts pour acquérir des biens qui leur seraient autrement inaccessibles, explique un analyste.
Elle pourrait également constituer un message négatif adressé aux investisseurs étrangers quant à la volonté de réforme des autorités, ajoute-t-il.
"C'est bien de réduire la facture de nos importations, nous ne pouvons continuer à importer chaque année à hauteur de 35 milliards de dollars. Mais la façon dont le gouvernement a procédé est négative", estime Lyes Kahouadji, de Strategica, une société algérienne de consultants contrôlée en partie par la Deutsche Bank.
"Cela envoie un message mitigé à nos partenaires étrangers en ce qui concerne notre souhait de mettre en place une véritable économie de marché. Et cela met en colère notre peuple, particulièrement les classes défavorisées", ajoute-t-il.
PANIQUE?
La directive du ministère des Finances, qui est entrée en vigueur le 29 juillet, ne concerne pas les prêts hypothécaires ni les prêts à la consommation en cours.
Pour le quotidien El Watan, les autorités, inquiètes de la poursuite des importations malgré la crise, ont pris une mesure précipitée." Le gouvernement panique", écrit le journal.
Le ministère des Finances n'a donné aucune explication à sa décision mais, depuis plusieurs semaines, la radio nationale insistait sur le taux d'endettement alarmant des ménages, notamment des plus modestes.
Les prix du baril de pétrole sur le marché mondial sont passés de 160 dollars l'an dernier à 70 dollars aujourd'hui.
Selon des statistiques publiées le mois dernier par les douanes, les exportations algériennes ont atteint 20,7 milliards de dollars en valeur au premier semestre, en baisse de 46,5% par rapport à la même période de 2008.
L'excédent commercial est passé de 19,75 milliards pour les six premiers mois de l'an dernier à un milliard pour le premier semestre de cette année.
La plupart des banques en Algérie sont contrôlées par l'Etat. Les banques étrangères actives dans le pays sont principalement BNP Paribas et Société Générale

Aziz : deux putschs et une élection

 03/08/2009  | Jeune Afrique- Par : Marianne Meunier, envoyée spéciale à Nouakchott |
Vainqueur de la présidentielle contestée du 18 juillet, le général Mohamed Ould Abdelaziz s’est construit une image de « petit père du peuple » pendant les onze mois qu’il a passés à la tête de la junte. Il lui faut désormais honorer ses promesses, et vite.
Il y a moins d’un an, les Mauritaniens ne connaissaient encore que le versant militaire de l’homme de 52 ans qui a remporté la présidentielle du 18 juillet. Pour eux, Mohamed Ould Abdelaziz était le général à la moustache sévère qui compte ses sourires et préfère les ordres aux paroles inutiles. Le vigile zélé aussi, qui, pendant près de vingt ans à la tête du Bataillon de la sécurité présidentielle (Basep), a déjoué dans l’ombre les coups d’État contre Maaouiya Ould Taya, au pouvoir de 1984 à 2005. Et, suite logique, le putschiste gagné par l’envie de s’asseoir dans un fauteuil qu’il avait si longtemps protégé. C’est le coup d’État du 6 août 2008, quand, à l’aube, Mohamed Ould Abdelaziz renverse en quelques minutes le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi.
Ce jour-là, « Aziz » grimpe sur la scène, mais il est encore l’homme de caserne. Sa légitimité tient surtout à son béret vert et à ce grand front qu’il déride rarement. « Sauver la Mauritanie » : trop belle, la justification du coup d’État ne trompe personne. Il n’avance pas de grands desseins pour le pays, il est méprisé par une partie de la communauté internationale, presque sûre de pouvoir le faire plier. Quant à ses adversaires, emmenés par le président de l’Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheir, ils espèrent encore le reconduire à la seule place qu’ils lui assignent : l’armée.
Mais pendant les onze mois qui suivent, un autre Mohamed Ould Abdelaziz va s’imposer : à la tête d’une junte qu’il a constituée, le Haut Conseil d’État (HCE), et dont il a démissionné le 15 avril tout en restant aux commandes, le général rugueux – « brutal », « rigide », selon un diplomate des Nations unies – s’emploie à devenir l’homme des plus démunis. Avec instinct – on le dit peu porté sur la stratégie –, il se construit une image différente : celle d’un « petit père du peuple » préoccupé par les besoins les plus urgents de la population, d’un chasseur de prévaricateurs, d’un homme d’action, honnissant les querelles politiciennes qui ont fait perdre des décennies à la Mauritanie. Au final, l’entreprise paie. « Les pauvres, il les a trouvés mourants et il les a aidés en leur donnant tout ce qu’il faut », témoigne Ghalwa, chômeuse, en ajustant un voile rouge sombre. Mohamed Ould Abdelaziz cherche aussi à donner un contenu moral à son entreprise, baptisant du nom de Moktar Ould Daddah, le père de la nation cher aux Mauritaniens, un boulevard goudronné dont il lance lui-même les travaux.
Est-ce cette nouvelle facette d’Aziz enveloppée dans un uniforme militaire qui semble indispensable pour diriger la Mauritanie – pas moins de six officiers supérieurs sont devenus présidents depuis l’indépendance, toujours à la faveur d’un putsch – qui l’a conduit à remporter le scrutin du 18 juillet ?
Son élection, avec 52,58 % des voix, est entachée de nombreuses accusations de fraudes : double vote de certains militaires, électeurs qui n’ont pas trouvé leur nom sur les listes, scores peu crédibles dans les fiefs de certains adversaires, notamment ces 41,53 % à Boutilimit, ville natale de l’opposant Ahmed Ould Daddah. Ce cafouillage, examiné, à l’heure où nous mettions sous presse, par le Conseil constitutionnel à la suite d’un recours déposé le 21 juillet par trois des candidats défaits (voir encadré) a probablement évité l’épreuve d’un second tour au candidat du « changement constructif ».
Mais, dans l’opposition, certains le reconnaissent : « On a sous-estimé la vague Aziz, il est plus populaire qu’on ne le pensait », admet un partisan de Messaoud Ould Boulkheir. Quant aux chances de voir une procédure institutionnelle aboutir à la remise en cause de son élection, elles semblent infimes. « Le système est devenu une petite machine au service d’un homme », explique l’ancien chef de l’État Ely Ould Mohamed Vall, candidat lui aussi, qui a réalisé un très décevant score de 3,81 % des voix.
La confiance d’Ould Taya
Membre de la tribu des Ouled Besbah, Aziz n’appartient pas à l’une de ces grandes familles qui ont bâti des empires politico-économiques à Nouakchott. Ses parents étaient commerçants : à Louga, au Sénégal, où il a passé sa petite enfance, puis à Rosso, dans le sud de la Mauritanie, et dans la capitale, où il est allé au lycée. Des origines simples qui le rendent sympathique aux plus démunis tout en faisant redouter un grand ménage à beaucoup d’hommes d’affaires (Mohamed Ould Bouamatou, qui lui a apporté son soutien financier durant la campagne, fait partie des exceptions). D’autant que le « président » des pauvres a accusé ces « gabegistes » du dépeçage économique de l’État.
Contrairement à certains de ceux qu’il fustige, Mohamed Ould Abdelaziz ne connaît pas une jeunesse mondaine. Ses études à l’Académie militaire de Meknès, où il entre à l’âge de 22 ans sans son baccalauréat, accentuent sa réserve. C’est justement pour ce trait de caractère que, quelques années plus tard, Maaouiya Ould Taya, arrivé au pouvoir en décembre 1984, le chargera de créer et de commander le Basep. Pendant vingt ans à la tête de cette garde prétorienne, Aziz, qui deviendra colonel, est loyal. Il prévient plusieurs putschs et, lors de la tentative sanglante de juin 2003, prend lui-même les armes. Une expérience qui lui fait mesurer secrètement la fragilité du pouvoir qu’il est censé défendre. En retour, Ould Taya accorde une confiance totale à son collaborateur. D’où son incrédulité quand il apprend, le 3 août 2005, que Mohamed Ould Abdelaziz est, avec son cousin germain Ely Ould Mohamed Vall, derrière le coup d’État qui vient de le renverser.
Avare de mots, le général manie l’art de la dissimulation. Pendant qu’« Ely » occupe la scène, comme l’artisan en chef de la transition ouverte avec le putsch de 2005, il reste en retrait mais tire les ficelles : c’est lui qui favorisera l’élection, en mars 2007, de Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Lui aussi qui, devenu chef d’état-major particulier de ce dernier, incitera les parlementaires à quitter le camp présidentiel, créant la crise politique qui a finalement conduit à son coup d’État de 2008.
Rigidité militaire
Arrivé au sommet, Mohamed Ould Abdelaziz ne s’est pas départi de sa rigidité toute militaire. Pourtant menacé de sanctions par la communauté internationale dès le lendemain du putsch, il a attendu le 4 juin dernier pour accepter le report au 18 juillet de la présidentielle prévue le 6 juin et la formation d’un gouvernement d’union nationale qui supervise l’élection. Certains diplomates ont dû ferrailler pour qu’il finisse par décider, en novembre dernier, de transférer « Sidi » du Palais des congrès – où il était enfermé depuis sa chute – vers son village natal. Aujourd’hui, les mêmes diplomates espèrent qu’Aziz saura se montrer plus souple, moins jaloux d’un pouvoir qu’il a exercé avec autorité, moins menaçant avec ses contradicteurs.
Mais élu sans le concours d’une alliance de partis, l’homme fort a les coudées franches pour composer un gouvernement comme il l’entend. Dans son entourage, où l’on se moque d’une éventuelle remise en cause de l’élection et des blocages qu’elle pourrait entraîner, on assure que la nouvelle équipe sera installée début août et qu’elle ne sera pas formée selon la traditionnelle logique tribale. Mohamed Ould Abdelaziz est l’homme de « l’antisystème », rappelle-t-on.
Ces promesses, le bienfaiteur des pauvres devra les honorer, et vite. Éprouvés par quatre ans d’instabilité politique, les Mauritaniens ne lui accorderont qu’un bref état de grâce. Pour éviter toute déception, il devra tenir le rythme d’avant l’élection, quand il inaugurait ici un hôpital « de la mère et de l’enfant », donnait là des terrains aux habitants d’un bidonville, faisait distribuer des cargaisons de poisson à Nouakchott et à l’intérieur du pays.
Mais rien n’est moins facile. « Les caisses sont presque vides et l’économie est à genoux », témoigne un opérateur du secteur maritime, qui voit les recettes douanières diminuer – moins 20 % ces trois derniers mois – sous l’effet de la baisse des exportations. Selon la même source, la dette du Trésor au secteur privé s’est lourdement accrue. Dans cette situation alarmante, le versement, en août, de 73 millions d’euros par la Commission européenne dans le cadre d’un accord de pêche sera un soulagement.
Mais le plus important pour un pays alimenté en devises par l’aide étrangère reste la reprise de la coopération avec le Vieux Continent. Suspendue après le coup d’État, elle devrait se rétablir progressivement, l’élection ayant été jugée acceptable par les observateurs internationaux.
À l’étranger, Aziz dispose de quelques appuis qui pourraient également se révéler précieux. Au Maroc, où le Palais ne cachait guère son souhait de le voir l’emporter. Au Qatar, où, en janvier, il a annoncé la rupture des relations avec Israël, ainsi qu’en Libye, où on lui sait gré de cette décision. Mais aussi à Téhéran, qui, pour la première fois depuis plus de vingt ans, a envoyé un ministre des Affaires étrangères à Nouakchott, en mars dernier. La visite de quelques proches de l’Élysée en Mauritanie – Patrick Balkany, ami intime de Nicolas Sarkozy, en juin ; Robert Bourgi, parrain de la Françafrique, à la veille de l’élection – peut être le signe que la France sera bienveillante. Tout comme l’Espagne, qui a été l’un des premiers partenaires majeurs du pays à saluer son élection. Mais le rétablissement de la confiance avec les États-Unis, qui n’ont jamais démordu de la condamnation du coup d’État, sera nettement plus difficile. À moins que l’homme de la « rupture », que dans son entourage on aime bien surnommer le « Chávez de la Mauritanie », décide de s’en passer.
(Source: "Jeune Afrique" (Hebdomadaire - France) Le 03 août 09)
Lien: http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2533p038-040.xml0/-president-Mohamed-Ould-Abdelaziz-election-presidentielle-portrait-Aziz---deux-putschs-et-une-election.html
 
 
 
Afghanistan : bras de fer sanglant avant le vote
 
lundi 03 août 2009
Neuf soldats occidentaux, dont un Français, tués ce week-end. Les accrochages se multiplient entre l'Otan et les talibans. Enjeu : la tenue de la présidentielle du 20 août.
Les embuscades meurtrières se multiplient en Afghanistan à l'approche des élections du 20 août, où le président pro-occidental Hamid Karzaï, installé après le renversement des talibans en octobre 2001, briguera un second mandat. Les extrémistes musulmans, qui ont juré de faire déraper le processus électoral, s'en prennent particulièrement aux soldats de l'Otan, chargés par les Nations unies de stabiliser le pays.

Mort d'un caporal de 22 ans

Samedi matin, l'un de ces accrochages a été fatal à Anthony Bodin, 22 ans, caporal du 3e Régiment d'infanterie de marine de Vannes. Le jeune homme, originaire de Dinan (Côtes-d'Armor), faisait partie d'un détachement de 160 soldats militaires français et dix Américains.

Leur convoi acheminait, avec l'armée afghane, de l'aide humanitaire dans la province de Kapisa (70 km au nord-est de Kaboul). Il a été pris sous le feu d'une trentaine d'assaillants dans la vallée de Ghayne. Deux soldats du 3e Rima, un Breton et un Wallisien, ont été blessés. Les soldats vannetais étaient arrivés en Afghanistan il y a un peu plus d'un mois.

Cinq autres soldats occidentaux avaient été tués samedi, dans le sud du pays, dont trois Américains fauchés par une bombe déposée au bord d'une route. Le même scénario s'est répété, hier, dans l'est, fatal à trois autres Américains.

Dans ces régions montagneuses, les insurgés sont des adversaires insaisissables, héritiers de trois décennies de guérillas quasi permanente depuis l'invasion soviétique de 1979.

Hausse du nombre de civils tués

Ce week-end sanglant se situe dans la droite ligne du mois de juillet, le plus meurtrier depuis 2001 pour les forces étrangères en Afghanistan : 75 militaires tués, dont 43 Américains et 22 Britanniques. Ce bilan a été aggravé par la délicate opération anglo-américaine « Griffe du Tigre », destinée à reprendre le contrôle du Helmand (sud), l'un des bastions des talibans.

L'aggravation du conflit s'explique également par les nouvelles tactiques des talibans, qui utilisent de plus en plus les IED, des engins explosifs déclenchés au passage des véhicules militaires. Leur maniement aurait été importé par des djihadistes venus d'Irak. Début 2007, des généraux US avaient accusé Téhéran ¯ pris en sandwich entre ces deux théâtres de guerres américains ¯ de fournir les deux insurrections. Les 90 000 soldats occidentaux ¯ dont près de 3 000 Français ¯ ne sont pas les seules victimes de cette recrudescence. Depuis le début de l'année, un millier de civils afghans ont été tués dans les violences (+24 % par rapport à 2008). La semaine dernière, le directeur de campagne d'Abdullah Abdullah, principal rival d'Hamid Karzaï, a été blessé et son chauffeur tué dans l'est du pays.
 
(Source: "Ouest-France.fr" (Quotidien- France)  le 03 août 09)
Lien: http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Afghanistan-bras-de-fer-sanglant-avant-le-vote-_39382-1024068_actu.Htm

 

 
Conservatives to increase British troop levels in Afghanistan, David Cameron hints
 
A Conservative government would increase the number of British forces in Afghanistan, David Cameron has hinted.
By John Bingham and Andrew Porter
Published:  03 Aug 2009
The opposition leader said that there was a “very strong case” for increasing rather than reducing the UK’s presence in the country.
His comments come amid warnings from a former minister that the public will not tolerate a long deployment to Afghanistan.
They also follow a highly critical report from a committee of MPs about the aims of the mission to the country and warnings of “mission creep”.
There are currently about 9,000 British servicemen in Afghanistan after a temporary increase because of the forthcoming elections.
Troop numbers are expected to return to just over 8,000 after the poll but Bob Ainsworth, the Defence Secretary, hinted last month that the current level could be maintained.
Despite growing opposition to the British operations in Afghanistan in some quarters, Mr Cameron said that more troops rather than fewer could be the key to success.
He told BBC Radio 4: “If what the military are asking for is more troops in Afghanistan to speed up the training of the Afghan National Army, it does seem to me that there’s a very strong case for saying yes to that.
“The faster we can build up the Afghan National Army and the police, the faster we’ll be able to Afghan-ise the situation and the more rapidly we’ll be able to end that mission and bring our troops back home.”
Bill Rammell, the Armed forces minister, is due to reassert the case for the British involvement in Afghanistan in a speech in London.
He is expected to tell the Royal United Services Institute that it serves the UK’s security interests by reducing the risk of terror attacks here.
But Kim Howells, the former Foreign Office minister, warned at the weekend that the public wants to see an end to the British involvement in the country.
Mr Howells, who is now the chairman of the parliamentary Intelligence and Security Committee, told the BBC: “I don’t think anybody is going to wear the notion of us being in Afghanistan for 30 years and seeing this terrible drip-drip of casualties and deaths and funerals.
“I don’t think the public are up for it any more.”
However one of Britain’s most senior diplomats has warned that Britain could be in Afghanistan for decades.
Sir Nigel Sheinwald, Britain’s ambassador to Washington, said: “We’re going to have a very long-term commitment to Afghanistan’s future. This is not just one year.
“This is going to be for decades. We’re going to help them get to a state which can they can ward off the return of the Taliban and al-Qaeda. That’s our strategic objective. We need to avoid the vacuum returning. And that’s what this huge effort is about.”
The former head of the Army, Gen Sir Mike Jackson, said he had “considerable sympathy” with the views expressed by the Commons Foreign Affairs Select Committee about the mission in Afghanistan.
The MPs’ report said Britain’s deployment to Helmand province was “undermined by unrealistic planning at senior levels, poor co-ordination between Whitehall departments and crucially a failure to provide the military with clear direction”.
And the committee warned that “mission creep” had meant troops being overburdened with other tasks including trying to control the drugs trade in Afghanistan. Instead, the focus of the task should be on “security”.
Sir Mike, who was Chief of General Staff when troops were first sent into Helmand province in 2006, said the report did not doubt the overall reasons for being in Afghanistan which were to “prevent terrorism and “achieve a degree of stability”.
He told the BBC’s Andrew Marr Show: “What the committee is saying is that the way in which the job is being done needs some improvement, it’s a complex task and it involves far more than just the military.”
Sir Mike added that more could have been done in the early stages of the conflict to explain the mission Britain was undertaking in Afghanistan.
He also made it clear he was not happy with the way the review into compensation for injured soldiers had been set up. The Daily Telegraph is running a Justice for Wounded campaign and last week succeeded in forcing Bob Ainsworth, the Defence Secretary, to agree to look again at the money given to injured troops.
The review was brought forward from next year by Mr Ainsworth as the MoD faced growing criticism for going to court to try to reduce compensation awarded to two soldiers. He said he wanted to preserve the principle that the largest payments go to those with the worst injuries.
But Sir Mike warned: “This is going to be an in-house MoD review with the Treasury looking over their shoulder. I think for the public confidence it would be much better done by an independent body.”
On the issue of the MoD trying to force lower awards to two injured soldiers, he said the decision was “virtually incredible” and accused the MoD of a “penny-pinching” approach to the issue.
It came as the MoD said it was “working closely” with Stanley McChrystal, the United States General, amid reports that his review of the international mission in Afghanistan may lead to a request for 2,000 additional British troops.
Speculation that more UK soldiers may be sent to Afghanistan was sparked after Hillary Clinton, the US Secretary of State, confirmed she had discussed troop levels in talks with David Miliband, the Foreign Secretary, in Washington last week.
(Source: "telegraph.co.uk" le 03 août 09)
Lien: http://www.telegraph.co.uk/news/newstopics/politics/defence/5963980/Conservatives-to-increase-British-troop-levels-in-Afghanistan-David-Cameron-hints.html
 
Le Fatah, parti palestinien historique, à la recherche d'un nouvel élan

AFP, le 3 août 2009 à 13h56
Par Nasser ABOU BAKR

Le Fatah qui contrôle l'Autorité palestinienne tient mardi son premier Congrès en 20 ans pour renouveler la direction d'un parti miné par les divisions et affaibli par sa déroute face aux islamistes du Hamas à Gaza.
Au cours de ce Congrès de trois jours à Bethléem, en Cisjordanie, quelques 2.300 délégués doivent renouveler le Comité central et le Conseil révolutionnaire, principales instances du Fatah, et adopter un nouveau programme politique.
Fondé en 1959 par le défunt leader historique Yasser Arafat, le Fatah monopolisait le pouvoir au sein de l'Autorité palestinienne depuis 1994 avant d'être battu aux législatives en 2006 par les islamistes du Hamas qui l'ont ensuite délogé par la force de Gaza en juin 2007.
Le Fatah est aussi tenu par beaucoup de Palestiniens pour responsable de la corruption et l'insécurité qui ont sévi dans les territoires palestiniens avant que l'Autorité palestinienne ne se décide à les combattre sérieusement ces dernières années.
Le Congrès sera seulement le sixième du Fatah, le dernier s'étant tenu à Tunis en 1989.
Aujourd'hui, le Fatah, dirigé par le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ne contrôle que la Cisjordanie et sa ligne politique prônant un règlement négocié du conflit avec Israël après des années de lutte armée ne cesse de perdre en crédibilité faute de progrès dans les négociations de paix.
Si M. Abbas est assuré d'être reconduit comme chef du mouvement, la composition du nouveau Comité central de 21 membres, qui seront élus par les délégués, fait l'objet de toutes sortes de pronostics.
Ainsi, une partie des "éléphants" qui font partie de l'actuel Comité central devraient céder la place à des plus jeunes. Le secrétaire du général du Fatah en Cisjordanie emprisonné en Israël, Marwan Barghouthi, l'ex-chef de la Sécurité préventive Jibril Rajoub, l'ex-homme fort du Fatah à Gaza et "chouchou" des Américains, Mohammad Dahlane, apparaissent comme les prétendants les plus sérieux.
Quant au Conseil révolutionnaire, il compte 120 membres, dont la majorité sera élue par les délégués et le reste désigné par le nouveau Comité central.
Les querelles entre les ténors du Fatah, qui ont contribué au déclin du mouvement, se sont exacerbées ces derniers semaines lorsque son secrétaire général et l'un des fondateurs Farouk Kaddoumi a publiquement accusé M. Abbas d'avoir comploté avec Israël pour éliminer Yasser Arafat.
M. Kaddoumi, basé à Tunis, était hostile à la tenue du Congrès en Cisjordanie, où il n'a jamais remis les pieds depuis l'occupation israélienne en 1967.
Les préparatifs du Congrès ont aussi été perturbés par le refus du Hamas d'autoriser quelques 400 délégués du Fatah de Gaza de se rendre en Cisjordanie.
Environ 500 autres délégués installés à l'étranger, notamment au Liban, en Syrie et en Jordanie, ont été autorisés par Israël à y assister.
"Ce Congrès sera un tournant historique. Soit le Fatah se montrera capable d'opérer les réformes, le rajeunissement et les changements nécessaires en tirant la leçon de ses échecs (...) soit il poursuit son déclin et devient simplement le parti de l'Autorité palestinienne sans avoir réalisé ses objectifs de libération nationale", estime l'analyste politique Hani Al-Masri.
Selon un projet du programme politique qui doit être soumis au Congrès, obtenu par l'AFP, le Fatah y affirme "son refus de reconnaître Israël en tant qu'Etat juif", comme l'exige le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Le texte affirme en outre la volonté des Palestiniens de "reprendre l'initiative afin de sortir les négociations de paix de l'impasse" tout en réitérant le "droit du peuple palestinien à la résistance contre l'occupation conformément à la loi internationale, y compris la lutte armée".

Ahmadinejad officiellement réélu à la tête de l'Iran
 
03/08/2009 | AFP |
Alors que les procès des manifestants anti-pouvoir sont dénoncés par l'opposition comme de vulgaires "mises en scène", la réélection de Mahmoud Ahmadinejad a été officiellement reconnue par l'ayatollah Khamenei, lors d'une cérémonie à laquelle les opposants n'ont pas assisté.
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a confirmé la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad, lors d'une cérémonie officielle, a rapporté lundi la télévision d'Etat en langue arabe Al-Alam.
"Le guide de la révolution a confirmé l'élection de Mahmoud Ahmadinejad pour un second mandat" de quatre ans, a indiqué Al-Alam. Mahmoud Ahmadinejad, élu le 12 juin, doit être officiellement investi de ses fonctions mercredi.
Les ex-présidents Akbar Hachémi Rafsandjani et Mohammad Khatami et les deux candidats malheureux Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, n'ont pas participé à la cérémonie.
Al-Alam a diffusé les premières images de la cérémonie au cours de laquelle le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei a estimé que les Iraniens, en votant pour Mahmoud Ahmadinejad, avaient choisi la lutte contre l'arrogance et la pauvreté.
"Le peuple iranien a voté en faveur de la lutte contre l'arrogance et la pauvreté et pour le développement de la justice", a-t-il dit selon cette télévision
 Procès "mis en scène"
L'ancien président réformateur iranien Mohammad Khatami a par ailleurs dénoncé dimanche le procès d'une centaine de manifestants jugés pour avoir contesté la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad, estimant qu'il s'agissait d'une "mise en scène" contraire "à la Constitution".
"Pour autant que je sache, ce qui s'est passé est contraire à la Constitution, à la loi et aux droits des citoyens", a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec des responsables politiques et des députés.
"Ce genre de mise en scène est avant tout contraire aux intérêts du régime et porte atteinte à la confiance de l'opinion publique", a-t-il ajouté. Il a également affirmé que "les aveux obtenus dans ces conditions n'ont aucune crédibilité".
Plusieurs personnes, dont un membre du camp réformateur, accusées d'avoir participé à des manifestations contre la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad ont affirmé samedi devant un tribunal de Téhéran avoir commis une erreur en prenant part aux protestations.
Sur le banc des accusés, Mohammad Ali Abtahi, ancien vice-président sous le mandat du président réformateur Mohammad Khatami (1998-2005), a affirmé que "la question des fraudes (...) était un mensonge (...) sorti pour provoquer des émeutes", selon l'agence Fars.
2009/ AFP
Décès du philosophe Francis Jeanson, fondateur d'un réseau de soutien au FLN
 
 
AFP, le 2 août 2009 à 22h03
PARIS, 2 août 2009 (AFP) - Le philosophe français, Francis Jeanson, fondateur d'un réseau de soutien au FLN pendant la guerre d'Algérie (réseau dit des "porteurs de valise"), est mort à 87 ans, samedi soir près de Bordeaux (sud-ouest), a-t-on appris auprès de sa famille.
Auteur de nombreux ouvrages notamment sur Jean-Paul Sartre dont il était très proche, collaborateur de la revue Les Temps modernes, Francis Jeanson est mort à la Clinique d'Arès, à 45 km de Bordeaux, a précisé son fils Olivier à l'AFP.
Francis Jeanson qui se voulait le défenseur des causes justes, s'était engagé aux côtés des combattants algériens après le déclenchement de la guerre d'Algérie, créant un réseau permettant de collecter et transporter fonds et faux-papiers pour les militants du FLN opérant en France.
Dans "Notre guerre", un livre paru en 1960 et immédiatement saisi, il s'était expliqué sur son combat, répondant à ceux qui lui reprochaient de soutenir les ennemis de son pays, qu'il défendait les valeurs de la France qu'elle même trahissait.
Jugé par contumace, condamné en octobre 1960 à dix ans de prison ferme au terme du procès de son réseau, il est amnistié en 1966. Il se tourne alors vers l'action culturelle, puis l'action sociale en milieu psychiatrique.
Né le 7 juillet 1922 à Bordeaux, licencié de lettres et diplômé d'études supérieures de philosophie, Francis Jeanson rejoint en 1943 les Forces françaises d'Afrique du Nord.
Devenu reporter au quotidien communiste Alger républicain en 1945, il rencontre Albert Camus et Sartre. Ce dernier lui confie la gérance de la revue Les Temps modernes (1951-1956). Parallèlement, Jeanson crée et dirige aux éditions du Seuil la collection "Ecrivains de toujours".
En 1955, il publie "L'Algérie hors la loi", qui dénonce l'échec du système d'intégration des masses algériennes et affirme la légitimité des hors-la-loi du FLN, avec lequel il prendra contact. Du militantisme de la pensée, il passe à l'action et crée deux ans plus tard le "réseau Jeanson" qui sera démantelé en 1960. Il entre alors dans la clandestinité, quittant la France pendant quelques années.
Amnistié, Jeanson participe notamment à des expériences de psychiatrie ouverte et des réseaux de réflexion pour faire sortir la maladie mentale des murs de l'hôpital.
Engagé jusqu'au bout, il est président de l'Association Sarajevo en 1992 et candidat sur la liste "L'Europe commence à Sarajevo" du professeur Léon Schwartzenberg pour les élections européennes de 1994.
Francis Jeanson est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages, dont plusieurs consacrés à Jean-Paul Sartre.

  Un juste, Francis Jeanson, vient de nous quitter 

Daho Djerbal , Maître de conférences - Université d’Alger-Bouzaréah

Dans la nuit du samedi 1er au dimanche 2 août Francis Jeanson vient de nous quitter à l’âge de 87 ans.
Ce nom peut probablement ne pas évoquer grand-chose pour la nouvelle génération de nos compatriotes et une grande partie des lecteurs de la presse quotidienne en Algérie, mais pour beaucoup de ceux qui se sont battus pour que ce pays accède à l’indépendance, l’un des principaux responsables des réseaux de soutien au FLN en territoire français n’est pas ce que l’on pourrait appeler un parfait inconnu.
Engagé en 1943 dans les Forces Française Libres d’Afrique du Nord, il séjourne une première fois à Alger où il ne voit en fait, à 21, ans que la France en Algérie avec ses problèmes, son armée divisée et son administration vichyste. Revenu en Algérie en septembre 1948, il y séjourne plusieurs mois dans des conditions précaires pour se rendre compte définitivement qu’il existait bien « un problème algérien ». Au bout de six mois il arrive à la conclusion qu’ « il faut faire quelque chose, c’est trop énorme, c’est trop grave ! ». Il venait de passer par Sétif où le sous-préfet le recevant dans « sa » ville lui fait visiter une place publique où se dressait un monticule de chaux. « Ce tas de chaux c’était des cadavres qui avaient été brûlés, carbonisés ». C’est là qu’il se met à écrire un article pour la revue Esprit, Cette Algérie conquise et pacifiée… ».
Ses engagements intellectuels et ses écrits dans Temps Modernes qu’il anime avec Jean-Paul Sartre le démarquent nettement de nombreux intellectuels français qui, comme Albert Camus, absurdifient le monde et n’arrivent pas à voir « l’Etranger » dans son épaisseur humaine, celle du colonisé et de l’opprimé.
Quand survient la lutte armée en Algérie, il est une des rares personnes vers lesquelles se dirigent les militants nationalistes pour y trouver une écoute, un écho et peut-être aussi une action solidaire. C’est le prélude à un engagement beaucoup plus conséquent aux côtés du FLN. Dans un de ses entretiens (1), il raconte comment c’était à partir de juin 1955 qu’il s’était décidé d’y aller carrément dans l’implication concrète et sans équivoque au combat pour l’indépendance de l’Algérie. En automne 1955, il écrit en collaboration avec Colette Jeanson « L’Algérie hors-la-loi » qu’il fait paraître chez Flamand. Alors que Camus se met à distance en s’interrogeant sur le non-sens des problèmes de son époque, Francis Jeanson se met en jeu en prenant tous les risques. Il disait alors : « Héberger un Algérien, c’est peut-être soustraire un homme à la torture ».
Après un séjour en sanatorium, il revient de plus belle à la lutte pour l’indépendance de l’Algérie. Fin mars 1956, il ouvre sa maison et met sa voiture à la disposition des militants du FLN. Il sollicite un grand nombre d’intellectuels, d’artistes, de femmes et d’hommes de lettres. C’est le début des réseaux de soutien au FLN, de ceux qu’on appellera plus tard « les porteurs de valises ». Début 1957, c’est Tayeb Boulahrouf, alors responsable par intérim de la fédération de France du FLN, puis Omar Boudaoud qui le rencontrent et discutent des modalités de l’aide des réseaux Jeanson au FLN. Le philosophe ne peut plus se contenter d’amener la question algérienne sur la place publique par ses conférences et prises de position médiatiques. Ahmed Boumendjel prend part aux prises de décision quant au passage à la clandestinité du travail d’aide au FLN d’autant que le réseau, et Francis Jeanson à sa tête, étaient en contact permanent avec la direction de la fédération de France du FLN dont ils assuraient l’hébergement et connaissaient les points de chute tout autant que les planques pour l’argent des cotisations venant de tous les coins de France.
Francis Jeanson qui n’était pas seulement un intellectuel engagé, mais aussi un homme politique avisé, tenait pour essentiel l’existence d’un réseau de soutien français « pour que l’Algérie puisse un jour ne plus identifier la France aux pires excès d’une certaine politique française ».
Espérons, pour terminer cette évocation, que l’Algérie d’aujourd’hui puisse se souvenir que des Français se sont battus, se sont exposés et ont mis en jeu leur liberté et parfois leur vie, pour l’indépendance de notre pays et une certaine idée de la France.

1 - Francis Jeanson, Christiane Philip, Entre-Deux, un itinéraire d’engagement, Ed. Le bord de l’eau, Latresne 2000.
(Source : « babelmed » (Site des cultures méditerranéennes  –  France), le 2 août 2009)
Lien : http://www.babelmed.net/Pais/M%C3%A9diterran%C3%A9e/un_juste.php?c=4476&m=34&l=fr

 
 
Belgique : les policiers peuvent à nouveau contrôler les porteuses de burqa
 
AFP, le 3 août 2009 à 17h42
    
    BRUXELLES, 3 août 2009 (AFP) -Les agents masculins de la police belge sont à nouveau autorisés à contrôler les femmes portant la burqa, une note de service prévoyant que ces contrôles soient effectués uniquement par des agents féminins ayant été abrogée, a annoncé une porte-parole de la police.
 Le chef la police fédérale, le commissaire-général Fernand Koekelberg, a "prononcé lundi après-midi l'abrogation de la note", dont l'existence avait été révélée ce week-end dans la presse du royaume, a expliqué la porte-parole, Astrid Kaisin.
 "Elle est donc désormais considérée comme nulle", a-t-elle ajouté.
 La note, envoyée aux différents services de police, n'était pas contraignante, mais proposait des "recommandations" afin d'éviter les "provocations", selon un syndicat de police cité samedi dans le journal flamand De Standaard.
 Le sénateur flamand Dirk Claes s'était inquiété, estimant que cette mesure allait entraîner purement et simplement la fin des contrôles d'identité pour toute personne portant une burqa, une tenue qui couvre complètement la tête, le visage et le corps, ne laissant apparaître que les yeux à travers une sorte de grillage.
 Lundi, le quotidien bruxellois Le Soir s'était lui aussi élevé contre cette note de service. Cela "relève de l'absurde et d'un renoncement indigne de nos services publics face aux ennemis de la démocratie... et des femmes. Ainsi donc, des missions ordinaires de sécurité de la police devraient être calibrées" en fonction de préceptes religieux "d'un autre âge", s'indignait le journal francophone dans un "billet d'humeur".
 
 

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