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TUNISNEWS
8 ème année, N° 3086 du 03.11.2008
 archives : www.tunisnews.net  

 

Letaief Zouhaier: Lettre au Président de la République
AFP: Internet: Ben Ali met en garde contre les risques de déstabilisation
AP: Ben Ali met en garde contre les menaces terroristes engendrées par les TIC
AFP: Ex-otages: l'éventuel paiement d'une rançon fait des vagues en Autriche
AFP: La Tunisie présente à Marseille mais renonce au secrétariat de l'UPM
AFP: L'Union pour la Méditerranée tente de sortir la tête de l'eau
Le Monde: L'Union pour la Méditerranée en difficulté
Le Monde: Le conflit israélo-palestinien, première difficulté politique majeure pour l'Union pour la Méditerranée
AFP: Tunisie: l'hebdomadaire français l'Express interdit pour atteinte à l'islam
AFP: Un numéro de l'hebdomadaire français L'Express interdit au Maroc
Le Temps du lundi":Interview du Dr Mustapha Benjaafar, « Dans les conditions actuelles, l’enjeu électoral est absent » "Il faut libérer l'information"
AFP: Etats-Unis: un président élu indirectement
Reuters: USA - Le point sur les "swing States", ou Etats indécis

Le site provisoire de KALIMA:
http://kal.mediaturtle.com


Lettre au Président de la République
Monsieur le Président de la République,

Je me permets de m'adresser à vous en tant que garant du respect de la loi au sujet du refus des services de votre Ministre de l'Intérieur de renouveler mon passeport.
Citoyen tunisien installé au Royaume uni depuis unequinzaine  d'année, où je réside réguliérement et travaille comme journaliste grand reporteur de presse et producteur de programmes radio-télévisuels, je me suis adressé à la représentation consulaire tunisienne à Londres pour renouveler mon passeport tunisien,  Les services consulaires m'ont informé que la décision dépend du Ministère de l'Intérieur et j'attends depuis plus que trois  mois, sans que ce Ministère ne ce décide.
Monsieur le Président de la République,
Je me permets de vous rappeler que je tiens à mon passeport tunisien qui est l'expression de mon appartenance à la patrie. Ma qualité de binational me permet de mesurer, Monsieur le Président, à quel point les démarches administratives sont facilitées en Grande Bretagne et combien elles sont lourdes et anormalement lentes en Tunisie.
Je vous rappelle enfin votre célèbre discours, en marge de l'affaire de mon confrère Tawfik Ben Brik, par lequel vous aviez annocé que nul ne peut être privé de son passeport en dehors des décisions de justice, pour faire ainsi barrage aux abus de votre propre Administration.
Et comme vous le savez très probablement, notre profession de de journaliste grand reporteur exige de nous de nous déplacer aux quatres points du globe et c'est un devoir pour moi de présenter mon passeport national à toutes les frontières par où je passe.
Vous comprenez aussi, Monsieur le Président, que notre profession est solidaire et que la privation du passeport de l'un de ses membres est de nature à mobiliser les collègues des cinq continents.
Dans l'attente de recevoir mon passeport dans les plus brefs délais, veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression des mes sentiments sincères et de mon respect le meilleur.
Letaief zouhaier
Internet: Ben Ali met en garde contre les risques de déstabilisation
 
AFP: 03.11.08 | 18h19

Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a mis en garde lundi contre les risques de déstabilisation qui, a-t-il dit, peuvent découler d'un mauvais usage des moyens de communication modernes, comme internet.
"Les nouveaux modes de participation politique générés par les technologies modernes de la communication (...) ne peuvent dissimuler les menaces qu'ils peuvent engendrer pour l'intégrité des processus démocratiques, la stabilité et la sécurité", a-t-il déclaré dans une allocution.
 
"Aussi, est-il impératif d'être prudent et de ne pas pratiquer l'amalgame entre participation politique légitime (...) et tendances extrémistes, racistes et terroristes", a averti M. Ben Ali dans son adresse à un symposium international sur la "participation politique".
"Une action politique doit continuer à se baser essentiellement sur un système éthique sans lequel les voies se confondent et les concepts et objectifs se trouvent bouleversés", a-t-il ajouté.
La Tunisie est souvent incitée par ses partenaires et bailleurs de fonds à accélérer le rythme de ses réformes, le gouvernement revendiquant un processus de démocratisation "progressif" et "irréversible".
M. Ben Ali a rappelé avoir abaissé à 18 ans l'âge électoral en Tunisie et lancé une consultation pour l'élaboration d'un "Pacte national de Jeunesse" destiné à promouvoir la participation des jeunes.
Ce pacte sera scellé vendredi prochain à l'occasion de la date anniversaire de l'arrivée au pouvoir de M. Ben Ali, le 7 novembre 1987.
Le président tunisien est candidat à sa réélection pour un 5ème quinquennat à la présidence lors d'un scrutin prévu à l'autonme 2009, auquel deux chefs de partis d'opposition proches du pouvoir envisagent de se présenter.
Une centaine de personnalités, dont les anciens chefs de gouvernement italien et espagnol Massimo d'Alema et José Aznar, assistaient au symposium à l'invitation du Rassemblement démocratique progressiste (RCD, au pouvoir).
 




Ben Ali met en garde contre les menaces terroristes engendrées par les TIC
 

AP | 03.11.2008 | 14:15
Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a mis en garde lundi contre les menaces terroristes que peut engendrer, selon lui, l'usage des technologies modernes de la communication notamment sur "la stabilité et la sécurité des sociétés et la transparence de l'action politique".
S'exprimant devant un symposium international organisé à Tunis sur "la participation politique dans un monde en mutation", il a jugé "impératif d'être prudent et de ne pas pratiquer l'amalgame entre participation politique légitime, qui est du droit de chaque citoyen, et tendances extrémistes, racistes et terroristes".
Régulièrement critiqué par des ONG locales et étrangères pour sa politique en matière de libertés et de droits de l'Homme, son régime s'en défend, en avançant son "choix irréversible" pour un processus démocratique "progressif" qui selon met la Tunisie à l'abri des soubresauts qu'ont connu nombre d'autres pays.
Quelque 130 délégués étrangers représentant 46 pays et 60 partis politiques arabes, européens et asiatiques participent à ce symposium organisé à l'occasion du 21ème anniversaire du "Changement", appellation marquant l'arrivée au pouvoir de Ben Ali. AP

 

Ex-otages: l'éventuel paiement d'une rançon fait des vagues en Autriche
 
 

AFP,, le 3 novembre 2008 à 16h07

VIENNE, 3 nov 2008 (AFP) - Le gouvernement autrichien s'est efforcé lundi de convaincre qu'il n'a payé aucune rançon pour la libération de ses deux ressortissants otages pendant huit mois au Mali, remis en liberté vendredi, buttant sur les doutes des médias et des partis d'extrême droite.
"La fermeté, l'endurance et la diplomatie" ont permis d'obtenir la libération des otages mais l'Autriche n'a pas été "victime de chantage et n'a pas payé de rançon", a répété lundi la ministre des Affaires étrangères Ursula Plassnik devant la presse en appelant les
journalistes à ne pas proférer "de semi-vérités".
Selon une source proche du dossier interrogée samedi à Bamako par l'AFP, il y a eu une transaction en échange de la libération de Wolfgang Ebner, 51 ans, et Andrea Kloiber, 44 ans, qui ont rejoint lundi leurs familles après des examens médicaux dans un hôpital militaire de Vienne.
Le couple avait été enlevé le 22 février dans le sud Tunisie puis transféré au Mali. L'opération avait été revendiquée par la branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique.
Un officier autrichien anonyme a confirmé l'existence d'une rançon dans le journal Standard de lundi précisant que l'Autriche n'avait pas directement versé d'argent, sans révéler l'origine des fonds.
Le nom de la fondation de Saif Khadhafi, fils du dirigeant libyen Mouammar Khadhafi, déjà impliquée dans la libération d'otages allemands et autrichiens en 2003 au Sahara a été évoqué à plusieurs
reprises dans la presse autrichienne.
Les médias se sont aussi fait l'écho des critiques de la presse algérienne envers Vienne, accusée d'avoir versé 2 à 3 millions d'euros et d'avoir ainsi renforcé des groupes terroristes.
Afin d'en avoir le coeur net, les partis d'extrême droite FPÖ et populiste BZÖ vont demander des comptes au gouvernement lors de la prochaine session parlementaire.
Enfin, les démentis autrichiens ont laissé sceptiques éditorialistes et caricaturistes lundi: "pourquoi ne dites vous pas la vérité Madame la ministre ?", s'est interrogé le quotidien populaire Österreich.
Le caricaturiste du Standard a, lui, illustré la "solution humanitaire" revendiquée par Vienne par un intermédiaire autrichien apportant aux ravisseurs dans le désert une valise remplie de "Mozartkugeln", chocolats traditionnels autrichiens cachant des billets de banque.
La Tunisie présente à Marseille mais renonce au secrétariat de l'UPM
 
 

AFP, le 31 octobre 2008 à 16h14

TUNIS, 31 oct 2008 (AFP) - La Tunisie participera à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union pour la Méditerranée (UPM) lundi et mardi en France, mais ne souhaite pas abriter le siège du secrétariat permanent de l'union, ont indiqué vendredi des sources concordantes à Tunis.
La désignation du siège permanent du secrétariat général de l'UPM et le choix du secrétaire général sont au menu de la conférence ministérielle du processus de Barcelone-UPM les 3 et 4 novembre à Marseille, dans le sud de la France.
"La Tunisie sera présente à Marseille (...) mais ne souhaite pas abriter le siège du secrétariat général et n'aspire (pas non) plus à occuper le poste du secrétaire général", écrit le journal gouvernemental La Presse. Cette annonce du journal a été confirmée de bonne source à l'AFP.
Ce désistement de la Tunisie intervenait après une visite du secrétaire d'Etat espagnol aux Affaires étrangères Angel Lossada, venu discuter des préparatifs de la réunion de Marseille, le 15 octobre à Tunis.
L'Espagne est candidate au siège du secrétariat général de l'UPM pour la ville de Barcelone, une candidature annoncée le 10 juillet dernier à Tunis par le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos.
Marseille, Bruxelles, La Valette et Rabat étaient sur les rangs pour ce secrétariat, alors que la France, co-présidente de l'Union avec l'Egypte, avait fait connaître sa préférence pour un pays de la rive sud de la Méditerranée.
La première conférence ministérielle doit décider notamment du lieu, de la composition et des pouvoirs du secrétariat général qui sera chargé de gérer les projets concrets de l'union.
Outre les 27 pays de l'Union européenne, l'UPM regroupe l'Algérie, l'Egypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Mauritanie, la Syrie, la Tunisie, la Turquie, l'Autorité palestinienne, l'Albanie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, le
Monténégro et Monaco.
Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali avait assisté au lancement de l'UPM le 13 juillet dernier lors d'un sommet de Paris à l'initiative du président français Nicolas Sarkozy.

AFP

 

L'Union pour la Méditerranée tente de sortir la tête de l'eau

AFP, le 2 novembre 2008 à 08h49

Par Amélie BOTTOLLIER-DEPOIS
BRUXELLES, 2 nov 2008 (AFP) - Siège du secrétariat, statut de la Ligue arabe, processus de paix: 43 partenaires euro-méditerranéens vont tenter lundi et mardi à Marseille de surmonter leurs divergences pour mettre sur les rails l'Union pour la Méditerranée, déjà handicapée par les tensions israélo-arabes.
Le sommet de Paris du 13 juillet qui lui avait donné naissance avait renvoyé à cette réunion des ministres des Affaires étrangères toutes les questions de "gouvernance": localisation, composition et pouvoirs du secrétariat général, chargé de gérer les projets concrets et de lever des fonds.
Mais malgré les espoirs de dépassement des clivages qui asphyxiaient le précédent partenariat euro-méditerranéen, rien ou presque n'a avancé depuis trois mois.
"Le secrétariat n'est certainement pas une question facile. Il y a quelques candidats. Nous espérons trouver une solution", a déclaré vendredi la commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner.
Ainsi, le chef de la diplomatie espagnole Miguel Angel Moratinos a présenté début octobre la candidature de Barcelone, "ville à la vocation méditerranéenne indubitable", où a été lancé en 1995 le processus du même nom, destiné à renforcer les relations euro-méditerranéennes. La Valette est aussi sur les rangs.
Mais alors que l'Union pour la Méditerranée, adossée sur ce processus de Barcelone, se veut un partenariat plus équilibré entre le nord et le sud, certains pays du sud insistent pour un secrétariat sur leur rive.
Pour l'instant, Israël et les pays arabes n'ont pas trouvé de consensus sur un nom.
Tunis, pourtant soutenu par la présidence française, a renoncé vendredi à sa candidature, après une visite d'un ministre espagnol.
Mais selon un diplomate proche des discussions, l'Egypte, qui a déjà la co-présidence de l'Union pour deux ans, et la Jordanie ont exprimé cette semaine leur intérêt pour le siège.
Malgré son optimisme, Mme Ferrero-Waldner, qui veut que le travail de l'Union puisse commencer "aussi vite que possible", a d'ailleurs déjà anticipé un éventuel échec, indiquant que "Bruxelles est sur la table s'il n'y a pas de solution".
Autre point noir à l'ordre du jour des ministres: la différence d'interprétation entre Israéliens et Arabes sur le statut d'observateur octroyé à la Ligue arabe lors du lancement de l'Union.
Traditionnellement, la Ligue arabe participe aux réunions des ministres des Affaires étrangères euro-méditerranéens, mais désormais elle et les pays arabes en veulent plus, au grand dam des Israéliens.
Les réunions censées préparer la réunion de Marseille, ainsi que la première réunion ministérielle du 29 octobre, consacrée à la question de l'accès à l'eau, ont dû être annulées.
La présidence française de l'UE, également co-présidence de l'Union pour la Méditerranée, "a fait des propositions de compromis", a indiqué un diplomate proche des négociations. "Mais je suis sceptique, la Ligue arabe ne cèdera pas", a-t-il prédit.
La déclaration politique que les 43 pays doivent adopter mardi, et en particulier la partie sur le processus de paix israélo-palestinien, est également toujours un casse-tête.
"J'ai une sensation de déjà-vu. On introduit à tout bout de champ nos relations avec les pays arabes", a résumé un diplomate israélien avant l'ouverture de cette réunion.
"Certaines difficultés ne disparaîtront pas du jour au lendemain (...) cela prendra du temps, nous devons tous être patients", a répondu Mme Ferrero-Waldner.
Avant le début de cette rencontre lundi soir, les ministres de l'UE se réuniront seuls au déjeuner pour discuter de leurs relations
avec les Etats-Unis à la veille de l'élection présidentielle, et de la crise dans l'est de la République démocratique du Congo.

AFP


L'Union pour la Méditerranée en difficulté

Florence Beaugé, Philippe Ricard (à Bruxelles) et Jean-Jacques Bozonnet (à Madrid)

Lancée en grande pompe en juillet, l'Union pour la Méditerranée (UPM), chère à Nicolas Sarkozy, bute sur des questions politiques, celles-là mêmes que les 44 participants au sommet de Paris avaient éludées, histoire de ne pas gâcher les festivités inaugurales. A la veille de la réunion, lundi 3 et mardi 4 novembre à Marseille, des ministres des affaires étrangères de l'UPM, rien n'est réglé. Pour tenter d'arrondir les angles, le président français s'est entretenu, mercredi 29 octobre, à Paris, avec celui qui copréside avec lui l'UPM, l'Egyptien Hosni Moubarak. Mais les tractations en cours tournent à la confusion de part et d'autre de la Méditerranée.

Au sud, les modalités de la participation de la Ligue arabe constituent le principal point de blocage. Tel-Aviv accepte que la Ligue arabe soit présente en tant qu'observateur à toutes les réunions ministérielles, mais refuse qu'elle participe aux rencontres préparatoires entre diplomates et experts. "On a l'impression qu'Israël mène la danse. On va de compromis en compromis : la réunion de Marseille est pleine d'incertitudes", s'agace-t-on à Alger, en soulignant que, "dès le début, "on" a voulu évacuer la dimension politique de l'UPM. Résultat : elle revient par la fenêtre !" Le Maroc dénonce, lui aussi, le "blocage" d'Israël, "incompréhensible et absurde", dit-on à Rabat.

Cette question de la Ligue arabe explique l'annulation d'une première réunion ministérielle sur l'eau, entre ministres de l'environnement, qui devait se tenir mercredi 29 octobre en Jordanie.

Les 2 et 3 novembre, à quelques heures de l'arrivée des ministres des affaires étrangères, d'ultimes tractations auront lieu à Marseille, entre hauts fonctionnaires, pour tenter de trouver un compromis. Si la Ligue arabe est exclue de ces préparatifs, les pays arabes pourraient-ils claquer la porte ? Rien n'est exclu. D'autant que la coprésidence égyptienne soutient cette position de principe, au grand dam des pays du Nord.

Autre question ultrasensible : la localisation du secrétariat général de l'UPM. Face aux candidatures de Tunis, La Valette (Malte), Marseille, voire Bruxelles, la ville de Barcelone fait figure de favorite. Mais il n'y a de consensus ni du côté européen ni du côté arabe. La Syrie et le Liban combattent l'idée qu'un pays arabe puisse accueillir le secrétariat. Ce serait indirectement accepter, estiment-ils, une normalisation des relations avec Israël. Dans ces conditions, certaines capitales proposent Bruxelles, "à titre transitoire", pour "sortir de l'impasse".

FORCING ESPAGNOL

De son côté, la diplomatie espagnole fait, depuis plusieurs semaines, un forcing tous azimuts pour rallier à sa cause un maximum de pays, y compris de la rive sud. Des discussions ont été engagées avec la Tunisie pour qu'elle retire sa candidature. En échange, c'est un Tunisien qui pourrait prendre les commandes du bras exécutif de l'UPM et obtenir le poste de secrétaire général. Les Espagnols affichent un optimisme de façade, mais ils savent que la partie n'est pas jouée, Nicolas Sarkozy souhaitant qu'une ville de la rive sud de la Méditerranée soit retenue.

Au nord, les diplomates français doivent batailler ferme pour organiser la coprésidence tournante entre les pays de l'Union européenne. Aux yeux d'Henri Guaino, le conseiller spécial de M. Sarkozy, la France doit assurer la présidence de l'UPM jusqu'à la prochaine réunion au sommet des 44 pays membres, dans deux ans. Mais les deux pays qui doivent piloter l'Union européenne en 2009, la République tchèque et la Suède, ne l'entendent pas de cette oreille et brandissent les traités européens pour faire valoir leurs droits. En pleine crise financière, l'intention prêtée au chef de l'Etat français de présider la zone euro a accru le malentendu, en particulier avec le gouvernement tchèque, qui dénonce une "campagne" malintentionnée à son égard. M. Sarkozy et le premier ministre tchèque, Mirek Topolanek, devaient tenter de s'expliquer, vendredi 31 octobre à l'Elysée, lors d'un déjeuner organisé pour calmer le jeu.

(Source : « Le Monde » (Quotidien – France), édition du 1er  novembre 2008)

 


Le conflit israélo-palestinien, première difficulté politique majeure pour l'Union pour la Méditerranée
 

Florence Beaugé

De tous les obstacles que doivent franchir les ministres des affaires étrangères du "Processus de Barcelone-Union pour la Méditerranée", réunis les lundi 3 et mardi 4 novembre à Marseille, la déclaration politique promet d'être le plus difficile.

Lors du sommet inaugural de Paris, le 13 juillet, les 43 Etats participants avaient renoncé à s'entendre sur un texte commun à propos de la paix au Proche-Orient et de la nécessité d'un Etat palestinien. Israël en avait été soulagé. Les pays arabes, meurtris. D'où les multiples passes d'armes de ces dernières semaines, lors des travaux préparatoires de cette conférence, à propos des modalités de la présence de la Ligue arabe.

"Nous ne pourrons pas faire l'impasse une seconde fois sur la question du Proche-Orient. Les pays arabes ont l'intention de se rattraper à Marseille et d'obtenir ce qu'ils n'ont pas eu en juillet, soupire-t-on à Paris. Le projet de déclaration politique n'en finit pas d'être réécrit. Et les amendements qu'apportent les Israéliens sont à la mesure des amendements syriens. Ça va être chaud pour aboutir à un consensus !"

MODE DE FINANCEMENT TROUVÉ

Les autres points d'achoppement paraissent près d'être réglés. Les Français se montrent en tout cas confiants. Sauf imprévu, le siège de l'UPM devrait revenir à Barcelone, la Tunisie ayant eu le mérite de retirer sa candidature, ce qui satisfait à la fois l'Espagne et la Syrie. Damas refusait en effet énergiquement qu'une capitale arabe puisse accueillir l'exécutif de l'UPM, en raison de la présence de l'Etat hébreu dans ce forum.

Le mode de financement de l'UPM a également été trouvé. Une partie des fonds devrait venir du budget communautaire, une autre des contributions volontaires des Etats. Quant à la définition des projets de l'UPM - autre point sensible -, il n'est plus question de consensus, comme l'exigeaient certains pays. "Les grands axes stratégiques seront adoptés ensemble, indique-t-on à Paris, mais la mise en oeuvre sera à géométrie variable."

Le texte final qui sortira de ces deux jours de réunion de Marseille sera épais et ardu : pas moins de 20 ou 22 pages ! Bernard Kouchner s'en est, paraît-il, étonné. "On ne pourrait pas faire plus simple ? Cinq ou six pages ne suffiraient-elles pas ?", a demandé le chef de la diplomatie française. "Pas vraiment", ont répondu ses collaborateurs, faisant valoir que, dans ce qui ressemble à un sapin de Noël (un peu austère tout de même), "chaque pays a pu accrocher ce qu'il voulait et y trouvera son compte, ce qui est l'essentiel".

(Source : « Le Monde » (Quotidien – France), édition du 4 novembre 2008)
 
 


 
Tunisie: l'hebdomadaire français l'Express interdit pour atteinte à l'islam

 AFP 03.11.08 | 19h53 
Les autorités tunisiennes ont indiqué avoir saisi un numéro de l'hebdomadaire français "L'Express international" pour atteinte à l'islam, une mesure similaire ayant déjà été annoncée au Maroc.
"Le numéro 2991 de l'hebdomadaire en date du 30 octobre au 5 novembre comportait un dossier portant atteinte à la religion islamique, aux croyances et aux sentiments des musulmans" a-t-on indiqué de source officielle à l'AFP.

Cette interdiction a été effectuée en vertu de l'article 25 du Code de la presse tunisien, a-t-on ajouté de même source.
Cet article autorise l'interdiction des "oeuvres étrangères, périodiques ou non" par le ministère de l'Intérieur sur avis des instances politiques en charge de l'information.
Le ministère marocain de la Communication avait annoncé vendredi dernier l'interdiction d'entrée au Maroc du numéro incriminé de l'hebdomadaire français à cause d'un dossier portant "atteinte à l'islam".
L'Express faisait sa couverture avec "Le choc Jésus-Mahommet, leur itinéraire, leur message, leur vision du monde" et publiait un dossier rédigé à l'occasion d'une réunion de dignitaires catholiques et musulmans, le 4 novembre à Rome, pour "aider le dialogue entre l'islam et le christianisme".
Parmi les six articles, consacrés notamment à ce qui sépare les deux religions, l'un est titré "Jésus, le message rebelle", un autre "Mahomet, prophète et guerrier".
Interrogé à Paris par l'AFP, Christian Makarian, directeur délégué de la rédaction et auteur du livre "Le choc Jésus-Mahomet" a affirmé avoir "ménagé la sensibilité religieuse au Maghreb".
"Afin de ménager la sensibilité religieuse au Maghreb, nous avons changé la couverture de l'édition internationale qui porte un visage de Mahomet caché, conformément à l'usage islamique. Et malgré cette attention particulière nous sommes saisis. Je ne comprends pas", avait-il affirmé.
Selon lui, le dossier parle du "rapport conflictuel" que peut avoir l'islam avec les autres religions, mais ne contient "nul part de propos offensants" sur cette religion.

Un numéro de l'hebdomadaire français L'Express interdit au Maroc

AFP, le 31 octobre 2008 à 18h06

Le ministère marocain de la Communication a annoncé vendredi avoir interdit l'entrée au Maroc de l'hebdomadaire français "L'Express international", à cause d'un dossier portant "atteinte à l'islam". Lire la suite l'article

Il s'agit du numéro 2991 de L'Express daté du 30 octobre au 05 novembre, a ajouté le ministère dans un communiqué, sans préciser quel article du dossier était à l'origine de l'interdiction.
L'Express a fait sa couverture avec "Le choc Jésus-Mahommet, leur itinéraire, leur message, leur vision du monde".
Cette mesure a été prise en vertu de l'article 29 du Code marocain de la presse, a-t-on ajouté à Rabat. Selon cet article, le ministre de la Communication peut, par une décision motivée, interdire des publications étrangères "lorsqu'elles portent atteinte à la religion islamique, au régime monarchique, à l'intégrité territoriale, au respect dû au roi ou à l'orde public".
Ce gros dossier est rédigé, selon l'hebdomadaire, à l'occasion d'une réunion d'un cinquantaine de dignitaires catholiques et musulmans, le 4 novembre à Rome, pour "aider le dialogue entre l'islam et le christianisme.
Parmi les six articles, consacrés notamment à ce qui sépare les deux religions, l'un est titré "Jésus, le message rebelle", un autre "Mahomet, prophète et guerrier".
Interrogé à Paris par l'AFP, Christian Makarian, directeur délégué de la rédaction et auteur du livre "Le choc Jésus-Mahomet", a dit ne "pas comprendre".
"Afin de ménager la sensibilité religieuse au Maghreb, nous avons changé la couverture de l'édition internationale qui porte un visage de Mahomet caché, conformément à l'usage islamique. Et malgré cette attention particulière nous sommes saisis. Je ne comprends pas", a affirmé M. Makarian.
Le dossier parle du "rapport conflictuel" que peut avoir l'islam avec les autres religions, mais ne contient "nul part de propos offensant" sur cette religion, a-t-il ajouté.
Il est "probable" que le magazine soit aussi saisi en Algérie et en Tunisie, selon l'Express.

POLITIQUE/SOCIETE CIVILE
« Dans les conditions actuelles, l’enjeu électoral est absent »
"Il faut libérer l'information"

Le 24 octobre 2002, le forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL) a reçu son visa légal. A l'occasion de son 6ème anniversaire nous avons invité le secrétaire général du parti Dr. Mustapha Benjaafar pour nous parler de cet événement,
des raisons qui ont empêché le FDTL de tenir son premier congrès de ses relations avec les autres, des prochaines échéances électorales et d'autres questions. Interview.
 
Interview du Dr Mustapha Benjaafar, Secrétaire Général du Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL)
 
Le Temps :  Le 24 octobre 2002 le FDTL reçoit son visa légal. Quel est votre bilan de l'exercice écoulé ?
Mustapha Benjaafar : Il serait long et fastidieux de faire le bilan de six années d'activités multiples et variées, six années pendant les quelles nous avons animé le débat politique dans un climat de lutte pour la  survie. Pour ne pas rentrer dans les détails, disons que tout s'est passé comme si notre parti a été légalisé après plus de huit années d'attente( le Forum démocratique pour le travail et les libertés a été fondé le 9 avril 1994) mais non reconnu en pratique. Nous avons été systématiquement exclus des médias audio visuels, des espaces publics et même, comme ce fut récemment le cas à Sfax des espaces privés. Le RCD veut jouer en solo et interdit aux autres toute participation ; c'est tellement plus confortable. Pour desserrer l'étau, nous avons lancé en janvier 2007 notre journal Mouatinoun qui parait tous les mercredi. Il est, comme notre parti, privé de financement public et même de publicité. La saisie du dernier numéro vient comme un cadeau d'anniversaire pour nous signifier que la liberté se fait encore attendre. Nous avons pourtant interprété notre invitation et notre prise de parole à la conférence nationale sur l'emploi comme un début de décrispation mais le maintien de notre camarade Zakia Dhifaoui en prison et la saisie de Mouatinoun nous ramènent à la case de départ
 
. Mais le FDTL n'a pas encore tenu son premier congrès. Quelles en sont les causes et pensez-vous le tenir cette année ?
- Dans les conditions que je viens de décrire il est difficile de réfléchir à un congrès qui marque un temps fort de réflexion et qui se prépare généralement dans la sérénité. A moins de faire comme les autres tout juste pour sortir une nouvelle direction préfabriquée. Ceci dit nous sommes conscients, en dépit des difficultés qu'un congrès est nécessaire pour actualiser nos choix et adapter nos positions en fonction des changements intervenus sur la scène politique nationale et internationale. C'est pour cela que nous avons décidé de nous réunir en congrès au cours du premier trimestre de 2009 en espérant que cette année « électorale » se passe dans un climat plus détendu.
 
.Vous avez déclaré dans une récente interview que vous êtes pour un candidat « réaliste » de l'opposition pour l'élection présidentielle de 2009. C'est quoi un candidat « réaliste » et est-ce que vous avez un nom en tête ?
Laissez-moi vous dire tout d'abord que la loi « exceptionnelle et transitoire » proposée par le gouvernement et adoptée, sans surprise et malgré le refus de quelques voix courageuses, par le parlement, consacre l'exclusion de nombreuses personnalités du monde politique et de la société civile potentiellement aptes à briguer une telle responsabilité. Je rappelle que notre parti, fondé en 1994 par des personnalités qui militent depuis des dizaines d'années et assument des responsabilités dans différentes organisations, est exclu de la course. L'obligation imposée par la loi exceptionnelle exigeant que le candidat à la candidature soit «  le premier responsable d'un parti élu depuis plus de deux ans »  est une bizarrerie constitutionnelle unique dans le monde concoctée dans le seul but de m'écarter. Tout cela pour vous dire que la liberté de candidature, pilier fondamental de toute élection démocratique, n'est pas garantie. Il ne faut pas cependant en conclure que par la seule présence de tel ou tel candidat quel qu'il soit l'élection deviendra par miracle plus démocratique. Ajoutez à cela que, dans les conditions actuelles, l'enjeu électoral est absent. L'hégémonie d'un parti Etat et le code électoral qui soumet l'intégralité de l'organisation des élections au bon vouloir du ministre de l'Intérieur et de ses subordonnés ne laissent aucune illusion. Que reste -t-il sinon d'envisager une bataille essentiellement politique au service du changement démocratique. C'est dans ce cadre que, une fois la loi adoptée, j'ai lancé l'idée du « candidat possible », Je l'ai fait pour que cesse une fausse querelle qui a trop duré au détriment de l'effort de mobilisation auquel tous les démocrates sont appelés. Cette querelle nous a fait perdre un temps précieux. Il est urgent de se mettre autour d'une table  sans calculs et sans illusions. Ce n'est évidemment pas à moi de choisir le ou la candidate « possible ». Les instances du PDP et d'Ettajdid sont plus habilitées pour le faire. Le plus tôt serait le mieux car la vraie bataille susceptible de rassembler tous les démocrates est celle qui sera centrée sur le nécessaire changement des règles du jeu pour assurer une égalité des chances dans le cadre d'une vraie compétition. La question du leadership comme d'autres questions se poseront après...
 
. Pour les législatives, le FDTL va présenter ses propres listes ou va-t-il y participer dans le cadre d'alliance avec d'autres partis ?
-La question présente un volet technique imposé par le code électoral actuel qui ne favorise pas les alliances et qui doit être réformé avant les prochaines élections. Quant au volet politique c'est le congrès qui décidera si nous participons et sous quelle forme... L'heure est aujourd'hui au rassemblement pour pousser le gouvernement vers une vraie ouverture indispensable au déroulement d'élections démocratiques. 
 
. Quelles réformes suggérez-vous pour promouvoir la vie politique ?
Il y a beaucoup de choses à dire que l'espace ne permet pas. Très rapidement je dirai qu'il faudra ramener plus de sérénité dans le climat général en vidant nos prisons de tous les détenus d'opinion même si le gouvernement persiste, contre toute évidence, à les considérer comme des détenus de droit commun.
 La question de l'indépendance de la justice est fondamentale en raison de ses incidences non pas seulement dans la sphère politique mais aussi dans la vie quotidienne des citoyens, dans les relations internationales, en raison aussi de son impact sur l'investissement privé national et étranger et sur l'économie en général...
 Il faudra surtout libérer le secteur de l'information, C'est l'urgence et c'est en même temps le meilleur critère, par sa visibilité, d'une volonté politique de changement crédible. Il ouvrira la porte à un débat démocratique sur les questions qui nous inter pellent en ce temps de crise. Une information plurielle sera le meilleur prélude à un rendez-vous électoral qui doit être le couronnement d'un processus de participation à la vie politique et non une simple parenthèse dont on connaît les résultats à l'avance.
réalisée par Néjib SASSI
(Source: "Le Temps du lundi" (Hebdomadaire - Tunisie) le 3 novembre 2008)"

 
Programme Radio 6 Tunis - Spécial "7 novembre"
Radio 6 Tunis
première radio libre tunisienne
Programme diffusé du 04 au 12 novembre 2008
- Infos de la liberté. (arabe/français)
- Débat concernant le procès "Zied El Hani contre l'ATI". (arabe)
- Revue de la presse indépendante. (arabe)
- Interview du Dr Ben Jaafar (sec. gén. FDTL). (arabe)
- Déclaration du 7 novembre.
- Débat sur les JCC avec une journaliste de la Deutsche Welle. (français)
www.radio6tunis.net
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Etats-Unis: un président élu indirectement
 

AP Samedi 1 novembre, 15h05
 Katherine PflegerSchrader

Le président des Etats-Unis n'est pas élu au suffrage universel direct. Ce sont les 538 membres du collège électoral qui désignent le locataire de la Maison Blanche, et il peut arriver que leur vote ne reflète pas celui de la population. Lire la suite l'article

Dans une élection très serrée, un candidat peut ainsi recueillir le plus grand nombre de voix parmi la population, mais voir quand même son rival accéder à la Maison Blanche à la faveur du vote des grands électeurs. Un phénomène rare qui s'est produit pour la quatrième fois de l'histoire des Etats-Unis lors du dernier scrutin présidentiel en 2000.
Au terme du feuilleton du "recomptage" en Floride, George W. Bush avait été élu avec 271 voix au Collège électoral, une voix de plus que la majorité requise de 270. Son adversaire, l'ancien vice-président démocrate Al Gore, avait pourtant remporté le vote populaire avec plus 539.000 voix d'avance. Du jamais vu depuis 1888.
Une telle distorsion est rendue possible par le système du "winner takes all" ("le vainqueur rafle tout"), en vigueur dans tous les Etats à l'exception du Nebraska et du Maine: le candidat arrivé en tête dans un Etat obtient tous les grands électeurs qui y sont en jeu.
Chaque Etat a droit à autant de grands électeurs que d'élus au Congrès, soit au minimum trois et jusqu'à 55 (pour la Californie). Le district de Columbia n'est pas oublié: il en désigne trois. Les candidats se concentrent sur les Etats les plus peuplés, qui sont les plus richement dotés en grands électeurs, et visitent donc rarement l'Alaska ou l'Idaho.
Un candidat pourrait ainsi gagner largement dans de grands Etats, mais son adversaire remporter une série de victoires étriquées dans des Etats plus petits de façon à obtenir une majorité de grands électeurs.
Les grands électeurs se réunissent dans les capitales des Etats le 15 décembre pour voter. Ils sont censés voter pour un candidat donné, mais il est arrivé que certains en choisissent un autre. En 1988, par exemple, un grand électeur du candidat démocrate Michael Dukakis lui a préféré son colistier Lloyd Bensten.
Les bulletins sont envoyés au président du Sénat, le vice-président Dick Cheney. Le 6 janvier, les deux Chambres du Congrès se réunissent pour compter les voix et annoncer officiellement le nom du président qui remplacera George W. Bush le 20 janvier 2009 à midi. AP

USA - Le point sur les "swing States", ou Etats indécis


Reuters, le 2 novembre 2008 à 15h53

WASHINGTON, 3 novembre (Reuters) - L'issue de l'élection présidentielle américaine dépendra d'une dizaine d'Etats le plus souvent indécis, les "swing States", où les derniers sondages sont favorables au démocrate Barack Obama face au républicain John McCain.
A la veille du scrutin, le sénateur de l'Illinois est en tête dans la totalité des sondages nationaux ainsi que dans plusieurs Etats remportés en 2004 par le président sortant, George W. Bush.
Pour être élu à la Maison blanche, un candidat doit obtenir 270 voix de grands électeurs sur les 538 - issus d'un des 50 Etats et du district de Columbia - que compte le collège électoral.
Ce système donne une grande importance aux Etats indécis disposant d'un nombre élevé de grands électeurs, comme la Floride ou l'Ohio, qui avaient voté républicain en 2000 et 2004 et pourraient faire basculer l'élection. Obama y est donné en tête par un sondage Reuters/Zogby diffusé lundi.
Le point sur les Etats considérés comme tangents pour l'élection du 4 novembre :
CAROLINE DU NORD - Quinze voix de grands électeurs au collège électoral. Bush y avait devancé Kerry de 12 points en 2004. Mais la démographie locale (plus de 20% de Noirs) et l'installation récente d'industries de haute technologie dans le "triangle de la recherche" Raleigh-Durham-Chapel Hill semblent favorables à Obama. L'issue s'annonce extrêmement serrée. Deux récents sondages donnent un à trois points d'avance à McCain, un troisième crédite Obama d'un point d'avance.
COLORADO - Neuf grands électeurs. Bush y obtenu 52% des voix contre 47% pour Kerry en 2004, mais depuis quatre ans, les démocrates ont pris le contrôle du Congrès de l'Etat et du poste de gouverneur. Les trois derniers sondages donnent entre cinq et sept points d'avance à Obama.
FLORIDE - Vingt-sept grands électeurs. Bush avait également battu Kerry par 52% contre 47% dans cet Etat qui avait été la vedette du scrutin quatre ans plus tôt en raison des multiples recomptages et avait offert la victoire à Bush.
La diversité de la population de la Floride en fait un "swing state" classique. On y trouve beaucoup de retraités, plus enclins à voter McCain, et des électeurs juifs qui d'ordinaire votent démocrate mais hésitent à s'engager pour Obama. Les trois études les plus récentes donnent à Obama deux points d'avance.
INDIANA - Onze grands électeurs. Cet Etat n'a plus voté démocrate depuis 1964 et, en 2004, Bush y avait devancé Kerry de 20 points. Mais Obama, sénateur de l'Etat voisin de l'Illinois, y mène activement campagne, après y avoir talonné Hillary
Clinton lors des primaires en mai. Le vote s'annonce serré. Le sondage Reuters/Zogby diffusé lundi donne un avantage de cinq points à McCain.
MISSOURI - Onze grands électeurs. Bush s'était imposé avec 53% des voix contre 46% à Kerry. Le Missouri présente le visage d'un Etat indécis classique, avec ses grands centres urbains - plutôt démocrates - et ses zones rurales habituellement conservatrices. Les deux derniers sondages illustrent à quel point la course y est serrée: l'un donne McCain en tête avec une avance d'un point, l'autre voit Obama s'imposer d'un point.
NEW HAMPSHIRE - Quatre grands électeurs. Kerry avait battu Bush de justesse, d'un seul point. McCain y a remporté de belles victoires aux primaires de 2000 tout comme cette année, ce qui lui permet d'espérer un score d'une bonne tenue. Mais les démocrates y ont remporté en 2006 les deux sièges en lice pour le Congrès des Etats-Unis et ont pris le contrôle du congrès de l'Etat, à la faveur d'une vague anti-républicaine dont Obama espère tirer profit. Un sondage publié dimanche crédite le sénateur démocrate d'une avance de 11 points.
NOUVEAU-MEXIQUE - Cinq grands électeurs. Bush avait battu Kerry de très peu, avec moins de 6.000 voix d'avance, en 2004. Sénateur d'un Etat voisin, l'Arizona, McCain est bien connu au Nouveau-Mexique mais il aura fort à faire pour détourner les électeurs hispaniques du vote Obama. Les hispaniques représentent plus de 40% de la population de l'Etat. Le sondage le plus récent donne à Obama une avance de dix points.
NEVADA - Cinq grands électeurs. Bush y avait battu Kerry de seulement 20.000 voix en 2004. Les républicains ont remporté le Nevada lors de huit des dix dernières élections présidentielles.
Comme au Nouveau-Mexique, le vote hispanique sera déterminant : cette communauté représente près d'un quart de la population. Le sondage Reuters/Zogby crédite lundi Obama de huit points de plus que McCain.
OHIO - Vingt grands électeurs. Bush a battu Kerry de 120.000 voix dans cet Etat qui, au bout du compte, a décidé de la course à la Maison blanche en 2004. Aucun candidat républicain n'a jusqu'à présent accédé à la Maison blanche sans remporter l'Ohio et McCain ne sera sans doute pas en mesure de faire mentir cette règle. Les derniers sondages donnent l'avantage à Obama avec une marge comprise entre deux et sept points.
PENNSYLVANIE - Vingt-et-un grands électeurs. Kerry a battu Bush par 51% contre 48% en 2004, mais la Pennsylvanie est l'un des quelques Etats gagnés par Kerry où le camp républicain espérait inverser le résultat cette année. Deux sondages publiés lundi donnent huit à 14 points d'avance à Obama.
VIRGINIE - Treize grands électeurs. Bush l'avait emporté facilement en 2004, avec neuf points d'avance, dans cet Etat qui n'a plus voté démocrate à une élection présidentielle depuis 1964. Toutefois, la Virginie a eu tendance à voter de plus en plus démocrate aux dernières élections. Le sondage Reuters/Zogby accorde lundi à Obama six points de plus que McCain.
WISCONSIN - Dix grands électeurs. Kerry l'avait emporté avec une avance de seulement 11.000 voix sur un total de plus de trois millions en 2004, mais Obama est en tête dans les sondages depuis plusieurs mois dans cet Etat où il a largement battu Hillary Clinton lors de la primaire démocrate en février. Les trois derniers sondages lui donnent entre dix et 16 points d'avance.

REUTERS


 

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