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Everyday, we contribute to a better information about our country, Tunisia

TUNISNEWS
 8 ème année, N°  2840 du 03.03.2008
 archives : www.tunisnews.net

 


 

AFP: Arrêt contre l'expulsion d'un Tunisien: décision injustifiée pour Tunis
Larbi Chouikha: Plaidoyer pour le droit à la vie !
Hamadi: Les travailleurs et la jeunesse du bassin minier de Métlaoui, Redeyef, Om Larayes défient le régime de Ben Ali
Le Temps Lundi : Grogne ! Ils ont l'impression que la CNAM les mène en bateau !
C.R.L.D.H.Tunisie
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme
21 ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  - Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34
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INVITATION

Le CRLDHT a pris l’initiative d’organiser tout le long de l’année 2008, une série de rencontres politiques avec les différents acteurs tunisiens sur l’échéance de 2009.
Ces rencontres seront des moments privilégiés de réflexions et d’échanges entre Tunisiens sur la situation politique actuelle et future, en rapport avec les prochaines élections présidentielles et législatives.
A cette occasion, le CRLDHT vous invite, toutes et tous, à prendre part au débat organisé avec notre camarade et ami, M. Hamma HAMMAMI, porte parole du Parti Commniste des Ouvriers de Tunisie ( PCOT)

Le mardi 4 mars 2008 à partir de 18h30
au CICP
21ter, rue Voltaire 75011 Paris -
Métro : Nation ou Rue de Boulet de Montreuil
 

Voici le numéro 95 d'ELKHADRA. Trés bonne lecture.

http://elkhadra.over-blog.com

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   * M'HAMDI.....

   * L'EXIGENCE AISPP

   * IL EST INTERDIT D'INTERDIRE

   * Une guerre des mémoires »

   * M.MARZOUKI...حق الصحة بين النظرية والواقع المرير )

   * Le dico de Charb pour (enfin) comprendre le président   

   * Il est temps d’envahir l’Internet

   * Urgence - Tunisie

   * Carnet américain - Tout sauf un cow-boy

   * LIBERER LA PATRIE AVANT TOUT.

   * www.liqaa.net...PROJET Démocratique   

   * Rendre Dieu à l’Homme et l’Homme à Dieu

   * Fidel's Resignation

   * Sarko, c’est trop !

   * BEN ALI ET LE théorème d’Ellul

 

Arrêt contre l'expulsion d'un Tunisien: décision injustifiée pour Tunis

 

AFP, le dimanche 2 mars 2008

 

TUNIS - Les autorités tunisiennes ont jugé "injustifiée" dimanche une décision de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) s'opposant à l'expulsion d'Italie vers la Tunisie d'un ressortissant tunisien au motif qu'il y risquerait de subir la torture ou des traitements inhumains.

 

Dans un arrêt rendu jeudi à Strasbourg, la CEDH a souligné que l'expulsion de Nassim Saadi vers la Tunisie serait une violation de l'article 3 de la Convention des droits de l'Homme.

 

Cet arrêt "est une décision injustifiée et qui ne peut que susciter l'étonnement (...) il ne se fonde sur aucune information vérifiée, ni base juridique acceptable", a affirmé dimanche une source judiciaire à Tunis, reflétant le point de vue des autorités.

 

"La Tunisie a ratifié la convention des Nations Unies contre la torture et sa législation nationale, qui garantit le respect de la personne et de ses droits fondamentaux, proscrit toutes formes de torture ou autres traitements inhumains et dégradants" a ajouté la même source, assurant que "la loi tunisienne sanctionne quiconque se rend coupable de tels agissements".

 

Dans ses attendus, "la Cour estime que des éléments sérieux et avérés justifient de conclure à un risque réel que l'intéressé subisse des traitements contraires à l'article 3 s'il était expulsé vers la Tunisie".

 

Tunisien résidant à Milan, M. Saadi, 34 ans, est soupçonné de terrorisme international et a été placé en détention provisoire en Italie en octobre 2002, avant d'être condamné à quatre ans et six mois de prison le 9 mai 2005, l'infraction étant requalifiée d'association de malfaiteurs.

 

Le 11 mai 2005, le tribunal militaire de Tunis l'a condamné à 20 ans de prison pour appartenance à une organisation terroriste et le 8 août 2006, le ministre des Affaires intérieures italien a ordonné son expulsion, mesure pendante puisqu'une demande d'asile politique de l'intéressé a été rejetée.

 

Nassim Saadi a été condamné par contumace en Tunisie dans deux affaires de "consommation et trafic de stupéfiants" et "implication dans des activités terroristes à l'étranger". Les autorités tunisiennes soulignent que ces condamnations peuvent faire l'objet d'opposition en vue d'un "réexamen des deux affaires".

 

AFP


 

Clin d’œil

Plaidoyer pour le droit à la vie !

Larbi Chouikha

 

Comment peut-on s’ériger en démocrate aguerri, et de surcroît, s’abreuver dans la raison universelle, se dire humaniste, tolérant, moderne et faire fi d’un principe élémentaire des droits de l’homme : le droit à la vie ?

 

La condamnation à mort du jeune Saber Ragoubi (24 ans) et son éventuelle exécution nous interpellent tous, indépendamment de nos convictions, de nos croyances et de nos affiliations. Elle nous incite à réagir contre cette exécution au nom d’un principe sacro saint, qui est le droit à la vie. Par conséquent, il ne s’agit pas pour nous de nous prononcer sur le bien fondé ou non des accusations qui sont portées contre lui, ni de nous interroger sur les conditions du déroulement du procès, en général, et à fortiori, de questionner les motivations profondes de ce jeune condamné. Notre souhait est qu’un large regroupement entre toutes celles et tous ceux, qui sont fermement attachés aux valeurs humaines universelles, se constitue et agisse pour faire obstacle à cette exécution capitale et pour ouvrir un débat national pour l’abolition de la peine de mort. Certes, le chemin menant à une abrogation définitive par l’adoption d’une disposition légale est encore parsemé d’embûches. Partisans de la peine de mort ou adversaires des abolitionnistes sont encore très nombreux dans le pays et se déploient dans toutes les sphères de la vie publique, y compris, paraît-il, parmi les militants - déclarés - des droits de l’homme. Sans chercher à convaincre tout ce monde composite de la non-pertinence de leur position, nous nous efforcerons quand même de déconstruire leurs arguments

 

Généralement, les partisans de la peine de mort avancent deux types d’argumentaire aux fondements très discutables. Le premier se fonde sur les principes de notre religion pour aboutir à la conclusion que la suppression de la peine capitale serait en contradiction avec la loi coranique. N’étant ni théologien ni épris de la chose religieuse, l’accusation d’hérésie ne m’offusque guère tant qu’elle ne fait pas obstacle au progrès et à la modernité. Et qu’on se souvienne que nos aînés les plus éclairés, qui n’avaient pas ménagé leurs efforts pour promouvoir un code de statut personnel avant-gardiste, furent traités d’impie et de mécréants. Alors ! Ne vaut-il pas mieux être « hérétique » et abolitionniste à la fois ? La seconde argumentation est plus sournoise ; elle s’appuie essentiellement sur l’attitude des autorités du pays, qui, elle-même, est ambiguë. En effet, certains de nos proches amis nous rétorquent que: « Puisque nos autorités observent un moratoire de facto sur les exécutions et que les plus hautes instances se sont engagées - publiquement - à ne jamais signé un ordre d’exécution, donc, à quoi bon se mobiliser pour l’abolition de la peine de mort? » Etrange raisonnement que celui qui nous condamne à notre corps défendant à nous soumettre - dans ce cas comme dans bien d’autres -, aux aléas des humeurs politiques du moment ! D’autant plus que cette spéculation est souvent l’œuvre des « spécialistes du grand écart » qui veulent plaire à tout le monde et ne froisser personne. Face à notre entêtement à poursuivre ce combat, on nous réplique aussi : «De toute façon, vous êtes insignifiants de par votre nombre ». Mais faut-il leur rappeler que tous les acquis audacieux que la Tunisie contemporaine a connus ont été initiés par une minorité, infime certes, mais une minorité éclairée, combative, visionnaire, qui a su générer de larges adhésions autour des idées modernistes et progressistes qu’elle propageait.

 

Dans notre pays, fort heureusement, entre le conservatisme de certains milieux religieux et l’attitude sinueuse des autorités politique, il existe des Tunisiennes et des Tunisiens qui disposent d’une capacité de discernement suffisante pour refuser l’aveuglément des uns et les atermoiements des autres. Ils font confiance à la raison et à ses lumières, ils sont fortement imprégnés des valeurs humanistes universelles, et quand ils s’investissent pour la promotion des droits de l’homme, y compris le droit à la vie, ils le font sans calcul et sans retenue. Ils sont le gage de cette Tunisie moderne, humaine, tolérante, aux aspirations réellement démocratiques à laquelle nous, minoritaires, sommes encore fermement attachés.

 

(Source : « Attariq aljadid » (hebdomadaire – Tunis), N° 69 du 1er mars 2008, p.3)

 


 

Les travailleurs et la jeunesse du bassin minier de Métlaoui, Redeyef, Om Larayes défient le régime de Ben Ali

 

Personne n’a prévu la forme et l’ampleur que prendrait l’explosion de colère du bassin minier de Redeyef et Metlaoui et qui se généralise à l’ensemble de la région de Gafsa, mais « la poudre était sèche à point, et n’attendait qu’une étincelle ».

 

Les travailleurs et la jeunesse de cette région, laissés pour compte d’une véritable ségrégation sociale et territoriale ne pouvaient mieux fêter le trentième anniversaire de la grève générale du 26 janvier 1978.

 

Cette date commémorative pourrait rafraîchir la mémoire de tous ceux qui ont oublié que c’est de ce jour là où la répression a fait plusieurs centaines de morts, des milliers de travailleurs syndicalistes emprisonnés et condamnés à de lourdes peines de prisons, une confédération l’UGTT caporalisée - que l’on peut dater le nouveau cours qui a vu l’ascension du régime de Ben Ali et sa prise du pouvoir.

 

C’est toute la région du bassin minier qui est en ébullition. Grèves, manifestations, occupation de lieux symboliques par les chômeurs jeunes et moins jeunes, diplômés et non-diplômés.

 

Manifestant un ras- le-bol pour une vie gâchée par « des méthodes de gouvernement marquées par le népotisme, le vol des deniers publics, l’accaparement des richesses par une minorité » pour reprendre les paroles de Adnane Hajji, responsable syndicaliste enseignant qui se trouve aujourd’hui dans le collimateur des instances dirigeantes de l’UGTT, inféodés au régime.

 

Le vent de révolte qui souffle sur le bassin minier est la meilleure illustration que la question sociale est d’une actualité brûlante dans le cadre des luttes pour les libertés démocratiques en Tunisie.

 

Il faut dire que cette région est connue historiquement pour sa fronde contre tous les régimes : beylical, colonial et aujourd’hui contre celui de l’omnipotent Ben Ali.

 

N’est-ce pas un signe annonciateur de craquelures dans la carapace d’un régime qui vient de féter ses vingt ans et dont les zélateurs par banderoles déployées dans tous le pays réclament la désignation de leur « parangon » pour les élections présidentielles de 2009. De là à réclamer une présidence à vie comme ce fut le cas pour feu le président Bourguiba. Cet épisode a signé la fin de règne de ce dernier...

 

Les travailleurs et les jeunes du bassin minier et de ses alentours sont venus troubler l’agenda de tous ceux qui avaient les yeux rivés sur cette échéance électorale, en mettant en avant les urgences sociales ou il est question de vie et de mort pour des centaines de milliers de laissés pour compte d’une « croissance » à laquelle ils ne sont conviés.

 

Un Monde à la « Walt Disney »

 

Aux agapes « bachiques » d’un littoral tunisien bétonné par les retombés d’un capital financier ne sachant plus où s’investir et qui nous façonne un monde à la « Walt-Disney » où un tourisme de masse s’accapare le fruit des richesses nationales, répond un pays profond exsangue et laissé à l’abandon où sévissent chômage et misère, dénuement et sécheresse.

 

Non content d’avoir, en deux décennies, défiguré le littoral et poursuivant une politique d’urbanisation qui transpire la spéculation foncière, voilà qu’un consortium chinois se mêle à la danse macabre du marché mondialisé en proposant de bétonner une île vierge, l’Ile de Zembra, véritable paradis et écosystème unique en Méditerranée pour des dizaines de variétés d’espèces animale et végétale. Un méga-projet hôtelier, encore un, a été soumis à l’approbation des autorités pour en finir avec ce minuscule paradis écologique.

 

La question sociale revient troubler les « agendas » électoraux

 

Les travailleurs et les jeunes du bassin minier ne veulent plus attendre une hypothétique retombée du « miracle tunisien ». Ils se mobilisent « pour leur dignité et leurs droits légitimes au travail, au logement, à la santé, à l’éducation » et pour en finir « avec un régime de spoliation, de vol et de rapine ».

 

La multiplication des grèves, celle des instits et de certains secteurs de la fonction publique, celles des manufactures dont les salariés sont jetés à la rue sans aucune prise en charge ni indemnité par des « patrons voyous » cherchant à « délocaliser » vers d’autres cieux plus avantageux de la mondialisation, annonce un renouveau des luttes sociales dans la « petite Suisse de l’Afrique ».

 

Ce qui se déroule sous nos yeux dans un autre pays africain, le Kenya, lui aussi présenté comme un Etat ayant évité les dérives de ses voisins et où une guerre civile met le pays à feu et à sang ne peut nous laisser indifférent. On en a confirmation aujourd’hui dans un autre pays le Cameroun où la police n’a pas hésité à tirer pour tuer des manifestants, déshérités de la mondialisation capitaliste, qui refusent à un autre despote africain, Paul Biya sa volonté de se maintenir au pouvoir. Les mêmes causes pouvant produire les mêmes effets.

 

Caricature de procès et peines immondes.

 

Un événement n’arrivant pas seul, le procès dit du « groupe de Soliman » se tenait au même moment avec comme à l’ accoutumé une avalanche de peines allant de la peine de mort à l’encontre de deux jeunes ouvriers Imad Ben Amer et Saber Erragoubi (en appel la peine capitale est maintenue contre le seul Erragoubi, Ben Amer voit sa peine commuée à perpétuité) à perpétuité pour huit autres, 30 ans pour sept prévenus, 20 ans pour deux, 15 et 12 ans pour le reste. Au total 21 jeunes accusés de s’être «concerter en vue de mener des actions violentes visant le régime».

 

Ce qui caractérise ce groupe de prisonniers, outre leur jeune âge (moyenne de 25 ans, l’âge du régime du Général) c’est leur appartenance aux couches populaires (salariés, chômeurs, diplômés sans emplois, étudiants). Un procès mené sans égards aux droits des prévenus qui ont déclarés, tous, avoir été sauvagement torturés et dénonçant que leur aveux furent extorqués sous la torture, sans égard à leur défenseurs, chassés du prétoire à certains moments pour la divulgation des détails de leur torture (gégène, introduction de bâtons dans l’anus, coups sur les parties génitales, etc.).

 

Ces mobilisations et ce procès sont un signe que quelque chose est en train de changer sous le régime du Général Ben Ali.

 

Cette formidable mobilisation doit être relayée et soutenue. Elle préfigure les mobilisations à venir pour un mouvement social d’ensemble qui fasse trébucher voir stopper la ronde infernale de cette foire aux miracles marchands. Le fruit du travail de ceux qui suent à longueur de journée doit leur revenir. Ce sont les priorités et le b-a-ba d’un programme qui se donne pour tâche de mettre fin à ce régime et de réorienter l’économie pour la satisfaction des besoins de la majorité de la population.

 

Les travailleurs et la jeunesse ont besoin d’organisations politiques pour défendre leurs intérêts et élaborer un projet alternatif à celui de l’économie marchande. En s’appuyant sur les solidarités non défaites par le capitalisme mortifère nous pouvons reconstruire une autre société opposée à la version « carton pâte » et « carte postale » que l’on nous mijote dans les instances internationales.

 

C’est un cri que lancent les révoltés de Métlaoui, Rédeyef et l’ensemble du bassin minier. Il doit être entendu.

 

Amplifions le cri des travailleurs, de la jeunesse et des déshérités en Tunisie.

 

Empêchant le Général d’assassiner Erragoubi, exigeant la révision du procès des « condamnés de Soliman ».

 

Hamadi

 

le 22 février 2008

 

(Source : « Al Badil Express » (Liste de diffusion du POCT) , le 2 mars 2008)


 
 

Le Syndicat Tunisien des Médecins Spécialistes Libéraux et la réforme de l'assurance-maladie

Grogne ! Ils ont l'impression que la CNAM les mène en bateau !

Ils déplorent, lors d'une Assemblée Générale tenue hier, que des réponses officielles n'arrivent pas à leurs revendications émises depuis le 10 janvier dernier. Pourtant, l'administration a promis de leur répondre dans les 10 jours.

 

 

La CNAM avait, pour sa part, bien précisé que la porte restait ouverte au dialogue

Le Syndicat Tunisien des Médecins Spécialistes Libéraux « STMSL » a tenu, hier, une Assemblée Générale, en présence de plus de six cent professionnels venus de tous les coins de la République. Les membres du Bureau Exécutif du STMSL ont fait part à l'assistance des dernières données se rapportant aux négociations avec la Caisse Nationale de l'Assurance-Maladie « CNAM ».

 

Quatre réunions avaient assemblé les deux parties suite au Conseil Supérieur de l'Assurance-Maladie au cours duquel la quasi-majorité des représentants des professionnels de la santé, ainsi que le représentant de l'UGTT, ont appelé à faire intégrer le STMSL dans le circuit de la réforme.

 

Selon le Secrétaire Général du STMSL, le Dr Ali Jebira : « l'administration de la CNAM a fini par nous informer qu'elle ne peut pas décider sur les questions soulevées. Elle nous a demandé de dresser un état écrit de nos demandes auquel elle a promis des réponses au bout de 10 jours. Cette demande officielle a été adressée à la CNAM depuis le 10 janvier 2008. Depuis, pas de contact officiel et pas de réponses ».

 

Face à ce mutisme de l'administration, et après un débat auquel ont pris part plus d'une vingtaine d'intervenants, les médecins spécialistes libéraux ont décidé de reconduire le mot d'ordre d'abstention au conventionnement avec la CNAM et d'appeler leurs confrères conventionnés à se déconventionner. 

 

L'Assemblée Générale a convenu de faire, demain, une notification officielle du blocage, par la CNAM, des négociations et, ce auprès du ministère des Affaires sociales (l'AG a appelé à un rassemblement à cet effet). L'Assemblée Générale a décidé, aussi, du port d'un brassard rouge à partir du 10 mars courant et d'une grève, le 18 mars, des soins non urgents avec fermeture des cabinets. Dr Faouzi Charfi affirme : « Nous déplorons réellement ce blocage opéré par la CNAM dans les négociations. Il ne sert pas les intérêts de la réforme de l'assurance-maladie, ni les assurés sociaux, surtout lors du choix des filières (avant le 31 mars) et l'entrée en application de la dernière phase (le 1er juillet prochain). Ce n'est pas normal que l'administration de la CNAM nous vienne dire au bout de la 4ème réunion qu'elle ne pouvait pas décider des suites à donner à nos demandes.

 

Pire encore, elle nous a promis dix jours pour nous fournir des réponses et voilà que nous attendons depuis bientôt deux mois ! Nous voulons de cette réforme et nous ne voyons pas pourquoi l'administration ne nous accorde pas les mêmes avantages qu'aux médecins publics qui pratiquent l'Activité Privée Complémentaire. Ces derniers ont été considérés comme conventionnés d'office et leurs actes sont remboursés sur la base de la convention sectorielle des médecins, même lorsqu'ils perçoivent des honoraires supérieurs à ceux de la convention. Cet accord peut-être entériné en attendant de parvenir à un accord exhaustif sur tous les différends et, notamment, le libre choix du médecin par le malade et les honoraires. Cet accord préalable aurait déjà résolu la problématique du médecin non conventionné.».

 

Solidarité professionnelle

 

Plusieurs corps de professionnels de la santé se sont fait représenter à cette Assemblée Générale. Ainsi, le Conseil de l'Ordre des Médecins était représenté par le Dr Amanallah Messaadi, le Syndicat des hospitalo-universitaires était représenté par son Secrétaire Général, le Dr Khélil Ezzaouia ; le syndicat des pharmaciens d'officines par M. Chedly Fazaa, celui des pharmaciens de nuit par M. Mohamed Gouia, le syndicat des biologistes de libre pratique par M. Chérif Bahri, le syndicat des grossistes répartitaires par M. Hazem El Ghoul. Toutes ces corporations ont déjà exprimé leur soutien au STMSL lors du Conseil Supérieur de l'Assurance-Maladie. Le Secrétaire Général du syndicat des pharmaciens d'officines, Chedly Fazâa a résumé ainsi la position des professionnels de la santé : « la réforme n'a pas de sens sans l'apport des médecins spécialistes libéraux. L'application de la réforme laisse, actuellement, à désirer, notamment à l'intérieur de la République ».

 

Du côté de la CNAM : « la porte du dialogue reste ouverte »

Rappelons que le PDG de la CNAM a, récemment, tenu une conférence de presse sur le lancement du choix des filières par les assurés sociaux et les préparatifs pour l'entrée en application de la 2ème et dernière phase de la réforme de l'assurance-maladie. Il a réitéré au cours de cette conférence la disposition de la CNAM à poursuivre le dialogue et a affirmé que la réforme était à ses débuts et que tous les rectificatifs étaient possibles.

 

Mourad SELLAMI

 

(Source : « Le Temps Lundi » (Hebdomadaire – Tunis), le 3 mars 2008)


 

 

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