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TUNISNEWS
9 ème année, N° 3298 du 03.06.2009
 archives : www.tunisnews.net  
Le Temps: TIC en Tunisie : Boom spectaculaire
Le Quotidien: Les Tunisiens sont-ils écolos?
AFP: La branche maghrébine d'Al-Qaïda a assassiné un otage britannique
Reuters: Satisfaction après le report de l'élection mauritaniennne
AFP: Le Hamas appelle Obama à joindre l'acte à la parole
AFP: Ben Laden accuse Obama d'être aussi hostile aux musulmans que Bush
Le Monde: Les attentes des pays arabes à la veille du discours de Barack Obama
Lepoint.fr: Obama tend une nouvelle fois la main aux musulmans
Guysen International News: Obama et l’opinion arabe

Liste actualisée des signataires de l'initiative du Droit de Retour :
http://www.manfiyoun.net/fr/listfr.html

Celles et Ceux qui veulent signer cet appel sont invités à envoyer leur: Nom, Pays de résidence et Année de sortie de la Tunisie sur le mél de l'initiative :
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TIC en Tunisie : Boom spectaculaire
 

Le taux de croissance du secteur TIC (Technique d'Information et de Communication) a effleuré les 17,8%  au titre de l'année 2008. Une croissance qui se traduit par une hausse de la contribution du secteur dans le PIB, passée de 9% en 2007 à 10% en 2008.

Cette évolution, plutôt moyenne, est due principalement à l'augmentation des abonnés au réseau de téléphonie mobile aux environs des 8,7 millions vers la fin de 2008, et l'accroissement du nombre des internautes en évolution permanente atteignant les 2,8 millions pour la même période. En fait, en l'espace d'un an, il y a eu une progression quasi spectaculaire du nombre des utilisateurs de la toile de l'ordre de 60%.

Depuis l'introduction de l'ADSL (Internet à haut débit)  en Tunisie, la présence des FAI (Fournisseurs d'Accès Internet) s'est remarquablement développée. Le nombre des abonnés au réseau ADSL a en effet frôlé les 212 500 au titre de l'année 2008 alors qu'il n'était que 114 200 en 2007, dont 46% disposent d'un débit d'au-delà de 512 kilobits à la seconde. La progression de ce nombre est de 86%. En raison de l'importance de ce genre de service qui nous lie en fait au quatre coins du monde, les abonnés disposant d'un débit d'un mégabits et plus s'est multiplié par quatre sur une période d'un an pour passer de 7800 en 2007 à 36 000 en 2008. De même, le nombre des sites web a augmenté de 12% passant de 5796 en 2007 à 6467 en décembre 2008.

Par ailleurs, au niveau des sociétés, principalement celles exportatrices de logiciels et des systèmes informatiques et des centres d'appels, le nombre des abonnés au réseau de transmission a enregistré une hausse le situant à plus de 420 sociétés. En outre, l'évolution du parc informatique en Tunisie a pris une courbe ascendante marquant une progression d'environ 30% sur la période d'un an et passant de 767 500 unités en 2007 à v997 000 unités à la fin 2008. Ces indicateurs reflètent le degré d'intégration et d'adhésion de l'entreprise tunisienne au processus de la société numérique. Sur un autre plan, l'objectif d'un million de PC pour équiper les ménages d'ici la fin de l'année courante est incontournable. Quant aux services électroniques à distance dans le cadre du commerce électronique, le nombre des certificats de signature électronique est passé du simple au double avec 2917 certificats contre 1512 en 2007. 

Pour revenir au secteur de la téléphonie mobile, il est prévu l'entrée sur le marché d'un troisième opérateur privé à la suite d'un appel d'offre. Cette nouvelle introduction sera l'occasion de développer davantage les produits et services Internet de haut débit, en l'occurrence ceux destinés aux entreprises. De plus, la diversification de l'offre, la réduction des coûts, l'accroissement de la concurrence et le développement des contenus numériques constituent autant d'objectifs visés par l'installation du troisième opérateur. Dans un cadre plus général, l'intensification du rythme de création d'entreprises et la promotion de l'emploi font partie du programme. 

Au regard de ce qui précède, le secteur des TIC contribue de façon distinguer à la création d'emploi surtout dans les régions du pays. Cela se fait notamment par le biais de la promotion de projets à caractère innovant et à fort contenu technologique.

Nadya B'CHIR LOUATI.

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Les chiffres

-Taux de croissance du secteur TIC (année 2008) : 17,8 pc

-Contribution dans le PIB (2008): 10 pc du PIB contre 3,9 en 2001

-Nombre total des abonnés aux réseaux de téléphonie fixe et mobiles - lignes en service (Mars 2009) : 9,84 Millions d'abonnés

-Densité téléphonique fixe et mobile (février 2009) : 94,6 lignes pour 100 habitants

-Nombre total des abonnés aux réseaux mobiles - lignes en service (Mars 2009) : 8,59 Millions d'abonnés

-Parc d'ordinateurs PC (janvier 2009) : 1 015 580 ordinateurs contre 767 500 à fin 2007

-Nombre d'utilisateurs d'Internet (Mars 2009) : 2,83 Millions, soit un taux d'évolution de 62 pc par rapport à la même période de l'année 2008.


(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 3 juin 2009)

 
1 question, 3 réponses
Les Tunisiens sont-ils écolos?

Après-demain, la Tunisie fête l'environnement. Déclarée depuis 1972 par l'Organisation des Nations Unies (ONU), la Journée internationale de l'environnement a lieu tous les ans, le 5 juin. L'objectif étant de sensibiliser à la protection de l'environnement, donner un visage humain aux problèmes environnementaux et amener les citoyens dans le monde à devenir des agents actifs dans la protection de l'environnement. Les Tunisiens font-ils des efforts pour préserver leur environnement ? Sont-ils écolos?

* Ramzi Khriss (Infographiste) : "C'est compliqué!"

"Je crois qu'ils sont peu nombreux ceux parmi les Tunisiens qui se soucient de l'environnement. La majorité ne s'occupe que de son environnement privé et très restreint. Celui de leur intérieur! Moi, j'habite dans un quartier populaire de la capitale. Je ne vous dis pas comment est l'état du quartier. Les souillures sont partout et le désintérêt des habitants est absolu. Le problème, c'est que dans mon quartier, même les gens qui ont fait des études supérieures et occupent aujourd'hui des postes prestigieux, ne se gênent point de jeter leurs poubelles n'importe où. Je crois que cela est dû à une sorte de contagion. Les individus tendent à imiter le comportement de la majorité. Quand la masse fait fi aux problématiques de l'environnement, la minorité ne peut rien faire. Changer le comportement des individus, cela nécessite beaucoup de temps et énormément d'efforts de la part des autorités. Le résultat tardera à venir, certes, mais les gens finiront tôt ou tard par adhérer à la cause environnementale".
 
* Azzouz Najjar (Expert) : ‘‘Les Tunisiens en sont sensibles’’

"Ayant une formation en biologie et d'après mon expérience professionnelle je peux dire que oui, l'environnement dans notre pays bénéficie d'une attention très soutenue de la part des autorités mais aussi des citoyens qui sont de plus en plus sensibles à la question de la propreté et de l'environnement en général. Souvent quand on traite de la question de l'environnement on évoque le problème de la pollution. A ce niveau exactement, je pense qu'il faut se mettre d'accord sur une chose: c'est que le problème de la pollution est planétaire. Et le cas de la Tunisie est très infime comparé aux pays industrialisés. A l'échelle planétaire, qu'on le veuille ou non, il y a aujourd'hui de grands intérêts économiques qui font contrepoids à la volonté de préserver l'environnement dans le monde. C'est pareil dans certaines zones industrielles du pays. Il y a des industriels qui font tout pour détourner les dispositifs de surveillance et laisser échapper des polluants toxiques dans la nature. Parfois on travaille contre l'environnement sans le savoir".
 
* Ettayeb Ben H'med (Fonctionnaire) : "Oui, mais!"

"Oui, les Tunisiens sont des citoyens qui s'intéressent à l'environnement. Pourtant, il y a beaucoup de gens qui pensent le contraire. Pour émettre un jugement, il faut faire la comparaison avec des pays de même niveau de développement que le nôtre. Moi, je parle en connaissance de cause. J'ai visité beaucoup de pays. Il faut être satisfait du comportement des Tunisiens vis-à-vis leur environnement. Je ne veux pas dire que nous avons atteint l'idéal mais nous pouvons nous féliciter de nos acquis. Il faut continuer pour tenter de rattraper les autres peuples qui nous devancent en la matière".
Propos recueillis par H.G.
(Source: "Le Quotidien" (Quotidien- Tunisie) Le 3 juin 2009)
Lien: http://www.lequotidien-tn.com/detailarticle.asp

 

 
La branche maghrébine d'Al-Qaïda a assassiné un otage britannique
AFP le 3 juin 2009
 
BAMAKO (AFP) — Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a annoncé mercredi pour la première fois avoir tué un otage occidental, le touriste britannique Edwin Dyer qu'elle détenait depuis janvier, un assassinat condamné par le gouvernement britannique comme un acte de terrorisme "barbare".
La mort de l'otage a été annoncée dans un communiqué mis en ligne sur un site islamiste. Ce texte a été partiellement reproduit par SITE, un centre américain spécialisé dans l'étude des sites islamistes.
Selon les observateurs, c'est la première fois qu'Aqmi exécute un otage occidental.
A Londres, le Premier ministre Gordon Brown a affirmé avoir "de fortes raisons de croire qu'un citoyen britannique, Edwin Dyer, (avait) été assassiné par une cellule d'Al-Qaïda au Mali" et a condamné "de la façon la plus ferme cet acte de terrorisme épouvantable et barbare".
Cette réaction constitue la première confirmation de l'authenticité du communiqué de la branche nord-africaine du réseau Al-Qaïda, qui affirme que l'otage a été tué le 31 mai sans préciser de quelle manière.
Ce texte, selon SITE, ne dit rien du sort d'un autre touriste enlevé au Niger en même temps qu'Edwin Dyer et otage du même groupe, le Suisse Werner Greiner.
La Suisse s'est dite "bouleversée" par la nouvelle, mais a assuré que cet "acte barbare" n'empêcherait pas ses "efforts intenses" pour obtenir la libération de l'otage suisse.
Dans son communiqué, Aqmi dit avoir tué l'otage parce que le gouvernement britannique ne répondait pas à ses exigences.
Le groupe extrémiste demandait que Londres remette en liberté l'islamiste radical Abou Qatada "Al-Filistini" (le Palestinien), présenté par les autorités britanniques comme l'un des membres les plus dangereux du "Londonistan", la mouvance islamiste radicale implantée dans la capitale britannique.
"Cette tragédie renforce notre engagement à combattre le terrorisme" et "renforce notre détermination à ne jamais accepter les demandes des terroristes ou à payer des rançons", a souligné M. Brown.
"Je veux que ceux qui voudraient utiliser le terrorisme contre les citoyens britanniques sachent (...) que nous et nos alliés les pourchasserons sans relâche et qu'ils feront face à la justice comme ils le méritent", a-t-il dit.
Gordon Brown a ensuite affirmé devant la Chambre des Communes s'être entretenu avec le président malien Amadou Toumani Touré. "Il sait qu'il pourra compter sur tout le soutien nécessaire pour éradiquer Al-Qaïda de son pays", a-t-il lancé.
Un responsable malien qui a pris part aux négociations a dit à l'AFP qu'Edwin Dyer avait été détenu par un "islamiste violent et brutal", Abdelhamid Abou Zeïd.
Zeïd, de nationalité algérienne, est décrit par les spécialistes des réseaux islamistes comme étant un ex-lieutenant d'Abdelrazack, alias El Para, ancien émir du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) pour le sud algérien.
L'Algérie a condamné avec "la plus grande fermeté" l'assassinat, appelant à "l'intensification de la coopération internationale pour éradiquer le terrorisme".
Edwin Dyer faisait partie d'un groupe de quatre touristes européens capturés le 22 janvier au Niger, à la frontière avec le Mali, par la branche maghrébine d'Al-Qaïda qui avait aussi enlevé deux diplomates canadiens, Robert Fowler et Louis Guay.
Ces deux diplomates et deux des touristes, l'Allemande Marianne Petzold et la Suissesse Gabriella Burco, l'épouse de M. Greiner, avaient été libérées le 22 avril dans le nord du Mali.
Les ravisseurs avaient alors affirmé que ces libérations s'étaient faites en échange de quatre de leurs combattants.
Le mouvement avait alors menacé d'exécuter Edwin Dyer si Londres ne répondait pas à sa demande dans un délai de 20 jours. Le 20 mai, il avait prolongé son ultimatum de 15 jours.
Copyright © 2009 AFP

Satisfaction après le report de l'élection mauritaniennne

 
Reuters, le 3 juin 2009 à 17h22

par Vincent Fertey

NOUAKCHOTT, 3 juin (Reuters) - Des instances internationales et des hommes politiques mauritaniens ont salué mercredi la décision de la junte de reporter l'élection présidentielle du 6 juin au 18 juillet et de mettre en place une administration provisoire pour sortir de l'impasse politique.

La formation d'un gouvernement de transition et une plus large participation au scrutin reporté sont considérés comme de premiers pas vers une sortie de l'isolement dans lequel se trouve la Mauritanie depuis le renversement, en août dernier, du premier chef d'Etat librement élu par le général Mohamed Ould Abdel Aziz.

Les partis d'opposition mauritaniens avaient rejeté la date du 6 juin parce qu'elle avait été imposée sans consultation par la junte. Des diplomates et des observateurs estimaient qu'un scrutin boycotté par l'opposition ne représenterait pas un
retour à l'ordre constitutionnel réclamé par la communauté internationale.

Dans le cadre d'un accord conclu à Dakar, un gouvernement de transition dont les 26 postes seront répartis à parts égales entre des personnalités désignées par la junte et des hommes politiques d'opposition sera formé.

"C'est une sortie honorable de la crise qui met en place un cadre politique", a relevé un diplomate occidental.

Dans le cadre de l'accord conclu mardi soir dans la capitale sénégalaise, l'Union africaine, l'Onu, l'Union européenne et d'autres instances internationales se sont déclarées prêtes à apporter leur aide pour le scrutin du 18 juillet qui sera suivi, si nécessaire, d'un second tour le 1er août.

"ELECTION OUVERTE"

"Le délai est très court et il faut espérer que les dirigeants continueront de faire preuve de leur intention de respecter le calendrier", a remarqué le diplomate occidental.

La communauté internationale a critiqué le putsch d'Abdel Aziz. L'UA a imposé des sanctions en février et l'UE a annoncé en avril qu'elle ne pouvait coopérer avec un gouvernement militaire et qu'elle suspendrait son aide pendant deux ans.

En parvenant à un accord sous l'égide du président sénégalais Abdoulaye Wade, les dirigeants politiques mauritaniens ont manifesté leur intention d'assurer le retour rapide à l'ordre constitutionnel, s'est réjouie dans un communiqué la France, ancienne puissance coloniale.

Bien qu'ils ne l'aient pas encore confirmé, il semble que les partis d'opposition soient désormais prêts à participer au scrutin reprogrammé.

"Le parti se réunira avant de prendre une décision", a répondu Ahmed Ould Daddah, président du Rassemblement des forces démocratiques (RFD) à des journalistes qui lui demandaient si son parti désignerait un candidat.

Le Front national pour la Défense de la Démocratie, une coalition opposée à la jute représentée aux discussions de Dakar par Mohamed Ould Maouloud, a laissé entendre qu'elle était prête à participer à l'élection.

"Présenter un candidat du FNDD n'est pas notre priorité essentielle, mais en même temps, c'est un souhait personnel qu'il y ait un candidat", a-t-il dit.

Les observateurs s'attendaient à ce qu'en cas de scrutin le 6 juin, Abdel Aziz remporte la victoire en l'absence d'opposition sérieuse, mais ses partisans espèrent que sa décision de reporter l'élection jouera en sa faveur.

"L'élection est ouverte et cela ne nous fait pas peur", a déclaré Mohamed Ali Cherif, membre du parlement et partisan d'Abdel Aziz. "Aziz a montré sa capacité d'ouverture et d'écoute, ce qui est tout à son avantage".

REUTERS

Le Hamas appelle Obama à joindre l'acte à la parole
 

AFP le 3 juin 2009
Gaza
Le mouvement Hamas, qui contrôle Gaza, a appelé mercredi le président américain Barack Obama à joindre l'acte à la parole en exerçant «une réelle pression» sur Israël, lors de sa visite dans la région où il doit prononcer un discours de réconciliation à l'adresse des musulmans.
«Nous allons juger cette visite sur la base de ce qu'il va dire et de mesures concrètes qu'il va prendre», a déclaré à l'AFP le porte-parole du mouvement islamiste palestinien, Fawzi Barhoum.«Nous espérons voir des mesures concrètes de l'administartion américaine sous forme de réelle pression contre l'ennemi sioniste pour qu'il lève le blocus de Gaza, mette fin à l'agression et arrête la colonisation», a-t-il ajouté.
Selon lui, «cette visite sera à cet égard un réel test pour Obama».
Le président américain a haussé le ton contre Israël ces dernières semaines pour qu'il accepte un règlement basé sur la création d'un État palestinien et gèle totalement la colonisation en Cisjordanie occupée, ce qui a suscité des tensions entre les deux alliés.
Le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par Israël, les États-Unis et l'Europe, a pris le contrôle de la bande de Gaza en juin 2007 au détriment de l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, un allié de Washington.
M. Obama entame mercredi en Arabie saoudite une visite dans la région avec le double objectif d'obtenir le soutien des pays arabes à la paix au Proche-Orient et de tendre la main au monde musulman.
Le point d'orgue de sa mission de paix sera son discours de réconciliation à l'adresse du monde musulman jeudi en Égypte.
Israël s'inquiète de la possibilité qu'une telle ouverture se fasse à ses dépens.
«Le président américain a le droit de tenter de se réconcilier avec le monde musulman et faire concurrence à Al-Qaeda ou l'Iran pour conquérir son coeur; pour notre part nous devons vérifier que ce cela ne portera pas atteinte à nos intérêts communs» avec les Américains, a déclaré mercredi le ministre des Transports Israël Katz.

Ben Laden accuse Obama d'être aussi hostile aux musulmans que Bush

AFP le 3 juin 2009
DUBAI (AFP) — Le chef d'Al-Qaïda Oussama ben Laden a accusé le président américain Barack Obama de "suivre la même politique d'hostilité" à l'égard des musulmans que son prédécesseur George W. Bush, dans un enregistrement sonore diffusé mercredi par la chaîne TV Al-Jazira du Qatar.
"Obama suit les pas de son prédécesseur dans sa politique d'hostilité à l'égard des musulmans (...) il pose ainsi les fondements à des guerres de longue durée", a déclaré le chef d'Al-Qaïda dans les extraits de son message diffusés par Al-Jazira.
Dans l'enregistrement diffusé peu après l'arrivée à Ryad du président américain et à la veille de son discours de réconciliation aux musulmans jeudi au Caire, Oussama ben Laden a affirmé que Barack "Obama et son administration ont jeté les semences pour plus de haine et de volonté de revanche contre l'Amérique".
Il en a donné comme exemple l'offensive menée par l'armée pakistanaise contre les talibans dans la vallée de Swat. "Le nombre de ces semences équivaut celui de ceux qui ont souffert et de ceux qui ont été déplacés de la vallée de Swat", a-t-il dit.
L'armée a lancé il y a cinq semaines une vaste offensive contre les talibans dans la vallée de Swat et ses environs, dans le nord-ouest du Pakistan, assurant avoir tué plus de 1.300 insurgés. Selon l'ONU, près de 2,5 millions de civils ont été déplacés par les combats.
"Que le peuple américain se prépare à continuer à cueillir les fruits de ce qui a été semé par les dirigeants de la Maison Blanche pendant les années et les décennies à venir", a-t-il dit.
Le chef d'Al-Qaïda a également reproché au président pakistanais Asif Ali Zardari d'avoir "reçu avec son armée les ordres d'Obama pour empêcher les habitants de Swat d'appliquer la charia", la loi islamique.
Réagissant à l'enregistrement, un responsable saoudien a estimé qu'il s'agissait d'un "acte de désespoir" d'Oussama ben Laden, qui a été déchu de sa nationalité saoudienne.
"C'est un acte de désespoir", a déclaré à l'AFP Nial al-Jubeir, un responsable du ministère de l'Information, ajoutant que les dirigeants d'Al-Qaïda "continuent de faire leurs déclarations en se cachant dans une grotte".
Ce message est le deuxième en 24 heures du réseau extrémiste. Le N.2 d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, a estimé mardi que le discours prévu au Caire du président américain était une "opération de relations publiques".
Le dernier message d'Oussama ben Laden remonte au 19 mars, quand il avait appelé les radicaux islamistes en Somalie à renverser et à combattre le président Sharif Cheikh Ahmed, un islamiste modéré élu fin janvier à la tête de ce pays en guerre.
Il s'agit du quatrième enregistrement audio de Ben Laden depuis le début de l'année.
Traqué mais à ce jour introuvable, Oussama ben Laden, dont la tête est mise à prix pour 25 millions de dollars par les Etats-Unis, a revendiqué la responsabilité des attentats du 11-Septembre 2001. Il se cacherait dans les zones difficilement accessibles aux confins de l'Afghanistan et du Pakistan.

 

Les attentes des pays arabes à la veille du discours de Barack Obama

 

LE CAIRE ENVOYÉ SPÉCIAL

 

Un nouveau chapitre, une nouvelle page, une approche différente, peut-être même une rupture historique dans les rapports des Etats-Unis avec l'islam. A la veille de la grande "adresse au monde musulman" que le président américain, Barack Obama, devait prononcer jeudi 4 juin à l'université du Caire, Abdel Monem Saïd Ali, le directeur du prestigieux Centre Al Ahram d'études politiques et stratégiques d'Egypte, en est certain : "Ce discours peut représenter, en termes de rupture avec l'ère post-11 septembre 2001, l'équivalent du voyage de Sadate à Jérusalem ou celui de Nixon en Chine." Un authentique bouleversement.

 

Bien sûr, en Egypte, tout le monde n'a pas l'heur d'être un confident du raïs Hosni Moubarak. Et tous les musulmans ne sont pas sur la ligne optimiste du politologue égyptien. "Assez de paroles, nous attendons des actes", répètent un peu partout les opposants, islamistes et "laïcs", aux régimes en place. M. Obama lui-même l'a reconnu mardi dans un entretien à la BBC : "Un discours ne résoudra pas tous les problèmes."

Mais à quelques heures de l'événement, si nul ne connaît le contenu du discours présidentiel, chacun sait ce que ceux à qui il s'adresse espèrent entendre. D'abord, du respect. Pour les musulmans en général et pour les Arabes en particulier, c'est le mot clef qui doit présider, après huit années d'administration Bush, à la tentative de réconciliation entreprise par M. Obama. Respect pour la religion adoptée par 1,2 milliard d'êtres humains à travers le monde - dont 350 millions d'Arabes -, respect pour ses fidèles et leurs traditions, respect, aussi, pour leurs choix de gouvernance et de développement.

"MENACE" IRANIENNE

La seconde attente, capitale, concerne évidemment le conflit israélo-palestinien, le coeur même des incompréhensions entre Orient et Occident. Pour M. Saïd Ali, "c'est "la" question qui relie tous les musulmans entre eux. On peut diverger sur l'Irak, l'Iran ou d'autres sujets. Mais pour beaucoup, la question palestinienne est pratiquement devenue comme la sixième prière quotidienne. Certains se contentent d'en parler sans jamais agir. Mais chacun est concerné par l'injustice qui se joue depuis si longtemps là-bas."

Barack Obama s'est déjà beaucoup avancé en réclamant notamment de son allié israélien qu'il cesse de coloniser à tout va les 22 % de la Palestine mandataire qui restent aux six millions de Palestiniens pour construire leur Etat. Ce qui est attendu de lui le 4 juin, ce sont des précisions sur son plan de paix, sa certitude, réitérée mardi à la BBC, que l'Amérique "va pouvoir remettre un train de négociations sérieuses sur les rails", parce que l'émergence d'un Etat palestinien en Cisjordanie et à Gaza "n'est pas seulement dans l'intérêt des Palestiniens, mais dans celui des Israéliens".

Dans "l'intérêt, aussi, de l'Amérique", aujourd'hui convaincue que l'un des moyens de faire reculer la "menace" iranienne potentielle est de régler ce conflit. L'étape saoudienne inattendue du voyage présidentiel, mercredi à Riyad, viserait à obtenir du roi Abdallah qu'il réitère et précise l'offre faite en 2002 de "normaliser complètement et totalement" les relations des pays arabes avec Israël en échange d'un "retrait complet et total" des territoires occupés par l'Etat juif depuis juin 1967. Cette offre n'a jamais été sérieusement étudiée par Israël.

PRESSION SUR ISRAËL

Comment obtenir un changement d'attitude ? C'est toute la question, posée par les commentateurs égyptiens. Au vu des réactions fort négatives du gouvernement israélien, jusqu'à quel point la nouvelle administration serait-elle prête, se demandent-ils, à faire pression sur son allié. Selon le directeur du Centre Al Ahram, qui rentre d'une tournée aux Etats-Unis, "il ira plus loin que Bush senior", qui avait appliqué des sanctions financières sur Israël pour protester contre le développement de la colonisation.

Mardi, dans les rues et les cafés ensoleillés du Caire, on se montrait beaucoup moins optimiste. "Obama est sans doute un brave type, nous disait Mohammed Al Gheit, un fonctionnaire barbu de 27 ans, mais il est d'abord le chef des Américains. Il s'en prendra aux musulmans si cela fait l'affaire d'Israël..." Dans le pays arabe le plus peuplé (80 millions d'âmes), il serait erroné de croire que M. Obama est attendu comme le messie.

Ici comme dans d'autres autocraties ou dictatures arabes, on rend volontiers l'Amérique, et plus généralement l'Occident qui les soutient et les cajole, responsable du maintien de ces régimes. Des organisations de défense des droits de l'homme ont appelé le président américain à obtenir de M. Moubarak "qu'il respecte les droits et les libertés". Sans grande illusion. Pour M. Obama, le raïs "est une force de stabilité et de modération" dans une zone géographique qui en manque singulièrement.

Patrice Claude

 

(Source: "Le Monde" (Quotidien- France)  le 04 juin 2009)

Lien: http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/06/03/les-attentes-des-pays-arabes-a-la-veille-du-discours-de-barack-obama_1201690_3218.html


VOYAGE AU PROCHE-ORIENT –

Obama tend une nouvelle fois la main aux musulmans

Publié le 03/06/2009 à 13:27 - Modifié le 03/06/2009 à 16:05 Le Point.fr

Avec agence

 

Avant son voyage sur le Vieux Continent, où le président américain doit se rendre en Allemagne, puis, samedi, en France, Barack Obama est parti mardi pour le Proche-Orient. Il est arrivé en Arabie saoudite pour un entretien avec le roi Abdallah avant de prononcer au Caire un important discours de réconciliation au monde musulman. Le président américain souhaite ainsi tendre la main aux musulmans et cherche le soutien arabe à l'entreprise de paix entre Israéliens et Palestiniens, une paix sans laquelle les problèmes de la région ne seront résolus, selon lui. Dans un entretien accordé à Canal+ , Obama explique sa démarche.

 

Ce que j'essaie de faire, c'est de créer un meilleur dialogue pour que le monde musulman puisse mieux comprendre comment les États-Unis, mais plus généralement le monde occidental, conçoivent certains problèmes difficiles tels que le terrorisme ou la démocratie. Pour que nous puissions parler du contexte autour des événements en Irak et en Afghanistan, de notre tentative d'ouverture vers l'Iran, mais également pour présenter la façon dont nous voyons les perspectives de paix entre les Israéliens et les Palestiniens. Inversement, les États-Unis et le monde occidental doivent apprendre à mieux connaître l'islam. D'ailleurs, si l'on compte le nombre d'Américains musulmans, on voit que les États-Unis sont l'un des plus grands pays musulmans de la planète. Il faut établir un meilleur dialogue, une meilleure compréhension entre ces deux peuples."

"Ce sont ceux qui construisent qui laissent derrière eux un héritage durable"

"Quelle que soit leur confession, ce sont ceux qui construisent et non ceux qui détruisent qui laissent derrière eux un héritage durable", a-t-il poursuivi. "Je pense qu'il y a un véritable conflit actuellement entre ceux qui soutiennent que l'islam est irréconciliable avec la vie moderne et ceux qui pensent qu'au contraire, l'islam a toujours su évoluer en même temps que le progrès", a-t-il ajouté. Lors de son voyage en Turquie, en avril, Barack Obama avait déjà formulé le voeu de " forger un partenariat à travers le monde musulman ".

Il est également revenu sur le dossier afghan. "Ce que nous souhaitons voir, c'est un gouvernement afghan capable d'assurer sa propre sécurité, tout en garantissant que l'Afghanistan ne devienne pas un sanctuaire pour les terroristes. Dès que nous parviendrons à ce résultat, nous n'aurons d'autre souhait que de quitter le terrain le plus rapidement possible. Mais, en attendant, il faut apporter un soutien militaire à la tenue des élections, au maintien de la sécurité dans bien des villages afghans. Nous avons envoyé des troupes en grand nombre, et nous attendons de nos partenaires de l'Otan qu'ils participent à cet effort."

 

(Source: "Lepoint.fr" (Revue- France) Le 03 juin 2009)

Lien: http://www.lepoint.fr/presidentielle-americaine/2009-06-03/voyage-au-proche-orient-obama-tend-une-nouvelle-fois-la-main-aux-musulmans/1781/0/348984


Obama et l’opinion arabe

 

Par Antony Drugeon pour Guysen International News

Mardi 2 juin 2009 à 20:06

 

A l’approche du discours de Barack Obama jeudi au Caire, où le président américain s’adressera au monde musulman, un sondage pourrait conforter le président américain dans sa stratégie de main tendue à une région que son prédécesseur avait pour le moins irrité. Selon un sondage de l’institut américain Gallup, la rue arabe ne serait pas insensible à la nouvelle orientation de la diplomatie américaine. Un « effet Obama » se mesure dans tous les pays arabes, à l’exception notable des Palestiniens en Judée-Samarie.

La côte d’approbation des dirigeants américains de la nouvelle administration se redresse dans l’ensemble du monde arabe, mais les Palestiniens demeurent sceptiques.

C'est ce qui ressort de l’étude de l’institut américain Gallup, menée en février et mars auprès de 1.000 Arabes adultes à travers dix pays arabes ainsi que la Judée-Samarie, réactualisant une enquête similaire réalisée en juin 2008, avant l’élection du nouveau président américain.

 

C'est en particulier au Maghreb que s’enregistrent les hausses les plus notables. De juin 2008 à mars 2009, l’approbation de l’administration américaine de la part des Tunisiens a grimpé de 14% à 37%, tandis que celle des Algériens est passée de 25% à 47%.

L’Egypte, partenaire clef des Etats-Unis au Moyen-Orient, sur le point d’accueillir jeudi 4 juin Barack Obama pour un discours présenté comme une main tendue au monde musulman, enregistre une hausse majeure, de 6% d’approbation à 22%.

Les pays pétroliers du golfe, dont l’approvisionnement américain en pétrole demeure dépendant, ne sont pas en reste. Ainsi l’Arabie Saoudite voit le taux d’approbation de l’administration américaine passer de 12% à 29% ; sur seulement deux mois, le Qatar a vu le même indicateur passer de 8% à 22%, de janvier à mars 2009.

Même la Syrie, aux relations difficiles avec Washington, enregistre une hausse, de 4% à 15% avec le nouveau sondage.

Ces chiffres demeurent donc bas, mais témoignent d’une tendance générale. L’hostilité à l’égard des Etats-Unis recule d’autant plus que le pourcentage de personnes répondant ne pas savoir ou refusant de répondre a plus que doublé, atteignant ainsi 19% en Arabie Saoudite.

 

L’institut Gallup explique notamment cette évolution par l’annonce de la fermeture du camp de Guantanamo (base américaine où sont détenus des prisonniers de guerre capturés en Afghanistan) et du retrait américain d’Irak.

Toutefois, le Liban et les Territoires Palestiniens se distinguent par une faible réceptivité aux gestes de la diplomatie américaine. La côte d’approbation de l’administration américaine connait une baisse de 3 points au Liban, passant de 25% à 22%.

C'est surtout parmi les Palestiniens que le décalage est le plus prononcé, malgré les appels du président américain et de son administration à voir Israël geler ses implantations en Judée-Samarie. Le taux d’approbation est presque divisé par deux, passant ainsi de 13% à 7%. « Je ne suis pas du tout surpris », témoigne Younis Hamoudi, responsable au sein du département juridique de l’Université palestinienne de Bir Zeit (Ramallah), contacté par Guysen.

 

L’opinion publique palestinienne affiche ainsi son scepticime vis-à-vis des Etats-Unis. Un précédent sondage de l’institut Gallup révélait en 2008, durant la confrontation entre le démocrate Barack Obama et le républicain John Mac Cain que 72% des Palestiniens considéraient que cela ne ferait aucune différence qu’un des deux candidats l’emporte sur l’autre.

Une certaine lassitude palestinienne accueille avec indifférence les discours de Barack Obama, selon Younis Hamoudi. « On a beaucoup espéré à l’époque de Clinton [président américain démocrate, de 1992 à 2000, ndlr], avec les accords d’Oslo, mais aussi en termes de paix, de prospérité », explique-t-il, ajoutant « mais rien n’est arrivé, finalement ».

 

Le discours de Barack Obama jeudi 4 juin aura donc fort à faire pour trouver grâce auprès des Palestiniens. « Seuls les changements peuvent faire changer d’avis les Palestiniens, aucun mot ne le peut plus », martèle Younis Hamoudi, qui ajoute : « quand je pourrai aller de Ramallah à Naplouse sans rencontrer de check-points, alors les gens changeront d’avis ».

Le sondage s’est toutefois cantonné aux seuls Palestiniens de Judée-Samarie, et a été réalisé en grande partie avant la destruction des avant-postes illégaux consécutifs aux pressions américaines du mois de mai.

 

La désapprobation de l’administration américaine qui a gagné Israël à la faveur de ces pressions est donc loin d’être compensée par un regain de soutien du côté palestinien.

Un contexte de nature à rendre d’autant plus délicate une éventuelle visite de Barack Obama en Israël et dans les Territoires Palestiniens.

 

Source: Guysen International News

Lien: http://www.guysen.com/articles.php?sid=10031

 
 

 

 

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