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TUNISNEWS
9 ème année, N° 3328 du 03.07.2009
 archives : www.tunisnews.net  
Liberté et Equité: Nouvelles des libertés en Tunisie
TTU Monde Arabe: Nouvelles frictions entre Tripoli et Tunis
Businessnews: Tunisie : les victimes collatérales de la grippe porcine
Khaled Traouli: La Finance Islamique en France  et les intermédiaires… Quelques recommandations…
Jeune Afrique: Syhem Belkhodja.. Créatrice de talents
Libération: Saïd Bouziri, la mémoire et l’espoir
AFP: La star du raï Cheb Mami condamnée à  5 ans de prison de ferme
Reuters: Turkish TV gameshow looks to convert atheists
Reuters: Turkey urged to name ombudsman on police brutality
Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté et Equité
Organisation indépendante de droits de l’homme
33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis
Tel/Fax : 71 340 860
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Tunis, le 3 juillet 2009
Nouvelles des libertés en Tunisie
 
1) Harcèlement de Lotfi Amdouni, militant des droits de l’homme
Le militant Lotfi Amdouni, membre du comité directeur de l’AISPP fait l’objet depuis quelques jours de harcèlement : des agents de la police politique sont présents en permanence devant son domicile et l’ont averti qu’il ne devait pas quitter le quartier. Il est suivi de près dans tous ses déplacements. Aujourd’hui 3 juillet, le harcèlement a ralenti quelque peu.

2) Khaled Layouni poursuit sa grève de la faim.
Le prisonnier d’opinion Khaled Layouni, actuellement incarcéré à la prison de Sfax, poursuit la grève de la faim qu’il a commencée le 22 juin pour protester contre les mauvais traitements et réclamer que son argent, plus de 100 dinars déposés dans le coffre de la prison et qui ont disparu, lui soient rendus et pour obtenir des soins dans l’attente de sa libération. […]

Pour le bureau exécutif de l’organisation
Le Président
Maître Mohammed Nouri
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

 


 

NOUVELLES FRICTIONS ENTRE TRIPOLI ET TUNIS

Parallèlement à l’apparition de la grippe porcine dans le sud de la Tunisie, les autorités libyennes ont décidé d’imposer une taxe de 150 dinars (près de 100 euros) à chaque voiture arrivant en Libye par la Tunisie. Ce qui représente un nouveau coup pour l’économie de l’est tunisien, déjà fortement affectée par la crise économique. La décision libyenne a entraîné un net recul de la circulation de voitures vers la Libye (qui revenaient par ailleurs chargées, à leur retour en Tunisie, de produits libyens), et donc une baisse des marchandises proposées sur les marchés des villes tunisiennes. Ce qui pénalise des milliers de familles qui vivent de ce commerce frontalier. Les autorités tunisiennes n’ont pas réagi à la décision libyenne, ce qui laisse penser qu’elle est mue par des considérations politiques. Elle serait, en effet, une réponse à l’absence du Président Ben Ali lors du dernier Sommet de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (Cen-Sad), à Tripoli.
Le numéro un tunisien s’est néanmoins rendu, cette semaine, au Sommet africain de Syrte, cédant sans doute aux pressions libyennes. Par ailleurs, un ressortissant tunisien aurait été atteint de la grippe porcine dans la province de Gabès, ce qui a conduit à une quasi paralysie de cette région durant deux jours, avec la fermeture provisoire des commerces et de certaines usines. Les autorités tunisiennes ont pris des mesures prophylactiques pour endiguer le mal, craignant pour la saison touristique, surtout après que cinq autres cas furent déclarés dans la région de Tunis. A noter que des détecteurs thermiques ont été installés, à cet effet, dans les aéroports tunisiens.

(Source: TTU Monde Arabe - Lettre hebdomadaire d'informations stratégiques  (France),  N° 610 du 2 juillet 2009)



Chers lecteurs,

Le numéro 112 de Mouwatinoun organe du Forum Démocratique est maintenant disponible chez votre marchand de journaux.

Vous pouvez visualiser la totalité de son contenu à partir de dimanche en cliquant sur ce lien : http://www.fdtl.org/IMG/pdf/mouwatinoun_112.pdf

Pour les internautes se connectant depuis la Tunisie, il est fort possible que l'accès à notre site soit bloqué pour les raisons connues par tous. Dans ce cas, la seule manière de se procurer notre hebdomadaire est de le demander à votre marchand de journaux. Vous contribuerez ainsi à aider financièrement notre parti qui en a besoin dans ces temps difficiles.

Merci aussi de diffuser l'info autour de vous.

* La présence du journal dépend des préssions exercées sur distributeurs et/ou marchands de journaux.

Cordialement,

Le webmaster du FDTL (www.fdtl.org)
Tunisie : les victimes collatérales de la grippe porcine

La grippe porcine n’a pas vraiment atteint la Tunisie et on ne recense que trois cas sans réelle gravité. N’empêche. Les victimes collatérales sont nombreuses ! Les victimes sont les agences de voyage tunisiennes qui, d’habitude en pareille période, assurent le déplacement vers la Mecque de quelque 30.000 personnes pour le petit pèlerinage (Omra).

Selon des sources proches de la Fédération tunisienne des agences de voyages, le manque à gagner en termes de chiffre d’affaires avoisinerait les 150 millions de dinars pour l’ensemble des agences. Calcul basé sur le fait que chaque pèlerin verse généralement cinq mille dinars à son voyage pour le billet d’avion, le séjour, les taxes etc.

Certaines agences subissent cette grippe porcine plus que d’autres puisque l’essentiel de leur chiffre d’affaires se réalise avec les voyages vers l’Arabie Saoudite pour le petit et le grand pèlerinage (Omra et hajj). Le nombre de ces agences « spécialisées » dans ce type de voyage serait très important.

N.B.

(Source : « Businessnews » (portail d’information électronique – Tunis), le 2 juillet 2009)

Lien : http://www.businessnews.com.tn/BN/BN-lirearticle.asp?id=1087311



 
 La Finance Islamique en France  et les intermédiaires…
Quelques recommandations…

Khaled Traouli
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Depuis des mois  un climat nouveau commence à s’installer dans les esprits de plusieurs acteurs politiques et économiques de la vie française, des tables rondes et des séminaires se sont déroulés d’une façon sereine et officielle, le gouvernement français précipite le pas, certains ministres et députés s’intéressent de prés au phénomène de la finance islamique, la crise actuelle est passée par là et elle a marqué les esprits, des problèmes de liquidité sont apparus, et des approches financières qui n’émanent pas du sphère occidentale paraissent intéressantes à découvrir et peut être à appliquer rapidement. Le voisin britannique semble marquer quelques points d’avance dans cette ruée vers la finance islamique et augmente la pression dans la course pour devenir la première plaque tournante mondiale de ce phénomène et acquérir ainsi les fruits des flux d’investissement conséquents.
La finance islamique en France n’est pas en faite un projet récent, ainsi dans la moitié des années 90, alors que j’étais à l’époque membre fondateur du centre de l’économie prospective, je me suis intéressé avec certains de mes collègues à lancer la réflexion sur les possibilités juridiques politiques et économiques pour une éventuelle utilisation des instruments de la finance islamique en France. Nos études universitaires dans le domaine économique favorisaient de tel intérêt, je venais justement d’obtenir ma thèse de doctorat, dont une partie traitait de l’approche financière islamique. La démarche n’a pas aboutit, plusieurs facteurs ont contribué à cet échec momentané, dont l’immaturité du champs à exploiter, la méfiance ou l’incompréhension de certains, et l’absence d’un intérêt politique ou du milieu des affaires au phénomène. En plus, des fatwas qui émanaient de certains oulémas musulmans rendaient licite l’obtention des crédits à intérêt pour l’achat de logement,  ce qui a contribué à un certain relâchement dans la recherche du halal, soulage les consciences et diminue la pression, d’où un certain désintérêt plus ou moins grande de la communauté musulmane vis-à-vis des instruments financiers islamiques.
Le regain d’intérêt actuel pour la finance islamique se trace donc dans un processus à quatre niveaux :
- Le licite recherché de la communauté dans ses opérations financières
- La recherche de l’intérêt commun entre une communauté et son pays d’accueil et d’intégration.
- Une contribution positive que peut formuler une partie intégrante de cette population pour le développement et l’essor de la France à travers une forme de sa culture et religion
- Sans oublier l’intérêt purement économique et financiers des uns et des autres.
Une concordance s’installe donc au sain des sphères politique et économique pour l’acceptation de la finance islamique en France, en permettant dans les mois à venir l’ouverture des premières banques sur le territoire de la république. La législation s’oriente dans ce sens et surtout tend à surmonter les problèmes d’ordre juridiques concernant notamment la fiscalité de ces banques.
Toutefois nous estimons que pour assurer cette réussite, quelques recommandations s’imposent :
- La finance islamique n’est pas une forme de prosélytisme, ce n’est pas un instrument ou un message pour convertir, c’est un projet économique et financier qui s’intègre amplement dans le paysage légal français.
- La finance islamique doit être indépendante de toute ingérence politique ou religieuse aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur.
- De même, nous pourrions assister dans les mois à venir à l’émergence des organisations intermédiaires qui pourrait constituer une liaison et un lien entre les banques islamiques qui veulent s’installer en France et l’environnement économiques et législatif régnants. Une  meilleure connaissance du pays, de sa culture de sa législation de ses institutions de sa population, constitue un apport majeur pour une meilleure intégration de la finance islamique dans le paysage financier français et de sa réussite socio-économique. Toute fois il nous semble que certaines conditions devraient être respectées pour assurer cet apport positif de la part de ces institutions intermédiaires :
- Etre indépendante de toute organisation politique ou religieuse ou financière.
- ses membres devraient être issus aussi bien de la sphère financière et économique, que de la sphère de la charia qui traite de la problématique financière.
- permettre la constitution de comités de fatwa totalement indépendantes des banques.
- il est plus intéressant de multiplier le nombre de ces associations pour s’échapper à la domination d’une seule approche et d’une main mise inadéquate pour l’indépendance, toute fois ces associations peuvent s’unir dans un conseil ou comité avec des représentants afin de faciliter la relation avec les autorités dans le sens d’un unique interlocuteur.
 
Ainsi une belle aventure s’annonce dans un proche avenir, avec ses espoirs et ses craintes, toute fois avec une histoire et une expérience de plusieurs décennies et une présence mondiale assez conséquente, 396 banques islamiques dans 53 pays et plus de 700 milliards de dollars d’actifs gérés dans le monde, le défis de la finance islamique en France ne peut être que réussi, vu le degré assez élevé de l’attente et l’environnement positif aussi bien intérieur qu’extérieur qui l’entoure.
2 juillet 2009
Source : Le Site  LIQAA  www.liqaa.net

 

Syhem Belkhodja.. Créatrice de talents

 

Par: Fawzia Zouari, envoyée spéciale à Tunis

La chorégraphe Syhem Belkhodja a lancé le 10 juin dernier le premier festival de design de Tunisie.

Elle arrive comme une tornade, un projet en tête, à réaliser coûte que coûte. On peut lui claquer la porte au nez, elle s’en fiche. D’aucuns le savent, en effet: quand Syhem Belkhodja veut, elle obtient. On la croit privilégiée, on insinue qu’elle a carte blanche au palais de Carthage; elle corrige qu’elle y va au culot, tout simplement. Que son travail est reconnu à l’international. À preuve, chacune de ses manifestations est parrainée par des personnalités: Frédéric Mitterrand, Olivier Poivre d’Arvor, ou encore François Fillon. Et elle est la seule Tunisienne membre du Conseil culturel de l’Union pour la Méditerranée.

Son association Ness El Fen compte de nombreux bienfaiteurs, dont Culturesfrance, ou Caroline de Monaco, qui vient de lui offrir le parquet de sa salle de danse pour une somme de 50000 euros. Nul doute, donc, que Syhem est devenue un acteur incontournable de la scène culturelle tunisienne. Avec, à son actif, trois rendez-vous emblématiques: Doc à Tunis, les Rencontres chorégraphiques de Carthage, et Design et mode, qu’elle a lancé le 10 juin (voir encadré). En attendant la « fashion week » et un festival des saveurs qu’elle est en train de concocter.

Qu’est-ce qui la fait tant courir? La soif du pouvoir et de la notoriété, jurent ses détracteurs. Une revanche à prendre contre ceux qui n’ont pas cru en elle, imaginent les plus amènes à son égard. Syhem, elle, se dit d’une énergie débordante. Et de raconter comment, enfant, elle se frappait les joues le soir pour s’empêcher de dormir. À 6 ans, elle prend simultanément des cours de danse, de violon, de natation et de gymnastique. Après des études au Centre d’art vivant du Belvédère (Tunis), elle part aux États-Unis pour s’initier à la chorégraphie avant de continuer en Europe. Puis rentre au pays, fonde sa compagnie, Sybel, en 1985, anime une émission de bien-être corporel à la télévision nationale. En 2002, elle crée l’association Ness El Fen, qui devient le siège de l’École des arts et du cinéma, et enchaîne avec la création du Centre méditerranéen de la danse contemporaine.

Mais, plus que tout, Syhem veut livrer bataille contre l’intégrisme. « Il y a quelques années, raconte-t-elle, sur une plage de Bizerte, j’ai découvert le spectacle le plus affligeant de ma vie: des femmes se baignaient en voile noir dans ces tenues islamistes surnommées Ninja. J’en ai pleuré. Je me disais: “Demain, il se peut que ma fille s’habille comme ça, ils auront alors gagné.” Seul l’art peut nous sauver. »

Certes son caractère déconcerte, ses méthodes de travail frôlent la tyrannie, et son langage l’encanaillement. Mais, à 45 ans, ce « voyou de la culture », comme elle aime se désigner, aura au moins eu le mérite de faire sauter les frontières entre les arts et de transgresser les tabous qui pèsent sur les mentalités. À sa manière, elle fait émerger l’individu dans des sociétés encore portées sur le formatage des corps et des esprits.

(Source : « Jeune Afrique », (Magazine hebdomadaire – France), N°2528 du 21 au 27 juin 2009)



 

Saïd Bouziri, la mémoire et l’espoir

Elisabeth Allès Cercle Migrations et libertés, Mohieddine Cherbib Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives, Jean-Pierre Dubois Ligue des droits de l’homme, Gus Massiah Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale et Emmanuel Terray Troisième collectif de sans-papiers.

Le 23 juin Saïd Bouziri nous a quittés. Ce n’était pas une icône de la «diversité» familière des ors de la République. Simplement un militant des droits de l’homme, un citoyen engagé de notre histoire. Quand, en 1972, le gouvernement restreint des droits des immigrés avec la circulaire Fontanet, Saïd Bouziri a du retard pour ses papiers. On lui signifie, ainsi qu’à sa femme Faouzia, un avis d’expulsion ! En fait on lui reproche son engagement pour le peuple palestinien et sa protestation contre le meurtre du petit Djillali le 25 octobre 1971 à la Goutte-d’Or. Saïd entame une grève de la faim soutenue par l’union locale CFDT, les églises du quartier Barbès, et de nombreux militants et intellectuels. Les autorités accorderont à Saïd des papiers renouvelables par quinzaine jusqu’en 1982 ! Cette grève de la faim est fondatrice des luttes des sans-papiers en France ; elles se développent notamment avec le Mouvement des travailleurs arabes (MTA) et de nouvelles grèves de la faim, qui déboucheront sur une circulaire du ministre Georges Gorse prévoyant des régularisations «humanitaires» puis l’annulation par le Conseil d’Etat d’une partie des mesures administratives.

Pourtant les expulsions vont continuer, frappant notamment des jeunes qui sont nés ou ont grandi en France, bannis après des condamnations mineures, victimes de la double peine. Tandis que le racisme s’étend avec la montée du chômage, les enfants des travailleurs immigrés subissent de plein fouet les discriminations. Les combats de Saïd débouchent après 1981 sur des mesures positives : régularisations de sans-papiers, droit de libre association pour les étrangers (supprimé en 1939), carte de séjour de dix ans. Pour Saïd, les mouvements des immigrés sont parties prenantes de l’histoire sociale de la France. Il sait l’importance de la solidarité avec les pays d’origine de l’autre rive de la Méditerranée. Les avancées de 1981 sont remises en cause (lois Pasqua de 1993), les espérances des grandes marches des jeunes pour l’égalité de 1983 et 1984 s’évanouissent dans la grisaille des cités et les discriminations, tandis que le racisme se nourrit de la peur de l’autre et de la «guerre des civilisations».

Saïd était en première ligne contre cette nouvelle politique mortifère menée au nom de «l’identité nationale». S’engageant dans la Ligue des droits de l’homme (LDH), Saïd y poursuit son combat pour l’égalité, celui des collectifs de sans-papiers ou des jeunes des cités, de la votation citoyenne et pour la démocratie et la justice dans le monde arabe, dans sa chère Tunisie. Il participe à l’association Génériques, lieu de mémoire des immigrations, démonstration de l’enracinement de ceux que certains imaginent toujours comme «autres». On ne remplacera pas Saïd, le militant, le compagnon joyeux et attentif, le juriste compétent et le pédagogue patient. Mais nombreux seront ceux qui continueront dans la voie qu’il a tracée, dans l’action et par la mémoire, pour l’espoir que les hommes soient effectivement libres et égaux en droit.

(Source : «Libération », (Quotidien - France), le 2 juillet 2009)



 

La star du raï Cheb Mami condamnée à  5 ans de prison de ferme

   AFP, le 3 juillet 2009 à 17h14

    BOBIGNY (France), 3 juil 2009 (AFP) - La star franco-algérienne du raï Cheb Mami, 42 ans, a été condamnée à 5 ans de prison ferme vendredi en France pour tentative d'avortement forcé sur son ex-compagne en 2005.

    Ecroué depuis son retour en France lundi, à la prison de la Santé à Paris, après deux ans de fuite en Algérie, Cheb Mami, de son vrai nom Mohamed Khelifati, reste en prison, les juges ayant décidé son maintien en détention.

    Cette peine est moins sévère que les sept ans requis la veille par la procureure et en dessous de la peine maximale - dix ans- encourue.

    Son ex-manager Michel Lecorre (Michel Lévy), qualifié d'"organisateur et instigateur" de ces actes de violences par le tribunal correctionnel de Bobigny, au nord de Paris, a écopé de 4 ans de prison. Les juges ont lancé un mandat de détention contre lui.

    Vêtu d'une chemisette blanche, le chanteur est resté le visage fermé après l'énoncé du jugement. Il a ensuite été emmené sous escorte policière.

    La veille Cheb Mami avait reconnu sa responsabilité mais avait soutenu avoir été "piégé" par son ex-manager.

    Hicham Lazaar, homme de confiance de Michel Lévy et Abdelkader Lallali, soupçonné d'être l'homme de main de Cheb Mami, ont été condamnés par contumace à respectivement à trois ans et six ans de prison. Présentés par le procureur comme des "exécutants", les juges ont lancé des mandats d'arrêt contre eux.

    Hicham Lazaar réside en France et Adelkader Lallali en Algérie.

    Les parties ont dix jours pour faire appel de ces décisions.

    "Nous allons y réfléchir", a réagi maître Claire Doubliez, l'un des conseils du chanteur. D'après elle, "Cheb Mami a accueilli son emprisonnement avec "soulagement parce que tout ça est fini mais aussi avec angoisse parce qu'il va devoir passer 5 ans en prison".

     Jeudi, l'artiste avait demandé pardon à la victime. "Je regrette tout ce qui s'est passé. Je lui demande pardon, je regrette", avait-il lancé après les plaidoiries de ses conseils.

    S'il avait reconnu sa responsabilité, Cheb Mami avait néanmoins soutenu avoir été "piégé" par son manager qui, selon lui, a suggéré le scénario de l'avortement forcé, sous le couvert d'un voyage

professionnel en Algérie pour la victime, photographe de presse de 43 ans.

    "Ma cliente est soulagée de voir qu'à travers ces peines d'emprisonnement, le tribunal a compris les violences qu'elle a vécues", a réagi maître Marie Dosé, le conseil de la victime, identifiée uniquement comme Camille à sa demande.

    Il était notamment reproché à Cheb Mami des "violences" avec des circonstances aggravantes en 2005 à l'encontre de la photographe attitrée de Michel Lévy, avec laquelle il entretenait une liaison.

    En août 2005, Camille a fait l'objet d'une tentative d'avortement forcée dans une villa du chanteur à Alger qui ne désirait pas cette grossesse. La tentative n'a pas abouti malgré d'abondantes hémorragies et la victime a finalement donné naissance à une fillette aujourd'hui âgée de trois ans.

    Vendredi Camille était absente lors du jugement "parce qu'elle voulait être avec sa fille", laquelle dit espérer qu'elle "pourra pardonner à son père", a expliqué son conseil.



 

Turkish TV gameshow looks to convert atheists

Reuters, le 3 juillet 2009 à 14h06

By Daren Butler

ISTANBUL, July 3 (Reuters) - What happens when you put a Muslim imam, a Christian priest, a rabbi and a Buddhist monk in a room with 10 atheists?

Turkish television station Kanal T hopes the answer is a ratings success as it prepares to launch a gameshow where spiritual guides from the four faiths will seek to convert a group of non-believers.

The prize for converts will be a pilgrimage to a holy site of their chosen religion -- Mecca for Muslims, the Vatican for Christians, Jerusalem for Jews and Tibet for Buddhists.

But religious authorities in Muslim but secular Turkey are not amused by the twist on the popular reality game show format and the Religious Affairs Directorate is refusing to provide an imam for the show.

"Doing something like this for the sake of ratings is disrespectful to all religions. Religion should not be a subject for entertainment programmes," High Board of Religious Affairs Chairman Hamza Aktan told state news agency Anatolian after news of the planned programme emerged.

The makers of "Penitents Compete" are unrepentant and reject claims that the show, scheduled to begin broadcasting in September, will cheapen religion.

"We are giving the biggest prize in the world, the gift of belief in God," Kanal T chief executive Seyhan Soylu told Reuters.

"We don't approve of anyone being an atheist. God is great and it doesn't matter which religion you believe in. The important thing is to believe," Soylu said.

The project focuses attention on the issue of religious identity in European Union-candidate Turkey, where rights groups have raised concerns over freedom of religion for non-Muslim minorities.

Detractors of the ruling AK Party government, which is rooted in political Islam but officially secular, accuse it of having a hidden Islamist agenda, a charge it denies. Some 200 people have so far applied to take part in the show and the 10 contestants will be chosen next month.

A team of theologians will ensure that the atheists are truly non-believers and are not just seeking fame or a free holiday.

 

REUTERS



 

Turkey urged to name ombudsman on police brutality

Reuters, le 3 juillet 2009 à 16h49

By Selcuk Gokoluk

ANKARA, July 3 (Reuters) - NGOs report that police brutality is on the rise in Turkey, and an independent ombudsman should be appointed to tackle the problem, the Council of Europe's top human rights official said on Friday.

Council of Europe Human Rights Commissioner Thomas Hammerberg also told Reuters in an interview during a visit to the country that Turkey's Roma community needs better protection and support from the government.

Cases of torture in Turkey have fallen since accession talks with the European Union began in 2005, but inhumane treatment by police remains widespread and many cases go unreported, Hammerberg quoted non-governmental organisations as saying.

"In all cities we had conversations with NGOs and that was one of the issues that they raised... they report an increase of cases of police brutality," he said.

Secular but mainly Muslim Turkey has made slow progress in its EU membership talks, held back by opposition to its bid among some EU states and its own failure to step up the speed of reforms, including respect for human rights.

The Council of Europe, the continent's leading rights body, wants Turkey to have a special ombudsman to deal with complaints of mistreatment by the police, Hammerberg said.

"I said there must be some mechanism which is credible to investigate such allegations because if the police is doing it itself it will not be credible," he said.

"If there is not an independent system of investigation, many people will not dare to go and report what happened because they fear they would be beaten up again," he added.

Turkish authorities do not deny that the country has a problem with police brutality and have consulted British police over the issue, he said.

Another problem is that Turkish courts still see "honour crimes" carried out by family members as lesser crimes that require reduced sentences, though this is no longer legal.

"... there is a need to ensure that the new law, new formulation in the law, is understood by the judges," he said.

The European Court of Human Rights ruled last month that Turkey had failed to prevent a woman's murder by her son-in-law and ordered it to pay damages. Prime Minister Tayyip Erdogan criticised the court, saying

the ruling unfairly singled out Turkey and was "shameful" for the court.

The Roma community needs more government help, Hammerberg said."We were in Sulukule in Istanbul and looked at the consequences of the city planning there. I think the way it was done was disrespectful to the Roma, leaving many families in a very difficult situation," he said.


 

 
 

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