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TUNISNEWS
9 ème année, N° 3481 du 03.12.2009
 archives : www.tunisnews.net  
TTU Monde Arabe: L’INCERTITUDE PRÉVAUT TOUJOURS À TUNIS
AISPP: 7 étudiants déférés devant la justice pour « tenue de réunions non autorisées)
Liberté et Equité: Nouvelles des libertés en Tunisie
Reporters sans frontières: Transfert du journaliste en ligne Zouhaïer Makhlouf vers une autre prison
AFP: Le journaliste tunisien Ben Brik a fait une grève de la faim pendant 8 jours (avocat)
AFP: UE: la justice annule des sanctions à l'encontre de terroristes présumés
Le Monde: Tunisie : la scandaleuse condamnation de Taoufik Ben Brik
AFP: Tunisie: nouveau cas mortel de la grippe H1N1, cinq décès au total
AFP: Tunisie: les enfants à l'honneur au festival du cinéma européen
Reuters: Accord sur une hausse de 25% du salaire minimum en Algérie
AFP: La torture est "systématique" dans "l'Etat policier" égyptien, selon des ONG
L’INCERTITUDE PRÉVAUT TOUJOURS À TUNIS
 

La confusion règne en Tunisie sur l’état de santé du président Ben Ali, suite à l’annulation de la visite du roi d'Espagne (voir TTU n° 625). Officiellement, le Président — qui est apparu à la télévision nationale le 30 novembre — souffrait d'une «inflammation du pharynx, nécessitant un repos de cinq jours», alors que le quotidien espagnol El País, citant des sources diplomatiques européennes, évoquait une grippe A. Quoi qu’il en soit, la dégradation de la santé du Président aurait nécessité son transport d’urgence en Allemagne, le 25 novembre. Cela dans un contexte politique dominé par l’incertitude sur le nom du futur Premier ministre, en remplacement de Mohamed Ghannouchi. L’épouse du chef de l’Etat, Leïla Trabelsi, qui aurait obtenu la promesse d’être nommée vice-présidente, l’année prochaine, entend favoriser la nomination d’un de ses fidèles, comme Abdelwaheb Abdallah, le ministre des Affaires étrangères, ou Mondher Zenaidi, le ministre de la Santé.
Mais le Président ne l’entendrait pas de cette oreille. Il serait plutôt enclin à désigner son cousin, l'actuel ministre de la Défense, Kamel Morjane, un homme bien perçu à Washington. Ou encore Ridha Grira, ministre des Domaines de l'Etat et des Affaires foncières, qui fut longtemps secrétaire général du gouvernement.

(Source: TTU Monde Arabe LETTRE HEBDOMADAIRE D' INFORMATIONS STRATÉGIQUES 3 d é c emb r e 2 0 0 9 - n ° 6 2 6)
Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté pour le Docteur Sadok Chourou
Association Internationale de Soutien aux prisonniers politiques
43 rue Eldjazira, Tunis
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7 étudiants déférés devant la justice pour « tenue de réunions non autorisées)

Aujourd’hui, mercredi 2 décembre 2009, la huitième chambre correctionnelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Lassaad Chammakhi, a examiné l’affaire n°27628 dans laquelle sont déférés Oualid Zayani, Charfeddine Ben Belgacem, Mohammed Ben Arabia, Salaheddine Ounas, Nacer Jemaoui, Abderrahmane Lubnani et Ouejdi Lasmar, accusés de tenue de réunion sans autorisation. Maîtres Ahmed Seddik, Boulbaba Ghouma, Radhia Nasraoui et Samir Dillou se sont présentés pour les défendre, mettant en exergue  […] que la loi ne punit pas la tenue de réunions privées et que la loi du 24 janvier 1969 ne prévoit pas qu’il faille une autorisation pour tenir des réunions ; elle dispose dans son article 1 que « les réunions publiques sont libres et peuvent se tenir sans avoir d’autorisation au préalable »
Les accusés avaient fait valoir lors de leur interrogatoire qu’ils étaient réunis par des liens d’études, que la prière à la mosquée n’était pas un crime et que les chaînes mentionnées dans les procès verbaux de la police (Elmejd, Iqra, Ennas.) n’étaient pas interdites par la loi.
Le juge a décidé de lever l’audience pour la délibération et le prononcé du jugement qui devrait survenir tard dans la soirée.
Pour l’Association
La Commission de suivi des Procès Politiques

(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

Liberté pour le Docteur Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies
Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté et Equité
Organisations des droits humains indépendante
33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis
Tel/ Fax : 71 340 860
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Tunis, le 1er décembre 2009

Nouvelles des libertés en Tunisie


1 ) Arrestation de Karim Ben Ali et Monji Ben Abdallah à Nabeul
Des agents de la police politique ont arrêté mardi 1er décembre 2009 messieurs Karim Ben Ali (marié, demeurant cité Sidi Amor) et Monji Ben Abdallah. Ils ont confisqué le computer et des CD et les ont conduits au district de police de la ville, où ils sont toujours détenus.
2) le prisonnier d’opinion Mohammed Saïdani victime de la politique de harcèlement
Le prisonnier d’opinion Mohammed Saïdani, incarcéré actuellement à la prison de Nadhor, est en butte aux mauvais traitements de l’administration pénitentiaire. Il est transféré arbitrairement d’une cellule à l’autre, en violation de la loi sur les prisons, ce qui affecte son état physique et psychique.
3) N’oublions pas le Docteur Sadok Chourou, il ne doit pas passer le prochain Aïd en prison.
[…]
Pour le bureau exécutif de l’Organisation
Le président
Maître Mohammed Nouri
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

Reporters sans frontières
Transfert du journaliste en ligne Zouhaïer Makhlouf vers une autre prison
Publié le 3 décembre 2009
Le journaliste en ligne et militant des droits de l’homme Zouhaïer Makhlouf a été transféré de la prison de Monarguia à celle de Messadine dans le governorat de Sousse, à 160 km de Tunis. Cette mesure intervient en application de sa condamnation du 1er décembre à trois mois de prison.
Etant donné qu’il a déjà effectué un mois et dix jours en prison, Zouhaïer Makhlouf devrait être libéré le 21 février 2010.

Le journaliste tunisien Ben Brik a fait une grève de la faim pendant 8 jours (avocat)
 
AFP, le 3 décembre 2009 à 14h41

    PARIS, 3 déc 2009 (AFP) - Le journaliste et opposant tunisien Taoufik Ben Brik, condamné dans son pays à six mois de prison ferme, a observé une grève de la faim de 8 à 10 jours, qu'il a cessée lundi, mais il reste très affaibli, a déclaré jeudi un de ses avocats.
Le journaliste a été condamné le 26 novembre dernier pour l'agression d'une femme, mais ses proches dénoncent une manipulation destinée à le faire taire, après des écrits très critiques dans la presse française sur le régime du président Zine al Abidine Ben Ali.
Selon Me William Bourdon, un avocat présent au procès, "la famille n'a pu être en contact avec Taoufik que lundi mais n'a pas pu lui remettre ses médicaments". "Elle lui a demandé de cesser sa grève de la faim", a-t-il ajouté, au cours d'une conférence de presse organisée à Paris par la Ligue des Droits de l'Homme (LDH).
Interrogé par l'AFP, Me Bourdon a précisé que la grève de la faim du journaliste a duré "de 8 à 10 jours".
Le journaliste atteint d'une maladie dégénérative des défenses immunitaires, a besoin de prendre ses médicaments au quotidien, selon son entourage. Il n'avait pas revu sa famille depuis l'audience du procès, le 19 novembre, puis a été transféré dans une prison située à plus de 100 km de Tunis, sans que ses proches en soient immédiatement informés.
D'autres avocats ayant assisté à l'audience ont dénoncé, au cours de cette conférence de presse, "un simulacre de procès" et "une procédure totalement inéquitable".
Selon eux, les avocats de la défense n'ont pu s'exprimer et ont été constamment surveillés dès qu'ils sont arrivés en Tunisie. Sur un procès-verbal la signature de M. Ben Brick a été grossièrement imitée, a-t-il été dit.
Pour les différents intervenants, la répression des journalistes ou militants critiques du régime tunisien a franchi un "nouveau palier" et ils craignent que des journalistes tunisiens ou franco-tunisiens vivant en France soient menacés.
"Aucun gouvernement européen, et en particulier le gouvernement français ne peut ignorer cette situation", a déclaré Michel Tubiana, président de la LDH.
Le président Nicolas Sarkozy "doit en tirer les conséquences et prendre publiquement position face à l'extrême détérioration des libertés politiques en Tunisie", a conclu M. Tubiana.

Point de vue
Tunisie : la scandaleuse condamnation de Taoufik Ben Brik

par William Bourdon, Hélène Flautre, François Gèze...
Publié sur le site “LEMONDE.FR” le 2 décembre 2009 à 18h14


L'accord d'association entre l'Union européenne et la Tunisie doit être suspendu.

L'atroce comédie en quatre actes se déroule sous nos yeux, mais, en haut lieu, personne ne bouge.

Acte I : le 25 octobre 2009, le général Zine el-Abidine Ben Ali est "réélu" pour un cinquième mandat à la tête de la Tunisie avec 89,62 % de suffrages exprimés, s'attirant aussitôt les "sincères" félicitations du président français, Nicolas Sarkozy.

Acte II : le même jour, à 16 h 45, le journaliste Taoufik Ben Brik, infernal trublion depuis plus de dix ans – et qui depuis des semaines distillait ses billets assassins contre le régime tunisien sur de nombreux sites Web –, fait l'objet d'une provocation, qu'il dénonce immédiatement par des posts aux sites Web français : alors qu'il va chercher sa fille de dix ans à l'école, il est violemment pris à partie par une automobiliste, qui l'accuse contre toute évidence d'avoir heurté son véhicule et de l'avoir agressée.
Acte III : le 29 octobre, Ben Brik est placé sous mandat de dépôt pour "atteinte aux bonnes mœurs", "diffamation", "agression" et "détérioration des biens d'autrui".
Acte IV : après un simulacre de procès de quelques heures le 19 novembre, le journaliste est condamné, le 26 novembre, à six mois de prison ferme.
Réaction officielle de la France, a minima, par la voix du porte-parole du Quai d'Orsay : "Nous regrettons cette décision et rappelons notre attachement à la liberté de la presse en Tunisie comme partout dans le monde."
Réaction officielle de l'Union européenne : aucune.
Et pourtant, la "punition" de Ben Brik est loin d'être un acte isolé : dès le lendemain de sa réélection, Ben Ali a brusquement intensifié les actes d'agression et de harcèlement à l'encontre de nombreux journalistes et opposants. Au-delà de ces victimes, cette série de provocations très calculées, frappant notamment un symbole historique de la révolte, vise à l'évidence un double objectif.
En premier lieu, adresser un avertissement aux foyers d'opposition internes à la dictature, de plus en plus nombreux. Ceux du peuple, dont témoignent notamment les émeutes du bassin minier de Gafsa en 2008, durement réprimées. Mais aussi ceux qui se font jour au sein de la bourgeoisie, de plus en plus bousculée par la vaste entreprise de prédation des richesses du pays conduite depuis plusieurs années par la famille de Leila Trabelsi, l'épouse du président, qualifiée par certains de "régente de Carthage".
Et en second lieu, "tester" la réponse de la communauté internationale des États à ce durcissement répressif. Dans l'attente qu'elle continuera à "couvrir", comme elle l'a fait depuis l'arrivée au pouvoir de Ben Ali en 1987, les violations des droits de l'homme qui sont le cœur de cette "si douce dictature" que dénonçait Ben Brik dans son livre publié en 2000.
A ce jour, le test est malheureusement positif, comme en témoignent les "non-réactions" que nous avons évoquées. Et cela, en tant que citoyens européens, nous ne l'acceptons pas. Car c'est en notre nom que l'Union européenne a signé avec la Tunisie un "accord d'association", entré en vigueur le 1er mars 1998, pour développer les échanges économiques entre les deux partenaires. Un accord dont l'article 2 stipule : "Les relations entre les parties, de même que toutes les dispositions du présent accord, se fondent sur le respect des principes démocratiques et des droits de l'homme qui inspirent leurs politiques internes et internationales et qui constituent un élément essentiel de l'accord."
La violation de cette clause par Carthage aurait dû de longue date entraîner, de la part des États membres de l'Union européenne, et de la France au premier chef, la suspension de l'accord d'association. L'atroce comédie dont est victime aujourd'hui Taoufik Ben Brik, même s'il devait être gracié par Ben Ali – ce que nous souhaitons évidemment –, montre à quel point cette clause semble n'être qu'un chiffon de papier pour ceux qui prétendent nous représenter. Il est plus que temps d'en finir avec cette hypocrisie, par la suspension, au nom de la violation de son article 2, de l'accord d'association entre l'Union européenne et la Tunisie, jusqu'à la libération de Ben Brik et de tous les prisonniers d'opinion et à l'engagement formel du gouvernement tunisien de pleinement respecter les clauses de la Déclaration universelle des droits de l'homme.
Premiers signataires : William Bourdon, avocat ; Hélène Flautre, députée européenne ; François Gèze, éditeur ; Jean-François Julliard, secrétaire général de RSF ; Noël Mamère, député ; Gilles Perrault, écrivain ; Éric Sottas, secrétaire général de l'OMCT ; Marie-Christine Vergiat, députée européenne : Jean Ziegler, sociologue.

Les réactions des abonnés du Monde.fr à la lecture de cette information :

Momo
02.12.09 | 18h26
Voici une idée pour les suisses : qu'ils boycottent les régimes dictatoriaux arabes en commençant par la Tunisie (et ne vous inquiétez pas la liste est longue...)

JEAN LOUIS P.
02.12.09 | 18h36
on commence à s'apercevoir de l'inanité d'une politique extérieure bizarrement confiée au théoricien du "devoir d'ingérence" ...

FRANCIS N.
02.12.09 | 20h45
Le pays des (soi-disant) droits de l'homme soutient activement la dictature tunisienne de Ben Ali. Et il faudrait se montrer fier d'être français ? hisser tous les matins le drapeau tricolore ? chanter la Marseillaise ? Honte à cette France qui soutient Ben Ali.

Rafik B.
02.12.09 | 20h47
En tant que Citoyen de la Tunisie libre; celle dont les Hommes et les Femmes ont été humiliées, exploitées, torturées, assassinées par la France coloniale; celles qui a crée des structures et s'est développé sans abondance de ressources naturelles; qui a donne des droits a la Femme envers et contre tous; je rejette votre article et remet en question votre ingérence douteuse.

Karim S.
03.12.09 | 11h08
Excusez-moi d'être direct, mais il faut venir à Paris au moins une semaine ou deux, pour voir ce qu'est une presse libre; entendre les gens critiquer et se moquer du gouvernement; regarder dans les librairies (pas lire, juste regarder) les couvertures des livres qui ne sont pas censurés. Je crois qu'une bonne semaine ou deux à Paris fera le plus grand bien à votre patriotisme. Cordialement

Abdelbaki S.
03.12.09 | 11h52
De mémoire, je ne me souviens pas avoir lu ou entendu des responsables tunisiens commenter la cacophonie européenne ou la politique française. Ce "devoir d'ingérence" est-il un reste de la période coloniale ? Je ne pense pas que les signataires se rendent compte de l'impact de cet appel sur le tunisien moyen, sur l'emploi dans le tourisme et l'offshore. Ce n'est pas un appel à la raison, c'est un appel à punir collectivement tous les tunisiens pour servir les intérêts médiatiques de T.B.Brik

Ulysse
03.12.09 | 12h38
Appel à candidature pour signer une pétition sur ceux qui vont mourir de froid en France comme chaque année, sur ceux qui se suicident pour avoir perdu leur travail, pour ceux qui vont se trouver dans la rue faut de pouvoir payer leur loyer. En Tunisie nous n’avons pas des SDF qui crève de faim et de froid dans la rue. La poutre et la paille ! A méditer

Deltete J-F.
03.12.09 | 13h48
Après la pétition « contre la Tunisie » lancée par les amis (Marianne / Subvention pour le Forum de Paris) de Bertrand Delanoë qui a été un échec cuisant, voilà la pétition « contre la Tunisie » lancée par les amis (Subvention pour RSF) de Bernard Kouchner. Entre Polanski et Ben Brik (accusés de viol), Bernard Kouchner a montré qu’il est le plus médiocre ministre des affaires étrangères de toute l’histoire de la France. Pas surprenant que Sarkozy compte plus sur Claude Gueant et Henri Guaino.

Rafik B.
03.12.09 | 14h19
Ce qui se passe a Paris ou a Navarre m'intéresse moins qu'une Tunisie stable et qui a son propre système. La Tunisie s'est bâtie d'elle même et par ses Hommes et Femmes. Je trouve suspect que l'on s'intéresse autant a la Tunisie alors que les droits de l'Homme et surtout ceux de la Femme sont inexistants dans TOUS les autres pays Arabes. Aux membres du Gouvernement Français, allez fouiner ailleurs s'il vous plait. Merci.

Karim S.
03.12.09 | 14h25

Si je vous suis, le maghrébin n'a donc besoin que de boire et manger pour être heureux. Magnifique. Mieux vaut un pays où il y a des sdf, et une presse libre pour parler et montrer ses sdf, qu'un pays sans presse, qui n'a connu que deux occupants en 53 ans, dirigé de main de fer par un dictateur. Par ailleurs, merci de nous expliquer ce qu'est "la poutre et la paille", on n'a pas souvent accès à la méditation.

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03.12.09 | 15h26

Pas de sdf en Tunisie? C'est sûr...La Tunisie construite tout seule? C'est sûr, mais avec une administration calquée sur l'adm. française des années 50 et des devises d'origine principalement européenne dont elle dépend énormément. L'Europe ne soutient Ben Ali (tout comme la monarchie marocaine) que parce qu'elle voit en lui un obstacle au développement de l'islamisme à ses portes.

Abdelbaki S.
03.12.09 | 16h00

Heureusement que la France est gouvernée par des hommes qui ont le sens de la mesure et de la responsabilité. Le jour où ce grand pays tombera dans l'ecarcelle des écolos-gauchistes, on pourrait dire à dieu au prestige de la France et à son influence dans le monde. Le chienlit au pouvoir, comme dirait De Gaulle !

UE: la justice annule des sanctions à l'encontre de terroristes présumés
 
 
AFP, le 3 décembre 2009 à 12h43
    LUXEMBOURG, 3 déc 2009 (AFP) - a Cour européenne de Justice (CEJ) a annulé jeudi une décision de l'UE gelant les fonds d'un ressortissant libyen résidant en Grande-Bretagne et d'un Tunisien demeurant en Irlande, tous deux soupçonnés de liens avec Al-Qaïda et les talibans. Se fondant sur une affaire similaire examinée en septembre 2008, la CEJ a estimé que les Etats européens avaient violé les droits de la défense de MM. Faraj Hassan et Chafiq Ayadi en les inscrivant sur une liste des personnes liées à des activités terroristes et, par conséquent, en gelant leurs avoirs. Les juges européens ont également estimé que "le droit fondamental au respect de la propriété" des deux plaignants n'avait pas été respecté. L'UE avait alors appliqué sur son territoire des sanctions plus larges prises par le Conseil de sécurité de l'ONU. M. Hassan figurait sur une "liste noire" établie par le comité des sanctions du Conseil de sécurité depuis octobre 2001 et le nom de M. Ayadi y avait été ajouté en novembre 2004. En septembre 2008, statuant sur une affaire similaire, la Cour de justice avait estimé que le droit communautaire se devait de garantir les droits de la défense même si cela découlait de la mise en oeuvre directe d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. Les ennuis juridiques de MM. Hassan et Ayadi ne sont cependant pas clos. En octobre 2009, la Commission européenne a adopté un nouveau règlement confirmant le gel des fonds de ces ressortissants libyen et tunisien. Ce nouveau règlement reprend à son compte les recommandations émises par la CEJ en septembre 2008. "Ce règlement n'est pas remis en cause dans la présente affaire", a souligné la CEJ dans son arrêt. 

Tunisie: nouveau cas mortel de la grippe H1N1, cinq décès au total

 
AFP, le 2 décembre 2009 à 18h55
  TUNIS, 2 déc 2009 (AFP) - Un Tunisien de 55 ans est mort de la grippe H1N1, portant à cinq le nombre de décès dus à cette maladie en Tunisie, a indiqué le ministère de la Santé qui a enregistré 800 cas.
    La victime, qui souffrait d'insuffisance respiratoire, est morte dans un hôpital de Sfax (300 km au sud de Tunis), a indiqué le directeur régional de la Santé, le docteur Mustapha Harrabi.
    La Tunisie a enregistré à ce jour 800 cas confirmés, concentrés pour la plupart dans la capitale où plusieurs écoles et lycées ont fermé ces derniers jours pour éviter la propagation de la maladie.
    Le ministère de la Santé a annoncé à la mi-novembre les deux premiers décès des suites de la grippe H1N1, des hommes âgés de 37 et 40 ans, souffrant tous deux de maladies graves.

 

 Tunisie: les enfants à l'honneur au festival du cinéma européen
 
 
AFP, le 2 décembre 2009 à 18h40
    TUNIS, 2 déc 2009 (AFP) - La 17è édition des Journées du cinéma européen en Tunisie, une initiative de la Commission européenne et de divers Etats européens qui se tient cette année du 1e au 18 décembre, accorde une large place au public enfantin et s'ouvre pour la 1e fois au Maroc et à l'Algérie.
    les films "Mascarades" d'Elyes Salem (Algérie) et "Casa Negra" de Noureddine Lakhmari (Maroc) font en effet partie de la programmation du festival, qui veut être "le réel témoignage d'une Europe plurielle" .
    En marge de la manifestation, le jeune public pourra découvrir "Storm Bound" de Steven de Jong (Pays-bas), "Le Voyage de Saïd" de Coke Rioboo (Espagne), "La reine soleil" de Philippe Leclerc (France), "Pom le poulain" d'Olivier Ringer (Belgique-France) ou "Les aventures de Pinocchio" de Philippe Leclerc (Italie).
    Une quarantaine de films de réalisateurs représentant 15 pays européens et trois maghrébins (Algérie, Maroc, Tunisie) seront par ailleurs projetés durant le festival qui se déroule à Tunis et dans six grandes villes du nord au sud du pays.
    Il s'agit notamment de "Séraphine" de Martin Provost (France), "Tobruk" de Vaclav Marhoul (République Tchèque), "Mourir à Athènes" de Nikos Panagiotopoulos (Grèce) ou encore "La maison sur les nuages" de Claudio Giovannesi (Italie).
    La manifestation a été inaugurée mardi soir à Tunis par la projection de "Secrets du coeur", de l'Espagnol Montxo Armendariz.
    Seront également projetés dix longs et courts métrages tunisiens, dont "Les secrets", le tout dernier film de Raja Amari sorti récemment en France et "Obsession" d'Amine Chiboub.
    En marge des projections, des tables rondes réuniront des professionnels du cinéma des rives nord et sud la Méditerranée.
 
 

 
Accord sur une hausse de 25% du salaire minimum en Algérie

Reuters, le 3 décembre 2009 à 18h16
ALGER, 3 décembre (Reuters) - Le gouvernement algérien a annoncé jeudi une hausse de 25% du salaire national minimum garanti (SNMG) à partir du 1er janvier 2010, mesure destinée à améliorer le pouvoir d'achat et compenser une forte inflation.
    Le SNMG passe à 1.500 dinars (138 euros) par mois contre 1.200 dinars (110 euros) actuellement, précise un communiqué officiel.
    Cette hausse a été adoptée lors d'une réunion entre le Premier ministre Ahmed Ouyahia, les organisations patronales et l'UGTA, principal syndicat de salariés du pays.
    Ce coup de pouce aux salaires est donné quelques jours après que le gouvernement algérien ait consenti une importante hausse des revenus des enseignants.
    Ces derniers avaient observé une grève de trois semaines, la plus importante depuis six ans, qui avait provoqué la fermeture de milliers d'écoles.
    Les employés du secteur hospitalier se sont, eux aussi, mis en grève cette semaine avec des demandes similaires.
    Les grévistes affirment être sous la menace de la pauvreté et de l'endettement en raison d'une inflation qui est actuellement de 5,8%, selon le Fonds monétaire international (FMI).
    "L'UGTA a insisté sur la nécessité d'améliorer le pouvoir d'achat de tous les salariés, mettant en avant l'augmentation du coût de la vie et la hausse de l'inflation", indique l'agence de presse APS, citant le communiqué.
    L'Aglérie prévoit une augmentation de 13% de son budget en 2010 et le président Abdelaziz Bouteflika a promis que le gouvernement va poursuivre son programme de dépenses sociales.
 

La torture est "systématique" dans "l'Etat policier" égyptien, selon des ONG
AFP, le 3 décembre 2009 à 17h07

Par Emmy VARLEY
L'Egypte est devenue un "Etat policier", où la torture est "routinière et systématique", accusent 16 organisations non-gouvernementales égyptiennes dans un rapport transmis à l'ONU et publié jeudi.
"Les prérogatives de l'appareil de sécurité se sont accrues et l'Egypte s'est transformée en Etat policier", écrivent les ONG spécialisées dans la défense des droits de l'Homme.
"Cet appareil joue un rôle central dans tous les domaines de la vie publique" et les "responsables de violations échappent en général à toute punition dans un climat d'impunité créé intentionnellement" dans la foulée de l'état d'urgence, poursuivent-elles.
Décrétée depuis l'assassinat du président Anouar al-Sadate par des islamistes en octobre 1981, cette loi d'exception, dont la levée est l'une des principales revendications de l'opposition, a été systématiquement reconduite depuis.
"Les Egyptiens ne bénéficient d'aucune protection contre la torture, une pratique systématique et routinière", poursuivent les signataires du rapport, dont des organisations de défense des droits civiques et sociaux, des droits des femmes ou d'assistance aux victimes.
"Le crime de torture est une pratique quotidienne dans les commissariats de police, les quartiers généraux de la sécurité d'Etat et autres locaux de détention, y compris parfois les prisons et même la voie publique", poursuit le rapport.
Les ONG font état de "centaines de témoignages", ajoutant que dans "plusieurs cas prouvés, la torture a été cause de décès".
La torture dans les prisons et commissariats égyptiens est régulièrement dénoncée par les ONG locales et internationales comme une pratique courante. Les autorités en revanche démentent des sévices systématiques et n'évoquent que des incidents isolés.
Le rapport note que la torture ne vise pas seulement les militants politiques, et que les pauvres y sont particulièrement exposés.
"Tous ceux qui tombent entre les mains de la police, en particulier les pauvres, font face de manière imminente aux atteintes corporelles par des moyens divers", affirment les ONG, citant les "passages à tabac", les "brûlures de cigarettes", "les électrochocs à la tête, aux organes sexuels et aux seins".
"Dans le cas des femmes, les mauvais traitements et la torture comprennent un élément sexuel allant des menaces de viol aux abus sexuels réels" tandis que certaines ont le "crâne rasé" ou sont "dénudées sous la contrainte". La police a "plus récemment commencé à faire usage de violence sexuelle à l'encontre des hommes", ajoute le rapport.
Le texte note également que les autorités ont "exagéré le danger" représenté par l'islamisme, en "manipulant politiquement la religion et la culture pour justifier et légitimer les atteintes aux droits de l'Homme".
"L'usage des raids collectifs et arbitraires" s'est élargi, ajoute le rapport, en référence aux vagues d'arrestations postérieures aux attentats tels que ceux commis contre des sites touristiques de la Mer rouge en 2004, 2005 et 2006, ou en février dernier contre le souk touristique de Khan al-Khalili, au Caire, qui avait coûté la vie à une touriste française.
Les raids concernent aussi les affaires de droit commun. "L'appareil de sécurité arrête souvent des familles entières pour contraindre des fugitifs à se rendre", accusent les ONG.
"En conséquence, 12 à 14.000 personnes sont détenues, dont certaines depuis 15 ans, sans avoir été inculpées ou jugées", souligne le rapport.
Hossam Bahgat, directeur de l'Initiative égyptienne pour les droits de la personne, qui figure avec le Centre al-Nadim pour le traitement et la réhabilitation psychologique des victimes de violences et l'Institut du Caire pour l'étude des droits de l'Homme parmi les signataires, a indiqué que le rapport avait été remis au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.

 

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