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TUNISNEWS
9 ème année, N° 3450 du 02.11.2009
 archives : www.tunisnews.net  

Mouvement Ettajdid:  Communiqué
Soutien au journaliste Taoufik Ben Brik - Communiqué commun
Reuters: Tunisie - Incarcération d'un journaliste en vue opposé au régime
Reuters:Tunisia arrests journalist critical of government
AP: Affaire Ben Brik: un haut responsable tunisien dénonce le "parti pris" de RSF
Le Temps: Relation suspecte
AFP: Proche et Moyen-Orient au menu du Forum pour l'Avenir à Marrakech
AFP: Proche-Orient: Hillary Clinton tente de convaincre ses homologues arabes
AFP: Cisjordanie: embarras des colons après l'arrestation d'un "terroriste juif"
AFP: Un journaliste suédois accusé d'antisémitisme défend son article controversé
Reuters: Karachi - La piste islamiste mise en doute dès 2002
Reuters: Battle over face veil brewing in Egypt

 Mouvement Ettajdid
 Communiqué

 Pour la troisième fois en moins d’un mois, le journal « Attariq Al Jadid » fait l’objet d’entraves et de restrictions.
 
En effet, le numéro 149 du 9 octobre 2009 a été saisi sous des prétextes fallacieux. La publication du numéro 150 du 16 octobre 2009 a été retardée de 24 heures en pleine campagne électorale, et ce en contradiction flagrante avec les dispositions de la loi annulant l’autorisation préalable. Enfin, le dernier numéro, daté du 31 octobre 2009, a été retiré des kiosques pour empêcher sa mise en vente, sans qu’aucune explication ne soit fournie à la Direction du journal.
 
Le Mouvement Ettajdid exprime sa vive protestation à l’égard de ces agissements visant à faire taire la voix de l’opposition sérieuse. Il exige de mettre fin à ces pratiques et de permettre la diffusion immédiate de ce numéro d’Attariq Al Jadid.  Il exprime sa vive préoccupation vis-à-vis de la crispation qui caractérise ces derniers jours les rapports des pouvoirs publics avec les journalistes, les blogueurs et les militants des droits de l’homme.
 
Tunis, le 2 novembre 2009.
 
Pour le Mouvement Ettajdid
Samir TAIEB,
Membre du Secrétariat.

Taoufik Ben Brik: la désobéissance en danger

Ecrivain et journaliste, Taoufik Ben Brik est une plume indépendante, courageuse et intransigeante, en butte au harcèlement d'un régime indigne.

Le gouvernement poursuit de sa vindicte le journaliste et sa famille: traquenard, pression, répression, menaces, intimidations, convocations injustifiées à la police, tel est le quotidien de cette figure emblématique de la critique inlassable du régime.

Pour avoir couvert avec amertume et causticité les «élections» tunisiennes dans des médias français, pour avoir démasqué cette sombre farce politique, pour avoir osé faire entendre une voix discordante dans le concert obscène de louanges qui salue le sacre arrogant de Ben Ali, Taoufik Ben Brik se retrouve maintenant isolé, baillonné et réduit au silence.

Jusqu'à son arrestation aujourd'hui qui nous fait redouter le pire.

Nous ne pouvons tolérer la criminalisation de la dissidence.
Nous dénonçons le silence complice du gouvernement français devant ces atteintes aux libertés essentielles, ainsi que sa complaisance envers une dictature policière féroce.

Une dictature qui n'hésite pas à  enlever et faire disparaître les journalistes comme Slim Boukhdhir, correspondant d'Al Arabya, agressé, roué de coups, menacé  2 heures après une interview à la BBC sur le rapport de RSF, ou encore Zouhaier Makhlouf, arrêté depuis le 20 octobre, et aussi des syndicalistes comme Mohamed Soudani, coupable d'avoir parlé à des média étrangers. Sans parler de Florence Beaugé, journaliste au Monde, refoulée à son arrivée en Tunisie et insultée dans une presse aux ordres !

L'impunité aux tortionnaires, ça suffit !
Nous serons toujours aux côtés de ceux qui s'élèvent contre le déni de démocratie.
Nous témoignons avec force notre solidarité  et notre soutien à Taoufik Ben Brik et toutes les victimes de la torture et de la maltraitance dans les prisons tunisiennes.

Signataires: Zitouni Abdelkader Tunisie Verte, Mouloud Aounit MRAP, Hamadi Aouina  Collectif Boycott élections 2009, Clémentine Autain FASE coordinatrice de Regards, Nicole Borvo sénatrice présidente du groupe Communiste républicain et citoyen, Olivier Besancenot NPA,  Tarek Ben Hiba FASE, Daniel Bensaïd NPA, Mouhieddine Cherbib FTCR, Annick Coupé Union Syndicale Solidaires, Iyed Dahmani PDP, Cécile Duflot Les Verts, David Duslam Secretariat international CNT, Abid El Khattabi ASDHOM, Driss El Kherchi ATMF, Jacques Fath PCF, Karine Gantin Journaliste, Jérôme Gleizes commission transnationale des Verts, Kamel Jendoubi REMDH & CRLDHT, Alain Krivine NPA, Gilles Lemaire ATTAC France, Noël Mamère Les Verts, Christian Mahieux Union Syndicale Solidaires, Lumamba Mohsni NPA, Marguerite Rollinde chercheure, Omeyya Sedik, Adel Thabet PCOT,

Tunisie - Incarcération d'un journaliste en vue opposé au régime

Reuters, le 31 octobre 2009 à 15h46
TUNIS, 31 octobre (Reuters) - Taoufik ben Brik, un journaliste tunisien en vue critique du régime du président Zine el Abidine ben Ali, a été arrêté vendredi sur plainte d'une femme qui l'accuse d'agression, a-t-on appris de source judiciaire.
Mais, selon l'avocate Radhia Nasraoui, "la seule explication de son arrestation" sont les articles critiques qu'il a publiés récemment dans la presse française. Le journaliste de 41 ans doit être jugé le 19 novembre et encourt cinq ans de prison.
L'ONG Reporters sans Frontières dénonce des charges fabriquées de toutes pièces visant à faire croupir en prison le journaliste qui collabore à plusieurs médias français, dont le Nouvel Observateur.com
 

Tunisia arrests journalist critical of government
 
 
Reuters, le 31 octobre 2009 à 15h12
TUNIS (Reuters) - The Tunisian authorities have arrested the journalist Taoufik Ben Brik, a virulent critic of President Zine al-Abidine Ben Ali, lawyers said on Saturday.
A judicial source said Ben Brik was arrested on Friday after a woman with whom he had an argument filed an assault complaint but lawyers say he was arrested for attacking the government.
"The only explanation in this case is his articles published recently in the French press," attorney Radia Nasraoui told Reuters.
Ben Brik will go on trial on November 19, and lawyers say he may face up to five years in prison.
Rights groups and some political opponents say Tunisia's government stifles free speech and beats and jails opponents and journalists, all of which the government denies.
Reporters Without Borders condemned the decision to detain the journalist, saying the "trumped-up charges (are) designed to ensure that Ben Brik languishes in prison".
The 41-year-old journalist has worked for a number of French newspapers, magazines and media outlets, including le Nouvel Observateur.com.
 

Affaire Ben Brik: un haut responsable tunisien dénonce le "parti pris" de RSF
 
 
Associated Press, le 31 octobre 2009 à 19h32
TUNIS (AP) -- Un haut responsable du parti au pouvoir en Tunisie a reproché samedi à l'organisation Reporters sans frontières (RSF) un "manque d'objectivité et son parti pris" dans l'affaire du journaliste Taoufik Ben Brik.
"Ce n'est pas normal qu'on écoute un seul son de cloche", a jugé le secrétaire général du rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), Mohamed Ghariani, lors d'une conférence de presse.
Le journaliste doit comparaître le 19 novembre devant le tribunal correctionnel de Tunis à la suite d'une plainte déposée par une femme qui l'accuse de l'avoir agressée, insultée et d'avoir endommagé sa voiture.
L'association de défense de la liberté de la presse RSF, basée à Paris, a dénoncé une affaire "montée de toutes pièces par les autorités pour inquiéter le journaliste, connu pour ses articles critiques à l'égard du président Ben Ali".
M. Ghariani a qualifié de "grave" l'attitude de "certaines parties qui considèrent qu'il suffit d'être un activiste pour se prévaloir d'une immunité et se placer au-dessus de la loi". "Pour être respectées, ces ONG doivent respecter la souveraineté des pays", a-t-il martelé.
M. Ghariani s'en est pris, par ailleurs, à ce qu'il a appelé une "minorité de Tunisiens" qui recourent à "des parties étrangères pour diffuser des allégations mensongères" contre leur pays. Selon lui, il s'agit là de "procédés immoraux" qui "dénotent de troubles psychiques dans la personnalité de leurs auteurs".
De telles méthodes sont considérées par l'opinion publique en Tunisie comme "une traîtrise" dans la mesure où elles "portent atteinte aux intérêts des citoyens et du pays", a-t-il ajouté.
Le dirigeant du RCD présentait à la presse le programme des festivités prévues pour le 22e anniversaire de l'accession au pouvoir du président Zine El Abidine Ben Ali, le 7 novembre 1987. Le chef de l'Etat a été réélu dimanche dernier avec 89,62% des voix pour un cinquième mandat. AP
Associated Press

Relation suspecte

Ce couple d'étudiants n'attira guère l'attention du réceptionniste de l'hôtel sur leur attitude suspecte, et pour cause : Chacun  s'est  présenté, pour réserver, une chambre, sans donner l'impression qu'ils étaient venus passer la nuit ensemble.

Puis chacun d'eux alla de son côté, avec la réservation en poche et la clé de sa chambre en main..
Jusque-là, rien d'anormal.
Toutefois, le jeune homme retrouva la jeune étudiante devant l'hôtel, pour ne plus la quitter d'une semelle.
Après un bon dîner en ville, ils passèrent le début de la soirée ensemble au  snack de l'hôtel.
A un moment donnée, ils quittèrent lesdits lieux, pour regagner leurs chambres respectives.
Mais cette fois-ci il suscitèrent les doutes du personnel de l'hôtel, d'abord par leur attitude pendant qu'ils se désaltéraient au snack , mais surtout lorsqu'ils se dirigèrent en même temps vers leurs chambres. Car quelque temps plus tard, un membre du personnel de l'hôtel, à l'œil vigilant, put constater, que le jeune homme, quitta furtivement sa chambre, pour aller chez la jeune fille.
Celle-ci n'ayant pas réagi, le vigile comprit qu'il était attendu.
Il alerta alors la police qui, au cours d'une descente surprise à l'hôtel, fit irruption dans la chambre de la jeune fille, pour surprendre les deux étudiants dans une attitude, dont le moins qu'on puisse dire, était bien équivoque.
Conduits au poste de police, ils furent écroués et inculpés de prostitution clandestine.
En, effet ce délit étant une infraction d'habitude il faut , pour qu'il soit établi, que les accusés soient habitués à ce genre d'activité.
Or, il s'avéra que ce n'était pas la première fois que ces deux jeunes gens usaient d'un tel procédé.
Aussi écopèrent-ils, par le tribunal de première instance, de 6 mois de prison chacun.
Ahmed YOUNES
 
(Source: "Le Temps" (Quodien - Tunisie) le 2 novembre 2009)

 

Proche et Moyen-Orient au menu du Forum pour l'Avenir à Marrakech

AFP, le 31 octobre 2009 à 12h51

Par Hervé GUILBAUD

MARRAKECH (Maroc), 31 oct 2009 (AFP) - La situation au Proche et Moyen-Orient ainsi qu'en Afrique du nord sera au coeur des sujets abordés lundi et mardi à Marrakech (sud) dans le cadre de la 6ème édition du Forum pour l'Avenir, organisé conjointement par le Maroc et l'Italie.
Le Forum pour l'Avenir est une initiative commune des Etats membres du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni et Russie) et d'une vingtaine de pays de la région du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, ainsi que de la Commission européenne et de la Ligue arabe.

L'idée de ce rendez-vous annuel avait été lancée lors du sommet du G8 de Sea Island, qui s'était tenu en Géorgie en 2004, aux Etats-Unis.

Lors de ce sommet, les pays du G8 s'étaient engagés à favoriser les réformes au Moyen-Orient, en Afrique du nord et à contribuer à l'établissement d'un cadre propice à un dialogue informel, ouvert et global.

La 1ère édition de cette réunion s'était tenue à Rabat en 2004, sous la coprésidence du Maroc et des Etats-Unis. L'Italie copréside le Forum cette année en sa qualité de président du G8 pour l'année en cours

Selon les organisateurs, plusieurs ministres des Affaires étrangères sont attendus à cette 6ème édition, dont le ministre marocain des Affaires étrangères Taïeb Fassi Fihri, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, ainsi que le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, des représentants d'organisations internationales, de la société civile et des acteurs du secteur privé.

Mme Clinton, qui vient d'effectuer une visite de trois jours au Pakistan, est arrivée vendredi soir à Abou Dhabi et devait rencontrer samedi le président palestinien Mahmoud Abbas puis, dimanche à Jérusalem, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Elle devrait profiter du forum de Marrakech pour s'entretenir avec ses homologues arabes.

"Toute occasion qui permet un dialogue franc et ouvert pour discuter de notre région avec les pays du G8 est un plus", a-t-on souligné de source marocaine autorisée.

Comme les précédentes éditions, le Forum pour l'Avenir sera marqué cette année par de nombreux entretiens bilatéraux.

La situation au Moyen-Orient et le dialogue Occident-Islam seront les deux principaux thèmes abordés lors d'un dîner-débat lundi soir, a-t-on précisé de même source.


"Cet important forum est une excellente occasion de discuter des questions d'importance pour la région du Moyen-Orient élargi et de l'Afrique du nord, ainsi que des autres pays du G8", a pour sa part indiqué dans un communiqué le ministre canadien des Affaires étrangères Lawrence Cannon, qui a annoncé sa participation.

Une ONG marocaine, l'Association marocaine des droits humains (AMDH/proche de la gauche radicale), a condamné la tenue au Maroc du Forum de l'Avenir.

Dans un communiqué, l'AMDH a appelé "toutes les forces vives au Maroc et dans la région à s'opposer au Forum de l'Avenir, afin d'instaurer la démocratie et les droits de l'Homme". Selon l'AMDH, ce forum constitue "une variante de l'impérialisme américain dans la région".
 

Proche-Orient: Hillary Clinton tente de convaincre ses homologues arabes


AFP, le 2 novembre 2009 à 12h38
Par Christophe SCHMIDT
MARRAKECH (Maroc), 2 nov 2009 (AFP) -  La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton poursuivait lundi ses efforts pour relancer le processus de paix au Proche-Orient, rencontrant ses homologues arabes après avoir déçu les Palestiniens en appuyant une offre israélienne de gel partiel des colonies.
La chef de la diplomatie américaine doit profiter du Forum pour l'avenir de Marrakech (sud) pour réclamer aux Arabes leur soutien au président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, fragilisé face au mouvement islamiste Hamas, et un début de normalisation de leurs relations avec Israël.
Washington s'était prononcé au printemps pour un gel complet de la colonisation, non seulement en Cisjordanie mais aussi à Jérusalem-est. Mais samedi, Mme Clinton a qualifié de "sans précédent" une offre de gel partiel du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Celui-ci "va plus loin dans sa volonté de limiter les colonies qu'aucun gouvernement israélien précédent", a argué dimanche auprès de l'AFP une source américaine.
"Tout en rejetant la légitimité des colonisations, nous pensons également qu'elles ne devraient pas être une condition préalable à des négociations", a pour sa part déclaré lundi à l'AFP le porte-parole de Mme Clinton, Philip Crowley.
Mme Clinton a échoué à convaincre M. Abbas, dont l'équipe est "abasourdie" par les déclarations de la secrétaire d'Etat, selon une source anonyme citée lundi par le quotidien palestinien Al-Ayyam.
Les Etats-Unis "traitent la question des colonies comme la météo: un sujet intéressant de conversation, mais impossible à changer", commentait pour sa part Haaretz, le quotidien israélien de gauche, en rappelant que le président Barack Obama avait pourtant "proposé que cela change".
Mme Clinton s'est déjà entretenue dimanche avec son homologue égyptien Ahmed Aboul Gheit, qui a dit "comprendre" le refus de M. Abbas.
Elle déjeunait lundi avec le ministre marocain des Affaires étrangères Taieb Fassi-Fihri, avant un entretien à Ouarzazate (au sud-est de Marrakech) avec le roi Mohammed VI.
Le souverain devrait réaffirmer le soutien du Maroc à l'initiative arabe de paix, qui propose la paix contre la récupération des terres occupées par Israël et le retour aux frontières de 1967, a-t-on indiqué de source marocaine proche du gouvernement.
Il devrait une nouvelle fois souligner que la solution pour un retour de la paix dans la région est la réalisation et la cohabitation de deux Etats, c'est-à-dire la création d'"un Etat palestinien indépendant et viable sur tous les plans", avec Jérusalem-est comme capitale, a-t-on ajouté de même source.
Le roi Mohammed VI, qui préside le Comité islamique Al Qods, devrait aussi insister sur une relance du processus de paix, "sous réserve qu'Israël arrête les colonisations et les agressions contre Jérusalem-est".
Dimanche, M. Fassi Fihri avait loué l'administration Obama pour avoir "tracé la perspective et exprimé clairement sur quelle base les résultats des négociations devront être établis".
Le ministre avait toutefois fait remarquer que "la partie arabe constate que toutes les conditions ne sont pas réunies pour une négociation effective et sérieuse qui puisse déboucher sur cette vision de deux Etats".
Hillary Clinton rencontrera en fin de journée les ministres de six monarchies pétrolières du Golfe (CCG, Conseil de coopération du Golfe), auxquels doivent se joindre leurs collègues irakien, jordanien et égyptien. Washington demande à ces alliés des Etats-Unis de soutenir financièrement l'Autorité palestinienne.
Elle participera enfin à un dîner-débat sur le Proche-Orient et le dialogue Occident-islam au Forum pour l'avenir, une initiative commune des Etats membres du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni et Russie) et d'une vingtaine de pays de la région du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, ainsi que de la Commission européenne et de la Ligue arabe.
 

Cisjordanie: embarras des colons après l'arrestation d'un "terroriste juif"

AFP, le 2 novembre 2009 à 16h20

Par Michael BLUM

JERUSALEM, 2 nov 2009 (AFP) - Les colons israéliens de Cisjordanie étaient embarrassés et sur la défensive lundi au lendemain de l'arrestation d'un "terroriste juif" issu de leurs rangs, soupçonné d'avoir assassiné deux Palestiniens et commis plusieurs attentats à la bombe.
Alors que tous les médias israéliens faisaient leurs gros titres sur le "terroriste juif", les colons tentaient de se démarquer de Yaakov Teitel, qui a avoué le meurtre de deux Palestiniens et la pose d'engins piégés contre différentes cibles en Israël et en Cisjordanie.
"Il y a 300.000 habitants juifs en Judée-Samarie (Cisjordanie) et 40 qui connaissaient Teitel. Pourquoi devrions-nous tous faire un examen de conscience?", s'insurge Emily Amroussi, ex-porte-parole des colons, principal organisme représentatif des colons, à la une du quotidien Israël Hayom (droite), en réaction aux critiques des éditorialistes et députés de gauche.
Le député Nitzan Horowitz, du parti laïc de gauche Meretz, a déclaré dimanche soir que "son idéologie (de Teitel) a été nourrie par les groupes d'extrême-droite qui mettent en danger la démocratie israélienne. Il faut réagir avec détermination contre ces gens".
De son côté, l'éditorialiste Gideon Levy écrit qu'"il y a encore beaucoup de Teitel dans les colonies", dans l'influent journal de gauche Haaretz.
Le suspect, Yaakov Teitel, un juif américain de 37 ans, a été arrêté le mois dernier. Informaticien, il est marié et père de quatre enfants.
Outre le meurtre de deux Palestiniens en 1997, il a reconnu, selon la police, avoir posé une bombe à proximité d'un couvent près de Jérusalem en 2007, envoyé un colis piégé à une famille de juifs messianiques (qui croient en Jésus, ndlr) en 2008 et d'avoir déposé un engin piégé à l'entrée de la maison du professeur Zeev Sternhell, un universitaire connu pour ses opinions de gauche, la même année à Jérusalem.
La police a découvert des caches d'armes au domicile du suspect, dont des fusils d'assaut, des pistolets et des munitions qu'il avait réussi à importer en fraude des Etats-Unis. Selon les enquêteurs, Teitel a agi seul.
"Nous condamnons ces actes ignobles que nous rejetons", a aussitôt expliqué le porte-parole de la colonie, Shmaya Tiram.
Le Conseil de Yesha, principal organisme représentatif des colons, affirme dans un communiqué "être révolté par les actes criminels" de Teitel tout en appelant "à ne pas faire porter les crimes d'un seul homme sur toute une communauté qui les rejette".
Interrogé par l'AFP, Bentzion Amar, le rabbin de la colonie Shvout Rahel (nord de la Cisjordanie), où résidait le meurtrier, a estimé que Yaacov Teitel "n'a rien à voir avec notre communauté". Le rabbin Amar a toutefois reconnu que l'implantation de Shvout Rahel traversait "une grave crise".
Dans le passé, plusieurs colons extrémistes ont été arrêtés pour avoir commis des attentats contre des Palestiniens.
En 1984, un réseau terroriste de 29 activistes avait été démantelé par les services de sécurité israéliens à la suite d'attaques à l'arme automatique contre des Palestiniens et de la découverte d'un projet d'attentat à la bombe contre la mosquée
al-Aqsa, haut-lieu de l'islam à Jérusalem.
Vingt ans plus tard, quatre colons avaient été arrêtés après avoir tenté de poser des explosifs près d'une école palestinienne à Jérusalem-Est.
En général, les auteurs d'attentats anti-palestiniens sont des hommes agissant seuls, sans aide extérieure, comme Baroukh Goldstein, responsable du massacre de 29 Palestiniens au Caveau des Patriarches à Hébron (sud) en 1994 ou encore Asher Weizgan, originaire de la colonie de Shvout Rachel comme Teitel, qui avait abattu quatre Palestiniens en 2005.

 

Un journaliste suédois accusé d'antisémitisme défend son article controversé

AFP, le 2 novembre 2009 à 16h47
DIMONA (Israël), 2 nov 2009 (AFP) -
Un journaliste suédois, objet d'une vive polémique après avoir accusé sans preuves l'armée israélienne de couvrir un trafic d'organes prélevés sur des cadavres de Palestiniens, a défendu ses écrits lundi lors d'une conférence en Israël.
S'adressant à une conférence internationale sur les médias organisée à Dimona, dans le désert du Néguev (sud d'Israël), Donald Bostrom, maintes fois interrompu par des protestataires, a admis ne pas avoir de preuves pour soutenir les allégations de familles de Palestiniens tués par Tsahal.
Il a en revanche précisé qu'il considérait leurs témoignages comme suffisamment sérieux pour en faire un article en août dernier.
Cet article a déclenché une vague de protestations en Israël et provoqué une crise diplomatique entre l'Etat hébreu et la Suède, au moment où celle-ci assure la présidence de l'Union européenne.
"Une des conclusions est qu'une enquête plus approfondie doit être menée", a plaidé le journaliste qui travaille pour le tabloïde suédois Aftonbladet.
L'intervention du journaliste a été ponctuée de protestations et de chahut de la part d'un public souvent hostile.
Accompagné par des gardes du corps, Bostrom a salué le "courage démocratique" des organisateurs de la conférence pour lui avoir donné l'occasion de défendre ses écrits.
La publication de son article et le refus des autorités suédoises de le désavouer, au nom de la liberté d'expression, a jeté un froid entre Stockholm et Israël. Les dirigeants israéliens ont exhorté les dirigeants suédois à condamner un article à leurs yeux ouvertement antisémite.
Le vice-Premier ministre israélien Silvan Shalom a fait part dimanche de son refus de participer à la conférence au côté du journaliste suédois.
Dans un communiqué, le Centre Simon Wiesenthal a dénoncé un "travesti" de conférence et accusé Bostrom d'avoir "trahi le code éthique du journaliste".
Interrogé à la radio, un des organisateurs de la conférence, Gidon Adin, a justifié l'invitation du journaliste suédois en faisant valoir qu'"il devra pour la première fois expliquer devant un public hostile pourquoi il publie des articles diffamatoires sur la foi de rumeurs".
   
 

Karachi - La piste islamiste mise en doute dès 2002

Reuters, le 2 novembre 2009 à 16h12

par Thierry Lévêque
PARIS, 2 novembre (Reuters) - La piste d'une opération menée par des islamistes proches d'Al Qaïda pour l'attentat fatal à onze Français à Karachi en 2002 était mise en doute dès l'origine par les services secrets français, a-t-on appris lundi
de source proche du dossier.
Cette version a pourtant été défendue officiellement par Paris jusqu'à ces derniers mois pour l'attentat-suicide commis le 8 mai 2002 dans la ville pakistanaise.
Un kamikaze avait fait 14 morts, dont 11 ingénieurs et techniciens français de la Direction des constructions navales (DCN), en précipitant une voiture bourrée d'explosifs sur un bus sortant d'un hôtel. Les victimes travaillaient sur place à la construction de sous-marins français de type Agosta.
Des documents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) déclassifiés et versés au dossier de l'instruction début octobre montrent que les services secrets français émettaient de fortes réserves sur la version officielle
des autorités pakistanaises, incriminant Al Qaïda.
"Les documents, qui sont tous classés confidentiel défense, font état d'un fort scepticisme sur la piste d'Al Qaïda", a-t-on expliqué. Après l'acquittement d'islamistes condamnés, undocument DGSE est titré: "Une décision prévisible".
Me Olivier Morice, avocat de familles de victimes, a annoncéà Reuters qu'il demanderait prochainement de nouvelles auditions pour faire la lumière sur l'affaire.
L'hypothèse désormais officiellement privilégiée est celle d'un attentat commandité par des militaires pakistanais, sur fond d'opérations de corruption concernant le contrat des sous-marins auquel travaillaient les victimes.

LEVÉE D'UN MANDAT D'ARRÊT INTERNATIONAL

L'abandon de la piste islamiste s'est par ailleurs traduite début octobre par la levée d'un mandat d'arrêt international lancé en janvier 2007 par le juge Jean-Louis Bruguière contre un chef islamiste pakistanais, Mati Ur Rehman, censé être un
responsable d'Al Qaïda.
Les juges d'instruction Marc Trévidic et Yves Jannier ont pris cette décision à la suite de l'acquittement en appel en mai par la justice pakistanaise de deux militants islamistes condamnés à mort en première instance. Un troisième a également été acquitté la semaine dernière.
Le jugement pakistanais de mai versé au dossier estime que toute la procédure a été fondée sur un témoignage fabriqué.
L'hypothèse étudiée par les juges français est qu'un litige sur le paiement de commissions au Pakistan, en marge du contrat de construction de sous-marins Agosta, pourrait avoir amené des militaires pakistanais à commanditer l'attentat, en utilisant des groupes islamistes manipulés.
Il ne figure aucune mention dans les documents de la DGSE relatives au contrat des sous-marins, a ajouté Me Morice. Les responsables des services sont seuls maîtres des documents qu'ils remettent à la justice.
De nombreux passages des documents remis par les services secrets ont été occultés. Ce procédé est fréquent dans ce type de procédure et vise en général à protéger les noms d'employés des services secrets ou de leurs informateurs.
Cette affaire renvoie le monde politique français aux rivalités ayant précédé à droite l'élection présidentielle de 1995 entre Edouard Balladur - appuyé alors par Nicolas Sarkozy - et Jacques Chirac.
Ce dernier a ordonné une fois élu l'arrêt du paiement des commissions en marge du contrat parce qu'il soupçonnait un financement politique de son rival avec ces fonds, a confirmé publiquement l'ancien ministre de la Défense Charles Millon.
Nicolas Sarkozy avait qualifié de "fable" en juin dernier le scénario d'un attentat commandité par des militaires pakistanais mécontents du non-paiement de commissions.

 

 Battle over face veil brewing in Egypt

Reuters, le 2 novembre 2009 à 14h15

By Mariam Karouny

CAIRO (Reuters) – Rokaya Mohamed, an elementary school teacher, would rather die than take off her face veil, or niqab, thrusting her to the forefront of a battle by government-backed clerics to limit Islamism in Egypt.
Egypt's state-run religious establishment wants teachers like Mohamed to remove their veils in front of female students, sparking a backlash by Islamists who say women should be able to choose to cover their faces in line with their Islamic faith.
"I have put on the niqab because it is a Sunna (a tradition of the Muslim prophet Muhammad). It is something that brings me closer to religion and closer to the wives of the Prophet who used to wear it," she said.
"I know what makes God and his prophet love me, and no sheikh is going to convince me otherwise. I would rather die than take it off, even inside class," she added.
Egypt, the birthplace of al Qaeda's second-in-command Ayman al-Zawahri, fought a low-level Islamist insurgency in the 1990s, has faced sporadic militant attacks targeting tourists since then, and is keen to quell Islamist opposition ahead of parliamentary elections next year and a 2011 presidential vote.
The spread of the niqab, associated with the strictest interpretations of Islam, is a potent reminder to the government of the political threat posed by any Islamist resurgence emanating from the Gulf, where many young Egyptians go to work.
Controversy over the niqab flared last month after the state-appointed head of Egypt's al-Azhar mosque asked a young student to remove her face veil during a visit to her school.
Grand Sheikh of al-Azhar Mohamed Sayed Tantawi later issued a religious edict or fatwa barring women and girls from wearing the niqab in all-girl Azhari schools, saying there was no reason for girls to cover their faces amongst themselves.
An Azhari research center later backed the ruling, saying the face veil should be removed when a girl is in an all-female class with women teachers, in all-female exam rooms, and in all-female dormitories.
Egyptian state-run media have also called for women to show their faces, citing the "damaging" effects of niqab on society.
GULF INFLUENCE
While a majority of Egyptian women and girls consider it an Islamic religious obligation to cover their hair and neck with a scarf, few Muslim scholars say the full face veil is mandatory.
Yet growing numbers of Egyptian women are abandoning the simple headscarf in favor of the niqab, analysts say, reflecting the growing sway of strict Saudi-based Wahhabi ideology on an already conservative and Islamized society.
"It increased mainly because of the major influence from the Gulf. This habit is not from the heart of Egyptian society. It is imported from the Gulf," political analyst Hala Mustafa said.
"(Extremism) has been increasing in Egyptian society for the past 30 years and therefore Egyptians are accepting more extremism and becoming more closed off," she said.
Egypt, unlike other Muslim states Saudi Arabia and Iran, does not require women to cover their heads with a scarf. But the millions of Egyptians who have lived or worked in Gulf states such as Saudi Arabia are believed to be a source for the spread of Wahhabi ideology.
Just 30 years ago, women attended Egypt's flagship Cairo University wearing miniskirts and sleeveless tops. They strolled along the beaches of Alexandria in skimpy swimsuits at a time when society was seemingly more liberal and tolerant.
Analysts say the headscarf, or hijab, was seen as a status indicator and was prevalent among lower-income classes. Women from upper and middle classes rarely veiled at a young age and those who did usually followed fashionable interpretations of hijab. The niqab was uncommon at that time.
NIQAB MORE PREVALENT
But the niqab has become more prevalent. Women in flowing black robes are a common sight strolling through Egypt's fanciest shopping malls and five-star hotels, as well as in shanties.
Analysts say challenging the stricter interpretations of Islam could be a long journey that requires, in particular, introducing reforms on an educational system that has allowed women in niqab to teach small children.
"These decisions have to be accompanied with ideological procedures and requires challenging the ideology so there will be moderate ideology," Mustafa said.
Egyptian courts have a history of ruling in favor of women wearing niqab inside universities. In 2007, a court ruled that the American University in Cairo, seen as a bastion of Western liberal education in Egypt, was wrong to bar a female scholar who wears niqab from using its facilities. The court cited personal and religious freedom as grounds for its ruling.
Ordinary Egyptians on the streets of Cairo have conflicting feelings regarding the niqab. Some say it should be banned on security grounds because it can be used by criminals to disguise themselves and escape police searches.
Others hail it as the right way to fulfill religious duties or as the best way to protect women from sexual harassment, although a recent study showed veiling had little effect on harassment rates in Egypt.
"When a man cannot see a woman, then what is he going to harass her for? Nothing," said Abu Donya, a taxi driver, whose views are shared by many Egyptians. "So imagine if all women wear niqab, things would be better," he said

 

 

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