الإثنين, 30 تشرين2/نوفمبر -0001 00:00

02mars08f

Home - Accueil -

في كل يوم، نساهم بجهدنا في تقديم إعلام أفضل وأرقى عن بلدنا، تونس

Un effort quotidien pour une information de qualité sur notre pays, la Tunisie.

Everyday, we contribute to a better information about our country, Tunisia

TUNISNEWS
 8 ème année, N°  2839 du 02.03.2008
 archives : www.tunisnews.net
 
Liberté et Equité: Report de l’examen de l’affaire du cheikh exégète du Coran, Khatib Boukhari
AISPP: Infos en continu
AISPP: communiqué
Luiza Toscane: Slim Boukhdhir a cessé sa grève de la faim
Le Temps: Véhicules à vitrés teintées : à qui incombe la responsabilité d'autoriser leur importation ?
AFP: Maroc: appel à la libération d'un jeune ingénieur condamné à 3 ans de prison
Reuters: Pays-Bas-Le PM met en garde contre l'impact d'un film anti-islam

Sauvez la vie du prisonnier politique et ingénieur Ridha Boukadi
Liberté pour Slim Boukhdhir, la plume libre
Liberté et Equité
33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis
Tel/fax: 71 340 860
Email : Liberte_éعنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

Tunis, le 1er mars 2008

Slim Boukhdhir, la plume libre, suspend sa grève de la faim

L’épouse du prisonnier d’opinion et journaliste Slim Boukhdhir nous a informés qu’elle avait rendu visite à son mari jeudi 28 février 2008 et qu’il avait décidé de suspendre sa grève de la faim à la demande de son avocat, de ses amis et des membres de sa famille qui se sont engagés à s’adresser aux autorités concernées pour améliorer ses conditions d’incarcération;

Report de l’examen de l’affaire du cheikh exégète du Coran, Khatib Boukhari

La première chambre criminelle du Tribunal de Première instance de Tunis a examiné le 29 février 2008 l’affaire n°1/14985 dans laquelle sont déférés une vingtaine d’accusés, dont la majorité sont originaires de Sidi Ali Ben Aoun dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, pour des infractions tombant sous le coup de la loi sur le terrorisme, loi inconstitutionnelle. Parmi eux, le cheikh, exégète du Coran, Khatib Boukhari et son fils Oussama. La défense a demandé la libération provisoire du cheikh, car il souffre de cécité, ce qui fait de lui une charge pour les autres prisonniers, mais la commission du tribunal a décidé de reporter l’examen de l’affaire au 10 mars 2008. Il est l’un des plus illustres savants, ayant étudié auprès des cheikhs les plus célèbres d’Arabie Saoudite. Il a rédigé beaucoup de livres, comme une exégèse du Coran en huit parties et qui a été confisquée par l’administration de la Sûreté de l’Etat sans que cela soit porté au procès verbal et, en dépit des nombreuses promesses du directeur de la prison, son ouvrage ne lui a toujours pas été restitué.
Il est accusé d’absence de dénonciation et de mise à disposition d’un local à des éléments terroristes. Il ouvrait sa maison aux étudiants qui venaient de toutes les régions du pays.
Pour le bureau exécutif de l’organisation
Le président
Maître Mohammed Nouri
(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version originale, LT)

 

Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays
Association Internationale de Soutien aux prisonniers politiques
43 rue Eldjazira, tunis
e-mail : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

Tunis, le 1er mars 2008
Infos en continu
 
* La onzième chambre criminelle de la Cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Farouk Gharbi, a prononcé son jugement tard dans la soirée d’hier, vendredi 29 février 2008 dans l’affaire 14985. Elle a condamné à l’emprisonnement Abdallah Nbigh pour une durée de trois ans et Imed Benati, Abdelhakim Lchiheb, Hamza Sahhal et Lanouar Jabli pour une durée de deux ans. Nbigh avait été condamné en première instance à une peine de cinq ans est les autres à trois ans, accusés d’adhésion sur le territoire de la République à une entente ayant fait du terrorisme un moyen de concrétiser ses objectifs, d’appel à adhérer à une organisation en relation avec les infractions terroristes, et d’utilisation d’un nom, d’un mot et d’un symbole pour désigner l’organisation terroriste, son activité et ses membres;
[…]
Pour la commission de suivi des procès
Le secrétaire général de l’association
Maître Samir Dilou
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

 
Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays

Association Internationale de Soutien aux prisonniers politiques
43 rue Eldjazira, tunis
e-mail : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

Tunis, le 2 mars 2008

L’association a appris que Mohammed Salah Gsouma, ex prisonnier politique, est toujours en butte à toutes sortes de brimades sécuritaires, et que sont restés sans lendemain ses contacts et courriers envoyés aux autorités concernées pour les convaincre de lui octroyer ses droits citoyens garantis par la constitution, comme le droit de circuler. Car, en plus du contrôle administratif policier collant et l’obligation d’émarger une fois toutes les quarante huit heures, la Sûreté du gouvernorat de Mehdia le prive de soins et de contacts avec sa famille au prétexte qu’il doit demander un accord avant tout déplacement.
Gsouma souffre de plusieurs pathologies nécessitant un traitement particulier, qui n’existe pas dans le petit village où il réside et le décret de « contrôle administratif » n°17958 pris par le ministre de l’Intérieur le 12 novembre2007 ne stipule dans aucun de ses quatre articles qu’il doit émarger !

L’association a appris aussi que Mohammed Bacha, un prisonnier libéré et dont le procès a eu lieu dans le cadre de la dite « lutte antiterroriste » (jugement prononcé par la Cour d’Appel de Tunis dans l’affaire n°10478 le 25 janvier 2008), est en butte à des brimades incessantes de la part des agents de la police politique de Ras Jbel dans le gouvernorat de Bizerte. Il a dû faire face à des demandes pour le moins étranges et parfois contradictoires. L’un des agents lui demande de se présenter au district de la Sûreté tandis qu’un autre agent le contacte pour lui dire que ce n’est pas nécessaire. Il a été soumis récemment à une sorte d’assignation à résidence, puisqu’il lui a été interdit de se rendre à Menzel Temime pour assister aux obsèques du mari de sa tante. Dès qu’il a eu un emploi (chauffeur dans une boulangerie), des agents ont contacté son patron pour le dissuader de le recruter et pour l’informer qu’il se mettrait en péril en embauchant une « personne dangereuse »[…]

Pour l’association
Le Président
Maître Saïda Akrami
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


 


Slim Boukhdhir a cessé sa grève de la faim
 
Slim Boukhdhir, incarcéré à la prison de Sfax, a mis fin le 22 février à sa grève de la faim commencée le 15 février pour protester contre ses lamentables conditions d’incarcération. Il n’a rien obtenu, ni transfert de la cellule sans air ni lumière qu’il partage avec d’autres détenus, ni soins appropriés à son état de santé : il souffre de graves problèmes respiratoires. Toutefois l’administration pénitentiaire n’envisage plus de lui faire subir une opération chirurgicale que ni lui ni ses proches n’avaient demandée. Et les problèmes rencontrés avec le contenu de son couffin, qui lui parvenait incomplet, ont cessé.
Le 28 février, l’organisation Reporters Sans Frontières avait publié un communiqué s’alarmant de l’état de santé du journaliste, tandis que les autorités tunisiennes démentaient, d’après la chaîne El Jazira, les problèmes du journaliste en prison.
N’étant pas parvenu à se faire entendre par son mouvement, le prisonnier, comme ses proches, place désormais ses espoirs dans une visite prochaine de la Croix Rouge à la prison de Sfax.

Luiza Toscane

Écrivez à Slim Boukhdhir :
Numéro d’écrou : 27312
Prison civile de Sfax
Tunisie

Malgré l'interdiction de leur mise en circulation par le code de la route
Véhicules à vitrés teintées : à qui incombe la responsabilité d'autoriser leur importation ?
 
Les voitures aux vitres teintées empêchant la visibilité à l'intérieur circulent de plus en plus fréquemment sur nos routes, ces derniers temps.
 
Ce phénomène est-il dû à une ignorance du code de la route de la part des propriétaires de ces véhicules, ou en sont-ils au contraire tout à fait conscients ?
 
Car cela contrevient en tous les cas aux conditions techniques, administratives et légales requises pour la mise en circulation de tout véhicule.
 
Toutefois est-ce la faute au particulier qui pour acquérir un véhicule fait appel aux sociétés spécialisées dans ce secteur afin d'avoir de telles voitures sans aucun obstacle, en obtenant une carte grise, établie d'après une fiche technique et qui constitue un permis de circuler en bonne et due forme ?
 
A qui incombe la responsabilité en cas de non conformité aux conditions techniques requises par le code de la route ?
 
Les voitures importées doivent répondre préalablement à ces conditions. Ce qui n'est pas le cas pour les véhicules aux vitres teintées.
 
Pour quelle raison s'en prendre à celui qui acquiert une telle voiture, alors qu'a priori elle a été importée d'une manière légale ?
 
Notons à ce propos que l'art 32 du décret 147 de l'année 2000, en date du 24 janvier 2000, régit les conditions techniques requises pour les véhicules en ces termes :
 
"Il faut que toutes les vitres y compris le pare-brise, soient composés d'une matière transparente permettant la visibilité d'une manière claire à l'intérieur ainsi que de l'extérieur du véhicule, et qu'elles génèrent le moins de dégâts en cas de bris.
 
En outre, il faut que le pare-brise soit suffisamment transparent de manière à ne pas altérer la forme ou la couleur des objets placés à l'intérieur du véhicule, et qu'il permette la visibilité de la route pour le conducteur même en cas de bris".
 
Cette loi démontre clairement que les vitres teintées ne sont pas permises. Il importe donc d'interdire l'importation de tels véhicules d'une manière catégorique ce qui éviterait de mettre le particulier en porte-à-faux vis-à-vis du code de la route.
 
D'autres articles limitent les conditions de mise en circulation des véhicules à la conformité à certaines règles techniques tant en Tunisie que sur le plan international.
 
Ainsi la loi 108 du 18 décembre 1998 oblige à soumettre tous les véhicules neufs à la visite technique qui relève de la compétence de l'Agence Technique de Transport Terrestre (ATTT), celle-ci dresse un PV de réception sans lequel aucun véhicule ne peut circuler.
 
Par ailleurs, il est stipulé dans l'article 62 du code de la route que les véhicules poids lourds (remorques et semi-remorques) sont soumis aux mêmes conditions relatives à l'approbation de l'ATTT.
 
Il est précisé en outre dans le même article qu'aucune transformation substantielle n'est permise pour ce genre de véhicule qu'après obtention d'une approbation en ce sens par les services concernés du ministère du Transport.
 
Cette catégorie de véhicules est régie par les règles de réception appropriées.
 
L'art 68 du code de la route concerne en outre les conditions de réception et d'approbation pour cette catégorie de véhicules relevant de la compétence des services concernés du ministère du Transport tenus de s'assurer de la conformité de ces véhicules aux normes nécessairement requises pour leur mise en circulation.
 
Enfin, il est énoncé dans l'article 123 du même code que :
 
Tout véhicule ou ensemble de véhicules utilisés dans le transport international sont soumis aux règles du code de la route, exception faite de ceux faisant l'objet d'un accord spécial entre Etats.
 
Est considéré véhicule de transport international, tout véhicule dont le propriétaire, qu'il soit personne physique ou morale, réside en dehors du territoire tunisien, ou tout véhicule enregistré à l'étranger, ou circulant, sur le territoire à titre temporaire.
 
(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 2 mars 2008)
 
 

Maroc: appel à la libération d'un jeune ingénieur condamné à 3 ans de prison

 AFP, le 1er mars 2008 à 16h50
RABAT, 1 mars 2008 (AFP) - Près de 150 ingénieurs marocains et militants des droits de l'Homme ont réclamé samedi la libération de Fouad Mourtada condamné le 22 février à trois ans de prison pour avoir "usurpé" l'identité du frère du roi Mohammed VI, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Libérez Mourtada tout de suite", ont scandé les protestataires rassemblés devant la prestigieuse Ecole Mohammadia des Ingénieurs de Rabat (EMI) dont le jeune ingénieur en informatique, âgé de 27 ans, a été lauréat en 2005.
Le tribunal avait condamné Fouad Mourtada à trois ans de prison et 10.000 dirhams (900 euros) d'amende à Casablanca pour "utilisation de données informatiques falsifiées" et "usurpation" de l'identité du prince Moulay Rachid sur le site Facebook.
"Nous l'avons adopté comme un détenu d'opinion et nous réclamons sa libération immédiate", a déclaré à l'AFP Khadija Riadi, présidente de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) qui a appelé au rassemblement.
"Le procès de Mourtada n'a pas été équitable, c'est un procès politique", a-t-elle affirmé. Aboubakr Khamlichi, ingénieur, estime que "Fouad Mourtada a été victime de ce qu'on appelle au Maroc les valeurs sacrées", en allusion à la monarchie, la religion et l'intégrité territoriale considérées comme des lignes rouges à ne pas transgresser par la
presse et les citoyens.
Le congrès de l'Union nationale des Ingénieurs Marocains (UNIM) ouvert vendredi dans les locaux de l'EMI, devrait adopter une motion appelant à la libération de Mourtada, a indiqué Abdelhamid Amine, président du congrès et militant des droits de l'Homme.
Une responsable d'Amnesty International, Bénédicte Goderiaux qui a assisté au procès, s'était déclarée le 23 février "choquée" par le "verdict très lourd" contre Fouad Mourtada, dans une déclaration à l'AFP. "La sentence est disproportionnée par rapport à ce qu'il a fait", a-t-elle jugé.
 
AFP
 
 


Pays-Bas-Le PM met en garde contre l'impact d'un film anti-islam
 
 
Reuters, le 29 février 2008 à 23h05
par Gilbert Kreijger
 
AMSTERDAM, 29 février (Reuters) - Les Pays-Bas risquent des sanctions économiques et des agressions contre leurs ressortissants et leurs entreprises en raison du projet d'un
homme politique de droite de diffuser un film anti-islam, a averti vendredi le Premier ministre néerlandais Jan Peter Balkenende.
Le député Geert Wilders, qui a réclamé l'interdiction du Coran et l'a assimilé à Mein Kampf d'Adolf Hitler, a réalisé un film dans lequel il exprime son point de vue sur le livre saint de l'Islam.
"Les produits néerlandais ont été exclus d'une exposition, les taliban (en Afghanistan) annoncent des actions contre les soldats néerlandais, des hôtesses de l'air redoutent de travailler sur certains vols", a déclaré Balkenende lors d'un point de presse télévisé.
En 2006, des manifestations et des émeutes avaient éclaté dans de nombreux pays musulmans après la publication dans un journal danois de caricatures, dont l'une montrant le prophète
Mahomet coiffé d'un turban en forme de bombe. Une cinquantaine de personnes avaient été tuées et trois ambassades danoises avaient été attaquées.
 
APPELS DU PATRONAT
 
Balkenende n'a pas demandé à Wilders de renoncer à diffuser son film mais il a souligné que le gouvernement néerlandais ne partage pas les idées de Wilders. Il a ajouté que son gouvernement avait le devoir d'attirer l'attention sur les risques que comporte la diffusion du film et qu'il avait eu un entretien avec Wilders.
Ce dernier a écrit sur son site internet: "Notre Premier ministre a si peur des conséquences du film qu'il semble céder à l'Islam plutôt que de défendre nos valeurs et nos droits démocratiques. Sachez bien une chose: le film sera diffusé".
Wilders, qui fait l'objet de menaces de mort sur des sites internet islamistes, a déclaré qu'il avait terminé son film et qu'il était en négociation avec des stations de télévision pour sa diffusion.
Selon des médias, il espère le diffuser en mars ou avril.
Le parti de Wilders dispose de neuf des 150 sièges du Parlement néerlandais et il a progressé dans de récents sondages d'opinion. Il a mis en garde contre un "tsunami d'islamisation" aux Pays-Bas, qui abritent près d'un million de musulmans.
Trois organisations patronales néerlandaises ont exhorté Wilders à ne pas diffuser le film en faisant valoir que cela porterait atteinte au commerce. "Nous rejetons les déclarations insultantes et le manque de
respect", a déclaré Bernard Wientjes, président de l'organisation patronale VNO-NCW.
La Turquie a exprimé ses inquiétudes concernant le film, le gouvernement iranien a dénoncé un acte "provocateur et satanique" et le Pakistan a condamné cette semaine toute tentative de dénigrer l'Islam.
En 2004, un islamiste avait assassiné le réalisateur Theo Van Gogh auteur d'un film accusant l'islam d'encourager la violence contre les femmes.
Wilders a appelé son film "Fitna", un terme arabe utilisé dans le Coran et parfois traduit par "luttes".
 
REUTERS
 

 

Home - Accueil - الرئيسية