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TUNISNEWS
8 ème année, N°  2901 du 02.05.2008
 archives : www.tunisnews.net
Vérité-Action: P é t i t i o n - A l’attention de Monsieur Nicolas SARKOZY
Vérité-Action: Pétition de soutien aux journalistes grévistes
Journée de soutien aux journalistes Tunisiens d’El - Mawkef
Reporters sans frontières: Le journaliste Slim Boukhdir maintenu dans des conditions de détention dégradantes
Reporters Without Borders: Journalist catches scabies in prison, but cannot shower and denied medicine
Amnesty international: Triste continuité de la politique française en Tunisie
Luiza Toscane: Tunisie : le journaliste Slim Boukhdhir à l’honneur de la répression
AP: Bush dénonce les pays (et cite la TUNISIE, Ndlr) qui musèlent les médias et accuse la Chine
AFP: Bush: le dialogue entre Chine et dalaï lama doit être "substantiel"
REUTERS:Sarkozy, trop "complaisant" sur les droits de l'Homme en Tunisie?
AP: Rama Yade se défend d'avoir fait "tapisserie" en Tunisie
Reuters: Rama Yade dit avoir abordé tous les sujets sans tabou en Tunisie
Reuters: Tunisia's Ben Ali calls for 'audacious' media
AP: France's Sarkozy praises Tunisia's fight against extremists, advances on human rights
MONSIEUR SARKOZY VENDEZ VOS AIRBUS ET TAISEZ VOUS
AP: Tunisie: augmentations salariales "malgré une conjoncture délicate"
le Temps: Démocratie et droits de l’Homme :Nos exigences vis-à-vis de nous-mêmes
le Temps: Tribune libre:Ces professionnels de l’agitation permanente et des causes nulles
webmanagercenter:Tunisie-France : le nouveau «deal»
Le Temps:Les principales décisions présidentielles
Le Temps :Suite des prévisions sur le prix du pétrole...Le baril va s'amuser encore
AFP: Un Tunisien victime d'un accident d'irradiation hospitalisé en France
AFP: Marché des céréales: net ralentissement d'activité en fin de semaine
Le Monde: Union pour la Méditerranée : Paris peine à convaincre tous les chefs d'Etat arabes
Rouge : L’Union méditerranéenne à marche forcée
l'Union Générale des Etudiants de Palestine :Communiqué


Vérité-Action
 
-o- P é t i t i o n –o-
A l’attention de Monsieur Nicolas SARKOZY
Président de la République française
 
 
Monsieur Le Président,
 
Votre dernière visite en Tunisie et les propos que vous avez tenu à l’occasion de cette visite d’Etat nous a profondément choqué.
 
Lors de cette visite, et alors que tout le monde connaît ce qui passe en Tunisie, vous avez déclaré que l'espace des libertés progresse et que la Tunisie n’a pas de leçons à apprendre de quiconque en matière de démocratie et de droits de l’homme.
 
Cela a été également le cas lorsque le représentant de la France, lors de l’examen périodique universel du rapport de la Tunisie par devant le Conseil des droits de l’homme le 8 avril 2008, n’a soulevé aucun reproche et a distribué des éloges gratuites faisant croire à un paradis des droits de l’homme. 
 
Or, comme vous le savez certainement, Monsieur le Président, dans la Tunisie d'aujourd'hui les libertés sont quotidiennement bafouées, les défenseurs des droits de l'Homme subissent une répression sévère, la justice comme la presse sont sous contrôle et la démocratie est les plus grand absent depuis maintenant plus de 20 ans du règne du président Ben Ali.
 
Au vu de cette situation, nous soussignés :
 
1.     Manifestons par la présente notre solidarité avec la société civile tunisienne ;
 
2.     Exprimons notre indignation et notre condamnation devant la complaisance de votre discours à l'égard du régime Ben Ali ;
 
3.     Appelons la France à assumer ses valeurs fondatrices en soutenant le combat des tunisiens pour la démocratie et le respect des droits de l’homme loin de tous  calculs de court terme qui ne servent qu’à renforcer la dictature.
 
 
Pour signer la pétition envoyez un email à : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

Journée mondiale de la liberté de la presse
Journée de soutien aux journalistes Tunisiens d’El - Mawkef
en grève de la faim illimitée depuis  le 26 avril
 


Dans le cadre de la journée mondiale de la liberté de la presse, des journalistes et des militants démocrates tunisiens observent, à Tunis, une grève de la faim symbolique de 24h, au local du journal El Mawkef, en soutien à  son directeur de rédaction Mongi ELLOUZE et  à son rédacteur en chef Rachid KHECHANA, en grève de la faim illimitée depuis le 26 avril 2008. Ces derniers voient en cette forme de résistance le dernier moyen de sauver leur journal en alertant l'opinion nationale et internationale. El Mawkef est l'un des derniers espaces d'information en Tunisie non inféodé au pouvoir, qui multiplie ces derniers temps les tentatives de le faire cesser de paraître.

A Paris des journalistes et des démocrates observent, le même jour, une grève de la faim de 24h en soutien aux grévistes du journal El Mawkef, et protestent contre les entraves systématiques du gouvernement tunisien à la liberté de la presse.

Nous appelons tous les démocrates à venir, nombreux, participer et soutenir cette initiative.


Le Samedi 03 Mai 2008
à partir de 10h00
à la FTCR, 3 rue de Nantes 75019 Paris.


Metro : Station crimée - ligne 07.
contact - Iyed 06.37.82.43.18 - Omeyya 06.87.75.74.84

Dans le cadre de sa particiation au salon international du livre à Genève du 30 avril au 4 mai, Vérité-Action fait signer une pétition de soutien aux journalistes grévistes. Vous pouvez signer cette pétition directement dans notre stand ou en envoyant un email sur : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.


P é t i t i o n


Depuis le début des années 1990, les composantes de la société civile tunisienne subissent les tracasseries des autorités policières. Des journalistes, des avocats, des étudiants, des familles de prisonniers d’opinion, des personnalités politiques, des représentants d’ONGs ou partis politiques et mêmes des jeunes citoyens, subissent sans cesse les agressions, le harcèlement et les arrestations à la moindre revendication ou protestation.

Tout récemment, depuis le 14 mars 2008, quatre éditions d'Al-Maoukif, l'hebdomadaire du Parti démocratique progressiste (PDP) ont été saisis, sans aucune explication. Les procès dans le cadre de la loi anti-terrorisme se multiplient. Les nombreuses arrestations suite aux protestations populaires dans le bassin minier de Gafsa et d’autres événements portant atteinte aux libertés.

Au vu de cette situation, nous soussignés, manifestons par la présente notre solidarité avec les composantes de la société civile tunisienne et appelons le gouvernement tunisien à :

Cesser toutes les formes de censure et de limitation de la liberté d’expression et la libération du journaliste Slim Boukhdir
La réponse aux revendications du rédacteur en chef et le directeur d'Al-Mawkif organe du parti démocrate progressiste (PDP), Rachid Khéchana et Mongi Ellouze, qui ont entamé une grève de la faim illimitée jusqu'à la cessation des manœuvres administratives et judicaires provoquées par le pouvoir pour étouffer Al-Mawkef
Répondre aux attentes et aux revendications des citoyens du bassin minier à Gafsa
Garantir la liberté d'association, de réunion, d'expression et d'opinion
Mettre fin instamment aux pressions et attaques contre les défenseurs des droits de l’homme et les militantes et militants de la société civile, et leur permettre de mener à bien leurs activités sans interférence ni menace
Se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la Tunisie. notamment la mise en œuvre des recommandations du comité des droits de l’homme de l’ONU réuni à New York en mars 2008.



 
 
Reporters sans frontières
Communiqué de presse

2 mai 2008

TUNISIE

Le journaliste Slim Boukhdir maintenu dans des conditions de détention dégradantes
 

Reporters sans frontières est scandalisée par le traitement dégradant auquel est soumis Slim Boukhdir dans la prison de Sfax (230 km au sud de Tunis). Le journaliste, qui est atteint de la gale, a décidé d’entamer une nouvelle grève de la faim.

“Les conditions de détention de Slim Boukhdir sont inadmissibles et n’ont d’autre but que de le priver de sa dignité. D’autres journalistes emprisonnés en Tunisie dans le passé ont connu le même sort. C’est cet aspect du régime tunisien que le président français Nicolas Sarkozy a malheureusement choisi d’occulter lors de sa dernière visite d’Etat. Féliciter le président Zine el-Abidine Ben Ali pour les progrès réalisés par le pays dans le domaine des droits de l’homme c’est fermer les yeux sur la souffrance de Slim Boukhdir et de tant d’autres prisonniers politiques”, a déclaré l’organisation.

Maintenu dans une cellule insalubre et privé de douche depuis un moi et demi, Slim Boukhdir est atteint de la gale. Les médicaments fournis par les autorités pénitentiaires ne sont pas suffisants pour le soigner. Selon son épouse, le journaliste a entamé une nouvelle grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention. Dalenda Boukhdir a ajouté que les gardiens de la prison vidaient une partie du sac de provisions qu’elle apporte chaque semaine à son mari.

Par ailleurs, l’avocat de Slim Boukhdir n’est plus autorisé à lui rendre visite. Me Abdelwahab Maatar a écrit à six reprises au juge d’exécution des peines pour demander à voir son client. En vain. De même, le 25 avril 2008, sa mère et son épouse n’ont pu le rencontrer. Seuls les deux enfants du journaliste, respectivement âgés de 2 et 6 ans, ont pu le voir.

Slim Boukhdir a été condamné, le 18 janvier 2008, à un an de prison par la cour d’appel de Sakiet Ezzit, dans la banlieue de Sfax, pour “outrage à fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions”, “atteinte aux bonnes moeurs” et “refus de présenter ses papiers d’identité”.

Avant son arrestation, en novembre 2007, Slim Boukhdir subissait un harcèlement constant des autorités tunisiennes. Deux ans plus tôt, et alors qu’il travaillait au sein du quotidien progouvernemental Al-Chourouk, son salaire avait été gelé et ses articles refusés par la rédaction, à partir de novembre 2005, suite à la publication de textes critiques du régime sur le site Internet de la chaîne satellitaire d’informations Al-Arabiya. Sa mise au ban d’Al-Chourouk s’est accompagnée d’une campagne d’intimidation orchestrée par les autorités et qui a conduit à son arrestation il y a plus de cinq mois.

Reporters sans frontières rappelle que le président Zine el-Abidine Ben Ali est l’un des 34 prédateurs de la liberté de la presse.

 Reporters Without Borders
Press release

2 May 2008

TUNISIA

Journalist catches scabies in prison, but cannot shower and denied medicine
 

Reporters Without Borders is outraged by the degrading manner in which journalist Slim Boukhdir is being treated in Sfax prison (230 km south of Tunis), where he has decided to go on hunger strike again after catching scabies.

“Boukhdir is being held in conditions clearly designed to deprive him of his dignity, and this is unacceptable,” the press freedom organisation said. “Other journalists detained in the past in Tunisia did not suffer the same face. It was this aspect of the Tunisian regime that French President Nicolas Sarkozy unfortunately chose do hide during his latest official visit earlier this week.”

Reporters Without Borders added: “Congratulating President Zine el-Abidine Ben Ali for the progress Tunisia has made in human rights means closing one’s eyes to all that Boukhdir and so many other prisoners of conscience have to endure.”

As a result of being held in a cell that is not fit for habitation and not being allowed to take a shower for the past six weeks, Boukhdir has scabies, but the prison authorities are not giving him enough medicine to treat it.

His wife, Dalenda Boukhdir, said he has begun a new hunger strike in protest against the conditions in which he is being held. She also reported that prison guards are taking part of the contents of the bag of provisions which she takes to the prison for him each week.

Boukhdir’s lawyer, Abdelwahab Maatar, is no longer being allowed to visit his client. Maatar has addressed six unsuccessful written requests to see Boukhdir to the judge in charge of sentence execution. His mother and his wife were also prevented from visiting him on 25 April. Only his two children, aged 2 and 6, were allowed to see him.

Arrested in November, Boukhdir is serving a one-year sentence for “insulting behaviour towards an official in the exercise of his duty,” “violating decency” and “refusing to produce identity papers.” The sentence was imposed on 4 December by the Sakiet Ezzit district court on the outskirts of Sfax and was upheld on appeal on 18 January.

Boukhdir used to work for the pro-government daily Al-Chourouk, but his stories began being rejected and his salary was frozen in November 2005 after he wrote articles critical of the regime for the website of the pan-Arab satellite TV news station Al-Arabiya. This marked the beginning of a campaign of intimidation that culminated in his arrest five months ago.

President Ben Ali is on the Reporters Without Borders list of the world 34 worst press freedom predators.
3 mai : journée internationale de la liberté de la Presse
Tunisie : le journaliste Slim Boukhdhir à l’honneur de la répression

 
 
Visite de Nicolas Sarkozy, journée internationale de la liberté de la presse : la concomitance des deux événements a vu l’acharnement à l’endroit de Slim Boukhdhir redoubler : lundi 28 avril, l’épouse de Slim Boukhdhir a rencontré le directeur de la prison civile de Sfax pour lui dire que son mari avait la gale, qu’il n’avait pas d’eau dans sa cellule et a dit qu’elle apportait des médicaments achetés en ville pour tenter de sauver son mari, encore fallait-il que ce dernier puisse s’administrer la pommade après s’être douché. Le directeur a feint ne pas être au courant de la coupure d’eau dans la cellule !
Mercredi 30, sa famille a apporté au prisonnier le couffin hebdomadaire garni d’aliments destiné à leur parent. Jeudi 1er mai, Dalenda Boukhdhir a rendu visite, comme chaque semaine, à son mari : celui-ci lui a appris que le couffin lui avait été remis, vidé des mets préparés par son épouse, comme cela fut souvent le cas. La réponse de l’administration pénitentiaire : « le personnel chargé de sortir les aliments du réfrigérateur devait être absent » !.
Quant aux médicaments, qu’ils soient administrés par la prison ou apportés par son épouse, ils ne seront d’aucun effet tant que l’eau ne sera pas rétablie dans la cellule. Slim Boukhdhir se plaint maintenant de douleurs qu’il pense être d’origine cardiaque. Quant aux lettres que lui ont adressées des amis en prison, elles ont été interceptées par l’administration pénitentiaire.
Slim Boukhdhir a demandé à la direction de la prison à être transféré dans une cellule avec eau. Il s’est heurté à un refus.
Ni air, ni eau, ni nourriture, ni médicaments, ni courrier, ni visite directe de sa femme : il a commencé une grève de la faim la veille, le mercredi 30 avril.
Pour rappel, Slim Boukhdhir est un journalise indépendant et un militant des droits de l’homme. Il est marié et est père de deux enfants en bas âge. Après des années de persécutions, il a été interpellé lors d’un contrôle routier le 26 novembre 2007 et condamné le 4 décembre 2007 à un an d’emprisonnement et cinq dinars d’amende, peine confirmée en appel le 18 janvier. Son pourvoi en cassation a été rejeté le 3 avril 2008.
Luiza Toscane
Écrivez à Slim Boukhdhir
n°27312
Prison civile de Sfax
Tunisie
 

 

INVITATION
 
La Commission « Femmes Egalité » du mouvement Ettajdid a l’honneur de vous inviter à participer avec elle à la célébration de la fête du travail sous le thème « Egalité en citoyenneté ; égalité dans le travail »
Le samedi 3 mai 2008 à partir de 15 h
à « L’ESPACE EL HAMRA
»
Rue El Djazira Tunis
 
Pour la Commission
Neïla Jrad

RADIO 6 TUNIS
Première Radio libre en Tunisie

http://www.radio6tunis.net
 
 

  Le programme de la semaine: Un spécial 03 mai

- Liberté d'expression, l'état des lieux avec
                 . Jalloul Azzouna Président de la Ligue des écrivains Libres 
                 . Zied El Héni Membre du Bureau du SNJT
                 . Aymen Errezgui Journaliste à El Hiwar Ettounsi (chaîne  TV)
Diffusé conjointement avec La chaîne El-Hiwar Ettounsi, vendredi 02, samedi 03 et dimanche 04 mai 2008 à 20h sur la chaîne satellitaire Arcoiris Tv. (HotBird).

 - Rencontre avec Dr. Abdelkerim El Hizaoui
                 . Le guide des droits de l'homme pour les  journalistes

- Radio 6 Tunis cosignataire de la déclaration de Windhoek du 03 mai 91

- Les infos de la liberté ( arabe et français)

Bonne écoute avec l'équipe d'animation de:

Radio6Tunis

 
Triste continuité de la politique française en Tunisie 30.04.2008
 

Déclaration publique  de Amnesty International France
30 Avril 2008  - réf : SF 08 M 39



Triste continuité de la politique française en Tunisie


Depuis toujours, la diplomatie française a fait passer ses intérêts économiques avant ceux des droits de la personne humaine. On pouvait donc craindre que la vente d’airbus ne soit guère propice à de franches explications sur les récentes conclusions du Comité des droits de l’homme de l’ONU sur la Tunisie. Examinant en mars le rapport que lui avait soumis Tunis sur son application du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le comité s’inquiétait notamment des détentions arbitraires, de la torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants. Il revenait sur le sort réservé à plusieurs organisations et défenseurs des droits de l’homme qui ne peuvent exercer librement leurs activités et sont victimes de harcèlements et d’intimidations, parfois d’arrestations. Le Comité des droits de l’homme avait aussi rappelé aux autorités tunisiennes que «la définition des actes terroristes ne devrait pas conduire à des interprétations permettant de porter atteinte, sous le couvert d’actes terroristes, à l’expression légitime des droits consacrés par le Pacte» .

Mais pourquoi douter a priori de la volonté d’un Président qui dans son discours d’investiture proclamait qu’il «ferai[t] de la défense des droits de l'homme et de la lutte contre le réchauffement climatique les priorités de l'action diplomatique de la France dans le monde.»
Encore candidat, il osait même : «Je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l’homme au nom de nos intérêts économiques. Je défendrai les droits de l’homme partout où ils sont méconnus ou menacés…»

Juste un an plus tard, notre héraut refuse donc de se poser en donneur de leçon comme si se préoccuper des droits de la personne humaine était faire autre chose que d’accomplir l’obligation de l’article 1er de la Charte des Nations unies «d’encourager le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous».

Dans de telles dispositions d’esprit, un silence contrit à défaut d’être contraint serait sans doute un moindre mal. Mais il n’a pas suffi au Président français. C’est que les intérêts sécuritaires français lui paraissent exiger une franche défense du régime tunisien. Ainsi invite-t-il chacun à réfléchir : «Qui peut croire que si demain, après-demain, un régime du type taliban s’installait dans un de vos pays au nord de l’Afrique, l’Europe et la France pourraient considérer qu’elles sont en sécurité ?»

Et de soutenir qu’en Tunisie «aujourd’hui l’espace de libertés progresse». La liberté progresse-t-elle quand les associations qui déplaisent ne peuvent se faire enregistrer, quand les avocats aux dossiers sensibles sont sous constante pression policière ? Quand y compris des associations, syndicats ou partis reconnus ne peuvent agir que sous contrôle permanent et restent à la merci d’une procédure judiciaire ou d’une interdiction de réunion de dernière minute ? Existe-t-il une télévision libre en Tunisie ? Une presse non gouvernementale aux moyens dérisoires est-elle la marque de la liberté ? Qu’en pense Slim Boukhdir condamné en novembre à un an ferme pour un outrage prétendu afin de mieux réprimer son insolente liberté de parole ?

Et le Président français de rendre hommage à la « lutte déterminée » des autorités tunisiennes contre le terrorisme. Sans doute précise-t-il : «Et je sais aussi qu’on ne combat pas les terroristes - j’ai été ministre de l’Intérieur - avec les méthodes des terroristes» Mais il ajoute : «Et c’est pourquoi je suis si attaché à la coopération entre nos services.» Singulier appel à la coopération quand la Cour européenne des droits de l’homme a jugé le 28 février que la remise (par l’Italie) d’un ressortissant tunisien poursuivi pour terrorisme dans son pays violerait son droit à ne pas être pas soumis à la torture. Et la France ne dit mot des - et semble donc consentir aux - arrestations arbitraires, détentions au secret, tortures systématiques des personnes arrêtées au titre de la loi contre le terrorisme du 10 décembre 2003. La France ne saurait non plus protester devant des procès inéquitables menés, sans garantie constitutionnelle d’indépendance. Trop souvent, des magistrats statuent après des interrogatoires sommaires, sur la base de procès-verbaux aux dates falsifiées et d’aveux obtenus sous la torture, et sans que la défense soit admise, sauf exception rarissime, à faire entendre ses témoins. Et, au delà du rappel bienvenu à l’observance d’un strict moratoire en matière de peine capitale, la France ne parle qu’à demi-mot quand la Cour de Tunis condamne à mort, en février dans l’affaire dite de Soliman, au nom de la lutte contre le terrorisme.

En Tunisie, ce voyage officiel consterne les combattants de la liberté. La France étant au seuil de la présidence de l’Union européenne, Amnesty International France rappelle les propos du Président lorsqu’il s’engageait «à se battre pour une Europe qui protège, parce que c'est le sens de l'idéal européen.» L’Union pour la Méditerranée que veut M. Sarkozy se construira-t-elle ainsi dans le déni des droits humains ? Ne pas dénoncer leurs violations et, plus encore, prétendre à tort que leur respect progresserait, revient à les déconsidérer. C’est ainsi que l’on fait le lit de ceux que l’on dit combattre. Réfléchissez-y, Monsieur le Président.
 
(Source: Le site d' Amnesty International le 30 avril 2008)

 

TUNISIE: APRES LES ELOGES DE NICOLAS SARKOZY…

VOICI LES REPRIMANDES PUBLIQUES DE GEORGE W. BUSH…

 
Bush dénonce les pays (et cite la TUNISIE, Ndlr) qui musèlent les médias et accuse la Chine
 

Associated Press, le 1er mai 2008 à 23h28
WASHINGTON, 1 mai 2008 (AFP) - George W. Bush a dénoncé jeudi les régimes politiques dans le monde qui musèlent les médias et mis à l'index la Chine pour le plus grand nombre de journalistes
emprisonnés, dans une déclaration publiée deux jours avant la Journée mondiale pour la liberté de la presse.

"Les journalistes devraient être en mesure de rapporter les faits sans crainte d'être persécutés. Dans des pays comme le Bélarus, la Birmanie, la Chine, Cuba, l'Erythrée, l'Iran, la Libye, la Corée du Nord, la Syrie, le Venezuela, et le Zimbabwe, des lois répressives limitent sérieusement la liberté de parler, et ceux qui essayent sont souvent emprisonnés", a-t-il dit.

"En 2007, pour la 9e année consécutive, la Chine reste le pays qui emprisonne le plus les journalistes, suivi de Cuba, l'Erythrée, l'Iran et l'Azerbaïdjan", a souligné le président américain. "Les régimes brutaux et d'autres qui cherchent à étouffer la liberté le font souvent en fermant des journaux privés, des radios et des chaînes de télévision", a-t-il relevé.

"Les Etats-Unis condamnent le harcèlement, l'intimidation physique, la persécution et autres abus que les journalistes, incluant les bloggeurs et les journalistes internet, subissent en Chine, à Cuba, en Egypte, Tunisie, Venezuela et Vietnam", ainsi que "les meutres impunis de journalistes au Belarus, au Liban et en Russie" a précisé M. Bush.

"Nous appelons tous les gouvernements à garantir les droits inaliénables de leurs peuples (...) dont le droit à la liberté de parole et de la presse", a-t-il ajouté.

Associated Press

Georges Bush : “Les Etats-Unis "condamnent le harcèlement, l'intimidation physique, la persécution et autres abus que les journalistes, incluant les bloggeurs et les journalistes internet, subissent en Chine, à Cuba, en Egypte, Tunisie, Venezuela et Vietnam"



Bush: le dialogue entre Chine et dalaï lama doit être "substantiel"
AFP, le 2 mai 2008 à 00h36

WASHINGTON, 1 mai 2008 (AFP) - Le président américain George W. Bush a salué jeudi l'offre de dialogue faite par la Chine au dalaï lama, mais a dit que ce dialogue devait être "substantiel" et apaiser les inquiétudes "légitimes" des Tibétains.

M. Bush s'est dit "inquiet" devant la situation au Tibet. "Je salue les récentes déclarations du gouvernement chinois disant qu'il était prêt à rencontrer les représentants du dalaï lama", a dit M. Bush en soulignant que c'était précisément ce qu'il avait proposé à son homologue chinois Hu Jintao. "Il est important que le dialogue reprenne et ce dialogue doit être substantiel afin que nous répondions réellement aux inquiétudes
profondes et légitimes des Tibétains", a-t-il dit dans une déclaration sur les relations Asie-Pacifique à la Maison Blanche.

La Chine accuse le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains, qui vit en exil en Inde, d'être l'instigateur des manifestations anti-chinoises et des émeutes meurtrières qui ont commencé le 10 mars dans la capitale du Tibet avant de s'étendre à d'autres régions.

Sous pression internationale, les autorités chinoises ont proposé de reprendre le dialogue avec un représentant du dalaï lama. Les événements tibétains ont soulevé une vive émotion internationale et des protestations parfois violentes au passage de la flamme olympique.

Ils ont aussi placé M. Bush dans une situation délicate. En dépit des appels au boycottage, il a dit qu'il avait toujours l'intention de se rendre aux Jeux, ce qui ne l'empêchait pas de soulever avec les dirigeants chinois la question des libertés.

Dans une déclaration publiée deux jours avant la Journée mondiale de la presse, M. Bush a montré du doigt le gouvernement chinois parmi les régimes réprimant la liberté de la presse.

"En 2007, pour la 9ème année consécutive, la Chine reste le pays qui emprisonne le plus les journalistes, suivi de Cuba, l'Erythrée, l'Iran et l'Azerbaïdjan", a-t-il dit.

Les Etats-Unis "condamnent le harcèlement, l'intimidation physique, la persécution et autres abus que les journalistes, incluant les bloggeurs et les journalistes internet, subissent en Chine, à Cuba, en Egypte, Tunisie, Venezuela et Vietnam", a-t-il dit.

M. Bush n'a toujours pas dit s'il assisterait à la cérémonie d'ouverture des Jeux.
 

 

 

Reuters, le 1er mai 2008 à 09h29
Rama Yade dit avoir abordé tous les sujets sans tabou en Tunisie
 

PARIS, 2 mai (Reuters) - Rama Yade a justifié vendredi son silence sur les droits de l'Homme lors de son voyage en Tunisie aux côtés du président Nicolas Sarkozy cette semaine et dit avoir largement abordé le sujet avec les autorités tunisiennes.
Des associations ont déploré le silence de la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme et les paroles de Nicolas Sarkozy, selon qui "l'espace des libertés progresse" dans le pays. "Dans un voyage d'Etat du président de la République, les ministres ou les membres de la délégation qui l'accompagnent ne sont pas sensés s'exprimer", a dit Rama Yade au micro d'Europe
1. "Dans ces moments, le porte-parole de la France, c'est le président de la République." Selon Rama Yade, toute son action sur place a été consacrée aux droits de l'Homme.
"Je ne suis pas venue pour faire tapisserie, je préfère agir plutôt que de parler", a-t-elle dit. Elle a cité sa rencontre avec la Ligue tunisienne des droits de l'Homme, des femmes de la société civile "et les autorités
tunisiennes, avec qui j'ai discuté de tous les sujets, sans aucun tabou, sans aucune limite: torture, censure, peine de mort, accès du territoire..."
Selon Rama Yade, des responsables tunisiens l'ont assuré de futurs progrès sur la censure, l'accès des rapporteurs des Nations Unies au pays et la possibilité de visite des prisons par l'association Human Rights Watch.
"Maintenant, on va voir dans les faits", a-t-elle ajouté. "Je suis un responsable politique, on n'est pas dans une classe: on parle quand on a envie de parler, on ne parle pas quand on n'a pas envie de parler", a encore déclaré Rama Yade.
"Si j'avais dit quelque chose, certainement ces commentateurs (journalistes) auraient été les premiers à parler de couac ou de cafouillage", a-t-elle ajouté.

REUTERS
 

Associated Press, le 1er mai 2008 à 13h11
Rama Yade se défend d'avoir fait "tapisserie" en Tunisie
 

PARIS (AP) -- La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme Rama Yade s'est défendue vendredi d'avoir fait "tapisserie" lors du voyage du président en Tunisie, assurant avoir discuté "de tous les sujets, sans aucun tabou" avec les associations et les autorités tunisiennes.
"Je ne suis pas venue non plus pour faire tapisserie. Plutôt que parler, je préfère agir, et c'est ce que j'ai fait", s'est-elle justifiée sur Europe-1.
Elle avait rencontré notamment le président de la Ligue tunisienne de défense des droits de l'Homme (LTDH), Mokhtar Trifi, qui s'était déclaré "un peu déçu" au sortir de son entrevue avec la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme.
"J'ai aussi rencontré les femmes de la société civile, avec qui on a parlé de la situation des femmes et les autorités tunisiennes (avec) qui j'ai discuté de tous les sujets sans aucun tabou, sans aucune limite: torture, censure, peine de mort", a-t-elle affirmé.
"A travers mes rencontres, les sujets abordés (...) vraiment en détail, avec les autorités et les ONG, je crois qu'on a bien montré que notre intérêt se portait aussi sur les libertés, et que là-dessus effectivement il y avait des efforts assez grands, importants à faire", a-t-elle reconnu.
Nicolas Sarkozy, en visite officielle en début de semaine en Tunisie, avait estimé lundi que dans ce pays, "l'espace des libertés progresse" et relevé "des signaux encourageants" dans ce sens.

Associated Press
Rama Yade se défend d'avoir «fait tapisserie» en Tunisie
Elle assure avoir discuté «sans tabou, de tous les sujets» avec les associations et les autorités tunisiennes.
 

La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme Rama Yade s'est défendue vendredi d'avoir "fait tapisserie" lors du voyage du président Nicolas Sarkozy en Tunisie et a assuré avoir discuté "sans tabou, de tous les sujets" avec les associations et les autorités tunisiennes.
"Je ne suis pas venue pour faire tapisserie", a déclaré Mme Yade sur Europe 1. "Plutôt que parler, je préfère agir, et c'est ce que j'ai fait: j'ai eu un programme spécifique consacré exclusivement aux droits de l'Homme", a-t-elle souligné, rappelant qu'elle avait rencontré mardi à Tunis le président de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH), Me Mokhtar Trifi.
"J'ai aussi rencontré les autorités tunisiennes avec qui j'ai discuté de tous les sujets sans aucun tabou, sans aucune limite: torture, censure, peine de mort", a-t-elle dit.
Mme Yade, qui faisait partie de la délégation accompagnant M. Sarkozy lors de sa visite d'Etat lundi et mardi en Tunisie, est restée très discrète au cours du voyage. Lors de cette visite, M. Sarkozy a affirmé que "l'espace des libertés progresse" en Tunisie, suscitant la colère des associations tunisiennes.
"Quand un président fait une visite d'Etat, il n'est pas là pour insulter ceux qui l'invitent", a déclaré Mme Yade.
"Mais à travers mes rencontres, et les sujets abordés en détail avec les autorités et les ONG, je crois qu'on a bien montré que notre intérêt se portait aussi sur les libertés et qu'il y avait des efforts importants à faire", a-t-elle dit.
libération le 02 mai 2008
 
 
Le président Sarkozy rencontre son homologue tunisien Ben Ali

REUTERS/© POOL New / Reuters

Nicolas Sarkozy et son escorte sont en Tunisie depuis lundi, des accords ont déjà été annoncés. Des accords entre États, l'un concerne la gestion des flux migratoires, l'autre le nucléaire civil. Des accords commerciaux aussi, Alstom va équiper une centrale thermique et Airbus va vendre au moins 13 avions...

Il fallait bien, à un moment ou à un autre, que surgisse la question des droits de l'Homme. Pas une mince affaire dans le pays du président Ben Ali. "L'espace des libertés progresse" en Tunisie avait affirmé Nicolas Sarkozy en arrivant lundi soir à Tunis.

"Tout n'est pas parfait en Tunisie, certes. Tout n'est pas parfait en France non plus (...), quel pays peut s'enorgueillir d'avoir autant avancé en un demi siècle sur la voie du progrès, sur la voie de la tolérance, et sur la voie de la raison ?", a avancé Nicolas Sarkozy au dernier jour de sa visite.

- Mokhtar Trifi, président de la Ligue Tunisienne de défense des droits de l'Homme avance que son association n'a pas remarqué "de progrès notables sur le terrain".

- Khadija Cherif, militante des droits de l'Homme et présidente d'une ONG féministe est "déçue". Elle juge les déclarations de Nicolas Sarkozy comme "une marque de mépris pour la société civile tunisienne".

- En France, Reporters sans frontières a jugé "inadmissibles" les propos de Nicolas Sarkozy. Selon RSF, la déclaration présidentielle est un coup de poignard dans le dos des militants tunisiens".

- Selon Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, les droits de l'homme ne sont "pas une priorité" mais "une obsession" pour Nicolas Sarkozy.

- Le PCF a exprimé mardi son "indignation" et sa "condamnation" devant "la complaisance" du président Sarkozy à l'égard du régime Ben Ali, qualifié de "policier".

Auparavant, Rama Yade s'est déjà vu reprocher sa grande discrétion. La secrétaire d'État aux droits de l'Homme a "déçu" des militantes des droits de l'Homme qu'elle n'a pu recevoir.

Reuters, le 2 mai 2008 à 18h22
Tunisia's Ben Ali calls for 'audacious' media
 

TUNIS, May 2 (Reuters) - President Zine al-Abidine Ben Ali on Friday urged Tunisia's journalists and media to strive for a free and "audacious" press, saying freedom of expression was a fundamental right.

Rights groups accuse Tunisia's government of stifling press freedom and have repeatedly demanded more tolerance of dissent.

This week they assailed French President Nicolas Sarkozy after he dismissed concerns over Tunisia's human rights record and praised the government's anti-terrorism fight during a visit to the North African country.

In a statement ahead of World Press Freedom day on Saturday, Ben Ali said his government had carried out several legal and political measures to develop a free and vibrant media.

"We have constantly considered freedom of expression as a fundamental human right," Ben Ali said.

"We reiterate our call to redouble efforts ... to diversify and enrich spaces of dialogue in the various media to guarantee a developed and audacious national information ... away from all forms of self-censorship and external censorship," he said.

His comments came as two journalists at a pro-opposition newspaper spent a sixth day on hunger strike to protest against what they called a government tactic to strangle their paper's finances and block its distribution.

The government denied the accusations by weekly Al Mawqaf's managing director Nejib Allouz and the newspaper's editor Rachid Kechana.

Early this year, Tunisia's first journalists' union was formed, a move officials said was proof of the government's commitment to democratic reforms.

"We have reiterated the call... to further promote the information sector in order to address various subjects with greater audacity...", Ben Ali said.

 

Associated Press, le 30 avril 2008 à 19h02
France's Sarkozy praises Tunisia's fight against extremists, advances on human rights
 

By BOUAZZA BEN BOUAZZA, Associated Press Writer

TUNIS, Tunisia (AP) _ French President Nicolas Sarkozy hailed Tunisia on Wednesday for its fight against Islamic extremists and said the country was a "laboratory for an open Arabo-Muslim society that respects its identity."
Sarkozy's comments were criticized by some human rights campaigners. Khadija Cherif of the Tunisian Association of Democratic Women said she was disappointed Sarkozy had given "priority to business."
Under President Zine El Abidine Ben Ali, Tunisia has taken a hard line against Islamic extremists and others viewed as a threat to the country's secular system _ including journalists, judges and lawyers.
Sarkozy acknowledged there were "things to accomplish or improve" but said Tunisia "can be proud of having advanced so much in half a century on the path of tolerance."
"Not everything is perfect in Tunisia, true, but not everything is perfect in France either," said Sarkozy, who was speaking on the third and final day of his state visit to the former French protectorate.
During the visit, Tunisian carrier Tunisair announced a deal to buy 16 aircraft from European plane-maker Airbus, and French and Tunisian officials signed an accord on civilian nuclear cooperation that could eventually lead to the construction of a nuclear power plant in Tunisia.

Associated Press
 
 

 
MONSIEUR SARKOZY VENDEZ VOS AIRBUS ET TAISEZ VOUS
 

Chokri YACOUB - Suisse

Monsieur Nicolas SARKOZY vendez vos airbus et vos centrales nucléaires et taisez vous et tirez vous au plus vite de notre pays, puisque comme vous le dîtes  vous n êtes pas venu en Tunisie en tant que donneur de leçon pour les droits de l'homme  mais en tant qu’ami... Non Monsieur le Président  vous n' êtes pas l'ami du peuple tunisien vous êtes seulement l' ami du  dictateur le général Ben Ali  comme votre prédécesseur d'ailleurs.

Dans votre discours vous osiez dire très brièvement  que la liberté a progressé en Tunisie et pendant le même  temps  des centaines de prisonniers d'opinion croupissent dans les goulags de votre ami et des militants des droits de l'homme et des journalistes sont en grève  de la faim pour réclamer leur droit.

Soit vous jouez à l'ignorant ou bien vos services et à leur tête votre figurante de secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme vous ont menti sur la réalité de la dictature  tunisienne, mais je n'y crois pas car vous êtes un grand manipulateur et un excellent vendeur de premier ordre  et je suis  sure qu'à la fin de votre mandat dans quatre ans vous pouvez vous recycler en vendeur d'airbus, de voitures et vous aurez beaucoup de succès.

Monsieur le Président, c'est bien de faire du business et votre marché en Tunisie pour garantir l'emploi dans votre pays d'adoption mais s'il vous plaît la prochaine fois faites vos affaires et  taisez-vous au lieu  de raconter des mensonges et de nous qualifier de Taliban, vous êtres une honte et un danger pour la démocratie.
 

Blog de Chokri Yacoub: http://espace.tunisie.over-blog.com
 
 

 
Associated Press, le 1er mai 2008 à 22h38
Tunisie: augmentations salariales "malgré une conjoncture délicate"
 
 
TUNIS (AP) -- En dépit "de la période délicate" que traverse l'économie de son pays du fait de la flambée des prix des carburants, des céréales et des matières premières, le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a annoncé jeudi des augmentations salariales "dans le souci de protéger le pouvoir d'achat des salariés aux revenus modestes". Il a précisé dans un discours à l'occasion de la Fête du travail que ces augmentations concerneraient le salaire minimum garanti (SMIG) dans les secteurs agricole et non-agricole, qui est actuellement d'environ 220 dinars (environ 125 euros). Leurs montants seront fixés par le gouvernement après concertation avec les organisations professionnelles concernées. Le président Ben Ali s'est par ailleurs dit attaché à "préserver et à consolider les acquis des travailleurs et de l'ensemble du
peuple tunisien en matière de sécurité sociale" pour porter le taux de couverture de près de 92 % actuellement à 95 % à la fin de l'année 2009.
En Tunisie, le chômage touche près de 14% de la population active sur les 10 millions d'habitants que compte le pays. Il affecte en particulier les promus de l'enseignement supérieur, 50.000 diplômés
venant chaque année garnir les chiffres du chômage. Dans les mois qui viennent, une consultation nationale sur l'emploi doit avoir lieu pour tenter de cerner les contours du problème et en atténuer l'acuité.

Associated Press

Démocratie et droits de l’Homme :
Nos exigences vis-à-vis de nous-mêmes
 


La visite d’un Chef d’Etat français en Tunisie et, inversement, celle d’un Chef d’Etat tunisien en France, suscitent toujours des réactions parfois passionnelles et des commentaires passionnés.

La France est le premier partenaire de la Tunisie. Après l’indépendance, Bourguiba en avait fait la passerelle pour le monde occidental.

 Aujourd’hui, Ben Ali a l’ambition de faire assumer à la Tunisie un rôle central dans ce grand chantier euro-méditerranéen, rêve qui fut celui d’Alexandre le Grand, celui de Hannibal et dont le berceau est « la plus belle mer » à laquelle le président français veut restituer son rôle d’accoucheuse d’histoire. Celui de La Mare Nostrum. Rempart contre l’obscurantisme et le fondamentalisme, la Tunisie a administré la preuve de son aptitude à préserver les équilibres sociaux et à s’inscrire pleinement dans la dynamique des pays émergents. Et, c’est pour cela que le président français a encore déclaré, hier, devant des étudiants tunisiens à l’Insat, que la Tunisie a accompli de grands progrès et que ces progrès doivent être soutenus.

Il reste dans sa cohérence pragmatique affirmée au premier jour de sa visite, quand il déclare, à propos de la question des Droits de l’Homme, « qu’il est venu en ami et non en donneur de leçons ». Logique : aucune nation souveraine, n’est disposée à en recevoir.

Dès lors, nous ne serions pas inspirés de répondre aux clichés par des clichés. Et, de surcroît, répliquer par des formules d’auto-suffisance ne serait pas de bon aloi.

Oui, la Tunisie est un pays stable. Sécurisé. Les performances économiques et son classement de compétitivité la confortent dans ses équilibres socio-économiques, malgré les incertitudes d’une conjoncture mondiale pour le moins schizophrène.

Oui, nous avons accompli des pas en direction des Droits de l’Homme, de la démocratie et des libertés. Mais l’impression est que l’impératif économique a supplanté l’impératif politique. Et cela fait que nous avons du chemin à faire au niveau du pluralisme réel, au niveau de la séparation des pouvoirs, du jeu des institutions et de la liberté d’expression.

Dans chaque discours, le Président Ben Ali rappelle que le choix démocratique est irréversible et que le citoyen tunisien est en droit d’aspirer à une vie politique digne de sa dimension intellectuelle et de sa civilisation. N’oublions pas que parmi les tout-premiers organes législatifs dans l’histoire de l’humanité, Carthage avait institué les célèbres « Suffitats ». Et, alors, plutôt que de devoir prêter l’oreille aux pamphlets visant notre régime, procédons à une profonde et sévère introspection.

Cette Tunisie des miracles, celle de dix millions d’habitants, modèle arabo-musulman unique, selon les termes propres de M. Sarkozy, s’apprête à jouer un rôle fondamental dans le processus euro-méditerranéen. Celui-ci lui restitue sa vocation originelle. Sa vocation civilisationnelle. Mais, cette vocation est indissociable des valeurs universelles de démocratie, de Droits de l’Homme et des libertés.

On dit que la grande marche commence à petits pas. Mais ces petits pas, nous les avons accomplis. Peut-être, est-il temps d’accélérer la cadence...

Raouf KHALSI

(Source: « le Temps » (Quotidien – Tunis), le 1er mai 2008)‏


Tribune libre
Ces professionnels de l’agitation permanente et des causes nulles
 

Maître Hajri Hichem

 Censée défendre les grandes causes de liberté, de justice et de fraternité entre les peuples et les nations, la gauche, faute de n’avoir pas su se moderniser et se renouveler, affronte actuellement, un peu partout dans le monde, une grave crise et peine à convaincre l’opinion publique et son électorat traditionnel.

En Tunisie, les groupuscules de gauche ont souvent été proches de l’extrême gauche, c’est-à-dire des gauchistes prônant le marxisme, le collectivisme ou le socialisme étatique. En somme, des théories totalitaires entièrement en décalage avec la réalité tunisienne, ses spécificités et son identité.

N’ayant bien souvent retenu de la gauche que ses clichés enfantins et ses slogans pompeux, les militants tunisiens dits de gauche ou plutôt les gauchistes se sont cloisonnés dans les détails superflus marquant une nostalgie anachronique à des valeurs vieilles de deux siècles.

Aujourd’hui, les gauchistes tunisiens, faute d’assisse populaire et de crédibilité, vivent dans le virtuel en créant des associations fictives ne tirant leur légitimité que de certaines forces et organisations internationales sournoises très puissantes financièrement.

Les gauchistes tunisiens s’appuient sur ces organisations internationales, qui, au nom des droits de l’Homme les soutiennent, les financent et, bien entendu, leur dictent leur agenda.

Les gauchistes tunisiens instrumentalisent la noble et sacrée cause des droits de l’Homme pour justifier le droit à l’ingérence et à l’impérialisme.

Au nom des droits de l’Homme, les gauchistes tunisiens, soutenus et financés par des organisations internationales dont les desseins ne visent qu’à mettre en doute les acquis engrangés par la Tunisie dans tous les domaines et qui continuent à faire l’objet d’estime et de reconnaissance à l’échelle mondiale, s’acharnent contre leur pays.

Ces professionnels de l’agitation permanente détournent les nobles valeurs humanistes et des droits de l’Homme pour tenter de semer le doute sur la pertinence du modèle de développement tunisien qui ne cesse pourtant d’être cité en tant qu’école pour les peuples en quête d’un avenir meilleur.

Ces agitations des causes nulles se convertissent, aujourd’hui, aux valeurs de l’extrême droite occidentale et des intégristes terroristes. Ils reprennent à leur compte les concepts du colonialisme et du paternalisme colonial d’une époque révolue. Ce qui illustre de manière éclatante leurs velléités totalitaristes latentes.

Sans scrupule, ces gauchistes se servent à mauvais desseins de la société civile tunisienne qu’ils ne représentent que virtuellement pour exercer des pressions sur la Tunisie et tenter de nuire à son image de marque. Ayant vendu leurs âmes au diable, les gauchistes tunisiens usent et abusent de la noble cause des droits de l'Homme, qu'ils n'ont jamais réellement portée dans le cœur, pour dénigrer les acquis civilisationnels que notre pays a remportés durant ces 20 dernières années

Une autre fibre sur laquelle tentent de surfer ces extrémistes : l'émancipation de la femme tunisienne. Alors que le monde entier ne cesse de rendre hommage à l'expérience tunisienne en matière de droits de la femme, ces gauchistes plaident pour un nouveau type de société totalement opposée à notre identité arabo-musulmane. Un acte qui constitue en soi une insulte grave à tous les acquis réalisés en faveur de la femme tunisienne, au Code du statut personnel et à l’esprit réformateur des générations de penseurs, de militants et de leaders tunisiens.

Il s’agit là d’une surenchère indigne de l’identité tunisienne que notre pays a forgée dans la modération, la tolérance et la voie du juste milieu depuis plus de 3000 ans d’histoire.

En panne d’idées, en chute libre et totalement en dehors de la réalité tunisienne qu’ils ne voient qu’à travers les lunettes noires de leurs maîtres, ces agitateurs des causes perdues usent et abusent des droits de l’Homme dont ils font des fonds de commerce au détriment des intérêts de leur pays.

Sans vergogne, ils tentent de porter préjudice à la Tunisie, à son peuple, à sa souveraineté et à son autonomie de décision.

Ils oublient, cependant, que les Tunisiens qui ont beaucoup sacrifié pour recouvrer leur liberté et leur indépendance, s’opposent viscéralement à toute tentative de remise en question de leur souveraineté et l’invulnérabilité de la mère patrie.

Les Tunisiens sont mobilisés autour du modèle de développement initié par le Président Ben Ali. Un modèle basé sur la justice sociale, l’équilibre régional, la solidarité nationale et fondé sur la corrélation lucide entre les dimensions politique, économique, sociale et culturelle du processus de développement.

Faisant l’objet d’un parachèvement permanent, l’expérience tunisienne dans tous les domaines est en passe de s’imposer au niveau international en tant que troisième voie.

Comme en témoigne l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU, en décembre 2002, du projet de création d’un Fonds mondial de solidarité. Un mécanisme de solidarité internationale dont la mise en place s’avère plus que jamais indispensable à l’heure où les prix des produits de base et des hydrocarbures enregistrent une flambée sans précédent menaçant l’humanité de pauvreté, de famine et de misère.

Les détracteurs de la Tunisie devraient se rappeler que les grandes causes actuelles de l’humanité sont loin d’être là, ils s’imaginent, mais bel et bien dans l’instauration de la paix, de la stabilité, de la solidarité internationale et du co-développement pour qu’enfin, l’humanité se retrouve, la planète respire et les peuples réapprennent à vivre ensemble.

(Source: « le Temps » (Quotidien – Tunis), le 1er mai 2008)‏
 


Les principales décisions présidentielles
 

Tunis-TAP - Voici les principales décisions annoncées par le Président Zine El Abidine Ben Ali dans le discours qu'il a prononcé au cours de la cérémonie, organisée, hier, à l'occasion de la célébration de la Fête du Travail.

• Augmentation du salaire minimum garanti dans les secteurs agricole et non agricole.
• Mise en place d'un programme national de gestion des risques professionnels.
• Evaluation rigoureuse des réalités et des conditions du développement dans les délégations prioritaires et diagnostic de la situation dans les délégations qui ont
encore besoin de soutien en matière de développement.
• Création de cinquante-six collèges technologiques dès la prochaine rentrée scolaire tout en assurant une bonne répartition de ces collèges afin qu'ils couvrent toutes
les régions du pays.
• Révision de la classification nationale des qualifications.
• Création d'un observatoire des compétences et des métiers nouveaux et innovants.
• Mise en œuvre du principe "un diplôme pour chaque apprenant" destiné à inciter les artisans à acquérir une expertise dans l'exercice des divers métiers en rapport
avec l'artisanat et à oeuvrer à la promotion de ces métiers.
 


Suite des prévisions sur le prix du pétrole...
Le baril va s'amuser encore
 

Par Gwynne Dyer*
La semaine dernière, Hamish McRae, l'un des meilleurs journalistes économiques au monde, déclarait dans The Independent : « Il y a un an, presque personne ne prédisait que le cours du pétrole monterait jusqu'à 120 $ le baril (...) En fait je n'ai pas trouvé une seule prévision de cet ordre. »

Les lecteurs réguliers de cette chronique se rappelleront peut-être que j'avais annoncé, en avril 2006, que le baril de pétrole dépasserait les 100 $. Je disais ensuite, dans une chronique datant de juillet 2007, qu'il grimperait encore bien au-delà.

         En toute modestie, je considère que cela m'autorise à vous livrer de nouvelles prévisions. Je prédis donc que le cours du pétrole va bientôt chuter - un peu. Jusqu'à présent, les puissances économiques du groupe BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) continuent d'avoir une forte croissance, tandis que les vieilles nations industrialisées se dirigent assurément vers une récession. Or, ces pays consomment toujours la majeure partie du pétrole.

         La cause véritable de cette récession n'est pas la cherté du pétrole, mais bien l'arnaque des crédits immobiliers américains à haut risque (les « subprimes »). Cette récession devrait toutefois faire baisser la demande suffisamment pour faire retomber le baril de pétrole à 100 $ dans quelques temps, voire à 85-90 $. Plus tard, en 2009-2010, quand les « vieux pays riches » iront mieux sur le plan économique, il remontera pour se situer dans une fourchette vraisemblablement comprise entre 130 et 150 $.

         Le cours du pétrole augmentera parce que la hausse de la demande sera bien supérieure au rythme où l'offre pourra croître, si elle en est encore capable. Certes, un nouveau champ pétrolier prétendument gigantesque vient d'être découvert au large du Brésil. Mais quand bien même il se révèlerait à la hauteur des espérances, il faudra encore 5 à 10 ans pour en tirer une production à grande échelle.

         Le plus grand pays producteur de pétrole au monde, l'Arabie saoudite, reconnaît que l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) ne dispose plus de réserves suffisantes pour changer quoi que ce soit. La Russie, le plus important producteur hors OPEP, va vraisemblablement voir sa production chuter cette année, et pratiquement tous les autres pompent déjà au maximum de leurs capacités.

         Par conséquent, quand la récession sera terminée, le prix du pétrole devrait se stabiliser autour de 100 $ sur presque toute la période allant de 2010 à 2015. Cependant, il n'atteindra pas les 200 $, car l'offre de pétrole non conventionnel issu de sables et de schistes bitumineux ou d'autres sources de « pétrole lourd » va exploser.

         Même si le « pic pétrolier » arrive à grands pas, ce ne sera pas pour autant la fin du pétrole, ce phénomène impliquera seulement la fin du brut léger. Si le pétrole reste au-dessus de 40 $ le baril, les sables bitumineux de l'Alberta sont avantageux. À 60 $, les gisements de sables bitumineux du Venezuela, bien plus étendus, constituent une solution viable et rentable. Et à 80 $, même les schistes bitumineux de l'ouest des États-Unis sont prometteurs.

         Quand l'offre augmente, le prix baisse. S'il n'y a plus beaucoup de possibilités pour faire croître l'offre de pétrole conventionnel, ce n'est pas le cas du pétrole non conventionnel, pour lequel l'offre potentielle est immense. À un coût environnemental élevé bien sûr : en moyenne, il faut brûler l'équivalent de deux barils de pétrole pour extraire trois barils de pétrole des sables bitumineux de l'Alberta.

         Dans un monde où le climat serait stable, une offre abondante de pétrole non conventionnel permettrait de ramener le cours du pétrole en dessous des 100 $ le baril. Ce n'est pourtant pas ainsi que les choses vont se passer. En effet, d'ici 2015, le seuil de tolérance mondial vis-à-vis des modes de production impliquant d'importantes émissions de gaz à effet de serre, risque d'être très strict. En effet, la pression visant à réduire la consommation d'énergie, y compris celle de pétrole conventionnel, sera sûrement très forte.

         Il y a cinq ans, pour la majeure partie des pays du globe, le réchauffement climatique n'était qu'une lointaine inquiétude. En Amérique du Nord, où les spécialistes du « déni climatique » avaient leur quartier général, beaucoup n'y accordaient même aucune foi. Aujourd'hui, c'est un dossier ultra-prioritaire en Europe, aux États-Unis - à tous les niveaux en dessous de la Maison Blanche, où les choses vont changer d'ici peu - et en Chine. Partout ailleurs, on en préoccupe de plus en plus.

         2015. D'ici là, une dizaine de catastrophes liées au climat se seront produites, à l'image de l'ouragan Katrina ou de la canicule meurtrière qu'a connue l'Europe à l'été 2003. Quel soutien populaire les combustibles fossiles recevront-ils dans sept ans ? Un soutien plutôt faible, on s'en doute.

         Réduire la consommation de pétrole - de charbon, et de gaz... - prendra un certain temps et ne se fera pas sans heurts. Les substituts potentiels sont encore dans un état d'immaturité technologique ou coûtent trop chers. Mais avec le temps et la demande croissante, cette situation évoluera : l'utilisation d'énergies fossiles reculera progressivement. La plupart des analystes sérieux de par le monde sont maintenant conscients que c'est impératif pour la survie de la civilisation.

         Plusieurs milliards de personnes vivent dans des pays dont la croissance économique est très rapide. Ainsi, le niveau de la demande va probablement maintenir le cours du pétrole conventionnel autour de la barre des 100 $ jusque dans les années 2020. Néanmoins, la pression politique pour faire cesser la production d'hydrocarbures non conventionnels, fortement émetteurs de gaz à effet de serre, pourrait devenir insoutenable. (Ce qui explique que les producteurs de sables bitumineux de l'Alberta souhaitent maintenant utiliser l'énergie nucléaire plutôt que le gaz naturel pour extraire le pétrole du sable.)

         À plus long terme encore - au cours des années 2030 et au-delà - la demande de pétrole continuera probablement de chuter, et son prix avec. Comment le savoir ? Eh bien, si elle ne décline pas à la suite d'un abandon volontaire des combustibles fossiles, le réchauffement climatique aura pris une telle ampleur qu'il se chargera de faire sombrer des pays entiers dans le chaos. Il y a plus d'un moyen pour réduire la demande...
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*Gwynne Dyer est un journaliste indépendant, basé à Londres, dont les articles sont publiés dans 45 pays.


(Source: Le journal "Le Temps" (Quotidien - Tunisie) le 2 mai 2008)
Tunisie-France : le nouveau «deal»
 
Par Moncef MAHROUG

Au-delà des nombreux accords et des multiples contrats conclus dès le premier jour, la visite d’Etat du président Sarkozy en Tunisie (28-30 avril 2008) pourrait avoir marqué un tournant historique dans le cours des relations tuniso-françaises. A cette occasion, le président Ben Ali et son hôte français ont jeté les fondements d’un renouveau des relations tuniso-françaises, une sorte de nouveau «deal» profitable aux deux pays. 
 
Dans le discours prononcé lors du dîner d’Etat offert en l’honneur du président Sarkozy et de son épouse, le chef de l’Etat tunisien a, tout en exprimant sa «profonde satisfaction pour le niveau de diversité atteint par la coopération», formé «l’espoir» que la visite de son homologue français constitue «une étape marquante dans l’exploration de nouvelles voies et perspectives pour hisser les relations entre nos deux pays à des niveaux plus élevés, adaptés aux exigences de l’étape en cours et pouvant appuyer nos efforts de développement et servir nos intérêts dans de nombreux domaines, tels que la recherche scientifique, la formation professionnelle, l’environnement, les énergies renouvelables, les pôles technologiques et le renforcement du volume des investissements français». Une vision que le président français fait également sienne, puisqu’il a appelé à une véritable alliance entre les deux pays. «Face à une compétition internationale de plus en plus féroce, nos cadres doivent s’allier, nos chercheurs doivent s’allier, nos entreprises doivent s’allier. C’est cette alliance qui fera notre force, pour améliorer notre compétitivité et notre attractivité», a-t-il lancé. Un message réitéré avec force conviction dans son discours en clôture du Forum économique tuniso-français.
 
Rappelant qu’avec 7 milliards d’euros d’échanges commerciaux, «la Tunisie est plus importante pour la France que certains pays européens», le chef de l’Etat français a clamé haut et fort que «nous voulons travailler avec vous non comme une puissance coloniale, mais avec égalité» et dit sa conviction que «Sud et Nord de la Méditerranée peuvent créer un pôle gagnant-gagnant qui pourra concurrencer l’Asie». Une vision qui tranche assez nettement avec celle qui avait cours à Paris sous le règne des prédécesseurs de Nicolas Sarkozy, y compris Jacques Chirac.
 
Prenant le relais d’un François Mitterrand dont les rapports avec le Maghreb, du moins avec certains pays de la région, sont loin d’avoir été un long fleuve tranquille, l’ancien président français a voulu lui aussi apposer son sceau sur les relations franco-maghrébines d’une façon générale et franco-tunisiennes en particulier. Mais le changement «à la Chirac» -un mélange de familiarité, avec les dirigeants de ces pays, et de paternalisme- avait concerné plus le volet politique que le domaine économique, davantage le style que la substance.
 
S’il est entré dans l’histoire des relations tuniso-françaises pour avoir été le premier à parler de «miracle tunisien», Jacques Chirac a fait à la Tunisie une offre des plus classiques, lors du premier voyage qu’il y a effectué en octobre 1995, cinq mois après son élection. Dans le discours prononcé lors du dîner officiel au Palais de Carthage, il avait déclaré que «la France (…) continuera de vous accompagner dans vos efforts. Nous sommes déterminés à rester le premier partenaire économique et financier de votre pays et c'est pourquoi je vous ai annoncé (…) une coopération financière de plus d'un milliard de francs afin de mettre à niveau vos entreprises qui s'ouvrent davantage aux marchés extérieurs et de lutter contre les effets de la sécheresse en favorisant le développement rural». Et, preuve que la Tunisie et la France ressentaient, depuis longtemps, le besoin de renouveler leurs relations, il a annoncé que les deux parties avaient «décidé de promouvoir une forme moderne de partenariat et décidé de confier à un Français et à un Tunisien, compétents et responsables, le soin de nous faire rapidement des propositions pour la mise en œuvre d'un partenariat moderne qui pourrait exprimer de façon plus efficace que nos processus traditionnels, cette nécessaire solidarité entre nos deux pays dans le cadre plus large de notre ambition euro-méditerranéenne de paix, de stabilité et de développement». Une commission de réflexion qui a bien vu le jour et dont les travaux et les recommandations sont loin d’avoir révolutionné le modèle et le fonctionnement des relations tuniso-françaises.

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(Source: Webmanager center le 2 mai 2008)
 
Romandie News 
 
Un Tunisien victime d'un accident d'irradiation hospitalisé en France
 

PARIS - Un Tunisien, victime d'un accident d'irradiation dans le cadre de son travail, a été transporté en France et hospitalisé dans un centre spécialisé dans le traitement des brûlures radiologiques, a annoncé vendredi l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).
L'accident, a précisé l'IRSN, s'est produit sur un site industriel à Radès, en Tunisie, le 23 mars dernier. Il a été provoqué par le dysfonctionnement d'un appareil de gammagraphie, utilisé pour le contrôle de soudures et équipé d'une source radioactive d'iridium 192.
Le patient, brûlé aux mains, a été hospitalisé à l'hôpital des armées Percy de Clamart (Hauts-de-Seine), un centre hautement spécialisé dans le traitement des brûlures radiologiques sévères.
Ce cas a été diagnostiqué par un expert de l'IRSN, le Pr Patrick Gourmelon, alors qu'il intervenait cette semaine en Tunisie à deux colloques sur la médecine nucléaire.
L'hôpital Percy a déjà traité plusieurs victimes d'accidents dus à des sources radioactives à l'étranger, comme en Géorgie (1997, 2002), au Chili (2005), en Belgique (2006) ou au Sénégal (2006).
Parmi ces patients, deux présentaient des brûlures radiologiques très sévères et avaient alors bénéficié de nouvelles approches thérapeutiques combinant les greffes cutanées et la thérapie cellulaire.
(©AFP / 02 mai 2008 14h38)
Marché des céréales: net ralentissement d'activité en fin de semaine

AFP 02.05.08 | 13h08
 

Le prix du blé évoluait irrégulièrement en fin de semaine sur un marché européen en net ralentissement d'activité, ont constaté vendredi les opérateurs. "Le début du mois de mai devrait être peu propice aux échanges en raison de plusieurs jours fériés et de week-ends prolongés", a anticipé l'un d'eux. Jeudi, le marché à terme Euronext-Liffe était fermé en raison de la fête du 1er mai. Vendredi à l'ouverture, les cours du blé progressaient sur le rapproché, (échéance de mai +7,50 euros à 219 EUR/t) tandis qu'ils marquaient le pas sur les échéances suivantes (novembre - 1,50 euros à 195 euros). L'ambiance restait contenue en l'absence de nombreux opérateurs avec seulement 652 lots échangés en fin de matinée. "La hausse de l'échéance de mai est une hausse technique à l'approche de la fermeture de cette position" a expliqué un courtier. Dans le même temps, le maïs reculait entre 1 euro et 1,50 euro sur les échéances de juin et de novembre mais le volume de transactions restait peu significatif en fin de matinée avec seulement 16 lots échangés. Sur le marché physique gré à gré, la tonne de blé standard à Rouen restait inchangée à 200 EUR/T tandis que la qualité meunière (74 kg) gagnait 1 euro sur une valeur nominale de 203 EUR/T. L'orge fourragère restait inchangée sur le port normand de même que le maïs sur les bords du Rhin. A l'international, les cours du blé américain ont marqué un net recul jeudi sur le Chicago Board of Trade (CBoT) sous l'effet de la remontée du dollar tandis que le maïs a atteint hier un nouveau record à la clôture en raison d'un "Weather Market" peu favorable à l'avancée des semis aux Etats-Unis. Les traders attendaient un renversement de tendance vendredi à l'ouverture du marché à terme américain avec un blé en hausse et un maïs en retrait dans le sillage des échéanges sur la séance électronique continue (e-CBoT). Sur le marché des changes, le dollar resistait face à l'euro, lequel restait inchangé à 1,5466 dollar, cours affiché la veille à la clôture. A noter sur le marché des exportations l'achat mercredi par la Tunisie de 75.000 tonnes de blé meunier d'origine optionnelle. Dans les prochaines semaines, les intervenants européens seront particulièrement attentifs au retour des origines de la Mer Noire qui devrait venir renforcer la compétition sur le marché international. - Prix indicatifs à la mi-journée (en euros par tonne). 2 mai 29 avr - Blé tendre Rouen (rendu), selon silo (public ou privé) standard (privé) mai/juin 200 a 200 a meunier (74 kg) " 203 n 202 n . Nlle récolte standard novembre 192 p 191 p Creil (fob) fourrager (1.000t) mai/juin 182 p 182 p Moselle (fob) meunier mai/juin 204 val 202 val . Nlle récolte oct/déc 195 a 194 a La Pallice (rendu) meunier 76 kg mai/juin --- 202 a . Nlle récolte juil/déc --- 198 a Eure-et-Loir (départ) 220/11 (7 mai/juin 200 p 200 p . Nlle récolte sept/déc non coté non coté Beauce (départ) . Meunier mai/juin --- 200 val - Orge de mouture (qualité 63/64 kg) Rouen (rendu) mai/juin 173 a 172 a . Nlle récolte août/déc 171 n 171 n Creil (fob) 1.000t mai/juin 160 val 160 val La Pallice (rendu) mai/juin non coté non coté . Nlle récolte juil/déc --- 170 a Moselle (fob) mai/juin --- 166 val . Nlle récolte sept/déc --- 168 val Eure-et-Loir (départ) mai/juin 165 val 163 val - Maïs Creil (fob) mai/juin 190 n 190 val Rhin (fob) mai/juin 184 val 184 val . jui/sept 190 val 189 val .

Le Monde.fr

Union pour la Méditerranée :
Paris peine à convaincre tous les chefs d'Etat arabes
 

Natalie Nougayrède (avec Philippe Ricard à Bruxelles)

Le projet de Nicolas Sarkozy d'"Union pour la Méditerranée" (UPM), qui doit être lancé le 13 juillet lors d'un sommet à Paris, risque de se heurter aux mêmes difficultés que le "processus de Barcelone" lancé par les Européens en 1995 en direction des pays de la rive sud : les tensions au Proche-Orient et la défiance des dirigeants arabes à l'égard d'Israël.

 Certains chefs d'Etat arabes ont fait part de leurs réticences à participer à un sommet auquel doit être convié le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, au moment où la situation continue de se dégrader à Gaza et où le processus de paix apparaît dans l'impasse.

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a fait savoir qu'il ne viendrait pas, expliquant qu'il lui serait impossible de s'asseoir à la même table qu'Ehoud Olmert. La participation du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, n'est pas assurée : sans exclure de venir, il a indiqué que sa décision dépendrait de la situation au Proche-Orient.

La question de la présence du président de la Syrie, Bachar Al-Assad, reste ouverte. Viendra-t-il ? "Cela varie de jour en jour", commente un responsable français. Le 30 décembre 2007, M. Sarkozy avait annoncé la suspension des contacts politiques à haut niveau avec le régime syrien, pour protester contre les blocages politiques au Liban. Cette décision, souligne-t-on à Paris, n'empêchera pas une invitation d'être adressée, mais M. Sarkozy évitera d'avoir un entretien bilatéral avec son homologue syrien en marge du sommet.

Des diplomates français constatent que l'image "pro-israélienne" de M. Sarkozy et de son ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, complique la donne. Le président français doit effectuer une visite en Israël fin juin, deux semaines avant le sommet de l'Union pour la Méditerranée. Elle sera attentivement suivie par les dirigeants arabes, ainsi qu'une autre échéance : le 16 juin, dans une démarche appuyée par la France, l'UE devrait offrir un partenariat renforcé à Israël.

Pour convaincre les hésitants de venir au sommet méditerranéen, M. Sarkozy a demandé au président égyptien Hosni Moubarak (qu'il a reçu le 22 avril à l'Elysée) de jouer les médiateurs, notamment auprès du colonel Kadhafi. "Le président Moubarak a dit qu'il ferait tout pour que la rive sud soit représentée au plus haut niveau", commente-t-on à l'Elysée.

Le président égyptien, auquel pourrait être offert la "coprésidence" de l'UPM, aux côtés de M. Sarkozy, a été particulièrement courtisé par Paris. De même que le président tunisien, Zine El-Abidine Ben Ali : les officiels français lui font miroiter la création, en Tunisie, d'un secrétariat de l'UPM (l'Allemagne est toutefois réticente). Le roi du Maroc, Mohammed VI, a cherché, de son côté, à obtenir des assurances avant de confirmer sa présence. Il voulait que rien ne puisse entraver l'obtention par son pays d'un "statut avancé" auprès de l'UE. La France a plaidé au sein de l'UE pour ce statut qui privilégie le Maroc.

"Le problème de la présence des chefs d'Etat arabes le 13 juillet dépend largement de celle d'Olmert", commente un connaisseur du dossier à Paris. "On n'est pas dans la même configuration qu'en 1995, quand le processus de Barcelone était né des espoirs liés aux accords d'Oslo. Si la situation empire à Gaza, les négociations seront difficiles pour le sommet."

Le 8 avril, lors d'une réunion à Bruxelles de hauts fonctionnaires du "processus de Barcelone", les pays arabes ont insisté pour que les questions politiques et le processus de paix ne soient pas délaissés au sein de l'UPM. Les représentants français, ce jour-là, auraient préféré discuter de projets concrets, comme la dépollution de l'eau ou la création d'un espace universitaire méditerranéen.

(Source : « Le Monde » (Quotidien – France), le 3 mai 2008)

L’Union méditerranéenne à marche forcée

Flanqué de Laurence Parisot, à la tête d’une délégation du Medef pour les affaires sonnantes et trébuchantes, accompagné de Rama Yade, pour le vernis humanitaire, Nicolas Sarkozy a effectué une visite d’État de trois jours en Tunisie. Premier partenaire économique de la Tunisie, la France veut réaffirmer son rôle et passer des contrats (Alstom, Airbus), ainsi que des accords de coopération nucléaire. Devrait être également mise sur pied la première convention de « gestion concertée de l’immigration ». Mais, au-delà des affaires, Nicolas Sarkozy compte sur Ben Ali pour l’aider à remettre sur les rails son projet d’Union méditerranéenne, un temps boudé par l’Allemagne et qui suscite les réticences d’Alger ou Tripoli. Le sommet devant se tenir en présence des chefs d’État concernés en juillet prochain à Paris, le délai était serré. Sarkozy a eu à cœur de réitérer son estime au dictateur tunisien et Rama Yade s’est « bien tenue ». « J’ai pleinement confiance en votre volonté de continuer à élargir l’espace des libertés », a déclaré Sarkozy. Pas question de faire des vagues avec la présidence à vie (Ben Ali, président depuis vingt ans, se présentera, encore une fois seul, en 2009), la torture comme moyen de gouverner, les 1 300 prisonniers politiques, les libertés confisquées, la fuite de la jeunesse vers l’eldorado européen et, depuis quelques années, vers l’Algérie !

(Source: Rouge 2250, 01/05/2008)

 

Communiqué : Une autre violation aujourd'hui, le 2 Mai 2008 à Paris 
 
  
1- L'Union Générale des Etudiants de Palestine n'a pas organisé une conférence aujourd'hui le 2 mai 2008, en effet, le conférence « 60 ans de la Nakba palestinienne, 60 ans de résistance » n'est organisé par la GUPS, de plus, la signature de la GUPS est fausse, personne a appelé la GUPS pour  demander notre signature.
2- L'individu Sbeih SBEIH n'est pas ni président, ni animateur, ni responsable de la GUPS, et il ne présente que lui-même.
3- Les individus (Yara Jalajel, Taher Al Labadi, Sbeih SBEIH, Sina SAFADI, Gabriel Jiménez, Layla DAMIRI, Tareq ARAR et Mohamed SHARQAWI)  ne sont pas membres au bureau de La GUPS, et ils ne présentent que leurs mêmes.
4- Ce que considère le problème principal de la GUPS, ce sont  les dossiers financiers de la GUPS (2005-2007):
-       Le projet « Des ponts au-delà du Mur ».
-       Le réseau de la jeunesse palestinienne le 29/11/2007.
-       Le matériel qui disparaît.
-       la perte du tiers du compte bancaire de la GUPS dans la période 20-21/10/2007.etc
 Les usurpateurs de qualité avec les soutiens de la délégation générale de la Palestine en France faisaient leurs usurpations de qualité, pour ne pas ouvrir ces dossiers financiers.
5- Le bureau de la GUPS remercie toutes les personnes propres qui font la solidarité avec le bureau légitime de la GUPS, et condamne toutes les personnes sales clientélistes qui ont aidé les usurpateurs, pour satisfaire leurs «Business» avec les grands responsables palestiniens, qui sont des ennemies du people palestinien, ils sont des faux militants  « pro palestiniens » qui utilise la cause palestinienne comme une métier, il est scandaleux que des « militants pro palestiniens » se battent pour fermer des grandes questions financiers.
 
Paris le 2 Mai 2008
 
 
De l'Union Générale des Etudiants de Palestine
 
Le Président
 
Anas-Emmanuel FAOUR

 

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