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TUNISNEWS
9 ème année, N° 3511 du 02.01.2010
 archives : www.tunisnews.net 
CTPJ: Grève de la faim de solidarité avec Taoufik Ben Brik et Zouhair Makhlouf
Liberté et Equité: Ramzi Romdhani, prisonnier d’opinion, a été  torturé
AP: Tunisie: décès du doyen des journalistes et hommes de culture
Taoufik Ben Brik: LE SEUIL DES ANS - LA COMPLAINTE DE JANVIER
Khémaïs Chammari: Gaza : Un an après…
Audinet Tunisie: Tunisie : Nouvelle joint-venture entre Belhassen Trabelsi et Aziz Miled

COMITE  TUNISIEN DE PROTECTION DES JOURNALISTES

Grève de la faim de solidarité avec

Taoufik Ben Brik et Zouhair Makhlouf

 

Nos deux confrères emprisonnés et leurs familles continuent à être brimés et harcelés par les autorités tunisiennes.

En dépits des appels récurrents nationaux et internationaux pour leur libération et pour l’arrêt des injustices subies, le pouvoir persiste à bafouer les normes et les lois garantissant le droit des journalistes à exercer librement leur profession et à exprimer leur opinion sans pression , sans contrainte, ni punition. 

Les autorités tunisiennes s’obstinent à ignorer et à ne pas prendre à sa juste mesure l’état de santé grave de nos deux confrères  Taoufik Ben Brik Et Zouhair Makhlouf et préfèrent fermer les yeux sur les rapports et les certificats médicaux alarmants concernant la précarité  de la  santé de Ben Brik mettant sa vie en péril.

Le Comité Tunisien de protection des journalistes : tout en réaffirmant  sa demande de libérer  nos  deux confrères Taoufik Ben Brik Et Zouhair Makhlouf et  l’arrêt de toute punition et du harcèlement des journalistes pour l’exercice légitime de leur profession ;

Appelle les journalistes en Tunisie et dans  le monde à participer activement à la grève de la faim collective  Mardi 05 janvier2010 en solidarité avec nos deus confères et leurs familles.

La liberté immédiate et sans conditions de Taoufik Ben Brik Et Zouhair Makhlouf.

Tunis le 01 Janvier 2010

_______________________________

NB : pour les collègues qui veulent se joindre à la grève de la faim du 05 Janvier2010 nous contacter : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

 



 

Liberté pour Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies

Liberté pour tous les prisonniers politiques

Liberté et Equité

33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis

Tel/fax : 71 340 860

Tunis, le 1er janvier 2010

 

Nouvelles des libertés en Tunisie


1) Ramzi Romdhani, prisonnier d’opinion, a été  torturé

La famille du prisonnier d’opinion Ramzi Romdhani, actuellement incarcéré à la prison de Morngauia, a affirmé qu’il avait été soumis pendant deux jours, les jeudi 24 et vendredi 25 décembre 2009 à la torture après avoir transféré au siège de la Sûreté de l’Etat pour un interrogatoire sur ses relations présumées avec d’autres détenues

Sa famille a raconté qu’il avait été soumis à toutes formes de tortures notamment par brûlure des extrémités des doigts. Sa famille a vu les traces de la torture et a noté qu’il était incapable de se tenir debout.
Le prisonnier d’opinion Ramzi Romdhani a été l’objet d’agressions et de tortures depuis son arrestations et ce à de nombreuses reprises que ce soit au siège de la Sûreté de l’Etat ou à la prison de Mornaguia, par des agents pénitentiaires sous supervision de l’administration.

Ramzi Romdhani a été condamné en avril 2006 à une peine de 29 ans d’emprisonnement en vertu  de la loi du 10 décembre 2003, non constitutionnelle et il n’a pas pu joindre les affaires alors qu’il s’agit de peines multiples pour les mêmes accusations.

[…]

Pour le bureau exécutif de l’Organisation

Le Président

Maître Mohammed Nouri

(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

 

 




 
Tunisie: décès du doyen des journalistes et hommes de culture

AP | 02.01.2010 | 21:33
Figure emblématique de la scène médiatique et littéraire tunisienne, le journaliste et homme de culture Taoufik Boughedir est décédé samedi à Tunis à l'âge de 83 ans, au terme d'une longue carrière menée sur plusieurs fronts.
Témoin essentiel de la vie culturelle et artistique en Tunisie, celui que d'aucuns appelaient "le maître" était considéré comme une référence pour plusieurs générations de professionnels.
Dès les années 1930, il participait à la création à la plupart des journaux tunisiens de langue arabe et était l'un des pionniers de la radio tunisienne.
Auteurs de plusieurs nouvelles et de dramatiques sociales et historiques pour la télévision tunisienne et a poursuivi sa production littéraire jusqu'aux dernières années de sa vie.
Il était le compagnon du groupe "Taht Essour" (Sous la muraille) qui rassemblait des écrivains de renom tels Ali Douagi, Abderrazak Karabaka et Hédi Labidi, dont les écrits représentent les lettres de noblesse de la littérature tunisienne.
Journaliste au quotidien "Al Amal" et à l'agence Tunis Afrique Presse (TAP), dont il était rédacteur en chef, il excellait dans la critique d'art et du théâtre.
Son fils n'est autre que le célèbre cinéaste Férid Boughedir, réalisateur de plusieurs films à succès et figure coutumière du festival de Cannes.
Titulaire de l'Ordre national du mérite culturel, il avait reçu le prix de la critique culturelle. La dernière distinction lui a été décernée en octobre dernier par le directeur des Journées théâtrales de Carthage (JTC) Mohamed Driss, à l'occasion du centenaire du théâtre tunisien. AP
LE SEUIL DES ANS - LA COMPLAINTE DE JANVIER

(1)
Dés que la sainte lecture se tait
Enfouie sous l’appel du siècle,
Sois poli !
Des oreilles subtilisent les tables de la chronique
Qui, en un tir d’aile du Bourâq, s’est répandue:
Pierres noires à  vendre à Okadh, sans vœu sacré…

                  (2)
Sois Qarmate
Avant qu’Al-‘Abbâs ne déploie
La nuit du siècle
Toi, tu te réveilles aux senteurs de lait
Aux clameurs des rails voraces
Aux battements d'une semelle que dérobent des rues
      en débandade  
Au bruit d'un arrosoir qui efface les chiffres dans le périmètre.
 
                     (3)
Harbi
Guerrier
Ne demande pas au tapis de la chaine de t'attendre 
Echange des balles réelles . Charge et replie-toi
Face à face, l'uniforme et toi
Prends rendez-vous avec la mort
 
Mère de mon pays 
L'honneur de l'hospitalité est sous ta garde
Et le plomb est à mon chevet...

               (4)
Dans la cour de récréation
Clameurs et engrenages
Il reste seulement
Un goûter par terre
Un mouchoir innocent
Et des sirènes qui hâtent l'inéluctable.
             (5)
Ce sang couvrant l'avenue Président
Par monts et par vaux,
La bouche du Sublime le boit...
Janvier pleure janvier
Dans ta dette de ce mois tu puises tes armes
Ô toi, le Sublime
 Accorde-moi un jour de gloire.

Taoufik Ben Brik
 

Gaza : Un an après…

 

De l’opération israélienne « Plomb durci » au cynique « Mur d’acier » du pouvoir égyptien.  

Khémaïs Chammari

 

Il y a un an, l’offensive militaire israélienne « Plomb durci », a fait du 27 décembre 2008 au 21 janvier 2009, 1330 morts et 5450 blessés dans la bande de Gaza, côté palestinien, et 10 soldats et 3 civils tués côté israélien.

Des morts donc par centaines. Des destructions. Du sang. De la haine. Et, en même temps, une souffrance infinie des populations civiles. Nous l’avons vécue, dans l’impuissance, scotchés devant nos écrans de télévision, fascinés par les chaînes satellitaires (du Golfe et des Etats-Unis) qui ont transmis, quasiment en temps réel, le nouveau martyre palestinien.

« L’image, écrivait dans « Le Soir » de Bruxelles, Baudouin Loos, est celle d’un Israël dévastateur, usant d’une puissance de feu inouïe, disproportionnée, comme a fini par le dire Nicolas Sarkozy. Le Hamas n’est pas le Hezbollah libanais, ni en termes de moyens militaires, ni d’entrainement à la guerre. Le blason de l’armée israélienne, terni en 2006 au Liban, ne sera pas sauvé par une « victoire » contre le Hamas ».

 

Les frères….dans la géographie.

 

De l’intérieur même d’Israël, face à la déferlante inconditionnelle de la plupart des médias occidentaux, des voix ont osé dire leur refus de cette « sale guerre » de façon plus déterminée – et bien moins ambiguë – que la majorité des Etats  arabes face à cette nouvelle tragédie à laquelle ont été confrontés leurs frères….dans la géographie !

Je pense à Akiva Eldar dans Haaretz, à Jonathan Geffen, neveu de Moshe Dayan, à Uri Avnery vétéran israélien de la cause – marginalisée – de la paix.

Qu’on relise ces commentaires lucides refusant la symétrie entre l’offensive israélienne et els tirs de roquettes du Hamas. Qu’on les compare à la veulerie, emballée dans une rhétorique trompeuse, des prises de position d’un certain nombre de dirigeants arabes, y compris palestiniens ; et l’on comprendra le cri du cœur de Baudouin Loos (encore lui !) évoquant le « cynisme jusqu’à la nausée ». « Le « Larousse » définit – écrit-il – le cynisme comme étant le fait de braver ostensiblement les principes moraux, l’opinion commune et les conventions sociales. Le « Littré » y ajoute une notion d’obscénité. Dans l’affaire de Gaza, le cynisme a atteint des sommets ! »

 

Un assourdissant silence.

 

C’était il y a un an. Depuis, le « territoire » n’a cessé d’être banni, encerclé et asphyxié. Et dans un assourdissant silence des médias internationaux, 1000 à 1400 personnes venues de plus de 40 pays différents ce sont déplacées en Egypte, en cette fin d’année 2009, dans el cadre de la « Gaza Freedoom March » pour dire leur indignation, leur colère, mais aussi, leurs aspirations à une paix juste et durable. Près de 200 d’entre elles sont arrivées de France, mobilisées par « Le Collectif national pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens » qui compte des hommes et des femmes de toutes obédiences politiques et religieuses. (www.urgence-gaza.com)

Objectifs donc à la fois politiques et humanitaires pour accéder à Gaza via le Caire et Rafah. Et c’est là que ces centaines de militants et de militantes de la solidarité et de l’espoir ont buté sur le « mur d’acier » égyptien. Inflexibles, les autorités égyptiennes les ont bloquées, humiliées, et elles les ont contraintes à multiplier – en vain jusqu’ici le 30/12- les sit-in et les grèves de la faim de protestation.

Au nombre des grévistes, une femme de 85 ans, juive, de nationalité américaine, Heidi Estein réchappée de l’holocauste et des « camps de la mort » nazis. Victime, il y a soixante ans, de l’indicible, elle dit aujourd’hui son refus de l’horreur de l’offensive « Plomb durci », et des conséquences directes et collatérales de cette guerre. Un saisissant symbole !

Et elle se heurte….au « mur d’acier », côté Egypte, qui vient s’ajouter au « Mur de la honte » israélien traversant les « bantoustans » palestiniens et renforçant le processus d’installation des colonies dénoncé – surtout en paroles- par la communauté internationale.

 

Un mal incurable

 

Interloquées, elle et les centaines de marcheurs s’indignent. Mais quel est l’écho de leurs cris :

« Qui a dit que la frontière sud de gaza était perméable ?

  Qui a dit que la population Gagaouzie pouvait être alimentée par les      organisations humanitaires ?

  Que les démarches pacifistes pouvaient entrer dans Gaza ?

  Que le blocus n’empêchait pas de vivre… »

Décidément, il est à la fois surprenant et révoltant, de voir combien – par delà les surenchères de ceux qui veulent lutter jusqu’à la dernière goutte de sang… du dernier palestinien – nous manquons de mémoire et de mises en perspectives.

Alors que la conscience juive appelle, à juste raison, à un constant travail de mémoire pour ne pas oublier les atrocités et les génocides du passé, nous sommes sommés – s’agissant des crimes de l’Etat d’Israël – de nous en tenir à des constats « instantanés et sans perspectives ».

Car, à défaut, le risque serait grand de déranger les « mémoires coupables » de ceux qui, en Occident, perdent jusqu’au sens des « proportions » mais aussi de ceux qui, sous nos cieux, ne rêvent que de « guerres de religions ».

Et portant, je continue à faire mienne la devise de Mahmoud Darwich selon lequel « les Palestiniens souffrent d’un mal incurable : l’espoir »               

                                                                                                        KC

 

(Paru dans At-tariq aljadid  (Tunisie) ,n° 161, le vendredi 01-01-2010)

 
Tunisie : Nouvelle joint-venture entre Belhassen Trabelsi et Aziz Miled

Samedi, 02 Janvier 2010 12:09 By Audinet Tunisie
On vient d’apprendre la constitution d’une société dénommée « Tunisia Airport Services (TAS) ». La société anonyme, dont le capital est de 500.000 Dinars, est spécialisée dans la fourniture des services d'assistance aéroportuaire au sol des avions.
L’assemblée Générale Constitutive de la société, tenue le 25 décembre 2009, a nommé en qualité de premiers administrateurs pour une durée de trois années :
- M. Belhassen Trabelsi.
- La société TTS Financière,
- M. Karim Milad,
- La Société Nouvelair Tunisie,
- La société Karthago Group.
Le premier conseil d'administration de la société, réuni 25 décembre 2009, a décidé la nomination de Monsieur Belhassen Trabelsi en tant que Président du Conseil d'Administration et Monsieur Mohamed Ali M'rad en tant que Directeur Général de la société.
C’est une nouvelle joint-venture entre M. Belhassen Trabelsi (PDG du groupe Karthago) et M. Aziz Miled (PDG du groupe TTS) après la fusion entre Nouvelair et Karthago Airlines. C’était en 2003 quand Nouvelair et Karthago Airlines ont décidé de nouer une alliance en matière d'assistance opérationnelle et d'exploitation de leurs flottes respectives. En août 2006, le PDG Aziz Miled et son homologue de Karthago Airlines, Belhassen Trabelsi, chargent la Compagnie financière Edmond de Rothschild d'étudier « la faisabilité d'un rapprochement » entre leurs deux compagnies. Cette décision est l'aboutissement de plus de deux mois de pourparlers secrets et pourrait permettre aux deux compagnies de supplanter Tunisair.
C'est à l'automne 2008 que la fusion des deux compagnies est décidée après l'approbation définitive le 30 mai de la parité d'échange des droits sociaux des deux compagnies et la suspension de la cotation de Karthago Airlines à la Bourse de Tunis, le 28 mai, suite à une offre publique de retrait. La nouvelle entité est détenue à hauteur de 21% par Karthago et 79% par le groupe Aziz Miled.
(Source: "INVESTIR EN TUNISIE" le 2 janvier 2009)
http://www.investir-en-tunisie.net/index.php?option=com_content&id=3603

 

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