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TUNISNEWS
8 ème année, N° 3146 du 02.01.2009
 archives : www.tunisnews.net  
 
Dignité Tunisienne: Communiqué
AP: Ouverture lundi du procès des complices présumés de l'attentat de Djerba
AP: Attentat de Djerba: l'accusé allemand écrit à la chancelière Angela Merkel
Grioo: Justice : Des hauts dirigeants supposés d'Al Qaïda jugés en France.
Halte au massacre du peuple palestinien - Déclaration du Secrétariat international  de la IVe Internationale
Hichem Kacem: Naissance : du Ruban  du « Keffieh » ou du châle de la lutte pour la Paix ; 1948 - 2008
Emarrakech: Réactions de blogueurs marocains et tunisiens aux bombardements sur Gaza
Courrier International:  ITALIE •  A Lampedusa, des migrants toujours plus nombreux
 
Liste actualisée des signataires de l'initiative du Droit de Retour :
http://www.manfiyoun.net/fr/listfr.html

Celles et Ceux qui veulent signer cet appel sont invités à envoyer leur: Nom, Pays de résidence et Année de sortie de la Tunisie sur le mél de l'initiative :
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 Bonjour

Nous sommes un collectif de tunisiens  qui mène une action dans le sens de la dignité dans note pays. Nous comptons mener campagne pour la candidature de Maitre Radhia Nasraoui au Prix Nobel de la Paix. Sachant la lutte que mène cette femme depuis de longue années contre la torture, nous sommes convaincus que si cette action est menée à terme aura des conséquences positives sur l`état des droits de l`Homme en Tunisie.

Connaissant  la réputation de Tunis News , ainsi que sa notoriété,   nous vous prions de nous soutenir dans notre action en publiant ce communiqué dans vos colonnes

Nous vous remercions d`avance et tout en sachant que nos efforts convergent vers un même objectif : La dignité tunisienne.

Cordialement 

 

Voici le texte:

  

Communiqué

 

Dignité Tunisienne

Paris, le 14 Decembre 2008

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Nous, membres fondateurs de Dignité Tunisienne,  sommes réunis en assemblée constituante à Paris,  le 14 Décembre 2008.

Dignité Tunisienne  est un collectif de  tunisiens, ayant pour objectif  la défense de la dignité humaine dans notre pays  comme dans  toute autre partie de la Terre. Par la même, nous exprimons notre solidarité avec le peuple palestinien victime des années durant, de la colonisation israélienne. Rappelons en ces journées tragiques, que la lutte que nous menons pour la dignité humaine est la même, car l`ennemi est le même : La barbarie humaine.

La dignité humaine, telle que  nous la défendons, est définie par la déclaration  universelle des Droits de l`Homme du  10 décembre 1948. Signataire de cette déclaration,  le gouvernement tunisien est tenu d`en respecter les règles et particulièrement l`article 5

``Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants``.

La torture  étant malheureusement une réalité nationale, elle touche depuis des décennies des milliers de nos compatriotes. Les témoignages abondent, ainsi que les rapports dénonçant cette pratique par les forces gouvernementales. Ainsi, et vu la situation de notre pays, nous avons jugé que la lutte contre la torture sera notre priorité concernant la défense de la Dignité Humaine. En effet, la torture,  étant la pire des dégradations de la dignité humaine, les membres de Dignité Tunisienne ont décidé de joindre leurs efforts aux défenseurs des droits de l`Homme, en particulier ceux qui luttent contre la torture.

Dans un souci d`efficacité, nous avons jugé utile de centrer nos efforts dans une action concrète ciblée sur une personne.  Dés lors, le candidat évident  à notre soutien sera Maître Radhia Nasraoui. En effet, cette femme laïque  se  bat depuis de longues années sur le terrain des droits de l`Homme en Tunisie. Par son acharnement à défendre les victimes de la torture, elle est familière des milieux de la police comme des autorités pénitencières. De plus, dans son combat pour la dignité humaine,  elle a été elle-même victime de  la torture, sans compter les humiliations, les innombrables tracasseries. Son courage, sa patience, sa volonté,  sont à nos yeux un gage de sincérité  et de détermination dans sa lutte pour le respect du droit humain.

 D`autre part, cette militante des droits de l`Homme a défendu les victimes de la torture indépendamment de toute considération politique. En effet, avocate des droits de l`Homme, a défendu des tunisiens  de tous bords. Dans son combat, Mme Nasraoui ne défendait pas des couleurs politiques, ni de convictions personnelles, elle défendait tout simplement le citoyen tunisien, peu importe ses croyances, ses projets politiques, son idéologie.  La dimension humaine de son combat est incontestable, sa porté universelle.

Dans un autre niveau, notre candidate est d`une notoriété internationale.  Elle est même devenue une figure médiatique  reconnue  en matière de lutte contre la torture. Elle serait en quelque sorte un emblème national sur ce triste dossier. Il est toutefois important de signaler qu`aucun des membres de Dignité Tunisienne ne connaît de prés ou de loin cette militante des droits humains. La sélection de notre candidate a répondu à des critères objectifs et en aucune façon à une appartenance  idéologique ou autre. Ceci étant, les membres de Dignité Tunisienne, louent la bravoure et le courage des tous les militants sincères des droits de l`Homme en Tunisie, leur reconnaissant la dimension historique de leurs sacrifices.

 En conséquence, les membres fondateurs de Dignité Tunisienne ont décidé de mener campagne pour la candidature de Maître Radhia Nasraoui  au Prix Nobel de la Paix. Pour toutes  les raisons précédemment citées et pour d`autres encore, nous sommes fort optimistes quant aux chances de notre candidate dans sa course au prestigieux titre.

 

Signalons au passage  que, les retombées de campagne pour la défense de la dignité humaine dans notre pays sont immenses.  Celles-ci débordent largement le cadre des droits de l`Homme en Tunisie. La  protection des victimes  de la torture ainsi que  leurs défenseurs,  la levée de l`impunité des tortionnaires, la mise en cause de la légitimité de ce régime qui gouverne essentiellement par la peur, ne seraient  que quelques conséquences possibles  de la réussite au Prix Nobel.

Enfin, nous appelons tous les tunisiens et tunisiennes honnêtes à rejoindre cette action. L`effort de tous pourra  mener notre  candidate, Maître Radhia Nasraoui au  prix Nobel de la Paix, ce qui aura des conséquences extrêmement positives sur la santé politique de notre Pays.

 Le  Collectif : Dignité Tunisienne

Ali Ben Taieb

Ahmed Ben Romdhane 

Mouna  Rekik

Naoufel Maatouf

Amène Baklout

Tahar Khouja

…………………

                                                       

P.S : Les détails sur la candidature au Nobel de la Paix sont sur ce lien http://www.norvege.no/policy/nobel/nobel.htm

 
Ouverture lundi du procès des complices présumés de l'attentat de Djerba
AP Vendredi 2 janvier, 13h59
 PierreAntoine Souchard

La cour d'assises de Paris jugera à partir de lundi, et jusqu'au 6 février, les complices présumés de l'auteur de l'attentat contre la synagogue de Djerba (Tunisie) qui a fait 21 morts le 11 avril 2002, dont Khalid Cheikh Mohammed. Ce dernier est considéré par la France comme le commanditaire de cette opération. Détenu sur la base américaine de Guantanamo, il est actuellement jugé par un tribunal militaire pour son rôle d'instigateur des attentats du 11-Septembre.

Khalid Cheikh Mohammed, né en 1964, visé par un mandat d'arrêt international, Christian Ganczarski, un Allemand de 42 ans converti à l'Islam, et Walid Naouar, 28 ans, le frère du kamikaze, sont poursuivis pour "complicité d'assassinats" et "complicité de tentatives d'assassinats". Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité.
Le 11 avril 2002 à 9h35, un homme de 24 ans, Nizar Naouar, se fait exploser au volant d'un camion-citerne rempli de gaz butane, à quelques mètres de la synagogue "La Ghriba" sur l'île de Djerba, provoquant la mort de 21 personnes, dont 14 touristes allemands, cinq Tunisiens et deux Français, ce qui a entraîné la saisine de la justice française.
Peu de temps après, l'attentat sera revendiqué par Al-Qaïda et l'Armée de libération des lieux saints. L'expertise du véhicule, menée sur place par le service allemand du Bundeskriminalamt (BKA), montrera que le kamikaze avait utilisé du TATP, un explosif, relié à un système de mise à feu installé à ses côtés.
L'enquête française a montré que Nizar Naouar a été en contact fréquent avec Khalid Cheikh Mohammed. Ce haut responsable d'Al-Qaïda au Pakistan a été interpellé le 1er mars 2003 par les services pakistanais et américains qui le considèrent comme le cerveau des attentats du 11-Septembre. Détenu depuis à Guantanamo, il y jugé pour son rôle présumé dans ces attentats.
La justice française le soupçonne d'avoir commandité et financé l'opération de Djerba. Le jour de l'attentat, Nizar Naouar l'appellera au Pakistan. Le même jour, ce dernier contactera Christian Ganczarski, alias Abou Grahim, un Allemand d'origine polonaise installé à Duisbourg (Allemagne). Selon les écoutes de la police allemande, qui l'avait placé sous surveillance, le kamikaze lui a demandé sa "bénédiction".
Ganczarski a été interpellé en Allemagne en raison de ses liens avec certains membres de la cellule dite de Hambourg ayant préparé l'ensemble des attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis. La législation en vigueur à l'époque ne permettant pas de l'inculper, il avait été remis en liberté.
Ganczarski s'envolera pour l'Arabie saoudite fin 2002 où, début avril 2003, il sera arrêté par les autorités locales. Expulsé vers l'Allemagne via la France il sera interpellé en juin par les enquêteurs français. Une interpellation qui résulterait, selon son avocat, Me Sébastien Bono, d'une entente entre service de renseignements regroupés au sein d'une cellule à Paris, baptisée "Alliance Base".
En 2006, le commissaire Christophe Chaboud, chef de l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT), a reconnu dans la presse l'existence de cette structure qui a donné "des résultats positifs (et) très efficaces".
Christian Ganczarski "va s'expliquer" sur les faits qui lui sont reprochés et pour lesquels il se dit étranger, a déclaré Me Bono à l'Associated Press, affirmant que la justice allemande l'avait mis hors de cause pour les attentats du 11-Septembre.
L'autre accusé, Walid Naouar, est soupçonné d'avoir acheté le téléphone satellite qui a servi à son frère pour joindre Khalid Cheikh Mohammed. La justice estime qu'il savait que son frère allait commettre un attentat.
Le 10 mai 2006, la justice espagnole avait condamné l'homme d'affaires Enrique Cerda et un Pakistanais, Ahmed Rukhsar, à cinq ans de prison pour participation au financement de l'attentat de Djerba.
 AP

Attentat de Djerba: l'accusé allemand écrit à la chancelière Angela Merkel

AP Vendredi 2 janvier, 17h34
 
L'Allemand Christian Ganczarski, l'un des trois hommes jugés à partir de lundi par la cour d'assises de Paris pour complicité d'assassinat à la suite de l'attentat en avril 2002 contre une synagogue en Tunisie, a écrit à la chancelière Angela Merkel pour lui demander d'envoyer un observateur à son procès.
Dans cette lettre écrite en allemand, et dont l'Associated Press a pu prendre connaissance, Christian Ganzcarski, 42 ans, estime que son procès sera inéquitable. Il assure qu'il n'est ni un terroriste ni un responsable d'Al-Qaïda et se dit étranger à l'attentat contre la synagogue "La Ghriba" de Djerba dans lequel 21 personnes, dont 14 touristes allemands, cinq Tunisiens et deux Français, ont trouvé la mort.
L'acte d'accusation renvoyant Christian Ganczarski devant les assises indique que celui-ci a été en contact avec les plus hauts responsables d'Al-Qaïda, dont Oussama ben Laden, lors de ses multiples séjours en Afghanistan. Il aurait joué, au sein de cette organisation terroriste, le rôle de l'expert en informatique. Quelques heures avant l'attentat, il a été destinataire d'un appel du kamikaze, Nizar Naouar, lui demandant de lui accorder sa "bénédiction".
Jugés notamment pour complicité d'assassinats, les trois hommes, dont Khalid Cheikh Mohammed, considéré comme le cerveau des attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis, et le frère du kamikaze, Walid Naouar, encourent la réclusion criminelle à perpétuité. AP

Justice : Des hauts dirigeants supposés d'Al Qaïda jugés en France.
Pour leur implication supposée dans l'attentat-suicide au camion piégé contre une synagogue de Djerba, en Tunisie. 
 

Par Rachel Kesseng 02/01/2009 

Khalid Cheikh Mohammed âgé de 44 ans et Christian Ganczarski âgé de 42 ans seraient tous deux des lieutenants présumés d'Oussama ben Laden. Respectivement citoyens Koweïtien et Allemand, les deux hommes seraient impliqués dans l’attentat au camion piégé dont l’explosion avait fait 21 morts le 11 avril 2002, dans une synagogue de Djerba, en Tunisie.

Khalid Cheikh Mohammed présenté comme le "cerveau" des attentats du 11 septembre 2001 ne sera pas physiquement présent à son procès, ni représenté par aucun avocat. Considéré comme le bras droit d’Oussama Ben Laden, le Koweïtien, sous le coup d’un mandat d'arrêt français, avait été interpellé en mars 2003 au Pakistan. Il est incarcéré dans la prison américaine située dans la base cubaine de Guantanamo.

Quand au second accusé, Christian Ganczarski, haut dirigeant présumé d'Al Qaïda, s’était converti à l'islam. L’allemand poursuivi pour les mêmes faits, comparaîtra également devant la cour d'assises spéciale, au cours d’une série d’assises qui s’étaleront sur cinq semaines. Ces deux principaux accusés devront réépondre de "complicité d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste".
Mais un troisième personnage est mis en cause dans cette affaire. Il s’agit de Walid Naouar de nationalité Tunisienne. Le jeune homme de 28 ans et frère du kamikaze de Djerba, Nizar Naouar, décédé dans l’attentat de Djerba mort dans l'explosion, sera aussi jugé pour complicité. C’est lui qui aurait acheté un téléphone satellite, un modem et de faux papiers qu’il a fait envoyer à son frère en Tunisie. Ce dernier réfute les accusations portées à son encontre comme son co-accusé Christian Ganczarski.

Quant à Khalid Cheikh Mohammed, divers témoignages indiquent qu’il aurait été chargé des "opérations extérieures" d'Al Qaïda et de leur financement. Il avait plaidé coupable en décembre dernier avec quatre co-accusés dans le procès, des attentats du 11 septembre 2001 au Etats-Unis. Jamais questionné sur celui de Djerba, il est peu probable qu’il soit un jour présent en France. Dans le cadre de ces assises qui se déroulent à Guantanamo depuis un mois, il est considéré comme l’instigateur et a déclaré souhaiter la peine de mort pour finir en "martyr". pour ce procès en France, les trois accusés encourent la réclusion criminelle à perpétuité.
 
(Source: www.grioo.com le 2 janvier 2009)
Lien: http://www.grioo.com/ar,justice_des_hauts_dirigeants_supposes_d_al_qaida_juges_en_france.,16037.html

 

 

Collectif national pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens 
 

GAZA !!! Manifestation unitaire à Paris

samedi 3 janvier 2009 15h00

Départ place de la république en direction de l’ambassade d’Israël. 
 

GAZA : ARRETONS LE MASSACRE DU PEUPLE PALESTINIEN !

1million et demi de personnes assiégées, affamées, bombardées depuis 18 mois c’est une punition collective et donc un crime de guerre aux termes de la 4e convention de Genève art.33Bis. 
 

1 million et demi de personnes qui subissent une agression d’une violence sans précédent de l’armée israélienne, c’est encore un crime de guerre !

L’union Européenne a donné le feu vert à Israël pour ce crime en décidant à l’initiative de sa présidence française, et contre le parlement européen, du « rehaussement » des relations Union Européenne -Israël.

Nous, organisations du collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens signataires de cet appel,  
 

Exigeons :

  • L’arrêt du massacre
  • La levée immédiate et totale du blocus
  • La suspension de tout accord d’association entre l’UE et Israël
  • Des sanctions immédiates contre Israël
  • La protection de la population de Gaza et de tout le peuple palestinien

Nous appelons à :

  • La tenue d’un point fixe de mobilisation à partir de Lundi 29 Novembre 17H00 à la Fontaine des Innocents Paris (Métro les Halles).
  • Une manifestation Mardi 30 Décembre 18H00 départ à l’angle du bd Montparnasse et rue de Rennes / en direction du Quai d’Orsay
  • Une manifestation Samedi 3 Janvier 2009, à partir de 15H départ à République en direction de l’ambassade d’Israël.

Pour toute information : 06 80 96 42 92

Premiers Signataires au 28/12/08 :

Américains contre la Guerre (AAW) France, Agir Contre la Guerre (ACG), AFD france, AFPS, AJPF, ATF,Association des Marocains de France, Associations des Travailleurs Maghrébins de France, CCIPPP,Collectif des Musulmans de France, Collectif Faty Koumba, Ettajdid France, FTCR, Génération Palestine, GUPS France, Ligue Communiste Révolutionnaire ,MIR, MIB,MRAP,NPA,Parti Communiste Français (PCF), PCOF,PDP,Solidarité tunisienne, Union juive française pour la paix,UTIT, Femmes en Noir, CPPI Saint Denis, La Courneuve Palestine, Association Républicaine des Anciens Combattants, Les Verts, Les Alternatifs, ACU (association des communistes unitaires), CNCU (coordination nationale des collectifs unitaires), Etc...


Halte au massacre du peuple palestinien

 

Déclaration du Secrétariat international

de la IVe Internationale

 

Soixante ans après la partition de la Palestine imposée par l’ONU avec l’appui de l’impérialisme et de la bureaucratie du Kremlin, partition qui a donné naissance en 1947-1948 à l’Etat d’Israël, un million et demi de Palestiniens enfermés dans Gaza subissent aujourd’hui un nouveau et terrible massacre.

 

Depuis trois jours, bombardiers, hélicoptères et missiles de l’armée israélienne ne cessent de pilonner la bande de Gaza. Les morts et les blessés se comptent par centaines. On dénombre, ce mardi 30 décembre au matin, trois cents soixante dix morts et mille sept cents blessés, dont plus de trois cents dans un état très grave. Parmi eux, des dizaines d’enfants, des femmes, des vieillards, frappés dans leurs habitations prises pour cibles par les vagues d’assauts aériens.

 

« Le bombardement de Gaza n’est pas dirigé contre le Hamas mais contre tous les Palestiniens », déclare la journaliste israélienne Amira Hass dans le quotidien Haaretz (29.12).

 

La première vague de bombardements a eu lieu au moment où les élèves, sortant des écoles, reprenaient le chemin de leurs maisons. Lorsque les avions ont largué leurs bombes, des milliers d’enfants étaient dans les rues.

 

Des scènes d’horreur que rapportent les rares correspondants de presse présents à Gaza, alors que depuis le début de l’offensive l’Etat d’Israël en interdit l’accès à tout nouveau journaliste : « Des cadavres allongés par terre, leurs cartes d’identité placées en évidence pour permettre leur reconnaissance par les familles. C’était le spectacle hier à la mi-journée, dans l’hôpital Al-Chifa de Gaza, en proie à la plus extrême confusion », rapporte le correspondant du journal français Le Journal du Dimanche du 28 décembre.

 

« Au milieu des corps déchiquetés, des blessés allongés sur des brancards de fortune, des parents venus en masse identifier un mort ou un proche porté disparu, les médecins s’activent avec les moyens du bord ». Des moyens qui manquent atrocement à cause du blocus imposé depuis des mois par l’Etat hébreux. La pénurie de médicaments, de sang, d’anesthésiants et de moyens chirurgicaux condamne à mort les blessés trop gravement atteints. « On ne peut que tenter de sauver ceux qui ont une chance de vivre », confie amèrement l’un des médecins de l’hôpital Al-Chifa.

 

Dès le début de l’offensive, l'armée israélienne a décrété "zone militaire fermée" le secteur frontalier longeant la bande de Gaza-est. Toutes les routes sont interdites à la circulation, sauf autorisation spéciale de l'armée, et seuls les habitants des localités israéliennes ont le droit d'y accéder. « Une mesure généralement prélude au déclenchement d'opérations terrestres », rapporte l’AFP. Opérations terrestres qui causeront encore plus de morts et plus d’atrocités.

 

Ainsi, depuis soixante ans, depuis la partition en 1947-1948 et l’expulsion brutale et sanglante des Palestiniens chassés de leurs terres, de leurs villages de leurs foyers; depuis le massacre perpétré par l’armée jordanienne lors du Septembre noir de 1970, à celui commis par l’armée israélienne à Sabra et Chatila au Liban en septembre 1982, de massacres en massacres éternellement recommencés, le peuple palestinien subit les terribles conséquences d’un consensus international entre toutes les grandes puissances impérialistes – au premier rang desquelles, l’impérialisme américain – et l’ex-bureaucratie stalinienne du Kremlin, avec l’aval de l’ONU et la complicité des gouvernements bourgeois arabes, consensus fondé sur la négation du droit d’un peuple à vivre libre et souverain sur sa terre.

 

Et une fois encore, ceux qui depuis soixante ans, d’ “accord” en “accord”, de Camp David à Oslo, ont imposé et mis en œuvre cette politique réactionnaire et désastreuse pour le peuple palestinien et tous les peuples de la région, s’évertuent à en préparer l’inéluctable poursuite.

 

A Washington, « le président G.-W. Bush, avait été informé à l'avance », rapporte le journal français Le Figaro, et il s’est bien gardé « de demander à l'allié des États-Unis d'interrompre immédiatement les attaques », considérant qu’« Israël a le droit de se défendre ». C'est avec des F16 et des bombes américaines que la population de Gaza est bombardée.

 

Quant au président élu, Barack Obama, son principal conseiller David Axelrod vient de réaffirmer qu’il maintiendrait « les relations spéciales entre les États-Unis et Israël » déclarant qu’« il  n'y a pour l’heure qu'un seul président parlant au nom des Etats-Unis, c’est le président actuel, George W. Bush ».

 

A l’ONU, la session d’urgence du Conseil de sécurité, réunissant toutes les “grandes puissances”, les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, l’Angleterre, l’Allemagne… et la plupart des autres pays de l’Union européenne, a débouché sur « un texte non contraignant que chacun est libre d’interpréter à la sortie » (France Soir 29-12).

 

En Egypte, au Liban, en Jordanie, des manifestations massives crient la colère des peuples devant le massacre une nouvelle fois infligé au peuple palestinien, et contre la complicité de leurs gouvernements.

 

Y compris dans les frontières de l’Etat d’Israël, bravant l’interdit de l’union nationale, un millier de jeunes israéliens ont manifesté contre l’intervention, tandis que grèves et manifestations étaient organisées par les Palestiniens “de l’intérieur”, marquant l’unité du peuple palestinien.

 

Les faits sont là : « Depuis soixante ans que les armes parlent au Proche-Orient, les mots ont fini par perdre leur sens. D'attaque en réplique, d'escalade en embrasement, ce sont toujours les mêmes que l'on répète, remettant toujours à demain un espoir de paix durable », doit bien reconnaître l’éditorialiste du Figaro.

 

« L’espoir d’une paix durable » ! C’est incontestablement le souhait du peuple palestinien et celui de tous les peuples du monde, conscients des lourdes menaces que fait peser sur l’avenir de l’humanité toute entière la crise qui secoue le système d’exploitation de l’homme par l’homme.

 

Arrêt immédiat des massacres !

 

Pour sa part, la IVe Internationale n’a cessé d’affirmer qu’il n’est pas d’autre voie pour éviter l’engrenage d’une guerre sans fin s’étendant à toute la région, et pour établir enfin la paix fondée sur le respect du droit des peuples, que de revenir sur la partition par la force de la Palestine imposée par l’ONU et tous les gouvernements en 1947-1948.

 

Il n’y aura pas de paix, tant que le peuple palestinien sera condamné à l’exil dans des camps disséminés dans toute la région, à être parqué dans ces prisons à ciel ouvert  que sont Gaza et la Cisjordanie, ou à n’être que citoyen de seconde zone dans les frontières de l’Etat d’Israël.

 

Le droit au retour du peuple palestinien sur les terres qui sont les siennes est un droit imprescriptible. Un droit qui ne pourra jamais trouver sa place et son accomplissement dans les frontières d’un ou deux prétendus “Etats” à Gaza ou en Cisjordanie, entourée d’un mur de huit mètres de haut et de barbelés, lardée de check-points de l’armée israélienne, et grignotée de manière incessante par de nouvelles colonies d’occupation.

 

Un droit incompatible avec l’existence d’un Etat théocratique fondé sur la terreur et la prétention de ne reconnaître qu’aux seuls Juifs le droit de vivre en Palestine. Un Etat qui maintient dans ses frontières 1,5 million de ses habitants comme des individus de seconde catégorie, sans droits parce qu’ils sont arabes.

 

La position de la IVe Internationale, formulée en 1947-1948, revêt aujourd’hui une actualité plus brûlante que jamais : il n’est pas d’autre solution conforme à la démocratie et au droit de tous les peuples à la liberté, l’indépendance et la souveraineté, que le rejet de la partition, « la lutte pour une Palestine unie et indépendante, dans laquelle les masses détermineront souverainement leur sort par l’élection d’une Assemblée constituante » (La Vérité, novembre décembre 1947).

 

La IVe Internationale lance un appel à tous les travailleurs, à tous les partisans de la démocratie et du droit des peuples à la souveraineté, à unir leurs forces dans le monde entier pour exiger :

 

Droit au retour de tous les réfugiés palestiniens !

Assemblée Constituante souveraine !

Un seul Etat, une seule Palestine libre, laïque et démocratique réunissant à égalité de droits les composantes arabe et juive !

 

*Arrêt immédiat des massacres à Gaza !

*Arrêt des bombardements !

*Non à l’intervention terrestre !

*Levée immédiate du blocus !

*A bas l’occupation militaire !

 

Le 30 décembre 2008

 

Naissance : du Ruban  du « Keffieh » ou du châle de la lutte pour la Paix

 

1948 - 2008

 

En cette année anniversaire de l’une des plus grandes injustices humaines (1948 – 2008), nous voudrions la marquer par le port symbolique de ce ruban aux couleurs de ce même Keffieh, arboré fièrement par des millions de femmes, hommes, enfants partout dans le monde libre et libéré du carcan d’une ploutocratie éhontée. Les récents raids criminels sur Gaza confirment hélas que ni les lois internationales ni les gouvernements dits démocratiques ne peuvent arrêter le massacre d’un peuple !

 

Ce n’est certainement la terreur appelant forcément le terrorisme qui va priver les âmes éprises de PAIX de réagir, telle une seule entité, contre toute exaction et toute iniquité d’où qu’elles viennent et de quelques Etats qu’elles émanent ! Le port de ce Ruban (dont les recettes de ses ventes seront octroyées aux peuples, ethnies et familles oppressés) ayant la forme d’un « P », comme Paix, Peace, Pacifisme, Palestine, Panthéon, Patience, Pensée, Passion, Printemps, Printemps, Pleur, Préjudice, Préméditation, Perfidie, Poudrière, etc. rassemblera toutes les masses silencieuses du village planétaire, tous les égalitaristes et toutes celles et ceux qui militent pour les droits inaliénables des Hommes en les mettant au-dessus de tout combat !

 

Ce ruban « noir & blanc ou rouge & blanc » soulignera l’aspect symbolique du combat pour la PAIX quant il sera porté dignement par le plus grand nombre possible de personnes à travers le monde.

 

Ce ruban « Keffiehéen » s’inscrira enfin en rupture avec cette atonie qui donne, indirectement, un blanc-seing aux  scélérats endurcis de frapper encore plus fort et plus dur.

 

Bonne Chance à toutes et à tous, en ces jours de fêtes pour les uns et de défaites pour les autres.

 

Hichem Kacem

Ecrivain.

 NB : Ce petit ruban se portera comme celui de la lutte contre le Sida

 

Réactions de blogueurs marocains et tunisiens aux bombardements sur Gaza
 
Les bombardements sur Gaza par l’aviation israélienne depuis le 27 décembre 2008 provoquent beaucoup de réactions sur les blogs du monde entier. En voici quelques unes, publiées par des blogueurs du Maroc et de la Tunisie.
 
Depuis Tanger, au Maroc, baraka rappelle que ce sont des bombes américaines, larguées par des avions américains, qui tombent sur Gaza. Il critique l’Europe et les États-Unis pour leur soutien à Israël, mais trouve encore plus déplorable la faible réaction de certains états arabes :

…c’est le silence embarrassé des régimes arabes « modérés » qui apparaît dans le triste éclat de son indignité. Pendant que des enfants arabes meurent, des mosquées sont détruites et des hôpitaux ciblés, l’on assiste à un curieux spectacle. Celui du régime qui se veut le gardien des lieux saints et celui qui prétend incarner l’arabité se livrant à des contorsions lamentables. Les atermoiements égyptiens quant à l’ouverture du passage de Rafah resteront dans l’histoire comme un moment difficile à surpasser en matière de couardise.

De Tunisie, Hou-Hou Blog affirme que la machine de la propagande israélienne et le soutien indéfectible de ses alliés occidentaux ont créé une situation où Israël ne devra jamais rende de comptes pour ses actions :

Les stratèges en relations publiques, i.e. propagande militaro-diplomatique, israéliens reprennent le même refrain que celui qu’ils ont martelé lors de la dernière guerre du Liban : ce n’est pas notre faute, nous on est gentils et on veut la paix, c’est eux les méchants qui nous lancent de roquettes et menacent notre sécurité. Et bla bla bla, on connait très bien la chanson. Et ça fonctionne assez bien, du moins en occident où le message est allègrement repris par les gouvernements occidentaux, et notamment canadien.

La rhétorique israélienne est efficace, surtout pour un pays qui a les moyens militaires et le support des décideurs de ce Monde pour faire ce qu’il veut sans rendre de comptes à quiconque…

…Or, il suffit d’être un peu rationnel pour faire la part des choses. Simplement, enfermez des centaines de milliers de personnes en état de siège permanent, dans une petite bande de terre encerclée de toutes parts, coupez l’eau, la nourriture, les médicaments, le pétrole, et le financement, et laissez mijoter quelques mois…

Au début était le Blog, du Maroc, pense de même :

Quelle fierté peut-on tirer alors du fait de bombarder à l’aide de chars, hélicoptères et autres avions de chasse une population civile entassée dans la plus grande prison au monde à ciel ouvert?

Kiffe Grave, de Tunisie, remarque que depuis 1967, les États-Unis ont utilisé 39 fois leur veto au conseil de Sécurité de l’ONU contre des projets de résolutions condamnant Israël.

Pour autant, Hou-Hou ne considère pas que le Hamas soit innocent dans cette affaire. Les torts sont des deux côtés, et comme d’habitude, ce sont les gens ordinaires qui souffrent :

Il ne faut pas être naïf non plus. Les hommes du Hamas ne sont pas nés de la dernière pluie, le timing de l’arrêt “unilatéral” de la trêve coïncidant avec la campagne électorale en Israël, n’est certainement pas innocent. Politiquement, le Hamas n’avait pas le choix, il fallait qu’il provoque Israël, il fallait que ça bouge même si ça impliquait d’énormes sacrifices. De toute façon ils n’ont plus rien à perdre, à part leurs vies, et les vies des palestiniens on sait très bien ce que ça vaut. Encore une fois ce sont les innocents, les gens ordinaires qui payent cher le prix des guerres du pouvoir et des idéologies. La paix est morte et enterrée depuis longtemps.

Matoo ajoute ce commentaire suite à ce billet :

Ce qui m’effraie dans cette “histoire” c’est qu’au bout de 60 ans de conflits, avec des meurtres, des attentats, des martyrs, des bonnes volontés et des pacifistes des deux côtés, on ne sait vraiment plus à quel saint se vouer. C’est comme si les “méchants” et les “gentils” étaient des deux côtés de la frontière, et qu’il est impossible de voir une issue favorable.

Traduit par Norbert Bousigue
 
(Source:"emarrakech" (Maroc) le  02 Janvier 2009

 
 ITALIE •  A Lampedusa, des migrants toujours plus nombreux

Reportage dans un centre d'accueil situé à 100 km des côtes tunisiennes. Des hommes et des femmes souvent très jeunes, débarqués d'Afrique ou repêchés en mer, s'y entassent en attendant d'être transférés vers le continent ou expulsés.

Le directeur du centre d'accueil administratif pour migrants de Lampedusa s'appelle Federico Miragliotta. Il a 30 ans et dirige le centre le plus difficile à gérer d'Italie. Dans l'urgence de ces derniers jours [2 300 migrants ont débarqué sur cette île au sud de la Sicile entre Noël et le 31 décembre, un record en cette saison], il a même donné un coup de main aux cuisines. Il y met de la passion, mais n'a guère les moyens de résoudre l'un des problèmes les plus urgents, celui des "mineurs non accompagnés" enfermés ici, car les maisons-familles situées en Sicile, seuls lieux d'accueil pour les mineurs qui débarquent à Lampedusa, sont pleines. Elles sont même surpeuplées. Il en existe vingt-cinq ; selon la loi, elles ne devraient pas accepter plus de dix jeunes à la fois, mais elles en hébergent souvent cinquante. Il est très difficile de trouver des places pour les mineurs, et certains attendent des semaines. Le 30 décembre, le centre a réussi à en placer quarante-trois. Selon l'ONG Save the Children, qui travaille dans le centre d'accueil de Lampedusa et demande depuis longtemps que le système de prise en charge des mineurs soit étendu à toute l'Italie, ils sont actuellement cent cinquante-trois bloqués sur l'île. Ils vivent avec une centaine de femmes dans la partie du camp la plus proche de la grille d'entrée, dans des locaux prévus en théorie pour soixante-dix personnes. Ils mangent dehors, assis où ils peuvent, ou sous une bâche en plastique, là où dorment également ceux qui n'ont pas trouvé de place dans les préfabriqués. Le réfectoire est petit et est depuis longtemps utilisé pour la préparation des repas.

Dans ce centre qui tient à la fois du village et du camps de réfugiés, il a suffi qu'un jour, le 28 décembre, le camion de ramassage des ordures ne passe pas pour que, aussitôt, se forment des pyramides d'ordures. En fait, pendant de longues périodes de l'année, la population du centre ne descend pas au-dessous du millier de personnes, contraintes à vivre entassées et à partager 80 toilettes et 90 douches. On y voit du linge qui sèche sur les balustrades, des gens accoudés sur les passerelles et un nombre impressionnant de très jeunes garçons. Ils ont en moyenne 16 ou 17 ans, mais certains sont plus jeunes. "C'est angoissant de les voir débarquer ainsi, reconnaît un fonctionnaire du ministère de l'Intérieur. Selon les chiffres de la direction de police d'Agrigente [la préfecture dont dépend Lampedusa], sur environ 31 000 migrants qui ont débarqué en 2008 à Lampedusa, 322 ont été arrêtés, dont 138 passeurs présumés, qui pilotaient les embarcations. Les demandeurs d'asile - les vrais, ceux qui y ont droit, et non pas ceux qui "tentent le coup" - sont beaucoup plus nombreux. En 2007, un tiers de ceux qui ont débarqué à Lampedusa ont fait une demande d'asile et un sur cinq a obtenu la protection de l'Etat italien.

Le centre d'accueil, qui pendant des années a été montré du doigt, accusé d'être une honte pour l'Italie, est toujours débordé, mais il s'est nettement amélioré. Les nouvelles installations sont mieux adaptées, et tout est fait pour recevoir dignement des hommes et des femmes dont bon nombre seront ensuite expulsés. Pour l'heure, ils sont des centaines, amassés derrière les grilles qui délimitent la partie réservée aux hommes adultes. La police les transfère par groupes. Une colonne s'en va pour être transférée vers les centres d'identification et d'expulsion, et croise celle des nouveaux arrivés. Avant qu'ils ne se mêlent aux autres migrants, il faut qu'on les débarrasse de leurs morpions et autres parasites. Chacun, dès qu'il met les pieds dans le centre, doit passer entre les mains de Carlo ou de Giuseppe, les deux médecins. Ceux-ci sont assistés de deux infirmiers qui travaillent par roulements de sept jours consécutifs et d'une équipe de l'Institut national pour la promotion de la santé des migrants et la lutte contre les maladies de la pauvreté, composée d'une dermatologue et d'une psychologue, Daria. Les migrants lui ont raconté des centaines d'histoires. Quelques-unes se sont bien terminées ; d'autres sont dramatiques. Ils racontent des naufrages qui ne sont pas comptabilisés dans les statistiques. "Trois cents personnes sont mortes ces derniers jours", affirme Hammami. Ce Tunisien s'est marié, en 2002, avec une jeune fille de Padoue. Il travaillait en Vénétie jusqu'à l'été 2008, quand, lors d'un voyage dans son pays, il a laissé passer la date limite de son permis de séjour. Il est depuis cette date redevenu clandestin.


Mario Porqueddu
Corriere della Sera
 
(Source: "Courrier International" le 2 janvier 2009)

 

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