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TUNISNEWS
8 ème année, N° 3084 du 01.11.2008
 archives : www.tunisnews.net  

 

AFP: GB : des terroristes présumés extradés
AFP: Cameroun: les rebelles affirment ne plus vouloir tuer les otages
AFP: Otages autrichiens libérés au Mali: "on nous a traités de façon normale"
AFP: Otages autrichiens au Mali: "une rançon a été payée"
Tunisia Watch: Tunisie : Protestation par l’image des journalistes pour la liberté d’expression
Xinhua: La Tunise classée 2ème à l'échelle mondiale en matière de maîtrise des dépenses publiques
AFP: Tunisie: le chef de l'OCI discute de la synchronisation des fêtes musulmanes
Le Temps: Les jeunes et l'émigration : « Desperados », rêveurs, têtes-brûlées ...
Le Temps: Le Président Ben Ali décide la nomination de Cheikh Othman Battikh, Mufti de la République
Mohamed Ettaieb: Union pour la Méditérannée - Tunis baisse pavillon
Tariq Ramadan: Droits Humains Niés pour les Palestiniens

Le site provisoire de KALIMA:
http://kal.mediaturtle.com


GB : des terroristes présumés extradés

AFP 01/11/2008 |
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Trois Tunisiens soupçonnés d'association terroriste par la Justice italienne ont été extradés de Grande-Bretagne vers l'Italie et sont arrivés sous forte escorte dans l'après-midi à Milan (nord), a annoncé la police italienne.

Habib Ignaoua, Mohamed Khemiri et Ali Chehidi avaient été arrêtés près de Londres et Manchester fin 2007 dans le cadre d'opérations coordonnées au niveau européen contre un réseau présumé de recrutement de combattants pour l'Irak et l'Afghanistan.

Ils étaient visés par des mandats d'arrêts européens émis par un magistrat à Milan qui les soupçonnaient d'avoir voulu organiser le recrutement de volontaires prêts à commettre des actions terroristes à partir de la capitale économique du nord de l'Italie.

Ils sont notamment accusés de prosélytisme et d'endoctrinement poltico-religieux avec pour but de commettre des actions terroristes, d'immigration clandestine et de fabrication de faux-papiers.

M. Ignaoua et M. Khemiri ont été déjà jugés et condamnés par contumace en Tunisie pour des infractions liées au terrorisme.

La Haute-Cour de Londres avait donné son feu vert le 28 juillet à l'extradition des trois hommes en estimant qu'il n'existait pas de "risque réel" qu'ils soient ensuite expulsés vers la Tunisie où ils couraient, selon leur défenseur, le risque d'être torturés.
Les deux juges de la Haute cour ont estimé qu'il fallait faire confiance aux autorités italiennes et qu'elles s'assureraient que les trois hommes ne subiraient pas de traitements inhumains ou dégradants.

Anthony Lester, l'avocat des trois Tunisiens, avait estimé pour sa part qu'il existait un risque important que les autorités italiennes utilisent la législation antiterroriste pour transférer les trois hommes vers la Tunisie avant qu'ils n'aient eu la possibilité de faire appel de leur expulsion.
 


 
Cameroun: les rebelles affirment ne plus vouloir tuer les otages
AFP Samedi 1 novembre
 DOUALA (AFP) — Un groupe rebelle camerounais qui a revendiqué le rapt de 10 personnes dont six français a assuré qu'il renonçait à les tuer, comme il en avait fait la menace, et maintenait samedi le flou sur ses revendications.
Les Bakassi Freedom Fighters (BFF) assurent détenir dix otages capturés dans la nuit de jeudi à vendredi sur un navire du groupe français Bourbon, le "Bourbon Sagitta", opérant sur un terminal pétrolier, au large de la péninsule de Bakassi, à la frontière avec le Nigeria.
"Nous n'allons pas les tuer. Nous avons changé d'avis après une réunion. Il n'y a plus d'ultimatum", a affirmé le commandant Ebi Dari, chef des BFF, joint depuis Libreville par téléphone.
"Les otages sont bien traités et nous continuerons à bien les traiter", a-t-il poursuivi, précisant qu'ils étaient détenus dans la péninsule de Bakassi. "Mais, nous ne les relâcherons pas jusqu'à ce que nous obtenions ce que nous voulons: parler avec le gouvernement camerounais", a-t-il assuré.
Sur la radio française Europe 1, il a précisé : "Nous n'avons aucun problème avec le gouvernement français et nous n'aurions rien à gagner à tuer des Français".
Outre les six Français, les otages sont deux Camerounais, un Tunisien et un Sénégalais.
La veille, un autre responsable des BFF, le brigadier Akipee, avait menacé à plusieurs reprises de tuer les otages un par un avant lundi. "Si vous ne dites pas au gouvernement camerounais de venir ici (à Bakassi) discuter avec nous, nous les tuerons tous dans trois jours", avait-il notamment déclaré.
Le commandant Dari a précisé qu'il n'avait eu pour le moment aucun contact avec le gouvernement camerounais ni avec le gouvernement français.
La veille, le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner avait indiqué que la France n'était pas en contact avec les ravisseurs.
"On est encore dans la phase de vérification de qui sont les ravisseurs, où sont les otages et quelles sont exactement les revendications", a affirmé samedi le porte-parole ministère des Affaires étrangères Eric Chevallier.
Il a commenté: "Evidemment (le fait que les ravisseurs ne veulent plus tuer les otages) c'est un soulagement parce que les déclarations d'hier étaient préoccupantes mais on était prudent sur la réalité de ces revendications hier, on reste prudent aujourd'hui".
Les motivations du groupe qui affirme agir au nom des "gens de Bakassi" restent floues. Le brigadier Akipee avait parlé "d'autodétermination" mais selon des sources proches des militaires camerounais, ils chercheraient surtout des "compensations financières".
Le gouvernement camerounais, qui a affirmé vendredi "mettre tout en oeuvre" pour la libération des otages, a dépêché sur place le ministre chargé des Relations avec le Commonwealth, Joseph Dion Ngute, spécialiste du secteur.
La péninsule de Bakassi, dont les eaux sont potentiellement riches en pétrole et gaz, est une région de mangrove instable où de nombreux groupes armés sont actifs. Elle a été rétrocédée au Cameroun par le Nigeria le 14 août après quinze ans d'un différend frontalier.
Les cinq membres d'équipage du "Bourbon Sagitta" qui n'ont pas été enlevés ont convoyé le bateau jusqu'à Douala où il est arrivé dans la matinée. Ils ont été accueillis par une équipe de Total et de Bourbon qui avaient dépêché des spécialistes de ce genre de situation, a-t-on appris de sources concordantes.

 
Otages autrichiens libérés au Mali: "on nous a traités de façon normale"
 
AFP Samedi 1 novembre, 14h25
 
Wolfgang Ebner, l'un des deux Autrichiens libérés jeudi dans le Nord du Mali, huit mois après leur enlèvement en Tunisie revendiqué par Al-Qaïda, a déclaré samedi à Bamako que la détention n'avait pas été "facile du tout" mais qu'on les avait "traités de façon normale".
M. Ebner, 51 ans, a déclaré à un correspondant de l'AFP à Bamako: "Les conditions de détention étaient dures, ce n'était pas facile du tout, mais on nous a traités de façon normale".
Selon la radio autrichienne Ö3, M. Ebner s'est dit "simplement heureux et très reconnaissant".
Il s'exprimait à la sortie d'une cérémonie organisée samedi matin au palais présidentiel en son honneur et celui de sa compagne, Andrea Kloiber, 44 ans.
La ministre autrichienne des Affaires étrangères, Ursula Plassnik, spécialement venue de Vienne pour les accueillir, a présenté le dénouement de l'affaire comme "un demi-miracle".
La dirigeante de la diplomatie autrichienne a surtout exprimé "toute sa reconnaissance" au chef de l'Etat malien Amadou Toumani Touré et aux autorités maliennes "pour avoir rendu possible la libération des otages" et a salué "le travail d'équipe, de confiance, de ténacité" de tous ceux qui y ont participé.
Le président malien a remis aux deux ex-otages deux couvertures maliennes en cadeau et s'est félicité que l'Autriche ait "demandé l'implication du Mali pour trouver une solution pacifique à ce problème". Amadou Toumani Touré a souligné "la patience, la sagesse et l'expertise" de l'ambassadeur spécial autrichien Anton Prohaska, resté huit mois au Mali pour suivre les tractations.
"Je voudrais ici dire de façon claire et précise que le Mali n'a reçu aucune somme d'argent pour une quelconque transaction financière", a déclaré Amadou Toumani Touré. Selon lui, ce sont "les efforts" des services secrets maliens et des populations, des élus, des notables qui ont permis d'obtenir cette libération.
Une source proche des négociations, requérant l'anonymat, avait auparavant affirmé à Bamako: "Je sais qu'il y a une rançon qui a été payée (...) Mais ils (les ravisseurs) ont eu beaucoup moins qu'ils ne souhaitaient avoir".
L'enlèvement avait été revendiqué par la Branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique.
Selon des médias autrichiens, les ravisseurs avaient d'abord exigé la libération d'islamistes détenus en Algérie et en Tunisie, avant, semble-t-il, de préférer le versement d'une rançon. Une source proche du dossier avait affirmé durant l'été qu'ils avaient demandé 5 millions d'euros, puis 2 millions.
Le couple, habitué des randonnées dans le désert, avaient été enlevé dans le sud de la Tunisie où il circulait à bord de son véhicule 4X4, puis avait été transféré dans le nord du Mali.
Les autorités maliennes et autrichiennes ne se sont pas du tout exprimées sur les conditions de l'enlèvement et de la détention.
Les otages ont été relâchés "à 1.000 km au nord de l'axe Kidal - Tombouctou", avait simplement indiqué vendredi une source sécuritaire malienne.
Samedi, après avoir passé des tests médicaux, le couple allait prendre l'avion vers Autriche, selon la radio Ö3. Il était attendu samedi soir à Vienne ou à Salzbourg, sa ville d'origine, a indiqué le porte-parole d'Ursula Plassnik à l'agence autrichienne APA.
Otages autrichiens au Mali: "une rançon a été payée"

AFP Samedi 1 novembre, 11h19
 
Une "rançon a été payée" pour la libération jeudi au Mali des deux Autrichiens enlevés huit mois plus tôt dans une action revendiquée par Al-Qaïda, a affirmé samedi une source proche du dossier, en contradiction avec les déclarations des autorités autrichiennes. Lire la suite l'article

"Je sais qu'il y a une rançon qui a été payée. Mais les choses ont été revues au rabais. Ils (ravisseurs) ont eu beaucoup moins qu'ils ne souhaitaient avoir" a déclaré au correspondant de l'AFP au Mali cette source proche des négociations, parlant sous couvert de l'anonymat et refusant catégoriquement d'être présentée plus précisément.
Le diplomate autrichien Anton Prohaska, envoyé en mission à Bamako il y a huit mois pour négocier la libération de deux touristes enlevés, avait affirmé vendredi: "Il n'y a pas eu paiement de rançon. Nous avons respecté le droit international".
Selon l'ambassadeur spécial Anton Prohaska, ce sont des notables du grand nord du Mali qui ont joué un rôle essentiel, grâce à leur fermeté, en exerçant des pressions sur les ravisseurs.
L'enlèvement du couple de touristes autrichiens, portés disparu le 22 février dans le sud de la Tunisie puis transféré dans le nord du Mali, avait été revendiqué par la Branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique.
Les ravisseurs avaient exigé la libération d'islamistes détenus en Algérie et en Tunisie, avant, semble-t-il, de préférer le versement d'une rançon, avaient rapporté des médias autrichiens. Une source proche du dossier avait affirmé durant l'été qu'ils avaient d'abord demandé le paiement de 5 millions d'euros, avant de baisser à deux millions d'euros.

 

Tunisie : Protestation par l’image des journalistes pour la liberté d’expression

 

Les Journalistes de la Maison « Al Anwar », propriétaire des deux quotidiens « Al Chourouk » en arabe et « Le Quotidien » en français ainsi que deux hebdomadaires, ont diffué hier vendredi 31 octobre 2008 cette photo pour exprimer leurs protestations contre le manque de liberté d’expression au sein des rédactions de leurs journaux. La photo montre les journalistes mettant un bandeau noir sur leurs bouches en signe de refus de la situation qu’ils sont en train de subir dans l’exercice de leur métier.

Dans un communiqué publié le même jour le syndicat de base de la société éditrice a protesté contre la politique répressive adopté contre les employés de la maison par conseils de discipline interposés. Cinq conseils de discipline ont été tenu en 2008 dont deux ont eu lieu hier vendredi.

Des remous sont aussi signalés au sein de « la Maison La Presse » éditrice des journaux « La Presse » en français et « Assahafa » en Arabe. Le syndicat des journalistes de cette maison dénoncent dans un long communiqué daté le 26 octobre 2008 un climat délétère d’abus de pouvoir, de favoritisme et de mauvaise gestion. (Voir le communiqué : ici et ici)
TUNISIA Watch le 01 11 2008
(La photo et les communiqués ont étés publiés sur le blog :
Journaliste Tunisien)

(Source : « Tunisia Watch », le blog de Mokhtar Yahyaoui, le 1er  novembre 2008)

Lien : http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/11/01/tunisie-protestation-par-l-image-des-journalistes-pour-la-li.html


 

La Tunise classée 2ème à l'échelle mondiale en matière de maîtrise des dépenses publiques
 

 2008-11-01 20:49:06 

     TUNIS, 1er novembre (Xinhua) -- Le rapport du Forum économique  mondial de Davos pour la période 2008-2009 a classé la Tunisie à  la 2ème place au plan international en matière de maitrise des  dépenses publiques. 
     Selon ce rapport rendu public samedi à Tunis, la Tunisie  devance ainsi plusieurs pays ou régions développés ou émergents à  travers le monde, à l'instar de la France, de la Finlande, du  Danemark, de Hong Kong, de l'Islande, de la Suisse, et des Pays- Bas. 
     Ce classement a été établi à la lumière d'un sondage  d'opinions effectué par le forum économique international de  Davos auprès de 12.297 chefs d'entreprises dans le monde afin de  recueillir leurs impressions concernant "le rôle de l'Etat en  matière de dépenses dans le domaine des services que le marché  n'offre pas". 
     Les moyennes obtenues par les pays concernés à ce sujet  varient de 1 (gaspillage des deniers publics) à 7 (excellente  maitrise et bonne gestion de ces deniers). La Tunisie a, pour sa  part, réalisé 5,6 points, ce qui l'a habilité à occuper la  deuxième place à l'échelle internationale sur un total de 134 pays. 
     Ce classement reflète la réussite de l'approche tunisienne  reposant sur la corrélation entre le social et l'économique, a  indiqué Noureddine Zekri, directeur général de l'investissement  extérieur au ministère tunisien du Développement économique et de  la Coopération internationale, cité par l'agence de presse  tunisienne TAP.  
     Le rapport du Forum économique mondial de Davos pour la  période 2008-2009 a aussi classé la Tunisie parmi les 20 premiers  pays dans le monde concernant 17 thèmes, à savoir les bonnes  décisions gouvernementales (14ème), la maîtrise des dépenses  publiques (2), la rigidité des procédures et réglementations (16), la transparence des politiques publiques (15), l'impact des  mesures de l'investissement exté rieur direct sur l'environnement  des affaires (16), l'acquisition par le gouvernement des produits  à la pointe de la technologie (3)

Tunisie: le chef de l'OCI discute de la synchronisation des fêtes musulmanes

01/11/2008 18:32

TUNIS, 1 nov 2008 (AFP) - La synchronisation du calendrier lunaire, qui détermine les fêtes religieuses en islam, a été au menu de discussions à Tunis du secrétaire général l'Organisation de la Conférence islamique (OCI), Ekmeleddin Ihsanoglu, selon un communiqué publié samedi.
M. Ihsanoglu, qui achevait une visite en Tunisie, s'est entretenu avec le ministre des Affaires religieuses, Boubaker Al-Akhzouri, des moyens d'unifier le calendrier musulman de l'Héjire basé sur les mois lunaires.
Il a évoqué "la recherche d'une méthode scientifique" qui permettrait de fixer d'une manière uniforme les débuts des mois et harmoniser la célébration des fêtes religieuses en islam, a indiqué l'OCI dans son communiqué.
Dans le calendrier musulman (année 1429 en cours), chaque mois démarre plus ou moins tôt selon les régions et l'apparition du premier croissant de lune.
Le jeûne du mois sacré du ramadan est observé en ordre dispersé par les musulmans, certains pays s'en tenant à l'observation du croissant à l'oeil nu selon la tradition, d'autres adoptant les calculs astronomiques.
Ces disparités provoquant des décalages dans la célébration des fêtes religieuses, comme l'Aïd qui marque la fin du ramadan, 9e mois du calendrier.
Certaines autorités religieuses proposent un calendrier islamique basé sur le calcul et prenant en considération la visibilité du croissant à n'importe quel point de la terre.
Le secrétaire général de l'OCI, qui assistait à un séminaire sur l'artisanat et l'architecture, s'est également entretenu avec le ministre tunisien des Affaires étrangères Abdelwaheb Abdallah.

Les jeunes et l'émigration : « Desperados », rêveurs, têtes-brûlées ...

Ils sont prêts à tout !

Dans les années 60, émigrer en Europe était, pour un jeune de 20-25 ans, comme pour sa famille d'ailleurs, une forme d'exil. Le départ en France, en Allemagne ou en Suisse était vécu comme une dure épreuve, notamment sur le plan affectif. En effet, ce type de voyage ne figurait pas parmi les vœux les plus chers du jeune partant.
 Ce n'était pas non plus un choix assumé de sa part ; pour certains c'était même perçu comme un coup du sort qu'il fallait malheureusement subir avec fatalisme et résignation.
Aujourd'hui, les impressions des jeunes concernant l'émigration dénotent d'une vision des choses âprement réaliste et beaucoup moins épidermique. Le contexte économique extrêmement difficile qui prévaut ces derniers temps renforce chez eux la conviction que la meilleure solution pour assurer l'avenir c'est de prendre le large vers l'un des pays développés et de s'y installer définitivement.
Les échos qui leur parviennent au sujet des conditions de vie pénibles des immigrés maghrébins et africains en Europe ne les découragent nullement. On en a la preuve dans les multiples tentatives d'émigration clandestine entreprises depuis le sol africain en direction du vieux Continent et dont une bonne partie connaît des dénouements tragiques. 
Nous avons d'abord voulu sonder les opinions de nos jeunes à propos des « harragas » : condamnent-ils ces desperados pour qui l'Europe représente l'ultime chance de réussir et de s'imposer ? Le public que nous avons interrogé est composé de lycéens de plus de 17 ans, d'étudiants et d'autres jeunes travaillant dans des secteurs divers.
 
Victimes et non criminels
Nos interlocuteurs n'ont à aucun moment condamné l'émigration clandestine ; ils sont unanimes pour dire que le « harrag » n'a rien d'un criminel. « Ils sont, selon Najeh et Montassar, lycéens d'El Ouardia, les victimes d'un système qui ne prend pas en ligne de compte l'avenir des jeunes générations. Quand vous restez chômeur des années durant malgré les nombreux diplômes dont vous êtes titulaire, c'est que quelque chose est à revoir ». L'emploi des jeunes est, pour Fawzi, Monia, Narjès et Mohamed Ali, une gageure qu'on ne peut pas réussir avec seulement des discours. « La plupart des Etats arabes et africains ne font que suivre des schémas brouillons dans les domaines économique et social si bien qu'au bout de quelques années seulement ils se trouvent dans une impasse ; ils préconisent alors des réformes qui échouent également et ainsi de suite. On nous conseille alors de compter sur nous-mêmes alors que nous n'avons rien pour au moins démarrer. D'autre part, quand on nous propose un travail, le salaire perçu est de nature à nous démotiver ou à nous faire renoncer à l'idée même d'exercer un métier. C'est de là que naît le projet de partir vers des horizons plus prometteurs au prix de sa vie parfois.».
Les moins passionnés parmi les jeunes que nous avons rencontrés trouvent excessif que quelqu'un  entreprenne une traversée suicidaire pour un emploi qui n'est même pas virtuel. « Mais nous comprenons que des jeunes sans avenir chez eux tentent tout pour réussir ailleurs. Les « harragas » ne sont pas des diplômés ; dans leurs pays respectifs ils se sentent définitivement « grillés ». Brûlés pour brûlés, ils choisissent alors de l'être dans un pays riche. Qui sait avec un peu de chance, une situation stable s'offrirait à eux et les sortirait de la vie de galère ! », ainsi parlait Moncef jeune instituteur du Bardo dont l'un de ses cousins a été récemment expulsé d'Allemagne, ayant vécu plusieurs mois dans la clandestinité.
 
L'Eldorado !
Sur un autre sujet, à savoir l'image que nos jeunes ont de l'immigré et de ses conditions de vie et de travail dans le pays d'accueil, les personnes interrogées estiment que quelles que soient les difficultés rencontrées par l'immigré, sa situation est toujours meilleure que s'il était dans son pays d'origine. Les étudiants ont souligné surtout les droits dont jouit le citoyen dans les pays hôtes : « économiquement et politiquement, il reste malgré tout couvert et relativement préservé des abus. Une telle couverture est-elle assurée chez lui? », s'interrogent en même temps Ridha, Chaker et Helmi?
Pour les lycéens Majdi et Kais, c'est la belle vie là-bas, même quand on n'a pas beaucoup d'argent. Il y a toujours moyen de s'en procurer sans trop de risque, et puis on peut toujours tenter une liaison avec une Européenne en vue d'un mariage qui autoriserait tous les espoirs quant à la régularisation de sa situation dans le pays d'accueil ! ».
Les jeunes fonctionnaires sont conscients des nouvelles réalités en Europe et estiment que les immigrés sont déjà parmi les premières victimes de la crise.« Cependant, objecte Fadhel (agent administratif), son retour au pays natal ne peut pas le sortir d'affaire. Dans son pays d'origine, la situation n'est pas plus reluisante ; d'autre part personne n'y a prévu de solution pour les émigrés en difficulté. D'ailleurs, le travailleur à l'étranger est souvent vu dans la peau d'un investisseur virtuel qui rentre l'été pour dépenser et faire fructifier des devises ».
 
Partir, un rêve commun
Alors, partir à votre tour en Europe ou en Amérique, est-ce que l'aventure vous tente ? C'était notre dernière question à laquelle les lycéens se sont empressés de répondre par l'affirmative. « Et comment !, s'exclamèrent-ils d'une seule voix. Nous avons encore beaucoup de chemin à faire pour terminer nos études, et rien ne nous garantit de trouver un emploi après. Alors autant s'y prendre très tôt, nous finirons par nous ranger avant d'avoir trente ans. »
Les étudiants rêvent surtout d'une aventure au Canada ; ils citent tous le cas d'amis ou de camarades qui ont terminé leurs études là-bas et se sont fait embaucher assez vite. « On gagne beaucoup au Canada ; si l'Etat m'accorde une bourse ou que mes parents trouvent de quoi me payer le voyage, je suis sûr de couler des jours heureux parmi les Canadiens. », c'était là le vœu de Chaker qui compte, si tout va bien, emmener avec lui sa future fiancée car il veut épouser une musulmane et lui débrouiller  à elle aussi une situation stable pour qu'elle l'aide à subvenir aux besoins de leur couple !
Concernant les fonctionnaires, ils trouvent qu'il n'est pas trop tard pour tenter l'expérience en Europe ou ailleurs pourvu que tout soit en règle. « Nous aimerions que cela s'inscrive dans le cadre d'une coopération entre notre pays et celui qui nous accueillerait. De cette manière, nous garantirions notre poste au retour. Si par chance, on nous propose là-bas une bonne situation et un contrat pour la vie, dans ce cas nous serions fous si nous déclinions l'offre. »
 
Dialoguer comment ?
Emigrer est donc le vœu commun de plusieurs jeunes tunisiens pour qui l'avenir ne se présente pas sous les meilleurs auspices dans leur pays natal. Partir pour d'autres cieux, pas nécessairement plus rassurants, est une alternative séduisante. Comment les raisonner ?
Comment les amener à une vision plus lucide des choses en ce qui concerne la vie en dehors de nos frontières ? De quelle manière peut-on les rassurer sur leur situation future ? Quel langage tenir pour les persuader que leur pays ne les abandonne pas et qu'il a besoin demain de toutes ses forces vives et plus particulièrement de ses jeunes pour relever les défis du développement ? Répondre à ces questions c'est aussi cela le « dialogue avec les jeunes » !
Badreddine BEN HENDA
 
(Source: Le journal "Le Temps" (Quotidien - Tunisie) le 1er novembre 2008)

Le Président Ben Ali décide la nomination de Cheikh Othman Battikh, Mufti de la République

Le Chef de l'Etat honore Cheikh Kameleddine Jaïet
Carthage - Le Président Zine El Abidine Ben Ali a décidé la nomination de Cheikh Othman Battikh, Mufti de la République, annonce le porte-parole officiel de la Présidence de la République.
Par ailleurs, le Président Ben Ali a reçu, hier matin, Cheikh Kameleddine Jaïet, Mufti de la République, à qui il a décerné le Grand Cordon de l'Ordre du 7 Novembre, en signe de considération à sa compétence et à ses efforts au service des affaires de la religion islamique et en hommage à sa contribution, à l'ère du Changement, à l'élévation de la place des rites de la sublime religion et à la diffusion de ses vertus généreuses et ses nobles valeurs.
Cheikh Kameleddine Jaïet a exprimé ses remerciements et sa gratitude au Président de la République pour le soutien et le respect qu'il lui a accordés tout au long de sa mission et la sollicitude renouvelée et continue dont il a bénéficié malgré son incapacité à poursuivre l'exercice de ses fonctions en tant que Mufti de la République pour des raisons de santé.

(Source: Le journal "Le Temps" (Quotidien - Tunisie) le 1er novembre 2008)

Union pour la Méditérannée
Tunis baisse pavillon
 
C’est au détour d’un discret écho publié le 30 octobre que les rares masochistes tunisiens qui ont encore le courage de lire l’insipide journal officiel La Presse ont appris que leur pays ne souhaitait plus recevoir le siège de l’Union pour la Méditerranée (UPM).

Carthage exclut également de postuler pour le poste de Secrétaire général de cette machine lancée en grande pompe à Paris, le 13 juillet dernier. Regroupant 43 pays, l’UPM est une sorte de pacte entre les pays du Nord et ceux du Sud qui s’installe dans le sillage du processus de Barcelone. C’est à Marseille, ce lundi 3 novembre, que le siège permanent du secrétariat de l’UPM sera choisi « par consensus », à l’occasion de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union.

Le désistement de Tunis, qui intervient deux semaines après celui de Rabat, est une surprise tant le président à vie Ben Ali semblait emballé par le projet. Il y a tout juste trois semaines, Alain Joyandet, Secrétaire d’État français chargé de la Coopération et de la Francophonie, soutenait ceci à partir de Tunis : « j’ai dit au Premier ministre (tunisien) que la France considérait que la Tunisie avait beaucoup d’atouts pour accueillir le secrétariat de l’Union pour la Méditerranée (…). En tous cas, la France juge la candidature de la Tunisie comme une candidature particulièrement intéressante et qui a beaucoup d’atouts. »

Le virage à 180 degrés de la diplomatie tunisienne, jadis connue pour sa présence et sa combativité, n’a pas été officiellement expliqué. Cependant, le site Internet Gnet.tn avance cette savoureuse hypothèse. « D’aucuns vont jusqu’à penser que les sifflements de la Marseillaise, à l’issue (sic) du match amical Tunisie/France, pourraient être pour quelque chose dans cette affaire. Des couacs se seraient produits entre la Tunisie et la France qui auraient privé la première du soutien de la dernière à sa candidature pour ces deux rôles clefs de la nouvelle institution méditerranéenne. »

Qui pourrait croire que la « racaille » réussirait à brouiller la durable lune de miel entre Paris et Notre ami Ben Ali ?

Mohamed Ettaieb

(Source : le blog « CHAKCHOUKA TUNISIENNE, UN BLOG PARFUMÉ AU JASMIN » hébergé par « Bakchich » (Hebdomadaire satirique – France), le 1er novembre 2008)

Lien: http://www.bakchich.info/article5673.html

 
 

Droits Humains Niés pour les Palestiniens

 Tariq Ramadan

Le rapporteur spécial des Nations Unies pour les Droits de l’Homme (Droits Humains), Richard Falk, n’a pas eu à forcer le trait dans son rapport publié cette semaine. En rendant compte de ce qui se passe aujourd’hui à Gaza et en Cisjordanie, il conclut que le gouvernement israélien viole les Conventions de Genève et soumet Gaza a un état de siège effectif et terrible. Les checkpoints et les interventions sécuritaires se multiplient en Cisjordanie alors que le nombre d’autorisations de construire octroyées aux colonies de peuplement s’est multiplié par trois depuis les « accords » d’Annapolis qui stipulaient pourtant qu’il fallait que l’expansion de ces dernières cesse.

Plus de 800 morts à Gaza dont une centaine d’enfants, des exécutions ciblées, et sommaires, un blocus qui affame une population entière…après que les autorités israéliennes aient « promis » de lever le siège, de permettre l’assistance humanitaire et de mettre un terme à la politique de peuplement. Qu’y a-t-il ne nouveau au fond ? Rien, toujours les mêmes mensonges, toujours la même hypocrisie, toujours la même stratégie : gagner du temps, tromper les instances internationales et l’opinion publique, opprimer un peuple pour le forcer à l’étouffement, à l’abandon et enfin à la reddition.

La stratégie israélienne a partiellement réussi sur un point ce faisant. Transformer la question palestinienne en question « humanitaire ». Il faudrait donc « assister » le peuple affamé (dont la situation n’aurait pour cause que ses « dirigeants extrémistes et terroristes »), lui offrir le pain, le maintenir en état de survie. Les inondations d’hier confortent cette idée qu’il s’agirait, pour les Palestiniens, de se voir offrir une « compassion internationale » pour un peuple faisant face à « une catastrophe humanitaire » multiforme.

Quel mensonge. Quelle hypocrisie... qui permet, au demeurant, de faire croire que sur le plan politique, on aurait affaire à deux adversaires également responsables, également coupables. Le souci « humanitaire » légitime permet ainsi une neutralité politique illégitime, et surtout lâche de la part de la communauté internationale. Car enfin l’oppression continue, la mort des innocents, le déni de droits, les exécutions, les humiliations…l’occupation au jour le jour de la Cisjordanie et le siège féroce et inhumain de Gaza.

Et pourtant, la stratégie globale est vouée à l’échec. Le peuple palestinien ne plie pas, ne disparaît pas et les consciences qui s’éveillent se répandent à travers le monde. 73%¨des Européens soutenaient Israël au début des années soixante-dix… 67% soutiennent désormais les Palestiniens. Une inversion. On ne peut pas mentir indéfiniment. L’Histoire parle et parlera. Sur le terrain, la politique israélienne est en train de mettre un terme, dans les faits, à une possible solution de deux Etats. Bientôt, il faudra regarder la réalité en face, celle qu’un grand nombre parmi nous a défendue depuis tant d’années : un Etat, un Etat de droit, avec une citoyenneté égalitaire pour tous, juifs, chrétiens, musulmans ou autres et la vraie transparence démographique et démocratique…

Pour l’heure, les voix dans l’Histoire doivent rappeler le sens de l’Histoire et de la dignité des femmes, des hommes et des enfants. La défense des droits de la Palestine et des Palestiniens est un impératif moral, un ordre de la conscience, une condition de la dignité. Notre engagement et notre soutien, dans nos cœurs et nos esprits, ne doivent pas se traduire comme des actes de charité mais des revendications de justice. Il n’est pas question de s’agenouiller pour réconforter le mendiant, ses besoins et ses larmes mais de se lever pour confronter politiquement l’oppresseur, ses mensonges et ses armes.

(Source: "Free Paestine" Le Mouvement Citoyen Palestine Mercredi 29 Octobre 2008)

Lien: http://mcpalestine.canalblog.com/archives/2008/10/29/11154810.html

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