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TUNISNEWS
10 ème année, N° 3814 du 01.11.2010
archives : www.tunisnews.net 
Afef Bennaceur: Urgent…Urgent…Urgent…Carte de visite
Ennaharonline: Tunisia: eight Tunisians convicted of terrorism
AP: Tunisie: le parti au pouvoir veut un sixième mandat pour le président Ben Ali
Espace Manager: Tunis, parmi les villes les moins chères au monde
Realités: Un cinquantenaire porteur de tant de souffrances
Urgent…Urgent…Urgent…Urgent…Urgent…Urgent…Urgent…Urgent…
Carte de visite

Lorsque j’ai rencontré Fahem Boukadous aujourd’hui, il avait la parole et le geste lents, il était extrêmement affaibli, son visage était jaune et il avait des tâches noires sous les yeux, du fait sa maigreur et de l’effort. Il m’a dit qu’il avait commencé à ressentir des douleurs à l’estomac, peut-être une gastrite ou un ulcère. Il a des douleurs musculaires et des fourmillements récurrents dans les mains. Il m’a résumé son état, sanitaire et pénitentiaire, par ces mots : « je sens quotidiennement l’odeur du sang qui s’exhale de tout mon corps ». Un indice des épreuves de ce châtiment qui n’est pas seulement injustice et arbitraire, mais inhumain, d’un autre siècle, et qui reflète une mentalité vengeresse et tortionnaire primaire.
 
Il en est au vingt-quatrième jour de sa grève de la faim et il est bien déterminé à continuer à défendre sa liberté quel qu’en soit le coût. Appréciant l’attitude des hommes et des femmes militant en Tunisie et à l’étranger qui déploient leurs efforts pour sa victoire, il a déclaré « ce faisant, ils n’œuvrent  pas seulement à me libérer d’une détention arbitraire, mais ils combattent pour me sauver de la mort qui me guette à chaque instant ».
 
Liberté et vie pour Fahem Boukadous
Gloire à ses sacrifices
 
Afef Bennaceur
 
(Traduction ni revue ni corrigée par l’auteure de la version en arabe, LT)

Tunisia: eight Tunisians convicted of terrorism

 
TUNIS - Eight Tunisians were sentenced in Tunis to prison terms from 2 to 6 years in prison for "incitement to join a terrorist organization, said Monday their lawyer.
 
   Aged 23 to 35, the defendants were tried under the Terrorism Act, told AFP Me Samir Ben Amor. 
 
   Some were accused of hiding information in their possession to the authorities on illegal activities, others were sentenced for "inciting the commission of terrorist offenses and to join a terrorist organization," he added. 
 
   At the end of their sentences, the defendants, from Ettadhamoun neighborhood, near Tunis, will be subject to administrative control over a period of five years. 
 
   Me. Ben Amor, also general secretary of the Association for defense of Political Prisoners (AISPP), will appeal the ruling of the Court of First Instance in Tunis. 
 
   The Tunisian authorities estimate at 300 the number of Tunisians convicted or prosecuted under the Terrorism Act. Associations and lawyers advance on their side the number of 2,000 persons affected by this law. 
     
(Source: "Ennaharonline"  01 November, 2010 07:03:00 "
Lien: http://www.ennaharonline.com/en/international/5097.html

Tunisie: le parti au pouvoir veut un sixième mandat pour le président Ben Ali

AP 01/11/10 16:58
 
TUNIS (AP) — Le secrétaire général du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), au pouvoir en Tunisie, a exprimé lundi le souhait de voir le président Zine El Abidine en Ali continuer à diriger le pays et briguer un sixième mandat successif de cinq ans lors de l'élection de 2014.
 
Au cours d'une conférence de presse tenue à la veille de la célébration du 23ème anniversaire de l'accession au pouvoir de l'actuel homme fort de Tunis, Mohamed Ghariani a évoqué les appels répétés émanant depuis plusieurs mois du comité central du RCD, ainsi que d'autres institutions et composantes de la société, exhortant M. Ben Ali à se porter candidat pour le prochain scrutin.
 
Il a fait état du souhait du RCD que le président Ben Ali réponde à ces appels qui, selon lui, sont un "signe de quiétude et de confiance en sa capacité à hisser la Tunisie au rang des pays avancés, objectif essentiel du programme annoncé à la suite de sa réélection en 2009".
 
En 2014, l'actuel chef de l'Etat aura 78 ans, alors que les dispositions actuelles de la Constitution tunisienne limitent à 75 ans l'âge maximum du candidat à la présidentielle.
 
Le secrétaire général du puissant RCD qui, selon ses dirigeants, compte quelque 2,5 millions d'adhérents sur une population de dix millions de personnes, a implicitement laissé entendre qu'un nouvel amendement constitutionnel interviendrait pour ouvrir la voie à une nouvelle candidature du président Ben Ali. "Chaque chose en son temps", a-t-il répondu à une question de l'Associated Press.
 
"En tout état de cause, tous les amendements exceptionnels introduits dans la Constitution visent à faciliter les conditions de candidature pour les rendre à la portée de la plupart des partis politiques", a-t-il avancé.
 
Selon lui, "il n'est pas question de revenir sur les fondamentaux que sont l'alternance au pouvoir et l'abrogation définitive de la présidence à vie", réfutant "les fausses allégations de certains".
 
L'opposition radicale accuse le pouvoir d'avoir "en fait rétabli la présidence à vie" et de concevoir des "amendements sur mesure" pour exclure de la course à la présidentielle "les opposants indésirables".
 
En 2009, le chef historique du parti démocratique progressiste (PDP), l'avocat Néjib Chebbi, et celui du Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL), le Dr Mustapha Ben Jaâfar, ont vu leurs candidatures rejetées parce que non conformes aux dispositions constitutionnelles. AP

Tunis, parmi les villes les moins chères au monde

Le magazine de renommée "International Living", a rendu public au mois de septembre, son classement annuel des villes selon le coût de la vie.
 
Sur les 300 villes étudiées, Tunis, se classe 297ème soit à trois distance seulement de Sanaa la ville la moins chère au monde.
 
Tokyo la capitale nippone occupe toujours le haut du pavé. Le classement repose sur une étude du coût de différents besoins et services: santé, habillement, éducation, restauration, loisirs, transport....
 
Etre moins cher ne signifie pas négliger la qualité de la prestation ou de services, puisque dans le classement des pays où il fait bon de vivre (indice de la qualité de la vie), la Tunisie arrive au premier panier (194 pays répartis en trois paniers) occupé presque, exclusivement, par des pays européens et américains et à un degré moindre quelques dragons asiatiques.
 
La Tunisie a réussi un score de 59 points sur un indice de 100 points, alors que la France, premier pays là où il fait bon vivre, compte 82 points.
 
Le score final obtenu par un pays est la moyenne des scores obtenus sur des aspects tels que: la sécurité, l'infrastructure, la culture et les loisirs, l'économie, l'environnement la santé, l'infrastructure.
 
 
(Source: "Espace Manager" le 01/11/2010 | Mise à jour : 15:30)
 

Un cinquantenaire porteur de tant de souffrances

Des séries d’émissions ont été diffusées sur ce qu’on a appelé le cinquantenaire des indépendances africaines, car la majorité de ces pays les ont acquises dans les années 1960. On a montré des documents d’une telle vérité et d’une telle cruauté que l’on ne peut rester insensible au drame poignant qu’a connu chacun de ces pays, ainsi que le regard que nous pouvons désormais porter sur l’histoire coloniale de l’Afrique.
L’image traduit la réalité avec une telle vérité qu’elle emporte immédiatement notre compréhension surtout que les actualités et les reportages de l’époque ont été filmés avec un aveuglement qui traduisait la perception que l’on avait de l’Afrique, on pourrait dire «en toute innocence». On a pillé, exploité, saigné un Continent entier sans vergogne avec un cynisme incroyable. On a du mal à croire que «la vieille Europe» considérée pourtant comme un des berceaux de la civilisation ait pu commettre tant de forfaits, tant d’atrocités au nom d’un affairisme cruel et sans scrupule avec la complicité évidente de toutes les autorités coloniales dont la plus symptomatique et la plus cruelle a été celle de Léopold, le roi des Belges, qui a fait preuve de la plus atroce indifférence au sort qui était fait à «ses indigènes».
Le continent africain n’en finit pas de panser ses blessures et il ne faut pas chercher ailleurs le retard que connaissent les pays africains dans leur ensemble, surtout que nous sommes en droit de nous poser la question suivante : pourquoi des pays dotés de richesses naturelles aussi importantes, fabuleuses diraient certains, demeurent-ils les plus pauvres de la planète ?
La Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International créés en 1944 par les accords de Bretton-Woods ont accordé depuis les années 1960 plus de deux mille milliards de dollars à titre d’aide au développement. On est bien obligé pourtant de constater l’immense retard que connaît certains pays africains. A quoi est dû cet échec et où est passé cet argent ? Certains veulent l’imputer à une mauvaise gouvernance, à la corruption et aux malversations qui ont sévi à tous les échelons gouvernementaux, à la gabegie et à l’irresponsabilité des hommes politiques. Or il n’y a rien de plus facile que d’accuser son chien d’avoir la rage pour l’abattre.
Si on ne peut nier que la mauvaise gouvernance a contribué à l’échec de ces pays, les principaux accusés de cette déroute  sont au nombre de trois. En premier lieu, ce sont les instances internationales qui ont prêté des fonds sans compter, à des potentats qui les ont détournés à leurs profits avec ce qu’il faut bien appeler la complicité active ou passive de ces mêmes instances, qui n’ont pas vérifié la destination réelle de ces fonds et qui constituent aujourd’hui l’essentiel de la dette qui grève le développement des pays..
En deuxième lieu, les ex-Etats coloniaux qui ont continué en sous-main à influencer la vie politique de ces pays à travers des réseaux occultes qui avaient pour charge de maintenir et de développer à leur seul profit les relations économiques entre la métropole et les anciennes colonies.
Enfin les multinationales qui ont accaparé les extraordinaires ressources naturelles dont disposaient les pays en saccageant et polluant pour beaucoup sans aucune retenue.
La première conséquence qui découle de ces prêts octroyés si généreusement par les «gentils bailleurs de fonds» a été de placer ces pays sous les fourches caudines du F.M.I qui les a obligés à pratiquer une politique libérale outrancière. Pour obtenir les précieuses devises qui servaient à rembourser leurs dettes, ces pays ont mené une politique de privatisation des services publics, ainsi qu’une politique d’exportations massives de leurs ressources minières, agricoles et forestières qui ont fait le bonheur des grandes multinationales. On a aussi sacrifié les cultures vivrières pour se lancer dans les grandes cultures telles que le café et le cacao dont était friand l’Occident. Le mécanisme de la dette a eu aussi pour effet d’annuler toute marge de manœuvre pour mener une autre politique qui les aurait affranchis des bailleurs de fonds, car une part importante des budgets est consacrée au service de la dette, ce qui se fait au détriment de l’éducation et de la santé de la jeunesse.
Voilà pourquoi on peut affirmer avec raison et indignation que l’indépendance des pays africains n’a pas eu lieu car les Etats coloniaux ont été remplacés par les multinationales et leurs réseaux de corruption qui ont pillé de manière scandaleuse les ressources naturelles de ces pays. Les groupes miniers, pétroliers, forestiers ont fait main basse sur les richesses en plaçant les hommes qui leur étaient favorables et gare à ceux qui voulaient résister. Ainsi des hommes politiques africains ont payé de leur vie leur opposition à ce pillage éhonté, des hommes tels que Patrice Lumumba ou Thomas Sankara qui ont été les grandes figures de la résistance.
La dette morale de l’Occident est immense. Cela n’est pas encore compris par les populations occidentales qui observent le dénuement africain comme une incapacité de ces pays à se gouverner, alors que ce continent a été, depuis des siècles et pour son malheur, la proie de tous les prédateurs. Combien une repentance serait la bienvenue de la part de tous ceux qui se sont empiffrés au banquet colonial.
On parle souvent de la main mise de la Chine sur l’Afrique, cette dernière peut-elle faire pire que ce qui a été accompli par l’Occident durant des siècles sur ce continent martyr.
 
Source): “Realités” Le 01-11-2010)

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