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TUNISNEWS
9 ème année, N° 3357 du 01.08.2009
 archives : www.tunisnews.net  
L'expression: les délires de Béji Caïd Essebsi, ancien ministre tunisien
La Tribune: Un million d’Algériens contribuent à l’essor du tourisme tunisien
Le Temps:  " Qu'as-tu fait de ta jeunesse ? Quel " Gauchemard " ! de Gilbert Naccache
Réalités: Israël et le droit d’ingérence
AP: Algérie: six islamistes armés tués dans la région de Batna
Reuters: Deux revues saisies au Maroc à cause d'un sondage sur le roi
AFP: Iran: début du procès d'une centaine de manifestants opposés à Ahmadinejad

LES DÉLIRES DE BÉJI CAÏD ESSEBSI, ANCIEN MINISTRE TUNISIEN
L’Algérie, ou comment s’en débarrasser

01 Août 2009
Le territoire connu aujourd’hui sous le nom de «Algérie» a-t-il jamais existé? C’est la question que l’on se pose, à écouter ou lire les propos ou les écrits de responsables politiques et/ou historiens de nos voisins de l’Est et de l’Ouest.
C’est le cas de le dire face aux appétits insatiables de voisins qui n’ont jamais pu s’accommoder d’un pays qui, réellement, dérange tant par une histoire spécifique, multiséculaire, par sa farouche résistance face aux avatars de l’histoire que des multiples occupations qui, en fait, ont façonné la géographie et l’histoire de l’Algérie au long des siècles.
Une Algérie dont les frontières ont à peine été modifiées par une présence étrangère qui s’est étalée sur des dizaines de siècles que l’on veut, ou l’on tente de réduire à un couloir entre les prétendus «mastodontes» marocain et tunisien. L’Algérie sans passé historique? Voilà une contrevérité qui, curieusement, persiste car, il faut bien l’admettre, ses dirigeants eux-mêmes semblaient avoir accrédité ce fait en faisant remonter l’existence de l’Etat algérien à l’Emir Abdelkader.
En nous inscrivant en faux contre cette assertion, ce n’est certes pas remettre en cause la figure historique qu’est l’Emir qui reste pour le peuple algérien une icône. Mais il convient de remettre les choses à l’endroit en reconnaissant que bien avant d’avoir embrassé l’Islam, il y a quinze siècles, l’Algérie a été un Etat, un royaume qui a connu maintes civilisations, dont les plus marquantes ont été les civilisations gétule et numide, nonobstant l’apport romain, byzantin, arabe, turc et même français. Autrement dit, les Amazigh (Berbères - Gétules et Numides) qui occupaient tout le territoire qui correspond à l’Algérie d’aujourd’hui, ont joué un rôle dans la civilisation méditerranéenne.
Pourquoi remonter jusqu’à la préhistoire, même à la protohistoire, pour dire la sécularité de ce pays, dont la dénomination «Algérie» est certes récente par rapport à la durée du temps mais sans incidence sur l’existence séculaire de ce pays et sur ses frontières quasi inamovibles depuis des millénaires, quel que soit l’envahisseur qui passa par ce territoire et le nom qu’on lui donna. Ainsi, les Gétules d’abord, les Numides (nom donné à ce territoire par les Grecs, qui veut dire «le pays des nomades»), ensuite, représentent ce qui est connu sous le nom de «Maghreb central» et correspondait au territoire de la République algérienne actuelle.
Pourquoi revenir sur un passé qui reste certes à mieux connaître et à mieux investir pour le plus grand profit des peuples du Grand Maghreb et particulièrement la jeunesse algérienne qui n’a pas suffisamment de repères historiques pour situer son pays dans l’historicité universelle? Cette absence de repères permet à d’aucuns de refaire la géographie et la carte politique de cette région du nord de l’Afrique à leur guise. Pourtant, les peuples du Maghreb ont en commun, durant des périodes plus ou moins longues, des histoires communes qui, d’une période à l’autre, se sont chevauchées, voire se sont fondues, avant que leurs territoires reprennent leur autonomie, les uns par rapport aux autres. Malgré donc les vicissitudes de l’histoire nous avons, au long des siècles, formé globalement un seul peuple, même si la politique nous a toujours partagés. Pourquoi donc ce long rappel? Une fois encore, nos voisins de l’Ouest et de l’Est s’amusent à refaire l’histoire à leur mesure et de fabuler sur des frontières que l’histoire ne leur a jamais accordées. Après «nos frères» marocains qui prétendaient refaire la carte de l’Ouest algérien, allant jusqu’à revendiquer la région d’Oran et du Sud-Ouest algérien, comme étant «territoires marocains», voilà donc «les frères» tunisiens qui, à leur tour, fabulent et étendent les frontières de la Tunisie jusqu’à...Béjaïa et sur tout le Constantinois jusqu’aux territoires du Sud. Rien que ça! Ne mentionnons même pas les revendications farfelues du guide libyen, Mouamar El Gueddafi sur la région de Djanet. Ignorons donc cette pantalonnade, et venons-en au fait. Dans ses mémoires «Habib Bourguiba: le bon grain et l’ivraie» parus récemment à Tunis, l’ancien ministre tunisien des Affaires étrangères, Béji Caïd Essebsi, rapporte un fait étrange, qui met en avant l’antienne d’une «Algérie tunisienne». Caïd Essebsi rapporte dans ses mémoires des propos qu’il eut avec le dirigeant libyen, Mouamar El Gueddafi. Celui-ci a lancé sous forme de boutade à son invité tunisien - qui fait état de ces propos dans ses mémoires - «Si l’Algérie avait envahi la Tunisie avant d’être occupée par les Français, vous auriez été aujourd’hui un seul et même pays», écrit Béji Caïd Essebsi qui, loin de prendre cette boutade pour ce qu’elle est, a eu cette insolite réplique: «L’Etat tunisien, lui dis-je, écrit Caïd Essebsi, était établi bien avant l’institution de l’Algérie, et il comprenait, avant et après l’invasion arabe, Béjaïa et tout le Constantinois du nord au sud jusqu’aux routes caravanières du Sahel. Plus à l’ouest, l’Etat marocain est lui aussi plus ancien que l’Algérie, avec une superficie plus vaste mais avec des frontières variables qui lui ont toujours valu des difficultés avec son voisin de l’Est» (c’est-à-dire l’Algérie). Fin de citation. Donc, aux dires de l’ancien diplomate tunisien, l’Algérie n’aurait pas, ou jamais, existé, puisque selon toute apparence, nos voisins de l’Est et de l’Ouest contestent cette existence en s’inventant des frontières qui n’auraient existé que dans leur esprit. Aussi, convoquons l’histoire et demandons-lui de témoigner.
Ouvrons le Larousse Dictionnaire encyclopédique (2008) et lisons! Algérie antique: «Peuplée par les Berbères, l’Algérie est dès la haute antiquité influencée par les brillantes civilisations des Phéniciens (à partir de la fin du IIe millénaire avant J.-C.) puis des Carthaginois (VIIe siècle-IIIe siècle avant J.-C.) qui établirent des comptoirs prospères sur ses côtes (...)». Maroc antique: «Aux IXe-VIIIe siècle avant J.-C., les Phéniciens créent des comptoirs sur le littoral qui, au VIe siècle, passent sous contrôle de Carthage (...)» Tunisie antique: «Vers 814 avant J.-C. les Phéniciens fondent Utique et Carthage. 146 avant J.-C. Carthage est détruite et la province romaine d’Afrique organisée (...)». Ce qui atteste de l’antériorité de l’Algérie par rapport à ses voisins de l’Est et de l’Ouest, pour ce qui est de l’ancienneté des trois territoires du Grand Maghreb.
A en croire les historiens antiques (grecques notamment), du Moyen Age et modernes, l’existence «historique» de l’Algérie ancienne est nettement plus affirmée, quel que soit le nom sous lequel ce territoire était connu, car il s’agissait bien de ce que les Arabes appellent le «Maghreb Central». Cette ancienneté de l’Algérie, précurseur de la protohistoire et de la préhistoire de la région maghrébine, est confirmée notamment par Ibn Khaldoun (Ibn Khaldoun, «Histoire des Berbères», Traduction du Baron de Slane, Tomes I, II, III et IV, Alger, 1852-1856) et le Professeur Émile Félix Gauthier «Les siècles obscurs du Maghreb», Paris, Payot 1927). Les tout premiers habitants de ce territoire central d’Afrique du Nord, étaient les Gétules, peuple nomade berbère concentré dans le Sud-Constantinois.
Le peuple gétule descend directement de la branche de la civilisation capsienne ayant émigré au Sahara vers 3000 av. J.-C. et «est certainement le peuple qui aura dominé de la façon la plus certaine l’Algérie durant les 1500 ans de son antiquité», nous disent les historiens qui parlent «d’Algérie» et non de la Tunisie ou du Maroc. C’est également le cas des Numides sans doute mieux connus, établis dans un territoire qui correspond exactement à l’Algérie d’aujourd’hui. L’histoire, qui est un agrégat de périodes, est précédée d’une protohistoire et d’une préhistoire. Les sites de Aïn El Hanach (wilaya de Sétif), considéré comme le plus ancien gisement archéologique d’Afrique du Nord, fait remonter la présence humaine dans ce territoire à près de 2 millions d’années avant notre ère. Et Sétif n’est pas en Tunisie.
Le site acheuléen de Tighennif («l’homme de Palikao» anciennement Ternifine, wilaya de Mascara) a également livré des vestiges dont l’âge est évalué entre 800.000 et 400.000 av. J.-C. Ces vestiges ont permis la définition de l’Atlanthrope, aujourd’hui considéré comme un Homo erectus. Cela établit clairement l’existence d’un territoire (l’Algérie) qui n’est ni la Tunisie ni le Maroc. Maintenant pour ce qui est de l’histoire proprement dite, l’ancien diplomate tunisien semble faire allusion à la dynastie hafside qui régna de 1229 à 1574 dont le territoire comprenait une partie de l’Est algérien, dont Béjaïa a été l’une des capitales, et une partie de la Tunisie comme de la Libye, jusqu’à Tripoli. M.Caïd Essebsi semble méconnaître ou feindre de méconnaître que l’histoire des dynasties maghrébines qui se chevauchaient est enchevêtrée, à l’image des Zianides et des Mérinides à l’ouest, les Almohades et les Almoravides qui régnèrent sur une partie ou l’ensemble du Grand Maghreb. Pour ce qui est des Hafsides, le calife Mohammed El Nasir parti à la reconquête de la partie Est du Maghreb, entra à Tunis en 1206 (in ‘Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères). Il y reste un an pour rétablir l’autorité almohade sur l’ensemble du territoire puis, avant de repartir pour le Maroc, confia le gouvernement de la province à l’un de ses lieutenants, le cheikh Abû Mohammed Abd Al Wahid ben Abî Hafs. A la mort de ce dernier, son fils, Abû Zakariyâ Yahyâ, lui succéda en 1228. Un an après sa nomination, il se proclame indépendant du calife almohade et fonde la dynastie «Hafside» en 1229.
Le territoire sur lequel régnaient alors les Hafsides n’était pas la Tunisie, ni d’ailleurs l’Algérie. Cela a été le cas de toutes les dynasties maghrébines.
Nous ne donnerons pas de leçons d’histoire au distingué diplomate tunisien, mais il nous semble qu’il aurait dû savoir raison garder et faire la part des choses surtout lorsqu’on évoque des faits dans lesquels les peuples du Maghreb sont impliqués quand les dynasties du Maghreb ont souvent joué un rôle unificateur qui dépassait le partage artificiel que sont les frontières. Béji Caïd Essebsi a donc commis un brûlot qui ne rehausse en rien son mérite d’autant que son écrit a une connotation revancharde. Il faut noter toutefois que l’actuelle équipe dirigeante de la Tunisie est plus sensée et est exempte de ces rodomontades dont fait montre l’ancien ministre des Affaires étrangères de Bourguiba, survivance d’une époque révolue, dont fait partie Caïd Essebsi, condamnée aux oubliettes de l’histoire. Nous avons, en revanche, toutes les raisons de nous féliciter de la sincérité et de la largeur de vue du président Ben Ali. Ce qui ne semble pas être le cas à l’ouest de nos frontières où l’on continue de délirer sur le «Grand Maroc». En effet, pas plus tard que mercredi, un «comité marocain» appelant à la «restitution» des régions «marocaines situées en territoire algérien» a adressé une lettre de «protestation» au SG du parti Istiqlal, et Premier ministre, Abbas El Fassi, pour lui exprimer ses «contestations» suite aux déclarations de l´ex-ministre des Communications, Mohamed Arbi Massari, où ce dernier a relevé que la question des frontières Est du Maroc placées aujourd´hui sous contrôle algérien, a été tranchée depuis une longue période quand les défunts Hassan II et Houari Boumediene ont co-signé une convention frontalière, publiée alors dans le Journal officiel marocain (c.f. Il s’agit du traité d’Ifrane de 1972 qui fixe les frontières entre l’Algérie et le Maroc, avalisé le 17 mai 1973 par le Parlement algérien et le 28 mai 1992 par le Parlement marocain).
Selon toute évidence, l´ancien ministre marocain des Communications est aujourd´hui l´une des rares personnes sensées dans un pays qui a perdu le sens de la mesure qui croit sérieusement que l´Algérie va céder ses territoires nationaux dont chaque mètre a été arrosé du sang des martyrs. Encore une affabulation de Marocains en mal d´expansionnisme qui rêvent éveillés. Il n’y a en fait que l’Algérie qui n’a jamais remis en cause les frontières de ses voisins, qu’ils soient au sud, à l’est et à l’ouest de cette grande région qu’est l’Afrique du Nord. Laissons l’histoire aux historiens et occupons-nous du présent.
Othmane SIDDIK
(Source: "L'Expression" (Quotidien- Algérie) le 01 août 09)
Lien:
http://www.lexpressiondz.com/article/8/2009-08-01/66149.html

Le secteur enregistre des recettes de 1,5 milliard de dollars par an
Un million d’Algériens contribuent à l’essor du tourisme tunisien
02-08-2009
Par Hasna Yacoub
Les Algériens sont chaque année de plus en plus nombreux à passer leurs vacances en Tunisie. Leur nombre dépasse le million de touristes chaque année puisque ce pays représente une moyenne de 65% du volume total des voyagistes algériens. D’ailleurs, la police frontalière et les services de douanes de la Tunisie qui ont reçu des directives pour faciliter le passage des Algériens, enregistrent -notamment au niveau du passage d’Oum T’boul- une affluence de 6 000 Algériens par jour. Ce qui n’est pas rien surtout après la régression du tourisme à cause de la crise financière mondiale. Le marché algérien fait partie des trois marchés touristiques qui enregistrent un grand nombre d’entrées en Tunisie et qui booste donc les recettes tunisiennes. Une raison suffisante pour amener le ministère tunisien du tourisme et l’ONTT à accorder une importance particulière à ce marché en pleine expansion. L’enjeu est réel et consiste non seulement à renforcer ce capital mais aussi et surtout à fidéliser les Algériens, d’autant que cette clientèle est fortement consommatrice. Le touriste algérien est classé parmi les plus dépensiers avec pas moins de 500 dollars par semaine. Et comme le secteur du tourisme représente pour la Tunisie le premier pourvoyeur de devises avec des recettes de l’ordre d’un milliard et demi de dollars par an, couvrant 56% du déficit commercial de la Tunisie et générant également plus de 350 000 emplois directs et indirects, il est ainsi facile de comprendre la considération des touristes Algériens comme un revenu important en devises. Actuellement, l’objectif principal pour la Tunisie serait de réunir les conditions favorables, pendant la saison estivale, pour accueillir un nombre important de touristes. L’ONTT, pour sa part, envisage des mesures frontalières entre la Tunisie et l’Algérie afin de réduire l’encombrement des centres de transit. Cette année et sur les 6,7 millions de touristes visitant la Tunisie, 37% d’entre eux sont maghrébins (essentiellement algériens et libyens), occupent une place de choix en assurant, d’année en année, une progression du nombre de nuitées et des recettes en devises, sauvant même la saison touristique lors des périodes creuses ou de crise. Il faut dire que ce tourisme intermaghrébin se démarque du tourisme européen, de par sa particularité d’être un tourisme de famille, nullement en vase clos, qui profite aussi aux autres secteurs (petits commerces, restauration, location…), et au domaine de la santé (thalassothérapie, cliniques privées, etc..). L’affluence grandissante des Algériens en Tunisie s’explique par les similitudes culturelles entre les deux peuples, la proximité et l’hospitalité offerte, mais surtout par la non-imposition de visa et les prix relativement avantageux qu’offre la destination Tunisie à ses voisins de l’Est. Elle s’explique aussi, il faut le reconnaître, par le fait que le tourisme en Algérie ne répond nullement aux aspirations des nationaux malgré les atouts naturels considérables dont regorge le pays. Cette carence du côté algérien est une vraie aubaine pour la Tunisie. D’ailleurs, comme l’a déclaré son consul à Alger, «l’Algérie est un véritable pôle pour le tourisme tunisien». Le consul, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse animée en mars dernier, a affirmé que l’Algérie occupe la troisième place quant au tourisme tunisien après la Libye et la France. «Cet acquis est d’autant plus précieux qu’il va falloir absolument le préserver pour la santé de l’économie tunisienne».
H. Y.
(Source: "La Tribune" (Quotidien - Algerie) le 2 aout 2009)

 
 
" Qu'as-tu fait de ta jeunesse ? "
Quel " Gauchemard " ! de Gilbert Naccache
 
Difficile de garder son sens de l'humour quand on a eu une vie semblable à celle de Gilbert Naccahe. Un terrifiant cauchemard qui s'étendra sur pas moins de onze années.
Né à Tunis, en 1939, cet agronome qui a poursuivi des études supérieures à Paris dont on connaît surtout " Cristal ", ce livre témoignage de son séjour dans les prisons tunisiennes et dont on dit qu'il a été écrit sur le papier de ces cigarettes qui étaient très en vogue en ces temps là, semble avoir pris de la distance non par rapport à son vécu (il est très difficile de se défaire d'un tel fardeau), mais par rapport à la fonctionnalité de l'écrit. On sent dans " Qu'as-tu fait de ta jeunesse ", un réel combat avec les mots et une ambition nullement cachée d'atteindre le niveau suprême de l'écrit. Accéder à l'art, à la littérature.
Si ce genre de récit est souvent peuplé des scènes d'humiliation et de torture extrêmes, celui de " Papi " comme l'appellent ses proches, semble se détacher volontairement des faits qui sont d'essence dramatiques, pour asseoir un décor ou le seul lieu habitable est la réflexion sur le présent et l'avenir de l'être dans son microcosme mais aussi face à son destin en tant que membre actant de la communauté universelle.
Combien sont ceux, qui à partir des années soixante (et même avant) ont fait un tel rêve ; convaincus qu'ils étaient les missionnaires d'une cause qui mettra fin à l'exploitation de l'homme par l'homme et la construction  d'une société basée sur l'égalité et la paix chez tous les peuples de la planète.
" On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade ", disait Rimbaud. Il faut dire qu'on ne l'est pas non plus à vingt-neuf ans, âge à partir duquel le jeune militant du Parti Communiste et l'un des fondateurs et animateurs du Groupe Perspectives les plus renommés, va voir sa vie basculer dans les ténèbres et la froideur des geôles et des cellules.
Avec la publication de ce livre, Papi semble adhérer à l'adage qui dit " Mieux vaut en rire ", et voilà comment.
En notant jour après jour sa présence dans ces terribles lieux qui n'ont rien à envier à l'enfer, il ne manque pas de souligner voilà " mes adresses de 1968 à 1979 " :
22-24 mars 1968, geôle du sous-sol du ministère de l'Intérieur et la valse continue en passant par les bureaux de la Brigade criminelle, la prison civile de Tunis, les différentes cellules et pavillons, Borj Roumi de si sinistre renommée, l'ex-ferme Stoll à Naâssen, pour finir le 2 août 1979, à la chambre 12 de la PCT et la libération.
" Si je crois nécessaire de parler de mon itinéraire, c'est parce qu'il coïncide avec une bonne part de l'histoire de l'opposition tunisienne... " nous est-il signalé dans l'avant-propos.
Le livre est constitué de deux parties essentielles : la première est consacrée à l'étude de la réalité tunisienne brassant sommairement cette période qui va de l'instauration du protectorat jusqu'à l'indépendance. La seconde traite de l'implacable répression qui a frappé les Perspectivistes, entre autres, et de la vie dans le monde carcéral.
De l'engagement du lycéen pour le communisme représenté exclusivement par le Parti Communiste tunisien en ces temps-là des premières années de l'indépendance et l'édification de l'Etat par Bourguiba, de ses années de militantisme en France, le retour à Tunis et la rupture avec le groupe troïkiste pour aboutir à la création du groupe Perspectives, la répression de 1968 et l'évolution ou l'implosion de la physionomie du groupe et les dernières années de prison... Un récit mûrement mené, avec une discipline infaillible, un sérieux scolastique et toujours cette question qui n'a pas cessé de le hanter.
" Qu'as-tu fait de ta jeunesse, Papi ? "
J'ai étudié. J'ai milité. J'ai été incarcéré pendant des longues années. Pour quelle cause ?
Il me semblait que j'avais un rendez-vous inéluctable avec l'Histoire. Mais l'Histoire m'a trahi et je n'étais pas le seul à qui cette tueuse a montré ses charmes avant de le jeter aux oubliettes.
La jeunesse tunisienne connaît-elle ce pan de son histoire moderne, sait-elle que, parmi ceux qui l'ont devancé, il y en a beaucoup qui ont vu la leur arrachée et mise en lambeaux avant même de commencer à, réellement, rêver, parce qu'ils voulaient que " leur pays accède à la modernité et aux libertés ".
Un rêve de gauche qui a vite fait de tourner au " gauchemard ".
Lisez ce livre. Il est passionnant et puis, il vous communiquera un son de cloche.
Hechmi GHACHEM
(Source: "Le temps" (Qutidien- Tunisie) le 01 août 09)
Lien:
http://www.letemps.com.tn/
 
Israël et le droit d’ingérence
27-07-2009
Par Pascal Boniface
Des diplomates et ressortissants français ont été victimes de différents incidents provoqués par des militaires israéliens à l’entrée du territoire de Gaza et en Cisjordanie.
En juin, la directrice du Centre culturel français de Naplouse a été sortie de son véhicule et brutalisée par des soldats israéliens.
En juillet, une équipe chirurgicale française s’est vue refuser pendant plus de quarante-huit heures le droit de rejoindre l’hôpital européen de Gaza, alors que les médecins étaient en mission humanitaire et qu’ils devaient opérer soixante-quatorze enfants palestiniens. Tout ceci quelques mois après les terribles bombardements de l’hiver dernier dont ont été victimes les populations civiles.
Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, à qui l’on a demandé : «Il n’y a pas eu d’excuses avancées au fait que les médecins français n’ont pu entrer à Gaza. Il s’agit d’une mission mandatée par le ministère des Affaires étrangères, allez-vous convoquer l’ambassadeur d’Israël en France pour essayer d’y voir plus clair?», a répondu : « Cela ne sert à rien, ce n’est pas le premier qui sera coincé, c’est tout le temps comme cela».
Il est pour le moins curieux, surtout de la part de l’inventeur du droit d’ingérence, de développer une telle conception de l’impuissance diplomatique. Bernard Kouchner pense certainement que même les convocations de l’ambassadeur d’Israël ne permettront pas de revenir sur les incidents passés et auront assez peu d’effets sur ceux à venir tellement Israël est insensible aux pressions internationales. Bernard Kouchner a à la fois raison et tort. Raison car les différentes protestations émises par les autorités françaises lors d’incidents de ce type – qui sont loin d’être isolés – sont restés sans effet. Tort car si Israël n’en a pas tenu compte dans le passé, c’est qu’il savait qu’il pouvait le faire sans aucun risque. On voit le caractère inégal des relations entre la France et l’Israël. Que se serait-il passé si, dans une situation inverse, des diplomates israéliens avaient été maltraités en France ? Les défenseurs d’Israël disent que ce pays est en guerre, ce qui n’est pas le cas de la France, mais quand même! On peut également s’interroger sur le fait de savoir si, dans le cas où un autre pays qu’Israël aurait fait subir ce sort à des ressortissants français, le ministre aurait également observé une telle règle de silence et d’absence de commentaires. La même remarque peut d’ailleurs être faite à propos de la presse car très peu de journaux ont rendu compte de ces incidents qui, s’ils avaient été le fait d’un autre pays, auraient certainement fait les gros titres.
Peut-on espérer être mieux pris en considération par Israël en ayant un tel comportement ? On peut craindre, au contraire, que les dirigeants israéliens ne se voient confortés dans une sorte de sentiment de mépris à l’égard de ceux qui ne réagissent pas en cas d’humiliation. Dire qu’Israël est insensible aux pressions est une vue de l’esprit ou plutôt l’auto-justification d’une volonté d’impuissance.
Par exemple, les pays européens refusent tout contact avec le Hamas – ayant placé ce mouvement dans la liste des organisations terroristes à la demande d’Israël. On peut penser que les contacts avec le Hamas ou les tentatives de modifier cette position susciteraient des tempêtes de protestations de la part d’Israël.
Pourtant, on observe que la Russie ou la Turquie développent des relations aussi bien avec Israël qu’avec le Hamas sans qu’Israël ne proteste. Tout simplement parce que les dirigeants israéliens ont très bien compris que leurs protestations seraient inutiles, que ni Moscou ni Ankara ne cèderaient à leur demande. Avec un assez grand sens stratégique, les dirigeants israéliens avancent en fait aussi loin qu’on les laisse avancer, essaient de pousser leur avantage au maximum mais savent également modifier leur attitude lorsque les limites sont fermement posées. Il suffit de le vouloir.

Avec un assez grand sens stratégique, les dirigeants israéliens avancent en fait aussi loin qu’on les laisse avancer, essaient de pousser leur avantage au maximum mais savent également modifier leur attitude lorsque les limites sont fermement posées.
(Source: "Réalités" (Hebdomadaire- Tunisie) consulté le 01 août 09)
 
Algérie: six islamistes armés tués dans la région de Batna

AP | 01.08.2009 | 11:42
Six islamistes armés ont été tués ces derniers jours lors d'un ratissage de l'armée algérienne dans la région de Batna (510km au sud-est d'Alger), rapporte samedi la presse algérienne. Ce chiffre porte à 15 le nombre d'islamistes armés tués depuis le début des opérations le 25 juillet dernier, selon le quotidien arabophone "Echourouk al-Youmi".
Des blindés et des hélicoptères ont été déployés au cours de cette opération, d'après "El Watan". Ce ratissage intervient parallèlement à celui déclenché par l'armée dans les régions de Tipaza, Chlef et Aïn Defla (150km à l'ouest d'Alger) après l'attaque mercredi contre un convoi et qui a fait au moins 14 morts parmi les militaires, selon la presse. Le bilan de cet attentat n'a pas été confirmé de source officielle.
Selon "Echourouk al-Youmi", près de 10.000 soldats seront déployés dans les prochains jours à travers de nombreux endroits du pays, notamment dans les régions du centre et de l'est du pays, considérées comme des zones de repli des islamistes armés. Ce déploiement survient quelques jours avant le début du mois de Ramadan, période souvent choisie pour commettre des attentats. AP

Deux revues saisies au Maroc à cause d'un sondage sur le roi

Par Reuters, publié le 01/08/2009 à 20:20
RABAT - Les autorités marocaines ont saisi l'hebdomadaire francophone indépendant "Telquel" et sa version en arabe "Nichane" pour la publication d'un sondage d'opinion sur le roi Mohamed VI, annoncent des responsables officiels ainsi que le directeur de publication.
 Les autorités marocaines ont saisi l'hebdomadaire francophone indépendant "Telquel" et sa version en arabe "Nichane" pour la publication d'un sondage d'opinion sur le roi Mohamed VI (photo), selon des responsables officiels et le directeur de publication. (Reuters/Palais royal/HO)
"Le ministère de l'Intérieur a ordonné la saisie des numéros 384-385 du 1er août au 4 septembre et 212-213 du 1er août au 3 septembre des hebdomadaires "Telquel" et "Nichane" à la suite de la publication d'un ensemble d'articles enfreignant les dispositions légales en vigueur", a fait savoir le ministère dans un communiqué, sans préciser la nature de ces articles.
Selon Ahmed Benchemsi, directeur de publication des deux revues, "les numéros saisis renferment un sondage d'opinion sur les dix ans de règne du souverain. Cette étude montre, entre autres, que 91% des Marocains sont très satisfaits ou satisfaits de l'action du roi".
"Les autorités nous ont dit qu'il n'est pas acceptable, dans le principe, de réaliser un sondage d'opinion à propos du monarque. C'est la raison pour laquelle 'Telquel' et 'Nichane' ont été saisis."
Mohamed VI, fils de feu le roi Hassan II, a fêté jeudi le dixième anniversaire de son règne.

Iran: début du procès d'une centaine de manifestants opposés à Ahmadinejad
 
De Farhad POULADI (AFP) – 01 août 2009
TEHERAN — Le procès d'une centaine de personnes, dont des personnalités du camp réformateur, accusées de troubles à l'ordre public lors de manifestations qui ont suivi la réélection du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, s'est ouvert samedi devant un tribunal révolutionnaire de Téhéran.
Ce procès a débuté à quelques jours de la prestation de serment, le 5 août, du président ultraconservateur Ahmadinejad qui tente depuis quelques jours d'apaiser les tensions nées de choix politiques critiqués par son propre camp.
Une centaine de personnes comparaissent à partir de samedi, dont d'importantes personnalités du camp réformateur -notamment des proches de l'ancien président Mohammad Khatami et des militants favorables aux chefs de file de l'opposition Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi-, a précisé l'agence de presse Fars.
L'agence officielle Irna, citant des sources judiciaires, a précisé que parmi les "émeutiers" jugés figurent des manifestants pris en photo alors qu'ils étaient en train de "commettre les crimes".
Irna avait indiqué mercredi qu'ils sont accusés d'avoir "perturbé l'ordre et la sécurité" et "d'avoir des liens avec les hypocrites", l'appellation officielle des Moudjahidine du Peuple, le principal mouvement d'opposition en exil.
Ils sont également accusés "de port d'armes à feu et de grenades, d'attaques contre les forces de l'ordre et les miliciens islamistes et d'envoi d'images (des manifestations) pour les médias ennemis", avait précisé Irna.
Jusqu'à 2.000 personnes avaient été arrêtées lors des manifestations de protestation. La majorité ont depuis été libérées et quelque 250 personnes sont toujours derrière les barreaux.
Une trentaine de personnes ont été tuées au cours de violences.
La réélection contestée du président Ahmadinejad, le 12 juin, a donné lieu à la plus grave crise politique interne que traverse la République islamique en trente ans d'existence.
Un mois et demi après l'élection, la contestation se poursuit, l'opposition, menée par les candidats malheureux à la présidentielle, le conservateur modéré Mir Hossein Moussavi, et le réformateur Mehdi Karoubi, refusant toujours de reconnaître la victoire du président Ahmadinejad.
Jeudi, les forces de l'ordre ont employé la force pour disperser des milliers de partisans de l'opposition rassemblés dans le centre de Téhéran et dans un cimetière de la capitale pour rendre hommage aux manifestants tués, à l'occasion du 40e jour de la mort le 20 juin de Neda Agha-Soltan, devenue symbole de la contestation.
Vendredi, l'Iran a de nouveau accusé des puissances occidentales d'être derrière les manifestations, le ministre des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, affirmant que "les pays occidentaux et européens, avec leurs moyens clandestins ou publics, se sont ingérés dans l'élection iranienne (...)".
La crise s'est encore aggravée après une série de décisions controversées du président Ahmadinejad, notamment la nomination au poste de premier vice-président, Esfandiar Rahim Mashaie à qui les conservateurs ne pardonnent pas d'avoir déclaré en 2008 que l'Iran était "l'ami du peuple israélien".
Le camp conservateur a vivement reproché au président d'avoir tardé à appliquer l'ordre du Guide suprême Ali Khamenei de démettre Rahim Mashaie.
Vendredi, Mahmoud Ahmadinejad a assuré qu'il n'y n'avait aucun désaccord avec le Guide, parlant de relations d'"amour et de confiance".
 2009 AFP.
 
 

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