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TUNISNEWS
10 ème année, N° 3722 du 01.08.2010
 archives : www.tunisnews.net 

Assabilonline: Les services de police tunisiens s’ingénient à détruire la vie du jeune Khaled Brinis
Slim Bagga: Lettre d’Andalousie (2)
Bassam Bounenni: De l'éthique journalistique
Abdel Wahab Hani: Le ‘Consul honoraire du Tchad’ déshonore la fonction, viole les obligations de réserve et menace les intérêts de la Tunisie
Rue89: Norman Spinrad : « La guerre sainte a déjà commencé »
Alarabiya: How could Facebook possibly destroy your relations and your life?
Aljazeera: Making Gaza a 'European ghetto'

Les services de police tunisiens s’ingénient à détruire la vie du jeune Khaled Brinis

Assabilonline. Tunisie
Des éléments de la police politique ont interpellé jeudi dernier le 29 juillet 2010 le jeune Khaled Brinis, célibataire, commerçant ambulant originaire de Nabeul alors qu’il s’installait sur le marché hebdomadaire d’Hammamet et l’ont conduit au district de police de Khrouba où il a été soumis à un interrogatoire. Ils ont rempli une fiche de renseignements à son sujet.
Ce jeune est en butte au harcèlement permanent des services de police depuis des années. Il a été arrêté il y a trois ans par la brigade d’investigations et de recherches de Nabeul où il a passé plus de douze jours en garde à vue, puis il a été remis en liberté mais depuis cette date il est accablé de brimades constantes, telles que les convocations dans différentes de police et la contrainte à l’émargement de fiches de renseignements et de signatures d’engagements.
Ce harcèlement policier a eu des conséquences professionnelles énormes, a compromis son travail et sa vie sociale, sans parler des difficultés morales. Il envisage de porter plainte auprès du Procureur de la république contre les dépassements perpétrés par la police qui s’évertue à détruire sa vie professionnelle et sociale.

En collaboration avec Saïed Mabrouk, militants des droits humains, Tunisie
1er août 2010
(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

CARTE POSTALE
Lettre d’Andalousie (2) 

Par Slim BAGGA
 
Assurance-Maladie : Mohamed Gueddiche allume Ben Ali
Comme chacun a fini par l’apprendre à ses dépens, la Caisse nationale d’assurance maladie est en cessation de paiements et a dû réviser sa nomenklature dans le plus grand secret, et par décision unilatérale prise par les éminents conseillers de Carthage.
Désormais, les prises en charge pour les soins à l’étranger sont réduites à leur portion congrue, les remboursements de nombreux médicaments aussi.
Ainsi, le conseiller de Zinochet, et par ailleurs son médecin personnel, le Général Mohamed Gueddiche a-t-il commandé un rapport interne à un éminent professeur de médecine, Mahmoud Ghariani, afin d’évaluer les répercussions de ce bouleversement sur les assurés.
Les résultats de ce rapport furent sans appel : on va droit dans le mur car la Tunisie, depuis l’indépendance, a toujours eu une politique sociale avancée concernant les soins et les plus démunis, à l’image de la France.
Et le professeur Ghariani et son équipe de rappeler le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui évalue au nombre de 600 000 les dépressifs en Tunisie (chômage, angoisse, absence de perspectives d’avenir, divorces etc).
Le conseiller présidentiel reçoit donc le rapport et fait la sourde oreille.  Il ne répondra même plus aux appels téléphoniques du professeur Ghariani. Jusqu’au jour, fin juin, où ils se retrouvèrent nez à nez dans une cérémonie de mariage. Et là, admirez :
-Mahmoud Ghariani : Ben alors, tu ne réponds pas à mes appels ?
-Mohamed Gueddiche : N’évoque plus cette affaire de la CNAM. Tu veux que je saute de mon poste ? Mais que crois-tu donc ? Nous sommes dans un régime militaire ; on n’y peut rien.
On a presque envie de verser des larmes sur le sort de Gueddiche. Au fait, qu’a-t-il contre le régime militaire ? N’est-il pas lui-même issu de la Grande Muette ? En tout cas, si ce conseiller n'a rien fait, il en a déjà trop dit…
 
GUEDDICHE ENCORE
Le Général fêtard, Mohamed Gueddiche, s'avoue donc impuissant pour conseiller son maître Zinochet, mais il ne se prive pourtant pas d'acquérir pour son fils, en association avec le fils de Ali Seriati, l'encore patron de la sécurité présidentielle, deux immenses domaines jumelés appartenant à l'Etat, pas très loin de la ville de Zaghouan.
Les employés chargés d'entretenir ces domaines l'ont appris un matin lorsqu'on leur annonça à leur arrivée que les enfants des puissants du Palais de Carthage en sont les nouveaux maîtres... 
 
SAKHR MATERI JURE SES GRANDS DIEUX
Lors de tous ses déplacements à l’étranger, lors de Congrès sur la finance islamique ou pour ses propres « affaires », une question récurrente est posée à Sakhr Ben Félon Moncef Materi : la rumeur insistante à l’étranger concernant sa succession à Ben Ali est-elle exacte ? Certains l’en félicitent même…
Si le plus souvent, il s’arrange pour éluder la question, à beaucoup d’autres auprès desquels il se sent en confiance, il confie : « C’est faux ; c’est ma belle-mère qui tient la barre et c’est elle qui est l’unique candidate à la succession. Le parti (RCD) le sait ; le gouvernement le sait ; les Services de sécurité le savent et sont mobilisés à cet effet. On prête beaucoup de choses aux gendres, mais nous ne sommes que des façades. C’est Leila qui détient tout ».
Merci pour l’éclairage ; on le savait. Mais de là à se décrire comme un pion de Leila Trabelsi lorsque son propre père Moncef Materi ne cesse de faire les yeux doux à Kadhafi, et que sa propre mère Naima Materi-Boutiba appartient désormais à la cour du bédouin de Tripoli, c’est un peu filou de la part du pieux Sakhr…
 
UN PARAPLUIE D’EUROS
L’affaire date d’une année environ ; mais elle mérite d’être signalée car elle n’a jamais été relatée.
Elle en dit surtout long sur les pratiques en cours dans l’entourage présidentiel qui n’observe aucune retenue et se conduit de manière ostentatoire tel un gang de mafieux.
C’était lors des fiançailles l’été dernier de Imed Eltaief, rejeton de Naima Ben Ali, la propre sœur de Zinochet, qui sévit dans la ville de Sousse, dans le secteur du tourisme ainsi que dans les ports de Tunisie où elle possède de nombreux entrepôts pour emmagasiner les produits de contrefaçon venus de Chine et de Taiwan.
Bref, lors de cette cérémonie de fiançailles, quelle ne fut la surprise et même le gros choc à la vue de ce parapluie recouverts de billets de 200 et 500 euros qui fit son apparition parmi les cadeaux à la fiancée.
On estime à quelques 100 000 euros la somme constituant le parapluie, soit 200 000 dinars.
On se souvient que Naziha Rejiba, Oum Zyed, avait subi les foudres de « la Justice » pour avoir détenu 100 euros pour les remettre à une famille à la demande d’un exilé tunisien qui les lui confia à la veille de son retour en Tunisie.
Mais qu’un bandit de grand chemin se promène avec 100 000 euros en espèce, en cadeau de fiançailles, cela n’interpelle même pas le Parrain Ben Ali…
 
LA FEMME D’UN AMBASSADEUR DEMENAGE SA CHAMBRE A COUCHER
Depuis quelques années, plusieurs résidences d’ambassadeurs ont déménagé au Lac de Tunis. Il est spécifié dans le réglement que cette zone est exclusivement résidentielle et qu’aucune activité commerciale n’est permise afin de ne pas nuire à la quiétude des riverains.
Pourtant, il s’en trouve un au-dessus de la loi : c’est Imed Ben Leila-Pompagaddour-Trabelsi. C’est précisément là qu’il implanta le siège de sa « Holding med Business » , comme il la dénomme pour servir de couverture à ses activités mafieuses.
Chaque nuit, 365 jours l’année, le sigle de cette « holding » brille de mille lumières, envoyant les reflets dans les chambres du voisinage.
Après maintes protestations sans suite, l’épouse d’un ambassadeur dut déménager sa chambre à coucher pour trouver un sommeil plus tranquille…
L’essentiel étant, comme chacun sait, que Gros Nounours ne change rien à son comportement hors-la-loi.
D’ailleurs, il ne s’acquitte même pas auprès de la STEG de ses factures d’éléctricité, ni de téléphone, ni d’assurance.
Qu’importe, la Tunisie généreuse doit au moins cela aux descendants de la « Pompagaddour »…

De l'éthique journalistique


Par Bassam Bounenni

Privé de son droit élémentaire à réagir à un article paru sur le journal le Monde sur la crise de la Ligue Tunisienne des Droits de l'Homme et ,qu'il a jugé "malhonnête", car reflétant "une volonté délibérée de déformer les faits", Me Chedly Ben Younès a adressé un texte aux journaux de la place.
Cependant, l'avocat tunisien a omis que le droit de réponse, quoiqu'élémentaire, est soumis à certaines règles. Déjà, Me Ben Younès parle de mise en point et non pas de droit de réponse. La mise au point est un ajustement, une correction qui suit la diffusion de fausses nouvelles. Un droit de réponse est, par contre, la présentation d'une version différente des faits. Et, dans certains cas, c'est décrire le tort causé par l'article en question. En tous cas, un droit de réponse ne doit en aucun cas remettre en question l'intégrité du journaliste-auteur de l'article et encore moins le soumettre à un procès d'intention.
Au-delà de l'affaire le Monde-Ben Younès, l'avocat tunisien ouvre un grand dossier, celui de l'éthique journalistique. Non pas en France, bien entendu. Mais, sous nos cieux. Et, Me Ben Younès n'est pas sans connaître les 4 vérités, citées un peu plus bas, car sautant aux yeux.
Depuis la kyrielle presque non-discontinue de crises qui ne cesse d'éclabousser la LTDH, la frange indépendante n'a jamais eu accès aux médias gouvernementaux ou indépendants pro-gouvernement. Me Ben Younès n'est pas sans savoir cette réalité qui, d'une manière ou une autre, a contribué à attiser les tensions au sein de la ligue. Seuls les communiqués du clan pro-gouvernement circulent dans la Cité. La parole est exclusivement réservée aux "figures de proue" de ce courant, faisant de la presse un juge et partie de la crise.
Cela s'étend aux autres composantes de la société civile ainsi qu'aux syndicats dont les crises tournent autour de l'indépendance. C'est le cas pour l'Association des Magistrats Tunisiens (AMT), de l'Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD) ainsi que du Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT). C'est aussi le cas des organisations officiellement non-reconnues, telles que le Conseil National des Libertés en Tunisie (CNLT), la Ligue des Ecrivains Libres (LEL), Liberté et Equité (LE) ou encore l'Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques (AISPP).
Pendant ce temps, les indépendants font l'objet de campagnes de diffamation en toute impunité. C'est ainsi que sont qualifiées de "traîtres", de "prostituées", d' "homsexuels" ou de "mercenaires" toutes les voix s'élevant contre les tentatives de "domestication" des structures indépendantes ou militant pour leur indépendance.
Cela va sans dire que ces "vendus" sont privés de droit de réponse. Pis, il leur est impossible de poursuivre en justice leurs diffamateurs.
Pourtant, le Code de la presse est bien clair, tout y est bien souligné, tout citoyen y trouve justice. Mais, qui veille à appliquer la loi ?

(Source: le blog de Bassam Bounenni (censuré en Tunisie) le 1er aout 2010)
Lien: http://bassambounenni.blog.fr/2010/08/01/de-l-ethique-journalistique-9083279/

 

Le ‘Consul honoraire du Tchad’ déshonore la fonction, viole les obligations de réserve et menace les intérêts de la Tunisie

Par Abdel Wahab Hani

M. Ouzifa Trabelsi doit être convoqué sans délai au Ministère des Affaires étrangères et présenter ses excuses à la Nation.

Faute d’excuses officielles, l’auteur de l’acte délictueux doit répondre du Chef d’accusation d’Atteinte à la Sûreté extérieure de l’Etat et de Mise en péril des Intérêts diplomatiques de la Nation, dans le sens de l’article 61 bis du Code pénal.

L’interview irresponsable du Consul honoraire du Tchad au média d’un Etat tiers :

 

Dans une très mauvaise sortie dont il est digne, M. Ouzifa Tarbelsi, 'Consul honoraire du Tchad en Tunisie', s’est comporté avec une très grande légèreté et une extrême maladresse, en donnant une interview de très médiocre facture à un organe israélien d’information à obédience ultra-sioniste, le du 28 juillet 2010, mettant en danger les Intérêts de la Nation, notamment ses Intérêts diplomatiques, entendus sous l’angle de l’article 61 bis du Code pénal tunisien.

Ladite ‘interview’ a été publié par le média israélien d’obédience ultra-sioniste ‘Gueysen Israël’, reprenant souvent les positions propagandiste de l’Etat hébreux et versant dans le discours de l’extrême droite raciste et xénophobe israélienne et son registre haineux fait d’amalgames dangereux et insultants à l’égard des arabes et les musulmans.

Manquements en cascade :

M. Ouzifa a manqué de respect et d’élégance à l’égard du Tchad et de la Tunisie et a violé ses obligations de réserve, en donnant cette interview à un média, propagandiste de surcroît, d’un Etat tiers n’ayant pas de relations diplomatiques avec la Tunisie et se refusant de se conformer aux décisions du Conseil de sécurité des Nations Unies, notamment sa résolution 573 condamnant l’agression israélienne contre la Tunisie et la violation de son intégrité territoriale, en bombardant la ville martyre de Hamma-Chatt, faisant une soixantaine de victimes civiles parmi la population tunisienne et nos hôtes palestiniens exilés dans notre pays.

M. Ouzifa Trabelsi, n’a pas à se substituer à la Diplomatie ou aux autorités tunisiennes pour commenter l’actualité de la région, ni le conflit israélo-arabe ni la cause palestinienne. IL N’A PAS TOUT SIMPLEMENT QUALITE pour le faire, quelles que soient le niveau de ses relations officieuses, commerciales, amicales, affairistes ou clientélistes avec certains responsables tunisiens, dont il se targue, à longueur de journées à Tunis, Paris et Tel Aviv.

Les déclarations irresponsables et indignes de M. ‘Le Consul Honoraire du Tchad en Tunisie’ faisant planer le doute sur la position de principe de la Diplomatie tunisienne sont tout simplement condamnables.

Elles en insinuent un amalgame dangereux et immoral entre Résistance légitime du peuple palestinien frère à l’oppression coloniale sioniste expansionniste et ségrégationniste et les actes et le Terrorisme international.

La Tunisie, populaire, comme officielle, à tous les échelons, de sa Présidence, de son Gouvernement et de sa Diplomatie, d’affirmer son attachement au soutien infaillible aux Droits inaliénables du Peuple Palestinien et sa condamnation de tout amalgame entre la Résistance légitime à l’oppression et le Terrorisme.

Au delà de la violation flagrante de la notre position nationale, de soutien au Peuple palestinien dans sa lutte légitime pour l’affranchissement du joug colonial et le recouvrement de ses droits légitimes, les déclaration de Ouzifa portent atteinte directe à la crédibilité de pays sur la scène internationale, en insinuant dangereusement que notre pays besoin aurait besoin d’un quelconque besoin des amis d’Israël.

Ce qui est extrêmement grave et doublement dangereux dans un contexte tendu, imposé par l’accès de fièvre de l’extrême droite israélienne au pouvoir et ses projets criminels de Transferts, de Déportations, de Blocus criminels, de Raids meurtriers, d’Exécutassions extra-judiciaires, d’Asphyxie et de Judéisation massive de Jérusalem-Est.

La Tunisie n’a certainement besoin ni des interviews de M. Ouzifa Trabelsi aux organes de l’extrême droite sioniste israélienne, ni à ses déclarations non avenues ni à ses faux conseils.

Précision : Poste honorifique de ‘Consul Honoraire’ et non officiel de ‘Consul’ :

M. Ouzifa Trabelsi qui a été intronisé Consul Honoraire du Tchad en Tunisie, en octobre 2009, sous l’ancienne diplomatie, certes des conditions encore mystérieuses, se doit de respecter des Obligations de réserve afférant à sa fonction vouée SEULEMENT à l’amitié entre la République du Tchad et la République tunisienne, notamment en matière de coopération scientifique, notre pays offrant une aide incommensurable de formation universitaire des cadres tchadiens.

On ne comprend absolument pas pourquoi et en quelles qualités M. Ouzifa Trabelsi , notamment dans ladite interview et dans ses écrits dans Al-Moulahidh / L’Observaateur, manipule le titre non officiel et purement honorifique de ‘Consul Honoraire’ en titre officiel et consulaire de ‘Consul’ tout court, régit par la 2e Convention de Vienne sur les Fonctionnaires consulaires..

Pour l’intérêt de qui agit le Consul Honoraire :

On ne comprend pas non plus pour l’intérêt de quelle puissance, ou impuissance étrangère, joue M. Le Consul Honoraire du Tchad en Tunisie.

Cette interview non avenue ne sert ni les intérêts du Tchad en Tunisie ni de la Tunisie au Tchad. Elle ne peut servir, Laa Qaddara Allah, que Allah préserve notre pays, que les desseins noirs de certains milieux extrémistes du renseignement et de la propagande colonialiste expansionniste sioniste qui cherchent à étendre leurs réseaux et leur influence en Afrique.

Qui est Ouzifa Trabelsi ?

Précisons de prime à bord que la confession juive de notre concitoyen Ouzifa Trabelsi ne pose aucun problème à aucun démocrate et à aucun républicain tunisien, tant la Nationalité unit tous les enfants de la Tunisie, au-delà de leurs appartenance confessionnelles, régionales, générationnelles ou sociales.

La Tunisie a produit de grands militants juifs qui ont combattu l’oppression coloniale française et qui ont participé à l’édification de l’Etat et de l’Economie nationale et qui ont surtout forgé à cotés de leurs concitoyens musulmans une Tunisie plurielle de vivre en commun. Certains, dont feu le Zaïm Georges Adda ont laissé des traces indélébiles dans les luttes sociales et démocratiques pour plus de Justice et de Démocratie.

Fils de M. Perez Trabelsi, Président de la Communauté juive de l’Ile de Djerba en Tunisie, Ouzifa s’occupe de la gestion du Pèlerinage juif annuel et préside ses festivités. Il organise à ce titre les voyages depuis Israël et en a l’exclusivité, en facturant ses services avec l’appétit d’un Agent de voyage ayant l’exclusivité d’une destination.

A coté de ses activités commerciales et communautaires, M. Trabelsi s’intéresse au Textile et à l’Export avec sa société Universal, domiciliée à Cap Gammarth à La Marsa, spécialisée dans la Confection, l’habillement en cuir, et le Conseil et Assistance en matière d’Export, ce qui est son droit le plus élémentaire que d’investir dans son propre pays.

Ouzifa se présente aussi comme journaliste. Mais à part de rares papiers souvent de médiocre facture et tournant autour de son soutien au modèle tunisien ( !), ce qui n’est pas le travail d’un journaliste d’ailleurs, le lecteur ne trouve rien de consistant.

Et c’est à ce titre de ‘journaliste’ qu’il s’est taillé une réputation d’élément utile à la propagande dans l’entourage de monsieur l’ancien Ministre des Affaires étrangères M. Abdallah, en manque d’inspiration pour défendre l’image de la Tunisie dont il se donnait la charge, peut être avec une bonne intention, l’histoire le dira, mais certes avec des méthodes d’un autre age et totalement inutiles, pire elles sont contre-productives et nuisibles à l’image de notre pays.

L’image d’un pays parle d’elle même et n’a point besoin de réseaux de propagande qui ne servent que leurs propres intérêts et leurs propres desseins

Applicabilité de l’article 61 bis du Code pénal :

Le Code pénal tunisien, date, dans son organisation moderne, du 09 Juillet 1913, 5 Chaabane 1331 de l’Hégire, date à laquelle Sa Majesté feu le Bey Mohamed Nacer Pacha Bey l’instaure par Décret beylical (أَمْرٌ عَلِيٌّ), publié dans le Journal officiel (appelé à l’époque le Arra’id Arrasmi Lil-Bilad Attounosiyyah الرَّائد الرسمي للبلاد التُّونسيَّة) n° 73 de l’année 1913, en date du 1er Octobre 1913.

 

L’article 61 bis date de l’amendement du 10 Janvier 1957, 8 Joumada Al-Thaniyah 1367 de l’Hégire, par Décret Beylical de Sa Majesté feu le Bey Mohamed Lamine Pacha Bey, instituant un chapitre spécial sur les « Attentats contre la Sûreté extérieure de l’Etat ».

 

Sa Majesté feu le Bey Mohamed Lamine se basait alors sur l’avis de Son Conseil des Ministres et sur proposition de son Grand Ministre Chef du Gouvernement, feu le Zaïm Habib Bourguiba, avant d’exposer les motifs de cet amendement : «  Entendu que pour garantir l’Indépendance du pays, des mesures adéquates s’imposent pour assurer la Sûreté extérieure du pays » (وحيثُ يتأكَّدُ لضمانِ استقلال البلاد اتِّخاذُ الاجراءاتِ الكفيلةِ بتحقيقِ أمنِ الدَّولةِ الخارجي), avant de donner la teneur de l’amendement.

 

Ledit amendement de 1957 comporte un article Premier : « Nous avons complété le Code pénal tunisien comme suit »( أَكْمَلْنا المجلَّة الجنائيَّة التونسيةَ كما يَلي), et un article Deuxième chargeant le Grand Ministre Chef du Gouvernement et son Ministre de la Justice d’assurer l’application du décret, ainsi que les nouveaux articles 60, 60 bis , 60 ter, 60 quater, 61, 61 bis, 61 ter, 61 quater, 62 et 62 bis, instituant le « Crime d’atteinte la Sûreté extérieure de l’Etat ».

 

 

ART. 61 Bis :

« Est coupable d’atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat et puni des peines prévues à l’article 62 du présent code, tout Tunisien ou Etranger :

 

1. Qui aura entrepris, par quelque moyen que ce soit, de porter atteinte à l’intégrité du territoire tunisien,

2. Qui aura entretenu avec les agents d’une puissance étrangère des contacts dont le but ou le résultat est de porter atteinte à la situation militaire ou diplomatique de la Tunisie. »

 

Par son acte délibéré et dans l’absence de mise au point officielle auprès des services diplomatiques tunisiens et tchadiens et d’excuses officielles à la Nation, M. Ouzifa Trabelsi devra être entendu par le Procureur de la République, dans le cadre d’une Information judiciaire, sur son acte délictueux d’avoir « entretenu avec une puissance étrangère » à savoir l’Etat d’Israël à travers un de ses médias de propagande, Gueysen Israël, « des contacts dont le but ou le résultat est de porter atteinte à la situation militaire ou diplomatique de la Tunisie »., constitutif d’un Crime contre la Sûreté de l’Etat, au sens des articles 60, 60 bis , 60 ter, 60 quater, 61, 61 bis, 61 ter, 61 quater, 62 et 62 bis du Code pénal tunisien.

Mesures de rétorsion de la Diplomatie tunisienne :

La Diplomatie tunisienne doit convoquer sans délai M. Le Consul Honoraire du Tchad afin qu’il s’explique et s’excuse de son geste délictueux, irresponsable, irrespectueux et inélégant envers la Tunisie, sa Diplomatie, son Gouvernement et son Peuple. Il doit lui être signifier ses obligations, notamment de réserve. Une procédure de révocation doit être engagée sans délai et le Tchad doit prendre les mesures adéquates les mieux à même d’éviter pareil incident.

Nous réitérons notre revendication, formulée il y a quelques mois, de publication de la Liste diplomatique, avec notamment les noms des Consuls Honoraires d’autres puissances étrangères dans notre pays.

Le public a le droit de savoir qui est Consul Honoraire de qui..

En agissant de la sorte et avec fermeté, loin de tout amalgame confessionnel, l’image de notre Pays, de son Gouvernement, de sa Diplomatie, et de son Peuple en sortira grandie.

Paris, le 1er août 2010

Âïd / Retonado Bi Idhni Allah, Ahabba Al Mouhibboun Wa Kariha Al Karihoun

Abdel Wahab Hani

7112 jours, soit 19 ans, 5 mois et 22 jours, d’Exil et de Privation du Pays ;

378 jours, soit 1 an et 13 jours, d’Attente du Passeport national tunisien;

العائِد بإذن الله تعالى، أحبَّ المُحِبُّون وكَرِهَ الكارِهون

عبد الوهَّاب الهاني

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+00 33 6 17 96 37

+33 6 17 96 00 37 (toujours injoignable depuis toutes les lignes fixes ; mobiles, publiphones, rifi, publiques et privées, de l’opérateur étatique Tunisie Telecom ; Demande de passeport bloquée depuis le 19 juillet 2009, par décisions arbitraires d’un ‘ir-respensable’ zélé qui continue à se pourrir la vie à 70 ans tapante, des peurs d’une démocratisation, pourtant inéluctable, de notre système politique, Rabbi Yehdi Ma Khlaq, mais l’Histoire jugera Koll al-Khalq, sans rancune aucune de notre part)


Norman Spinrad : « La guerre sainte a déjà commencé »


Le 01/08/2010
Par Hubert  Artus

Quelques jours après la mort de Michel Germaneau, le dernier roman de l'Américain Norman Spinrad est d'une actualité cinglante : « Oussama » accuse autant les islamistes que l'Occident dans le chaos actuel. Interview du grand auteur américain.
Pour de nombreux auteurs de science-fiction, le choc des civilisations, concept formulé par Samuel Huntington à la fin des années 90, a toujours été une chose présente, acquise. C'est bien pour ça que leurs livres sont provocants. C'est aussi le cas de Norman Spinrad.
Avec « Les Solariens » (1969), « Rock Machine » (1987), « Les Années fléaux » (1990), « Bleue comme une orange » (1999), ou encore avec les superbes « Jack Baron et l'éternité » (1969), « Rêves de fer » (1972) ou « Le printemps russe » (1991), l'Américain a provoqué bien des débats. A tel point que ses deux derniers romans ne sont même pas parus aux Etats-Unis, lui qui vit entre New York et Paris. Trop sulfureux.
Comme « Oussama », paru fin mai, mais seulement en France. Un roman de légère anticipation, narré par un garçon embrigadé par les services d'un Califat rétabli, qui réunit toutes les terres d'islam entourant le Moyen-Orient. Et qui s'oppose au Grand Satan américain, tout en acceptant de commercer le pétrole.
Avec cette trame, Spinrad étudie l'islam religieux, l'islam politique, les musulmans de France, le passage d'une pratique religieuse au djihad. Mais n'oublie pas de maltraiter au passage les Etats-Unis. Et la France.
Un roman qui passe par Paris et par le Nigéria. Un roman d'action au départ, qui devient une fiction sur la rhétorique géopolitique et le passage à l'acte. Un livre que l'auteur a envoyé à… Nicolas Sarkozy. Nous avons interviewé Norman Spinrad par mail.

Depuis « He walked among us », vos romans sont centrés sur la religion et l'imposture (« Ralf », « Oussama »). La religion est-elle toujours l'opium du peuple, plus que le sexe et l'argent ?
Le mot « religion » peut signifier deux choses. D'une part, la recherche sincère de la vraie expérience transcendantale -le bouddhisme original, le vrai islam soufi, le zen…
D'autre part, la religion hiérarchique, imposée, basée sur des règles : l'islam en Iran ou dans les régions talibanes, l'église catholique romaine : ici, religions et Etats ne sont toujours pas séparées. D'ailleurs, « la séparation de l'Eglise et de l'Etat » est plus ou moins une invention des révolutions américaine et française.
Ce genre de religion est effectivement du « opium du peuple ». Un des thèmes importants du livre est le contraste entre le vrai islam (un sentier vers l'éclaircissement spirituel) et l'islam tel qu'il est utilisé par gouvernements et les organisations terroristes, à des fins politiques.

Ou alors, la guerre contre le terrorisme est-elle le nouveau leurre, et le nouvel opium, des démocraties (donc du peuple) ?
Non, il y a juste une lutte entre les démocraties libérales modernes et les régimes d'esprit théocratique réactionnaire. Le terrorisme ne peut pas être une idéologie, c'est seulement une stratégie.
Quelles ont été les recherches sur l'islam effectuées par l'Occidental que vous êtes ?
Le Coran, évidemment. Et beaucoup, beaucoup de choses sur Internet. Une lecture-clé était « Hadj », de Michael Wolfe, dans lequel cet auteur américain raconte son pèlerinage à La Mecque.
« Oussama » met en scène une sorte de guerre froide à l'heure du pétrole : Etats-Unis contre Califat. Croyez-vous au choc des civilisations ?
Absolument ! L'affrontement des civilisations est le principal moteur de l'Histoire humaine. Les Européens face aux Amériques et à l'Afrique. Les Moghols islamiques en Inde. L'Occident face à la Chine et au Japon.
La moitié des romans de science-fiction écrits portent là-dessus. Et mes propres romans historiques, le « The Druid King », sur la confrontation de Rome et de la Gaule, et « Mexica », l'histoire de la conquête du Mexique par Cortez [non traduits en France, ndlr].

Une telle guerre sainte va-t-elle vraiment arriver selon vous ?
Elle a déjà commencé. Dans une forme ou une autre, depuis les croisades.

Quelles sont les différences générales que vous ressentez, entre l'attitude des peuples américain et français vis à vis de l'islam ?
Je crois que l'Amérique accepte davantage les religions minoritaires. Ou qu'ils ont plus d'indifférence envers elles. Qu'ils sont plus indifférents que les Français envers l'islam. Le vote d'une loi concernant le port d'un vêtement paraît ridicule pour un Américain.
En France, la population est à 10% musulmane, et une bonne partie résiste à l'intégration culturelle. L'islam est donc une question sérieuse, et plus tendue. Pour le Français non-musulman, ça peut être un danger pour la cohérence culturelle française. C'est beaucoup plus politique qu'aux Etats-Unis, où il y a un fort préjugé contre les Arabes, pas contre leur religion elle-même.

Comment vous sentez-vous dans la France de Sarkozy ? Et dans les Etats-Unis d'Obama ?
Je ne crois pas qu'il y ait une « France de Sarkozy, », mais plutôt un Sarkozy en France. Bien que je n'admire quasiment rien de son programme politique, j'admire vraiment sa spontanéité, sa volonté pour reconnaître ses erreurs, ses changements soudains. Je crois qu'il a montré une assez bonne maîtrise de la crise financière. Et il est très bon à la télé.
Un exemplaire d » « Oussama » lui a été envoyé, à lui ou à son cabinet, et j'ai reçu un mot de remerciement avec sa signature manuscrite. Je ne sais pas s'il a lu le roman.
Les Etats-Unis d'Obama, c'est une région sinistrée, mais pas du tout à cause d'Obama. Après tout, on lui a donné deux guerres et une catastrophe économique comme héritage de Bush.

Que pensez-vous de lui, et de son rapport à l'islam ?

Je crois qu'Obama a fait des efforts significatifs pour courtiser l'islam et les musulmans.
Mais tout est basé sur une admiration fantaisiste que les gens ont pour lui. Tout le monde pense qu'il a toujours raison, qu'il est intelligent et persuasif et que donc, puisqu'il a si raison et est un si bon orateur, il sera en mesure de persuader les islamistes de suivre sa voix. Rien n'est plus éloigné de la vérité.
 
 

How could Facebook possibly destroy your relations and your life?

 
By Orhan Kemal Cengiz

It is an unbelievable coincidence that I was really planning to devote my first Sunday column to Facebook and would praise it for how it has enhanced our social lives.

I even had half written the article in my mind. It was going to start with some snaps from Paul Auster’s last novel “Invisible” and I would hypothetically change the relations of the characters and would make them Facebook friends instead of old college pals as it is happened in the novel. This article would be a tribute to Facebook.
While I was toying with this article in my mind I went to my Facebook account. But there was something wrong. First I thought I’d made a mistake when entering my password. However, when I looked carefully I saw this nasty line on the box: “Your account has been disabled. If you have any questions or concerns…” Oops, cabin pressure is going down, fasten your seat belt and put on your oxygen mask, Orhan. I was shaken but still standing on my feet.

The first thing I thought was that this had happened due to the efforts of the Turkish fascists and ultranationalists who hate me. After all, this happened following the publication in Today’s Zaman of my three consecutive articles on racism, nationalism and the deep state in Turkey.

Since I could not think of any other reason, I wrote to the Facebook “assistance” mail address that I was finally able to find after a long Internet research. I stated: “I strongly believe that this was a mistake and would be grateful if you could help me to continue sharing my articles with my readers and my fun through Facebook. Because of my political stance and the cases I have been dealing with as a human rights advocate, I am targeted by nationalist circles in Turkey, I also believe that their ‘complaints’ may have led to cancelling my account.”

While I waited for a quick response saying that “Yes, there was indeed a mistake,” instead I got this automated answer in Turkish, “Your question has been forwarded to Facebook team.” The following day I got another automated answer listing three items to explain the reasons that may have caused the deletion of my account. But nothing definite. The reason may be one of them, all of them, two of them… And it was also like a threat. As if saying, look we deleted your account but did not create the mess. As if they were sending a message to a nasty teenager who put pornographic pictures on his profile.

I sent another message in English to make a further inquiry. And finally another automated message came back in Turkish. There was my name on it, saying “Hello Orhan.” As if it was a close friend sending me a message. But the message was so cold, so inhumane, trying to convince me that my account had been closed down after careful consideration and that it will never be opened again. There was no explanation why it was closed. It was signed by an official who only put his first name. There was no surname. Big Brother has just decided about your fate, Orhan, and you are condemned to be banished from the Facebook galaxy forever. And this official from Facebook who gave only his first name informed me about this punishment in a matter-of-fact voice.

I had almost 2,400 friends on my Facebook page, including my first and secondary school classmates, my colleagues, people I met during conferences and seminars, intellectuals around the globe, my relatives and so on and so forth. My Facebook page was like a public platform for free discussion. Under each article I posted there were so many brilliant comments by my Facebook friends. They have all gone with the contact details of these people.

The answers to my inquiries always came from the Turkish national team: If I am not a victim of nationalistic fervor due to my unconventional views on the Armenian genocide, minorities, Kemalism and other taboos in Turkey, it appears that I was just deleted because I added some people from some lists. I actually added some people from the list of Orhan Pamuk readers, hoping that I might gain new readers and plus that I may be stimulated by the posts of these sophisticated people. And, indeed, I really met some very sophisticated people whose posts and comments inspired me to write interesting articles. Could I be the victim of a bureaucratic mind who sits all day before his computer and gets extreme pleasure out of “punishing” some people who disobey the rules that are not clearly written anywhere on Facebook? I do not know.

All I know is that fun turned into nightmare. Some people will think that I deleted them from my list and this is why they can’t see me anymore, some will think that I am not a reliable person and I just destroyed the entire network and so on. So, a web page that is supposed to make your ties with friends flourish may actually cause irreparable damage to your relations. Be careful and do not take Facebook at face value!

(Source: www.alarabiya.net le 1er aout 2010)
Lien: : http://www.alarabiya.net/views/2010/08/01/115410.html
 

 Making Gaza a 'European ghetto'


By Lamis Andoni
(Lamis Andoni is an analyst and commentator on Middle Eastern and Palestinian affairs.)

While most Israeli leaders are resistant to fully lifting the blockade of Gaza, Avigdor Lieberman, the right-wing foreign minister, is advocating that Israel abandon the Strip to international monitoring and economic rehabilitation.

The proposal, recently leaked to the Israeli press, does not amount to freeing Gaza but rather to placing it under European sea and land inspections and a reconstruction plan.

If implemented, it will permanently sever the Gaza Strip from the West Bank, transforming the Strip into an internationally supervised ghetto - with the dual purpose of ensuring Israeli security and reigning in the Palestinian population.

The isolation of Gaza would further undermine the vision of a contiguous Palestinian state or any form of equitable coexistence between Palestinians and Israelis. It would also divide those families with members in the West Bank, creating a permanent schism in Palestinian society and deepening the sense of fragmentation.
Hamas would effectively be ruling a development project with no meaningful ties to the rest of the Palestinian people.

The Gaza burden
Lieberman's proposal is interlinked with the calls by his right-wing Yisrael Beituna party for the eviction of Israel's Arab minority and Palestinians in the West Bank and East Jerusalem as it serves the same vision of an exclusively Jewish state and the elimination of the national rights and aspirations of the Palestinian people.

As such it cannot be fully dismissed - not only because Yisrael Beituna is a partner in the current government, with 15 seats in the 120-seat Knesset, but also because Israeli leaders have previously sought to isolate Gaza and its population.

While Israel has always firmly held on to its direct occupation of the West Bank - and sought to annex parts of it - in contrast, many Israeli leaders consider - and have treated - the Gaza Strip as a burden.

In Israel, the West Bank and Jerusalem are presented and perceived as part of the historic homeland of Israel, with many Israelis calling the West Bank by its biblical name, Judea and Samaria. Israeli leaders have always wanted to reach a deal with the Palestinians over the West Bank and Jerusalem - partly to legitimate the annexation of East Jerusalem and parts of the West Bank.

But Gaza presents a demographic nightmare for Israel. As one of the most densely populated areas in the world - about 1.6 million people in 360 square kilometres - it is almost impossible for Israel to transfer enough settlers to the Strip to ensure a Jewish majority.

In 1992, during the first intifada, Yitzhak Rabin, the late Israeli prime minister, expressed his wish that Gaza would just "sink into the sea". A year later, convinced that Israel could not continue to control the Palestinian people, he signed the Oslo Accords with Yasser Arafat, the late Palestine Liberation Organisation leader.

But Ariel Sharon, the former Israeli prime minister who remains in a persistent vegetative state after suffering a stroke in 2006, found a way of transforming Gaza from an Israeli burden into a Palestinian problem. In 2005, he ordered a unilateral withdrawal of Israeli troops and the evacuation of 7,000 settlers from the Gaza Strip, without giving up Israeli control of Gaza's sea and land crossings.

Fuelling the rift
The former general, who did not believe in dealing with the Palestinians, did not coordinate this with the Palestinian Authority (PA), thus successfully widening the already growing rift between Hamas and Fatah.

Hamas, who five months earlier had won parliamentary elections, hailed the "liberation" of the Strip as "a victory for armed resistance", contrasting its "success" in freeing Gaza with the "failure" of Fatah's negotiations with Israel.

But Gaza has, in effect, remained under Israeli occupation, enabling Israel to impose a sea and land blockade for the past three years and to further weaken the ties between the Strip and the West Bank.

Israel would not have been able to achieve this without Palestinian assistance - for while Israel fuelled the division, Hamas and Fatah failed dismally to maintain national unity.

Hamas' military takeover of Gaza in 2007 - motivated in part by its fear that Fatah would try to overrun it with American help - effectively turned the West Bank and Gaza Strip into two separate entities with different governments.

Seen in this context Lieberman's plan would be the completion of what Sharon started and Palestinian divisions helped to augment - the physical and political severing of the Gaza Strip from the Palestinian entity.

European protectorate
Lieberman's proposal includes several elements, which together or separately pose a serious threat to the Palestinians and the cause of peace.

The plan proposes that Israel seal its border with Gaza and leave it to the European Union (EU) to check Gaza-bound vessels for weapons in Cyprus or Greece. It also calls for a European military force to be stationed on the Israel-Gaza border and for European military assistance in preventing weapon smuggling.

It also calls for the EU to finance the building of a new power plant, a seawater desalination plant and a wastewater purification plant to end Gaza's dependence on Israel for electricity and water.

The international community, according to the plan, will be required to support the construction of homes for Gazans, presumably including those destroyed by Israel during its war on the Gaza Strip in 2009.

So while Gaza might become more prosperous under such a plan, it would essentially be transformed into a European protectorate and placed under the military and financial control of a European monitoring body that would guarantee Israeli "security needs" are met while keeping Gazans caged in their small strip of land.

Breaking Palestinian will
This proposal not only limits the vision of Palestinian statehood, but is also designed to break the will of the Palestinian people - reducing them to a population consumed by the immediate needs of living at the expense of their freedoms and aspirations.

While it might provide a deceptive sense of peace and calm for Israelis in the short-term, and temporarily subdue the Gazan population, it will ultimately obstruct chances for a viable, long-term peace and lead to further hostilities in both the Gaza Strip and the West Bank.

Gazans may witness an improvement in their economic status, but this will be at the expense of their freedoms and aspirations, which cannot be satisfied by prosperity alone. Gazans are part of a larger nation and any attempt to deny this will only further radicalise Palestinians.

The proposal may serve Lieberman's right-wing, racist agenda, in which Palestinians are viewed not as people with human rights and national aspirations but as an obstacle to be either marginalised, or better still, removed. But it will permanently submit Palestinians to the mercy of others and irreversibly alter any vision for peace.

But the Palestinians are not guiltless or powerless in this - it is in their hands to achieve the Palestinian national reconciliation that would make such proposals meaningless.
 
(Source: www.aljazeera.net le 1er aout 2010)
Source: http://english.aljazeera.net/focus/2010/07/2010728133548536702.html
 

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