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TUNISNEWS
10 ème année, N° 3753 du 01.09.2010
 archives : www.tunisnews.net 

AISPP: Procès du 31 Août
Liberté et Equité: la famille du prisonnier d’opinion Karim Ayari se voit interdire de lui rendre visite. L’état de santé de ce dernier s’est dégradé
Reporter Sans Frontières: 50e jour de détention pour Fahem Boukadous
Appel de la mère du prisonnier du bassin minier Hassan Ben Abdallah
Tunisie : démarrage d'un méga-projet ferroviaire rapide
Slim Bagga: Lettre dándalousie 8
Abdel Wahab Hani: Âïd / Retornado Lotfi Tounsi enfin LIBRE et chez lui en TUNISIE (verion corrigée et amendée)
Jeuneafrique: Ahmed Kedidi, le retour
Maghreb EmergentTunisie - La Banque centrale s’inquiète des répercussions de la conjoncture mondiale
Liberté Algerie: Tout pour séduire la clientèle algérienne
Tunivision: Un autre Facebook tunisien ? De la culture de la copie stérile
Réalités: Islam – Chrétienté : les pommes de la discorde
Réalités: L’Europe est-elle finie?
 Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques
43 rue Eldjazira, Tunis
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Tunis, le 31 août 2010
 
Ils ont été déférés dans la matinée du 31 août 2010 devant le doyen des juges d’instruction du Tribunal de Première Instance de Tunis dans l’affaire n°18733 :
Mohammed Ben Béchir Ben Ammar Taïeb, né le 28 novembre 1984,
Bassam Ben Ammar Ben Saïd Jarray, né le 29 octobre 1984,
Arafat Ben Taïeb Ben Abdallah Ben Abdallah, né le 17 juillet 1989,
Nabil Ben Laïd Ben Eulmi Rtibi, né le14 février 1981,
Hassan Ben Hédi Ben Salem Ajili, né le 10 avril 1983,
Ali Ben Mohammed Ben Sadok Chérif, né le 10 juin 1980,
Sofiane Ben Mustapha Ben Salah Ouslati, né le 21 mars 1968,
Faouzi Ben Laïd ben Eulmi Rtibi, né le 3 décembre 1982,
Choukri Ben Houssine Ben Abbas Khedhri, né le 2 janvier 1981,
et Abderraouf Ben Tahar Ben Salah Chakhari, né le 29 août 1973, déférés pour adhésion à une organisation ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs, d’incitation à la commission d’infractions terroristes, d’adhésion à une organisation terroriste, d’aide à une personne quittant le territoire tunisien sans document de voyage, de franchise des frontières du territoire sans document de voyage. Les jeunes qui ont été interrogés ont nié les charges retenues contre eux et ont affirmé avoir été soumis à la torture par l’enquêteur préliminaire. Certains d’entre eux ont été présentés dans un état lamentable, ne pouvant pas marcher à cause des tortures.
Les six premiers jeunes qui ont été cités plus haut avaient déjà été déférés en vertu de la loi antiterroriste de sinistre réputation.
L’affaire a commencé avec l’arrestation du jeune Mohammed Taïeb par une patrouille relevant du poste de la Garde nationale du Kef alors qu’il se rendait en car à Tunis. Lors de la vérification de son identité, il s’est avéré qu’il était recherché pour avoir enfreint les dispositions du contrôle administratif et après enquête, qu’il revenait d’Algérie où il s’était rendu pour fuir le harcèlement et les brimades policières qui lui étaient imposées au nom de ce même contrôle. [….]

Pour la commission de suivi des procès politiques
Le Secrétaire général
Maître Samir Ben Amor
(traduction d’extraits, ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

Liberté pour Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies
Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté et Equité
33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis
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Tunis, le 30 août 2010

[…]
2) la famille du prisonnier d’opinion Karim Ayari se voit interdire de lui rendre visite. L’état de santé de ce dernier s’est dégradé.
Le directeur de la prison de Messaadine, Imed Elajmi, a interdit lundi 23 août 2010 à la famille du prisonnier d’opinion Karim Ayari de rendre visite à ce dernier sans avancer de justification. L’administration a informé la famille que leur fils était sanctionné par une peine de mise au cachot.
Ce prisonnier a été transporté le 22 août 2010 aux urgences de l’hôpital Sahloul mais sa famille ignore par quelle maladie il est affecté et le degré de gravité de cette dernière, d’où son inquiétude qui ne fait que croître.
Karim Ayari est condamné à une peine de sept ans dans le cadre de la campagne visant les jeunes pratiquants ; il en a effectué cinq.
[…]
Pour le Bureau exécutif de l’Organisation
Le Président
Maître Mohammed Nouri
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

REPORTERS SANS FRONTIERES
TUNISIE- 50e jour de détention pour Fahem Boukadous
 
Demain 2 septembre 2010, cela fera 50 jours que le journaliste Fahem Boukadous est détenu à la prison de Gafsa (sud-ouest du pays), et ce malgré une dégradation inquiétante de son état de santé.
Incarcéré depuis le 15 juillet dernier alors que ses examens de santé étaient encore en cours, Fahem Boukadous a fait deux crises d’asthme aiguës depuis son arrivée à la prison de Gafsa. En outre, il souffre depuis deux semaines d’un abcès dentaire. Détenu dans une cellule collective où la plupart des détenus fument, la santé du journaliste ne cesse de se dégrader. Le suivi médical effectué par les médecins de la prison est réduit au strict minimum.
Nous demandons sa libération immédiate pour des raisons humanitaires. Au regard des conventions internationales relatives aux droits des prisonniers, nous dénonçons la privation de soins dont est victime Fahem Boukadous. Selon le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la privation de soins médicaux peut constituer une forme de torture ou de traitements cruels, inhumains et dégradants.
Le 23 juillet, Fahem Boukadous a été victime d’une violente crise d’asthme. Ce sont les autres prisonniers qui ont alerté les gardiens devant la gravité de la situation. Le médecin de l’hôpital régional de Gafsa n’est arrivé que quarante minutes plus tard, trouvant Fahem Boukadous dans un état grave. Il a aussitôt fait part à l’administration de ses préoccupations. Prévenu trop tard, il aurait pu le trouver mort (lire http://fr.rsf.org/tunisie-la-vie-du-journaliste-fahem-28-07-2010,38041.html). Le 26 août dernier, le journaliste a été victime d’une seconde crise d’asthme, au lendemain de son transfert à l’hôpital de Gafsa pour des examens du thorax.
Dans la nuit du 18 au 19 août 2010, des inconnus ont tenté de pénétrer dans la boutique de la femme du journaliste, Afef Bennaceur, située dans la cité de Sidi Ahmed Zarrouk, à 400 mètres d’un commissariat de Gafsa. En juillet 2008, son commerce avait fait l’objet d’une attaque similaire. Afef a porté plainte. Elle soupçonne la police politique d’être responsable de cette tentative d’effraction.
Fahem Boukadous a été arrêté le 15 juillet 2010 à l’hôpital Farhat Hached de Sousse. Cette interpellation faisait suite à la confirmation en appel, le 6 juillet 2010, de la condamnation du journaliste à une peine de quatre ans de prison ferme pour avoir couvert, pour la chaîne El Hiwar Ettounsi, les manifestations populaires dans la région minière de Gafsa au printemps 2008. Lire l’historique de l’affaire à http://fr.rsf.org/tunisie-quand-le-monde-tourne-a-l-envers-15-07-2010,37957.html
 


Appel de la mère du prisonnier du bassin minier Hassan Ben Abdallah
 
 

Six mois s'écoulent sans ton ombre qui m'ombrage.
Six mois et leurs nuits, où seul l'écho de ta voix résonne entre nous.
Je continue de t'attendre, défiant la mort, car convaincue de t'avoir dans mes bras, avant que le dernier départ ne vienne m'enlever.
Jour après jour, je lutte contre la maladie et notre séparation, avec l'espoir de te retrouver. Alors, quand le cauchemar de ton absence prendra-t-il fin?
Ainsi, six mois sont passés et mon fils continue à être incarcéré à la prison de « Zerrouk » à Gafsa, pour une accusation fallacieuse, montée de toutes pièces, après un procès dépourvu des moindres conditions d'un jugement équitable.
Et voici la fête des joies qui vient, sera -t-elle triste et sombre?
Je suis la mère de Hassan Ben Abdallah, condamné injustement à quatre ans de prion ferme, pour son droit au travail
Je demande aux autorités sa libération
J'exhorte les composantes de la société civile en Tunisie et toutes les personnes libres dans le monde de nous soutenir mon fils et moi dans cette épreuve, sans faillir, surtout que Hassan et mon unique appui.
Khadija Ben Abdallah
Mère du prisonnier Hassan Ben Abdallah
Redeyef, le 24 août 2010

(Traduit de l'arabe Fouzia)

Tunisie : démarrage d'un méga-projet ferroviaire rapide

[AFP  01/09/10  - 17H42  ]
La Société tunisienne du réseau ferroviaire rapide (RFR) a signé deux premiers contrats marquant le démarrage de la construction d'un RFR de 86 km dans le Grand Tunis, a-t-on appris mercredi de source officielle.
Le premier contrat a été signé avec un groupement de bureaux d'étude franco-tunisien pour la maîtrise d'ouvrage de ce projet et le deuxième, relatif à l'assistance technique, avec un groupement tuniso-espagnol.
Ces deux missions dont le coût est estimé à 23 millions de dinars (15,5 millions d'euros) sont financées par la Commission européenne (CE) sous forme de don, dans le cadre de la Facilité d'investissement pour le voisinage (FIV).
D'un coût global d'environ 2 milliards d'euros, ce FRF devrait desservir, dans trois ans, les quartiers à forte densité d'habitation dans le Grand Tunis, a-t-on précisé.
Ce projet ferroviaire est composé de cinq lignes d'une longueur globale de 86 kilomètres. Il prévoit aussi le construction de trois stations de correspondance au centre de Tunis et seize autres secondaires.
La réalisation de ce projet, qui été confiée à "Technis Sotudef", un groupement d'entreprises tuniso-italien, vise la promotion du transport commun afin de limiter l'encombrement, réduire les coûts et préserver l'environement, selon la même source.
Outre la CE, la Banque européenne d'investissemnt (BEI), l'Agence française de développement (AFD) et la Banque de développement allemande (KFW) financeront les 60% du projet et le reste sera financé (40%) par le gouvernement tunisien.
 

 
CARTE POSTALE:
 
LETTRE DU CIEL D'ANDALOUSIE 8
 
par Slim BAGGA
 
KADHAFI A LA MANOEUVRE
 
Le 1 septembre, c'est l'anniversaire du coup d'Etat, en Libye celui-là, du colonel Kadhafi. 41 ans après, l'agité de Tripoli est toujours aussi dangereux pour la Tunisie. Il a certes appris à manoeuvrer politiquement, contrairement à l'esprit obtus de Carthage. Lui a le pétrole, le nôtre n'a pas d'idées. Au fait, il en a une seule, fixe, obsessionnelle: rester au pouvoir en continuant d'humilier un peuple timide pour éviter la prison et pour continuer d'accumuler des fortunes au profit de sa famille avec la complicité d'une escouade de nervis de la République et d'une police qui n'a rien de nationale.
Le berger libyen sait tout cela, qui souffle le chaud et le froid et mène notre tyran bien-aimé par le bout du nez.
A ce propos, l'on sait aujourd'hui que la fermeture du passage de Ras Jedir s'est faite à la demande des mafieux tunisiens. Il faut bien, en effet, écouler les marchandises importées en contrebande par les Trabelsi et Ben Ali en cette période de consommations ramadanesques et de fêtes de l'Aid.
Ne fait pas commerce, voire ne survit pas qui veut. Priorité à la liquidation des stocks et des entrepôts des Naima, Hayet, Kais Ben Ali ou Moez, Naceur, Moncef et autres tartempions Trabelsi.
Kadhafi est conscient de tout cela: et plus ça grince des dents dans le sud tunisien, plus ça l'arrange et constitue pour son projet en Tunisie du pain béni...
 
LA VERITE SORT DE LA BOUCHE D'UN TRABELSI DROGUE
 
Nous sommes le samedi 7 août, et le théâtre de cette incroyable scène est l'Eden Café à Sidi Bou Said. Des familles sont attablées au cours de cette belle soirée d'été. Un client jusque-là anonyme reproche à un autre d'expirer la fumée de sa cigarette sous son nez. Et puis...il se rue sur lui, lui assène plusieurs coups au visage. Les garçons de ce café accourent, mais ils ne maîtrisent pas le forcené: ils se jettent à leur tour sur le fumeur déjà à terre et le tabassent. Personne n'y comprend rien à cet acharnement. Jusqu'à ce que, devant les protestations des clients...Tarzan se présente: "Je vous emmerde tous, j'emmerde la police, j'emmerde Ben Ali et son adjoint Ali Seriati (sic). Je suis Seifeddine Trabelsi, Ben Ali ne représente rien; c'est grâce à nous que vous vivez, que vous travaillez. Vous pensez que c'est Ben Ali qui vous donne du travail? Vous vous trompez, ce sont les Trabelsi, les Materi, c'est Hedi Jilani, c'est moi et mes affaires en Italie. C'est nous qui commandons dans ce pays, demandez à qui vous voudrez, l'autre jour j'ai claqué deux paires de gifles à des policiers galonnés; eux et les étoiles qu'ils arborent ont baissé la tête... Mon frère Imed était présent lors des faits".
Seif Trabelsi ne supporte pas la fumée des autres: il sniffe de la blanche.  Et si on sniffe , alors In blanca veritas...!
 
L'AFFAIRE LOTFI TOUNSI ET LE PIEGE DU RETOUR EN TUNISIE
 
L'interpellation du réfugié tunisien et néanmoins ami Lotfi Tounsi à Amman, en Jordanie, devrait être l'occasion de poser définitivement le problème de la liste de la honte dressée par Ben Ali auprès d'Interpol pour se venger de ceux qui lui résistent et qui bénéficient pour la plus grande majorité de l'asile politique dans leurs pays d'accueil.
Au moment où une bande de voyoux voyage impunément pour mettre à l'abri des fortunes acquises frauduleusement, au moment où des brigands de la trempe de Imed Ben Leila Pompagaddour commet des crimes tant en Tunisie qu'en dehors du pays, et doivent par conséquent être les premiers à être incarcérés, ce sont des militants politiques qui sont malmenés par un régime vindicatif.
Saisir des avocats et mettre un terme final à cette imposture devient de plus en plus une urgence; il ne faut plus se taire et laisser ces criminels-usurpateurs à la tête de la Tunisie jouer de nos vies.
Je voudrais, dans ce contexte, profiter de l'occasion pour alerter les Tunisiens encore une fois sur l'imposture dite "Retornado" au service de laquelle Abdelwaheb Hani s'agite.
Aucun retour en Tunisie ne doit être conçu hors d'un réglement global du retour des réfugiés, tous les réfugiés sans condition.
Car, que s'est-il passé? Abdelwaheb Hani a voulu jouer un jeu hyper dangereux, mettant en péril des familles et des réfugiés brisés par des années d'exil. Le retour de tous les nahdhaouis, et ex-nahdhaouis, et leur "insertion" en Tunisie se sont faits sous des contraintes humiliantes. Cela a été une véritable déculottée, même si rares la reconnaissent. Tous ont été condamnés à un sursis en révision de leurs jugements iniques, d'autres ont accepté de collaborer avec ce régime policier indigne. Il n'y en a pas un seul qui vive en paix, dignement après son retour de la manière vendue par  Lazhar Abaab, Noureddine Ben Ticha ou  Abdelwaheb Hani.
J'en suis d'autant plus persuadé que je ne m'attribue aucun droit d'interdire à quiconque de rentrer en Tunisie en ses âme et conscience. Je tiens juste à tirer la sonnette d'alarme sur l'imposture d'une démarche dont la dernière mésaventure de Lotfi Tounsi suffit à elle seule de démontrer qu'elle fait "FLOP"!
Abdelwaheb Hani, lui-même n'a pas obtenu son passeport pour des raisons inavouables: le consulat tunisien lui a fermement demandé de signer un document spécifiant qu'il a démissionné d'Ennahdha et qu'il a aussi démissionné du CPR auquel il a appartenu à ses débuts.
Or, cette appartenance à l'un comme à l'autre mouvement politique est vieille. Cette signature le ridiculiserait d'autant plus qu'Ennahdha ne l'avait jamais reconnu comme des siens, Abdelwaheb Hani ayant plutôt appartenu dans sa vie estudiantine à l'aile Habib Lassoued. Pour ce qui est du CPR, il a été à peine de passage.
Ainsi, pas de signature, pas de passeport. Voilà ce que tout le monde doit savoir et que l'intéressé occulte parmi d'autres détails. D'ailleurs, c'est pour cette raison qu'il fait le siège de Mezri Haddad pour intercéder en sa faveur.
Et ce n'est pas gagné! Le passif est relativement lourd du fait que A. Hani s'est surpassé du temps de son vrai militantisme dans l'affaire de l'arrestation de l'ex-ministre de l'Intérieur Abdallah Kallel à Genève pour faits de torture. Il s'est outre trop vite attaqué à Abdelwaheb Abdallah lors du remaniement de janvier 2010, croyant stupidement que Mazarin était définitivement out. Ce qui en dit long sur son flair politique...
Quelques lueurs tout de même: son frangin Mohamed a été récemment nommé directeur du site officiel de la propagande Tunisie-Info. Il ne tient pas à en parler car la tâche est grosse pour celui qui veut côtoyer Khemais Chammari tout en correspondant avec le flic Sahbi Amri. Dur exercice de funambuliste.
Il est à espérer que beaucoup ne chutent pas dans le vide à sa place...
 
Slim BAGGA 

Âïd / Retornado Lotfi Tounsi  (العائد لطفي التونسي) enfin LIBRE et chez lui en TUNISIE

 (verion corrigée et amendée)

Par Abdel Wahab Hani

 

 

Notre ami Âïd / Retonado Lotfi Tounsi ( لطفي التونسي  العائد) est enfin LIBRE et chez lui en TUNISIE, moins de 24 heures après son retour volontaire de Amman en Jordanie, où il a été arrêté jeudi dernier 26 août, en exécution d’un vieux mandat d'Interpol en date de 1992, tombé en désuétude, alors qu’il se dirigeait vers les lieux saints de l’Islam, à Makkah Al-Moukarramah et à Al-Quds Al-Charif pour y effectuer le petit pèlerinage de Ramadan.

 

Les Tounsi et leurs proches et amis fêtent, dans la joie, ces retrouvailles exceptionnelles, longtemps attendues deux décennies durant.

 

Joint au téléphone depuis Paris, notre ami Âïd / Retornado Lotfi n’a pas caché sa joie : « C’est le plus beau jour de ma vie que d’avoir retrouver ma mère. J’ai prévu d’accomplir la Omra des dix derniers jours du mois béni de Ramadan, mais Allah m’a réservé ces derniers jours du mois béni auprès de ma chère maman bien aimée et de ma famille, dans mon cher pays de la Zeitouna ».

 

Contrairement aux sirènes de la haine qui ont sifflé tout au long du week end, Âïd / Retornado Lotfi était confient dans un dénouement rapide et digne de son épreuve. Il avait, dans ce sens, décidé d’accepter le RETOUR VOLONTAIRE en TUNISIE, pour écourter les délais d’attente inutiles en détention à Amman, du terme de la très longue procédure judiciaire d’extradition engagée à son encontre en vertu d’un vieux mandat international d’arrestation Interpol ; délivré par les autorités tunisiennes en 1992.

 

Il avait signifié au consulaire français l’ayant rencontré, dimanche 29, sa volonté de RENTRER dans SON PAYS, la TUNISIE et non la FRANCE, et a lui même payé son billet d’avion Amman > Tunis, alors que des ‘Avocats’ autoproclamés, contrairement à l’éthique de la profession, à Paris et à Tunis, criaient leur refus de sa volonté, profitant de son incarcération à Amman, pour faire croire à une prétendue constitution de conseil de défense en leur faveur. La manipulation n’a duré que le temps éphémère des mensonges et la Libération de Lotfi a écourté sa durée de vie.

  

Affranchi de toute obédience politicienne et de toute haine envers son pays, prenant son destin entre ses mains et n’ayant mandaté aucun prétendu avocat, ni avocate, ni à Paris, ni à Amman, ni à Tunis, Âïd / Retornado Lotfi a affronté son destin avec le courage de tout exilé qui décide de rompre l'asile et de rentrer au pays. Le temps de la nationalisation de l’Être est révolu.

 

Certes, les associations de défense des Droits humains sont dans leur droit de s’inquiéter, d’alerter les autorités et l’opinion, mais elles ont l’obligation de le faire, primo : dans le respect de la victime et avec son accord et non contre sa volonté ; secondo : dans la juste qualification des faits et sans exagération ; tertio : dans la volonté de soulager la souffrance de la victime et du recouvrement de ses droits et loin de toute surenchère politicienne.

 

Ces principes n’ont pas toujours été respectées et l’on a vu des propos vexatoires à l’endroit de notre Nation, des termes totalement infondés, des propos d’une exagération maladive qui ne correspond nullement à la réalité et une confusion des rôles et un mélange des genres d’avocats auto-proclamés d’une prétendue défense signant eux mêmes les communiqués de leurs propres organisations qui fait l’éloge de leurs propres actions (!!!) destinées à la consommation médiatique éphémère, amorale et inutile, voire encombrante et contre-productive, pour la victime.

 

Ainsi, sous la signature d’un avocat respectable et respecté du Barreau de Tunis et l’un de ses ténors, nous avons pu lire la formule insensé évoquant sa « déportation » (تهجير), que les traducteurs volontaires traduisent par ‘Exil’, prenant ainsi le lecteur arabe pour un débile et réservant la formule consacrée au lecteur français, jugé dès lors, incosciemment, plus rationnel et plus digne d’une information juste.. Et ainsi le florilège des non-sens nous apprend, mensongèrement, que « sa famille a engagé une demande pour son rapatriement en France » (علما بأن عائلة السيد لطفي التونسي هي الآن بصدد الاتصال بوزارة الخارجية الفرنسية للمطالبة بإرجاعه إلى فرنسا.), comme si il n’était pas tunisien, en plus du mensonge caractérisé d’avoir attribué à la famille une démarche fantasmagorique qui n’existe que dans l’imaginaire maladif et malintentioné de son auteur 'avocat' auto-proclamé dans la diaspora…

 

Tout en saluant l’effervescence de la scène associative et la multiplication des initiatives citoyennes de défense des Droits humains, nous ne pouvons que regretter les écarts de langage et condamner les dérapages politiciens, qui ne servent aucunement la cause des victimes, ni celle du combat universel pour la consécration de Tous les Droits pour Tous.

 

Les militants-du-dernier-quart-d’heure et les Moudjahidin-de-1961 qui pullulent, le virtuel aidant, notamment dans la disapora, après avoir construit villas et situation, réelle, de rêve matériel et immoral sur le dos des victimes et de la cause, doivent respecter les Victimes et ne pas s’en servir de leurs souffrances pour rattraper un retard de preuves de militance ou soigner un curriculum vitae vaguement militant et profondément mercantile et affairiste.

 

Quant aux grands procès des années 1990 et les procédures d'Interpol qui les ont suivies à partir de 1992, nous répétons qu’il faut les regarder sous l’angle de la prescription, de la caducité et de la désuétude, accédant ainsi qu Droit de la Société à l’Oubli, pour pouvoir tourner la page et regarder l’avenir. Les Historiens feront l’Histoire. La Justice doit protéger la Société des dangers qui la guettent, mais elle doit aussi l’aider à retrouver la Sérénité et surmonter le passé douloureux des individus et des groupes.

 

 

Avons nous, Pouvoir, Oppositions et Indépendants, le courage de quitter la prison intellectuelle de 1992… Nous continuons à le souhaiter et à oeuvrer pour notre libération collective, en tant que Nation, des démons du passé... Que Allah le Tout puissant nous y aide en ce début des dix dernières nuits du mois béni de Ramadhan Al-Moubarak.

 

 

 

 

Pour rendre visite à Âïd / Retornado Lotfi Tounsi à Tunis:

 

-6, Rue de la Vérité (نهج الحقيقة), Impasse Ben Massauda (زنقة بن مسعودة),  Maaqal Al Zaïm (معقل الزعيم), à Tunis-Médina,

 

-Tél : +216 20 191 185 begin_of_the_skype_highlighting              +216 20 191 185      end_of_the_skype_highlighting (et non 195 comme écrit précédement, nos sincères excuses à notre compatriote porteure / euse du numéro inscrit par erreur, sous l'emprise de la joie)

 

 

اللهم اصرف عنه كل سوء ومكروه  ..اللهم أعده إلى أهله سالما غانما معافى وقر به عين والدته

 

Paris, le 31 août 2010  

Âïd / Retonado Bi Idhni Allah, Ahabba Al Mouhibboun Wa Kariha Al Karihoun

Abdel Wahab Hani

7142 jours : soit 19 ans, 6 mois et 21 jours, d’Exil et de Privation du Pays ;

408 jours : soit 1 an, 1 mois et 12 jours, d’Attente du Passeport national tunisien;

3649 jours : soit 9 ans, 11 mois et 28 jours, de Privation des voix du pays via l’opérateur étatique Tunisie Telecom ;

تَحْيَى تُونِس

تَحْيَى الجُمْهُورِيَّة

العائِد بإذن الله تعالى، أحبَّ المُحِبُّون وكَرِهَ الكارِهون

عبد الوهَّاب الهاني

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+00 33 6 17 96 37

 

Ahmed Kedidi, le retour

L'ancien député tunisien devrait être nommé ambassadeur de Tunisie au Qatar. Un pays qu'il connait bien.
Le mouvement diplomatique annuel, dont l’annonce est imminente, comportera au moins une surprise en Tunisie : la nomination d’Ahmed Kedidi comme ambassadeur au Qatar. Ancien député proche de Mohamed Mzali – Premier ministre de 1980 à 1986, décédé en juin dernier –, Kedidi s’était exilé dans les pays du Golfe à la suite du limogeage de Mzali. Historien, il a enseigné la littérature arabe à Doha où il a observé de près la chaîne de télévision satellitaire Al-­Jazira, dont le traitement de l’information n’est pas toujours apprécié à Tunis.

(Source: Jeuneafrique.com le 1er septembre 2010)
Tunisie - La Banque centrale s’inquiète des répercussions de la conjoncture mondiale

01/09/2010
Par Yassin Temlali  

Le conseil d’administration de la Banque centrale tunisienne a maintenu inchangé le taux directeur et a appelé à suivre de manière rigoureuse l’évolution de la conjoncture économique mondiale. (Synthèse)
 
Lors de sa réunion tenue le 30 août, le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie a pris la décision de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur (TID) de la Banque. Dans un communiqué sanctionnant cette rencontre publié sur le site internet de la BCT, il a particulièrement insisté sur " la nécessité d’un suivi rigoureux de la conjoncture internationale […] afin de continuer à se prémunir contre ses répercussions éventuelles sur l’économie nationale et en particulier le secteur extérieur ".
Dans l’analyse de la conjoncture tunisienne sur laquelle il a basé sa décision de ne pas modifier le TID, le conseil a noté que " la reprise des industries manufacturières s’est poursuivie alors que le secteur agricole a enregistré une forte baisse de la production céréalière "(1,3 million de tonnes cette année, contre 2,5 millions en 2009). Les échanges commerciaux extérieurs continuent eux aussi de progresser, a-t-il fait remarquer, mais "avec un rythme des importations (31,3% pendant les sept premiers moins de l’année 2010 plus rapide que celui des exportations (20,1%, pour la même période)".
Le décalage entre la croissance des importations et celle des exportations a entraîné, selon les dirigeants de la BCT, une augmentation du déficit courant en comparaison avec l’année 2009. Ce déficit, ont-ils précisé, est bien coûteux : son financement a nécessité une ponction sur les avoirs en devises du pays (estimés au 26 août 2010 dernier à 12,737 milliards de dinars tunisiens).

Dépréciation du dinar tunisien
La croissance des importations et la chute de la production céréalière de quelque 50% ne sont pas les seuls sujets d’inquiétude pour la BCT. Depuis le début de l’année, et jusqu’au 27 août dernier, le taux de change du dinar tunisien a enregistré une dépréciation de 11,5% vis-à-vis dollar américain ; son appréciation par rapport à l’euro est loin d’être substantielle : elle n’a pas dépassé 0,5%. L’inflation a également progressé : à la fin du mois de juillet 2010, son niveau a atteint une moyenne de 4,7%, contre 4,8% à la fin du mois de juin et 3,2% pendant en juillet 2009.
Au plan monétaire, a encore constaté le Conseil d’administration de la BCT, pendant les sept premiers mois de l’année 2010, la masse monétaire M3 s’est accrue de 8% par rapport à décembre 2009 et les concours à l’économie de 12,2%. La liquidité bancaire, a-t-il précisé dans son communiqué, a continué à se contracter en août 2010 et le taux d’intérêt moyen s’est élevé à 4,60% contre une moyenne de 4,52% en juillet dernier.


(Source: "Maghreb Emergent" le 1er septembre 2010)
Lien: http://www.maghrebemergent.com/finances/74-tunisie/1092-tunisie-la-banque-centrale-sinquiete-des-repercussions-de-la-conjoncture-mondiale.html
Tout pour séduire la clientèle algérienne

01/09/2010
Par : Faouzi SENOUSSAOUI

Les responsables tunisiens ont prévu une panoplie d’offres, proposées en étroite concertation avec les agences de voyages algériennes, afin de convaincre les Algériens de faire un séjour durant ce mois béni. Tout est pris en considération, à commencer par la restauration, à savoir les repas du f’tour et du s’hour, en passant par l’animation des veillées de Ramadhan. Même la prière des tarawih est prévue dans le programme d’animation des veillées.
Depuis quelques années, le mois de Ramadhan coïncide avec la saison estivale. Cette donne, liée au hasard du calendrier,  n’a pas laissé les responsables du secteur du tourisme en Tunisie indifférents. Il fallait  concilier mois sacré et vacances. Tel est le souci majeur de tous les professionnels  tunisiens qui mettent les bouchées doubles pour trouver la meilleure formule qui intéressera les touristes algériens qui sont, nous dit-on, de plus en plus exigeants. 
C’est ainsi que l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) œuvre, depuis quelques années, à instaurer un plan de marketing alléchant qui fera drainer sans aucun doute un nombre important de vacanciers algériens durant le mois de Ramadhan.
Les offres sont intéressantes et concurrentielles au point où le nombre d’Algériens ayant passé au moins une nuitée en Tunisie durant la première ou la deuxième quinzaine du mois de Ramadhan de cette année est beaucoup plus important que durant la même période de l’année écoulée, a-t-on appris de sources bien informées.
Les propositions sont variées d’un établissement hôtelier à l’autre et d’une région à l’autre. Depuis quelques années, la satisfaction du 1,2 million de touristes algériens par an est le souci de tout un chacun chez nos voisins. Cependant, depuis l’an dernier, le mois sacré s’installe de plain-pied au beau milieu de la saison estivale. Les vacanciers musulmans, notamment les pratiquants, sont sommés d’écourter leurs congés pour se consacrer à ce mois sacré en famille dans leur pays.
   
Ramadhan et saison estivale sans les Algériens : impossible  !
Cet état de fait engendre un manque à gagner important, voire une baisse significative des recettes du secteur du tourisme,  appelé aussi le pétrole tunisien. Pour faire face à cette situation et pour ne pas compromettre la saison estivale, les responsables ont prévu une panoplie de mesures et d’offres prises en étroite concertation avec les agences de voyage algériennes  afin de garder, plus longtemps, les Algériens sur le sol tunisien et même durant le mois sacré.
Tout est pris en considération, à commencer par la restauration, à savoir le repas du f’tour, celui du s’hour en passant par l’animation des veillées ramadhanesques et même la prière des tarawih est prévue dans le programme d’animation.
Ramadhan ne doit, en aucun cas, être synonyme d’une saison estivale sans Algériens ou contrainte pour ces derniers qui généralement interrompent leurs vacances plusieurs jours avant le mois sacré. Même si les habitudes des Algériens ne sont pas loin de celles de nos voisins tunisiens, le menu est minutieusement étudié entre les partenaires des hôteliers tunisiens et les voyagistes algériens pour satisfaire tous les goûts et ne rien laisser au hasard. Ce travail de coordination avec les agences de voyage vise à réussir la saison. “Plusieurs hôteliers nous ont contactés au début du mois d’avril pour connaître les habitudes des Algériens durant le mois sacré. Rien ne doit être laissé au hasard et l’échec de la prise en charge des touristes algériens est synonyme de ratage de plusieurs saisons de Ramadhan”, nous dira Hatem, gérant d’une agence de voyage, qui nous a accompagné dans notre voyage.
À Hasdrubal Thalassa et SPA, un hôtel cinq étoiles à port El Kantaoui à Sousse, les horaires du dîner sont adaptés pour les musulmans. Nous avons été invités par la représentation de l’Office national du tourisme tunisien en Algérie pour connaître les préparatifs qui feront une saison estivale réussie en plein Ramadhan.
Une table  copieusement garnie quelques minutes avant l’appel du muezzin est prête pour accueillir les clients jeûneurs. Du lait, des dattes, de la chorba frik et du bourek, servi chaud, à la demande du client.
Dans le cadre de la prise en charge des estivants qui choisissent la Tunisie, connue pour ses belles stations balnéaires, les hôteliers n’ont pas omis de programmer   des bus pour le déplacement vers les mosquées. En effet, pour la prière des tarawih, un bus assure la navette vers les mosquées de la ville. Au cas où les clients ne sont pas regroupés dans le même hôtel, il sera procédé au ramassage des fidèles. Il faut noter que Kairouan, à 57 kilomètres de Sousse et 157 kilomètres de la capitale Tunis, compte une des plus anciennes mosquées du monde et un monument comptant parmi les plus impressionnants du Maghreb. La Grande-Mosquée, fondée en 670 par le général arabe Oqba Ibn Nafea, est la première du Maghreb.
Chaque jour, ce haut lieu de culte est la Mecque de centaines de fidèles qui s’y rendent de plusieurs villes de Tunisie, notamment Sousse, Monastir, Hammamet et Mehdia. 

Sousse, une ville qui ne dort pas
 
Une ambiance bon enfant règne aux quatre coins de la ville de Sousse, appelée la perle du Sahel, et au niveau du port El Kantaoui. Une ville qui ne dort pas. Animation culturelle, artistique et des programmes de veillées de Ramadhan concoctés par les responsables du secteur de la culture en étroite collaboration avec leurs collègues du tourisme. Au niveau du plus important centre d’intérêt qu’offre la ville de Sousse, fondée avant Carthage, la médina qui, il faut le souligner, est parfaitement conservée.
Elle compte des monuments de première importance dont le Ribat, une forteresse destinée à l’origine à abriter une communauté d’ascètes musulmans chargés de garder la côte, la Grande-Mosquée, construite en 850 par l’émir aghlabide Abou El Abbès Mohamed, et dont les murs de pierre de taille couronnés de merlons et cantonnés, aux angles, de grosses tours rondes, la font ressembler à une forteresse, la Casbah, le musée, la koubba surmontée d’une coupole, le musée d’art ainsi que les souks, en partie couverts, traversent la médina, les échoppes d’artisanat y alternent avec les cafés maures, où chaque soir des centaines de personnes se rendent pour veiller jusqu’au bout de la nuit. Au niveau du souk, vers minuit, nous avons rencontré  Azzedine et Hassina K. et leurs filles Sabrina et Djihane. Ils nous ont affirmé qu’ils sont à Hammamet depuis le début du mois d’août, l’arrivée du mois sacré n’a pas perturbé leurs vacances et ils ont décidé de passer, pour la première fois, leurs vacances en Tunisie. “Nous n’avons pas regretté. La preuve, on a passé plus de dix jours ici et tout va bien. L’ambiance est là et nous profitons pleinement des journées et des soirées”, nous ont-ils affirmé. Hassina K. ajoute que “pour cette année, c’est moi qui prépare le f’tour. L’année prochaine, on optera peut-être pour un séjour dans un hôtel quatre ou cinq étoiles”, précise-t-elle.

Le s’hour servi  dans les chambres   
De retour à l’hôtel, et dès que vous franchissez la porte de la chambre, un plateau est déposé sur la table : du lait, du mesfouf, des fruits et des fromages pour le repas du s’hour. Du service dans les chambres car le nombre d’estivants algériens n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière. “Si nous avons un grand nombre de touristes musulmans en plein Ramadhan, nous pourrons recourir au buffet”, nous dira le responsable de la restauration de l’hôtel Radisson Blu à Monastir. “Nous sommes obligés de travailler afin de rentabiliser la structure et en même temps faire plaisir à nos clients algériens. Nous serons ainsi tous les deux gagnants”, renchérit notre interlocuteur qui trouve un grand plaisir à servir le repas du s’hour dans les chambres en prenant en considération la demande de chaque client. “Le nombre de touristes algériens pendant le Ramadhan est en hausse, cela nous encourage beaucoup”, nous confiera  Sofiane, un voyagiste tunisien installé en Algérie.
En effet, selon notre interlocuteur, le nombre d’Algériens ayant choisi la destination Tunisie est beaucoup plus important que l’année dernière. “L’année dernière le nombre de touristes algériens ayant passé au moins une nuitée durant le Ramadhan en Tunisie était de 40 000. Pour cette année, les responsables de l’ONTT estiment que ce chiffre aura doublé”, nous a déclaré M. Basly, directeur de la représentation de l’ONTT en Algérie.
Par ailleurs, nous avons appris que pas moins de 80 000 Algériens ont visité la Tunisie en juin, 240 000 durant le mois de juillet et 60 000 durant la première décade du mois d’août.
 
(Source: "Liberté Algerie" (Quotidien Algerie) le 1er septembre 2010)
Lien: http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=141834
 
Un autre Facebook tunisien ?
De la culture de la copie stérile

 
01/09/2010
FaceTounes.com, ainsi s’intitule ce site récemment mis en ligne, par des tunisiens qui ont avaient pour objectif de créer leur propre version de Facebook, réservée aux tunisiens. Il faut noter qu’il ne s’agit pas de la première tentative de créer une déclinaison exclusivement tunisienne du réseau social mondial n° 1, puisqu’on a déjà découvert Tweensa.com, il y a plus d’une année, et Faceommek.com, bien avant.
 
Les interfaces sont –dans leur  majorité- quasiment identiques à celles de Facebook, si ce ne sont que quelques légères modifications effectuées pour mettre en évidence l’identité tunisienne. Il s’avère toutefois que les fonctionnalités sont largement moins développées dans la copie que dans l’original, ce qui est tout à fait normal, vu la différence de moyens humains et financiers investis, et la notoriété occasionnée. En effet, le développement de Facebook repose en grande partie sur les applications développées par des tiers, afin de tirer profit de son succès. Ceci ne risque pas d’être le cas pour ses « homologues » nationaux, vu que la rentabilité d’une plateforme qui vise 6 milliards de personnes et qui en a déjà fédéré 500 millions n’accepte aucune comparaison avec une autre qui en viserait uniquement 10 millions, dont 1 million et demi ont déjà adhéré.
 
A quoi pourraient donc servir ces « Facebook made in Tunisia » ? Parler de concurrence serait bien évidemment absurde, même sur le plan national, mais pourquoi donc voudrait-on avoir un semblant de Facebook qui garde la Tunisie, et qui rejette le reste du monde ?
 
La réponse est simple : aucune raison n’est valable. A l’époque où Facebook avait supprimé les « réseaux », c'est-à-dire le classement des utilisateurs selon le pays, la région, l’université ou l’organisme auquel ils appartiennent, cela aurait pu-être utile. Sauf qu’aujourd’hui, les affiliations des inscrits sont regroupées dans des pages de communautés, qui se créent automatiquement et auxquelles votre adhésion s’effectue tout aussi naturellement, au fur et à mesure que vous remplissez les informations de votre profil. A titre d’exemple, voici la page de Tunis. Toutefois, si telle était la volonté des créateurs, un agrégateur de comptes Facebook tunisiens (à l’image de TnLabs.org pour Twitter) ne serait pas plus utile dans ce cas ?
 
Quitte à copier (ou faire une adaptation, cela dépend de comment on voit les choses) une idée qui marche, il serait plus judicieux de le faire d’une façon intelligente, en allant beaucoup plus loin dans la personnalisation. Si le Facebook tunisien parlait en dialecte tunisien, s’il regroupait les applications typiquement tunisiennes (Chkobba, Gatta3 Raffle, …), ou s’il proposait une esthétique aux couleurs et aux références tunisiennes, cela aurait certainement un intérêt relatif. Par contre, si on garde les ingrédients de base de la recette originale, tout en lui enlevant les principales qualités qui ont fait son succès… L’utilisateur ne tardera pas à constater qu’il perd au change. Espérons que la prochaine tentative sera la bonne…

(Source: Tunivision le 1er septembre 2010)
Lien:
http://www.tunivisions.net/un-autre-facebook-tunisien,10112.html
Islam – Chrétienté : les pommes de la discorde
 
 
Par Zyed Krichen    
Il y a de plus en plus de frictions entre les Mondes de l’Islam et celui de la Chrétienté. Les derniers en date concernent la construction d’un complexe islamique avec une mosquée aux abords du Ground Zéro, lieu des attaques terroristes du 11 Septembre 2001 et la diffusion du feuilleton iranien sur la vie de Jésus.
* * *

L’idée de construire un complexe culturel islamique aux abords du Ground Zéro part d’un bon sentiment : montrer que l’Islam (sa religion, sa culture et ses adeptes) n’a rien à voir avec le terrorisme. Les initiateurs du projet ont voulu faire de ce centre un lieu de rencontre et d’échange entre les différentes communautés spirituelles des Etats-Unis. Mais la polémique est venue immédiatement brouiller cette image. Certains parmi les parents des victimes du 11 Septembre y ont vu une provocation. Et de surenchères en surenchères on est arrivé même à penser que les terroristes qui ont causé la mort de 3.000 victimes innocentes viennent narguer les Américains à quelques centaines de mètres du lieu du drame.
Le Président Barack Obama a soutenu publiquement le droit des Musulmans d’avoir leur lieu de culte là où ils l’entendent, à condition que ce soit dans le cadre de la loi. Mal lui en prit. Des sondages d’opinions suite à cette prise de position ont montré que le sixième des Américains pensent que leur Président est Musulman, contre seulement le tiers qui croit qu’il est Chrétien et près de la moitié ne savent pas quelle est la confession de leur président. Obama a essayé de rectifier le tir sans se déjuger, mais son image, sur ce plan-là, est totalement brouillée dans son propre pays.
Une fois la polémique éclatée au grand jour, fallait-il quand même vouloir bâtir ce centre culturel, à cet endroit précis si chargé d’émotions et de blessures ? Certains Américains musulmans ne le pensent pas, d’autres veulent faire valoir leur droit d’avoir cet espace culturel et cultuel en vertu de l’Article 1er de la Constitution américaine.
Dans le monde tel qu’il est aujourd’hui, il n’y a pas de problème purement local surtout s’il touche, de près ou de loin, à des symboliques spirituelles et religieuses de milliards d’individus.
Pour dialoguer avec l’autre, il faut pouvoir se mettre, intellectuellement, à sa place, sinon c’est à un dialogue de sourds qu’on aura droit et non plus un échange qui enrichit et
enrichit de l’autre.
Une fois la polémique déclarée, l’attitude positive serait de dire que les Musulmans d’Amérique et d’ailleurs la comprennent et qu’ils compatissent à la douleur des parents des victimes sans mettre en parallèle les victimes des politiques américaines au Moyen-Orient et ailleurs. Car ce parallèle nuit à la compassion et nous fait entrer dans une comptabilité macabre dont certains arabo-musulmans se sont fait une spécialité. Un lieu culturel et cultuel est censé rassembler et réunir. L’objectif prime sur les moyens, et si ce même lieu devient objet de discorde et de malentendus il vaut mieux en changer.
* * *

La polémique suscitée par la diffusion des feuilletons iraniens qui racontent la vie de Jésus, de Joseph et prochainement de la Vierge Marie, cette polémique continue d’enfler (voir notre dossier). Mais au-delà des polémiques islamo-musulmanes, il y en a une autre, islamo-chrétienne qui, heureusement a été contenue au Liban par le retrait du feuilleton sur Jésus des deux chaines chiites qui le diffusaient.
Il est vrai que Jésus est aussi un personnage coranique. Mais le Jésus du Coran diffère radicalement de celui des Evangiles. Cela tout le monde le sait. Comment parler des prophètes bibliques en terre d’Islam ? Voilà un sujet hautement délicat et qui pose des problèmes théologiques quasi-insurmontables. Si les Musulmans se permettent de traiter Jésus selon l’angle coranique, accepteraient-ils que le Prophète Muhammad soit traité selon une lecture chrétienne, c’est-à-dire comme au mieux un inspiré et au pire un imposteur ?
Il ne s’agit pas de toucher, en quoi que ce soit, aux dogmes des uns et des autres, mais de voir que sur certains points nos dogmes sont contradictoires car ils prétendent avoir les mêmes racines mais n’ont ni les mêmes branches, ni les mêmes fruits. Ne serait-il pas souhaitable de laisser ces sujets de discordes aux théologiens ? Leur affichage public ne peut nullement contribuer à une meilleure compréhension entre les peuples. Mais là on est loin de nos polémiques islamo-islamiques souvent stériles où aucune des parties ne consent à se mettre à la place de l’autre. C’est connu, l’Autre c’est l’Enfer et parfois l’Enfer est beaucoup plus proche qu’on ne le croit.

(Source: "Réalités" (Hebdomadaire -Tunisie) le 30 aout 2010)
Lien : http://41.226.15.227/realites/home/lire_article.asp?id=1142875&t=166
 


 L’Europe est-elle finie?
 
 
30/08/2010

Par Hakim Ben Hammouda
 
Les pronostics sur l’avenir de l’Europe sont des plus sombres depuis quelques mois et les experts n’hésitent pas à évoquer le crépuscule voire même la fin de l’Europe. Le magazine américain Time a consacré une édition spéciale au titre plus qu’évocateur de son édition du 12 juillet 2010, intitulé le “Continent perdu”. Par ailleurs, cette question a suscité, ces dernières semaines, contributions, éditoriaux et essais pour discuter de l’avenir de l’Europe que beaucoup avaient donné pour perdu!
Il faut dire que les arguments n’ont pas manqué ces derniers mois. De nombreuses voix se sont élevées pour annoncer le chant du cygne du continent qui a offert l’expérience la plus avancée en matière de coopération et d’intégration régionale. En effet, depuis la crise financière de l’automne 2008, qui a touché l’Europe de plein fouet, le Vieux Continent a dû mal à sortir de son atonie et à reprendre les chemins d’une croissance vigoureuse. Certains experts n’hésitent pas à comparer la situation des économies européennes à celle de la déflation japonaise des années 1990, avec une croissance faible et une montée sans précédent du chômage. Ces perspectives économiques n’incitent pas à l’optimisme et ont été renforcées par les tergiversations de l’Europe pour porter secours au soldat grec. Elles ont fini par renforcer cette image d’un continent à la dérive. En effet, l’Europe a offert un spectacle de désunion, de doute et d’incapacité à venir en aide à l’un de ses membres. Entre effets d’annonces, décisions et contre-décisions, l’Europe a suscité l’inquiétude des grands pays dans un contexte économique global d’une grand fragilité. Ces atermoiements et ces hésitations ont non seulement pu coûter cher aux pays membres qui avaient des difficultés avec leurs déficits budgétaires comme la Grèce, l’Espagne et le Portugal mais auraient pu emporter le projet européen dans son ensemble et enfoncer l’économie mondiale dans une crise sans précédent. Ces inquiétudes ont amené le Président américain Barack Obama à contacter ses collègues américains et à les inviter, faute de construction d’un Fonds Monétaire Européen, à mettre en place un plan de sauvetage pour les économies européennes en difficulté. Plus tard, la décision des gouvernements européens de faire de la lutte contre les déficits et de donner la priorité à la consolidation budgétaire au détriment de la croissance et de la lutte contre le chômage a été également perçue comme un signe de timidité de

Europe et de son incapacité à inventer un nouveau projet ambitieux par ces temps troubles!
Donc à partir de là, chacun y est allé de son commentaire et son analyse sur la crise de l’Europe et la fin probable du plus ambitieux projet de coopération régionale dans le monde. Le grand historien américain d’origine allemande, Walter Laqueur, n’a pas hésité à publier un brûlot au titre provocateur, “Les derniers jours de l’Europe”! Plus personne ne misait sur l’Europe et son avenir et pour beaucoup le Continent sera rapidement marginalisé avec la montée des pays émergents auxquels seule l’Amérique est en train de résister en ce moment! Ainsi, l’Europe pour beaucoup était finie et plus personne ne misait sur un continent dont le crépuscule avait déjà commencé depuis de longues années!
Mais ces analystes semblent être allés vite en besogne. Certes, le projet européen semble plutôt en panne depuis quelques mois mais ceci ne signifie pas la fin de l’Europe et encore moins de son influence dans le monde. Quelques chiffres permettent de rappeler le rôle encore prééminent du Vieux Continent sur la scène internationale. Dans le domaine militaire, l’Europe est la deuxième force militaire au monde après la puissance de l’empire américain. En effet, elle totalise près de 21% du total des dépenses militaires globales et se situe loin devant les nouvelles puissances montantes comme la Chine avec seulement 5%, la Russie avec 3%, l’Inde avec 2% et le Brésil avec 1,5%. Ce poids militaire de l’Europe lui a permis de jouer un rôle important sur la scène internationale et de maintenir des troupes un peu partout dans le monde. Le poids de l’Europe dans le monde n’est pas seulement militaire, il est également économique et son marché représente 17% des échanges mondiaux et est loin devant les Etats-Unis qui ne représentent que 12%. Enfin, l’Europe est un grand acteur dans le domaine de la coopération internationale et les pays européens représentent aujourd’hui près de la moitié de l’assistance alors que les Etats-Unis n’en représentent que 20%.
L’ensemble de ces données font dire à certains experts que l’Europe est loin d’être finie! Au contraire, l’Europe dispose encore d’un potentiel de puissance et d’influence sur les affaires du monde, comme le souligne par exemple Joseph Nye, le père de la théorie du soft-power. Mais ce potentiel ne saurait s’exercer et se déployer que si l’Europe est en mesure d’inventer un nouveau projet capable de la sortir de la panne actuelle!

(Source: "Réalités" (Hebdomadaire -Tunisie) le 30 aout 2010)
Lien : http://41.226.15.227/realites/home/lire_article.asp?id=1142874&t=166

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