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TUNISNEWS
8 ème année, N° 3023 du 01.09.2008
 archives : www.tunisnews.net  
Houcine Ghali: Sport pour tous ou sport pour touristes ?
Le Temps : 28 mille Facebookers Tunisiens privés d'accès à leur site préféré
Le Temps : Présidentielle 2009 - Interview de M. Mohamed Bouchiha secrétaire général du PUP
AFP: Colonisation: Tripoli a eu des excuses, Alger et Rabat pas encore (journal)
Xinhua: L'Algérie poursuivra la mise en oeuvre de la réconciliation nationale
AFP: Algérie: un projet de loi pénalise l'émigration clandestine
Le Monde: En Europe, les manuels d'histoire hésitent entre la honte et la fierté
Slim Boukhdhir: Der Maghreb nach dem Putsch in Mauretanien  - Lang lebe die Demokratie des Militärs!
 
SPORT POUR TOUS OU SPORT POUR TOURISTES ?

Houcine Ghali, Genève
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Sous la plume de Karray Bradai, le quotidien la Presse de ce lundi 1er septembre nous a gratifié d'un article intitulé : ' Sport pour tous. Un programme passionnant et alléchant '. Je me suis dit, enfin le pouvoir destourien a pensé à remédier à 50 ans de disette dans les infrastructures sportives tunisiennes et notamment celles qui manquent terriblement aux régions de l'intérieur et aux nombreuses villes et villages oubliés de l'effort de développement et des promesses de changement.

A la fin de la lecture de l'article, j'ai déchanté et un immense chagrin m'a saisi l' âme. De quoi s'agit-il ? D'un programme d'action pour la saison 2008 - 2009, présenté par Azzeddine Ben Yacoub, manager professionnel, au profit de l'association Karthago ' afin de mettre en exergue le développement du tourisme sportif en Tunisie '. En effet, un manager va mettre sur pied des manifestations touristico-sportives pour le holding Carthago qui détient une compagnie aérienne, des hôtels 5 étoiles, des golfs, des centre de thalasso et des sociétés de tourisme.

Libre au frère ainé de la Première dame de Tunisie de gérer 'ses affaires' comme il l'entend et à ses managers de monter des programmes de sport avec triathlon, marathons, boulistes et rollers, mais de là à présenter ce projet mercantile  et ne concernant qu'une minorité de touristes étrangers comme une réalisation nationale avec le titre pompeux ' sport pour tous  ' , c'est vraiment se moquer du monde, tromper les lecteurs et verser dans le mensonges et l'hypocrisie.

Il s'uffit de traverser les centaines de petites villes et villages de Tunisie pour constater le dénuement concernant les infrastructures sportives. A part un stade de football et parfois une salle couverte pour des habitants locaux dont le nombre varie entre 20 et 150 000 habitants, il n'y a strictement rien dans les quartiers populaires. Les habitants sont ainsi amenés à ne point pratiquer de sport mais seulement à aller au stade le dimanche pour assister au match de leur équipe. Dans la plupart des régions, et notamment dans les centaines de village tunisiens, les gens ne pratiquent pas le sport et se suffisent de la télé pour suivre les manifestations sportives. C'est pourquoi des milliers d'enfants se tournent vers des occupations médiocres, s'adonnent à des activités futiles, se chamaillent sans cesse et virent vers la violence et la déviance dès leur jeune âge.

Pour le pouvoir et les medias à sa solde, ' SPORT POUR TOUS ' a toujours été un slogan idéologique non suivi de réalisations concrètes concernant la majorité des citoyens. Concentrées dans les grandes villes, dans la région du Sahel et notamment à la capitale Tunis et sa banlieue cossue, les structures sportives et la pratique du sport sont réservées aux strates des classes aisées. Demandez aux 30.000 spectateurs qui viennent au stade d'El Menzeh assister à un match opposant par exemple l' Esperance sportive de Tunis au Club africain, combien d'entre  eux pratiquent régulièrement le sport, et vous verrez le misérable résultat.
Sport pour tous n'est donc pas pour demain dans un pays où la corruption bat son plein, le pouvoir ne se soucie que du bien être de ses protégés et un peuple écrasé par une soumission vieille de 50 ans.
 
 

« ERROR 404 not found »
28 mille Facebookers Tunisiens privés d'accès à leur site préféré


Il paraît qu'un crime crapuleux a été élucidé en Italie grâce à Facebook, ou du moins y a-t-on eu recours dans l'enquête. Mais, à l'heure où nous rédigions cet article, Facebook n'est pas (plus ?) accessible en Tunisie.

Déjà, à partir du lundi 18 août 2008, des zones ont été sporadiquement privées d'accès au site d'amis le plus fréquenté dans le monde, et en Tunisie où il a fait l'objet d'une extraordinaire popularité depuis près d'un an déjà, attirant 28.000 adhérents, lesquels ne peuvent plus se connecter depuis samedi 23 août dernier, alors que plusieurs personnes y voyaient des rumeurs non fondées ou des menaces dans le vent.

Ayant contacté le Ministère des Technologies de la Communication, nous attendons toujours la réponse qui ne nous a pas été donnée concernant ce blocage. Est-il vrai alors que cela est dû aux éventuelles dérives d'instrumentalisation extrémiste, ce à quoi l'unique antidote semble être la fermeture du site ? Et de quel extrémisme parle-t-on ?

Tout cela peut être bien compliqué pour ceux qui ne connaissent pas Facebook et ne savent même pas de quoi il s'agit. Ce site est avant tout un site d'amis. Créé au départ pour les étudiants de Harvard, il s'est ouvert par la suite à la plupart des universités américaines, et puis, grâce à internet, le monde entier s'est mis à le fréquenter. Comme plusieurs sites du même genre et qui l'ont précédé - tels que MySpace (où se retrouvent plusieurs artistes de tous les domaines) avec lequel Facebook a disputé la première place pendant longtemps, avant qu'il ne l'emporte avec le plus grand nombre d'adhérents -, Facebook est un vaste espace où sont répertoriées les pages des adhérents qui peuvent s'y rencontrer, s'échanger des commentaires, voir leurs photos respectives, discuter, etc., etc. Le plus simple pour en avoir une plus ample idée serait de consulter les différents articles qui y sont consacrés sur le Net, ou de poser la question à l'un de ses proches qui fréquentait le site.

Facebook est un outil culturel incomparable, grâce notamment aux groupes qui s'y créent. Ces derniers varient, de ceux réunis autour de tel artiste ou écrivain, à ceux «militant» pour une cause (les femmes battues, par exemple), en passant par ceux qui ne font que discuter à propos de n'importe quel sujet. Mais la liste risque d'être extrêmement longue. Pour adhérer à l'un de ces groupes, il suffit d'un seul clic, et de se soumettre aux règles énoncées ; le seul espace où peuvent se retrouver tous ces membres c'est la «page» où figurent leur liste, des photos et les commentaires qu'ils laissent.

Depuis le 23 août dernier, suite à la fermeture de l'accès en Tunisie, les facebookers tunisiens sont dépités. Les blogueurs expriment leur frustration, eux qui connaissent bien ce genre de manœuvre, puisque tellement d'autres adresses sont désactivées en Tunisie, et pas seulement celles des sites interdits aux moins de 18 ans ou des sites islamiques ; des sites a priori inoffensifs, jusqu'à preuve du contraire, et reconnus dans le monde entier, tels que Youtube, Dailymotion et Metacafe, sont également fermés.

Il fait des siennes, «Ammar 404», celui qui se cache derrière la page blanche sur laquelle on peut lire «404 not found» quand un site est bloqué d'accès. L'herbe est coupée sous les pieds de près de 30.000 facebookers tunisiens, lesquels affirment que ce site est capable de choses miraculeuses, puisqu'il permet de retrouver des personnes qu'on a perdues de vue et maintenir le contact avec les amis et les proches résidant à l'étranger. Des personnes y peuvent tout simplement se rencontrer, discuter, interagir, s'échanger des idées, se conseiller intellectuellement des films, des livres ou des programmes télévisés, via les différentes applications existantes. Des liens entre les quatre coins du monde se tissent, des personnes à la recherche d'emploi se voient proposer des postes convenables. Des auteurs non publiés arrivent à trouver des éditeurs parfois, et de jeunes artistes des labels de musique. Des organisateurs de manifestations culturelles tiennent les membres au courant de leur actualité, et ainsi estimer le nombre de personnes désireuses d'y participer. Il existe également des festivals et des cafés culturels qui ont fini par avoir la cote grâce à Facebook ; et, surtout, il s'est avéré que les Tunisiens ne faisaient pas qu'occuper les tables des cafés.
Des pétitions ont été signées en ligne. Des adhérents se sont même engagés à résilier leur contrat avec leur fournisseur d'accès internet au cas où serait vraiment bloqué l'accès au site d'Internet qui faisait leur bonheur.

Khalil KHALSI

(Source : « Le Temps - Lundi » (hebdomadaire – Tunis), le 1er septembre 2008)


Présidentielle 2009 : Mohamed Bouchiha, secrétaire général du PUP

« Nous réalisons parfaitement que se présenter à ces élections auxquelles se présentera le Président Ben Ali avec les acquis et les réalisations qu'il a à son actif, n'a qu'une portée pédagogique... Mais le souci majeur c'est habituer les Tunisiens à.. »

 Notre invité, aujourd'hui, est le secrétaire général du Parti de l'Unité Populaire (PUP), Mohamed Bouchiha, il est  le premier chef d'un  parti de l'opposition à annoncer sa candidature  à l'élection présidentielle de 2009.

Les autres  qui ont le droit de se présenter et qui  répondent aux conditions stipulées par l'amendement  constitutionnel  exceptionnel  concernant la candidature  à cette élection  ne se sont pas prononcés.

Il s'agit du secrétaire  général de l'Union Démocratique   Unioniste (UDU),  Ahmed Inoubli et du  premier secrétaire d'Ettajdid, Ahmed Brahim.  Quant à la secrétaire  générale du Parti Démocratique Progressiste  (PDP), Maya Jribi elle  a déclaré qu'elle ne se présentera pas. De son côté, le secrétaire  général du Parti Social Libéral (PSL), Mondher Thabet il  a appelé au soutien de la candidature du Président Ben Ali.

Bouchiha  nous parle, ici, de la portée de sa candidature  et de sa signification de rapports de son parti  avec les autres  partis et d'autres questions. Interview.


• Le Temps : Vous  allez donc vous  présenter  comme en  2004 à l'élection présidentielle de 2009. Quelle est la portée et la signification de votre candidature ?

-Mohamed Bouchiha :  Le PUP  a toujours participé   à toutes les échéances électorales, qu'elles soient municipales, législatives ou présidentielle lorsque  la loi  l'a permis. Le dernier amendement   exceptionnel permet à tous  les chefs de partis politiques élus par  leurs structures depuis au moins deux ans, le jour de la présentation  de leurs candidatures, de se  présenter à l'élection présidentielle. Nous, au PUP,  nous avons donc le droit de nous présenter et nous allons le faire.

Nous réalisons parfaitement que se présenter à ces élections auxquelles se présentera le Président  Ben Ali avec les acquis et les réalisations qu'il a à son actif, n'a, si  j'ose dire, qu'une portée pédagogique. Pour nous,  il y a   le souci d'habituer les Tunisiens à la pluralité des candidatures aux présidentielles. Pour nous c'est une occasion d'élargir l'audience du parti et de faire connaître son programme à une grande échelle, c'est une occasion aussi d'élargir  notre base électorale  et nous aspirons   à faire mieux qu'en  2004.


• Mais certains vont plus loin et vous taxent de parti de décor et d'allégeance. Qu'en dites-vous?

-Ce genre de classement nous dit rien. C'est une tirade  perpétuée par un disque rayé.  Ce sont des propos  qui  n'ont aucun sens. Même ceux qui les propagent ne croient plus en ce qu'ils ont l'habitude de colporter.

Ce sont des préjugés  dénués de tous sens et sont  surtout  politiquement improductifs. L'essentiel à notre avis  est  de faire son choix. Opter  pour le dialogue et l'esprit participatif ou opter carrément pour la rupture. En ce qui nous  concerne nous avons opté pour le dialogue et l'esprit participatif ou opter  carrément pour la rupture. En ce qui  nous concerne    nous avons opté pour le dialogue   et l'esprit participatif. Nous sommes pour tout ce qui est positif, conscients que nous sommes  de la complexité de  la réalité et du déséquilibre des forces politiques  et conscients aussi    des difficultés engendrées par la mise en  marche  du processus  démocratique  pluraliste.

Une chose est certaine, les classifications  infantiles ne nous dérangent   guère tant  que nous avons notre référentiel  de principes   immuables et une vision  claire des choses  et des perspectives  d'évolution de notre vie politique.


• Tout en optant  pour le dialogue et  la participation, est-ce que vous vous  démarquez du parti  et avez-vous  des divergences   avec lui ?

-Absolument et les points de divergences  sont multiples et  connus. Politiquement nous considérons qu'il est impératif   de procéder  à une libéralisation totale du secteur de l'information  et à la révision du code  de la presse afin que le secteur   soit à la page. Nous  considérons  aussi qu'il  faut franchir  de nouveaux pas  dans le sens d'assurer la  neutralité  de l'administration vis-à-vis de tous les partis politiques et  de dynamiser le rôle   du tissu associatif   et de faciliter    davantage la création d'associations. Nous sommes  aussi pour l'indépendance de la magistrature. Au PUP nous nous attachons  au secteur public  et nous considérons que la  priorité    droit être   accordée aux secteurs  de l'agriculture et de l'industrie qui doivent primer sur  celui des services. Nous appelons  aussi à une évaluation  systématique des avantages accordés par l'Etat au titre d'incitation à l'investissement. Nous sommes  aussi  pour plus de justice en matière de fiscalité. Mais les divergences avec le RCD et c'est normal nous sommes un parti de l'opposition,  ne nous  empêche pas d'avoir des bonnes  relations avec ce parti.


• Mais vos relations avec  les autres partis ne  paraissent pas très chaleureuses. Celles avec les partis de la « Rencontre Démocratique » (L'union  Démocratique Unioniste  (UDU), le Parti Social Libéral (PSL), et  le Parti des Verts pour le Progrès (PVP), sommeillent et avec le Mouvement  des Démocrates  Socialistes (MDS), elles sont froides la preuve vous n'avez pas   assisté à la séance  d'ouverture de son dernier congrès ?

-Comme  chacun le sait, le PUP   a toujours  soutenu les tentations d'alliance, de concertation, de réflexion  et  de travail en commun afin que  les partis   politiques dépassent  leurs divisions  inutiles et s'attachent à consolider le multipartisme et la démocratie. De ce point de vue nous sommes  investis pour la réussite de la « Rencontre  Démocratique », pour pouvoir constituer  une force de propositions positives. Une force qui n'est dirigée contre  personne mais qui   cherche à participer au développement politique de notre  pays  sans surenchères, ni tentative d'hégémonie   ou de leadership parce que nous croyons fermement  que notre pays  a besoin de bonnes intentions  et  d'un véritable attachement à l'intérêt national par le biais de la participation de tous les citoyens   pour assurer un avenir de progrès  et de modernité.

Le PUP, donc, reste  attaché  à l'action commune  et il est prêt à  dépasser  tout ce qui peut entraver  le retour de la « Rencontre Démocratique » sur l'échiquier   national.

En ce qui concerne  mon absence au congrès du MDS, elle a   pris une ampleur démesurée d'autant plus que   ce n'est pas la première fois  que le PUP n'est pas  représenté par  son secrétaire général aux congrès   précédents  tenus par le MDS dont le secrétaire général n'a pas  lui aussi assisté à nos congrès. Cela étant le PUP a été toujours  représenté par l'un des membres de son bureau politique qui prononce  son allocution au nom du parti.

Ainsi, donc,   nos rapports    avec le MDS ne sont ni froids ni chaleureux. On n'a pas  eu à coordonner nos activités  ni à établir un dialogue.  Nos rapports se sont  limités aux aspects protocolaires.


• Cela n'est pas  du surtout à la tentation  du PUP de devenir  le parti n°1 de l'opposition  à la place  justement du MDS ?

-Plusieurs  critères et   données nous permettent de bien  se positionner sur la scène politique. Contrairement à d'autres partis, le PUP connaît un rajeunissement  et   une évolution remarquables, il a  aussi su  éviter la dissidence et le clivage  qui mènent d'autres partis.

Nous sommes parvenus au PUP   à assurer l'alternance   concernant le poste de secrétaire général. Ce sont là des points forts qui nous autorisent à nous considérer à juste titre  comme étant au-devant et à l'avant  garde. Nous aspirons à ce que cela se  reflète sur notre représentativité au sein des différentes institutions.

Il y a aussi le fait que le PUP  est le seul   parti de l'opposition qui a participé aux deux dernières élections  et il va participer à celle de 2009 cela est une  performance qui montre la solidité et l'évolution  du parti.

Interview réalisée par Néjib SASSI

(Source : « Le Temps - Lundi » (hebdomadaire – Tunis), le 1er septembre 2008)
 
En quelques lignes
Décolonisation
 
 
Décidément, on ne prête  (et on ne donne) qu’aux  riches.  L’Italie indemnisera la Libye pour l’avoir  colonisée. Le montant ? 5 milliards de dollars.
Si la France en faisait autant  avec ses anciennes colonies,  Sarkozy réaliserait plus facilement son Union Méditerranéenne.

R.K

(Source : « Le Temps - Lundi » (hebdomadaire – Tunis), le 1er septembre 2008)

 
Colonisation: Tripoli a eu des excuses, Alger et Rabat pas encore (journal)

AFP, le 1er septembre 2008 à 12h50
RABAT, 1 sept 2008 (AFP) - Les excuses italiennes à la Libye pour le passé colonial sont un acquis à mettre au compte du colonel Mouammar Kadhafi, écrit lundi un journal marocain, critiquant le Maroc et l'Algérie pour avoir échoué à obtenir des excuses similaires des anciennes puissances occupantes.

'Cette fois au moins, l'une des +gesticulations+ du colonel Mouammar Kadhafi, a donné ses fruits', écrit le quotidien arabophone Al Jarida Al Oula (indépendant).

'C'est un acquis à mettre au compte du colonel (...) qui a formulé cette demande dès qu'il est arrivé au pouvoir à la fin des années 1960', ajoute-t-il.

L'Italie a décidé de verser à la Libye cinq milliards de dollars sur les 25 prochaines années au titre de dédommagements pour la période coloniale, en reconnaissance des 'dommages infligés à la Libye'.

Selon le journal, 'l'Algérie a accepté une visite officielle du président français Nicolas Sarkozy bien qu'il n'ait pas présenté d'excuses aux Algériens'.

'Elle est revenue ainsi sur l'une de ses conditions (...) même si elle n'a pas abandonné sa demande d'excuses de la France pour les 132 années de colonisation', estime le quotidien.

Le journal a été plus critique vis-à-vis du Maroc où, affirme-t-il, 'personne ne demande d'excuses aux anciennes puissances coloniales (France et Espagne) sur leur passé dramatique'.

Il s'est demandé 'si les Marocains étaient moins dignes que les Algériens et les Libyens et ne méritaient pas au moins que l'on réclame en leur nom des excuses pour les atrocités de la colonisation'.

La partie nord du Maroc a été occupée par l'Espagne et le reste du royaume par la France de 1912 à 1956, date de l'indépendance.

AFP

L'Algérie poursuivra la mise en oeuvre de la réconciliation nationale
2008-09-01 10:13:56 

     ALGER, 31 août (Xinhua) -- Le Conseil des ministres de  l'Algérie a réitéré dimanche son 'attachement à la poursuite de la mise en oeuvre de la Réconciliation nationale, choix souverain de  la nation, destinée à panser ses profondes blessures,  Réconciliation nationale qui contribue également à l'accélération  de la fin du fléau terroriste en Algérie'. 
     Le Conseil des ministres a tenu dimanche une réunion sous la  présidence du chef de l'Etat algérien Abdelaziz Bouteflika. Avant  d'aborder l'examen de son ordre du jour, le Conseil des ministres  s'est recueilli 'à la mémoire des victimes des lâches attentats  terroristes commis ces derniers jours', et a exprimé ses  condoléances à leurs familles, indique un communiqué publié à  l'issue du Conseil des ministres. 
     Le Conseil des ministres a condamné 'avec force' les auteurs  de ces crimes terroristes qui se sont mis 'au ban de notre  peuple'. 
     Il a salué 'l'abnégation des forces de sécurité dans la lutte  pour éliminer les groupes terroristes', rendu hommage aux martyrs  du devoir national, et réaffirmé la détermination de l'Etat à  utiliser toute la force de la loi pour assurer la sécurité des  citoyens et des biens, 'jusqu'à la disparition totale du  terrorisme unanimement rejeté par notre peuple'. 
     Depuis les attentats meurtriers des 19 et 20 août revendiqués  par le groupe Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI, ex-groupe  salafiste pour la prédication et le combat, GSPC), quelques  journaux influents de l'Algérie ont exprimé leurs doutes sur la  nécessité de poursuivre la politique de la réconciliation  nationale.
 
Algérie: un projet de loi pénalise l'émigration clandestine

ALGER (AFP) - 01/09/2008 14h47
Les 'passeurs' organisant l'émigration clandestine en Algérie seront bientôt passibles d'une peine pouvant aller jusqu'à 10 ans de prison ferme, selon un projet de loi gouvernemental adopté dans le cadre d'une révision du code pénal qui vise aussi les 'harraga'.
Ce projet de loi, adopté dimanche et qui devrait être mis au vote au cours de la prochaine session parlementaire en automne, remplit un vide juridique en sanctionnant toute sortie illégale du territoire algérien d'une peine emprisonnement de six mois ferme.
Jusqu'à présent, les candidats algériens à l'émigration clandestine (harraga) ne pouvaient être poursuivis pour ce qui sera à l'avenir un délit.
Le projet a été rendu public au moment où plus d'une centaine d'Algériens ou étrangers d'Afrique noire ont été interpellés en moins d'une semaine sur les côtes algériennes et particulièrement à Annaba (600 km à l'Est d'Alger), d'où partent une majorité de candidats à l'émigration clandestine. De là, ils tentent de naviguer à quelques milles nautiques des côtes d'Algérie puis de la Tunisie avant de 'piquer' sur l'Italie via la Sardaigne.
D'autes choisissent la côte à Ouest d'Alger pour essayer de rejoindre l'Espagne. Mais tous paient des fortunes pour tenter l'aventure, jusqu'à 700.000 dinars (7.000 euros) selon un jeune homme récemment arrêté sur une plage d'Annaba avec ses compagnons d'inforture.
Interceptés en mer, souvent après avoir été signalés aux garde-côtes comme étant en détresse sur des embarcations artisanales, ou arrêtés sur les plages avant même leur tentative, ces harraga (littéralement 'ceux qui brûlent la frontière') sont systématiquement transférés à la ville la plus proche et présentés à un magistrat.
Jusqu'à présent, le juge peut prendre toute décision qu'il juge nécessaire en fonction des circonstances, sans pouvoir sanctionner la sortie illégale du territoire en tant que délit.
Le projet de loi met fin à ce vide juridique et se montre sévère surtout à l'encontre du passeur, qui encoure jusqu'à dix ans de prison ferme. Une peine aggravée s'il a profité de ses fonctions pour favoriser ce délit ou s'il a agi en 'groupe organisé ou avec port d'armes'.
Si plus de 700 arrestations ont été comptabilisées par les garde-côtes durant les huit premiers mois de l'année - et plus de 1.500 durant l'année 2007 -, le nombre de harraga est inconnu par nature, tout comme celui des disparus en mer.
Cette incertitude pèse lourd sur les familles qui, avides de toute information, regardent toutes les photos publiées par la presse, avec l'espoir de retrouver un des leurs. 'J'étais pourtant sûr d'avoir reconnu mon frère' dit tristement à l'AFP un habitant d'une ville de l'est, en apprenant qu'une de ces photos a été prise sur un quai de l'île italienne de Lampedusa bien avant le départ de son proche.
Cette pénalisation de l'émigration clandestine 'ne résoudra rien quant au fond', estime un avocat algérois, qui, sous couvert d'anonymat, met en avant les 'conditions socio-économiques très défavorables comme le chômage ou la pauvreté' qui poussent certains Algériens de tous âges à émigrer, même au péril de leur vie.
Dès juillet 2007, la Commission européenne avait demandé à la Tunisie, l'Algérie et le Maroc de participer aux patrouilles aériennes et maritimes de l'agence européenne de contrôle aux frontières (Frontex) contre les flux de migrants clandestins.
Mais ces pays, ainsi que la Libye, sont réticents à l'idée de devenir les gardes-frontières de l'Europe et prônent le 'développement et la solidarité' pour juguler ces flux migratoires.
En Europe, les manuels d'histoire hésitent entre la honte et la fierté
 
Entre la honte et la fierté, les manuels scolaires des anciennes puissances coloniales européennes semblent hésiter, tributaires de l'histoire et des rapports de force politiques. Hormis en France, aucune consigne — et, a fortiori, aucun texte de loi — n'encadre l'enseignement de l'histoire de la colonisation.

Comme le souligne Lucio Villari, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Rome, 'l'Italie n'a pas eu un empire colonial comme la France' . Les enjeux et les susceptibilités ne sont pas les mêmes des deux côtés des Alpes. Plutôt qu'un 'empire' , l'Italie a eu des 'moments où elle a dominé' , précise-t-il, évoquant les ex-colonies italiennes que furent la Libye et, plus brièvement, l'Ethiopie, l'Erythrée et la Somalie.

Il y a trois ans, le président de la région du Latium, Francisco Storace, membre de l'Alliance nationale (droite), avait publiquement jugé 'trop à gauche' l'orientation des manuels scolaires utilisés dans sa région. Résultat ? Un tollé dans toute l'Italie. Et l'embarras de l'élu, aujourd'hui ministre de la santé, contraint de faire machine arrière.

En Espagne, les manuels scolaires expédient le passé colonial de façon sibylline : 'En 1975, l'Espagne a cédé le Sahara au Maroc et à la Mauritanie (...)' , note discrètement L'Histoire du monde contemporain. Quant à Ceuta et à Melilla, enclaves en terre marocaine, personne ne semble imaginer qu'elles puissent être autre chose que des villes espagnoles : on n'en parle donc pas.

Le seul 'empire' défunt qui vaille, à feuilleter les manuels de la péninsule Ibérique, c'est celui des conquistadors : l'Amérique latine. La présentation des faits est 'en général équilibrée et pondérée' et les indépendances sont montrées 'comme des processus d'émancipation' , estime Rafael Valls, professeur des sciences de l'éducation à l'université de Valence. 'La vision prédominante est fondée sur la tolérance, la compréhension et la concorde' , résume-t-il.

Cela n'a pas toujours été le cas. De 1939 (victoire du franquisme après la guerre civile) jusqu'à la fin des années 1950, les manuels scolaires ont 'exalté l'histoire de l'Empire espagnol et de l'hispanité' , rappelle M. Valls. Plus tard, après la mort de Franco, l'évocation du passé colonial et des indépendances s'est longtemps réduite à quelques pages.

Il arrive aussi que les autorités insistent, comme c'est le cas au Royaume-Uni, sur l''héritage controversé' du passé colonial — en l'occurrence, de l'ancien Empire britannique. En juillet 2004, à Londres, l'Ofsted, organisme de contrôle de l'éducation, jugeant 'insuffisant' le temps consacré à ces questions, a mis les points sur les 'i' : 'Les élèves devraient connaître plus de choses sur l'Empire britannique, savoir que les historiens en ont donné des interprétations différentes.'

Jusqu'ici, au Royaume-Uni comme ailleurs, bien peu de place a été consacrée à cet enseignement. Les programmes se focalisent sur trois périodes : celle des Tudor et des Stuart, celle de l'Allemagne nazie et celle de la Russie de Staline. Comme l'a résumé un jour le professeur Simon Shama, universitaire reconnu, 'dans les programmes d'histoire, entre les Henry et Hitler, il n'y a rien' .

En Belgique, la conquête du Congo (devenu République démocratique du Congo-Kinshasa) est à peine abordée à l'école. Est-ce parce que les Belges ne se passionnent pas pour leur propre histoire ? Celle-ci, depuis les années 1970, n'est même plus enseignée en tant que telle. Les professeurs sont simplement invités à illustrer, par quelques exemples belges, des phénomènes historiques généraux.

De nos correspondants à Bruxelles, Londres, Madrid et Rome

(Source : « Le Monde » (Quotidien – France), du 11 juin 2005)
 
Der Maghreb nach dem Putsch in Mauretanien
Lang lebe die Demokratie des Militärs!

Die Wahlen in Mauretanien vom März 2007 stellten in den Augen vieler Menschen einen hoffnungsvollen demokratischen Aufbruch für die gesamte Region Nordafrikas dar. Doch der Traum fand mit dem Putsch vom August und der neuerlichen Herrschaft der Militärs ein rasches Ende, schreibt Slim Boukhdhir in seinem Essay.

| Für Mauretanien war der Militärputsch, den das Land am 6. August erlebte, aufgrund der Rückkehr der Militärs kein wirklich neues Ereignis – was ebenso für die anderen Maghreb-Staaten gilt. Allerdings hatte keiner erwartet, dass der Putsch in Mauretanien so rasch nach dem demokratischen Aufbruch des Landes einsetzen würde.

Nachdem die Kolonialmächte in der zweiten Hälfte des vergangenen Jahrhunderts aus den Maghreb-Staaten abgezogen waren kam kein Volk dieser Länder in den Genuss einer demokratischen Regierung. Von Libyen bis Mauretanien über Tunesien, Algerien und Marokko bildeten sich repressive Militärregime heraus, die ihre Herrschaft über die staatlichen Institutionen zementierten.

Angst vor der Demokratie

Daher waren die Wahlen im März 2007 in Mauretanien ein außergewöhnliches Ereignis, ein Vorbild, das die Menschen in der gesamten Region mit Begeisterung aufnahmen. Bestürzt fürchteten die benachbarten Regimes, das 'demokratische Virus' könnte nun auch ihren Staat infizieren.

Früh hatten die Militärs diesen Völkern jedoch den Traum von der Demokratie gestohlen. Nach der Unabhängigkeit wurden sie von Führern regiert, die ihnen wie aus heiterem Himmel vor die Füße gefallen waren. Diese waren dermaßen vom Willen zur Macht besessen, dass sich die Menschen nach dem Abzug der Besatzer zu fragen begannen, was denn nun besser sei, ein Kolonialherr oder ein lokaler Tyrann.

Deshalb erstaunt es nicht, wenn in den Schriften der Intellektuellenelite dieser Völker der Ausdruck 'Forderung nach der zweiten Unabhängigkeit' auftaucht, der von dem tunesischen Schriftsteller Munsif al-Marzouqi geprägt wurde. Die mächtigen Militärs übernahmen die Führungsrollen in den Regierungen der fünf Länder auf unterschiedliche Weise: Manche kleideten sich zivil, andere versteckten sich hinter zivilen Herrschern.

'Inspirierte Führer' und 'bleierne Jahre'

In Libyen kleidete sich Qaddafi in das Gewand des 'inspirierten Führers', doch sein wahres Gesicht änderte sich dadurch nicht: ein Militäroberst, der sich an die Macht geputscht hat und sich seit 40 Jahren weigert, sie wieder abzugeben.

 Gleichwohl meinen einige Beobachter Gutes in ihm zu erkennen, sprach doch sein Sprössling Saif al-Islam kürzlich von Reformen, vom Kampf gegen die Korruption und einer gerechten Verteilung des Reichtums.

In Tunesien regiert General Ben Ali seit über 20 Jahren. Gerade bereitet er sich auf eine fünfte Regierungsperiode vor, obwohl er nach seinem Putsch am 7.11.1987 die Abschaffung der Präsidentschaft auf Lebenszeit versprochen hatte.

Und obwohl er sich zivil kleidet (und als 'Retter der Nation' bezeichnet), ist nicht zu übersehen, dass er an der Spitze eines Polizeistaates steht, den er mit eiserner Faust regiert und den Traum von der Demokratie bis zum Sanktnimmerleinstag verschieben möchte.

In Algerien verging kein Tag, an dem nicht die Generäle hinter den Vorhängen der Regierung gestanden hätten. Sie versteckten sich seit der Regierung Boumediennes hinter einem zivilen Herrscher.

Unter dem Denkmal der 'Angst vor dem islamistischen Gespenst' brachen sie die Wahlen in den 90er Jahren ab und führten das Land, Hand in Hand mit den religiösen Extremisten in einen der schrecklichsten Bürgerkriege.

Der Traum von der Demokratie wurde zusammen mit den unschuldig Ermordeten begraben, auch wenn die Regierung von Präsident Bouteflika sich in letzter Zeit darum bemüht, die Bildung neuer Parteien und somit politischen Pluralismus im Lande zu fördern.

In Marokko erbte ein ziviler Herrscher das Regierungsamt bereits in dritter Generation von seinem Vater. Er hält zwar keinen militärischen Rang inne, aber fragen Sie einmal die Marokkaner nach General Oufkir, dem Verantwortlichen für die so genannten 'bleiernen Jahre', in denen die Marokkaner unter Herrschaft König Hassan II. unter den schlimmsten Menschsrechtsverletzungen litten.

Was man den marrokanischen Machthabern im Gegensatz zu den anderen Ländern der Region anrechnen muss, ist die vom jungen König Mohammed VI. gegründete 'Kommission für Gleichheit und Versöhnung', die das begangene Unrecht untersuchen und Wiedergutmachung für die Opfer leisten will.

Diesem Herrscher ist ebenso zu verdanken, dass er faire Parlamentswahlen zugelassen hat, nach denen diejenigen Kandidaten die Regierung stellten, die auch wirklich gewählt worden waren.

Die Hinrichtung der Demokratie

Schließlich kommen wir zu Mauretanien, wo vier Militärputsche die Geschichte des Landes bestimmten. Als die Demokratie nach langem das Licht der Welt erblickte, kehrten die Militärs wie aus der Wunderlampe entstiegen zurück, um erneut ihre Fahne zu hissen.

Als Oberst Ely Ould Mohamed Vall eine neue Zeitrechnung beginnen wollte und die Regierungsmacht dem Volk überlassen wollte, anstatt sie für sich selbst zu behalten wie seine Vorgänger, beeilten sich die Hardliner in den Militärkreisen ihr Terrain zurückzuerobern.

 In diesem Zusammenhang meinten einige Beobachter, Präsident Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi habe den Generälen den Anlass zum Putsch persönlich auf einem goldenen Teller präsentiert.

Durch seinen berühmten Erlass am Morgen des Putsches, der die Absetzung von General Ould Abdel Aziz und seinem Stellvertreter bestimmte, habe er die Militärs 'provoziert'. Jedoch soll man daran erinnern, dass Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi die Teilung der Macht mit den Generälen von Anfang an gebilligt hatte.

Es ist eher so, dass er die frisch geborene Demokratie gleich zu Beginn den Generälen übergeben hat und daraufhin nicht fähig war, selbst das Steuer wieder zu ergreifen.

Wenn die Mauretanier einen zivilen Herrscher wählen, der zustimmt, dass sich von Anfang an Generäle hinter ihm verstecken, die nur ihre eigenen Interessen verfolgen, dann ist der Traum von der Demokratie, an dem die Mauretanier sich berauschten, eigentlich ein falscher Traum.

Die Militärs in Mauretanien kehren an die Regierung zurück, so der Tenor der Kommentatoren – jedoch stellt sich die Frage, wann sie die Macht jemals eigentlich aus den Händen gegeben haben, so dass man mit Recht von einer Rückkehr sprechen kann.

Wenn man sich den Zustand Mauretaniens während der Regierung von Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi vergegenwärtigt, wird man die Generäle in aller Deutlichkeit im Hintergrund agieren sehen. Genau wie im gesamten Maghreb, wo sie über die Köpfe aller anderen hinweg herrschen – lang lebe die Demokratie der Militärs...

Slim Boukhdhir

Aus dem Arabischen von Stefanie Gsell

© Qantara.de 2008

Slim Boukhdhir ist Schriftsteller und Journalist und lebt heute in Tunis. Für seine kritischen Äußerungen wurde er im November 2007 inhaftiert. Im Juli diesen Jahres wurde er vorzeitig entlassen.


Source : (Le site“Qantara“ du Deutsch Welle( Allemagne ) le 29 /08/2008 )
Lien :
http://www.qantara.de/webcom/show_article.php/_c-468/_nr-1010/i.html

 

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