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الإثنين, 30 تشرين2/نوفمبر -0001 00:00

01Septembrel11f

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TUNISNEWS
11 ème année, N°4081 du 01.09.2011
archives : www.tunisnews.net
 
Luiza Toscane: Trois jeunes de Menzel Bourguiba remis en liberté à titre provisoire
Dr Mahmoud BEN AMMAR: Campagne RCDiste pilotée par si 1er sinistre, TEBSI en chef
Jeune Afrique: Tunisie : Facebook, de la révolution à la désillusion ?
African Manager : Tunisie : 2011, un annus horribilis pour le tourisme
Jeune Afrique: Tunisie : Abdelfattah Mourou, le cheikh ambigu
Webdo: Une aide de 25 millions $ en équipement militaire pour la Tunisie et Malte
Maghreb Emergent: Recul des échanges commerciaux de la Tunisie avec les autres Etats du Maghreb
Le Temps : Controverses: Instance de lutte contre la corruption et la malversation
La Presse: Le Net au service des partis politiques
France24: À Paris, l’aide d’urgence aux immigrés tunisiens s'achève
Jerusalem Post: Yalla Peace: Emotion and the Arab Spring
Trois jeunes de Menzel Bourguiba remis en liberté à titre provisoire

 
Aymen Ghrib, Walid Boujbali et Anis Krifi ont été remis en liberté provisoire jeudi 25 août par le juge d’instruction du tribunal militaire de Tunis. Arrêtés le 19 juillet dernier lors de rafles de grande ampleur à Menzel Bourguiba, ils avaient été détenus au secret et écroués dans l’attente de leur procès devant le tribunal militaire permanent. Dans cette affaire, toujours pendante, Haïthem Mejri, est quant à lui, toujours en détention préventive. Et huit autres personnes sont déférées par contumace.
 
Les conditions dans lesquelles avait opéré la police politique (policiers cagoulés, utilisation de chiens, descentes assorties de violence contre les membres des familles des jeunes) avait déclenché une série de protestations.
L’organisation Amnesty International avait lancé un appel le 10 août (1) puis diffusé une information le 11 août dernier (2) et les familles des jeunes avaient manifesté le 24 août pour exiger leur libération.
Les arrestations avaient été réalisées dans la foulée des manifestations à Menzel Bourguiba en juillet dernier.
 
Luiza Toscane
 
(1) Tunisie : des détenus risquent des procès militaires, MDE, 30/016/2011
(2) Tunisie, des hommes arrêtés lors de raids vont être jugés par des tribunaux militaires
 
 
Campagne RCDiste pilotée par si 1er sinistre, TEBSI en chef.

Le Jour de l’AID, 30 aout2011.

Lapauvre Tunisie n'a jamais connu, avant sa Révolution, de dignité de l'Homme.Des Occupations ininterrompues ont jalonné sa grande mais triste histoire.Comme le reste du monde arabo-musulman, les croisades occidentales n'ont jamaisarrêté leurs méfaits. En outre, nous avons toujours eu des harkis, arrivistesdans leur essence même, ayant le partage du fruit de l'effort des damnés etesclavagés, avec le colonisateur direct ouindirect, autochtone ou étranger.

Il est donc légitime et on ne peut plus naturel que de voir une sociétéhumaine libérées’organiser, dansla difficulté du novice, pour un avenir humain digne. L’inclination islamique,dans la politique, vient du fait de la recherche des racines historiques,ensevelies jusque naguère, par des pouvoirs félons. De même que de s’employer àvivifier la langue arabe, véhicule de l’expression coranique d’une nation, quidoit désormais sauter dans ce train historique de l’affranchissement quel’Histoire offre généreusement.

L’essentiel pour toute responsabilité citoyenne, est de veiller à lapérennité de cet affranchissement humain. Point n’est rentabledechercher l’affrontement et autresmagouilles, parmiles espritslibres danschaque contrée. Il n’y en aurait pas.

 

On ne peut classer les familles politiques que selon qu’ellesbossent pourla liberté etl’égalité des chances ou le holdupsur l’oseille par des bandesorganisées. En Tunisie, nous avons desmouvements sociaux qui ont roulé la bosse, de génération en génération, àaffronter l’absurde de la camorra, durant leur longue chienne d’existence,parce que dignes, ayant toujoursdéclinéd’alléchantes offres souillées. De l’autre, des crocodiles, sans loi ni foi,promptsà ingurgiter, peu importe l’originede la pitance.

 

Aux électeurs tunisiens, des prochaineséchéances, je conseille de choisir à voter pour un parti resté fidèle auxprincipes de défense des droits de l’homme, dans tous les domaines de la vie,où que ce soit, et face à quiconque. Une entité qui a toujours étéau premier front contre l’absurde, sans calcularriviste et sans tourner casaque à tout bout de champs. Il ne faut paschercher très loin, ni longtemps, car il s’agit du Congrès Pour la République(CPR), parti dont l’icône n’est autre que, le professeur Moncef MARZOUKI.

Je crois trouver dans ce mouvement, un programme de gouvernance complet,pour le futurproche de la Tunisie.Beaucoup de ses membres devraient regretter le jour de leur naissance, fauted’une vie digne, parce que la leur, ils l’ont subie dans l’injustice la plustotale. Et pourtant, ils sont toujours debout, se battant comme de coutume,pour réaliser le meilleur possible et donner le maximum d’eux-mêmes.

Quiconque s’aventurerait à en diffamer, je lui dirais d’aller voirailleurs, parce que personne n’a le droit d’en rajouter face à ces héros enherbe, symboles d’honnêteté et de dignité. Des gueules à rincer abondamment àl’eau de Javel, n’hésitent pas à faire de la recherche, dans tout ce qui pourraitnuire à cette image, et ne trouvant finalement pas grand-chose à se mettre sousla dent, n’hésitent pas à prétendre par exemple, sans preuve, que le CPR s’estrallié à Ennahdha de Rached GHANNOUCHI. Langage usité et connu de l’époque duparrain Ben Ali, quand il bastonnait plein de plèbe, sous prétexte deterrorisme, collé à tous ceux qui fréquentaient les mosquées, surtout, mais passeulement, car tout démocrate était également « terroriste ».

Pour ripoliner le nauséabond RCD (parti de la mafia ZABA), dont ellessont issues, les hordes sont prêtes à tout. Un peu de retenue et de décence,donc, chers rapides en besogne.

Des politiques, prompts àlécher,se gavent d’un fric jamais rêvé, avancé par la bande organisée, se mettent àarroser la foule à tout va, préparant ainsi l’allégeance obligatoire, commele faisait la maison mère RCD, il n’y a pas longtemps, avant deremporter la mise d’ « élections », de gré ou de force, etlâcher des larmes de joie d’un crocodilien,après annonce des « résultats électoraux » par le sbire del’intérieur.

Très peu de formations, dont le CPR, se gardentde ces pratiques indignes, allant jusqu’à manquer de moyens de payer le loyerd’un local de bureau.

D’autres, par contre, connus de tous,ingurgitent sans difficultés, tout ce qu’on leur miroite, alors qu’avant larévolution, on les croyait, quand ils faisaient mine de « s’opposer à BENAVI ».

 

Au fait, dans toute gueule decaïman, on doit mettre une cale, afin d’analyser l’origine de la manne.

Pas de blanc seing, donc, dans tous les cas !

Du plancher du brancard, sur lequelnous séchait Zine BEN ALI, charognarden chef, jusque sa fuite du 14 Janvier 2011,on continuel’enfoncement dans lestréfonds, sous l’impulsion de transfuges et faux jetons, dans un macabrepartage de rôles, entre le 1er dessinistres (1er ministre), leprovisoire en chef (président provisoire) et autre garde chiourme professionnel(intérieur).

 

C’est que depuis l’escapade du baudet en chef BEN ALI BABA, seul le luxede ces troubadours semble une réussite.

« Nos responsables sontvénérables » : « Haibet Eddaoula », chère aux reliquesbourguibiennes. L’appât, l’apparat + la matraque policière.

Le peuple s’estencoreenfoncé, dans la difficulté desubsister : + le RAMADAN + l’AID + la RENTREE scolaire, dans la valse desprix des matières fondamentales de consommation, qui flambent comme un feu deforêt. Egale quoi, à la fin ? Réponse : Caid Ettebsi et Moubazzaa.

Je parie que nos 2 têtesdegénies de tunisois, premier sinistre et médiocre chef d’orchestre,s’échineraient actuellement sans relâche, à nous pondre une de ces solutionscontre la famine, à couper le souffle. Il faut quand même leur dire tous lesjours, parce qu’âgés, que le taux de pauvreté en Tunisie est de 70%, et que leseuil des plus démunis est de 30%. En France, ce dernier est actuellement de 13%.

La solution immédiate est dans l’engloutissement de ce que les bailleursde fonds RCDistes distribuent généreusement. Mais gaffe, on n’ira pas voterpour eux, parce que d’abord là, on ne ferait que récupérer une infime portionde ce qu’ils nous ont subtilisé, et de l’autre, un fois réinstallés, c’est denotre sang qu’ils iraienttoutrécupérer. Et d’avantage !

Le votepour l’avenir est tout à fait autre chose ! C’est Sérieux et c’esthistorique !

Dr Mahmoud BEN AMMAR (RABAM).

Tunisie : Facebook, de la révolution à la désillusion ?

Armes redoutables de la révolution tunisienne, les réseaux sociaux et Facebook en particulier se sont démocratisés et transformés progressivement en outil de diffamation, selon de nombreux cyberactivistes de la première heure. La fiabilité de l’information est désormais un enjeu démocratique majeur pour des Tunisiens toujours méfiants envers les médias traditionnels.

Facebook serait-il en passe de devenir une « poubelle » comme le déplore sur son blog Maya Takaya ? Prisés par les cyberactivistes tunisiens au cours de la révolution, les réseaux sociaux déçoivent de plus en plus de Tunisiens, près de huit mois après le départ de Zine el-Abidine Ben Ali, le 14 janvier.

Pour Sofienne Bel Haj, cyberactiviste tunisien depuis 2008, les réseaux sociaux sont victimes de leur propre succès. « Avant le 14 janvier, nous étions un petit noyau d’une centaine de personnes, on faisait attention à ce qu’on disait, on vérifiait nos info. Aujourd’hui, ça part dans tous les sens, c’est la cohue générale, tout le monde est devenu activiste sur internet. C’est l’armée des révolutionnaire de la 25e heure », regrette Sofiene Bel Haj.

Boîte à ragots

Après avoir relayé l’information de l’immolation par le feu de Mohamed Bouazizi, le 17 décembre 2010, et avoir participé à l’embrasement général du pays, Facebook serait-il devenu une simple boîte à ragots ? « Certains passent leurs nuits sur Photoshop pour trafiquer des photos ou mettre en ligne de fausses vidéos », assure Sofiène Bel Haj, citant une photo du président du Parti démocrate progressiste (PDP), Ahmed Néjib Chebbi, affublé d’une écharpe mauve, couleur préférée de Ben Ali.

Le pays, qui a connu une vague massive d’inscription à Facebook suite à la révolution, compte à ce jour 2,6 millions d’adhérents selon le site de pointage SocialBakers. Faut-il alors voir dans les critiques contre Facebook la conséquence d’une simple querelle entre nouveaux et anciens utilisateurs ? Les rumeurs diffamatoires vont en tout cas bon train sur le net, et sur les réseaux sociaux en particulier.

Victime d’une campagne de calomnie la présentant comme un « agent d’un complot franc maçon », Fatma Arabicca, professeur d’art dramatique et bloggeuse depuis 2005, dénonce de sérieuses campagnes de « dénigrement et de haine ». « Nous vivons une période de transition délicate, et on voit circuler des infos totalement fausses, des rumeurs, des théories du complot, voire des appels au meurtre, en toute impunité », déplore-t-elle. Dorénavant, les blogueurs sont contraints de passer des heures à démêler le vrai du faux sur la Toile.

Soumission à Ben Ali

Mais bien qu’ils soient confrontés aux limites de l’information via les « médias sociaux », les Tunisiens restent majoritairement méfiants à l’égard des médias traditionnels, qui payent le prix de leur soumission au président Ben Ali pendant ses 23 années d’exercice du pouvoir. « Dans ce contexte, Facebook apparaît comme souvent LA source d’information », estime Henda Hendoud, journaliste et blogueuse. « Or on a vu apparaître des administrateurs de pages Facebook très jeunes, entre 17 et 19 ans, souvent radicalisés, qui confondent opinion et information et se voient en leader d’opinion », constate Henda Hendoud, journaliste et bloggeuse.

À la veille d’une élection cruciale pour le pays, la crise de confiance en l’information pose un grand problème démocratique. Les Tunisiens seront appelés aux urnes le 23 octobre pour choisir les députés en charge de la rédaction de la nouvelle Constitution. Mais difficile de faire un choix solide sans information fiable.

Source : « Jeune Afrique » Le 31-08-2011

Lien : http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110831165435/tunisie-facebook-ben-ali-le-tempstunisie-facebook-de-la-revolution-a-la-desillusion.html

 

Tunisie : 2011, un annus horribilis pour le tourisme

 

Annus horribilis, été pourri, saison lamentable, les aphorismes se bousculent pour qualifier l’état des lieux du tourisme tunisien dans le sillage de la Révolution qui a secoué le pays voici bientôt neuf mois. Les espoirs placés dans un hypothétique rebond de l’arrière-saison ont fondu comme beurre au soleil alors que tombent les chiffres de l’activité touristique et que se précisent les prévisions et les stratégies des tour- operateurs pour ce qui reste de la saison et pour l’année 2012.

A la date du 20 août, la Tunisie n’a reçu que 2,771 millions de touristes contre 4,539 millions de touristes par rapport à la même période de l'année 2010, soit une baisse de 38,9%. Les nuitées globales ne sont pas en reste, la fréquentation hôtelière a reculé de 46,3%.

Ce faisant, les recettes touristiques ont coulé à pic , perdant 43,4% durant la période 1er janvier- 20 août 2011 atteignant le modeste montant de 1.210,3 million de dinars contre 2.155 million de dinars en 2010, autrement dit un manque à gagner dans la périphérie du milliard de dinars, plus exactement 928,1 millions de dinars.

Le tableau se noircit encore avec le nombre inédit d’unités hôtelières qui ont mis la clé sous le paillasson : 24 depuis le 14 janvier, soit une capacité d'hébergement de 7544 lits, se traduisant par 89 000 emplois directs et indirects considérés comme pulvérisés depuis le déclenchement de la Révolution du 14 janvier.

Pis encore, la crise n’a épargné aucune région à l’exception peut-être du gouvernorat de Tataouine où la fréquentation a augmenté de 44% grâce à l’afflux des réfugiés libyens fuyant la guerre dans leur pays. Ailleurs, les chiffres sont désastreux : Tozeur et Gafsa, pour ne citer que ces deux destinations, déplorent un repli en raz-de-marée de plus de 75%. Et à travers tout le territoire tunisien, la fréquentation hôtelière a chuté de 46,3%, un recul de 10 millions de nuitées effectives.

A l’évidence, ce sont les craintes suscitées par l’insécurité qui ont dissuadé les touristes d’où qu’ils puissent provenir de choisir la Tunisie pour y passer leurs vacances en dépit des prix défiant toute concurrence proposés et pratiqués. Il est vrai que les modestes campagnes de promotions lancées çà et là, surtout en Grande-Bretagne par une agence tunisienne, n’ont pas réussi à désamorcer ces craintes ni présenter de la Tunisie une image rassurante, même si aucun des visiteurs n’a eu à déplorer des désagréments extraordinaires, encore moins pâtir de l’insécurité ambiante dans certaines régions.

Est-ce à dire que les autorités tunisiennes n’ont pas su gérer la crise, singulièrement dans son volet promotionnel ? Sans que soient mises en cause les bonnes résolutions qui ont été les leurs dès l’abord, en chemin et présentement, ni l’importance des fonds mobilisés à cette fin, on ne peut pas, au final, s’empêcher d’être interpellé par le manque d’imagination, et par endroits, l’excès d’imagination qui ont entaché les démarches conçues et mises en œuvre. Certes, il est toujours de bonne guerre d’incriminer l’insécurité, les sit-in, devenus un sport national, les barrages de routes et autres formes de contestation, mais les résultats sont là pour attester que, nonobstant les irréprochables professions de foi qui animent l’establishment touristique du pays, les réponses pratiques à la crise n’ont pas été celles qui auraient dû être données.

Il appartiendra aux « états généraux du tourisme » qui réuniront tous les professionnels ainsi que des représentants du gouvernement, le 15 septembre, de poser un diagnostic franc et sans fard de la situation et d’imaginer des mécanismes absolument convenus et concertés pour permettre au secteur de sortir enfin de l’ornière, et ce, impérativement à l’enseigne d’un nouveau cri de ralliement où les professionnels autant que le ministère du tourisme s’investiront du mieux qu’ils pourront. D’autant que la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) ne semble pas très rassurée sur la suite des événements, encore moins pour l’année 2012. Témoin, les hypothétiques et incertaines prévisions de son bureau exécutif le 23 août 2011, pour lequel « la visibilité pour l’année prochaine est très faible ». Les tours opérateurs n’ont-ils pas demandé des réductions de prix et de contingents en s’abstenant, au demeurant, de programmer des chaînes de vol charter, un « signe fort de leur manque d'engagement sur la destination Tunisie ».


Source : « African Manager » Le 31-08-2011

Lien : http://www.africanmanager.com/articles/135252.html

 

Tunisie : Abdelfattah Mourou, le cheikh ambigu

 

Fondateur, en 1989, avec, entre autres, Rached Ghannouchi et Salah Karker, du Mouvement de la tendance islamique (MTI), devenu parti islamiste d’Ennahda, dont il s’est démarqué depuis les attentats de Bab Souika, en 1991, Abdelfattah Mourou est l’une des figures politiques les plus populaires depuis la révolution du 14 janvier. Portrait d'un cheick tout en ombre et lumière.

S’il a fait, un temps, cavalier seul, Abdelfattah Mourou a provoqué un coup de théâtre en Tunisie, le 26 août, en rejoignant une liste d’indépendants pour les élections de la constituante du 23 octobre aux côtés de Mustapha Filali, Slaheddine Jourchi, Hamouda Ben Slama et Radhouane Masmoudi.

La scission avec Ennahda est-elle consommée ou est-ce une redistribution de cartes pour attirer un électorat que l’extrémisme effraie ? En apparences, Mourou devient leur adversaire en affirmant : « les estimations indiquent que 60% des effectifs quitteraient Ennahda pour rejoindre nos rangs ! » En fait, le candidat Mourou a tout pour plaire à l’électeur; à lui seul, il symbolise un conservatisme modéré et tolérant qui rassure le tunisien. Mourou le sait et en profite pour avancer ses pions.

Personnage haut en couleurs

Ce ténor du barreau de Tunis, toujours vêtu du costume traditionnel tunisois, fait montre d’une faconde et d’une truculente telles qu’il se démarque du discours rébarbatif des politiciens et qu’il est devenu la coqueluche des médias. Pédagogue, il s’adresse à chacun selon le langage qu’il comprend à la manière de Bourguiba qui avait contré les premières montées de l’islamisme en Tunisie.

Maniant avec dextérité et humour aussi bien le dialecte que l’arabe classique, l’essentiel pour Mourou est de s’exprimer quitte à se contredire ou à entretenir une position ambigüe sur des questions clés telles que la compatibilité entre démocratie et islam politique, une éventuelle application de la charia, la séparation entre religion et pouvoir.

Il se présente comme un démocrate convaincu et pourfend ceux qui « s’entêtent à ancrer dans notre pays une approche de la religion importée d’Orient. Il faut séparer religion et politique. Chacun est libre et doit assumer en toute responsabilité ses actions ». Mais il en appelle également à « ne pas voter pour les ennemis de la religion. »

Quelle partition joue le cheick ?

Insolite dans le nouveau paysage politique tunisien, cet orateur hors pair, s’est construit, à 69 ans, une image d’islamiste modéré mais aussi d’homme politique redoutable connaissant ses dossiers. Imperturbable, même quand on le soupçonnait d’accointances avec Ennahda, le cheikh Mourou, en bon mélomane, sait que les silences sont aussi un temps de la musique politique. Sa formation de juriste, sa connaissance du pays et de ses hommes ainsi que son sens inné de la politique lui donnerait un rôle clé pour l’élaboration de la nouvelle Constitution tunisienne. Cependant le doute persiste, tout ne semble pas avoir été dit ; est-ce uniquement pour la démocratie que court le cheikh Mourou qui affirme ne pas briguer d’autres mandats ?

Source : « Jeune Afrique » Le 31-08-2011

Lien : http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110829170818/tunisie-democratie-constitution-ennahdatunisie-abdelfattah-mourou-le-cheikh-ambigu.html

 

Une aide de 25 millions $ en équipement militaire pour la Tunisie et Malte

 

Selon Washington Post, une aide de plus de 25 millions de dollars en équipements militaires (navires et autres supports) est en route vers la Tunisie et Malte. Ces deux pays qui "bordent" la Libye sont considérés comme des pays alliés et essentiels dans une région encore agitée, ajoute la même source.

Ce financement de 25 millions de dollars n’est qu’une tranche d'une aide plus grande prévue par le Pentagone.

En effet, selon la même source, dans des documents obtenus par l'agence Associated Press, une somme de 44 millions de dollars est dédiée au programme de «renforcer la démocratie naissante en Tunisie».

Pour Washington Post et pour plusieurs pays, la Tunisie, berceau des Révolutions arabes, est sous le feu des projecteurs. En effet, chacun observe comment notre pays gérera la transition.

Par ailleurs, rappelons qu'à la fin du mois de juillet une information sortie de Facebook, et relayée par Attounissia.com.tn, avait mentionné une importante aide militaire américaine pour la Tunisie. À l'époque nous avions contacté le ministère tunisien de la Défense qui n'avait ni infirmé ni confirmé l'info. Pourtant, la page Facebook "Mariya Moutin", ayant donné des détails sur l'équipement (14 avions F16, 9 Hélicoptères UH-60 Black Hawk...), avait cité comme source la chaîne de télévision américaine Fox news.

Source : « Webdo » Le 31-08-2011

Lien : http://www.webdo.tn/2011/08/31/une-aide-de-25-millions-en-equipement-militaire-pour-la-tunisie-et-malte/

 
Recul des échanges commerciaux de la Tunisie avec les autres Etats du Maghreb
Les échanges commerciaux de la Tunisie avec les Etats membres de l’Union du Maghreb arabe (Libye, Algérie, Maroc et Mauritanie) ont régressé de 17,9% durant les sept premiers mois 2011, selon des statistiques du ministère tunisien du Commerce et du Tourisme rapportés par Tunisie Afrique Presse (TAP). Ils n’ont enregistré que 1,7137 milliard de dinars fin juillet 2011 contre 2,0861 milliard à fin juillet 2010.
Les exportations de la Tunisie vers les pays du Maghreb ont été comme suit fin juillet 2011 : 584,2 millions de dinars tunisiens vers la Libye, 374,9 millions vers l’Algérie, 202,7 millions vers le Maroc et 20,9 millions vers la Mauritanie. Quant à ses importations de ces pays, elles se sont chiffrées à 433,1 millions de dinars d'Algérie, à 70,3 millions du Maroc, à 27 million de Libye et à 0,7 million de Mauritanie.
Pour rappel, l'Algérie est le premier partenaire commercial de la Tunisie au Maghreb avec une part de 47%. Elle est suivie de la Libye (35,7%), du Maroc (15,9%) et de la Mauritanie (1,3%).
(Source: “Maghreb Emergent” le 31 aout 2011)
http://www.maghrebemergent.com/actualite/fil-maghreb/4908-recul-des-echanges-commerciaux-de-la-tunisie-avec-les-autres-etats-du-maghreb.html

Controverses: Instance de lutte contre la corruption et la malversation

Me Ezzeddine Mhedhebi claque la porte

Par Faouzi KSIBI

• Pour lui Abdelfattah Amor serait dépassé et puis il y a ce «lapsus»

Jeudi 25 Août, maître Ezzeddine Mhedhebi, l’ex membre de l’Instancede Lutte contre la Corruption et la Malversation, a tenu une conférence de presse. Son intervention médiatique après deux mois de son départ s’explique par la parution sur un journal électronique d’une information selon laquelle il était démis de ses fonctions, information qu’il a démentie avec véhémence en affirmant que c’était lui qui a choisi de quitter l’Instance.

Les instances de Ben Ali

«Je milite contre la malversation depuis près de vingt ans avec des amis, notre groupe était constitué en 92/93. C’est nous qui diffusions des informations en dehors du pays, par exemple, nous en avons beaucoup fournies aux auteurs du livre « Notre Ami Ben Ali », et 90/00 des tracts distribués étaient notre œuvre, nous possédonsune vraie banque d’informations », a-t-il affirmé. A propos de la Révolution, il a expliqué que l’histoire nous enseigne qu’aucune n’a échoué et que la réussite requiert du temps tout simplement, ce qui veut direqu’il faut travailler et patienter. Ensuite, il est passé au sujet principal, celui de sa démission de l’Instance, et là, il a rappelé les conditions dans lesquelles cette dernière ainsi que celle d’Investigation ont vu le jour. C’était, comme tout le monde sait, dans le cadre des grandes concessions faites par Ben Ali qui, dans son dernier discours du 13 Janvier, a pris la décision de constituer ces instances, c’était une tentative désespérée de sa part de contenir la colère sociale qui a atteint son paroxysme. Le décret 7 du 13/02/2011 a donné forme légale à cette décision et Abdelfattah Amor était nommé président de l’Instance de Lutte contre la Corruption et la Malversation. Elle comprend un comité technique dont le champ d’action est l’avant 14 Janvier et un comité général, dont maître Mhedhebi fait partie, s’occupant de la corruption future survenue à partir de cette date. Leurs membres étaient nommés par le président.

Une documentation mal exploitée

Le 07 Février, l’avocat a publié sur les colonnes d’un journal local un article dans lequel il a fait la monographie de 114 personnes corrompues, cette liste qui était utilisée par la suite par l’Instance était en fait établie par le Collectif Indépendant de Lutte contre la Corruption, l’organisme qu’il préside. « Avec cette liste et le travail de dépouillement que nous entamons depuis vingt ans, nous avons placé la barre très haut », a-t-il précisé. Maître Mhedhebi n’a pas été engagé au départ par Amor, il a pris le train en marche. « J’ai pris part à trois séances et puis j’ai présenté ma démission, car les résultats étaient décevants, a-t-il expliqué. On traite les grands criminels comme Sakhr El Matri de la même manière que ceux de droit commun, c’est un pilleur qui a dévalisé le pays, l’exemple de la société « Ennakhl » est très éloquent à ce propos, jusqu’au jour d’aujourd’hui, il n’y a aucun procès à l’encontre de Belhassen Trabelsi, on juge Seriati pour 500 000 dinars qui auraient pu servir à des primes de rendement versés pour les agents et on se tait sur les crimes majeurs… Il est logique que la rue devienne un acteur principal devant une situation si douteuse. Le comité a mis la main sur un arsenal de documents au palais présidentiel, la chose n’a rien de surprenant quand on se rappelle que Ben Ali est un policier qui note et classe toutes les transactions qu’il concluait. Cette méthode policière du narcotrafiquant ainsi que les listes protocolaires établies par lui et sa femme qui permettent de déterminer la nature de rapports qu’ils entretenaient avec tous leurs partenaires nous ont conduits aux listes des avocats et juges collaborateurs du régime déchu et à celles de ses proches. Il était possible d’utiliser toute cette documentation dont s’est saisi l’Instance pour accélérer l’opération de lutte contre la corruption », a conclu maître Mhedhebi.

Les conditions d’une vraie démocratie

Concernant la transition démocratique, il a fait savoir qu’elle est boiteuse étant donné qu’elle n’embrasse que le domaine politique et néglige la sphère économique. « Liquider le RCD n’est pas suffisant, il faut faire de même avec ses agents et ses courtisans, tous ceux qui ont fait des fortunes colossales grâce à cette connivence et cette obédience. On pourrait leur appliquer le redressement fiscal, confisquer la grande part des biens qu’ils possèdent et l’injecter dans le trésor public en faisant gérer les sociétés, ces vaches à lait dont ils se sont accaparées, par des techniciens qualifiés au profit de la communauté nationale, et, pour remédier à la situation, on pourrait faire émerger de nouveaux hommes d’affaires. Comme vous le voyez, les solutions existent, mais c’est la volonté politique dans le domaine économique qui fait défaut. La présence de cette « mafiocratie » me laisse m’opposer avec opiniâtreté à la vente des biens saisis de la classe gouvernante déchue, car ce serait une aubaine pour ses ex alliés qui rafleraient tout, il faut s’en débarrasser avant de procéder à la cession de ces biens. Donc, pas de démocratie sans lutte contre la corruption, sans l’assainissement de l’économie », a assuré l’avocat démissionnaire. Pour illustrer cette vérité, il a cité l’exemple de Imed Trabelsi qui faisait travailler vingt cinq mafieux dans le secteur de l’importation illicite et qui sont toujours en place. Ces trafiquants qui assurent la relève ont intérêt à ce que Ben Ali ne revienne plus, d’après lui. « Chacun participe à la Révolution à sa manière y compris le RCD. Je parie que Imed et Belhassen Trabelsi, Sakhr El Matri et Ben Ali-qui en ont assez de porter le chapeau, d’être des boucs émissaires et de payer pour les autres-dévoileront, dans les jours qui viennent, le système de corruption », a souligné Mhedhbi.

Tant que les criminels ne sont pas jugés, il ne peut pas y avoir de réconciliation nationale, selon lui. Et l’exemple de l’Afrique du Sud qu’on ne cesse d’évoquer pour justifier l’impunité n’a rien à voir avec notre réalité, il faut arrêter de comparer l’incomparable et d’essayer de trouver une issue à des gens qui ont commis de graves forfaits à l’égard de tout un peuple. Le moyen pour apaiser l’atmosphère sociale et instaurer un climat de confiance entre les différents partenaires sociaux c’est de trouver des réponses à ces questions: avec qui se réconcilier? Jusqu’à quelle limite ? Quand ? L’accommodement reste du ressort des familles des martyrs et des organismes politiques, suivant les affirmations de l’avocat.

La purification de la magistrature

En évoquant le président de l’Instance, il s’est montré rationnel et incisif. « Personnellement, je ne mets pas en doute la bonne foi de Abdelfattah Amor et ce malgré son instrumentalisation par Ben Ali dans des projets malsains, notamment en matière des droits de l’homme et dans les réformes sur mesure de la constitution. Toutefois, j’estime, qu’en dépit de son honnêteté et sa grande compétence, il lui est très difficile de bien comprendre et de maîtriser comme il se doit la situation en raison des nombreuses années qu’il a passées à l’étranger, a noté maître Mhedhbi qui n’a pas manqué de critiquer son « lapsus » très révélateur Mercredi devant la Haute Instance. Sur un autre plan, je suis catégoriquement contre sa volonté de mettre en place une instance permanente de lutte contre la corruption et la malversation, le travail de celle qui est en exercice prendra fin le jour des élections de l’Assemblée Constituante, il faut donc respecter ce délai.D’ailleurs, je suis persuadé que les affaires qu’elle traite relèvent en fait des compétences du procureur général comme l’a judicieusement soutenu le groupe des 25 avocats. D’autre part, je tiens à préciser que la tâche au sein de ce type d’instance est trop risqué, on reçoit régulièrement des menaces. Dans plusieurs pays ayant connu des transitions telles que la nôtre, on a connu d’autres expériences, les instances pareilles étaient présidées par les porte-parole des gouvernements et les membres, choisis en dehors de ces derniers, étaient cagoulés en raison du risque de vie, la part de crédibilité a son pendant de danger, la transparence passe par l’incognito. »

Concernant la justice, maître Mhedhebi était clair, « pour redorer son blason, il est impératif que l’on procède à une purification de la magistrature, et à ce propos, je suis pour la tenue d’un congrès au niveau de l’Association qui malgré son passé militant n’est pas vraiment représentative, car il y a des centaines de nouveaux magistrats qui n’ont pas participé aux dernières élections. Je suis contre la justice transitionnelle et tous les tribunaux d’exception y compris les militaires surtout en temps de paix. Et pour permettre un meilleur fonctionnement de l’investigation judiciaire, je suggère l’exploitation des coups téléphoniques pour identifier les réseaux des mafieux. N’ont-ils pas placé sous écoute les appels de tout un peuple pour l’espionner, alors pourquoi n’utilisons-nous pas la même méthode pour une juste cause ? » a terminé maître Mhedhbi.

Source : « Le Temps » Le 31.08-2011

Lien : http://www.letemps.com.tn/article-58581.html

Le Net au service des partis politiques

 

L'Internet et les réseaux sociaux ont joué de toute évidence un rôle important dans la révolution tunisienne, en particulier, mais aussi dans toutes les révolutions arabes, suscitant toutefois des appels à la mise en place de garde-fous pour éviter les dérapages.
Conscients de l'impact de ces nouveaux outils d'information et de communication sur les internautes, notamment parmi les jeunes, les partis politiques se sont attelés à la réalisation des sites web et à l'ouverture des comptes sur les réseaux sociaux.
Le consultant en systèmes informatiques Mohamed-Ali Razgallah a conçu un média électronique après la révolution baptisé Fhimt.com dans lequel il a publié une cartographie établissant la présence des partis politiques sur le Net. On apprend que sur un total de plus de 100 partis, il existe 46 sites web, 92 pages Facebook, 14 comptes Twitter, 9 web TV's et 10 publications en ligne.
A travers ces canaux de communication recensés, les différents partis présentent leurs programmes, publient des informations sur leurs activités ainsi que sur le bureau exécutif, les membres et les différents bureaux régionaux.
L'objectif des partis, à moins de deux mois des élections cruciales de l'Assemblée nationale constituante, est d'être présent sur la Toile pour informer les internautes, faire connaître leurs programmes et promouvoir leur image.
Chaque parti tente à sa manière de convaincre le maximum de visiteurs pour adhérer à son groupe, et ce, par un simple clic sur «j'aime» ou «j'adhère».
Pour la première fois en Tunisie, une centaine de partis politiques s'engagent dans une course aux élections aussi bien sur le terrain que dans les médias et sur Internet.

Pour une compétition

En l'absence d'une loi qui interdit la diffusion des spots publicitaires à caractère politique dans les médias et sur Internet, les partis publient et diffusent sans aucune contrainte.
L'absence, également, d'une réglementation sur les ressources financières des partis fait qu'ils en font usage sans contrainte juridique.
Dans ce sens, le doyen de la faculté des Sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis, M. Fadhel Moussa, souligne que la compétition politique doit être à «armes égales». «Il convient d'interdire la diffusion des spots publicitaires des partis politiques qui ne peuvent qu'être contre-productifs», estime-t-il.
Cet appel soutenu par une grande partie de l'électorat a trouvé écho auprès de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) dont le président M. Kamel Jendoubi, a annoncé lundi, lors d'une rencontre avec les représentants des partis politiques, l'interdiction de la publicité politique à partir du 12 septembre 2011.
Pour le Doyen Fadhel Moussa, le citoyen qui est aujourd'hui confronté à une révolution médiatique «doit savoir faire la différence entre le vrai et le faux et ne pas tout prendre pour de l'argent comptant».
«L'Internet et les réseaux sociaux constituent un moyen de communication incontournable et la liberté de presse et d'expression sont garanties par la loi, mais il ne faut pas tomber dans la diffamation», souligne-t-il.
A noter qu'un projet de décret-loi sur les partis politiques a été adopté par la Haute Instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique au début du mois d'août et n'a pas encore été approuvé par le gouvernement.
Un autre projet de décret-loi sur la liberté de la communication audiovisuelle qui devra interdire la publicité politique est également en gestation.

Source : « La Presse » Le 31-08-2011

Lien : http://www.lapresse.tn/30082011/35908/le-net-au-service-des-partis-politiques.html

À Paris, l’aide d’urgence aux immigrés tunisiens s'achève
 
Face à l’afflux de Tunisiens sans papiers à Paris après la chute de Ben Ali en janvier, la mairie de la ville avait voté une aide d’urgence. Ce dispositif qui prend fin mercredi, laisse plusieurs dizaines de personnes en situation de précarité.
 
Par Gaëlle LE ROUX (texte)
 
Le dispositif d’aide d’urgence aux migrants tunisiens à Paris arrive à terme mercredi. Mis en place au mois d’avril par la mairie, au moment où des centaines de Tunisiens en situation irrégulière affluaient vers la capitale française, ce dispositif visait à leur offrir un hébergement, de la nourriture ainsi qu’une assistance médicale, juridique et administrative.
"Depuis avril, nous avons débloqué 1 425 000 euros en trois fois pour venir en aide aux migrants tunisiens", explique Pascale Boistard, adjointe chargée de l’intégration et des étrangers non-communautaires à la mairie de Paris. "Nous avons trouvé 300 places en hébergement d’urgence, accompagné les associations caritatives mobilisées à leurs côtés, effectué des maraudes…", énumère-t-elle.
Un millier de Tunisiens sont venus à Paris
En janvier dernier, dans la confusion qui a suivi la chute de Zine el-Abidine Ben Ali après 23 ans au pouvoir, les candidats à l’immigration clandestine – principalement de jeunes hommes originaires des régions pauvres du sud du pays – se sont rués sur les bateaux pour rejoindre l’île italienne de Lampedusa, porte d’entrée de l’éden européen. En ligne de mire : la France.
Près de mille Tunisiens ont afflué vers la capitale française. À leur arrivée, le paradis tant espéré n'est pas au rendez-vous. Les autorités françaises ne leur ont pas déroulé le tapis rouge, bien au contraire.
 
 
Venus chercher du travail, persuadés de gagner rapidement de l’argent, ils affrontent le froid et la faim. Nombre d’entre eux dorment dans des parcs, s'alimentent grâce au soutien d’associations humanitaires. Face à la gravité de la situation, le conseil municipal de Paris vote, le 26 avril, une aide d’urgence.
Quatre mois après sa mise en place, la ville de Paris met fin à ce dispositif afin de préparer un plan hivernal consistant à trouver des places en hébergement d’urgence accessibles à tous les sans domicile fixe, Tunisiens ou non. "Cette année, nous devons gérer avec un quart de places en hébergement d’urgence en moins alloué par l’État", explique-t-elle, dans un soupir, avant d’ajouter : "le dispositif d’aide aux Tunisiens voté par la mairie était un plan d’urgence, il n’était pas destiné à durer. Il a été prolongé à deux reprises mais nous ne pouvons pas aller plus loin. On a tout assumé financièrement, on a été abandonné par l’État. La seule présence dont l’État a su faire preuve, ce sont les arrestations et les opérations d’évacuation".
Aide au retour
Le plan d’urgence a permis d’éviter le pire. Sur le millier de Tunisiens sans toit et sans papiers qui erraient dans les rues de Paris au printemps, la plupart ont trouvé refuge dans leurs familles ou dans des structures associatives. Certains d'entre eux – mineurs, malades ou en passe d’obtenir un contrat de travail – pourront continuer à bénéficier d’un accompagnement et d’une aide. Cependant, selon la mairie de Paris, environ 80 Tunisiens arrivés au Printemps s’apprêtent à vivre dans des conditions difficiles. "Ceux-là vont faire l’expérience de la précarité", prédit Pierre Henry, directeur général de l’association France terre d’asile.
Pour ces Tunisiens, reste l’option du retour volontaire. L’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) offre aux migrants souhaitant regagner leur pays un billet d’avion ainsi qu’une enveloppe de 300 euros au titre de l’aide humanitaire au retour. "Beaucoup d’entre eux souhaiteraient rentrer, mais pas à n’importe quel prix, estime Cyril Vanier, journaliste pour FRANCE 24, auteur d’un reportage consacré aux migrants tunisiens en juillet dernier. Il a fallu qu’ils paient en moyenne mille euros aux passeurs pour arriver à Lampedusa. Beaucoup se sont endettés pour partir. Il faut rembourser cette dette. C’est la raison pour laquelle un certain nombre de gens qui souhaitent rentrer en Tunisie ne prennent pas l’offre de l’OFII".
Lors de sa dernière délibération, en juillet, le conseil municipal de Paris a une nouvelle fois débloqué des fonds visant à compléter l’aide au retour volontaire. "Une aide supplémentaire de 700 euros, au titre de l’aide à l’insertion, est accordée par la mairie de Paris aux Tunisiens hébergés à Paris et qui ont obtenu l’aide au retour de l’OFII, explique Pascale Boistard. Nous ne pouvons pas faire profiter de cela aux non-Parisiens, cela sortirait des compétences de la municipalité". Pour l’heure, environ 70 personnes ont bénéficié de cette aide au retour. D’autres devraient suivre car d'après l’élue : "Le montant débloqué par la mairie de Paris permet d’aider encore une trentaine de Tunisiens à retourner dans leur pays".
 
 
(Source: “France24” le 30 aout 2011)
http://www.france24.com/fr/20110830-france-immigration-revolution-tunisienne-migrants-aide-mairie-paris-fin-hebergement-urgence-precarite
Yalla Peace: Emotion and the Arab Spring

Now might be a good time to recognize the truth of the Arab pro-democracy transitions and reach out to them in solidarity.

Talkbacks ()

Dictators are going down like dominos in the Middle East, but I wonder if Israelis see the real significance. Described as “pro-democracy” movements, the changes have swept through Tunisia, Egypt, Yemen and Libya. No Arab country is immune. Syria could be next. Maybe Saudi Arabia, the Emirates or even Jordan.

And maybe even Israel.

Will the old Arab dictatorships be replaced by democracies, or will they just give way to new dictatorships?

Israelis have a habit of accepting the status quo, sometimes burying their heads in the sand when it comes to making tough choices with the Arabs. It seems they can live with the occupation forever.

To achieve democracy, the Arabs are in for a tough fight. But the Israelis are not off the hook, either. Israel can’t remain disengaged from the powerful dynamics sweeping around it. It can’t continue to avoid the need to act. Israel says it wants to be part of the Middle East. So it should act like it and take some responsibility.

Israelis can say the Arab Spring is the result of Arabs wanting freedom. But the truth is that Israel has made it easy for Arab dictatorships to exist. Yes, by rejecting peace with the Palestinians, Israel gave the dictators an excuse to survive for many years.

I’m not blaming Israel for the brutality of the Arab regimes, but Israel can’t pretend it hasn’t been part of the cause.

Why did the Arab people tolerate their dictatorships for so long? Tunisia under Zine El Abidine Ben Ali for 24 years. Egypt under Husni Mubarak for 30 years. Libya under Moamar Gadhafi for 42 years. Syria under Bashar al-Assad for 11 years and counting. Why do they tolerate oppression in “western-allied” Arab countries like Jordan, Saudi Arabia and the Emirates?

The Arab Spring wasn’t a strategy developed by some genius to change the Arab World. The Arab Spring was ignited in Tunisia by an unemployed Arab who couldn’t find a job and set himself on fire in protest.

He didn’t do it because of the Tunisian dictatorship, although that is how it’s being portrayed. Tunisia was the least oppressive of Arab nations. The toleration of oppression by dictators was widespread, the result of a combination of factors, from the power of the public’s emotions to their anger at Israel.

It was easy for Arabs to tolerate dictatorships with their brutality, lack of free speech, absence of free elections and oppression; they were given Israel to bash.

Israelis must ask themselves the hard question: Why is it that the Arabs were always so militant against them, to the point of sacrificing their own lives in suicide violence, while tolerating the brutality of their own existence?

Even the Palestinians who live in Israel as citizens or as the “occupied” have gone along with the status quo, engaging in symbolic protests such as refusing to buy products from Israeli settlements, yet serving as the workers who build the hated “wall.”

Arabs are a very emotional people. What unified the Arab Spring? Was it a desire for democracy, as many claim, or was it really frustration with their own circumstances?

When we speak of the Arab Spring, we must ask the unsettling question: When all the dictators are gone, what will take their place?

The protesters were united not so much by their love of democracy as by their hatred of their dictators. In Egypt, the unity that brought people together to oust Mubarak is now crumbling. In Libya, the unity of the various factions will be put to its first real test when Gadhafi is really gone. Will the rebels stay together, or will they turn on each other?

Is the fight for freedom the unifying factor, or the emotion? Are Arabs coming together on the basis of a principle that their nations deserve democracy? Or is it just another situation where collective hatred of “something” gives the appearance of unity?

Arab emotion is a powerful force. It led them to stand against Israeli domination of Palestine for 63 years, and there is little to show it will dissipate. It has allowed the Arabs to close their minds to their own oppressive governments.

If the Arab Spring has demonstrated anything, it is that Arab emotion can topple governments – Arab and Israeli. Israel is in the midst of its own public outcry, with protesters focused on improving economic circumstances. Now might be a good time to recognize the truth of the Arab pro-democracy transitions and reach out to them in solidarity.

Israelis should engage the Arab Spring, not as an antagonist that occupies another people, but as a nation that seeks fraternity in the Middle East, ushering in a Palestinian nation and removing the emotional tinder that can easily ignite in Israel, too.

The writer is an award-winning columnist and Palestinian activist.

Source: “Jerusalem Post” Le 31-08-2011

Lien: http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=236042