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الإثنين, 30 تشرين2/نوفمبر -0001 00:00

30avril03

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Un effort quotidien pour une information de qualité sur notre pays, la Tunisie.

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TUNISNEWS
3ème année, N° 1076 du 30.04.2003
 archives : www.tunisnews.net
LES TITRES DE CE JOUR:
 

Béchir Ferchchi est en liberté
Association des Jeunes Tunisiens au Canada: Assassinat  en Tunisie d’un internaute soupçonné d’entretenir des liens avec l’opposition.
Asociación Internacional de Sostén de los Presos Políticos : Muerte sospecha de del joven Maher Osmani séguido a su detención
Tayyeb Sammati: Je rejette la violence - Je me porte candidat à la Présidence
Reuters: Immigration - Sarkozy défend "un texte ferme mais juste"
Nouvelles de Tunisie: Selon la Banque Centrale de Tunisie - L'économie natioanle résiste aux chocs externs
The Economist: Tunisia: Manufacturing
JA/L’Intelligent: Ce que dit le droit tunisien
AP: Nicolas Sarkozy déclare la guerre à l'immigration clandestine
AP: L'immigration en chiffres
AFP: Immigration en France: le gouvernement serre la vis!
JA/L’Intelligent: Tunis se transforme peu à peu en une métropole moderne
Le Monde: L'amertume des intellectuels arabes
AFP: Mondial-2010 - L'Afrique du Sud lance sa campagne
قدس برس: تونس: حزب معارض يتهم الحكومة بالمشاركة سرا في الحرب ضد العراق
قدس برس: آثار قاسية لغزو العراق على المجتمع التونسي
أخبار تونس : الرئيس زين العابدين بن علي يستقبل رئيس جامعة انكونا الإيطالية
 الطاهر التونسي: جمــيــل عــــربــــه
توفيق المديني : خصخصة النفط العراقي
القدس العربي : صدام للعراقيين: لم ينتصروا عليكم الا بالخيانة
القنـاة: مصادر كويتية: خطط أمريكية لضم الكويت للعراق
"النهار: ضـد أنـظـمـة الاســتـبـداد وضـد العـولمـة المـتـوحـشـة
القدس العربي : مؤتمر لاحزاب مغاربية بطنجة يشدد علي الوحدة وفاء للرواد ويدعو للتمسك بالديمقراطية
 Bonne nouvelle
Béchir Ferchchi est en liberté
 
Informations fournies à TUNISNEWS par M. Abdelwahab Al Hani

Il vient d'être autorisé à entrer sur le sol français en faveur de l'asile douze jours après son arrivée à l'aérport parisien de Roissy-Charles De Gaulle. Merci à nos valeurux militants, Mondher Sfar, Luiza Toscane, Mourad Le Terrible et les anonymes qui ont donné l'alerte et suivi le dossier.
Bienvenue Béchir, sur le long chemin de la liberté et de la dignité des tunisiens et de la patrie. L'assassinat de Maher Osmani ne doit rester dans le silence et l'impunité.
Que la lutte continue
Aéroport Charle De Gaulle, le 30 avril 2003
Abdel Wahab Hani
 
Informations fournies à TUNISNEWS par M. Mondher Sfar
Chers amis, une bonne nouvelle : ce soir, il y a à peine un quart d'heure  Béchir Ferchichi a été autorisé à accéder sur le territoire français pour qu'il puisse demander l'asile politique. C'est un soulagement pour tous ceux qui se sont investis dans la mobilisation qui a conduit à cet heureux dénouement.
Notre joie reste mélangée à beaucoup d'amertume et de tristesse. Maher Osmani, lui, reste dans nos mémoires, en tant qu'un exemple remarquable de ce que la jeunesse tunisienne peut etre capable de générosité de coeur et de sensibilité pour le sort de nos compatriotes. Cette générosité, Maher l'a payée de sa vie. Ce crime perpétré par les Ben Ali sera un jour payé lourdement et de façon exemplaire. La justice est deja en marche.
Mondher Sfar
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 Association des Jeunes Tunisiens au Canada
Tel : 1 (514) 302 9560
www.ajtc.org
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Voila la nouvelle du bloc info.  De Radio Centre-ville (Montréal), diffusé à 16h00, mardi le 29 avril 2003 par le voie de monsieur Jean - Basile Tassé
 
Cordialement
Mehrez Drandi
Responsable des relations générales
 
 

Assassinat  en Tunisie d’un internaute soupçonné d’entretenir des liens avec l’opposition.
 

Le corps  de  Maher Osmani  a été ramené récemment  au domicile familial  sous une forte escorte  policière. Sous le choc, la famille   n’avait même pas  été informée de son arrestation et  n’aurait pas été  autorisée non plus  à  voir le  corps, à l’exception  du visage. Ensuite,  ce sont également  les  policiers qui  ont pris en charge  l’enterrement.
 
Deux  jours auparavant,  Maher Osmani  était  pourtant bien en vie quand on  l’a  amené  dans les  locaux de la police politique tunisienne. 
 
Selon le Collectif de la communauté tunisienne en  Europe,  il a  été arrêté  après qu’on l’ait repéré  sur un site internet   qui est  accusé par les autorités  de s’occuper du financement de  certains  partis  politiques illégaux.
 
Il aurait aussi  été ciblé  intentionnellement  pour  ses contacts  avec le réfugié  politique  Béchir Ferchichi qui  a fui récemment  la Tunisie et qui  se  trouverait  possiblement  en ce moment  dans la zone  internationale d’un aéroport  parisien  pour  demander  l’asile politique. 
 
Le Collectif de la communauté  tunisienne en Europe, qui possède un bureau à Paris, accuse les autorités  tunisiennes et sa police politique  d’avoir infligé de mauvais traitements  à Maher Osmani  qui n’avait  pourtant  de relation avec aucun  courant  politique  en Tunisie,  selon l’Association internationale  de Soutien aux  prisonniers  politiques.
 
Par ailleurs, le Collectif de la communauté tunisienne en Europe s’inquiète présentement  du sort  de Béchir Ferchichi,  qui   se trouvait  aux dernières nouvelles dans une zone internationale d’un aéroport  parisien  et  qui  est  menacé  de mort -- selon l’organisme -- si la France le retourne  en
Tunisie.   
 

Asociación Internacional de Sostén de los Presos Políticos

Muerte sospecha de del joven Maher Osmani séguido a su detención
 

Tunis, el 27 abril 2003


El AISPP viene de aprender la defunción del joven Maher Ben Abdelaziz Ben Béchir Osmani, en condiciónes sospechas de séguido a su arresto y su detención al secreto, por sus
actividades en la red de  Internet y su acceso a ciertos parajes independientes e prohibidos en Túnez.


El difunto nació en 1976 a Annaba, soltero, de nacionalidad tunecina. Ha perseguido sus estudios generales hasta el Bachillerato, antes de integrar el mercado laboral, como Funcionario al Servicio de las Comunicaciónes Internacionales (N° 1717), de Tunisie Télécom. Apasionado de Internet, dominaba sus diferentes técnicas. Vivía independientemente de sus padres y no dejaba apenas un grupo de jovenes, con que compartia los mismos centros de interés y que no tenían relación con ningún corriente político o religioso.

Nadie no conoce su suerte, a la excepción del refugiado político tunecino, el joven Béchir
Ferchichi, quién se ha fugado para la Francia, el 18 abril. Se encuentra en la zona internacional de un Aeropuerto parisiense, esperando el tratamiento de su demanda de asilo político en Francia. Béchir afirma que su contacto último con el difunto entona a menos de tres días antes de su huida del país.

Las noticias recogidas, directamente, al lado de unos de los miembros de la familia del difunto, indican qué la familia no ha sido informada de su detención, ni de las razónes de su interpelación. La familia no es , tampoco , enterado  , a este día, de un cualquier negocio o procedimiento judicial concerniendole.

El difunto ha sido enterrado al cementerio de la afueras de Ksar Essaïd, no lejos de la residencia de sus padres al Bardo. Después que la despojo mortal fue vuelta a traer al domicilio familiar, debajo una presencia muy fuerte policiaca. La familia no ha sido autorizada ver el cuerpo en fuera de una mirada última en el rostro, debajo el ojo de agentes del orden en paisano. Estos últimos luego le han traído al sitio dónde fue amortajado, en la estupefacción más grande y el más grande asombro de los que le han conocido.

El AISPP pone delante de sus responsabilidades, las autoridades policiacas y judiciales. Llama hacer surgir la verdad completa y a perseguir todas las irregularidades que han amanchado este deceso. Los responsables de estas maniobras, así que todos el que han querido disfrazar las pruebas, deben ser perseguidos en justicia.
 
Para el AISPP,
El Presidente, Me Mohamed Nouri
Y por ínterin, Mokhtar Yahyaoui



(Traduit du français, par M Jaouadi, de l'Association des Jeunes Tunisiens au Canada. Contact AISPP, Mokhtar Yahyaoui, magistrat tunisien: Tél: +216-98 342 231, E-mail: عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.)
 
 
 
Je rejette la violence
Je me porte candidat à la Présidence

 
 

Tayyeb Sammati
Cité La Renaissance, Immeuble B
2050 Boukornine
Tél: 71 438 919
 
 
Chers respectables Maîtres
 
Objet: Confirmation de mon entrée en grève de la faim
 
Après le salut et le repsect,
 
Je vous avais fais part, précédemment de ma décision de mener une grève de la faim, le mercredi 30 avril 2003, à partir de neuf heures du matin, devant l'entrée principale de la Chambre des Députés au Bardo. Je réclmae l'amendement de l'Article 40 de la Constitution, ainsi que le dépôt de ma candidature pour les élections présidentielles de 2004.
 
Je veux vous informer que je suis toujours à mon engagement. Et je serais au rendez-vous Inchallah.
 
Le pouvoir policier va, sans doute, me mettre en prison, me coller les pires des accusations et je serais condamné à des dizaines d'années. Je prierai tout Maître, qui veut bien prendre ma défense, de maintenir ma revendication personnelle d'amender la Constitution et de présenter ma candiadture. Je lui demanderai de ne pas ammoindrir la valeur de ce que je revendique, pour une éventuelle réduction des peines.
 
Je ne suis pas mieux que Messieurs des prisonniers d'opinion qui croupissent dans leurs géoles depuis des dizaines d'années.
 
Veuillez agréer, nobles Messieurs, mes respects
 
 
Et Salem
 
 
(*) Article 40 ( (Modifié par la loi constitutionnelle n° 88-88 du 25 juillet 1988 et par la loi constitutionnelle n° 2002-51 du 1er juin 2002):

” Peut se porter candidat à la Présidence de la République tout tunisien, jouissant exclusivement de la nationalité tunisienne, de religion musulmane, de père, de mère, de grands-pères paternel et maternel tunisiens, demeurés tous de nationalité tunisienne sans discontinuité.
" En outre, le candidat doit être, le jour de dépôt de sa candidature, âgé de quarante ans au moins et de soixante quinze ans au plus et jouir de tous ses droits civils et politiques.

Le candidat est présenté par un nombre de membres de la Chambre des députés et de présidents de municipalités conformément aux modalités et conditions fixées par la loi électorale.

La candidature est enregistrée sur un registre spécial tenu par le Conseil constitutionnel.

Le Conseil constitutionnel statue sur la validité des candidatures, proclame le résultat des élections et se prononce sur les requêtes qui lui sont présentées à ce sujet, conformément aux dispositions de la loi électorale ".
 
Nota Bene:
 
Cet article va faire encore l'objet d'un nouvel amendement dit "dérogatoire". Fouaad Mobazaâ, le président de la Chambre des députés de Ben Ali, a réuni une Commission dite "spéciale" qui "penche" sur le dossier. elle penche toujours…
 
L'acte citoyen du Hammam-Lifois Tayyeb Sammati rend compte du malaise populaire face au verrouillage des institutions de la République et du blocage de toute alternance pacifique au pouvoir.
 
A W Hani
 
 
 
طالب بمحاكمة بوش وبلير وقادة جيشيهما كمجرمي حرب
تونس: حزب معارض يتهم الحكومة بالمشاركة سرا في الحرب ضد العراق
 
باريس - خدمة قدس برس

اتهم حزب العمال الشيوعي التونسي حكومة بلاده بالمشاركة في غزو العراق بصورة سرية. وقال الحزب المحظور في افتتاحية صحيفة /صوت الشعب/، التي يصدرها، إن تونس كانت من بين خمس عشرة دولة شاركت في غزو العراق سرّاً. وكان كولن باول وزير الخارجية الأمريكي تحدث في بداية الحرب عن مشاركة عدد من دول العالم في "التحالف"، وقال إن هناك دولا طلبت عدم ذكر أسمائها، خوفا من ردود فعل شعوبها.
وجاء في افتتاحية /صوت الشعب/ أن النظام التونسي "امتنع عن إدانة مرتكبي هذا العدوان أي الولايات المتحدة وبريطانيا، وامتنع عن القيام بأي مبادرة للمطالبة بإيقافه، ولتقديم العون والمساعدة للشعب العراقي".
وأضافت الصحيفة، التي تسنى لوكالة "قدس برس" الاطلاع عليها، أن النظام واجه التحركات الشعبية عن طريق القمع الوحشي، ولم يسمح، مجبرا، إلا بعدد محدود من المسيرات في بعض الجهات، خوفا من انفلات الوضع من بين يديه، ولا يزال بوليس (الرئيس التونسي زين العابدين) بن علي إلى اليوم يحاصر لجان مساندة العراق"، حسب تعبير الصحيفة.
وقالت إن سلوك النظام الحاكم في تونس يعتبر كافيا لتأكيد حقيقة مشاركته في العدوان، مستندة إلى ما نقلته الصحيفة الفرنسية /لوكنار أنشيني/ (البطة المقيدة) يوم 9 نيسان (أبريل) 2003، عندما قالت إن تونس هي واحدة من الدول الــ 15، التي أشار إليها وزير الخارجية الأمريكي باعتبارها تؤيد حرب الولايات المتحدة على العراق، ولا ترغب في كشف أسماءها، خوفا من ردّ فعل شعوبها.
وقال حزب العمال الشيوعي التونسي "إن السلطات لم تبادر بتكذيب الخبر أو الاحتجاج على الصحيفة التي نشرته، وهو ما يرفع كل لبس بشأن هذا التواطؤ"، حسب قول الصحيفة.
واتهم الحزب، الذي يوصف بالراديكالية، وكان زعيمه حمة الهمامي في السجن قبل شهور، نظام الرئيس ابن علي بالدكتاتورية وعدم الاستناد إلى أي شرعية شعبية.
وقال إنه "نظام يعيش بالدعم الخارجي السياسي والاقتصادي والأمني والعسكري". وأضاف "بقدر ما يفتضح وينعزل عن الشعب، وتتفاقم أزمته، يزداد ارتماءً في أحضان الإمبريالية، وعلى رأسها الولايات المتحدة الأمريكية، التي يرتهن بدعمها بقاء معظم الرؤساء والملوك العرب في كراسيهم".
وطالب الحزب في صحيفته السرية بدعم المقاومة الوطنية العراقية ضدّ الاحتلال الأمريكي والبريطاني، من أجل استقلال العراق، وحق شعبه في تقرير المصير، واختيار النظام السياسي الذي يريد. كما طالب بمقاطعة البضائع وكافة الخدمات الأمريكية والبريطانية، والعمل مع القوى المناهضة للحرب في العالم، من أجل إحالة الرئيس الأمريكي جورج بوش، ورئيس الوزراء البريطاني طوني بلير، وقادة العدوان العسكريين على المحكمة الجنائية الدولية، باعتبارهم مجرمي حرب.
وحمّل الحزب الأنظمة العربية مسؤولية الهزيمة قائلا "إن معضلة الشعوب العربية هي في أنظمة حكمها. فهذه الأنظمة هي التي أوصلت اليوم الوطن العربي إلى الحضيض".
وأضاف "إن اللوحة قاتمة من كافة الجوانب.. سبعة أقطار (بلدان الخليج كافة) واقعة تحت الاحتلال المباشر، وثلاثة أقطار (مصر والأردن واليمن) في وضع شبه مستعمرات، وبلدان تواجهها حروب أهلية (السودان والجزائر)، وبقية البلدان تواجه أزمات ومشكلات داخلية، تدفعها إلى مزيد الارتماء في أحضان الإمبريالية (تونس والمغرب)، وليبيا ترزح تحت الحصار الإمبريالي منذ مطلع التسعينيات، ونظامها يتخبط في عزلة كبيرة".
وأكد الحزب أن الوطن العربي هو المنطقة الأكثر تخلفا في العالم، على كافة المستويات، فهو الأكثر تخلفا اقتصاديا، مقارنة بما يملكه من ثروات، وهو الأكثر تخلفا اجتماعيا، إذ تكفي الإشارة إلى أنه المنطقة الوحيدة أو تكاد، التي لا تزال فيها النساء لا يتمتعن، في معظم الأقطار بحقوقهن الأساسية، وهو الأكثر تخلفا سياسيا، إذ أنه يأوي أكبر عدد من الدكتاتوريات الملكية والجمهورية، التي لا تزال قائمة في العالم اليوم، وهو من المناطق الأكثر تخلفا من الناحية الثقافية (نسبة الأمية، عدد المدارس والجامعات، وعدد مراكز البحث).
وتسائل الحزب هل يمكن لوضع كهذا أن لا يغذي أطماع الكواسر الإمبريالية؟ وقال "لقد آن الأوان، وقد وصل الوطن العربي إلى الدرك الأسفل، أن تأخذ شعوبه مصيرها بيديها، وأن تدشن مرحلة جديدة من تاريخها"، بحسب قول الصحيفة الناطقة بلسان حزب العمال الشيوعي التونسي.

 (المصدر: قدس برس يوم 30 أفريل 2003)
 
آثار قاسية لغزو العراق على المجتمع التونسي
مواطنون توفوا حسرة وآخرون انتحروا ولم يتحملوا رؤية الغزاة في عاصمة الرشيد

تونس - خدمة قدس برس
(محمد فوراتي)
تسببت النهاية السريعة والمفاجئة للحرب على  العراق في موت عدد من التونسيين والتونسيات، بصورة تعكس التأثر الكبير الذي صاحب هذه النهاية المدوية للحرب. فقد سجلت المستشفيات حالات وفاة مفاجأة، وساد الاعتقاد بأنها حصلت على الأقل بنسبة كبيرة نتيجة الوضع الذي عاشه العراق طوال عشرين يوما من قصف وتدمير.
ففي حمام الأنف، ضواحي العاصمة التونسية، توفيت سيدة في الأربعين من العمر في ظروف غامضة، وذلك إثر سكتة قلبية. ويقول جيران هذه السيدة في الحي الذي تقطنه إنها كانت تبدي اهتماما شديدا وتأثرا بالغا بما كان يحصل في العراق. كما أنها دخلت في حالة من العزلة ومقاطعة الأخبار منذ يوم الأربعاء التاسع من نيسان (أبريل) الجاري، يوم سقوط العاصمة العراقية بغداد، حتى فوجئت بها عائلتها ذات يوم جثة هامدة.
وفي حي آخر في ضواحي العاصمة، توفي العمّ محمود، وهو شيخ في السبعين من العمر، يوم سقوط بغداد، وهو بصدد مشاهدة عملية الإطاحة بتمثال الرئيس العراقي صدام حسين في ساحة الفردوس. ويقول أبناء العم محمود إن الأخبار شدته بصورة دائمة في الأيام الأخيرة للحرب، وأنه تأثر كثيرا بنهايتها، حتى فارق الحياة، إثر سكتة قلبية مفاجئة.
وسجلت مدينة "أم العرائس" بالجنوب الغربي التونسي (نحو 500 كلم جنوب العاصمة تونس)، حيث ينتشر التيار العروبي والوطني بقوة، حادثة مؤلمة، تمثلت في إقدام فتاة في الثلاثين من عمرها على الانتحار شنقا، داخل بيت الاستحمام، بعد أن قضت عدة أيام في متابعة أخبار الحرب على العراق، من دون انقطاع.
ووصلت أنباء أخرى طوال الأسبوع الماضي عن أربع حالات انتحار سجلت في ظروف غامضة، دون أن تكون للضحايا أي دوافع، مهما كان نوعها. ففي مدينة "باجة" شمال غرب العاصمة، انتحر شاب حرقا، بعد أن أضرم النار في جسده لأسباب غير واضحة.
وفي مدينة "جندوبة" القريبة منها، انتحر شاب آخر بواسطة بندقية صيد، دون أن يترك وراءه ما يساعد على معرفة الأسباب. وفي منطقة "الحفصية" وسط العاصمة، أقدم تاجر معروف بحسن سلوكه على الانتحار شنقا داخل متجره، رغم أنه لم يكن يعاني من أي أزمة قد تجعله ينتحر. وفي منطقة "بنعروس" القريبة من العاصمة، توفي شاب في ظروف غامضة، بعد أن شنق نفسه داخل غرفته.
وهذه الحالات من الانتحار والموت المفاجئ بما أنها حصلت دون أسباب واضحة، ومباشرة بعد سقوط بغداد، وهو الأمر الذي اعتبره الكثير أمرا مهينا جدا، فقد ذهب العديد من علماء النفس والملاحظين إلى أن لها علاقة بحالة الإحباط الشديد، التي سادت الشارع العربي بعد يوم التاسع من نيسان (أبريل) 2003، يوم سقوط العاصمة العراقية بغداد.
وقال أخصائيون في علم النفس إن الشعوب العربية اعتقدت أن الحرب الأخيرة على العراق ستكون فرصة هامة لإخراج العرب من وهدة الضعف والهزائم، التي عانوا منها كثيرا في السابق، وخاصة ممن عايشوا نكبتي 1948 و1967.
ويقول الأخصائيون إن هذا النوع من التفكير في النصر أبعد الناس عن الواقع الحقيقي، وجعلهم يعيشون "أحلام اليقظة". وربما ساهم في هذا الشعور، الأخبار التي وصلت في الأيام الأولى للحرب عن المقاومة الشرسة في أم قصر والفاو والناصرية. ولذلك فإن هذا النوع من الناس رفض تقبل الهزيمة، ولم يقبل سقوط بغداد، الأمر الذي انعكس سلبا على صحته البدنية والنفسية.
وبخلاف ذلك علّق مؤرخ تونسي على هذه الظاهرة بالقول إن أمة تجمع بينها روابط قوية لهذا الحد، مما يجعل بالبعض من أبنائها يموت كمدا، لما أصاب أخاه من ضرّ، هي أمة لا يمكن أن تموت، ولا يمكن أن تستمر السيطرة الخارجية عليها إلى الأبد، مشددا على أن التاريخ القديم والحديث يكشف أن الأمم تعتريها حالات من السقوط والوهدة والتراجع والضعف، لكنها تخرج منها كلما توفر لديها إرادة الحياة، وجمعت بين أبنائها عرى التضامن وأواصر الوحدة، وتميزت بالعمل الجاد والرصين، من أجل الخروج من حالة الضعف والتراجع
 
(المصدر: قدس برس يوم 30 أفريل 2003)
 
 
كالعادة .. يبيعون القرد .. ويضحكون على مُشتريه!!

الرئيس زين العابدين بن علي يستقبل رئيس جامعة انكونا الإيطالية

" لقد كان لجامعة أنكونا فخر المبادرة بإسناد الرئيس زين العابدين بن علي الدكتوراه الشرفية في الاقتصاد السياسي وحققت الجامعة بذلك السبق في إبراز وتثمين هذه التجربة المتفردة التي لاقت تقدير المؤسسات الدولية المختصة"
 
استقبل الرئيس زين العابدين بن علي الأستاذ ماركو باشتي رئيس جامعة انكونا الإيطالية الذي عبر عن بالغ تشرفه بالقيام بهذه الزيارة الى رئيس الدولة تأكيدا لتقديره الشخصي لسيادته ولما حققه لتونس من رقي وازدهار.
و أضاف أنها كانت مناسبة للتأكيد على الأهمية التي يوليها الجانب الإيطالي للنظام الجامعي بتونس والعزم الذي يحدوه على التعاون بين البلدين في المجالات العلمية .
كما بين انه أعرب لرئيس الدولة عن إكباره لنجاحه الباهر في تحقيق النماء لتونس بشهادة المؤسسات المالية والاقتصادية العالمية ..
وقال السيد ماركو باشتي في هذا الصدد " لقد كان لجامعة أنكونا فخر المبادرة بإسناد الرئيس زين العابدين بن علي الدكتوراه الشرفية في الاقتصاد السياسي باعتباره رجل البناء والتشييد الذي جعل من تونس بلدا متقدما على المستوى التنموي وحققت الجامعة بذلك السبق في إبراز وتثمين هذه التجربة المتفردة التي لاقت تقدير المؤسسات الدولية المختصة" .
 
(المصدر: موقع أخبار تونس الرسمي بتاريخ 29 أفريل 2003)
 

FLASH INFOS

 

 

Secousse tellurique à Tunis
AFP, le 29.04.03 à 19h28
Une secousse tellurique d'une magnitude de 3,5 degrés sur l'échelle de Richter a été enregistrée mardi, au Bardo (10 km au nord-ouest de Tunis), a annoncé l'Office national de la météorologie de Tunisie.
La secousse a eu lieu à 16H13 locales (15H13 GMT) et a été ressentie par les habitants de la capitale et ses banlieues, provoquant un début de panique parmi la population.
De nombreux employés ont quitté leurs bureaux situés dans les immeubles et bâtiments au centre de la capitale, pour descendre dans la grande avenue centrale de Tunis, craignant une deuxième secousse, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Un mouvement de panique a été également enregistré dans les souks de la médina de Tunis.
Aucune victime ni dégâts n'étaient signalés en début de soirée.
 
AFP
 
 Une société d'assistance aux insuffisants respiratoires
Les Chebbi, non pas ceux originaires du Jérid, mais ceux du village côtier «Ecchaba» du gouvernorat de Mahdia ont la particularité de sortir des sentiers battus, en matière intellectuelle, sociale et économique. Ce dernier domaine a valu à la localité portuaire des satisfactions notables à travers la réussite de ses enfants dans la transformation et l'exportation des produits de la pêche. Mais les «Chebbi» ne se sont pas contentés de cela, ils innovent. II est vrai qu'ils comptent dans leurs rangs de grands noms des sciences exactes en Tunisie. La dernière «trouvaille» de l'un d'entre eux, M. Slama Belaïba, est la création d'une société d'assistance médico-technique à domicile aux insuffisants respiratoires. Voilà une activité innovatrice dans un créneau très utile. M. Belaïba, n'a pas lésiné sur les moyens pour investir et bien investir. Il a créé pour cela une société anonyme dotée d'un capital de 200.000 dinars au nom bien recherché et très opportun «SADIR» (Société d'Assistance et de Distribution pour les Insuffisants Respiratoires) qui rime bien avec la version arabe du mot poitrine.
 
(Source : Le Quotidien du 30 avril 2003, d’après le portail Babelweb)
 
De nouveaux encouragements tarifaires au profit des Tunisiens à l’étranger
La CTN offre de nouvelles réductions sur les tarifs au profit des familles, des personnes âgées et des étudiants résidant à l'étranger. Le " tarif famille", institué en 1999 et valable en haute saison, couvre désormais 5 membres d'une famille. Sa validité s'étendra jusqu'à quatre mois au lieu de trois mois seulement au cours des années précédentes. Ce tarif spécial consistait à accorder une réduction de 200 dinars pour les familles composées de 3 membres et de 100 dinars pour les familles composées de 4 membres. Ces mêmes familles bénéficient d'une réduction de 10% sur le tarif d'embarquement de leur voiture. Le tarif étudiant (valable toute l'année) concerne désormais les étudiants âgés jusqu'à 28 ans. La limite d'âge était de 25 ans. La CTN a d'autre part créé un tarif réduit, en dehors de la saison estivale, au profit des personnes âgées de plus de 60 ans.
 
 (Source : Le Le Temps du 30 avril 2003, d’après le portail Babelweb)
 
Le chiffre du jour : 5%
Cinq pour cent du PIB, tel est le montant consacré en moyenne par la Tunisie aux dépenses de santé. La part consacrée aux médicaments parmi les dépenses de santé est de 25%. Elle dépasse de loin la moyenne mondiale qui n'est que de 12%. C'est ce qui pousse certains experts à parler de gaspillage en la matière.
 
(Source : Le Quotidien du 30 avril 2003, d’après le portail Babelweb)
 
Economie de la santé : «Le générique» mon doux souci
La bataille entre médicaments de marque et «génériques» fait rage à l'échelle mondiale, notamment entre les tenants du marché de marques et à leur tête les Etats-Unis, et les pays producteurs de génériques emmenés par le duo Inde-Brésil, et encouragés par les organisations internationales OMC et OMS. L'enjeu est de taille puisqu'il s'agit d'un marché de 400 milliards de dollars, et surtout des équilibres financiers des systèmes d'assurance-maladie. En Tunisie, l'on n'arrive pas jusqu'à présent à s'engager résolument vers un appui pour «le générique». Alors qu'ailleurs et dans le marché le plus proche du point de vue technologique, tradition médicale et pharmaceutique, à savoir le marché français, «les génériques» progressent. En 2002, ceux-ci ont représenté 8,4% des médicaments remboursables, ce qui a permis au système français d'assurance-maladie de réaliser une économie de 133 millions d'euros. De plus et à compter de juillet, sera mis en place «un tarif forfaitaire de responsabilité» prévoyant que les médicaments de marque seront remboursés sur la base du prix du générique (30% moins cher que l'original en moyenne). Il est temps chez nous, d'envisager d'étudier sérieusement la question des coûts des médicaments, eu égard à leur importance dans les finances des ménages et de la Communauté nationale.
 
(Source : Le Quotidien du 30 avril 2003, d’après le portail Babelweb)
 
$50 MILLION EUROPEAN AID TO RENEW LOCAL FACTORIES.
Publication: IPRSID - IPR Strategic Information Database
Source: FAC - Factiva Select
Apr 28 10:00
According Al-Hayat newspaper (April 22, 2003), the European Union allocated $50 million in aid to finance a new Tunisian plan aimed at renewing and modernizing local factories. This Tunisian plan is embodied in the Tunisian-European partnership agreement signed in 1995 and enacted in 1998. The agreement consists of establishing a joint free trade zone, after a 10-year long transitory period. The Tunisian plan consists of modernizing local factories, so that they are able to compete with their European competitors.
 
(c) 2003 IPR Strategic Business Information Database
 
TOURISM DROPS BY 20%.
Publication: IPRSID - IPR Strategic Information Database
Source: FAC - Factiva Select
Apr 28 10:00
According Al-Hayat newspaper (April 7, 2003), the Tunisian Minister of Tourism and Commerce, Monzher Zanaydeh, announced that the number of incoming tourists into Tunisia dropped by 20 percent last month compared with the same month in the previous year. The minister related this incoming tourists fall to the US-led war on Iraq. In the first three months of 2003, the number of incoming tourists into Tunisia fell by an average 10 percent according to the minister.
 
(c) 2003 IPR Strategic Business Information Database
 
DIRECT FOREIGN INVESTMENTS INCREASED BY 15% DURING 2002.
Publication: IPRSID - IPR Strategic Information Database
Source: FAC - Factiva Select
Apr 29 10:00
According to Al-Sahafa newspaper (April 27, 2003), the value of direct foreign investments into Tunisia reached 1,191 million Tunisian dinars ($905.1 million) in 2002 compared to TD 718.3 million ($545.9 million) in 2001, registering 15 percent growth.
This data does not include revenues from privatization and leasing, while adding these operations will raise the growth rate to 65.8 percent. The general manager of the Tunisian Agency for Encouraging Foreign Investments, Abd Al-Salam Mansur, attributed these results to the political and social stability in the country as well as the attractive incentives offered to the foreign investor.
The tenth Tunisian development plan 2002-2006 targets achieving TD 5050 million ($3838.1 million) of direct foreign investment by rate of TD 101 million ($767.6 million) annually. Factory industries attracted the lion share of the DFI in 2002, which reached TD 255.3 million ($194 million) compared to TD 251 million ($190 million) in 2001.
The number of companies with foreign share in their capital registered in Tunisia until March 2003 reached 2,532 companies, 80 percent of them representing the European Union States.
 
(c) 2003 IPR Strategic Business Information Database
 
$77.2 Mln Invested in Tunisian Bizerte Industrial Zone.
Publication: TUNIND - Tunisian News Digest
Source: FAC - Factiva Select
Apr 29 12:39
A total 101.09 mln Tunisian dinars ($77.2 mln/70.2 mln euro) were invested in the industrial zone in Bizerte, northern Tunisia, in the period from the zone's creation in 1996 to end-March 2003, it was reported on April 26, 2003.
A total 90 pct of the money was invested in industrial companies and the sectors of services and trade accounted for 7.0 pct and 3.0 pct of the investments respectively. Until the end of 2002, the investments in the zone stood at 99.18 mln dinars ($75.7 mln/68.8 mln euro). Two companies, operating in the textile and mechanical industries, were enlarged in the first three months of 2003, Bizerte industrial zone president and managing director, Kamel Belkahia, said. Bizerte industrial zone currently occupies a total area of 51 hectares. The value of exports of companies, operating in the zone, stood at 173.867 mln dinars ($132.7 mln/120.7 mln euro) in 2002.
http://www.lapresse.tn.

Source: La Presse, 26/04/2003 (DA/RK/RD)

(c) Copyright 2003 All Data Processing Ltd. All Rights Reserved.
 
INDIA TO HOLD TEXTILES FAIR IN TUNISIA IN JULY.
Publication: APULSE - Asia Pulse
Source: FAC - Factiva Select
Apr 30 02:26
NEW DELHI, April 30, Asia Pulse - Aiming to garner a major share in textile exports to Tunisia, India has decided to hold a textiles fair in the North African nation in July.
"The potential for stepping up joint ventures and corporate investments between the two countries in textiles sector is well recognised and we visualise greater possibilities of increasing trade," India's Textiles Minister Kashiram Rana told the visiting Tunisian delegation, led by Industry Minister Moncef Ben Abdallah here on Tuesday.
(PTI).
 
(c) 2003 Asia Pulse Pte Limited
 

جمــيــل عــــربــــه

  الطاهر التونسي

   إستــبشروا  و هلـّـلوا لقــيامـــــه                   و خلعه العجــوز و ما أدركــــــــوا 

  أنـّــه أبــو البلاء بل الشـّرّ عينــه                     و المـنيـّة بأنفســــهم إشــتـــــــروا 

 جـهـول أبـو جهل أزاح متـعـلـّما                    رد ّ إلى أرذل العمــر و قـد عـايــشـوا 

 خنعـوا لـه رئيـسا بل صانع تحوّ ل                  وعــد بتغيــر و هــم إيّاه  صدّ قـــــــــوا 

  فطغـى و إستبــــلـــس مسـتـكـبــرا                      فنســوا ربـّـهم والطـّاغوت ألــّهـوا 

  جميل جمال بل زينة العـــــــرب                       وصفــوه  و مـدائـح لــــــه وزنــوا

  كتب و مجلــّدات صـور و ر سوم                    و بعدل عــمــر عمــله شـبــّهــوا  

  ما هكذا تـرفع منــزلــة طاغـية                        بل بتشبــيهـهم , الفاروق شتموا 

 أ يستوي عـدل صاحب محمــّــد           بمظا لــــــم متجـبــّر و إن زيـّــنــوا

 أ يعــقل تحليل ما حرّم ربـّنــــــا                   و تحــريم الطـّـيّـبات و للفسق أيّــدوا؟ 

  أم العمــل علــى نشر الـفـواحــش             بـين الجمــاعــــة و لــها ســوّ قــوا؟

  سـلــوكات مدنيــّــة متــقـدّ مــة                        فزنا على شعوب كثيرة فأبشـرو ا

  تـفـسـّـخ, زنـدقــة و تـبــــــرّج                      أزكـــى الأعــمال فـيــهــا تنافـســوا

  زور, نفاق, رشـوة و إرتـشــــاء                     وشـهادة كـــــتمت إذا هـم دعـــــوا

  أبو نــواس إتــّخـذ الـشـّـارع خـمــّارة                و*الأشقـياء* إلى بيوت الله تسلـّـلـوا

أ امــر الله أن يذكــر فيها إسمــه                       كــثيــرا فأغــلقــوا الأبواب و مـنـعــوا

 قعـدت زبانـيـته كــلّ مــرصــد               قراطــيس و أقــلامــا و ما إستطاعوا دوّنوا

لا يـبخلون البتـّـة على إلاهـــهم                  بمعلــومة فإن تعـذ ّر عليهم إبـتـكـــــــــروا

حــامي الحمى والـدّين جمـــيل                   العابـديــن غـــنـّوا لـه و أنــشــدوا

حكــمــة حكيـــم متــبـصـّــر تجـــاه             جمــاعــة بالــدّيــن قــد تســـتـّــــروا

و إبـتــاع مـيــول فئــة تــوسّمــوا               فــيه كــلّ خــيـر فســايــروا

ولـمّا قضي أمــر الـدّيــن تولـّـى                 نـاقضا لا ديــمقـراطـيـّة عندي  و لا تقــربــوا

لا عـجـب لصنيـــعه بل الغــرابــة               في كلّ الـّـذين لـذلـك إستــغــربــوا

أ يـطمــعــون بحــرّيــّة من عـابــديــن         للـزّيــنة و ممــّن النــّاس إستــعبدوا ؟

*متى إستعبــدتم النــّاس وقــد ولدتهم           أمــّهاتهم أحرارا؟* قول عمـر فتــدبّــروا

صـاحبكم يمشي مكـبـّا على وجـهـه             والفيــصل ممّن بنور الله إهـتــدوا

الفـاروق يحــمـّـل نفسه ظـــلــم                     راحــلة إذا الـنـّــاس يومـا سئــــلــوا

وآدمـيـّـون في عـهـد صـاحـبـكـم                   شرّدوا و سجنـوا و عـذ ّبـوا و قتلــوا

الفــاروق يتـفـقـّــد الـــرّعـيــّة                    وطبّـاخـة الحصى لـيـلا ألا تـذكـــــروا

 وآدمـيـّـون في عـهـد صـاحـبـكـم                قطعــت أرزاقهــم وفصـلوا و جـوّعــوا

شـرّ البـريّــة والقــبــح  عـيــنه                   أراه كذلك وإن صورته *مكيجــوا* 

 

Selon la Banque Centrale de Tunisie
L'économie natioanle résiste aux chocs externs

 

29/4/2003-- Le Conseil de la Banque centrale de Tunisie a tenu une réunion consacrée à l'examen de la conjoncture économique.

 

Le conseil a relevé que les développements récents de la guerre en Irak qui devraient réduire les incertitudes sur l'évolution de l'économie internationale ainsi que les perspectives d'une bonne saison agricole et la baisse du taux d'intérêt, sont autant de facteurs de nature à stimuler davantage l'activité économique nationale.

 

Par ailleurs, l'amélioration du rating du risque souverain de BAA3 à BAA2 par l'Agence internationale de notation ''Moody's'' en rapport, notamment, avec la stabilité macro-économique, la gestion adaptée à la conjoncture et la capacité de l'économie nationale à résister aux chocs externes, constitue un atout supplémentaire pour promouvoir le site tunisie en tant que pôle d'investissement et contribuer, ainsi, au raffermissement des flux des IDE.

 

S'agissant des échanges commerciaux extérieurs de la Tunisie, au cours du mois de mars 2003, les exportations et les importations se sont accrues de 21,2 % et 8,3% respectivement après des progressions de 15,1% et 9 % en février.

 

D'une année a l'autre, les échanges commerciaux avec l'extérieur ont enregistré, au cours du premier trimestre 2003, un accroissement de 15,7 % pour les exportations et de 4,7 % pour les importations, réduisant de 26,1% le déficit commercial et améliorant de 7,7 points de pourcentage le taux de couverture, qui est passé de 73,7% à 81,4 % à la fin mars 2003.

 

En particulier, la reprise des exportations a été tirée, essentiellement, par les ventes des industries manufacturières non-alimentaires qui se sont accrues de 9,8% à fin mars 2003 contre une baisse de 2,3% une année auparavant. Egalement, les importations de matières premières et demi-produits ont augmenté de 6,7 % au terme de mars contre une diminution de 6,0 % l'an passé.

 

S'agissant du tourisme, cette activité s'est en revanche ralentie au cours du mois de mars sous l'effet du déclenchement de la guerre en Iak. Les nuitées globales ont, en effet, baissé de 19,2 % contre -9,2 % en février et une progression de 11,7% en janvier.

 

En conséquence, les recettes en devises ont accusé une baisse de 5,1%en mars, ramenant la hausse pour l'ensemble du premier trimestre 2003 à 2,8%, d'une année à l'autre, contre une contraction de 13,4 % l'an passé. Par suite de la baisse des tensions géopolitiques, des signes de reprise de l'activité touristique sont apparus comme le montre la hausse des nuitées globales de 1,5 % au cours de la troisième semaine d'avril, évolution qui devrait s'affermir davantage au cours des prochains mois.

 

Quant aux revenus transférés par les Tunisiens résidant à l'étranger, ils ont poursuivi leur évolution à la hausse, augmentant de 9,7% au cours du premier timestre 2003.

 

Ces évolutions se sont traduites par une réduction de plus de la moitié du déficit courant au cours du premier trimestre 2003, soit 0,5% du PIB contre 1,2% une année auparavant.

Les réservés en devises ont, ainsi, continué à progresser pour atteindre 3.406 MDT ou 90 jours d'importation à fin mars 2003 contre 2.062 MDT et 55 jours une année auparavant. Au 24 avril 2003, les avoirs nets en devises se sont situés à 3.241 MDT, soit l'équivalent de 86 jours d'importation contre 1861 MDT ou 50 jours à la même date de 2002.

 

Sur le plan monétaire, la liquidité du secteur bancaire s'est nettement améliorée en mars, entraînant une réduction de l'intervention de la Banque centrale de Tunisie sur le marchémonétaire qui a porté sur une enveloppe moyenne de 403 MDT contre 509 MDT le mois précédent. Suite à la décision de baisse du taux de l'appel d'offres et à l'aisance de la trésorerie des banques, le taux moyen du marché interbancaire est revenu, d'un mois à l'autre, de 5,875 % à 5,8125% et le taux quotidien a baissé jusqu'à 5,46875 %.

 

 

De leur côté, et après une stagnation en février, les concours àl'économie ont repris au cours du mois de mars 2003, enregistrant une augmentation de 0,4%.

L'indice général des prix à la consommation a enregistré un léger accroissement de 0,1 % en mars 2003 portant le taux moyen d'inflation à 1,6% pour le premier trimestre 2003 contre 3,2 % une année auparavant.

 

Au cours de la période allant du 31 mars au 28 avril 2003, le dinar s'est inscrit en baisse de 1,1 % vis-à-vis de l'euro et en hausse du même ordre par rapport au dollar américain. Depuis le début de l'année, le dinar a enregistré une baisse de 2,6 % vis-à-vis de l'euro et une hausse de 2,9% par rapport au dollar.

 

(Source : www.infotunisie.com )

 
Tunisia: Energy provision
 

Publication: EIUCP - EIU Viewswire
Source: FAC - Factiva Select
Apr 25 10:00

Section: Economy

COUNTRY BACKGROUND

FROM THE ECONOMIST INTELLIGENCE UNIT

Over 90% of all electricity is generated by the state-owned utility Societe tunisienne de l'electricite et du gaz (STEG). Almost all electricity is thermally generated, and in recent years most power stations have switched to gas as a fuel. Around 50% of electricity is used by industry. The national electricity grid serves approximately 90% of the country. The national grid is linked to that of Algeria and work has begun on a link to Libya's grid in order to complete the North African grid from Morocco to Egypt.

STEG's power stations had an installed capacity of 1,974 mw in 2001, almost all of which was thermally generated. To meet rising demand forecast at 7% per year the government expects an additional 300 mw of capacity to be brought on stream every two to three years. In 1996 it opened the way for private electricity generation by scrapping STEG's monopoly. The first private power station, a small 27-mw plant at Zarzis using associated gas from oilfields operated by Centurion Energy of Canada, came on stream in June 2002. The 471-mw combined-cycle Carthage power plant (previously known as Rades II) was due to enter service in late 2002 after construction delays. STEG will provide the plant's feedstock and buy its electricity, retaining its monopoly on electricity distribution and pricing. British Gas is planning a 500-mw gas-fuelled plant at Sfax in partnership with STEG. STEG is also investing in pilot wind- and solar-power schemes.

Primary energy balance, 2001
(m tonnes oil equivalent)

The natural gas grid is expanding. Some 790 km of high-pressure pipelines serve the main population centres, and the number of branch lines and domestic links is growing. The government has cut the cost of installing a gas supply to domestic and commercial users, and natural gas is far cheaper than bottled liquefied petroleum gas (LPG).

SOURCE: Country Profile

(C) 2003 The Economist Intelligence Unit Ltd.

 

Tunisia: Mining


Publication: EIUCP - EIU Viewswire
Source: FAC - Factiva Select
Apr 25 10:00

 

Section: Economy

COUNTRY BACKGROUND

FROM THE ECONOMIST INTELLIGENCE UNIT

Oilfields

Mining is dominated by the production of oil, gas, phosphates and iron ore. Oil production began in 1966 at El Borma in the south, and this field and the offshore Ashtart field in the Gulf of Gabes have been the mainstays of the Tunisian oil industry. Production from these two fields is now in sharp decline, but this has been partly offset by production from newer, smaller fields, notably Sidi Kilani, Oued Zar, Didon and Miskar, some of which were once considered marginal. As a result, overall production declined from 5m-5.5m tonnes in 1980-1992 to 3.4m tonnes in 2001. Small new finds have meant that estimated recoverable oil reserves have remained steady at some 41m tonnes, equivalent to about ten years of production at current rates.

Despite the lack of large oil strikes, exploration remains buoyant. The hydrocarbons law was revised in early 2000 to give the government greater flexibility in fixing terms with operators, taking into account exploration costs, field size and changing world oil and gas prices. This makes even small finds potentially profitable and has cleared the way for an expansion of hydrocarbons activities. Approximately 43 exploration permits were in operation in mid-2002.

The production of petroleum products, including motor fuels, fuel oil and liquefied petroleum gas (LPG), is limited by the circa-2m tonne capacity of the state-owned refinery at Bizerte. Longstanding plans to extend the refinery's capacity to 3m tonnes/year have been put on hold and the government has invited foreign investors to bid to build and operate a refinery at Sakhira, using imported oil, though this project had not been finalised by mid-2002.

SOURCE: Country Profile

(C) 2003 The Economist Intelligence Unit Ltd.

Tunisia: Manufacturing

 


Publication: EIUCP - EIU Viewswire
Source: FAC - Factiva Select
Apr 25 10:00

Section: Economy

COUNTRY BACKGROUND

FROM THE ECONOMIST INTELLIGENCE UNIT

Manufacturing accounts for 60% of industrial output and some 20% of GDP (at factor cost). The sector employs some 610,000 people, or 20% of the active population. It comprises five main sectors: textiles, which has strong foreign involvement; food-processing; mechanical and electrical industries; chemicals, which is largely based on phosphate processing; and construction materials, mainly cement, ceramics and glass. In the 1980s manufacturing outperformed all other sectors, showing average annual growth of 6.5%, but in the 1990s this slowed to 5.2%. Investment in manufacturing stagnated in the early 1990s, but has strengthened since 1996, reaching TD960m (US$700m) in 2000. The sector suffers from variable product quality and skills shortages. It is dependent on imports of capital goods, spare parts and raw materials and faces growing competition in its main export markets in Europe.

Manufacturing production indices
(1990=100; % change year on year in brackets)

                                                             Average

                                                   2001    1997-2001

 Food-processing                                    156            -

                                                 (-2.4)        (5.2)

 Construction materials, ceramics & glass         166.8            -

                                                  (8.9)        (7.5)

 Machinery & electrical equipment                 206.8            -

                                                 (13.1)       (10.6)

 Chemicals & rubber                               171.1            -

                                                  (5.0)        (4.3)

 Textiles, clothing & leather                     233.4            -

                                                 (13.8)        (8.0)

 Other manufacturing                              160.6            -

                                                 (12.3)        (7.1)

 Mining                                           136.6            -

                                                 (-1.1)        (3.4)

 Hydrocarbons                                      94.1            -

                                                 (-4.1)       (-1.1)

 Electricity & water                              174.8            -

                                                  (5.3)        (6.3)

 Total                                            164.3            -

                                                  (6.5)        (5.7)

 

 

Textiles

Textiles accounted for one-third of manufacturing output and 6.7% of GDP (at factor cost) in 2001. The textile sector has grown by an average of almost 8% per year in real terms since 1990, although there have been wide variations in annual rates of expansion (from 0.9% in 1996 to 13.8% in 2001). The sector has 1,800 firms, 700 of which have foreign owners or partners, and its workforce of some 280,000 comprises almost one-half of all employees in manufacturing. Textile exports totalled TD4bn (US$2.8bn) in 2001, equal to 42% of total exports, while imports of the raw materials used by the industry--cotton, wool, cloth and accessories--exceeded TD2.9bn, or 22% of total imports. The sector, which suffers from low added-value (jeans are the most important product) and a lack of integration, depends on Europe for its raw materials and 95% of sales. Tunisia is the fourth largest exporter of textiles to the EU; Tunisian textiles currently enjoy preferential access to the EU market, but the Uruguay round of the GATT (of which Tunisia is a member) agreed that trade in textiles become totally liberalised by 2005. From that date Tunisia's textile exports will face greater competition from those of Asian rivals, who do not currently have free access to the EU, and whose labour and production costs are lower.

Other manufacturing sectors

Output of the second largest manufacturing sector, food-processing, varies according to the output of agriculture, most importantly olives. The strong growth in the sector in 1997, 1999 and 2000 was the result of robust olive oil production and the recession in 2001 the result of a poor olive harvest. Olive oil apart, underlying growth in the sector, including pasta, yoghurt, cheese, tomato paste, seed oils, beer and mineral water, has been steadily upwards. Mechanical and electrical industries have been the fastest-growing manufacturing sectors in the past five years, thanks to export-led growth in the production of electrical cables. The chemicals industry has expanded by an annual average of 4.3% since 1997, mainly because of strong growth in pharmaceuticals and, to a lesser extent, rubber. The production of fertilisers and phosphoric acid has fluctuated in recent years, reflecting variable world demand and competition from other exporters. The industry is dominated by the state-owned Groupe chimique, Tunisia's largest company, with private companies producing paints and adhesives.

Improving productivity

Government policy in the manufacturing sector is aimed at improving productivity, product quality and exports through better management, improved financial control, improved training, the introduction of modern technology and better marketing. Support is channelled through the Fonds de promotion et de decentralisation industrielle, the Centre d'etudes prospectives industrielles and the Fonds pour le developpement de la competitivite industrielle. At the start of 1996 the government launched a programme of industrial modernisation (mise a niveau) that aims to increase the competitiveness of Tunisian firms in order to meet the challenge of free trade with Europe. Under the Ninth Development Plan (1997-2001), the government rehabilitated existing industrial zones and established 28 new ones, seven in Greater Tunis. It is also building six "technology parks" to link research, production and training in specialist technologies.

SOURCE: Country Profile

(C) 2003 The Economist Intelligence Unit Ltd.

 
DOSSIER SPECIAL
 
IMMIGRATION EN FRANCE: LE GOUVERNEMENT SERRE LA VIS!

 
Création d'un fichier des empreintes digitales des demandeurs de visas
 
AFP, le 30.04.2003 à 13h43
            PARIS, 30 avr (AFP) - Un fichier des empreintes digitales des  demandeurs de visa pour la France sera créé, selon les attendus du  projet de loi sur l'immigration adopté mercredi par le gouvernement,  afin de compléter le dispositif de contrôle de l'entrée des  étrangers sur le territoire français.
            Cette mesure s'adresse aux ressortissants étrangers non  originaires de l'UE, qui sollicitent les délivrances d'un visa  auprès d'un consulat français ou à la frontière, en vue de séjourner  en France ou dans l'espace Schengen.
            Elle "permettra de faire des rapprochements a posteriori pour  identifier une personne à laquelle un visa aurait été délivré et qui  se maintiendrait en France illégalement sous une autre identité ou  en masquant son origine", selon le texte.
            Cela aidera aussi à "lutter contre les demandes multiples  formulées par une même personne sous des noms d'emprunt", précise le  ministère, qui ajoute que "la prise d'empreinte s'intègre dans le  cadre des travaux en cours" au niveau de l'UE visant à systématiser  l'"introduction de données biométriques dans les passeports, les  visas et les titres de séjour".
            En outre, il sera possible de recueillir les empreintes des  étrangers ayant été contrôlés à l'occasion du franchissement de la  frontière en provenance d'un pays tiers et ne remplissant pas les  conditions d'entrée en France et dans l'espace Schengen.
            Cette disposition "permettra de contrarier les récidives dans  les tentatives d'entrer sur le territoire avec des documents  frauduleux et sous différentes identités", selon les attendus.
            La technique de l'empreinte digitale est déjà testée par Air  France à Roissy sur les vols à destination de Tel-Aviv, pour  vérifier que le client ayant enregistré un bagage est bien celui qui  embarque. L'empreinte est relevée par un boîtier électronique.
            L'Europe a déjà adopté le relevé des empreintes digitales des  demandeurs d'asile, pour éviter les demandes multiples. Le fichier  Eurodac, alimenté depuis le 15 janvier, centralise les empreintes  digitales des demandeurs âgés de plus de 14 ans et les données  seront conservées pendant dix ans.
            La Ligue des droits de l'homme avait évoqué début mars, lors de  l'annonce par Nicolas Sarkozy du relevé d'empreintes digitales sur  les visas, "l'image déplorable que la France donnerait au monde" et  s'était interrogée sur le fichier qui pourrait ainsi être instauré.
 
AFP  
 


 
            L'immigration en chiffres
 

            Associated Press, le 30.04.2003 à 14h02
            PARIS (AP) -- Il est difficile de délivrer une topographie précise du nombre d'étrangers résidant en France, en raison de la diversité des sources (ministère de l'Intérieur, Office français de Protection des réfugiés et Apatrides, Insee, Office des migrations internationales...) et de leur ancienneté. Voici les chiffres les plus récents dont on peut disposer.
           
            POPULATION D'ORIGINE ETRANGERE: Le dernier recensement, effectué en mars 1999, évalue à 4.310.000 le nombre d'immigrés résidant en France métropolitaine, soit 7,4% de la population, une proportion constante depuis 1975. Mais un rapport du ministère de l'Intérieur sur les titres de séjour datant de 2001 dénombre 3.269.612 étrangers. Une anomalie qui s'explique par le fait que l'Insee comptabilise des personnes qui ont pu acquérir la nationalité française après leur arrivée en France.
            Les immigrés européens (avec la Turquie) sont les plus nombreux à résider en France, selon ce rapport. On en recense 1.516.840 (46,4%). Viennent ensuite les personnes originaires d'Afrique (1.452.837, soit 44,4%), d'Asie (210.112, soit 6,4%), d'Amérique (85.308, soit 2,6%), et d'Océanie (3.261, soit 0,1%).
            Au 31 décembre 2001, les Portugais représentaient la nationalité étrangère la plus importante en France: leur nombre s'élevait à 559.133 personnes. Viennent ensuite les Algériens (537.059), les Marocains (458.054), les Italiens (198.344), les Turcs (173.051), les Espagnols (163.864), les Tunisiens (161.101), les Allemands
(72.414), les Britanniques (70.013) et les Belges (65.097).
           
            TITRES DE SEJOURS: En 2001, les 96 préfectures de la métropole ont délivré 666.780 titres de séjour à des ressortissants étrangers. Parmi ces titres, 197.339, soit 29,6%, concernent des étrangers qui ont reçu pour la première fois en 2001 un titre de séjour.
            Sept nationalités représentent 52% de l'ensemble de ces titres de séjour: les Algériens (20,4%), les Marocains (12,5%), les Portugais (5,3%), les Turcs (3,8%), les Chinois (3,4%), les Tunisiens (3,4%) et les Italiens (3,3%).
            Les préfectures ont enregistré 33.761 refus de séjour, dont 91,5% concernaient des premières demandes de titres de séjour. Les ressortissants du Maghreb représentent 63,6% de ces refus de séjour.
           
            ENTREES: Selon l'Office des migrations internationales (OMI), 29.233 travailleurs étrangers ont légalement eu accès au marché du travail français en 2001. Dans le détail, on dénombre 8.811 travailleurs permanents (titulaires d'un contrat de travail à durée indéterminée ou d'une durée d'au moins un an), 9.628 bénéficiaires
d'une autorisation provisoire de travail (titulaires d'un contrat de travail d'une durée maximale de neuf mois renouvelable une fois) et 10.794 travailleurs saisonniers.
           
            DROIT D'ASILE: L'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a recensé 47.291 premières demandes en 2001, contre 1.369 réexamens. Au total, l'OFPRA a eu 48.660 dossiers à traiter. Le nombre des décisions prises par l'office a été de 40.779. Il a délivré 7.323 certificats de réfugié, soit un taux d'admission théorique global de 18%.
            La division Afrique/Amériques a enregistré 21.142 demandes d'asile en 2001. La division Europe/Bassin méditerranéen a recensé 18.448 demandes, tandis que la division Asie enregistrait 7.701 demandes.
            Au 31 décembre 2001, le nombre de personnes majeures titulaires d'un certificat de réfugié en cours de validité était estimé à 102.000 environ, auquel il faut ajouter un nombre de mineurs évalué à environ 30.000 par l'OFPRA.
           
            CHOMAGE: Les étrangers représentaient 18,4% des demandeurs d'emploi selon la dernière enquête emploi de l'Insee, diffusée en mars 2002. Dans le détail, on dénombre 25,1% de chômeurs étrangers originaires d'un pays non membre de l'Union européenne et 7,4% de ressortissants européens. Pour information, le taux de chômage était à l'époque de 8,3%. 
 
 

 
            Nicolas Sarkozy déclare la guerre à l'immigration clandestine
 

            --par Nathalie Schuck--
            Associated Press, le  30.04.2003 à 15h08
            PARIS (AP) -- "Fermeté" pour les fraudeurs, "humanité" pour les étrangers en situation régulière. Nicolas Sarkozy a présenté mercredi en Conseil des ministres un projet de loi musclé contre l'immigration clandestine, qui systématise les expulsions et durcit nettement les conditions d'entrée et de séjour pour éviter les fraudes. En contrepartie, la double peine est profondément révisée.
            "Le gouvernement souhaite restaurer une approche sereine de l'immigration qui concilie l'accueil généreux des immigrés, notamment les personnes victimes de persécutions, et le renforcement de la lutte contre les filières de l'immigration clandestine", stipule ce texte fleuve de 45 articles. Bref, Nicolas Sarkozy ambitionne de lever un "tabou".
            "En matière d'immigration, le choix de la France est celui de la fermeté et de l'humanité", a souligné le président Jacques Chirac en Conseil des ministres.
            Premier volet du texte, la "fermeté". Le projet durcit nettement l'ordonnance du 2 novembre 1945 sur les conditions d'entrée et de séjour des étrangers, et modifie les codes civil et pénal. Déterminé à appliquer la loi à la lettre, le ministre veut systématiser les expulsions, alors que seules 17% des décisions d'éloignement étaient appliquées à son arrivée à l'Intérieur. On recenserait entre 200 à 300.000 sans-papiers.
            Depuis le début de l'année, 3.500 étrangers en situation irrégulière ont été reconduits, dont 528 par charters. Le ministre a laissé entendre qu'il se fixait comme objectif de ramener autant de clandestins dans leur pays d'origine que le nombre d'entrées irrégulières chaque année, soit 20.000 à 30.000... Dans ce but, le texte porte la durée de rétention de 12 à 32 jours maximum, contre 18 mois en Allemagne, 6 mois en Autriche ou 2 mois en Italie. Les audiences des tribunaux pourront être délocalisées dans l'enceinte des ports et aéroports où sont situées les zones d'attente.
            Mais Nicolas Sarkozy compte surtout prendre le mal à la racine en endiguant le flux des clandestins. Les visas de tourisme, "dont l'utilisation à des fins d'immigration clandestine est patente", seront donc sévèrement contrôlés avec la création d'un fichier national d'empreintes digitales des détenteurs.
            De même, un maire pourra refuser de délivrer une attestation d'accueil s'il constate une volonté de fraude ou si les conditions d'hébergement ne sont pas remplies. L'Office des migrations internationales (OMI) pourra effectuer une visite au domicile de l'hébergeant.
            Parallèlement, les conditions de séjour sont durcies. Pour obtenir une carte de résident, il faudra vivre en France depuis cinq ans et non plus trois, et prouver son "intégration dans la société française". Les autres moyens permettant la délivrance de cette carte sont compliqués: son acquisition automatique au titre du regroupement familial est supprimée; en cas de mariage mixte, il faudra deux ans de vie commune, et non plus une; les pères étrangers d'enfants français devront prouver, lors de la
reconnaissance, qu'ils exercent l'autorité parentale et subviennent aux besoins de l'enfant depuis au moins deux ans.
            Second volet du projet de loi, la "générosité". Hostile à "l'immigration zéro" brandie par l'extrême droite, le ministre a décidé de réformer la double peine. Introduite par la loi du 31 décembre 1970, cette pratique rend possible l'éloignement d'un étranger qui a purgé une peine de prison en France, au risque de faire exploser des familles. Il avoue avoir été ému par le cas de Chérif Bouchelaleg, Algérien père de six enfants français, parti d'Algérie à l'âge de trois ans, et menacé d'expulsion après
plusieurs condamnations en France.
            Désormais, seront protégés de cette sanction-bannissement les étrangers nés en France, qui y résident depuis l'âge de 13 ans, depuis au moins vingt ans, ou qui y vivent depuis dix ans et y ont fondé une famille. De plus, une enquête sociale sera obligatoire avant toute interdiction du territoire.
            Le texte, qui constitue le troisième volet de la politique d'immigration, devrait être examiné au Parlement en mai, mais pourrait ne pas être adopté avant la fin de la session extraordinaire de juillet. Quant aux critiques prévisibles de la gauche, M. Sarkozy ne devrait pas manquer de lui remémorer les propos de l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard le 7 janvier 1990: "Nous ne pouvons accueillir toute la misère du monde"...
 
Associated Press
 Immigration - Sarkozy défend "un texte ferme mais juste"
 

 Reuters,le 30.04.2003 à 15h23
    PARIS, 30 avril (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, a présenté mercredi en conseil des ministres un projet de loi qui ambitionne de concilier une lutte accrue contre l'immigration clandestine et "l'accueil généreux" des immigrés, en réformant notamment le régime de la double peine.
            Ce texte suscite des critiques à gauche et parmi les associations de défense des droits de l'homme, qui s'inquiètent d'une fragilisation de la position des étrangers en France.
            Inversement, Jean-Marie Le Pen, président du Front national, considère qu'il n'a qu'un "intérêt cosmétique" au vu de la "gravité du problème".
            "Ferme, mais juste": tel est le credo du ministre de l'Intérieur qui estime que ce texte de 45 articles permet d'ouvrir le débat sur l'immigration dont les Français "sont privés depuis tant d'années".
            Nicolas Sarkozy entend ainsi mettre fin au "dialogue de sourds de deux extrémismes", l'extrême droite et l'extrême gauche, qui prônent pour l'un "l'immigration zéro", pour l'autre "le refus de tout contrôle".
            Entre ces deux pôles, la France fait le choix "de la fermeté et de l'humanité", a souligné Jacques Chirac, qui est intervenu sur le sujet en conseil des ministres, à quelques jours du premier anniversaire de sa réélection à l'Elysée contre le candidat d'extrême droite Jean-Marie Le Pen.
            Ce projet de loi, a-t-il souligné, "donnera à la France les moyens juridiques de reconduire effectivement à la frontière les étrangers qui n'ont pas droit à demeurer sur le territoire national".
            De fait, le texte vise à systématiser les expulsions. Nicolas Sarkozy s'est engagé à poursuivre les expulsions par vols groupés des étrangers en situation irrégulière en France - près de 7.000 personnes ont ainsi été renvoyées dans leur pays d'origine depuis le début de l'année.
            "Quand on a des papiers, on est le bienvenu en France; quand on a des faux papiers ou qu'on n'a pas de papiers, eh bien on sera raccompagné dans son pays d'origine", a réaffirmé mercredi le ministre de l'Intérieur, précisant que seraient publiés chaque mois le nombre de sans-papiers et de non-admis reconduits hors des frontières françaises.
            Dans ce cadre, la durée de la rétention administrative, actuellement de 12 jours en France - une durée "incompatible avec l'organisation de vols groupés entre Etats de l'Union européenne" - sera prolongée, variant de 26 à 32 jours selon les cas. Elle est de deux mois en Italie, 18 mois en Allemagne.
            Par ailleurs, un fichier des empreintes digitales des demandeurs de visas de tourisme, d'une durée de trois mois, sera créé pour identifier les étrangers qui, entrés légalement sur le territoire français, y restent clandestinement.
           
            REFORME DE LA DOUBLE PEINE
            Le projet de loi institue en outre un contrôle des attestations d'accueil. Un maire pourra refuser de valider une attestation d'accueil lorsque les demandes précédentes feront apparaître une tentative de fraude où lorsque le contrôle du logement effectué par l'Office des migrations internationales montrera que des conditions normales d'hébergement ne sont pas réunies.
            Les sanctions contre les passeurs d'immigrés clandestins seront renforcées ainsi que la lutte contre les mariages blancs et les reconnaissances de paternité de complaisance.
            La durée de vie commune nécessaire à la délivrance d'une carte de résident au titre du mariage avec un ressortissant français passera d'un à deux ans. La qualité de parent d'un enfant français ne donnera accès à la carte de résident qu'après deux ans d'exercice de l'autorité parentale.
            Les conditions de séjour en France sont également durcies.
            Pour obtenir une carte de résident de dix ans, les étrangers devront désormais attester d'un séjour minimal en France de cinq ans, et non plus de trois ans, et remplir en outre des "objectifs d'intégration": connaissance de la langue française, suivi d'une formation professionnelle ou participation à la vie locale et associative.
            Un "contrat d'accueil et d'intégration" sera mis en place progressivement et généralisé à partir du 1er janvier 2005 afin de conforter l'intégration des étrangers en situation régulière.
            Car Nicolas Sarkozy entend promouvoir "un accueil généreux" sur le territoire français.
            Une volonté qui s'exprime dans la réforme de la "double peine", instituée par une loi de décembre 1970, qui permet l'expulsion d'un étranger ayant purgé une peine de prison en France, au risque de créer des situations familiales intenables.
            Le ministre de l'Intérieur invoque la nécessité de "soulager des drames humains qui n'avaient pas été résolus depuis des années". "Ceux qui ont des attaches en France, qui ont des enfants français, qui ont une femme française, verront leur situation considérablement s'améliorer".
            Seront désormais protégés du bannissement les étrangers nés en France ou arrivés avant l'âge de 13 ans, les étrangers résidant régulièrement en France depuis 20 ans, les étrangers résidant régulièrement en France depuis dix ans et mariés depuis trois ans à un ressortissant français ou à un ressortissant étranger qui a lui-même passé toute son enfance en France, et les étrangers résidant régulièrement en France depuis dix ans et parents d'enfants français.
            Trois exceptions à cette règle nouvelle sont prévues: le terrorisme, les atteintes aux intérêts fondamentaux de l'Etat et la provocation à la haine raciale. /SL/GK
 
Les plans du futur
Résultat d'une politique d'aménagement de longue haleine, Tunis se transforme peu à peu en une métropole moderne. Sans perdre son caractère arabo-méditerranéen.
 

Ridha Kéfi, correspondant à Tunis
 
La capitale tunisienne est encore loin de rivaliser avec les mégapoles africaines comme Le Caire (14 millions d'habitants), Lagos (8 millions) ou Casablanca (3,5 millions), mais elle est le théâtre d'un boom économique impressionnant. À l'initiative des planificateurs, des urbanistes et des entrepreneurs, elle est en passe de devenir une métropole moderne et en pleine expansion.
En 1956, année de l'indépendance du pays, Tunis s'étendait sur 4 000 ha et comptait 560 000 habitants, dont 150 000 vivant dans des bidonvilles à la lisière de la médina. Au sortir de soixante-quinze ans de protectorat français, la population était pauvre, le taux de mortalité infantile atteignait 350 ä, l'analphabétisme touchait 85 % des habitants, et la moitié des 700 000 logements recensés étaient des gourbis. Un demi-siècle plus tard, la surface urbanisée de la ville a été multipliée par six - elle atteint aujourd'hui 25 000 ha -, sa population est de 2 millions d'habitants et ses indicateurs sociaux se sont très sensiblement améliorés. Le taux de mortalité infantile est tombé à 26 ä, l'analphabétisme a été ramené à 25 %, et la classe moyenne, qui représente plus de 70 % de la population, a vu son niveau de vie progresser de manière spectaculaire. Le PNB par habitant a été multiplié par vingt-cinq en trente-cinq ans, passant de 117 dinars en 1966 à 2 900 dinars en 2001. Et ce n'est pas fini. La ville ne cesse de repousser ses frontières. Partout, les quartiers résidentiels, les centres d'affaires, les zones touristiques et industrielles empiètent sur les terres agricoles et parfois même sur le littoral.
Le Grand Tunis est aujourd'hui une conurbation d'une vingtaine de kilomètres de rayon, qui rassemble la vieille médina, le centre-ville (dit « européen » en raison de son architecture coloniale) et les proches banlieues. Malheureusement, cette urbanisation se fait sous la pression d'une demande croissante et n'est pas toujours cohérente. Elle offre parfois un fouillis de styles architecturaux et une cacophonie de formes, de volumes et de lignes qui menacent de faire perdre à la ville sa personnalité arabo-méditerranéenne.
Autre conséquence, plus heureuse celle-ci : huit ménages sur dix sont aujourd'hui propriétaires de leur logement, et les habitats rudimentaires ne représentent plus que 1,2 % de l'ensemble du tissu urbain, contre 44 % il y a trente-cinq ans. Connaissant les problèmes auxquels la plupart des grandes villes du Maghreb et du Machreq sont confrontées en matière d'habitat et d'équipements sociaux, on mesure le chemin parcouru.
Dès le milieu des années soixante-dix, Tunis s'est doté d'un certain nombre d'instruments institutionnels et d'organismes de planification destinés à favoriser la mise en oeuvre de politiques urbaines concertées. Depuis l'Association de sauvegarde de la médina, fondée dès 1968, et la Direction de l'aménagement du territoire (l'année suivante), juqu'au Schéma directeur d'aménagement du Grand Tunis à l'horizon 2016 et au Plan directeur régional des transports (1995)...
Le développement urbain n'est donc pas traité au coup par coup, mais repose sur des choix à moyen et long terme. Autrement dit, sur une vision d'ensemble. Cette stratégie a permis la création de grandes zones d'habitation (Ibn-Khaldoun, El-Manar, les Berges du lac nord et beaucoup d'autres), mais aussi la construction de trois lignes de métro (32 km au total), de grands axes routiers, de ponts et d'échangeurs qui ont permis de désengorger le centre-ville et de relier les banlieues entre elles. De même, les activités industrielles ont été regroupées dans des zones spécialisées (Charguia I et II, Ben Arous, Sidi Hassine). Bref, en dépit de la densité démographique, de l'intensité du trafic routier, de la pollution et de tous les désagréments de la vie moderne, Tunis est une ville émergente où il fait encore bon vivre.
Lancé en 1983 avec des capitaux tuniso-saoudiens, le projet d'assainissement du lac de Tunis devrait permettre de dégager, à l'horizon de 2020-2025, une réserve foncière de quelque 2 500 ha et 350 000 habitants. Une véritable ville nouvelle. La première tranche du projet (dite du Lac nord) est achevée. Elle regroupe des centres de loisirs, des ensembles de bureaux, des immeubles d'habitation, des centres commerciaux et des secteurs résidentiels. La seconde tranche concerne l'aménagement de 700 ha supplémentaires. Elle permettra de réaliser la jonction entre le tissu urbain du centre de Tunis et celui de La Goulette, à une quinzaine de kilomètres plus au nord. Un certain nombre d'aménagements (voirie, éclairage, etc.) ont déjà été réalisés, et les premières constructions commencent à émerger. Une fois achevé, l'ensemble devrait permettre d'accueillir environ 70 000 personnes.
Ce succès a incité les pouvoirs publics à lancer une opération similaire pour les Berges du lac sud. Le projet, qui en est encore à sa première phase (dragage, remblai et assainissement), a permis de dégager une superficie exploitable de 750 ha. Près de la moitié de cette superficie sera réservée aux espaces verts. L'autre moitié accueillera, à terme, 120 000 habitants. Les promoteurs attendent l'assèchement total du sol pour entamer la seconde phase des travaux (mise en place des infrastructures de base). Selon les responsables de la Société d'étude et de promotion de Tunis-Sud (SEPTS), l'exploitation de la zone ne démarrera qu'en 2008.
D'ici là, le port de Tunis, aujourd'hui fermé, sera transformé en port de plaisance, et les quartiers industriels et populeux qui entourent l'ancien port (la Petite Sicile et la Gare de marchandise) seront réhabilités et réaménagés. La zone sera dotée d'un CHU, d'une technopole, d'un Palais des congrès, mais aussi d'établissements touristiques, de centres commerciaux et de quartiers d'habitation. Un pont reliera la ville portuaire de Radès, au Sud, à la voie express Tunis-La Goulette.
Longtemps, la capitale tunisienne a tourné le dos à la mer, d'où, traditionnellement, venaient les envahisseurs. Son développement était orienté vers l'intérieur des terres. La tendance est désormais inversée, comme le montrent toute une série de réalisations : réhabilitation de l'avenue Habib-Bourguiba, développement de l'avenue Mohammed-V (dans le quartier des banques où, en 2005, sera inaugurée la Cité de la culture), extension du quartier d'affaires de Montplaisir, reconquête des Berges du lac, aménagement du parc archéologique de Carthage... Signe des temps, Tunis s'ouvre au vent du large.
 
(Source : JA/L’Intelligent N°2207 du 27/04 au 03/05 2003 )
 
L'amertume des intellectuels arabes
 

Mouna Naïm
 
Tristesse, humiliation, douleur. Dans le monde arabe, l'onde de choc de l'invasion américaine de l'Irak passe aussi par une réflexion politique sur l'incapacité des dirigeants à formuler un projet cohérent, et par une autocritique des opposants.
 
Abdul Rahman Mounif est profondément meurtri. De la "barbarie" du comportement de l'armée américaine en Irak, des "bombardements sévères et aveugles, de cibles civiles en particulier", le grand romancier arabe a déjà tiré une conclusion : "La guerre et l'occupation de l'Irak n'ont pas pour seul objectif de renverser un régime, mais de se venger d'un pays, de son histoire et de sa civilisation et de réduire son rôle à néant." "Comment expliquer autrement ce qui s'est passé au Musée de Bagdad, alors qu'un seul char et quelques soldats auraient suffi pour dissuader des pillards ? interroge-t-il. Comment justifier la mise à sac de la bibliothèque nationale, celle des wakfs (biens religieux) et des archives, et d'autres institutions culturelles irakiennes dans plusieurs villes ? Comment admettre, alors que l'Irak était coupé du monde à cause des opérations militaires, que des centaines d'œuvres volées aient pu franchir les frontières en moins de temps qu'il n'en fallait pour se retrouver à Londres, à Paris et en Iran ? N'était la mobilisation internationale, l'interception de ces trésors aurait-elle jamais été possible ?"
 
De Damas au Caire en passant par Beyrouth, la guerre anglo-américaine contre l'Irak et l'occupation de l'ancienne Mésopotamie ont laissé des meurtrissures. Quelles qu'aient été ou que soient leurs engagements politiques passés ou présents, les hommes et femmes de plume, d'art ou d'esprit parlent de "tristesse", d'"humiliation", de "douleur" et nourrissent la plus grande défiance à l'égard des Etats-Unis.
 
Au-delà des victimes civiles que tout le monde déplore, des interrogations ou des accusations de "lâcheté" ou de "trahison" que suscite "l'évaporation" des dirigeants irakiens, de leur armée et de leurs milices, et de la question des armes de destruction massive, souvent qualifiée de "faux prétexte" pour envahir l'Irak, la dévastation des lieux de mémoire a laissé une trace profonde dans les esprits. L'idée, au mieux d'un "gouffre d'inculture et d'ignorance de l'histoire", au pis d'une volonté de "vengeance" américaine, est assez répandue.
 
Le dépit est très grand, même chez ceux qui, tel cet éditeur, refusent de se confier, parce que, dit-il, le temps de la presse n'est pas celui de la réflexion, parce qu'il ne sert à rien de se livrer à un sentimentalisme déplacé, parce que Bagdad n'est pas la première capitale occupée - et Beyrouth et Jérusalem !, dit-il -, parce que tous les pays arabes du Golfe à la Méditerranée sont "aux ordres de Washington". Mais l'affaire irakienne semble avoir catalysé une réflexion sur les projets et rêves politiques impossibles ou avortés aussi bien des régimes en place que des opposants dans leur infinie variété.
 
DAMAS
 
Abdul Rahman Mounif est l'un des plus grands romanciers arabes contemporains, l'un des plus prolifiques aussi, traduit dans plusieurs langues. Son roman historique en cinq volumes, Les Villes de sel, est sans doute son œuvre la plus connue ; en France, A l'est de la Méditerranée et Une ville dans la mémoire sont publiés aux éditions Actes Sud-Sindbad. A 70 ans, il a été témoin des grands événements du XXe siècle et son interminable exil a aiguisé son sens de la mémoire individuelle et collective. Bagdad fut une des villes d'accueil de cet écrivain, privé depuis quarante ans de sa nationalité saoudienne pour pensée politiquement non correcte. A son départ pour Damas, en 1981, les responsables du Musée de Bagdad lui avaient offert une statuette, aujourd'hui posée sur une étagère du modeste salon de son appartement, sur les murs duquel sont accrochées quelques toiles d'artistes arabes, souvent irakiens. Porteur successivement de passeports algérien, yéménite, irakien et syrien, Abdul Rahman Mounif se tient depuis des années à distance de toute activité politique, convaincu que sa seule "arme" est sa plume. Ses pays d'accueil successifs ont étrangement respecté cette liberté d'esprit. Il faut parfois croire au miracle, dans une région où la tolérance n'est pas la première qualité des gouvernants.
 
La colère retenue, ne se laissant aller à aucun effet de manche, il livre un verdict impitoyable : la destruction et le pillage des symboles d'une culture et d'une histoire en Irak étaient "inévitablement organisés entre l'envahisseur américain et les bandes de pillards dans un double objectif : couper les liens du peuple irakien avec sa civilisation et faire main basse sur les pièces les plus précieuses du patrimoine, après avoir brisé tout ce qui paraissait secondaire ou intransportable". Destination finale, les Etats-Unis, "nouveaux colonisateurs" et "Etat sans racines", qui se livrent à une "accumulation compulsive d'œuvres d'art et historiques pour se doter d'une histoire et d'une civilisation".
 
Le colonisateur britannique, dit-il, avait usé de "roublardise, cherché à s'attacher les peuples et à s'adapter à leur mode de vie" ; la France coloniale "charriait avec elle toute sa culture". "Les Américains, eux, au nom du pragmatisme qu'ils professent, n'ont jamais hésité, tout en se prétendant des hérauts des droits de l'homme, à soutenir et protéger les pires régimes dictatoriaux, quitte à les brader lorsqu'ils ne sont plus utiles."Au-delà de l'Irak aujourd'hui, leur objectif est de "faire main basse sur le pétrole, de la source au consommateur, pour s'imposer à tous les concurrents réels ou potentiels, qu'il s'agisse du Japon, de la Chine ou de l'Europe" ; Abdul Rahman Mounif se refuse néanmoins à se laisser aller à cette autocompassion, longtemps la marque déposée d'un monde arabe se présentant toujours en victime de "complots". Les défaillances arabes sont multiples, dit-il, pointant d'abord "une absence totale de rationalité et d'équilibre". "Le chacun pour soi est la règle et la solidarité arabe un vain mot. Les institutions collectives stagnent, pis, se délitent. L'autocritique est impérative. Pouvoirs et opposants sont tout aussi responsables. Les slogans n'ont jamais servi à autre chose qu'à séduire les foules pour mieux les manipuler. L'intellectuel, qui, il y a cinquante ans encore, était le noble, le censeur qui faisait trembler le prince, est aujourd'hui le salarié du prince, un instrument de son pouvoir. Tout contrevenant est relégué dans des prisons devenues lieux de passage obligé pour remodeler les esprits, les domestiquer et les remettre dans le droit chemin. Si essor il y eut, ce fut bien celui des prisons !"
 
Abdul Rahman Mounif veut néanmoins garder l'espoir, qu'il voit poindre dans la résistance irakienne à l'occupation américaine. "Ce qui se passe sous nos yeux en Irak est peut-être un tournant historique, dit-il. Les manifestations qui ont eu lieu dans les pays arabes ont suscité une nouvelle prise de conscience. Les Etats-Unis ont fermé le parapluie sous lequel ils abritaient les dirigeants régionaux. Les rois sont nus, ou presque."
 
Damas toujours. S'il devait "résumer d'un mot" son état d'esprit, Ali Al-Atassi parlerait d'"humiliation". A trente-cinq ans, cet universitaire et éditorialiste syrien en veut aux Etats-Unis, aux médias, aux dirigeants arabes, et s'inquiète pour son pays. Il veut bien "admettre que les soldats américains n'avaient pas le temps ni les moyens de faire la police à Bagdad, mais ils l'ont quand même fait sur certains sites, le ministère du pétrole singulièrement ! Je ne vois pas des complots partout, dit-il, mais ce qui s'est passé révèle le gouffre d'irrespect pour tous les aspects humains et culturels. La destruction des musées, des bibliothèques, a privé l'Irak de ces richesses. L'Irak, ce n'est pas seulement le pétrole !", s'exclame-t-il. Il est atterré par cet "orientalisme télévisuel", qui prend une importance "énorme" et qui, fondé sur une méconnaissance totale de la culture et de l'histoire, "s'intéresse à des images qui correspondent à des clichés et des mythes, présentant les Irakiens comme des Bédouins affamés et assoiffés ou comme des bandes de pillards" que seule la rapine intéresse. Des images "qui ne correspondent guère à la réalité de l'Irak, un pays de classes moyennes, de technocrates, d'une intelligentsia que l'on ne voit jamais". Des images qui en rappellent d'autres, présentant l'ensemble du Proche-Orient quasi exclusivement comme "un foyer de guerres, ou sous l'angle de régimes dictatoriaux, ou comme berceau de l'intégrisme". Les télévisions occidentales ont donné le "la", mais leurs consœurs arabes n'ont pas fait mieux, qui fonctionnent sur le même mode, "déversant un flux d'images qui ne peuvent qu'engendrer la dépression, terreau idéal pour le terrorisme".
 
Ali Al-Atassi est inquiet pour son pays, la Syrie, où il ne souhaite guère "voir se répéter ce qui s'est passé en Irak". Il conteste le prétendu projet américain d'imposer la démocratie "du haut de la tourelle des chars" et note, ironiquement amer, que les Etats-Unis ne font aucune allusion aux droits de l'homme dans les exigences qu'ils ont formulées à son pays. Pour lui, la balle est aujourd'hui dans le camp du pouvoir, qui "doit comprendre qu'il ne peut se défendre s'il ne respecte pas la dignité et la liberté des citoyens. Pour faire face aux pressions, ce pouvoir n'a d'autre choix que de se tourner vers le peuple et lui donner la liberté, souligne-t-il. Nous sommes tous concernés par ce qui se passe et l'opposition dans toutes ses composantes souhaite une réconciliation nationale pour peu que les règles démocratiques soient respectées".
 
L'universitaire Hanane Kassab Hassan, professeur au département de français de l'université de Damas, partage cet avis. "C'est le moment ou jamais d'un changement intérieur, dit-elle. Que les Etats-Unis disent vouloir imposer la démocratie, et nous réclamerons des prisons ! Qu'ils se dressent contre le régime, et nous le soutiendrons ! Mais les Américains, assure-t-elle, ne veulent pas vraiment la démocratie. C'est d'ailleurs leur soutien qui a permis aux régimes actuels de rester en place. Ils savent que les vrais démocrates s'opposeront plus encore à leur présence." Après ce qui est arrivé en Irak, Hanane Kassab Hassan craint une "recrudescence du fanatisme et du nationalisme dans son sens le plus étroit d'anti-occidentalisme primaire. Et cela se fera contre nous", les démocrates, qui aspirons à la liberté et à la laïcité.
 
"Déjà, souligne-t-elle, dans l'esprit des fanatiques, la laïcité se confond avec l'athéisme. Marginalisées, divisées, embourbées dans des discours alambiqués, les élites intellectuelles sont de surcroît privées d'espace public, alors que les religieux, eux, ont le leur, la mosquée." Le plus "douloureux" pour elle, dans cette guerre d'Irak, ce sont "ces pillages, ces destructions, ce chaos", et elle a du mal à croire qu'un peuple "élégant" comme le sont les Irakiens "se comporte de cette manière". "Ce ne sont pas des affamés qui ont pillé !, note-t-elle. D'ailleurs, ce ne sont pas les dépôts de produits alimentaires qui ont été dévastés." Tout donne l'impression que c'était "organisé, provoqué".
 
BEYROUTH
 
A Beyrouth, l'une de ses escales préférées, Nuha Al-Radi fulmine. Tout ou presque de ce qui vient de se passer en Irak paraît chargé de symboles à cette Irakienne peintre, céramiste et sculpteur, à la sensibilité à fleur de peau, pour qui les Américains et les Britanniques ont "fait pire que le Mongol Houlagou, qui a au moins eu la décence, lui, de ne pas prétendre venir libérer les Irakiens". Ce qui est arrivé, dit-elle, est un "énorme film à l'américaine", qui permet aux "criminels" de l'administration Bush et à Tony Blair de mettre la main sur l'Irak. Même "s'il n'y a pas de preuves", Nuha Al-Radi est convaincue que la mise à sac des musées et la mise à feu des bibliothèques étaient "organisées" par les envahisseurs. "Les pilleurs, cela existe, bien sûr, dit-elle, mais ils s'en prennent aux maisons de riches et aux commerces, pas aux archives et à la documentation."
 
L'objectif ? "Laisser s'installer le chaos, montrer que les Irakiens sont des Bédouins vivant sous la tente et prétendre commencer l'histoire à zéro." L'indignation se lit jusque dans sa gestuelle lorsqu'elle ajoute : "Et ces réunions de l'opposition à Nassiriya... Pourquoi Nassiriya, me suis-je demandé ? Mais la réponse s'est imposée d'elle-même : parce que c'est l'ancienne Our, voyons ! Ils veulent être les nouveaux Abraham. Israël ne serait-il pas dans le coup ?" Diplômée de la Byan Shaw School of Art de Londres, Nuha Al-Radi, qui a enseigné à l'université américaine de Beyrouth après avoir vécu entre l'Iran, l'Inde, l'Egypte, l'Irak et le Liban, au gré des pérégrinations de son père diplomate, s'est retrouvée écrivain sans le savoir. Son  Journal (Bagdad Diaries, publié aux éditions Saqi Books à Londres) - le seul ouvrage récent sur l'Irak qui en parle comme d'un "vrai pays", selon l'universitaire américano-palestinien Edward Saïd - raconte, non sans humour, la vie à Bagdad et en exil depuis douze ans. Saddam Hussein n'est à ses yeux qu'un lâche, dont le seul et unique souci a été pendant trente ans sa propre survie, et qui, elle en est persuadée, a "vendu" l'Irak aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne en échange de sa fuite vers quelque lieu sûr à l'autre bout du monde. Ce n'est pas vrai, dit-elle, que la guerre était inévitable pour débarrasser l'Irak de ce satrape. La seule solution "humaine et honorable" aurait été de lever les sanctions, et de permettre aux Irakiens de vivre dignement. Maintenant que George W. Bush réclame la levée de ces sanctions "parce que cela l'arrange", Nuha Al-Radi souhaite que les Nations unies, qui "se sont déshonorées dans toute cette affaire, connaissent un sursaut, lui disent non, reprennent les choses en main".
 
Wajih Kawtharani n'est pas de cet avis, qui estime que, bien que "les Etats-Unis aient chaussé les bottes de Saddam pour fouler l'Irak aux pieds", bien qu'ils aient "hérité des méthodes colonialistes, voire fascistes", bien qu'ils aient pendant des années "fermé les yeux sur la question des droits de l'homme dans cette région, voire encouragé les dictatures", leur "ingérence en Irak était un mal inévitable". Ce Libanais, professeur d'histoire à l'université libanaise, qui, comme un grand nombre d'autres de sa génération, a vibré aux idées du nationalisme arabe ou du marxisme, est "triste, affligé", par le sort réservé à l'Irak. "Mais le régime de Saddam Hussein avait atteint de tels sommets de cruauté sanguinaire qu'il n'était plus possible d'y remédier autrement", estime-t-il. "En Irak, les Arabes récoltent ce qu'ils ont semé", dit encore Wajih Kawtharani. "Nous autres élites, partis politiques, pouvoirs et régimes arabes, n'avons pas réussi à bâtir l'Etat moderne" après les indépendances.
 
DE la même manière que les anciennes puissances coloniales avaient réussi à exploiter au service de leurs stratégies les particularismes régionaux - l'islam politique, la structure communautaire, le tribalisme -, "les liens d'allégeance, de dominant à dominé, de clientélisme, d'assujettissement, d'oppression et d'autoritarisme ont fait partie de la trame de la relation de l'Etat avec la société" après la décolonisation. "Il y a bien eu des tentatives sérieuses pour moderniser la culture politique arabe de la part des pionniers de la nahda (renaissance) arabe. Ces constitutions démocratiques ont bien été adoptées, en Irak, en Egypte, en Syrie et au Liban, mais, depuis les années 1950, plutôt que de faire évoluer ces tentatives embryonnaires d'une expérience démocratique, les coups d'Etat successifs les ont mises en échec." "L'autocritique est aujourd'hui fondamentale, dit encore Wajih Kawtharani, non pour exonérer l'Occident, mais parce qu'aussi bien les élites que les populations arabes ont tellement focalisé leurs critiques sur lui qu'elles occultent leurs propres responsabilités." Malgré son "amertume", cet universitaire veut rester "optimiste à terme". Le "projet de renaissance arabe n'est pas impossible, mais il obéit à certaines conditions, la première et la plus fondamentale étant que les Arabes reconnaissent qu'ils sont défaits et s'emploient à pointer les raisons de cette défaite", dit-il.
 
LE CAIRE
 
Oui, ils ont quelque chose à dire, les romanciers égyptiens Sonallah Ibrahim et Gamal Ghitani et le chercheur Nader Ferghani ; et d'abord et avant tout sonner le glas de l'ordre arabe, dont la crise irakienne a, selon eux, révélé l'inanité et l'échec. Un dessin, publié l'autre jour par l'hebdomadaire Al-Ahram Weekly, illustre bien ce dépit : la Ligue arabe y est représentée sous l'aspect d'un géant brandissant une pancarte, sur laquelle il est écrit "Pas de guerre s'il vous plaît", alors que défile entre ses grandes jambes écartées une colonne de chars américains.
 
"Face à l'agression dirigée contre l'Irak, l'ordre arabe national et transfrontalier représenté par la Ligue arabe est tombé", martèle Nader Ferghani, coordonnateur du fameux rapport du PNUD sur les carences du développement humain dans le monde arabe. "Il y a ceux qui ont commis le crime, les Américains, mais il y a aussi les "accessoires", et ce sont les régimes arabes, dit-il. L'impuissance du système régional arabe s'est révélée dans toute sa splendeur. Il est désormais inévitable d'en finir avec la Ligue des gouvernements arabes, au profit d'une Ligue des peuples arabes et des organisations" de la société civile. "Si à quelque chose malheur est bon, l'invasion de l'Irak aura permis aux gens d'exprimer leurs vues, malgré la répression des régimes dont ils ne se sont pas privés de dire tout le mal qu'ils pensent." Autre conséquence "positive", selon lui : "Un mouvement populaire est en gestation, dans les pays arabes et au-delà, dont la Toile est un support capital, qui embrasse les questions irakienne, palestinienne - l'affaire irakienne a aplani le terrain pour une solution du conflit israélo-palestinien au profit d'Israël -, les politiques officielles et la mondialisation dans ses aspects les plus sauvages."
Comme Nader Ferghani, le romancier et éditorialiste égyptien Gamal Ghitany, que les Français connaissent, et qui, en tant qu'ancien correspondant de guerre, connaît la chose militaire, s'interroge sur les mystères de la chute de Bagdad sans la moindre résistance, "les forces américaines pénétrant dans la ville, avec l'air serein de ceux qui savent qu'ils n'auront pas à se battre". La défaite de l'Irak était prévisible, dit-il, "mais j'aurais souhaité que cela ne se passe pas aussi facilement. La résistance d'Oum Qasr a fait espérer une réédition à Bagdad". Il n'en a rien été, et Nader Ferghani et Gamal Ghitany sont quasi convaincus qu'il y a eu un "accord", un "marché" peut-être.
 
Gamal Ghitany, qui "connaît bien l'Irak", qui y a "des amis personnels", refuse que l'image de Saddam Hussein entache tout baasiste ou soldat de l'armée irakienne. Il accuse le dictateur d'avoir galvaudé la notion de panarabisme, d'abord en lançant une guerre contre l'Iran pour annexer le Kouzistan-Arabistan, puis en envahissant le Koweït.
 
"L'idée de panarabisme, dit-il, doit être révisée. Une ethnie, l'arabe, et une communauté, la sunnite, ont imposé leur pouvoir à l'Irak, pays multiethnique et pluricommunautaire ! La première leçon que doit en tirer le monde arabe est de ne pas réprimer l'Autre, quel qu'il soit. Le panarabisme doit être culturel." Son premier souci à l'heure actuelle est l'Egypte, dont l'histoire, déplore-t-il, a été malmenée depuis la vague panarabiste survenue en 1952. "Nos élèves ne connaissent pas par exemple l'histoire des coptes -chrétiens-... L'Egypte doit être culturellement redécouverte, parce que son passé est constitutif de son présent. Le faire, c'est assurer la protection du panarabisme." Il est indispensable, dit encore Gamal Ghitany, que "le gouvernement, qui a réussi sa prestation dans l'affaire irakienne, mesure à présent l'importance d'une véritable libéralisation démocratique à l'intérieur". Il est également indispensable, face à la brutalité de l'intervention américaine, illustrée notamment par "la mise à sac du Musée de Bagdad et des bibliothèques, et dont l'objectif est de contester à l'Irak une civilisation millénaire", que les "civilisations anciennes, oubliant les contentieux passés, se rapprochent, dans l'intérêt même de l'humanité".
 
A cet égard, Gamal Ghitani tire son chapeau à la France, à l'Allemagne et au pape, dont la position à propos de l'Irak a battu en brèche, d'après lui, l'idée d'une "guerre des civilisations" qui se répandait au niveau populaire.
 
Sonallah Ibrahim, l'auteur de Warda, (éditions Actes-Sud), ou encore des Années de Zeth (Babel), entre autres, ne croit plus pour sa part qu'à la création d'un "large front transnational compte non tenu de l'appartenance ethnique, religieuse et politique, pour faire face à l'occupation américaine et israélienne". Il ne veut plus jamais utiliser le vocable "démocratie", parce que chacun lui donne le sens qui l'arrange. "Les slogans de démocratie et de liberté" brandis jusqu'à maintenant "n'étaient que vains mots et, à propos de l'Irak, les régimes arabes ont frisé la caricature, usant et abusant du verbe, mais incapables, voire non désireux d'agir !" "Lorsque j'étais petit, dit-il, j'avais horreur de la rédaction, parce que c'est parler pour ne rien dire. De passage l'autre jour au Caire, Dominique de Villepin, le ministre français des affaires étrangères, a fait un discours... Un discours très puissant... au sens arabe du terme... c'est-à-dire vide de sens ; la rédaction encore !", regrette Sonallah Ibrahim, que l'affaire irakienne a "bien sûr peiné", mais qui est "également content, parce que tout est désormais très clair : il est évident qu'il existe un bloc, l'Occident, qui se sert de slogans pour parvenir à ses buts", et parce que la mobilisation de l'opinion publique à travers le monde est le signe avant-coureur d'une opposition mondiale à l'ordre nouveau que les Etats-Unis veulent imposer au monde.
 
Et il ajoute : "Depuis trente ans, le lavage de cerveau auquel ont été soumis les gens a quasiment anéanti leur conscience politique. Ces deux dernières années, les choses ont commencé à changer, l'Intifada palestinienne jouant un rôle essentiel de catalyseur. Ce qu'il y a de plus intéressant aujourd'hui, c'est que le citoyen ordinaire a réussi à faire le lien entre ses propres difficultés quotidiennes, sa dignité, ce qui arrive dans son pays et dans la région, et ce qui se passe dans le monde." Bien sûr, des dérives extrémistes sont possibles, reconnaît-il, mais l'opposition à l'occupation américaine en Irak et israélienne en Palestine est "soutenue par une opinion publique laïque à travers le monde, et cette conjonction est de nature à neutraliser les aspects dogmatiques, étroitement chauvinistes, du mouvement".
 
 
(ARTICLE PARU DANS L'EDITION PAPIER DU JOURNAL “LE MONDE” DATEE LE 02.05.03 )
 
مؤتمر لاحزاب مغاربية بطنجة يشدد علي الوحدة وفاء للرواد ويدعو للتمسك بالديمقراطية
 

طنجة ـ القدس العربي ـ من محمود معروف:

لم تكن قاعة غرفة التجارة والصناعة بمدينة طنجة لترمز اول امس الاحد الي ضيق المكان الذي تشغله وحدة المغرب العربي في المشهد السياسي لخمس دول اتفق علي تسمية جغرافيتها بالمغرب العربي او شمال افريقيا رغم الحشد السياسي الذي أم القاعة للمشاركة بإحياء الذكري الخامسة والاربعين لمؤتمر طنجة التاريخي الذي عقد بعيد استقلال المغرب وتونس وقبيل استقلال الجزائر.

فالقاعة التي ضمت ممثلين عن حزب الاستقلال والاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية المغربيين والتجمع الدستوري التونسي وجبهة التحرير الوطني الجزائرية، كانت اصغر من احتفال بإحياء ذكري مؤتمر عقدته نفس المكونات قبل خمسة واربعين عاما قاعة قصر مرشان التاريخي واعتبر محطة تاريخية في مسار الحياة السياسية المغاربية..
 
بصوت واحد اطلقه رموز الحركة الوطنية المغاربية التي حققت استقلال بلادها او تواصل نضالها لتحقيق هذا الحلم في نشيد رددوه جميعا ونجح المجاهد سيدي ابو بكر القادري عضو مجلس رئاسة حزب الاستقلال الذي كان حاضرا مؤتمر قصر مرشان ان ينشده مرة اخري بحماس لم تستطع القاعة بكل اجيالها مجاراته في ترديد الابيات الشعرية الحماسية التي يتكون منها النشيد.

وإذا كانت مكانة هذا الرجل ورمزية حضوره كافية لابقاء الامل بتحقيق حلم اكثر من ثمانين مليون نسمة يمتدون علي تلك المسافة الفاصلة بين السلوم في الشرق الليبي الي نواكشوط علي المحيط الاطلسي حاضرا في المشهد السياسي المغاربي وضمير ابنائه، فإن غياب ليبيا وموريتانيا، اللتين لم تحضرا اصلا طنجة 1958 ومستوي تمثيل التجمع الدستوري التونسي وجبهة التحرير الوطني الجزائرية يرمز الي ان نفوس الفاعلين السياسيين المغاربيين لازالت ابعد عن العقد السادس من القرن الماضي، عقد الاحلام والرومانسية بالوحدة والاتحاد.

كانت قاعة غرفة التجارة والصناعة ترمز الي ان المغاربيين اقرب الي العقد السابع من القرن الماضي وما تلاه وما حمله من توترات ثنائية وتحالفات اقليمية اشبه بالمحاور. لكنه القدر المغاربي المرتبط بالقدر العربي، تقديم الآني علي الدائم والذاتي علي الجماعي. احلام مغرب عربي الخمسينات التي غيبت في متاهات السياسات الرسمية او في الهموم الداخلية طوال العقود الماضية وان كانت قد انتعشت لسنوات قليلة نهاية العقد التاسع، فإنها لا زالت شعارا يرفع رسميا لا احد يستطيع الهروب او التهرب منه.
 
الفكرة كانت مغربية، فبعد الاحياء اليتيم الذي تم 1983 بقي مؤتمر طنجة المغاربي جملة ترد في بيانات الاحزاب او في كتب التاريخ وفي هذا العام، بعد زلزال العراق وما يعرفه العالم من تطورات وتحولات تستلزم اعادة النظر في تعاطي المغاربيين مع قضاياهم الذاتية او الجماعية وردت الفكرة، لقاء احزاب مؤتمر طنجة. لكن الفكرة لم تؤخذ بداية من هذه الزاوية، فالتوجس الذي لازال يطبع العلاقات المغاربية احتل حيزا في التفكير، فكان التردد، وتبعها رسائل الطمأنة بالواضح والمرموز.

في القاعة التي رصت فيها الكراسي علي عجل وتزينت جدرانها بيافطات تمجد العمل المغاربي المشترك وتشدد علي الوحدة المغاربية، وارتفعت فوق منصة الخطابة صور رؤساء ليبيا وتونس والجزائر وموريتانيا والعاهل المغربي الملك محمد السادس وجده الملك محمد الخامس ووالده الملك الحسن الثاني، اكتفي الحضور بالتصفيق للفقرات التي وردت في كلمات عبد الرحمن اليوسفي الامين الاول للاتحاد الاشتراكي والطيب السحباني عضو اللجنة المركزية للتجمع الدستوري الديمقراطي التونسي وعبد الرزاق دحدوح عضو المكتب السياسي لجبهة التحرير الوطني الجزائرية وعباس الفاسي الامين العام لحزب الاستقلال، لم تتردد هتافات ولم ترفع شعارات والكلمات كانت تحمل قاسما مشتركا التأكيد علي الوحدة المغاربية وفاء للرواد والتمسك بالديمقراطية خيارا لا مفر منه.

كلمات الخطباء اكدت عزم الجماهير المغاربية علي مواجهة تحديات بناء المستقبل في أفق وحدوي وفاء للكفاح المشترك الذي خاضته شعوب المنطقة وعلي أن الأفكار والمباديء التي انبثقت عن مؤتمر طنجة في نيسان (ابريل) من سنة 1958 هي رسالة ثمينة تحث علي توحيد الجهود للنهوض بالمهام التي تطرحها المرحلة الحالية من كفاح الشعوب المغاربية.

واجمعوا علي أن الجذور المشتركة للكفاح الذي خاضته القوي الحية المغاربية ومتطلبات صيانة المكاسب التي تحققت علي أكثر من صعيد وضرورة تهيئة الشروط الكفيلة بضمان موقع ملائم لبلدان المغرب العربي جهويا ودوليا تملي علي الشعوب المغاربية أن تعمل علي استغلال الفرص وتعبئة القوي من اجل مواجهة تحديات الحاضر والمستقبل.

كانت مشاورات الصباح التي عقدها ممثلو الاحزاب الاربعة ضمانة لكل منهم بأن ليس ما هو مبطن في الدعوة لاحياء الذكري لذلك عادت اجواء 1958 فور انتهاء تلك المشاورات ولم يضطر أي منهم لتعديل في كلمته المعدة سلفا. البيان الختامي تضمن ما قاله المتدخلون وشدد علي ان ما يعرفه العالم من تطورات جسيمة اقتصاديا وسياسيا تدعو الي تكثيف التشاور للبلوغ الي المصير المشترك، واشار الي اجتماعات دورية تعقد كل ثلاثة شهور وتحتضن الجزائر اللقاء القادم في تموز (يوليو) علي ان تحتضن تونس لقاء تشرين الاول (اكتوبر).

علي الصعيد العربي اكد البيان علي شعور الاحزاب الثلاثة بالحاجة الماسة لتكوين رؤي مشتركة حيال التهديدات التي تتعرض لها المنطقة العربية واكد علي التضامن المطلق مع الشعب الفلسطيني ودعم نضاله لاقامة دولته وجق الشعب العراقي في تقرير المصير بكل سيادة في ظل الاستقلال الوطني ووحدة ترابه وبناء ديمقراطي.
انه المغرب العربي بدوله الخمس ليبيا وتونس والجزائر والمغرب وموريتانيا واساسا بدوله الثلاث التي كانت ممثلة في طنجة قبل اربعة عقود ونصف، خليط من المشاعر والاماني والطموحات والتوجس والريبة.
 
(المصدر: صحيفة القدس العربي الصادرة يوم 29 أفريل 2003)
 
دعاهم لـ الانتفاض ضد المحتل الكافر في رسالة منسوبة له رجح مقربون صدقيتها
صدام للعراقيين: لم ينتصروا عليكم الا بالخيانة

لندن ـ القدس العربي :

دعا الرئيس العراقي السابق صدام حسين الشعب العراقي الي الانتفاض ضد قوات الاحتلال الامريكي، مشيرا الي ان الاحتلال الاجنبي، وليس السنة والشيعة، هو القضية الوحيدة، التي يعيشها الوطن عراقكم العظيم ..

وجاءت الدعوة في رسالة خطية من صدام الي الشعب العراقي العظيم، وابناء الأمة العربية والاسلامية، والشرفاء في كل مكان ، ومؤرخة بالثامن والعشرين من نيسان (ابريل) الذي يصادف عيد ميلاده، حصلت القدس العربي علي نسخة منها. واكدت مصادر مقربة من صدام صحة خطه وتوقيعه، مشيرة الي ان ظروف اختبائه لا تسمح حاليا بأكثر من توجيه رسالة خطية، نظرا للاعتبارات الأمنية.

وكانت قيادة المقاومة والتحرير العراقية اكدت امس الأول في رسالة خاصة الي القدس العربي ان صدام حسين نجا من القصف وانه سيوجه خطابا الي العراقيين والأمة خلال 72 ساعة.
واتهم صدام في رسالته الدول المحيطة بالعراق بالعمل ضد المقاومة، وقال ان الخونة سمحوا لأنفسهم بالجهر بخيانتهم، رغم كونها عارا، في ما اعتبر اشارة الي الكويت.
واشار صدام الي ان الخيانة كانت وراء سقوط بغداد، حيث قال لم ينتصروا عليكم يا من ترفضون الاحتلال والذل، ويا من في قلوبكم وعقولكم العروبة والاسلام، الا بالخيانة .

وفي ما يلي النص الكامل للرسالة:

بسم الله الرحمن الرحيم
ولقد كانوا عاهدوا الله من قبلُ لا يولّـون الأدبار وكان عهد الله مسؤولا

العراق في 28 نيسان 2003
من صدام حسين
الي الشعب العراقي العظيم
وابناء الأمة العربية والاسلامية
والشرفاء في كل مكان
السلام عليكم ورحمة الله وبركاته

مثلما دخل هولاكو بغداد دخلها المجرم بوش بعلقمي، بل واكثر من علقمي.
لم ينتصروا عليكم يا من ترفضون الاحتلال والذل ويا من في قلوبكم وعقولكم العروبة والاسلام، الا بالخيانة.
ووالله انه ليس انتصارا طالما بقت المقاومة في نفوسكم.
واصبح الآن ما كنا نقوله حقيقة، فلسنا نعيش بسلام وأمن طالما الكيان الصهيوني المسخ علي ارضنا العربية، لهذا لا انفصال بين وحدة النضال العربي.
 
يا ابناء شعبنا العظيم
انتفضوا ضد المحتل، ولا تثقوا بمن يتحدث عن السنة والشيعة فالقضية الوحيدة التي يعيشها الوطن عراقكم العظيم الآن هي الاحتلال.
وليس هناك أولويات غير طرد المحتل الكافر المجرم القاتل الجبان، الذي لم تمتد يد أي شريف لمصافحته، بل يد الخونة والعملاء.
اقول لكم ان كافة الدول المحيطة بكم ضد مقاومتكم، لكن الله معكم، لانكم تقاتلون الكفر وتدافعون عن حقوقكم.
لقد سمح الخونة لأنفسهم الجهر بخيانتهم، رغم كونها عارا، فاجهروا برفضكم للمحتل من اجل العراق العظيم والأمة والاسلام والبشرية.
وسينتصر العراق ومعه ابناء الأمة والشرفاء وسنستعيد ما سرقوه من آثار ونعيد بناء العراق الذي يريدون تجزءته الي اجزاء، اخزاهم الله.
لم يكن لصدام ملك باسمه الشخصي، واتحدي ان يثبت اي شخص ان تكون القصور الا باسم الدولة العراقية، وقد تركتها منذ زمن طويل لاعيش في منزل صغير.
انسوا كل شيء، وقاوموا الاحتلال، فالخطيئة تبدأ عندما تكون هناك أولويات غير المحتل وطرده، وتذكروا انهم يطمحون لادخال المتصارعين من اجل ان يبقي عراقكم ضعيفا ينهبوه كيفما كانوا.
ويكفي فخرا حزبكم حزب البعث العربي الاشتراكي، انه لم يمد يديه للعدو الصهيوني، ولم يتنازل لمعتد جبان امريكي او بريطاني.
ومن وقف ضد العراق وتآمر عليه لن ينعم علي يد اميركا بالسلام.
تحية لكل مقاوم وكل مواطن عراقي شريف، ولكل امرأة وطفل وشيخ في عراقنا العظيم.
اتحدوا يهرب منكم العدو ومن دخل معه من الخونة.
واعلموا ان من جاءت قوات الغزو معه وطارت طائراته لقتلكم لن يرسل لكم الا السم.
وسيأتي باذن الله يوم التحرير والانتصار لأنفسنا والأمة والاسلام قبل كل شيء، وهذه المرة مثل كل مرة ينتصر فيها الحق، ستكون الأيام المقبلة اجمل.
حافظوا علي ممتلكاتكم ودوائركم ومدارسكم، وقاطعوا المحتل، قاطعوه، فهذا واجب الاسلام، والدين والوطن.
عاش العراق العظيم وشعبه
عاشت فلسطين حرة عربية من النهر الي البحر،
والله اكبر
وليخسأ الخاسئون


صدام حسين
26 صفر 1424
28 / 4 / 2003
 
(المصدر: صحيفة القدس العربي الصادرة يوم 30 أفريل 2003)
 
خصخصة النفط العراقي

بقلم: توفيق المديني (*)

الجنود الأميركيون والبريطانيون يعرفون جيداً أن انتشارهم وتمركزهم في العراق هو لحماية و"تأمين" آبار النفط، كما تريد ذلك الإدارة الأميركية. فالحرب الأميركية على العراق كانت من اجل نفطه، بوصفه سبباً أكيداً ورئيساً في هذه الحرب. وتؤكد تقارير مراكز الأبحاث الاستراتيجية الأميركية انه بعد انتهاء الحرب الباردة أصبح النفط، والنفط وحده هو الأمن القومي الأميركي الشامل. أما بالنسبة للاحتكارات النفطية الاجنبية، الأطراف الفاعلة في المأساة العراقية، سواء كانت أنكلوسكسونية، أو روسية، أو فرنسية، أو صينية، فإنها كلها تنتظر بفارغ الصبر مرحلة ما بعد صدام، بوصفها مرحلة إعادة توزيع الحصص، أو اقتسام الكعكة العراقية.

إن مصلحة الاحتكارات النفطية مفهومة، لأن العالم كان على الدوام ولا يزال عطشاناً للنفط. ففي العقد المقبل، سوف يستهلك العالم نحو 20 في المئة من النفط الخام أكثر من الاستهلاك الحالي (من 77 مليون برميل يومياً إلى 90 مليون برميل يومياً)، وسوف يكون العراق المصدر الأساس الذي لا غنى عنه. فالبلد يمتلك 115 مليار برميل من احتياطي النفط ثاني أكبر احتياطي عالمي. ويؤكد الخبراء ان يكون المخزون الحقيقي للنفط في العراق أكبر من ذلك بمراحل عدة، إذ إن الإمكانات النفطية الحقيقية في البلاد لم تكتشف بعد بسبب دخول العراق في حروب متصلة (إيران والكويت) وعقوبات اقتصادية لسنوات عدة. فمنطقة الصحراء الغربية للعراق المحاذية للملكة العربية السعودية والأردن ما زالت أرضاً بكر من كل تنقيب عن النفط فيها، وحسب تقديرات المعهد الفرنسي للنفط وهو مؤسسة أشرفت على تأهيل عدد من المهندسين العراقيين، فإن الأحواض الرسوبية لهذا الشريط يمكن أن تحتوي لوحدها على 200 مليار برميل من النفط الخام.

لقد ارتبط تاريخ الحركة الوطنية العراقية بتاريخ الصراع ضد الامتيازات النفطية والإمبريالية العالمية والعدو الصهيوني، وفي أول حزيران، أذيع القانون رقم 69 لعام 1972 والقاضي بتأميم عمليات شركة نفط العراق. وقد أنشأت بحكم هذا القانون شركة حكومية تسمى الشركة العراقية للعمليات النفطية، ثم صدر القانون رقم 70 لعام 1973، الذي اعتبر نافذ المفعول من يوم 7 تشرين الأول 1973.

الآن وقد أصبح العراق خاضعاً للاحتلال الأميركي، فإن هم أقطاب الإدارة الأميركية الحالية خصخصة النفط العراقي لكي يصبح ملكية للشركات الاحتكارية الأميركية، بخاصة شركة بيكتيل للنفط ومجموعة شركات بارسون. ففي تقرير يحمل عنوان "المواد الخام والمصالح النفطية وعدم تركيز الحكم الأميركي على أسلحة الدمار الشامل"، تظهر الجهود المكثفة التي بذلها المسؤولون الأميركيون في إدارة ريغان في أواسط الثمانينات من اجل نيل موافقة صدام حسين على تمديد خط أنابيب نفط بكلفة ملياري دولار تتولى بناءه شركة "بيكتيل" من حقول النفط قرب الفرات إلى جنوب العراق عبر الأردن حتى خليج العقبة. وكان دونالد رامسفيلد مبعوثاً خاصاً من البيت الأبيض لصدام حسين في عام 1983 لأجل هذه المهمة.

وفي هذا الصدد يقول جيم فاليت مدير أبحاث "الطاقة الدائمة وشبكة الاقتصاد" وأحد الذين أعدوا تقرير "المواد الخام والمصالح النفطية، وعدم تركيز الحكم الأميركي على أسلحة الدمار الشامل في العراق عام 1983" إن زيارة رامسفيلد والتقائه بصدام حسين في عام 1983 لم يكونا من اجل التأكد من استخدام صدام حسين للأسلحة الكيميائية ضد إيران، وهذا ما أعلنته الإدارة الأميركية في ذلك الوقت، بل من اجل مصالح نفطية لشركة بيكتيل الأميركية بتواطؤ من جورج شولتز الذي كلّفه بهذه المهمة كمبعوث خاص من البيض الأبيض. وظهر ايضاً ان شركة بيكتيل هي التي طلبت من ريغان ترتيب هذا الموضوع مع صدام.

وعلى الرغم من ان هذا الخط لم ينفذ بسبب الرفض العراقي في حينه، إلا أن شركة بيكتيل الأميركية قامت في الآونة الأخيرة بتقديم طلب إلى وزارة التجارة الأميركية طالبت فيه باستمرار تسجيل هذا المشروع وإبقائه رهن التنفيذ لعدة سنوات اخرى. وشركة بيكتيل الآن ستحصل على عقود إعادة إعمار بناء العراق بعد الدمار الذي تسببت به الحرب. وقد كشفت صحيفة "وول ستريت جورنال" أن بيكتيل أصبحت احدى شركتين تأكد إعطاؤهما عقود إعادة بناء العراق. ومن المعروف أن ديك تشيني نائب الرئيس الأميركي هو الذي يملك شركة "هاليبيرتون" وما زالت حصته من أرباحها تصل إليه حتى الآن.

ومنذ انهيار الاتحاد السوفياتي وانتهاء الحرب الباردة أصبح النفط هو المحرك الأول والأساس في سياسة الأمن القومي الأميركي. فالنفط والأمن القومي الأميركي يسيران معاً، والولايات المتحدة لا يمكن أن تسمح لنفسها بأن تكون بعيدة عن السيطرة على ثاني أكبر مخزون نفطي في العالم وهو العراق. وفي ظل الانتصار الأميركي على العراق، تتضمن أهداف إدارة بوش المسائل التالية:

أولاً: إلغاء تأميم النفط العراقي الذي أنجزه العراقيون في أوائل السبعينات، عبر السعي إلى خصخصته خلال سنتين مع منح الأفضلية المطلقة للشركات الأميركية.

ثانياً: السعي إلى نزع صفة الكارتل عن منظمة الدول المصدرة للنفط (أوبك) وتغيير سوق النفط العالمية وذلك باستعمال العراق كأداة في هذه السياسة، ما سيخرج العراق من منظمة الأوبك ويؤدي إلى بدء انهيار هذا الكارتل النفطي اليتيم في العالم الثالث.

ثالثاً: إغراق السوق بكميات تفوق حدود الأوبك، وإلى مستويات تدفع سعر البرميل إلى ما دون 20 دولار في الفترة الأولى، ودفع العراق إلى ضخ المزيد من الكميات ومن دون قيود الكارتل.

رابعاً: ربط المنشآت الصناعية الشرق الأوسطية بشبكات إنتاج وتوزيع أميركية، والتي تديرها بجدارة الشركات الخاصة الأميركية.

أخيراً، إن النفط أصبح مصلحة أميركية قومية بامتياز لاستمرار قوة الامبراطورية الأميركية في طموحها الجامح نحو تحقيق سيطرتها على العالم.
 
(*) كاتب تونسي مقيم في دمشق
 
(المصدر: صحيفة المستقبل اللبنانية الصادرة يوم 30 أفريل 2003)
 
مصادر كويتية: خطط أمريكية لضم الكويت للعراق

(الشبكة الإسلامية - القنـاة)
 
أعربت مصادر كويتية مسؤولة لـ القناة عن خشيتها إزاء وصول معلومات بدأت فى التردد فى الأروقة السياسية الأميركية عن خطط لضم الكويت إلى العراق بطريقة تأخذ شكل إقليم اقتصادى جديد.

وقالت المصادر: إن بعض المخططين الأميركيين يرون أن ذلك هو الطريق الوحيد لتحقيق استقرار فى المنطقة فى ظل مطالبات عراقية على مدى عشرات السنوات ومنذ الحكم الملكى للعراق بضم الكويت، مؤكدين أن العراقيين لن يتخلوا أبدا عن ذلك الحلم .

وأشارت المعلومات إلى أن دوائر أميركية عرضت الفكرة على بعض العناصر فى الحكم بالكويت على اعتبار أن الكويت سيكون إقليم حكم ذاتى داخل العراق مثل كردستان والجنوب وبغداد تجمعهم فيدرالية على النموذج الأميركى مع ضمان استمرار آل الصباح فى الحكم .

وتوضح تلك المعلومات أن أميركا ترى فى تلك الخطوة مكافأة للعراق الجديد ونوعا من التقرب إلى الشعب العراقى ، موضحة أن مجرد عرض تلك الأفكار سبب صدمة للأسرة الحاكمة فى الكويت ..

وحسب تلك المصادر فإن الكويت تخشى أن تكون هدية الترضية الأميركية للحليف الجديد عراق ما بعد صدام الديمقراطي الحر الذي لا يعتدي على جيران جدد بعد قبول الهدية التي طال انتظارها منذ العام 1920 من القرن الفائت . وظل العراق إلى ما قبل سقوط نظام صدام حسين يطالب بالكويت وخاض مجابهات عدة لتحقيق الهدف، كانت آخرها حرب الخليج الثانية العام 1991 بعد احتلاله للكويت وإعلانها المحافظة الـ 18 ، كما أن حاكما عراقيا آخر هو الجنرال عبد الكريم قاسم كان قد طالب في العام 1961 بضم الكويت لكنه ردع عربيا من قبل الزعيم جمال عبد الناصر ومن قبله طالب الملك غازي بن فيصل الأول ملك العراق في العام 1934 بضم الكويت لكن يعتقد أنه دفع حياته بحادث سيارة ثمنا لذلك.

وظلت المطالبة العراقية هاجسا مخيفا للكويتيين، إذ يعتقد أن هجمتهم الأخيرة ضد العراق وتقاربها مع إيران ما هي إلا محاولات استباقية لعرقلة أي مساع لتقريبها نفسيا وسياسيا نحو العراق إلى حال الاندماج الكامل في إطار الإقليم الاقتصادي الجديد الذي تعتزم الولايات المتحدة تنفيذه في المنطقة .
 
(المصدر: موقع الشبكة الإسلامية نقلا عن بوابة "القناة" الإخبارية بتاريخ 27/04/2003)
 

 ضـد أنـظـمـة الاســتـبـداد وضـد العـولمـة المـتـوحـشـة
 

بقلم: كريم مروة (*) 
 
هل العلم هو للعلم او العلم هو للحياة؟!

تثير هذا السؤال عندي الحرب الاميركية - البريطانية التي كان العراق مسرحها في الاسابيع الماضية. وهي حرب ترمي الى بسط الهيمنة على المنطقة وثرواتها، والى تثبيت انفراد اميركا بقيادة العالم. ويذكّرني السؤال المشار اليه بالجدل الذي كان يدور بين المثقفين العرب، في مطالع الخمسينات من القرن الماضي، حول موقع الفن وحول دوره في النشاط الانساني، وحول غايته: هل الفن هو للفن أم الفن هو للحياة؟!
 
ولم أعد أذكر كيف انتهى ذلك الجدل. لكن ما بقي في ذهني منه هو أن المثقفين الذين كانوا ينتمون الى تيار الاشتراكية كانوا ينطلقون في نقاشاتهم حول ذلك الموضوع من أن الالتزام بقضايا الشعب والوطن والانسان هو جوهر الابداع في الفن، وأن المثقف لا يستطيع أن يكون محايداً - ولو ادّعى ذلك - في الصراع بين الخير والشر والعدل والظلم والحرية والعبودية والتقدّم والتخلّف. وأذكر أن الاديب اللبناني رئيف خوري اصدر في ذلك الحين كتاباً تحت عنوان: "إن الأدب كان مسؤولاً". وكان الكتّاب جزءاً من مساهمة هذا الأديب في ذلك الجدل. ومعروف أن رئيف خوري كان قد شارك في مناظرة مع طه حسين جرت في بيروت حول ذلك الموضوع في اواسط الخمسينات.
 
واذ أعود، اليوم، الى طرح السؤال من جديد، حول موضوع العلم خصوصاً، مذكّراً بذلك الجدل القديم حول الفن، فلأن الابحاث العلمية المعاصرة، في مراكزها الاساسية في الغرب الرأسمالي المتطور، وبالاخص في الولايات المتحدة - أي خارج عالمنا العربي وخارج اهتمامات دولنا ومؤسساتنا - قد بلغت في الاكتشافات التي توصّلت اليها مرحلة فائقة الاهمية والغنى بتقدمها. وهي اكتشافات تضيء في جانب اساسي من استخداماتها طريق البشرية الى التقدم، وتُحدث في جانب اساسي آخر من هذا الاستخدام، وهو سلبي وغير اخلاقي بالمطلق، تدميراً كبيراً في حياة البشر المادية والروحية، وتدميراً كبيراً في الطبيعة، مناخاً وبيئة ومحيطاً خارجياً للكوكب.
 
والسؤال المشار اليه في شأن العلم وفي وجهة استخدامه لا يشكّل، قطعاً، نسخاً ميكانيكياً لسؤال الحقبة الماضية حول الفن، ولا نسخاً ميكانيكياً للجدل حول ذلك السؤال. فالتطورات التي شهدها العالم في العقود اللاحقة، احداثاً وعلاقات، والتحولات التي أحدثتها تلك التطورات في المفاهيم، لم تلبث ان أدخلت ذلك السؤال واحتمالات الجدل حوله في حقل جديد، مختلف في أمور كثيرة عن طبيعة الجدل السابق وشروطه. بل إن اعادة طرح هذه المسألة - السؤال - من جديد، في الحقبة التي نحن فيها وفي شروطها، إنما ترمي، في جوهرها، الى إثارة الاهتمام في بلداننا وفي العالم. الاهتمام الحقيقي والمسؤول، لدى النخب السياسية والثقافية وفي وسط الرأي العام، بهذا التناقض الفظ الذي يزداد حدّة وعنفاً وتفاقماً بين الاتجاهين اللذين تستخدم بهما الانجازات العلمية المذهلة.
 
وهو تناقض يشير الى المخاطر الكبرى التي تحيط بحياة البشرية في هذا المنعطف الكبير من تاريخ العالم، وفي ظل هذا الكم الهائل من الانجازات العلمية العظيمة. وتتمثّل هذه المخاطر في ما نشهده من انزياح مثير للرعب في استخدام بعض جوانب من انجازات الابداع الانساني في ميادينه كافة، آداباً وفنوناً، وعلوماً انسانية وتطبيقية وصحيحة، الانزياح عن الاهداف وعن الوظائف وعن الادوار، التي تتصل، اساساً، بانتاج المعرفة، وتتصل، في الوقت عينه، وبالضرورة، بتعميم الوعي بقيم الحرية والتقدم والسعادة للبشر.
 
صحيح ان هذه المسألة ليست جديدة في تاريخ العالم المعاصر. والحديث والجدل في شأنها ليسا جديدين. لكن ما نشهده من تفاقم في ظاهرة العولمة الرأسمالية المتوحشة، وفي تفاقم الحالة المتمثلة بانفراد الولايات المتحدة الاميركية بقيادة العالم، وتحكمها بمصائر الشعوب بقوة العدوان والحرب والحصار، وبشتى انواع الضغوط السياسية والاقتصادية، هو ما يدعونا الى استنفار قوانا وارادتنا الواعية، ويدعونا الى استنفار معارفنا ومشاعرنا وأفكارنا، لمواجهة هاتين الظاهرتين، ولمواجهة الاخطار الناجمة عنهما. اذ هما تشكلان نوعاً من عاصفة هوجاء تهب على العالم بقوة تدميرية لم يشهد العالم مثيلاً لها من قبل، حاملة معها احتمالات تغيير مأسوي في مجرى تاريخ العالم، تغييره في اسوأ الاتجاهات وأكثرها تدميراً لمستقبل البشرية.
 
الاّ أن أكثر ما يدعو الى مثل هذا الاستنفار للقوى هي الحرب التي كان العراق مسرحها، في العمليات العسكرية قبل سقوط النظام، وفي المرحلة الراهنة، التي يحاول فيها الغزاة بسلوكهم المثير للغضب العالمي تثبيت سيطرتهم على هذا البلد العربي، بعد تدميره. والمشترك بين هذه الحرب والحروب التي سبقتها في اماكن مختلفة في العالم، هو انها حرب عدوانية تشنها قوى عظمى بهدف توسيع هيمنتها على بلدان منطقتنا لأهداف سياسية واقتصادية ولأهداف أخرى لا حدود لها.
 
والمشترك الآخر بين هذه الحرب والحروب السابقة هو أنها تشكّل ميدان اختبار لاسلحة جديدة من أنواع شتى، تختلف اسماؤها من دون أن تفقد وظائفها المتمثلة بإحداث التدمير الشامل في حياة البشر، في كل ما يتصل بالعمران وبالطبيعة وبيئتها ومحيطها. اما الجديد في هذه الحرب على العراق فهو ما تشير اليه رغبة الولايات المتحدة في جعل انتصارها على شعب العراق بداية للسيطرة على العالم من دون منازع، وإنهاء الأمم المتحدة وإنهاء دورها، وصولاً الى فرض شريعة الغاب في العلاقات بين الدول والمؤسسات والجماعات وحتى الافراد.
 
وهو حلم كان يراود الادارات الاميركية المختلفة منذ الحرب العالمية الثانية. وكان اختراع القنبلة الذرية واستخدامها في عملية اختبار فاعليتها في سكان مدينتي هيروشيما وناكازاكي اليابانيتين تعبيراً متوحشاً عن تلك النزعة الجامحة. ولولا وجود الاتحاد السوفياتي وقوته السياسية والنووية، في فترة ما بعد الحرب العالمية الثانية، لكانت الاحتمالات المشار اليها قد وقعت منذ ذلك التاريخ. ولذلك فإن انهيار الاتحاد السوفياتي، والضعف الذي كان أصابه قبيل الانهيار، هما اللذان أعادا الى الولايات المتحدة الاميركية زخم اندفاعاتها في هذا الاتجاه المجنون.
 
ومعروف أن الولايات المتحدة ذاتها هي التي استخدمت اسلحة دمار شامل في حربها ضد فيتنام. وهي التي سلّحت النظام العراقي البائد بها في حربه ضد ايران وضد الاكراد. وهي ذاتها التي استخدمت اليورانيوم المستنفد في حرب الخليج الثانية ضد نظام صدام حسين، عام .1991 وأدّت جميع تلك الاستخدامات لاسلحة الدمار الشامل في تلك الحروب الى موت الجنود الفيتناميين والعراقيين على الفور. كما أدت الى الموت البطيء في صفوف الجنود الاميركيين، تحت تأثير استخدامهم تلك الاسلحة، بعد انتهاء كل حرب من تلك الحروب.
 
لذلك فإن الاستنتاج الاول الذي يمكن استخلاصه من كل تلك الحروب، ومن الحرب الاخيرة ضد العراق، هو انها نماذج لحروب كونية، وان العالم كله معني بالوقوف ضدها بكل امكاناته، لايقاف اندفاع الولايات المتحدة في اتجاه تكرارها، وتعطيل مفاعيلها، وتخريب اهدافها بالكامل، ولو طال الزمن.
 
اما الاستنتاج الثاني، الخاص بنا في بلداننا، فيتلخص في ان انظمة الاستبداد، التي شكّل نظام صدام حسين افظع نماذجها وابشعها، حين فطنت الى أهمية البحث العلمي وضرورته، فإنها وجّهت ذلك البحث في ميدان انتاج الادوات الاكثر فتكاً، مادياً وروحياً، في حياة شعوبها. وتحوّلت هي ذاتها، اي الانظمة، ربما من دون ان تدري، الى جزء مكمّل لتلك الحرب الكونية، وجعلت بلدانها، في الوقت عينه، هدفاً من اهداف تلك الحرب، وضحية من ضحاياها.
 
هنا، بالذات، تبرز اهمية الحركة العالمية المناهضة للعولمة الرأسمالية المتوحشة. وهي حركة تزداد قوة واتساعاً، وتشمل العالم كله. وقد بدأت تمهّد لمزيد من الوعي لدى شعوب العالم بالمخاطر التي يمثلها هذا الرأسمال الفالت من عقاله، وبالمخاطر التي يمثلها انفراد الولايات المتحدة بقيادة العالم. كما بدأت تطرح على بساط البحث ضرورة تحرير الشعوب من كل انظمة الاستبداد القديمة والحديثة.
ويؤكد هذا التعاظم في الوعي ما شهدناه، ونشهده، من حركة شعبية واسعة في شتى انحاء العالم ضد الحرب على العراق، قبل أن تبدأ، ومن اجل إيقافها بعد ان بدأت، وضد احتلال العراق، بعدما انتهت الحرب بإسقاط نظام صدام حسين الاستبدادي، الذي عانى منه الشعب العراقي طويلاً وعجز عن إسقاطه. وأهمية هذه الحركة انها تتزامن مع مواقف قوية وحازمة لدول عظمى في اوروبا وفي آسيا، رافضة الحرب ومعترضة على انفراد اميركا بقيادة العالم، ومؤكدة، في الوقت عينه، تمسكها بالأمم المتحدة مكاناً حقيقياً للبحث في الازمات، ومركزاً يتم من خلاله، وبواسطته، التحكّم بتلك الازمات وحلّها من دون حروب.
وهي، أي مواقف هذه الدول، إنما تكتسب المزيد من الاهمية الراهنة لكونها تجمع بين خوف حقيقي عند قيادات هذه الدول على مصالحها القومية والطبقية، ورغبة حقيقية عندها في عدم إبقاء العالم تحت هيمنة القطب الواحد. وهي مواقف تخدم، من دون شك، قضية السلام، برغم كل ما تحمله من تناقضات مصالح كبرى بين الاقطاب الرأسمالية، ومن تناقضات ذات طابع اجتماعي، من النوع القديم ومن النوع الجديد، على حدّ سواء.
 
وفي اعتقادي إن الوقت حان كي ترتقي كل هذه الحركة - شعوباً ودولاً وحركات سياسية وانسانية منظمة - المعادية للحرب والمعادية للهيمنة الاميركية، الى مستوى اكثر تقدّماً واكثر اتساعاً. وشرط هذا الارتقاء، في نظري، هو ان يجري العمل من جانب القوى الاكثر وعياً والاكثر تنظيماً لتطوير هذه الحركة العالمية، بدءاً من داخل كل بلد وامتداداً الى العالم كله، اي من خلال الربط الحقيقي بين المهمات الوطنية المتصلة بالحرية وبالتقدّم الاجتماعي، والمهمات ذات الطابع الأممي، المتصلة بالدفاع عن السلم العالمي وعن حق الشعوب في تقرير مصيرها من دون تدخّل خارجي.
 
اذ سيكون من غير الطبيعي ان نناضل ضد العولمة الرأسمالية المتوحشة ونغفل اهمية التصدي للظاهرات المعبّرة عنها والمكمّلة لها في بلداننا. ولم يعد كافياً، بالنسبة الينا، ان نرفض ما نعتبره سيئاً وخطيراً ولا أخلاقياً في سلوك الدول الرأسمالية الكبرى، وفي سياساتها التوسعية، وفي انفلات الرأسمال المعولم من كل قيود، ونغفل ضرورة التصدي لانظمة الاستبداد التي تقهر شعوبنا وتبقيها في حالة تخلّف مزمنة. بل صار لزاماً علينا ان نبدأ في تحديد ما يجب أن نفعله من اجل مستقبل افضل لبلداننا وللبشرية، في آن واحد. من هنا، بالذات، تبرز اهمية صوغ برامج واضحة ومحددة الاهداف لتحرير بلداننا من الانظمة المستبدة، ولتحقيق التقدّم لها، من ناحية، والمساهمة، من ناحية ثانية، مع القوى الاخرى في صوغ برامج على النطاق العالمي ترمي الى تحرير الشعوب من اخطار الحروب الكبيرة والصغيرة، على اختلافها، واقامة نظام عالمي جديد يحقّق السلام والحرية لكل الشعوب.
 
قبل قرن ونيف أعلن العالم السويدي نوبل ندمه، بعدما كان اخترع البارود، لما أثبته ذلك الاختراع من قدرة على تدمير الحياة البشرية. واتخذ موقفاً اخلاقياً يليق بالعلماء، تمثّل بإنشاء جائزة للسلام تحمل اسمه، هي جائزة نوبل للسلام. وقد شهدت حقبة ما بعد الحرب العالمية الثانية، حقبة الحرب الباردة، حركة واسعة ضد الحرب ومن اجل السلام ونزع السلاح وضد القواعد والاحلاف العسكرية، أطلقها الاتحاد السوفياتي، وعممتها ووسّعت نطاق المشاركة فيها حركة السلام العالمية ومجمل المنظمات الديموقراطية العالمية الاخرى. وشارك في تلك الحركة العلماء والادباء والفنانون الكبار. واتخذت طابعاً جماهيرياً شمل العالم كله، ومنها بلداننا العربية. وكان لي شرف المساهمة في تلك الحركة، سواء في لبنان، في اطار حركة السلم اللبنانية، ام في المنظمات العالمية، عندما كنت أمثل بلداننا العربية في تلك المنظمات، لا سيما منها مجلس السلم العالمي الذي كان مقره في فيينا.
 
أليس حرياً بنا، اليوم، ان نعيد إحياء ذلك النموذج الرائع من الحرب على الحرب، إحياءه في بلداننا، والمساهمة، من خلال مبادرات جديدة في بلداننا، وبالتنسيق المتعدد الصيغة والشكل مع القوى المناهضة للعولمة الرأسمالية المتوحشة في شتى البلدان، في تحديد اتجاهات النضال العالمي وتجديدها دفاعاً عن مستقبلنا وعن مستقبل العالم؟ ألم يحن الوقت لكي يقف العلماء وقفة سياسية اخلاقية وانسانية ضد هذا الاستخدام المتوحش للانجازات العلمية الهائلة التي يحققونها في أبحاثهم؟ استخدامها في صنع اسلحة الدمار الشامل، بما فيها تلك الاسلحة التي يطلقون عليها صفة الاسلحة الذكية؟!
 
إن الابحاث البالغة الاهمية التي يقوم بها العلماء في ميادين اختصاصهم المختلفة، والتي يكشفون بها أسرار الكون واسرار الحياة، ويحاولون بها مقاومة الامراض التي فتكت في الماضي وتفتك اليوم بحياة البشر، إن هذه الابحاث هي التي تستحق أن تعطى كل دعم، إيذاناً بعصر جديد، وبمستقبل جديد للعالم.
 
إن الحرب على الحرب في كل اشكالها، والنضال ضد صنّاعها من كل الاجناس، هي الصيغة الراهنة الحقيقية التي يعيد فيها العالم الاعتبار الى الاخلاق والى القيم جميعها في استخدام المنجزات العلمية، وطنياً وعالمياً، استخدامها في تحقيق الحرية والسعادة والتقدم للبشر. بل إن هذه الحرب على الحرب وعلى صنّاعها هي، في الوقت الراهن، أم الهمّات، وأم المعارك الانسانية الحقيقية. وهي مهمة ينبغي ان يتصدر المشاركين فيها علماء العالم الكبار والصغار، والمثقفون الكبار والصغار، ايضاً، وما اكثر هؤلاء واولئك، وان يساهموا مع شعوبهم ودولهم في اعادة الاعتبار الى الدور الاساسي للأمم المتحدة، كقيادة وحيدة للعالم، والعمل على اصلاح هياكلها وتحديثها لكي تتمكّن من القيام بهذا الدور التاريخي في عالم اليوم، وفي عالم الغد المنظور.
 
إن مصير البشرية كلها مطروح على جدول اعمال حركة التاريخ. وعلى البشرية أن تدافع عن مستقبلها. وعلى هذه الكتلة التاريخية، المؤلفة من كل تلك القوى والموكلة اليها هذه المهمة التاريخية، ان تثبت صدقيتها، وان تثبت جدارتها في خلق الشروط الحقيقية للانتصار على أعداء الانسان، أعداء البشرية، أعداء الحياة.
 
(*) كاتب سياسي
 
(المصدر: صحيفة "النهار" البيروتية ليوم الاربعاء 30 نيسان 2003)

 

 
Mondial-2010 - L'Afrique du Sud lance sa campagne
 

 

    AFP, le  29.04.2003 à 21h00
                      LE CAP, 29 avr (AFP) - L'Afrique du Sud, battue de justesse par  l'Allemagne pour le Mondial-2006, a lancé, mardi soir au Cap, sa  campagne pour devenir le premier pays du continent à organiser le  Mondial-2010 de football, attribué à l'Afrique par la FIFA dans le  cadre de la rotation de la compétition.
                      "C'est une candidature africaine et l'Afrique du Sud n'est qu'un  porte-drapeau. Notre candidature représentera toute l'Afrique", a  affirmé Danny Jordan, président du comité de candidature, lors d'un  banquet.
                      Dans une allusion au représentant de la Confédération Océanie,  le Néo-Zélandais Charles Dempsey, dont l'abstention avait fait  pencher la balance (12-11) en faveur de l'Allemagne, Danny Jordan a  espéré que la soirée n'avait pas été retransmise en  Nouvelle-Zélande.
                      "Nous voulons que l'Afrique du Sud organise la Coupe du monde  parce que nous voulons poursuivre le travail de nos collègues du  cricket", a ajouté Danny Jordan en référence à la dernière Coupe du  monde, qui s'est tenue en Afrique du Sud.
                      Outre l'Afrique du Sud, qui présentera officiellement sa  candidature le 22 mai avec notamment un match contre l'Angleterre,  l'Egypte, la Libye, le Maroc, le Nigeria et la Tunisie ont  officiellement fait acte de candidature. 
                      
 


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