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الإثنين, 30 تشرين2/نوفمبر -0001 00:00

30avril01

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Rien de plus, rien de moins en Tunisie dorénavant qu'un Peuple souverain et un Etat légitime.  Dr. Moncef Marzouki, sousse, le 25 janvier 2001.
 
TUNISNEWS
Nr 358 du 30/04/2001
 

 .

LES TITRES DE CE JOUR:
  1. SENAT:Les Crédits d'aide publique au développement affectés aux pays Du Maghreb
  2. La Tribune de Geneve:Le bâtonnier de l'Ordre des avocats refoulé par la police devant la mission de Tunisie
  3. Vérité-Action: Retour sur la journée de soutien à Me Néjib Hosni à Genève
  4. Attac Rhône demande la libération de maître Néjib Hosni en occupant Tunis Air
  5. ÇáåíÆÇÊ ÇáÍÞæÞíÉ ÇáãÛÑÈíÉ ÊäÇÔÏ ÇáÑÆíÓ ÇáÊæäÓí ÅØáÇÞ ÓÑÇÍ ÇáÍÞæÞí äÌíÈ ÍÓäí
Solidarité Belge avec le Dr. Moncef Marzouki.
Débat sur les Droits de l’Homme dans les pays du Maghreb
ÕÍíÝÉ ÚÈÑíÉ: ÊæäÓ ÊÓãÍ ááÅÓÑÇÆíáííä ÈÏÎæáåÇ ááãÔÇÑßÉ Ýí ÇÍÊÝÇá íåæÏí
Les costumes et décors du théâtre de Tunis partent en fumée
Article :« SI TU DORS, T'ES MORT »
 

UN DES AMIS DE TUNISNEWS NOUS REND ATTENTIFS AU CONTENU D’ UN RAPPORT FAIT POUR L’UNE DES COMMISSIONS  DU SENAT FRANÇAIS – PASSE QUASI INAPERCU - SUR LE SORT DE L’AIDE PUBLIQUE FOURNIE PAR LA FRANCE AUX PAYS DU MAGHREB.

MALGRE SA LONGUEUR, LA LECTURE DE CE DOCUMENT S’IMPOSE !

Ce

rapport d'information est très instructif car il fournit une appreciation globale de la situation en Tunisie par un organe official de l'Etat Français.

http://www.senat.fr/rap/r00-083/r00-0831.pdf

 

Les Crédits d'aide publique au développement affectés aux pays Du Maghreb

Rapport présenté par Michel Charasse (S n° 83)

Sénat. Commission des finances

http://www.senat.fr/rap/r00-083/r00-0831.pdf

SOMMAIRE:

III. OBSERVATIONS SUR LA TUNISI

E.............................................................. 48

A

. APPRÉCIATION GLOBALE DE LA SITUATION DU PAYS .... 48

B. LE DISPOSITIF D’AIDE ..... 51

1. La coopération économique et financière.............................. 52

a) Protocoles financiers..... 53

b) Aide au secteur privé.... 54

2. Le rôle de l’AFD.................. 56

a) Activités pour compte d’autrui ................... 57

b) Activités pour compte propre .................. 59

3. La coopération culturelle, scientifique et technique ............ 61

a) Evolution depuis 1997.. 61

b) Mise en oeuvre de l’enveloppe 2000............................. 65

4. Les contributions multilaterales............................79

5. Le recours au Fonds de solidarité prioritair

e.................83.

 

 

Le journal genevois " Tribune de Genéve" a suivi, Vendredi dernier, la journée de solidarité avec Me Néjib HOSNI en Suisse.

 Tribune de Genève

Le bâtonnier de l'Ordre des avocats refoulé par la police devant la mission de Tunisie

CHRISTOPHE MINDER
28 avril 2001

DROITS DE L'HOMME - Il venait dénoncer la détention de Me Nejib Hosni.

On a beau être bâtonnier de l’Ordre des avocats de Genève, c’est à la police que l’on se heurte quand on souhaite parler des droits de l’homme à la mission permanente de Tunisie. Hier, Pierre de Preux, quelques-uns de ses collègues ainsi que des représentants d’associations pour la défense des droits de l’homme s’étaient donné rendez-vous à 11 heures devant le bâtiment diplomatique au 58, rue Moillebau. Leur but: remettre une lettre adressée au président de la République tunisienne Zine-al-Abidine Ben Ali et dénonçant la détention de l’avocat tunisien Me Nejib Hosni.

Bien que prévenue de la visite, la mission permanente a appelé la gendarmerie lorsque la délégation s’est présentée devant la porte de l’immeuble. Et c’est finalement face à une dizaine d’agents de la police diplomatique, arrivés toutes sirènes hurlantes, que la délégation s’est retrouvée.

Pierre de Preux s’est déclaré "surpris" par le caractère peu diplomatique de l’accueil. Il n’a pu accéder qu’à la boîte aux lettres de la mission avant que les forces de l’ordre ne soient sur place.

Militant récidiviste

Auteur de nombreux rapports repris par Amnesty International sur l’état des libertés en Tunisie et fervent défenseur des syndicats de son pays, l’avocat Nejib Hosni est connu de longue date par le régime politique de Ben Ali. En janvier 1996, l’homme de loi se voit condamné à huit ans d’emprisonnement pour "faux et usages de faux" et interdit d’exercer pour cinq ans. "De nombreux observateurs attestent du caractère politique et inéquitable de cette condamnation", rappellent la Ligue suisse des droits de l’homme, Avocats sans frontières, l’Ordre des avocats genevois et l’association Vérité-Action. Onze mois plus tard, Nejib Hosni est placé en liberté conditionnelle. En mai 2000, l’Ordre des avocats tunisiens réinscrit l’avocat au Barreau, et Me Hosni reprend ses activités. Pourtant, le 18 décembre 2000, le Tribunal cantonal du Kef condamne l’avocat à une peine d’emprisonnement de quinze jours pour non-respect d’une mesure d’interdiction d’exercer. Et malgré son absence de base légale, le verdict provoque la révocation de la libération conditionnelle dont jouissait l’avocat. Le 21 décembre 2000, il retourne en prison pour une durée annoncée de cinq ans. "De tels agissements sont contraires à la loi tunisienne et heurtent les principes démocratiques fondamentaux ainsi que les traités internationaux auxquels la Tunisie est partie", fustige la lettre adressée au président Ben Ali avant de poursuivre: "Nous vous prions instamment d’exercer vos pouvoirs constitutionnels pour que la détention de Me Nejib Hosni prenne fin."

 
Vérité-Action
Retour sur la journée de soutien à Me Néjib Hosni à Genève

 

Retour sur la journée de soutien à Me Néjib Hosni à Genève

La journée internationale pour la libération de l’avocat tunisien Maître Néjib HOSNI a eu lieu, hier 28 avril 2001, à Genève. Plusieurs sont ceux et celles qui ont répondu à l'invitation au rassemblement de soutien à l'avocat prisonnier et à tous les détenus politiques et d'opinion en Tunisie organisé par Vérité-Action et soutenu par :

La Commission Internationale des Juristes (CIJ)

L’Association des Juristes Progressistes à Genève

L’ACAT Suisse

Le Centre d’information et de documentation sur la torture CIDT, France

ATTAC, Genève

Amnesty International, section suisse

CENTRE EUROPE-TIERS MONDE (CETIM)

COTMEC

Le Comité international pour la libération de l’avocat Me Néjib Hosni

Service international pour les Droits de L'homme SIDH / ISH

CRDLH Tunisie , France

Organisation mondiale contre la torture OMCT

Ligue suisse des Droits de l'homme LSDH , Section Genève

14.Commission arabe des Droits humains ACHR, Paris / France

Des représentants d'ATTAC Genève, de la Ligue Suisse de Droits de l'Homme LSDH - section Genève, de l'Ordre des avocats de Genève, Avocat sans Frontières et Vérité-Action ont exprimé leurs soutien total à l'avocat Me Néjib HOSNI et réclamé sa libération immédiate et inconditionnelle.

Dans leurs interventions, M. Shahram DINI, Secrétaire général de Avocats sans Frontières et le représentant de l'Ordre des Avocats de Genève et au nom du Bâtonnier Me Pierre de PREUX ont exprimé d'une seule voix leur solidarité avec leur confrère emprisonné et se sont engagés à lutter jusqu'à que Me HOSNI retrouve sa liberté. Deux lettres étaient envoyées à l'attention du Président de la Tunisie demandant la fin de la détention de l'avocat tunisien connu par son engagement en faveurs des droits humains.

Les participants ont exprimé leur mécontentement à propos des mesures répressives dont leur confrère est sujet et qui sont contraires à la loi tunisienne et heurtent les principes démocratiques fondamentaux et les traités internationaux auxquels la Tunisie est partie.

Il ont également fait l'écho du rassemblement organisé la veille par les avocats en robe de travail devant la mission de la Tunisie. Les autorités tunisiennes ont eu recours à la police comme toujours ça était le cas.

De sa part, M. Roberto Velasco, député au grand Conseil genevois et président du mouvement ATTAC Genève, a lu la dernière résolution adopté par le grand conseil genevois et demandant à la Tunisie de respecter les droits de l'Homme et des libertés et d'arrêter la politique de harcèlement à l'encontre des défenseurs des droits de l'Homme. Il a précisé que son mouvement a toujours soutenu la cause des prisonniers politiques et d'opinion dont certains sont en grève de la faim.

La place du rassemblement était une scène des témoignages. Des amis ou ex-co-détenus ont parlé de l'aspect politique de la condamnation. Ils ont tous espéré qu'il soit vite libéré et que le harcèlement dont est sujet prend fin.

M. Elafif GHANMI, et M. Abdullatif FAKHFAKH respectivement président de et Secrétaire général de Vérité-Action ont également exprimé leur solidarité avec Me Néjib HOSNI, salué la détermination de cet avocat à faire parler la cause des prisonniers depuis sa cellule et faire illuminer les ténèbres des cachots. Il ont constaté que l'emprisonnement est aussi grave qu'on l'imagine pour la simple raison que Me HOSNI est l'un des rares défenseurs crédibles en Tunisie et que sa détention est une double répression des prisonniers et des détenus.

Diverses moyens ont été utilisés pour sensibiliser la population Genevoise à la cause du rassemblement (communiqué, carte postale à l’adresse du président tunisien, banderoles, pancartes).Une sensation spéciale a été sentie par les participants en répétant l’hymne national.

L’action en faveur de Me Néjib Hosni et des prisonniers politiques en grève de la faim ne touche pas à sa fin : beaucoup reste à faire ! ! !

 

Vérité-Action

Service d’information

 

OCCUPATION DU SIEGE DE TUNIS AIR A LYON.

LA DEPECHE ET LES DETAILS DE L’ACTION.

 

 

AFP, LE 28 AVRIL à 14H15

 Fin de l'occupation d'une agence de Tunis-Air à Lyon

LYON, 28 avr (AFP) - Des militants du mouvement contestataire ATTAC ont évacué samedi en fin de matinée l'agence de la compagnie Tunis-Air à Lyon qu'ils occupaient pour demander la libération de l'avocat tunisien, Najib Hosni, incarcéré en Tunisie, a-t-on appris auprès de l'association. Les manifestants ont quitté les bureaux de Tunis Air après une intervention pacifique des forces de l'ordre, selon la même source. En occupant pendant plus de deux heures les bureaux de la compagnie aérienne tunisienne, ATTAC souhaitait "attirer l'attention du pouvoir tunisien" sur le cas de l'avocat Najib Hosni, un des dirigeants du Conseil national des libertés en Tunisie (CNLT, non reconnu), et "de tous les gens qui sont accusés de délits d'opinion en Tunisie". Me Hosni a été incarcéré le 21 décembre 2000 pour quinze jours, puis maintenu en détention afin qu'il purge un reliquat de peine de 8 ans de prison, infligée en janvier 1995 et qu'il n'avait pas effectuée, ayant été libéré sous condition en 1996.

 

Message recu par tunisnews de SADRI KHIARI

Lyon, le 28 avril 2001

Attac Rhône s'est associé à la journée internationale de mobilisation pour demander la libération de maître Néjib Hosni (avocat du RAID) en occupant Tunis Air de 10h00 à 12h30 A 10h00, 11 militants d'Attac Rhône sont entrés dans l'agence, tous badgés, et se sont étendus au sol. Je suis resté debout et ai informé les deux employées des motifs de notre action. Conduits par un douzième larron, les médias étaient là (FR3, Le Progès, Le Figaro,..). La TV a pu faire des images jusqu'à ce que le chef d'agence, prévenu par les employées, fasse irruption dans le local, vire les clients, ferme la porte à clef et descende les rideaux ! Ensuite, les téléphones ont fonctionné et les sbires du consulat (que nous connaissons bien maintenant) sont arrivés. On ne peut pas dire que cela se soit bien passé avec eux. Par contre, ce que l'on peut dire, c'est qu'ils n'appréciaient pas du tout. Mais alors, pas du tout ! A 12h00, des officiers de police sont arrivés sur les lieux et m'ont demandé combien de temps mes amis comptaient rester couchés dans l'agence. Je leur ai répondu : jusqu'à la libération de Néjib !

A 12h30, alors que des forces de police en nombre impressionnnat se déployaient devant le local, nous avons quité les lieux. Cette action a été conduite sans aucune violence physique ou verbale et sans aucune détérioration de matériel.

Rappel : Néjib Hosni est tunisien, avocat, maintenu en détention arbitraire depuis le mois de décembre dernier

 

 

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ÇáãÕÏÑ: ÕÍíÝÉ "ÇáÃÍÏÇË ÇáãÛÑÈíÉ" ÚÏÏ ÇáÅËäíä 30 ÃÝÑíá 2001

 
SOLIDARITE BELGE AVEC LE Dr. MONCEF MARZOUKI.
 DETAILS DE L'OPERATION

 Journal du Medecin N° 1345 - Vendredi 27 avril 2001
Une initiative de quelques MG belges - Rencontre avec le Dr Marzouki


Le Dr Marzouki est, comme nous l'avons deja signale (voir Jdm du 3 avril 2001), l'une des victimes les plus connues de la repression politique en Tunisie. Un groupe de confreres belges l'ont rencontre dans son pays. Voici leur compte-rendu de cette rencontre.
En ce debut avril, nous faisions partie des participants a la semaine de formation continue pour generalistes organisee cette annee en Tunisie par la SSMG. Cette semaine fut une reussite, y compris meteorologique, dans un pays traditionnellement connu pour son accueil et ses capacites d'hebergement, ce qui en fait un lieu souvent demande pour congres ou autres rencontres.
Genese d'une rencontre
Des avant ce sejour, nous avons ete interpelles par la situation d'un medecin tunisien, le Dr Marzouki, que l'un de nous, Patrick Jadoulle, a bien connu au cours d'un stage de 4eme doctorat de l'UCL fin 1985, a Sou sse. Nos informations faisaient etat des difficultes personnelles vecues en Tunisie par le Dr Marzouki en raison de son engagement pour les valeurs democratiques, ainsi que de son licenciement du poste de professeur a l'Universite de medecine de Sousse. De plus, le Dr Marzouki s'est vu refuser l'autorisation de quitter le pays pour rejoindre la France ou il a ete nomme professeur dans une Universite parisienne. Enfin, il a ete condamne a un an de prison en decembre 2000 pour des motifs lies a son engagement en faveur des droits de l'homme. Des contacts ont donc ete pris avec le Dr Marzouki avant cette semaine SSMG et une rencontre privee fut programmee a Bir Bou Regba entre notre groupe d'une dizaine de generalistes, un enseignant accompagnant et le Dr Marzouki, afin de mieux connaitre cette situation. Rencontre breve mais intense avec cet homme decide, clairvoyant, courageux mais aussi inquiet et preoccupe par l'avenir de son pays qu'il affectionne tant.
Qui est le Dr Marzouki?
C'est a la terrasse du Cafe de la Liberte choisi par le Dr Marzouki a la sortie de la gare que nous avons echange pendant 2 heures avec lui. Nous avons ete marques par le cheminement de cet homme. Neurologue de formation, il comptait bien se consacrer a cette specialite medicale dans le cadre des structures curatives de son pays. Il est frappe d'emblee par le surnombre de handicapes et est amene a se poser la question des causes de ces handicaps. La pratique de la medecine dans un pays considere alors comme en voie de developpement lui ouvre rapidement les yeux sur les priorites de la Tunisie en matiere de sante. Il ne suffit pas de faire fonctionner des dispensaires et des hopitaux, il faut surtout privilegier une demarche de sante publique et repertorier les besoins criants et reels de la population et ensuite reflechir aux meilleurs moyens a mettre en ?uvre pour ameliorer la situation. Cette reflexion l'a amene a developper sur le terrain la notion de medecine communautaire, bien connue chez nous aussi, ou les besoins des communautes locales et des habitants sont definis par la population et rencontrees dans des structures adaptees au prealable, ce qui implique aussi une phase d'interpellation des autorites publiques pour disposer des soutiens necessaires pour rendre les structures de soins de sante plus efficaces et plus efficientes. Il devient ainsi un eminent specialiste en sante publique, dans son departement de l'universite de Sousse et a l'etranger. Il est bien connu dans les ecoles belges de sante publique et a l'Institut de medecine tropicale d'Anvers. A ce titre, il a ete reconnu maitre de stage UCL en 85, annee durant laquelle Patrick Jadoulle fit son stage de dernier doctorat.
Droits de l'homme
Le Dr Marzouki est accuse par les autorites de promouvoir une medecine "communiste" et il est d'autant plus mal vu du pouvoir qu'il devient d'abord le president de la Ligue Tunisienne des Droits de l'Homme (LTDH) - il est suspendu par un tribunal en novembre 2000 -, puis porte-parole du Conseil National pour les Libertes en Tunisie (CNLT), organisation egalement interdite par le pouvoir. C'est l'escalade, l'affrontement entre deux paradigmes, celui d'un etat fort d'une part, et celui d'un praticien de la sante publique coherent jusqu'au bout avec ses options scientifiques d'un developpement par la base impliquant la population. Deja en 1994, il doit purger 4 mois de prison suite a une condamnation pour avoir accepte une interview dans un journal espagnol au sujet des droits de l'homme dans son pays. En juillet 2000, il est arbitrairement licencie de son poste a l'Universite de Sousse et empeche d'exercer toute activite clinique. Ses collaborateurs sont disperses dans d'autres universites a travers le pays. En decembre 2000, il est condamne a un an de prison pour diffusion de fausses nouvelles (il s'agit en fait de ses prises de position sur les violations des droits de l'homme en Tunisie) et participation a une organisation non autorisee (le CNLT).
Soutien au Dr Marzouki
Ce parcours medical et humaniste reprime a trouve un soutien aupres des organisations internationales de defense des droits de l'homme et des milieux scientifiques qui exercent deja de nombreuses pressions sur le pouvoir tunisien. Le Dr Marzouki nous a dit faire l'objet de privations de liberte: limitation de sa liberte d'expression (telephone sur ecoute et regulierement coupe, courrier non distribue), de deplacement (surveillance policiere quasi continue, privation de sa voiture), de travail (licencie de son poste et empeche de rejoindre Paris ou il a ete nomme recemment), sans compter les menaces verbales voire physiques. Il nous disait, en conclusion de cet entretien intense et emouvant que nous avons pu avoir avec lui, et citant un proverbe local, "la sante est comme une couronne sur la tete des bien-portants mais que seuls voient les malades". On pourrait en dire autant de la liberte? C'est pourquoi notre petit groupe a voulu repercuter ces informations prioritairement au monde medical.
Patrick Jadoulle, Christian Delguste, Jeannine Gailly, Michel Jehaes, Jacques Noel , Marie Paule Giaux, Bernard Vercruysse , Myriam Provost, Michel Vermeylen, Francois Baivier

Pour plus d'informations tant sur la situation des droits de l'homme en Tunisie que sur celle du Dr. Marzouki, et pour lui manifester votre solidarite, voir le tres bon site Internet realise par des medecins suisses: http://www.globalprevention.com/

Pour etre informe des actions qui seront realisees dans le milieu medical belge en faveur du Dr Marzouki, envoyez vos coordonnees au Dr Patrick Jadoulle, rue Jean Ester, 172 a 6030 Marchienne-au-Pont. Tel 071/33.02.95, fax 071/30.01.39., e-mail: عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.


 
LA SITUATION DES DROITS DE L'HOMME DANS LES PAYS DU MAGHREB  DEBATTUE EN FRANCE.

 

HOURRIYA LIBERTE

c/o ATMF

10, Rue Affre 75018 PARIS

E-mail : www.maghreb-ddh.sgdg.org/sanabil

Durant la quinzaine Culturelle du 23 Avril au 5 Mai

A LA CITE UNIVERSITAIRE D’ANTONY

RESIDENCE JEAN JAY

75, Av Léon Blum

92160 ANTONY

L’ASSOCIATION HOURRIYA LIBERTE

Anime un débat sur les Droits de l’Homme dans les pays du Maghreb

Le 02 MAI 2001 à 19 Heures

En présence de :

  • René GALLISSOT (Président de Hourriya Liberté)
  • Marguerite ROLLINDE (Secrétaire Général de Hourriya Liberté)

Avec les témoignages de :

Najib Baccouchi et Iman DERWICH

Anciens détenus d’opinion publique

Tarek KAWTARI (Représentant du Mouvement Immigration Banlieue MIB)

Nesroulah Yous : auteur de « Qui a tué à Benthala »

Nacera DUTOUR : Porte parole des familles de disparus

Un Représentant du Forum Vérité Justice au Maroc,

section française

 

 
UN SIECLE D’HISTOIRE ARTISTIQUE PART EN …FUMEE !

 

AFP, LE 28 AVRIL 2001 à 21h44

Les costumes et décors du théâtre de Tunis partent en fumée

TUNIS, 28 avr (AFP) - Les décors et les costumes de la troupe du théâtre de la ville de Tunis ont entièrement brûlé, dans un incendie ayant ravagé pendant trois heures vendredi des dépôts attenants au théâtre, dans le centre de Tunis. Ces décors et costumes ont servi dans plusieurs oeuvres et habillé des célébrités des planches du théâtre de Tunis et de la vie culturelle en Tunisie. "Un siècle de mémoire est parti en fumée", a regretté Abdelaziz Mehrzi, acteur et président de l'union des comédiens tunisiens, cité par le Quotidien de Tunis. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l'incendie, qui n'a pas fait de morts. Le théâtre centenaire de la ville de Tunis doit fermer ses portes en mai prochain pour des travaux de remise en état.

AFP


 
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CECI EST UN ARTICLE SATIRIQUE, MI-FIGUE-MI-RAISIN, MAIS TRES PERTINENT.

NOUS LE PUBLIONS AVEC LES COMMENTAIRES QU'IL A SUSCITES SUR UN SITE FRANCAIS. Bonne lecture.

 

« SI TU DORS, T'ES MORT »

3 avril 2001

par Menteur

S'il faut bien choisir un slogan qui résume l'action que mène le gouvernement tunisien contre les militants des droits de l'homme, ce serait certainement « si tu dors, t'es mort ».

Ce même slogan a été judicieusement adopté par les créatifs du Club Med pour le lancement d'un nouveau concept de vacances baptisé Oyyo. Le principe est simple : enchaîner musique, danse et sport sans laisser de place ni au repos ni au sommeil.

Et comme dormir confortablement ne sera sans doute pas la préoccupation essentielle, les logements seront très basiques. Les 850 bungalows offriront des commodités minimales pour un prix de séjour et de transport relativement bas.

Voilà ce que le Club Med compte proposer aux jeunes des dix-huit à trente ans, à partir du 15 mai 2001, dans son village de Bekalta, à 30 km au sud de Monastir, en Tunisie. Depuis quatre ans, une équipe planchait sur un « nouveau concept » de vacances capable de fédérer les diverses attentes de la jeunesse en matière de loisirs.

En soi, l'idée est assez simple, mais il fallait la trouver. Les créatifs du Club Med sont allés chercher l'inspiration directement dans le quotidien des militants tunisiens et des défenseurs des droits de l'homme. Ils se sont donc basés sur un témoignage parmi tant d'autres, comme celui de Iman Derwiche, une étudiante, membre de l'UGET (Union Générale des Etudiants Tunisiens). Elle a été arrêtée par la police universitaire tunisienne le 20 février 1998 à Tunis, alors qu'elle manifestait tout à fait pacifiquement et légalement, avec plusieurs dizaines d'autres étudiants. Ils demandaient simplement des toilettes publiques propres, une bibliothèque plus riche en ouvrages ainsi que des conditions décentes de travail.

Voilà ce que Iman Derwiche rapporte : « ... J'ai d'abord été tabassée dans un commissariat toute une journée, puis hospitalisée quelques heures. Le lendemain, ils m'ont emmenée au Ministère de l'Intérieur. Là, j'ai été soumise, sept jours durant, à différents types de tortures, car en Tunisie, il y a des services spécialisés dans telle ou telle méthode. Tout est fait pour vous angoisser : les murs tachetés de sang, une sono qui diffuse sans arrêt des cris, des injections de produits divers qui vous affligent des douleurs lancinantes et vous donnent des bouffées de chaleur. J'avais perdu conscience car j'ai des problèmes cardiaques. Ils en avaient profité pour me violer. Il y a eu aussi les séances d'immersion dans des mélanges à base d'urine et d'eau de javel. Les coups n'arrêtaient pas, le harcèlement moral et les électrochocs aussi. A côté de cela, mon séjour en prison semblait presque une sinécure malgré les conditions difficiles de détention. J'y ai appris beaucoup de choses, notamment qu'il fallait lutter encore et toujours. J'y ai fait aussi la connaissance de plusieurs camarades... »

C'est de là que sont partis les créatifs du Club Med. Leur idée était de démocratiser la torture, d'en donner un petit aperçu aux adeptes des sensations fortes. Ils ont donc recréé un univers où il est quasiment impossible de dormir et ou les activités physiques sont d'une ingéniosité digne de Bokassa. Tout le reste y est ou presque : une musique tonitruante et inlassable, un décor de circonstance, des substances chimiques aux effets garantis et des couchettes dépourvues de confort auxquelles d'ailleurs personne n'aura accès. Ce qui est sûr, les adeptes de ce genre de vacances y apprendront à résister jusqu'au dépassement de soi-même et ils y feront la connaissance, eux aussi, de beaucoup de camarades. Souvenirs garantis.

Le projet Oyyo sera certainement une réussite. Le président Jacques Chirac ne manquera pas de déclarer, une fois encore, que la France attache une grande importance à ses relations avec la Tunisie, dont il tient à saluer le succès économique toujours plus remarquable.

Philippe Bourguignon, le PDG du Club Med, n'en restera pas là d'ailleurs. D'ici cinq ans, il compte ouvrir une dizaine de villages Oyyo. Il ne se restreindra pas au pourtour méditerranéen, au contraire, car l'un de ses objectifs majeurs c'est l'implantation d'un village Oyyo sur le sol de la Corée du Nord. Là-bas aussi, le gouvernement en place n'arrête pas de scander aux militants de tous bords : « Si tu dors, t'es mort, si tu dors, t'es mort, si tu dors, t'es mort, ... »

P.S. Je vous invite à lire le livre « La torture en Tunisie : 1987-2000 », rédigé par le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme en Tunisie, aux éditions Le Temps des Cerises. Je vous conseille à la suite de cette lecture instructive d'aller sur le site www.oyyo.com pour vous informer sur les tarifs du Club Med et réserver une semaine à Bekalta. Et surtout, bienvenue en Tunisie

 

Juste une précision.
2001-04-04 14:32:22 / عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

Je ne suis pas contre le tourisme en Tunisie. D'ailleurs, c'est le moteur de notre économie. Je veux juste "sensibiliser" nos éventuels visiteurs aux graves dérive du gouvernement tunisien.

Ce n'est pas parce qu'on ne voit pas les choses, qu'elles n'existent pas.

 


En voilà du parallèle !
2001-04-04 13:26:40 / عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

Un petit bravo. Ce genre de parallèle me paraît désormais nécessaire. Nous sommes là, au chaud dans nos pulls numériques, dans nos écrans tactiles et tralalala.

Juste à côté, en face, là, tout près, c'est la gestapo. On ne le sait pas dans nos corps, on le sait par médiation, on le voit de loin.

Le parallèle ici n'a rien d'abusif. Il montre la proximité des corps et la distance des situations.

Bravo donc.



> « Si tu dors, t'es mort »
2001-04-03 14:00:34 / عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

Euh... Entre le sort de cette pauvre Iman Derwiche et celui d'un fétard de chez "Oyyo", je choisirais quand même le second :o).

Je ne vois pas bien par quelle vue de l'esprit on peut mettre les deux sur le même plan.

D'un côté, la torture résultant d'un abus de pouvoir inacceptable et légitimement contesté.

D'un autre côté, la bouffe, la musique, les vacances,... une ambiance festive naïve et décomplexée qui a fait l'identité du Club Med, et qui est visiblement poussée à son paroxysme dans le concept "Oyyo". Bien sûr, on a le droit de ne pas aimer, mais :

* On n'est pas obligé d'y aller,

* Ca ne fait de mal à personne, et il faut admettre qu'il a des gens à qui ça plaît.

Il faut de tout pour faire un monde, non ?

Yan.

> Je n'ai pas de rêve :« Si tu dors, t'es mort »
2001-04-03 16:45:22 / عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

D'abord merci pour cet article. Il est toujours bon de rappeler les problèmes que vous soulever. Cela dit, plusieurs choses :

Il me semble que la situation tunisienne n'est pas si simple. Son histoire, son identité et son tourisme actuel, auquel participe le village oyyo, créent une situation complexe où se confrontent des logiques différentes. Le danger de ce type de situation est, à mon avis, la juxtaposition de monde divers sans contact ne pouvant aboutir qu'à des rejets ou conflits tant sociaux que psychologiques propres à la société accueillant un tourisme de masse. Il semble qu'actuellement en Tunisie les villages de vacances et autres hôtels participent à la vie de la société locale. C'est à dire qu'ils constituent des poles d'attraction intégrés, un peu comme des greffes réussies ! De nombreux jeunes tunisiens font la tournée des boîtes de nuit des hôtels. Peut-être rien d'extraordinaire là-dedans parce qu'après tout, qui y a-t-il de plus glauque qu'une boîte de nuit, juxtaposition de solitude organique ? Mais, c'est un autre problème.

De plus ce tourisme n'est pas en soi une mauvaise chose. La France est un des pays les plus visité au monde, j'ai du mal à croire que cela porte préjudice à notre sympathique pays. Evidemment les contact avec les étrangers sont assez fugaces mais ils participent quand même à créer un contact permanent et en tout cas potentiel, et c'est déjà beaucoup. Cette logique traduit une ouverture sur le monde, sur l'autre qui n'est jamais que son semblable. Le monde ne se résume donc pas à l'horizon, c'est le pouvoir de l'imagination qui crée alors l'ambition de l'évolution d'une société, une société qui ne s'évade pas dans ses rêves assise devant sa télé mais une société qui chaque jour se confronte à des dimensions différentes ouvrant les domaines du possibles. Ainsi la réalité est bien relative et on peut donc la changer.

Ensuite, pour faire un parallèle avec la France, je trouverais dommage que les pays et sociétés étrangères retirent leurs investissements et argents de France parce que la France pratique la torture. La CEDH a bel et bien condamné la France pour des actes de tortures. J'ai plutôt l'impression que pour la défense des droits de l'homme, il vaut mieux permettre au maximum les contacts entre peuple ; les informations et les volontés de changement circulent certainement mieux à échelle d'homme sans passer par le niveau étatique ou le niveau des sociétes transnationales. Après, ces volontés s'imposent de manière beaucoup plus naturelle et logique. En terme plus clair, il vaut mieux faire des révolutions ou des évolutions ( le terme n'a pas vraiment d'importance ) avec des oeillets, des roses, des bougies et des neuneus qui chantent des chansons niaises qu'avec un gros pistolet qui fait des trous dans la peau parce que ces trous là sont assez difficiles à combler.

 
> Je n'ai pas de rêve :« Si tu dors, t'es mort »
2001-04-03 19:10:13 / عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

De plus ce tourisme n'est pas en soi une mauvaise chose. La France est un des pays les plus visité au monde, j'ai du mal à croire que cela porte préjudice à notre sympathique pays.

C'est sûr. Pourtant, quand on parle de ceux qui ont vécu confortablement et à l'abri sous Vichy, en général on les taxe de collabos (ce qui est peu laudatif) - bien que certains fussent certainement utiles à l'économie du pays... Tout dépend du régime que l'on cautionne et dont on profite.

Ensuite, pour faire un parallèle avec la France, je trouverais dommage que les pays et sociétés étrangères retirent leurs investissements et argents de France parce que la France pratique la torture.

Mais trouves-tu profitable que Total continue (ou continuât, je ne sais pas exactement) à traiter avec le régime birman ? Encore une fois, c'est une question de relativité. Relativement aux autres, le régime français fait partie des plus « démocratiques ».

Le danger de ce type de situation est, à mon avis, la juxtaposition de monde divers sans contact ne pouvant aboutir qu'à des rejets ou conflits tant sociaux que psychologiques propres à la société accueillant un tourisme de masse.

Précisément, cet article même prouve que l'industrie touristique n'est pas forcément bien acceptée en Tunisie... Je sais, ça ne prouve rien quant au reste de la population ; d'autre part, je ne voudrais pas inciter à une lecture psychologique de l'article, qui serait réductrice et très insultante.

Le monde ne se résume donc pas à l'horizon, c'est le pouvoir de l'imagination qui crée alors l'ambition de l'évolution d'une société, une société qui ne s'évade pas dans ses rêves assise devant sa télé mais une société qui chaque jour se confronte à des dimensions différentes ouvrant les domaines du possibles. Ainsi la réalité est bien relative et on peut donc la changer.

J'ai un peu de mal à voir le rapport avec les villages Club Med...

En terme plus clair, il vaut mieux faire des révolutions ou des évolutions ( le terme n'a pas vraiment d'importance ) avec des oeillets, des roses, des bougies et des neuneus qui chantent des chansons niaises qu'avec un gros pistolet qui fait des trous dans la peau parce que ces trous là sont assez difficiles à combler.

Le problème serait plutôt de sortir de cette dichotomie, parce que les abrutis qui chantent des chansons niaises en choeur en essayant de gagner le concours de buveur de pastis ne sont pas susceptibles de donner des révolutions beaucoup plus appréciables que ceux qui utilisent un flingue. (il y a des exemples positifs et négatifs dans les deux catégories, certainement)

De nombreux jeunes tunisiens font la tournée des boîtes de nuit des hôtels. Peut-être rien d'extraordinaire là-dedans parce qu'après tout, qui y a-t-il de plus glauque qu'une boîte de nuit, juxtaposition de solitude organique ? Mais, c'est un autre problème.

Je ne pense pas. Il me semble que c'est une des critiques implicites présentes dans l'article...

Amicalement

Antoine.

> Je n'ai pas de rêve :« Si tu dors, t'es mort »
2001-04-05 17:09:20 / ignatius

Il est vrai que nous sommes d'une certaine manière les collabos d'un système tant qu'on fait rien de concret pour le changer. Finalement il serait plus logique que les villages de vacances ou toutes infrastrucutures de vacances soient crés par le pays qui accueillent ce genre de tourisme.En clair que les touristes arrivent dans un système hotelier local et non pas une sorte d'annexe de détente d'un pays riche posé là parce qu'il y avait du soleil et des prix très bas.

Parfois je me demande s'il ne manque pas en Tunisie d'escrocs immobiliers comme nous savons si bien en produire en France, non ?

Autrement je pense que j'ai dû mal m'expliquer dans le message que j'ai laissé l'autre jour. Pour faire un peu plus court : Le tourisme de masse dans des pays moins développés posent des tas de problèmes mais il est présent et il n'est pas près de s'arrêter. Il faudrait plutôt se poser la question de savoir si c'est possible de changer cet état de fait et si oui, que faire ?

Malheureusement je crois qu'à la base pour changer, il faudrait être à la tête de ces entreprises du genre club med, nouvelles frontières et autres. En plus, à supposer que quelqu'un avec les meilleures intentions arrive à cette fonction, il sera confronté à toute les contraintes ( rentabilité, actionnaires, investissements, entreprise à faire tourner.....) innérantes à ces entreprises. A la rigueur il pourra accompagner ou faciliter des évolutions mais c'est tout.

Que faire, que faire ? Peut-être faire en sorte que les investissements fournis pour créer ce genre de village soient mener en concertation avec les autorités locales et aient véritablement une utilité locale. Quand on construit un hôtel, obliger à financer la construction d'un théâtre, d'un cinéma, ou boîte de nuit accessible à tous à tarif réduit dont la viabilité économique serait garantie par une taxe perçue annuellement sur les recettes de l'organisme de vacances. Encore mieux, par ce biais financer des logements sociaux destinés aux habitants mais les construire de telle manière qu'ils soient plus beaux que les équipements touritiques. Le petit soucis, c'est que ces organismes risqueraient de partir vers d'autres cieux moins onéreux, et je pense que faire accepter à un grand patron qu'il aide à financer l'implantation réussie de ces infrastuctures relève de l'utopie. Déjà qu'on commence à peine à prendre en compte l'impact sur l'environnement alors l'écologie économique et sociale risque de rester polluée un bon moment

Amicalement

Ignatius

> Je n'ai pas de rêve :« Si tu dors, t'es mort »
2001-04-05 18:52:23 / Antoine

Le petit soucis, c'est que ces organismes risqueraient de partir vers d'autres cieux moins onéreux, et je pense que faire accepter à un grand patron qu'il aide à financer l'implantation réussie de ces infrastuctures relève de l'utopie.

Dans le cas d'une exploitation rentable (et je pense que le tourisme "exotique" l'est clairement), les entreprises ne rechigneront pas à payer une taxe pour avoir le droit de s'implanter/rester implanté et avoir leur part du gâteau. Surtout qu'elles ont peut-être déjà des bakchichs à payer. Et de toute façon, le surcoût serait probablement répercuté, au moins en partie, sur les prix tarifés aux touristes.

On pourrait imaginer que quelques pays en vogue touristiquement s'allient afin d'instaurer une telle taxe... Par exemple, une même zone géographique (ici le bassin méditerranéen : Maroc, Tunisie, mais aussi Chypre, Crète, Turquie...).

Enfin, tout ça serait un pis aller, mais bon.

> Je n'ai pas de rêve :« Si tu dors, t'es mort »
2001-04-06 10:34:46

Ce genre de taxe existe déjà. Rares sont les lieux où les autorités locales laissent un établissement de tourisme s'implanter sans recevoir leur part du gateau. Sans compter les dessous de table auxquels lkes représentants de ces autorités peuvent prétendre...

Cet argent est-il redistribué ou réinvesti pour le bien commun ? Profite-t-il à la population locale au delà d'une poignée de privilégiés aux commandes des administrations ?

Peut-être ne faut-il pas voir le mal que chez les PDG des multinationales de tourisme...

Yan.

Une petite precision
2001-04-04 15:20:37 / عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

Salut,

La France a ete condamnee a des actes accidentaires de torture, mais pas comme etant pratiquee systematiquement dans les postes des services de l'"ordre" ce qui est le cas de la Tunisie !

D'autre part, meme si des differences socio-culturelles existent, la jeunesse tunisienne eprouve les memes besoins de la jeunesse francaise, cad des ambitions, des perspectives et des loisirs. Faire le tour des lieux d'attraction est une activite normale chez nous... Ce n'est pas le fait que les tourristes s'eclatent en boite chaque soire qui nous indigne, mais qu'ils soient totalement inconscients, et pire, insensibles au maleur qui frappe le peuple qui les acceuille ! Alors qu'ils vivent dans un pays ou le progres des communications a atteint un niveau formidable permettant une fluidite aussi formidable de l'information...

Retirer l'argent investi en Tunisie affaminera plus qu'une famille, mais cooperer avec les familles mafieuses qui nous pillent et ecrasent les 9 millions de tunisiens est un crime. Ces familles detiennent des chaines d'hotelerie prosperes. Ils sont les cooperants favorits des promotteurs touristiques europeens, ce qui prouve que les bla bla europeens sur les droits de l'homme ne sont mentionnes que pour faire beau.. !

> Je n'ai pas de rêve :« Si tu dors, t'es mort »
2001-04-04 21:13:37 / عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

"De plus ce tourisme n'est pas en soi une mauvaise chose. La France est un des pays les plus visité au monde ..."

La France est effectivement très visitée ... 12590 personnes ont eu le privilège de connaître la zone dite "d'attente" de Roissy en 1999, elles étaient 12503 entre janvier et septemre 2000 ...

Les zones dites "d'attente" sont en fait des lieux de rétention des personnes que les autorités françaises jugent indésirables dans le pays ... parmi eux, bien sûr, des tunisiens espérant trouver chez nous un air de liberté ... Voir à ce sujet le rapport de l'ANAFE

Certes, certes, quelle richesse de se frotter aux différences de l'Autre ... mais les marins du NYMROD, embarqués sur un bâteau pourri, actuellement ancré à Fécamps, abandonnés par l'armateur sans nourriture pendant plusieurs jours , à plusieurs reprises, et sans salaire depuis 3 mois ... de quel accueil bénéficient-ils ? Visitez donc le site Les marins abandonnés

"il vaut mieux faire des révolutions ou des évolutions ( le terme n'a pas vraiment d'importance ) ... avec neuneus qui chantent des chansons niaises qu'avec un gros pistolet qui fait des trous dans la peau parce que ces trous là sont assez difficiles à combler."

Le fait de chanter des chansons niaises serait-il un garde fou au maniement de "gros pistolets" ... Quelques jeunes dits "de banlieue", quelques étrangers ont certainemetn un avis divergeant sur la question ... Mais bon, savent certaienment pas s'amuser ceux-là ... Allez zou, direction Oyyo ... leur apprendra à vivre ! ! !

Non, je ne suis pas agressive, je suis tout simplement écoeurée par la banalisation de situations intolérables, en Tunisie comme en France, j'étouffe de rage devant l'indifférence dans laquelle croupissent des êtres humains, nos semblables.

Juddith

 
 
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