الإثنين, 30 تشرين2/نوفمبر -0001 00:00

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ãÎÊÇÑ ÇáíÍíÇæí¡ ÞÇÖí ÞÖÇÉ ÊæäÓ¡ ÌæÇä 2002.

 
TUNISNEWS
3ème année, N° 834 du 30.08.2002
Pour consulter les archives de notre liste, cliquez ici: : http://site.voila.fr/archivtn
LES TITRES DE CE JOUR:
 
CISPPT: Communiqué
CRLDHT: solidarité avec les detenus politiques d'En-Nadha en grève de la faim dans les géoles tunisiènnes et avec Lassaad Jouhri lachemment agressé
Vérité-Action: Yamina Sehimi refuse de signer un document «qui porte atteinte à son mari »
Radhia Nasraoui: Le prisonnier Hamzaoui en danger
Yahyaoui Mokhtar : Les prisons de la honte
Mise on line de l’édition du mois de Septembre du mensuel « L’Audace ». - Sommaire


AFP: Un Suédois d'origine tunisienne accusé de préparation de détournement d'avion
AP: Tunisie: un "record" de 237 candidats à l'immigration clandestine arrêtés
AP: L'épouse de Nizar Trabelsi mise en examen fin juillet
Réalités: Odieux assassinat du bijoutier Hattab Kasraoui - Den Den sous le choc !
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Grève de la faim des prisonniers politiques en Tunisie. Suite
CISPPT

Communiqué

Le 30/08/2002 est la fin de la greve mais ne devrait jamais etre la fin de l'action pour que les violations des droits humains et les injustices cessent d'exister en Tunisie.

 
Le CISPPT informe tous les defenseurs des droits de l'homme que la greve de faim entame' depuis le 26/08/2002 sera suspendu aujourd'hui le 30/08/2002 vers 19h ( horaire local de Tunis) partout dans tous les prisons de la Tunisie et par tous les prisoniers ayant avoir pri part dans cette greve et ou' le nombre probable est plus que 800 prisoniers alors que les grevistes confirme's ,par nos membres operants sur terrain, sont environ 700 ( voir les differents communique's des 3 derniers jours).
Les prisoniers grevistes ont ete' l'objet de maltraitement ces derniers jours a' Bourj-Erroumi telle que la fouille punitive ainsi que des mouvements punitives de grevistes d' une prison a' l'autre. Ainsi que la violence sanguinaire par cinq policiers a' l'encontre du brave defenseur des droits de l'homme Mr LASSAAD JOUHRI (membre du comite' directeur du CISPPT et qui a joue' un grand role dans le soutien moral des familles des prisoniers politiques).
De plus, malgre' la souffrance continue des prisoniers grevistes des conditions inhumaines et l'absence des traitements medicaux adequats a' leurs maladies ou des graves sequelles de la torture depuis plus d'une decennie, ils ont consciemment choisi comme but de cette greve de la faim:
1- La promulgation de la loi d'amnestie generale en Tunisie.
2- La sensibilisation des defenseurs des droits de l'homme et la societe' civile nationale et international de la magnitude sans precedent des souffrances et des injustices, pour plus d'une decennie, qui affectent encore plus que des centaines de prisoniers politiques et d'opinion et des dizaines de milliers d'opposants politiques et tout les membres de leurs familles.
Notre comite' rappelle que Mr Abdallah Zouari continue sa greve de la faim depuis le 19/08/2002 en protestation de son arrestation illegale pour so refus l'exil interne a' Zarzis.
 
Le CISPPT exprime ses plus hautes salutations a' toutes les personalite's et tous les ONGs nationales et internationales, qui ont exprime', sans ambiguite', leur condamnation des injustices perpetre's par les autorite's Tunisiennes contre tous les prisoniers d'opinion et surtout ceux des proce's de 1992 de Bab Saadoun et Bouchoucha du tribunal miltaire.
Le CISPPT appelle tout le monde a' la vigilance contre les violations accentue'es des droits de l'homme a' l'egard de tous les defenseurs des droits humains et en particulier les avocats actifs contre l'opression qui sont denenus la cible prefere'e par la police secrete pour faire aneantir toute resistance en faveur des liberte's fondamentales et des droits de l'homme.
Le CISPPT rappelle que bienque les grevistes vont suspendre leur greve de la faim aujourd'hui, mais ils persistent encore dans la souffrance et que la solidarite' exprime'e en leur faveur doit continuer et s'elargir.
Le CISPPT rappelle que les autorite's policieres sont en train de cibler les liberte's et la dignite'  de tous les citoyens irrespectivement de leurs appartenances ideologiques ou politiques, et que tous ceux qui choisissent la resistance pacifique contre la tyranie et l'arbitraire deviennent sujet de la violence, la torture et l'emprisonnement.
Le CISPPT rappelle aussi que le soutien des prisoniers grevistes est un soutien pour les droits de l'homme selon la declaration universelle des droits de l'homme et pour la democratie en Tunisie; et que le soutien du regime repressif, tout en parlant par le bout des levres les droits de l'homme en Tunisie par nos partenaires Europeens surtout s' il s'agit des islamistes d'Ennahdha, est similaire au silence et soutien des nazis lors des crimes perpetre's contre les juifs et les gitans par certains pays Europeens.
Le CISPPT considere que les violations des droits de l'homme et l'absence des liberte's fondamentales constitueraient les meilleurs supports du terrorisme aveugle  couvant dans les pays des regimes autoritaires et qui ne seront en aucun cas guarants de la paix ou de stabilite' durable.
Le coordinateur du CISPPT
SAYYI FERJANI 

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme en Tunisie

SOLIDARITE AVEC LES DETENUS POLITIQUES D'EN-NADHA EN GREVE DE LA FAIM DANS LES GEOLES TUNISIENNES ET AVEC LASSAAD JOUHRI LACHEMMENT AGRESSE

 

Dix ans après les scandaleux verdicts du mois d'août 1992 (cf."News release" du Secrétariat International d'Amnesty International du 28 août 2002 : www.amnesty.org) et trois jours après le jugement inique prononcé contre Abdellah Zouari (cf notamment le dernier communiqué du CRLDHT), plusieurs centaines de détenus politiques ont observé entre le 26 et le 30 août 2002 une grève de la faim dans les geôles tunisiennes pour alerter l'opinion sur les épreuves inhumaines qu'ils endurent depuis de longues années (cf. communiqué du CISPPT à Londres du 27 août 2002.

Ce mouvement a été relayé dans plusieurs capitales européennes notamment à Londres et à Paris, par le mouvement "En-Nahdha".

La Ligue Tunisienne des Droits de l'Homme (LTDH) et le Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT) ont fermement pris position en faveur de ce légitime mouvement de protestation (cf communiqué du 27 et 28 août 2002.

Le CRLDHT réitère à cette occasion, l'expression de sa pleine solidarité avec le millier de détenus politiques qui condamnent dans des conditions arbitraires que l'on sait, au cours de la décennie écoulée. IL appelle à nouveau à leur libération et à la promulgation d'une amnistie générale pour toutes les victimes de la répression en Tunisie. Le CRLDHT en appelle à l'ensemble des organisations internationales de défense des droits humains pour que se renforcent les pressions à l'égard des autorités tunisiennes, afin qu'elles mettent un terme à l'acharnement répressif auquel sont confrontés les détenus politiques dans les prisons, mais aussi à leur sortie de détention, ainsi qu'aux persécutions systématisées à l'égard de leurs familles.

Le CRLDHT dénonce, par ailleurs, la lâche agression dont à été l'objet en pleine rue à Tunis le 28 août, Mr Lassad JOUHRI ancien détenu politique handicapé moteur des suites de mauvais traitement subis en cours d'interrogatoire et de détention pour son appartenance au mouvement "En-Nahdha"

Constamment harcelé Mr Lassad JOUHRI a été agressé à plusieurs reprises, mais selon les informations du CISPPT et du CNLT, l'agression du 28 août a été particulièrement violente engendrant de sérieuses séquelles au niveau de sa poitrine et de ses jambes.

Assurés de leur impunité, les cinq agresseurs appartenant semble-t-il à la police politique se sont acharnés sur lui, brisant sa béquille et l'utilisant pour le frapper au visage, à la poitrine et sur sa jambe paralysée. La bestialité de cette lâche agression a suscité émotion et indignation dans les milieux des défenseurs des droits humains auprès desquels M. Lassad JOUHRI bénéficie d'une grande estime en raison de son dévouement en faveur de toutes les victimes de la répression et des familles de détenus politiques.

 

Paris, le 29 août 2002

 
Vérité-Action
 

Yamina Sehimi refuse de signer un document
 «qui porte atteinte à son mari »

 

Madame Yamina Sehimi, femme de Mohamed Tahar Mohamed ne s’est pas rendue aujourd’hui 29 août au poste des services de renseignement de Gafsa comme prévue. Cependant, c’est les agents de police qui sont venus la chercher. Ils ont débarqué chez elle pour l’emmener avec ses deux enfants Amani ( 2 ans) et Amine (5 ans) sans pitié.

 

Une fois au commissariat, les agents lui ont demandé de lire un document qui porte atteinte à son mari., puis de le  réécrire par ses propres mains et de le signer. Mme Yamina Sehimi a exprimé son refus total à signer ce papier et elle fut  relâchée à 16h de l’après-midi.

 

Les agents lui ont demandé de revenir demain 30 août et si elle ne le fait pas, c’est eux qui viendront la chercher.

 

Vérité-Action suit cet affaire de prêt et exprime son indignation face  à ce traitement inhumain et humiliant pour une mère de 6 enfants et vivant seule loin de son mari et sans aucun soutien.

 

Nous appelons, également, les autorités tunisiennes à cesser ses pratiques de vengeance vis-à-vis des familles des prisonniers et des exilés.

 

Fribourg, le 29 août 2002

 

Pour Vérité-Action

Service de l’information

 
Le prisonnier Hamzaoui en danger


      
       L’administration pénitentiaire continue d’accorder peu d’importance à l’état de santé des prisonniers. Plusieurs cas de décès dus à la négligence, au manque de soins ou aux mauvais traitements ont été enregistrés ces dernières années dans les prisons tunisiennes.
     
       Mon client Mr Mohamed Kamel Hamzaoui, entrepreneur de Bâtiment à Kasserine (sud ouest de la Tunisie),ex maire de Kasserine, ex membre du comité central du RCD(parti au pouvoir),a été transféré  le 17 Août courant ,malgré son état critique, de l’hôpital Charles Nicolle à Tunis, à la prison civile de Tunis.

       Mr Hamzaoui a été hospitalisé durant environ 10 mois en raison des maladies graves dont il est atteint et notamment une hyper tension maligne. Son état ne s’étant pas amélioré, il a lancé un appel au Ministre de la justice lui demandant tout simplement « un espace de liberté pour pouvoir se faire examiner par des spécialistes. Cet appel a été publié sur les colonnes de l’hebdomadaire « Akhbar Al Joumhouria » du 16 Août 2002.
       
      La réponse du Ministère n’a pas tardé :la décision a été prise de le ramener de suite à la prison ,contre avis médical et malgré son état grave.
      Mon télégramme adressé le soir même au ministre de la justice, l’appelant à intervenir pour sauver la vie de mon client est resté sans suite.
      
      Selon la famille de Mr Hamzaoui, l’état de santé de celui-ci s’est détérioré encore plus ces derniers jours ;il a été victime d’un accident vasculaire cérébral avec trouble de la motricité au niveau de l’émis corps droit(tremblement des membres)et baisse de l’acuité visuelle au niveau d’un œil. Il présente également un œdème au niveau d’un membre supérieur.
      
      Face à cette attitude inhumaine des autorités, je réitère ma demande d’hospitalisation immédiate de mon client, et considère l’administration pénitentiaire et le Ministère de tutelle Entièrement responsables de tout ce qui peut atteindre sa santé morale ou physique.

                                 Fait à Tunis ,le 29 Août 2002
                                    Radhia Nasraoui
 
Le message suivant a été posté par l'oncle de Zouhair Yahyaoui, le juge Mokhtar Yahyaoui sur le forum TUNeZINE (http://www.tunezine.com).
 
Je peux confirmer les nouvelles qu'il donne, les ayant obtenues aussi de mon côté. Comme vous pourrez le lire, le précédent communiqué est désormais caduque.  
 
Pour le CLE,
Sophie Elwarda
cellulait : +33 (0)6 70 52 10 71
 
 
Les prisons de la honte

Zouhair Yahyaoui dit ettounsi de TUNeZINE détenu à la prison de Borj el Amri a été visité par sa famille jeudi dernier son état physique et moral est excellent il passe ses chaleureuse salutation à tous ses amis et à tous les gens qui l'ont soutenu et leur affirme sa détermination de résister et leur demande de continuer.

Les conditions de détention sont encore inhumaines. L'eau reste coupée et quand elle est rétablie tard dans la nuit c'est à un très faible débit, la plupart des détenus sont infectés par des maladies épidermique contagieuses. Quand le médecin de la prison est venu et qu'ils lui ont demandé de les soigner, il leur a répondu qu'il suffit de se laver alors qu'il savait que l'eau est coupée.
Les déchets et les ordures ne sont pas ramassées pendant plusieurs jours : les prisonniers sont obligés de les amasser dans une couverture, ce avec des toilettes sans chasse d'eau et plus de 80 prisonniers dans la même chambre cela donne des odeurs suffocantes et des conditions invivables avec la chaleur. Les cafards et tous genres de puce et moustique se propagent dans la chambre dans des proportions inimaginables; on passe les journées à les chasser et la nuit, il circulent sur le visage et le corps ce qui empêche de dormir.
Ces conditions de saletés ne sont pas à cause de négligence ou d'un simple manque d'entretien, elles sont sciemment et intentionnellement provoquées pour imposer aux prisonniers des conditions d'humiliation et de torture continues.

Les repas des prisonniers, indignes même pour des bêtes, sont servis dans une vaisselle qui n'a jamais été lavée, si crasseuse qu'on ne trouve même pas où la toucher et ne font qu'accumuler les restes et les déchets avariés. Les repas que les familles amènent aux prisonniers ne leur sont livrés qu'en fin de journée quand ils deviennent avariés. La plupart du temps ils n'ont pas où les garder au froid comme dans d'autres prisons ;on s'est rendu compte que le contenu des couffin est systématiquement volé sur 12 pommes il n'en a reçu que trois. Les morceaux de viande et les légumes de garniture sont toujours enlevés. Tout ce qui a de la valeur nutritive est volé par les gardiens. On croyait faire les sacrifices pour subvenir aux besoins alimentaires de notre fils et de ses amis prisonniers et on s'en rend compte qu'on ne fait qu'engraisser leur geôliers.

La prison de Borj el Amri a été inspectée sans préavis mercredi dernier par le procureur général de la cour d'appel de nabeul Ridha Boubaker sur ordre direct de la présidence. Il a pu vérifier par lui-même la situation telle qu'elle est. Le directeur du prison a été immédiatement limogé, et ce jeudi un nouveau directeur un certain Amari a pris ses fonctions mais rien n'a encore changé pour les prisonniers.

Zouhair a reçu deux cartes de Sophie mais aucun autre message ne lui a ete livré même ceux de sa sœur de paris. Il n'a aucun moyen de repondre on ne lui permet pas d'écrire peut être qu'ils ont peur de ses "Proxies". Les livres qu'on a amené pour lui être livrés depuis 2 semaines ne lui sont pas encore arrivés bien qu'ils ne soient que de simples livres littéraires.

Nous somme horrifiés par ses conditions de détention sans rien à ajouter. 

le 30 - 8 - 2002
Yahyaoui Mokhtar
 
Mise on line de l’édition du mois de Septembre du mensuel « L’Audace ». 

« L’Audace » n°91 - Septembre 2002

Sommaire

 

Editorial

Informations politiques

Deux assassinats suspects:le garde du corps de Ganzoui à Damas etle responsable de la sécurité à l’ambassade d’Alger

Rumeur de décès d’Omar S’habou : Mensonge, voici ta vérité          

Le retour en Tunisie de Mohamed Mzali: les réactions de Moncef Marzouki et de Rached Ghannouchi

Corruption : les insolentes extravagances du mariage de Sofiène Ben Ali

Document de l’Union Européenne : la Tunisie au devant de tensions sociales

Interview presque imaginaire avec Leila Ben Ali : “El Marichala” Leila fait de la glose sans le savoir

Droits de l’homme : l’affaire Abdallah Zouari et l’arrestation de Mme Hamrouni et de ses deux enfants

Droits de l’homme : les avocats dans le collimateur

Opinion : Kamel Chaabouni

Internet : les mercenaires de Ben Ali envahissent le Forum du”Monde”

jugeons-les

Parutions

Presse Internationale

La vie de l´Audce

 
Un Suédois d'origine tunisienne accusé de préparation de détournement d'avion
AFP: 30/08, 11h39
 
Un Suédois d'origine tunisienne est soupçonné d'avoir préparé un détournement d'avion, après son arrestation jeudi à l'aéroport suédois de Vaesteraas (est) en possession d'un pistolet, alors qu'il s'apprêtait à embarquer sur un vol à destination de Birmingham, via Londres-Stansted.
"Il a été mis en garde à vue pour préparation d'un détournement d'avion et d'infraction à la législation sur les armes", a déclaré à l'AFP Ulf Palm, porte-parole de la police de Vaesteraas.
L'affaire a été placée sous le contrôle de deux procureurs (accusateurs), une mesure inhabituelle "justifiée par une affaire inhabituelle", selon les enquêteurs. Il pourrait être placé sous mandat de dépôt dans les jours prochains puis être formellement inculpé dans les semaines suivantes.
La police diffusait les informations au compte-gouttes vendredi matin.
"Une enquête est en cours et nous voulons rester prudents avec les informations, au moins au départ. Plusieurs personnes peuvent être impliquées", a souligné Ulf Palm.
Un autre responsable de la police de Vaesteraas, Anders Fryksell, a cependant indiqué à l'AFP que le suspect avait clamé son innocence lors de son interrogatoire.
"Il nie. Il dit qu'il ne sait pas ce que l'arme faisait dans ses bagages. Il n'explique rien, il nie", a précisé Anders Fryksell.
Le journal populaire Aftonbladet croit savoir que les enquêteurs n'excluent pas la possibilité qu'il s'agisse d'un test sur la sécurité des aéroports en prévision d'actes terroristes à venir.
Mais une source proche du dossier au sein de la police secrète (Saepo) a écarté la thèse d'un lien avec un réseau terroriste, privilégiant la piste d'un acte isolé.
"Nous ne voyons rien qui suggère qu'il soit lié à une organisation (...), au contraire beaucoup de choses portent à croire qu'il s'agit d'une personne mentalement dérangée", a déclaré un fonctionnaire de Saepo.
Connu des services de police pour vol et agression, l'homme risque entre 4 ans de prison et la perpétuité.
Agé de 29 ans, il avait été arrêté jeudi après-midi à l'aéroport de Vaesteraas (à environ 100 km à l'ouest de Stockholm) après qu'une arme de poing eut été détectée dans un nécessaire de toilette dans son bagage à main lors des contrôles de sécurité aux rayons X.
On ignore si le pistolet était chargé et si l'homme est détenteur d'un permis de port d'arme.
A la suite de son arrestation, d'importantes forces de police équipées d'armes automatiques avaient encerclé le Boeing 737 sur le tarmac de l'aéroport par crainte de la présence à bord d'éventuels complices.
Le pilote aurait alors déclaré : "Il y a des personnes à bord que je ne veux pas voir ici".
Les 189 passagers qui avaient déjà pris place sur le vol FR-685 de la compagnie charter Ryanair à destination de Birmingham via Londres-Stansted ont ensuite été débarqués. Les bagages ont également été déchargés pour un contrôle minutieux.
Vingt personnes, dont deux enfants qui, selon des informations de la presse locale, voyageaient en compagnie du suspect --ce qu'elles ont démenti--, avaient également été arrêtées --certaines d'entre elles avaient déjà embarqué-- et transportées par bus au commissariat central de Vaesteraas pour y être interrogées.
Choquées, elles ont expliqué qu'elles se rendaient à une conférence islamique annuelle à Birmingham. Elles ont affirmé ne pas voyager en groupe et n'appartenir à aucune organisation ou association religieuse.
Elles ont été relâchées vendredi matin.
"La police a encerclé l'avion et nous a visés avec des armes automatiques", a raconté Fatima, l'une des passagères.
"La police nous a arrêtés seulement parce que nous sommes musulmans. C'est extrêmement injuste. Nous ne savons même pas ce qu'on nous reproche", a-t-elle dit.
La plupart des passagers débarqués ont pu finalement s'envoler pour la Grande-Bretagne jeudi vers minuit.

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30aout02
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http://maktoob.moheet.com/new .

 

 
procès en cassation de Hamma Hammami
 
Maitre Radhia Nasraoui a été informé aujourd'hui jeudi 29 aout 2002 que les autorités judiciaires ont fixé la date de la comparution de  Hamma devant la cour de cassation pour le 2 SEPTEMBRE 2002.
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Le confidentiel de Réalités N° 870 Semaine du 29 au 4/09/2002
Débat à l'UDU
Le débat au cours du Conseil national de l'Union Démocratique Unioniste qui s'est tenu les 24 et 25 août à Hammamet a été animé.
Certains intervenants ont émis des réserves au sujet du document de travail qui a été présenté au Conseil National, et qui a selon eux, occulté la dimension nationaliste arabe et s'est limité aux moyens de consolider la démocratie dans le pays et à des questions d'ordre économique. La non parution d'Al Watan a été également soulevée.
M. Brahim Hfaidhia, député et membre du Bureau Politique de l'UDU, nous a affirmé que le document de sept pages a traité d'une dizaine de thèmes, et n'a nullement occulté la dimension nationaliste arabe mais qu'il a essayé de l'approfondir de manière à ce que l'UDU ne se départe pas de ses constantes, de son statut et de son orientation générale.
M. Hfaidhia a également souligné que le document définit des orientations qui peuvent être discutées et amendées dans le cadre des préparatifs du prochain congrès du parti.

Réconciliation
La commission de réconciliation du MDS a repris ses activités après une suspension passagère, due entre autres à un malentendu entre ses différentes composantes. Une réunion de reprise, tenue au cours de la semaine dernière, a été consacrée à fixer un nouveau calendrier de réunions régionales et à rappeler le respect des engagements de chaque partie à réussir la réconciliation. Rappelons que ces engagements ont été annoncés officiellement lors de la conférence de presse du 10 juin 2002.
Désormais, les membres de la commission se déplaceront dans les régions toutes les fins de semaine. La première liste arrêtée comprend les régions de Gabès, Médenine, Siliana et Bizerte. Une deuxième réunion est prévue à Gafsa. Quant à la deuxième liste, qui comprendra éventuellement les régions côtières et celles de Sidi Bouzid et Béjà, elle serait fixée ultérieurement. L'objectif de ces réunions est de recenser tous les militants et de les mobiliser, surtout afin de renouveler les cartes d'adhésion, condition nécessaire pour la restructuration des fédérations et la désignation des congressistes pour le prochain congrès "d'unification".

L'avenir du libéralisme
M. Mounir Béji, président du PSL, a reçu l'ambassadeur de Grande-Bretagne en Tunisie, M.Robin Keally. La rencontre, qui s'est déroulée en présence de MM. Mongi Khammassi, vice-président du Parti, Chiheb Lariani, membre du Bureau Politique chargé des relations extérieures, et Tahar Kéfi, membre du B.P élargi, a porté sur l'examen de la situation du libéralisme et de son avenir dans la région, ainsi que sur la situation dramatique dans les territoires occupés et la paix au Proche-Orient…

Candidatures
Le dépôt des candidatures au Conseil Central du PUP se fera du 1er au 8 septembre. Rappelons que cette instance sera élue lors des travaux du congrès du parti, qui se tiendra du 20 au 22 septembre à Bizerte.
Le Conseil Central est la plus haute autorité entre deux congrès. Il comprend 70 les membres élus et les députés, les membres des conseils municipaux et les membres du Bureau National de l'Organisation de la jeunesse non élus au Conseil Central.

Crise de l'UGET
Un groupe d'anciens militants de l'UGET a pris l'initiative de créer une " Commission des anciens militants estudiantins pour le soutien de l'UGET ". Cette commission s'est assignée pour objectif " d'aider l'organisation estudiantine à sortir de sa crise, à renforcer un dialogue constructif et responsable afin de trouver des mécanismes assurant l'unité de l'Union ".
La commission a appelé, dans un communiqué, tous les anciens militants de l'UGET à tenir une conférence nationale portant sur : " La réalité et les perspectives de l'UGET ". Cette manifestation serait une occasion pour évaluer la crise actuelle et proposer les mécanismes nécessaires pour résoudre la crise sur la base du respect du règlement de l'UGET, ses structures et son histoire militante… ".
 
 
Tunisie: un "record" de 237 candidats à l'immigration clandestine arrêtés
vendredi 30 aout 2002, 19h29

TUNIS (AP) - Les garde-côtes tunisiens ont opéré en début de semaine un grand coup de filet en arrêtant 237 candidats à l'immigration clandestine vers l'Europe, rapporte vendredi le journal "Achourouk" (L'Aurore).

Selon le quotidien, ce nombre constitue "un record" en la matière. Depuis plusieurs mois, les tentatives d'embarquement illégal vers les rives européennes, et particulièrement italiennes, sont devenues fréquentes. Toutefois, le nombre des candidats à l'exil dépassait rarement la centaine.

D'après un témoin oculaire cité par le journal, des vedettes rapides et des hélicoptères ont été déployés pour maîtriser l'embarcation, un "grand bateau de pêche", qui devait transporter les clandestins. Outre ces derniers qui ont dû débourser l'équivalent de 460 à 610 euros pour faire le voyage, les services de sécurité ont arrêté les "organisateurs du voyage" et les membres de l'équipage.

Le quotidien ne précise pas cependant la ou les nationalités des candidats à l'exil, notant que dans la matinée de jeudi, "un grand nombre de personnes, notamment des mères étaient venues demander des nouvelles de leurs enfants". Lors de précédentes tentatives avortées, de nombreuses personnes arrêtées étaient originaires de pays du Maghreb, d'Afrique subsaharienne, voire d'Asie. AP

 
L'épouse de Nizar Trabelsi mise en examen fin juillet
vendredi 30 aout 2002, 11h22

PARIS (AP) - L'épouse de Nizar Trabelsi, un footballeur tunisien arrêté en septembre dernier à Bruxelles dans le cadre de l'enquête sur d'éventuels projets d'attentats terroristes en France, a été mise en examen le 26 juillet dernier par le juge antiterroriste parisien Jean-François Ricard, a-t-on appris vendredi de sources judiciaires.

Amal H., âgée d'une vingtaine d'années, est poursuivie pour "complicité d'association de malfaiteurs en relations avec une entreprise terroriste", a-t-on précisé de mêmes sources.

La jeune femme d'origine marocaine avait déjà effectué quatre jours de garde à vue du 15 au 19 septembre 2001 à Bastia, en Corse. Enceinte de six mois à l'époque, elle avait été relâchée sans que des charges soient retenues contre elle. Son numéro de téléphone avait été retrouvé au domicile de Nizar Trabelsi interpellé le 13 septembre 2001 à Bruxelles et depuis détenu en Belgique.

Avant les attentats du 11 septembre, Amal H. et son compagnon avaient séjourné en Afghanistan. Nizar Trabelsi aurait notamment été en contact avec Djamel Beghal, un Franco-algérien de 35 ans, arrêté en juillet dernier aux Emirats arabes unis, qui a reconnu devant les juges d'instruction français avoir voulu faire sauter l'ambassade des Etats-Unis à Paris sur ordre de l'organisation d'Oussama ben Laden.

Selon les premières déclarations de Beghal, c'est Nizar Trabelsi qui devait pénétrer dans l'ambassade des Etats-Unis à Paris avec une ceinture d'explosifs. Des substances explosives avaient été retrouvées par les policiers belges à l'un des domiciles de l'ancien joueur de football.

Selon "Le Parisien" qui révèle l'information vendredi, Amal H., entendue comme témoin en avril dernier, aurait déclaré que son mari "avait pour mission de poser une bombe et qu'il devait finir comme un martyr".

Le parquet de Paris a ouvert le 10 septembre 2001, veille des attentats à New York et Washington, une information judiciaire contre X pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", après avoir reçu des renseignements selon lesquels des intérêts américains en France pourraient être la cible d'attentats. AP

 
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Odieux assassinat du bijoutier Hattab Kasraoui

 

Den Den sous le choc !

Dix-sept coups de couteau, tous mortels à plus ou moins longue échéance, mais dont un qui élimine sur le champ la moindre chance de survie : il est asséné en plein cœur d'un homme qui avait jusque-là le tort d'être… bijoutier. Un crime horrible commis par deux jeunes garçons qui venaient juste d'échouer… au bac. Qui comprendra cette jeunesse ?
30aout02
Prétendre que Den Den est une ville toute sage et calme, où il fait si bon vivre et qui reste surprise devant l'horreur qui vient d'indigner ses habitants, serait masquer la réalité. Dans l'intérêt de tout le monde, il faudrait dire les choses telles qu'elles sont. Les habitants de Den Den sont indignés, révoltés, excédés. Ils regardent, impuissants, une jeunesse qui ne dit pas ce qu'elle veut au juste, une jeunesse livrée à elle-même, qui s'adonne à tous les vices imaginables, et qui ne recule devant rien, Que font les parents ?… Et que voulez-vous qu'ils fassent ? Ils ont perdu les rênes, la maîtrise et le contrôle de leurs enfants. Que fait la police ?… Et que voulez-vous qu'elle fasse ? Il faudrait une brigade criminelle dans chaque rue, derrière chaque garçon. La ville de Den Den est une zone chaude, incroyablement chaude, horriblement chaude. On n'y parle plus de délinquance, le mot est vain. On parle depuis déjà de longues années de banditisme qui donne parfois la trouille aux bandits eux-mêmes. C'est à qui mieux mieux. C'est à qui le titre. Et le titre est tout le temps remis en jeu. Pour un rien, la bagarre éclate. Elle commence entre deux adversaires pour finir entre la bande de la cité X contre celle de la cité Y. Et les coups de poing sont devenus quelque chose de risible, de comique, de très drôle. Tout comme les injures, les gros mots et le blasphème qui sont devenus la littérature de chaque instant. Non. On utilise les pierres, les chaînes et les couteaux.

Déjà bien chaude, la région de Den Den l'est davantage en été. Et particulièrement le soir. Dans chaque rond-point, un groupe de jeunes. Ce qu'ils font ? Rien. Ce qu'ils se disent ? Une seule musique : " Il m'a regardé d'une certaine manière et alors je lui ai cassé la gueule ". Tout un chacun raconte ses exploits pour que le tout Den Den sache à qui il a affaire. Faute de diplôme et de travail, c'est une jeunesse qui se fait un moi et une personnalité construits sur la violence et la crainte qu'elle inspire aux autres.

C'est ça Den Den. Une ville où tous les commerçants - ou presque - ferment boutique dès 21 heures. Ou presque : car quelques-uns ne voient pas pourquoi fermer de sitôt. Ils ne veulent même pas entendre parler de ce banditisme qui règne sur leur région, ils se disent à l'abri de tout puisqu'ils ne se mêlent de rien. Tout comme Am Hattab. 56 ans, il n'a jamais mis les pieds dans un café. Sa vie, c'est dans son magasin et chez lui. Il est bijoutier. Hélas ! il était… Très peu d'hommes le connaissent. Sa clientèle, c'étaient les femmes, la bijouterie étant une affaire de femmes. Il lève le rideau de son magasin dès 8 h 30 du matin pour ne le baisser que vers 22 h 30, voire 23 heures. Sa passion, c'est le travail. Quand il n'a pas une cliente à négocier ceci ou cela avec lui, il se met devant son marbre pour réparer une bague ou des boucles d'oreilles. Un artiste de l'orfèvrerie plus qu'un commerçant ordinaire. Sa seule passion est l'orfèvrerie. Même quand la Tunisie, comme en ce mercredi 21 août, doit disputer un match de grande importance, quoique amical, contre la France, eh bien Am Hattab ne regarde même pas la télévision qu'il a depuis toujours installée dans son magasin. C'est un ami à lui, ce soir-là, qui suit attentivement le match.

Et soudain, la Tunisie entière se lève comme un seul homme pour crier de joie : le Onze national vient d'égaliser, un but partout. C'est l'euphorie totale et générale. Et c'est le moment propice. On ne peut choisir un moment meilleur. Deux jeunes garçons, N. et M., âgés de 20 et 21 ans, qui venaient en juin dernier de rater le bac, pénètrent dans le magasin. Leur plan est préétabli. Dévaliser la boutique de Am Hattab et ne rien laisser, pas un fil en argent. Mais voilà : cet ami de Am Hattab est là, c'est plus qu'un témoin oculaire. Le plan tombe à l'eau. Néanmoins, les deux garçons en profitent pour repérer tous les coins et recoins de l'échoppe. Surtout la vitrine vue de l'intérieur, le comptoir et le moyen d'y accéder, l'arrière-boutique et le marbre. Pendant que l'un examine, l'autre fait semblant de s'enquérir des prix des bagues de fiançailles. C'est ce deuxième dont on rapporte qu'il a, il y a quelques mois, poignardé d'un coup de couteau son… (devinez…, mais non, vous ne trouverez pas…) propre professeur !… Et ce professeur qui a dû finir, sous les supplications (ou la menace ?) par pardonner et retirer sa plainte. Allez comprendre quelque chose. Passons. Ils sont donc, ce soir-là, rentrés bredouilles.

Ils reviennent à la charge le lendemain. Nous sommes jeudi 22 août. Le soir, au grand bonheur des deux jeunes gens, un crachin a arrosé la ville, avec même quelques coups d'orage. Les rues sont quasi désertes. Ils ne peuvent espérer mieux. Seul le néon de la bijouterie scintille. Ils entrent dans le magasin et, sans crier gare ni annoncer la couleur, l'un d'eux, tout de go, agresse Am Hattab d'un coup de pied, le terrasse, lui muselle la bouche, sort un couteau et lui assène un coup largement suffisant à lui seul puisqu'il atteint la victime au cœur. Pendant ce temps-là, le deuxième commence à arracher les bijoux de leur étalage quand son ami s'inquiète : il lui ordonne de baisser d'abord le rideau de la boutique. La victime a-t-elle bougé en ce moment, toujours est-il que son agresseur se prend à lui distribuer des coups de couteau sur tout le corps. A la morgue, plus tard, le frère de la victime comptera… 17 coups dont deux d'une atrocité, d'une sauvagerie inqualifiable.
Munis de deux sacs pleins de billets de banque (1.990 dinars en espèces) et de bijoux divers qu'ils ont pris le temps de se partager, les deux garçons lèvent le rideau, sortent, et ne savent plus que faire : un jeune homme d'une trentaine d'années, du nom de Y. , et qui n'est autre que le voisin immédiat du bijoutier, les observe sans pourtant se douter de rien. Quelques minutes auparavant, il a seulement entendu un petit bruit quelque peu anormal et vu le rideau métallique vibrer un peu. Les deux agresseurs simulent le sang-froid et s'en vont sans se presser. Y. s'approche de la boutique et entend des gémissements. Il réalise que son voisin a certainement été dévalisé. Il fonce aux trousses des deux garçons en criant " Au voleur ! ". C'est alors que les deux garçons prennent leurs jambes à leur cou. A son tour, Y. se prend à les poursuivre et tente d'attraper les deux fugitifs. A un grand rond-point, ces derniers s'engagent, chacun, dans un chemin. Y. pourchasse l'un d'eux. C'est N. Qui est arrivé dans sa propre cité, mais pour ne pas être identifié, franchit la clôture d'une maison au hasard et tombe dans le jardin. Y. fait de même. C'est la maison d'un chauffeur de taxi. Pendant que la femme de ce dernier range les bijoux et les billets dans le sac qui a éclaté dans la chute du garçon, Y. supplie le chauffeur de taxi de les emmener, lui et N. , au poste de police. D'abord hésitant, le chauffeur, qui a réalisé la gravité de la circonstance, accepte. Une tierce personne vient à leur rescousse. Le quatuor fonce en voiture vers le commissariat quand, à un moment, N. force la poignée de la portière et parvient à sauter à terre mais en entraînant avec lui Y. qui ne l'a pas lâché une seconde. Nous sommes dans un endroit où la bande de N. est beaucoup plus importante que le chauffeur de taxi et ses passagers qui finissent par disparaître. Une bagarre est engagée au corps à corps et à même le sol entre N et Y . Quelques-uns crient à Y. de lâcher N. Il finit par s'exécuter de peur que toute la bande ne lui tombe dessus. Il prend le sac et va alerter la police.

De retour chez lui, N. trouve son oncle qui semble être lui-même de la police. Il lui dit : " Nous avons tué un homme, mon ami et moi, et avons pris son argent et ses bijoux, dis-moi ce que je fais… ". Et l'oncle de se montrer si sage et si responsable : " Bien…, c'est déjà pas mal que tu avoues ; va te rincer le visage, change-toi et viens avec moi… ". Il l'amène au poste de police de la région et le prie de tout rapporter…
Quant à M., il fait une drôle de scène dans son propre quartier. Les vêtements ensanglantés, il rentre dans une hystérie qu'il ne peut pas contrôler. Il crie à ses amis : " Je n'ai pas tué, c'est N. qui a tué, je n'ai rien fait, j'ai seulement pris ma part, non ! je vous dis, je n'ai pas tué, je n'ai pas tué !… ". Ses amis parviennent à le calmer et même à lui donner un conseil : partir tout de suite quelque part et ne pas passer la nuit ici. M. passe la nuit quelque part à Hammamet-Sud d'où il téléphone, le lendemain, à ses parents pour leur annoncer sa volonté de partir à l'étranger, donc de revenir le jour même chez eux afin de chercher son passeport. La police l'accueille à bras ouverts.

Ironie des événements, le héros central, c'est-à-dire Y. , qui a risqué carrément sa vie pour faire la lumière sur l'affaire, et qui s'est fait interroger pendant des heures, ne s'est même pas entendu dire le moindre petit merci. Par personne. Comme s'il était de son devoir d'agir de la sorte alors qu'il n'a même pas été dans la situation de quelqu'un devant assister une personne en danger ; il a agi après coup et sans même savoir que son voisin était déjà mort.

Le vendredi 23 août, une foule immense accompagne Hattab Ben Amor Kasraoui à sa dernière demeure. Il laisse derrière lui une femme qui n'a à la bouche qu'une seule question : " Pourquoi ?… ", et quatre enfants. Dont le plus jeune a 6 ans et l'aîné 19. Environ l'âge de l'assassin de son père…

Mohamed Bouamoud

 

Source: Réalités N° 870 Semaine du 29 au 4/09/2002

 
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