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29octobre04

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TUNISNEWS
  5 ème année, N° 1623 du 29.10.2004
 archives : www.tunisnews.net
صالح كركر: تعليق على زيارة السيد المنصف المرزوقي إلى سعادة السفير الأمريكي بتونس
خالد شوكات: إلى الأستاذ برهان بسيس .. أحسنت السؤال وأساءت الإجابة
عبدالحميد العدّاسي: تأمّلات في بدر الكبرى
الهادي بريك: للصائم فرحتان- المصافحةالثامنة عشرة 
زهير اليحياوي: عودة للحظيرة الديمقراطية
صالح عطية: مقال لصحافي تونسي نشر بدون عنوان في صحيفة خليجية
محمد الدعمي: تونس تنتخب زين العابدين وتضعه فوق هرم منجزاتها
شاكر النابلسي: العفيف الأخضر يموت حياً!
AFP: Jugement des frères de Taoufik Ben Brick: verdict reporté au 4 novembre
Comité de soutien de Jalel Zoghlami : Jalel Zoghlami et ses camarades victimes d’un procès monté de toutes pièces
El Watan: affaire Zoghlami - L’ambassadeur de Tunisie interpellé
AFP: La justice valide la demande d'extradition d'un Tunisien détenu à Londres
AP: Tunisie : les résultats des élections validées par le conseil constitutionnel
AFP: Activistes islamistes et jeunes "fanatisés" sévèrement condamnés à Bruxelles
AFP: Des essaims de criquets pèlerins dans le nord de l'Algérie
AFP: Sahara occidental: proposition de réforme constitutionnelle pour l'autonomie
Yahyaoui mokhtar: Analyse de la situation post-élections
Sami Ben Abdallah:Réponse à Nejib Baccouchi « Tunisianbachi Roi » - Il faut dire la vérité au peuple
Tunisie reveille toi: La Tunisie mérite son dictateur.
Réalités: Législatives 2004 : Les enseignements d’un scrutin
Réalités: On ne change pas une équipe qui gagne.

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Jugement des frères de Taoufik Ben Brick: verdict reporté au 4 novembre
 

AFP, le 29 octobre 2004

Le verdict à l'encontre de deux frères du journaliste dissident Taoufik Ben Brick, Jallel et Nejib, jugés pour des "délits de droit commun", a été reporté au 4 novembre, a indiqué vendredi M. Ben Brick à l'AFP.

Les deux hommes ont comparu jeudi devant le Tribunal correctionnel de Tunis qui avait mis l'affaire en délibéré, selon leurs avocats qui pensaient que le verdict serait connu dans les 24 heures.

Arrêtés le 22 septembre après une bagarre dans un café-bar du centre de Tunis, les deux hommes ont été inculpés d'atteinte aux biens d'autrui, violences graves et détention d'armes blanches.

Lors de l'audience de jeudi, les avocats des deux accusés ont qualifié les délits qui leur étaient reprochés d'"imaginaires" d'autant qu'il n'y a pas eu, selon eux, de "constitution de partie civile" et ils ont plaidé pour la relaxe de leurs clients.

Selon une source officielle interrogée par l'AFP, Jallel et Nejib Zoghlami "en état d'ébriété manifeste" avaient "provoqué des altercations avec les clients d'un bar avant d'en venir aux mains..."

"Ils se sont emparé de trois couteaux (avec lesquels ils ont) menacé des passants", selon la même source.

Taoufik Ben Brick, interrogé par l'AFP, a affirmé, pour sa part, que ses deux frères avaient été l'objet d'une "provocation manifeste". Selon lui, "il n'y a pas eu de bagarre de leur fait, ils ont été pris à partie par un groupe d'individus leur cherchant querelle à tout prix", a-t-il affirmé.

Jallel, activiste trotskiste, s'apprêtait, selon son frère et son avocat, à faire reparaître un journal clandestin extrêmement critique envers le régime et il devait également déposer une demande d'inscription à l'Ordre des avocats.

 

Informations diffusées par le Comité de soutien de Jalel Zoghlami

Jalel Zoghlami et ses camarades victimes d’un procès monté de toutes pièces ou quand le ridicule ne tue plus

 

            Jalel et ses camarades comparaissent devant le Tribunal de Première Instance de Tunis le 28 octobre 2004 pour répondre aux allégations, basées sur des accusations aléatoires et des témoignages contradictoires et imprécis déformant totalement les faits et les interprétant en fonction des besoins de l’accusation.

         

En effet,  Jalel et ses camarades sont des militants de la gauche révolutionnaire, ils ont été membres de l’Organisation des Communistes Révolutionnaires et ont été également des membres actifs dans la rédaction du journal de gauche, KAWS El KARAMA non reconnu en Tunisie et dont Jalel était le directeur.

Le pouvoir tunisien s’est évertué à les présenter comme des délinquants en cumulant les accusations les plus fantaisistes.

        

En examinant les accusations, on constate l’acharnement du pouvoir tunisien contre eux, et on en conclue que les dossiers sont montés de toutes pièces. Le Code pénal tunisien a été fouillé afin de les charger de  toutes les inculpations possibles.

         

L’arsenal juridique :

 

Premier dossier n°32600 : chefs d’inculpation :

Article 282 du code pénal : ‘refus de payer des boissons ou des aliments’

Article 218 : ‘violence avec coup et blessures’

Article 59cp : ‘toute tentative est punissable’ (veut dire que si on ne prouve pas que l’acte incriminé n’a pas été commis, la tentative seule suffit à la punition)

Article 304cp : ‘dommage a la propriété d’autrui’

 

Deuxième dossier n°32601 : chefs d’inculpation :

Article 258cp : ‘vol et autres faits assimilés’

Article264cp : ‘la peine infligée aux voleurs’

Article 304 : ‘dommages divers a la propriété d’autrui’

Article 218 : ‘violence avec coup et blessures’

 

Troisième dossier n°32602 : chefs d’inculpation 

Article 226 bis cp : ‘outrage public a la pudeur’

Article223 : ‘menace d’autrui a l’aide d’une arme’

Article 315 : ‘infractions relatives a l’autorité publique’

Article316 : ‘infraction relative à la sûreté ou à la tranquillité publique’

Article 317 : ‘infraction relative a la morale publique’

Articles 6_15_20_21de la loi n°  33-1969(12 juin)

  

L’examen des différents dossiers met en évidence plusieurs points communs :

      

ط      des témoignages relatant les faits sont contradictoires ;

ط      les présumés aveux de Jalel et son frère Néjib n’étaient pas signés par les accusés ;

ط      les supposés aveux étant exactement les mêmes pour les deux frères (du mot à mot) bien que faits séparément.        

ط      le plus ridicule est que d’après cette version des présumés aveux,  Jalel et ses deux camarades sont présentés comme  des bandits, entrain de casser, d’agresser et de semer la terreur délibérément. << Ils étaient tous les trois à la poursuite d’une dizaine de personnes du café/bar jusqu’à la pizzeria >> (située à une quinzaine de mètres du dit café) !! Rappelons que le poids des deux  camarades de Jalel  réunis ne dépasse pas les  80 kilos (il faudrait qu’ils nous renseignent sur ce qu’ils mangent ou bien quel art martial ils pratiquent !!!) :en résumé et d’après la police Jalel,Néjib et Lumamba auraient sans motif apparent tout cassé dans un café/bar, auraient poursuivi une douzaine d’individus pesant chacun environ 100kg seraient ensuite passés a la pizzeria d’a coté pour de nouveau tout casser (un scénario de série C de mauvais goût et de peu de crédibilité,mais comme le ridicule ne tue plus ils ne risquent rien n’est ce pas ?)

 

LE  JOUR DU PROCES DE JALEL ET DE SES CAMARADES LE POUVOIR AVOUE ENFIN QUE C’EST UN PROCES POLITIQUE ,IL FAIT ENCERCLER LE TRIBUNAL PAR LA POLICE  POLITIQUE ET LES BARBOUZES DE TOUT GENRE AFIN D’EMPECHER  LES AMIS ET CAMARADES DE JALEL D’Y ACCEDER

  

    Le 28 octobre 04 avant 9h du matin heure de debut des séances, le tribunal de première instance de Tunis était encerclé par un nombre effarant de policiers en civil aux mines malheureusement si reconnaissable dans notre pays.

   

Ils étaient placés en cercles concentriques autour du tribunal et empêchaient tout le monde d’acceder au tribunal mis à part ceux qui étaient porteurs de convocations (ceux qui avaient un procès).Les militants nombreux mais arrivant en petits groupes sépares ont étés  repoussés et des qu’ils ont manifesté leur protestation ou leur refus , ils ont subit  intimidations,  humiliations et  agressions :Nabil MONTASSAR(militant syndicaliste) a été sommé de rester sur place(sans bouger) dans la rue et a attendu un bon quart d’heure que le chef de district de la police veuille bien le laisser partir ,Mongia Hedfi (militante ,membre du bureau national de l’organisation des femmes démocrates) a été interpellée par le même chef de district,Nizar Amami(militant syndicaliste et ancien membre du journal Kaws El Karama) a été interpellé, d’autres militants ainsi que des syndicalistes ont été interpelles  , Hamma Hammami (porte parole du POCT) et Radhia Nasraoui (avocate et militante des droits humains ) ont été agressés.

 

Devant cet appareil répressif aucun militant n’a pu pénètre l’enceinte du tribunal.seuls les avocats et les membres de la famille de Jalel ,Nejib et Lumamba ont pu entrer.

  La repression était organisée mais la défense était présente il y avait plus d’une vingtaine d’avocats ,quatres observateurs qui essaient tous les quatres avocats :

 

                              - Houcine Bardi :pour la FIDH et le CRLDHT

                              -Noureddine Benissad :pour la ligue Algérienne des droits de l’homme

                               -Ahmine Noureddine : LADDH

                               -Dehamnia Bakhta : barreau de Batna

 

Les avocats ont plaidé pendant environ trois heures apres que le juge ait menacé Jalel de le renvoyer en geôle car il jetait entrain d’expliquer l’acharnement du pouvoir contre lui.

 Jusqu'à present le jugement n’a pas été prononcé et nous attendons tous un jugement qui ne sera pas le résultat des plaidoiries mais d’une décision  émanant  de la présidence que nous tenons  responsable de tout ce qui pourra être décidé.

 


 

AFFAIRE Zoghlami
L’ambassadeur de Tunisie interpellé



Une délégation algérienne, composée de journalistes et d’un représentant de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), s’est rendue hier à l’ambassade tunisienne à Alger, afin de demander la libération sans condition de l’opposant tunisien Jalal Zoghlami, fondateur du mensuel (clandestin) Kaws El Karama (l’arc de la dignité), et de son frère Néjib.

 

N’ayant pu être reçus par aucun responsable, les huit membres de la délégation ont néanmoins déposé une requête accompagnée d’une pétition au bureau d’ordre de l’ambassade. Les signataires, qui condamnent les méthodes utilisées par le pouvoir tunisien pour « contrer tous ceux qui expriment des opinions différentes aux siennes », demandent l’annulation de toutes les poursuites contre eux. Les deux mis en cause sont poursuivis pour « destruction de biens d’autrui », « port d’armes blanches » et « violence ».

 

Les frères Zoghlami ont été arrêtés le 22 septembre suite à une altercation dans un café du centre-ville de Tunis. Selon le Collectif algérien pour la libération des deux frères Zoghlami, ceux-ci ont été « provoqués » par des « éléments suspects » qui les ont agressés verbalement et physiquement. « Le pouvoir tunisien est depuis longtemps familier de cette pratique qui consiste à fabriquer des affaires de droit commun aux militants politiques, aux syndicalistes et aux défenseurs des droits de l’homme.

 

Cette pratique lui permet de prétendre qu’il ne les juge pas pour leurs idées ou leurs activités », indique le collectif, qui demande le jugement des agresseurs, lesquels n’ont pas du tout été inquiétés.

 

(Source: le journal algérien El Watan du 27 octobre 2004 )

 


Pétition à Monsieur l’ambassadeur de la République de Tunisie à Alger

 

Alger, le 26 octobre 2004

 

A Monsieur l’ambassadeur

de la République de Tunisie à Alger

 

Objet : pétition

 

Monsieur

 

Veuillez trouver sous ce pli les noms des journalistes, avocats et animateurs de la société civile, premiers signataires d’une pétition demandant la libération de Jalel et Nejib Zoghlami, injustement emprisonnés. Veuillez y trouver également le texte de la pétition.

 

Les représentants des signataires
 

P O U R    L A    L I B E R A T I O N     D E   

J A L E L    ET    N E J I B      Z O G H L A M I

 

PETITION

 

Le mercredi 22 septembre 2004, la police tunisienne a arrêté le directeur de la revue « Kaws el Karama », Jalel Zoghlami ainsi que son frère Nejib. Alors que Jalel, Nejib et leur ami Loumoumba Mohseni se trouvaient dans un café, des éléments suspects ont tenté de les provoquer. Ces éléments les ont agressés verbalement e physiquement et les ont poursuivis jusque dans un restaurant mitoyen du café où ils se trouvaient.

La police a accusé Jalel et Nejib Zoghlami de « dégradation des biens d’autrui », de « port d’armes blanches », de « refus de payer ses consommations » et, enfin, d’« atteinte aux bonnes mœurs ». Le ministère public a délivré contre eux un mandat de dépôt. Ils sont actuellement incarcérés à la prison civile de Tunis et seront déférés devant le tribunal de première instance le 28 octobre 2004.

Le pouvoir tunisien est depuis longtemps familier de cette pratique qui consiste à fabriquer des affaires de droit commun aux militants politiques, aux syndicalistes et aux défenseurs des droits de l’homme. Cette pratique lui permet de prétendre qu’il ne les juge pas pour leurs idées ou leurs activités. Pour lui, elle présente l’avantage de dégrader leur image aux yeux de l’opinion en les faisant passer pour des criminels de droit commun.

Le pouvoir tunisien a déjà fait juger Jalel Zoghlami pour appartenance à l’OCR. En 2000, Jalel a été emprisonné pour « agression contre agent de l’ordre » alors que c’était lui qui, avec d’autres militants,  avait été victimes d’agressions physiques et verbales. Dans une autre affaire que le pouvoir tunisien a monté de toutes pièces contre lui, où il a été accusé d’avoir brisé le feu arrière du véhicule d’un fonctionnaire du ministère de l’Intérieur, accusation pour laquelle il a été condamné par contumace à 4 mois d’emprisonnement.

Les signataires de la présente pétition :

-   condamnent les méthodes utilisées par le pouvoir tunisien pour contrer tous ceux qui expriment des opinions différentes des siennes ;

-   demandent la libération inconditionnelle de Jalel et Nejib Zoghlami, l’annulation de toutes les poursuites dans le cadre de cette affaire et le jugement des éléments suspects qui les ont agressés ;

-   rappellent le droit de toutes les Tunisiennes et de tous les Tunisiens à l'exercice de leurs droits fondamentaux.

 

PREMIERS SIGNATAIRES

 

Hocine Zehouane

Vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH)

Ali Bey Boudoukha

Journaliste

Yassine Temlali

Journaliste

Boudjemâa Medjkoune

Journaliste

Daïkha Dridi

Journaliste

Djemâa Maâzouzi

Journaliste

Farida Kébri

Journaliste

Ihsane El Kadi

Journaliste

Mustapha Benfodhil

Ecrivain

Sofiane Hadjadj

Ecrivain

Selma Hellal

Editrice

Ghania Cherif

Journaliste (Rédactrice en chef adjointe à la chaîne 3 de la Radio nationale algérienne)

Hakim Addad

Secrétaire général de l’Association Rassemblement Action jeunesse (RAJ)

Abdennour Haouchiche

Président de l’association « Project-heurts »

Brahim Tayeb

Auteur-compositeur

Kamel Aïssat

Membre du bureau national du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES)

Khadija Chouit

Journaliste

Chawki Salhi

Porte-parole du Parti socialiste des travailleurs (PST)

Mahmoud Rachedi

Membre de la direction nationale du Parti socialiste des travailleurs (PST)

Mohamed Kamel Almi

Journaliste

Mourad Fenzi

Secrétaire général de rédaction

Nasser Jabi

Sociologue, enseignant (université d’Alger)

Nadir Jermoune

Enseignant (université de Blida)

Soumia Salah

Présidente de l’Association pour l’émancipation de la femme (AEF)

Redouane Osmane

Secrétaire général du syndicat des lycées d’Alger (CLA)

Saïd Benmerad

Enseignant (université d’Alger)

Saïd Djaâfar

Journaliste

Rabah Moulla

Journaliste

Belalloufi Hocine

Journaliste

Samir Bendjaâfar

Journaliste

Samir Larabi

Journaliste (Radio nationale algérienne)

Sid Ahmed Semiane

Journaliste

 

Nacer Eddine Douadi

Administrateur (Alger Républicain)

Zahia Hamiti

Médecin

Zine Cherfaoui

Journaliste

Zoubir Beroual

Syndicaliste de l’enseignement secondaire

Najia Fouzache

Journaliste (Radio nationale algérienne)

Hakima Kamal

Journaliste (Radio nationale algérienne)

Mourad Aït Ouarab

Journaliste

 

Ghania Amariout

Journaliste

 

Sami Belattar

Journaliste

 

Adel Abderezzak

Enseignant (université de Constantine)

 

Mohamed Redouane Zizi

Journaliste

 

Louiza Ammi

Photographe de presse (Liberté)

 

Kramdi Ryad

photographe de presse

 

Ouamrane Fadéla

photographe de presse

 

Hassan Moali

Journaliste (Liberté)

 

Abdelkrim Ghezali

Journaliste (directeur de la rédaction de La Tribune)

 

Marzouk Hamiane

Journaliste

 

Salah Ibrahimi

Avocat

 

Abderrezak Dourari

Professeur (université d’Alger)

 

Mohamed Noureddine Houssinat

Avocat agréé à la Cour suprême et au conseil d’Etat

 

Brahim Hadj Slimane

Journaliste

 

Metref Younès

Journaliste

 

Fayçal Métaoui

Journaliste (El Watan)

 

Collectif Nedjma

association des étudiants de la faculté de Bouzeréah

 

Samia Chaala

Réalisatrice

 

Hamid Kloufi

Militant du Front des forces socialistes (FFS, Algérie)

 

Karima Souami

Ingénieur

 

Mohamed Yefsah

Etudiant

 

Abdennour Ziani

Militant du Mouvement culturel berbère (MCB)

 

Habiba Djahnine

Militante des droits des femmes

 

Bourebaba Omar

Etudiant

 

Rachid Khitmène

Etudiant

 

Ahmed Halfaoui

Cadre

 

Hicham Ferhi

opérateur PAO

 

Nasreddine Khalfallah

opérateur PAO

 

Youcef Kaced

Etudiant

 

Chabane Naït Mbarek

Etudiant

 

Kader Lâaki

Etudiant

 

Cherif Ammour

Employé

 

Nadia Amour

Employé

 

Samia Ammour

Militante associative

 

Lilia Djermane

Correctrice

 

Hamid Arab

Correctrice

 

 

 

 

 

 

La justice valide la demande d'extradition d'un Tunisien détenu à Londres

 

AFP, le 29 octobre 2004

Le tribunal londonien de Bow Street a validé vendredi la demande d'extradition des autorités espagnoles à l'encontre d'un ressortissant tunisien détenu en Grande-Bretagne et accusé d'appartenir à une cellule espagnole de financement d'Al-Qaïda.

 

"Je réponds par l'affirmative à la question de savoir si les faits reprochés (à Hedi Ben Youssef Boudhiba) sont susceptibles d'entrer dans le cadre d'une demande d'extradition", a affirmé Daphne Wickham, magistrate au sein du tribunal de Bow Street, vendredi, rejetant l'argument avancé par la défense de M. Boudhiba.

 

Celui-ci avait été arrêté le 20 août à Liverpool (nord-ouest de l'Angleterre) dans le cadre d'un mandat d'arrêt international lancé par le juge antiterroriste espagnol Baltazar Garzon en mai.

Selon les autorités espagnoles, ce ressortissant tunisien de 44 ans appartenait à une cellule basée en Espagne et apportant son soutien financier à l'organisation terroriste internationale dirigée par Oussama ben Laden ainsi qu'à un autre groupe terroriste. Des faits pour lesquels il pourrait être condamné à une peine de prison de 15 ans.

 

Lors d'une audience préliminaire sur cette demande d'extradition, le 6 octobre, la représentante des autorités espagnoles avait affirmé que Hedi Ben Youssef Boudhiba, alias "Fatty", voyageait à travers l'Europe pour le compte de cette cellule. Lors de ses passages à Hambourg et en Turquie il aurait notamment été en contact avec des terroristes ayant été liés aux attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

 

Lors de son arrestation, à Liverpool, il était censé se rendre à Barcelone.

 

Détenu à la prison londonienne de haute sécurité de Belmarsh, Hedi Ben Youssef Boudhiba a plusieurs fois tenté de s'automutiler, a plaidé à plusieurs reprises son avocat, Stephen Powles, estimant que son client ne pourrait pas avoir un procès équitable en Espagne en raison de sa race et de sa religion.

 

A l'issue de l'audience de vendredi la présidente du tribunal de Bow Street a renvoyé au 10 décembre l'examen des autres éléments de la défense.

 

 

Tunisie : les résultats des élections validées par le conseil constitutionnel

           

Associated Press, le 29.10.2004 à 01h27

            TUNIS (AP) -- Les résultats des élections présidentielle et législatives qui se sont déroulées dimanche dernier en Tunisie ont été validées jeudi par le conseil constitutionnel.

            Les membres du conseil chargé de superviser la régularité du scrutin ont été reçus dans la journée par le président élu Zine El Abidine Ben Ali, et l'ont proclamé président de la République pour un nouveau mandat de cinq ans.

            Ce quatrième mandat successif a été rendu possible grâce à un amendement de la constitution tunisienne approuvé par un référendum en mai 2002, mais décrié par une partie de l'opposition. Les anciens textes limitaient à trois le nombre de mandats présidentiels.

            "Le conseil a constaté, sur la base de la supervision de toutes les étapes de l'élection présidentielle, que les autorités concernées se sont strictement conformées aux dispositions de la loi, ont adopté une attitude impartiale et ont assuré une bonne organisation du scrutin qui s'est déroulé dans la transparence exigée", a déclaré le président du conseil Fethi Abdennadher cité par l'agence de presse TAP.

            Cependant, le candidat d'un parti d'opposition, le mouvement Ettajdid, version rénovée de l'ex-parti communiste, Mohamed Ali Halouani, a dénoncé la "manipulation" qui, selon lui a entaché l'élection.

            Dimanche dernier, le président sortant a été réélu avec 94,48% des suffrages, contre plus de 99% lors des trois précédentes consultations. Son parti, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) a préservé sa position dominante au sein du parlement en raflant 80% des 189 sièges en jeu, les 37 restants ayant été partagés entre cinq partis d'opposition.

            Dans une adresse à la nation à la suite de la proclamation de ces résultats définitifs, Zine El Abidine Ben Ali s'est félicité du "climat civilisé et du comportement démocratique qui ont marqué ces élections, dans le cadre de la primauté de la loi et du respect des règles de l'opération électorale et de la transparence absolue".

            Il a appelé les Tunisiennes et les Tunisiens à "persévérer pour faire gagner à notre pays le pari de rejoindre le cortège des pays avancés", objectif de son programme électoral pour les cinq années à venir.

 


Activistes islamistes et jeunes "fanatisés" sévèrement condamnés à Bruxelles

   

AFP, le 29.10.2004 à 10h53

            BRUXELLES, 29 oct (AFP) - Le tribunal correctionnel de Bruxelles  a condamné vendredi à la peine maximale de cinq années de prison  trois "ténors" de l'activisme islamiste en Belgique et deux jeunes  Belges d'origine marocaine décrits par la présidente du tribunal  comme "fanatisés".

            Le tribunal a aussi condamné trois autres inculpés à des peines  plus légères, allant de 11 à 30 mois de prison avec sursis et  prononcé un acquittement. Pour le dixième accusé, il a "suspendu le  prononcé" du verdict.

            Les dix hommes étaient poursuivis pour "association de  malfaiteurs" et encouraient une peine de cinq années  d'emprisonnement. 

            Pour la présidente du tribunal, Claire De Gryse, "la dimension  la plus inquiétante du dossier" réside dans l'existence de liens  entre des "ténors" de l'islamisme, comme le Tunisien Tarek Maaroufi,  le Marocain Driss Elatellah et le Kurde Irakien Mohammed Saber, et  une "jeunesse privée de repère moraux".

            Maaroufi, dont la peine est "absorbée" par une précédente  condamnation à sept années de prison, Elatellah et Saber (condamnés  à cinq ans), avaient selon la justice belge de nombreuses relations  avec des représentants en Europe du réseau terroriste Al-Qaïda.

            Spécialistes de faux passeports et du trafic d'armes, ils  avaient aussi compris comment "utiliser" des jeunes "instables,  armés et fanatisés" comme les sept autres accusés, a expliqué Claire  De Gryse ses motivations.

            Des armes, des munitions, de la drogue et de la littérature  extrémiste avaient été découvertes chez des membres de ce groupe  très soudé qui avait l'habitude de partir chaque année ensemble aux  sports d'hiver.

            Les deux "dirigeants" de cette mouvance, Yousef El Moumen et  Tarik Karim, contre qui le procureur avait requis "trois ans de  prison au moins", ont été condamnés à cinq années d'emprisonnement.  Abdelhakim Gouram, contre qui l'accusation avait réclamé la même  sévérité, a en revanche été acquitté.

            Les quatre derniers accusés avaient selon l'accusation joué un  rôle "secondaire". Le procès, le deuxième de ce type en Belgique  depuis les attentats du 11 septembre 2001, s'était déroulé sous  haute surveillance en septembre dernier.


 

Des essaims de criquets pèlerins dans le nord de l'Algérie

   

AFP, le 28.10.2004 à 14h38

            ALGER, 28 oct (AFP) - Des essaims de criquets pèlerins sont  arrivés ces derniers jours dans le sud de l'Algérie et une partie  est remontée vers le nord, a indiqué jeudi à Alger le secrétaire  général du ministère algérien de l'Agriculture, Abdeslam Chelghoum.

            "Des essaims de criquets ont traversé ces derniers jours les  premier et second fronts du dispositif (de lutte antiacridienne) et  ont atteint la wilaya (département) de Ain Defla (160 km à l'ouest  d'Alger), dans le nord du pays, a affirmé M. Chelghoum.

            "Environ 95% de ces essaims ont été détruits dans les régions du  sud et seulement 5%" ont gagné les départements situés plus au nord,  a-t-il précisé.

            Actuellement, 13 département sont touchés "mais la situation est  loin d'être inquiétante car il s'agit de populations égarées", a  assuré M. Chelghoum, écartant "tout danger sur les cultures".

            Toutefois, les spécialistes "craignent que les essaims ayant  échappé au dispositif, si minimes soient-ils, parviennent à trouver  des lieux de reproduction favorables", comme les oueds, a mis en  garde le responsable algérien.

            Les essaims qui ont atteint l'Algérie proviennent, dans de très  larges proportions, du Mali, de la Mauritanie et du Sahara  occidental.

            "Avec les vents du sud-ouest prévus par la météo, il y a risque  que des criquets viennent aussi du Maroc où la situation est grave  puisque 400.000 ha de terres ont été infestés contre 95.000 ha en  Algérie depuis l'été dernier",  a affirmé de son côté le responsable  de la cellule de crise au ministère de l'agriculture, Sid Ali  Moumène.

            La menace acridienne a été contenue jusque-là en Algérie avec le  traitement de 2,6 millions d'hectares depuis l'apparition de ce  fléau en février dernier.

            Toutefois, le risque persiste en raison de la dégradation de la  situation acridienne dans les pays du Sahel, pouvant entraîner le  retour des criquets vers le nord-ouest.

            L'agriculture "sera en danger à partir de février 2005 sur une  échelle bien plus importante qu'en 2004" en Algérie, en Libye, au  Maroc et en Tunisie en raison des invasions de criquets, avaient  indiqué le 18 octobre à Dakar des experts de l'Organisation des  Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

            Le dispositif de lutte antiacridienne en 2004-2005, renforcé par  le gouvernement, prévoit le traitement de 700.000 hectares au cours  de la phase automnale et de 3,8 millions d'hectares durant la phase  printanière de 2005, à raison de 130.000 hectares/jour.

 


Sahara occidental: proposition de réforme constitutionnelle pour l'autonomie

AFP, le 29 octobre 2004

Un référendum devrait être organisé au Maroc pour une réforme constitutionnelle rendant possible une certaine autonomie au Sahara occidental, a estimé jeudi un responsable de l'Istiqlal, l'un des principaux partis de la coalition gouvernementale marocaine.

La proposition est publiée le jour même de la réunion à New York du Conseil de sécurité qui devait débattre du renouvellement du mandat de la Minurso, la mission de l'Onu présente au Sahara occidental - un territoire annexé par le Maroc en 1975 et objet d'un conflit qui l'oppose au front Polisario.

Dans une interview publiée jeudi par le quotidien Aujourd'hui le Maroc, Mhammed Boucetta, ancien ministre des Affaires étrangères, indique que le référendum national permettrait d'inscrire dans la Constitution "ce choix stratégique qu'est la régionalisation, en lui conférant un caractère hautement solennel".

"La constitutionnalité de la régionalisation est un élément impératif, non seulement pour la question du Sahara marocain, mais également pour le développement économique et social de tout le pays", a déclaré par ailleurs M. Boucetta, membre du "Conseil de la présidence" de l'Istiqlal.

Un deuxième référendum, organisé dans chacune des régions marocaines - dont le Sahara occidental - permettrait aux habitants de se prononcer sur les "spécificités de leur région" et "d'ajouter telle ou telle disposition en matière d'organisation et de gestion", selon l'idée de M. Boucetta.

"Nous ferons d'une pierre deux coups", estime-t-il. D'une part, nous résoudrons nos problèmes internes de développement économique et social, et d'autre part, nous satisferons énormément de demandes externes", ajoute M. Boucetta.

L'Onu, assure-t-il, tient à ce que "toute solution au problème du Sahara marocain ne soit envisageable que dans le cadre d'une autonomie et dans le respect total des frontières du Maroc".

La résolution du conflit du Sahara occidental, qui oppose le Maroc au front Polisario soutenu notamment par l'Algérie, bute depuis près de 30 ans sur la question de l'organisation d'un référendum d'autodétermination, une consultation jugée "obsolète" par Rabat.


 

رئيس المجلس الدستوري:

العملية الانتخابية تمت بالشفافية المطلوبة

 

قرطاج (وات) - استقبل الرئيس زين العابدين بن علي صباح امس اعضاء المجلس الدستوري يتقدمهم رئيس المجلس السيد فتحي عبد الناظر الذي ادلى عقب المقابلة بالتصريح التالي:

 

«تشرفت اليوم واعضاء المجلس الدستوري بابلاغ سيادة الرئيس زين العابدين بن علي اعلان المجلس عن انتخاب سيادته رئيسا للجمهورية لمدة رئاسية جديدة. وتم هذا الاعلان بناء على ما اقره المجلس من نتائج نهائية للانتخابات الرئاسية التي جرت يوم 24 اكتوبر الحالي وذلك بعد ان قام المجلس بكل الاجراءات التي يقتضيها القانون في الخصوص. وقد لاحظ المجلس من خلال مراقبته للانتخابات الرئاسية بدءا ونهاية مدى تقيد السلط المعنية باحكام القانون والحياد وتنظيم محكم لسير العملية الانتخابية التي تمت بالشفافية المطلوبة. وتشرفت وزملائي اعضاء المجلس بتقديم تهانينا الحارة لسيادة الرئيس متمنين له مزيدا من التوفيق والنجاح في قيادة تونس».

 

(المصدر: جريدة الصباح الصادرة يوم 29 أكتوبر 2004)


 

 قال تعالى: "سـتُـكـتـب شهادتهم ويُـسـألـون"!!! (الزخرف الآية 19)

الـسـهـرة

 

وما مشكلك يا سي برهان(*) مع الزكرة والطبل والمزمار؟... وإذا قضينا سهرتنا

التلفزية ليلة الانتخابات مع الحزام الدوّار؟! كأنّي بك تنظر إلى الأشياء من فوق... فترى تدوير الحزام تحت مستوى الذوق! قل لي: هل كنت تفضل أن نسهر مع التلفزيون... ليلةَ انتخاباتٍ تشريعية، على «الضّرب» على القانون؟

 

محمد قلبي

 

(*) طالع «السهرة الانتخابية» لبرهان بسيس بعدد الأمس.

 

(المصدر: جريدة الصباح الصادرة يوم 29 أكتوبر 2004)

 


 

تعليق على زيارة السيد المنصف المرزوقي إلى سعادة السفير الأمريكي بتونس
 
صالح كركر

        بلغني أكثر من مرة و من أكثر من شخص، ممن لا أشك في رواياتهم، أن السيد المنصف المرزوقي يضيق ذرعا بالنقد الذي يوجه إليه و بالناقدين له، و لعل ذلك هو خير دليل على قناعاته الديمقراطية. و رغم ذلك فها أنا أستسمحه في شيء من التعليق و النقد حول زيارته الأخيرة لسعادة السفير الأمريكي في بلادنا، راجيا منه أن يتحلى بشيء من الصبر و سعة الصدر و يسمح لي بذلك.
        لقد سبق لي أن تحدثت في مقالات سابقة بشيء من التحليل حول مسألة اتصال الرجل السياسي بالقوى الخارجية عموما. و قد كنت أكدت أن ذلك من حيث المبدأ جائز إذا توفر في الشخص الذي يتصل بعض الشروط الضرورية و التي أذكر هنا ببعضها:
 
        أولا ـ الإخلاص و الولاء التام للوطن و لمصالحه العليا. و على هذا المستوى أقول بكل صراحة إنه ليس لي ماديا ما يبرر اتهام السيد المرزوقي أو مؤاخذته من هذا الجانب. بل على العكس فإنني لا أزال أحسب، حسب علمي المتواضع، أن الرجل لا يزال وفيا لوطنه و لشعبه.
 
        ثانيا ـ الحنكة السياسية و المهارة العليا فيها، ذلك لأن عالم السياسة هو عالم ذئاب، يفترس فيه القوي الضعيف، و صاحب الحس السياسي المرهف صاحب الحس الركيك. و هنا فإنني لست مستعدا لأن أجامل السيد المرزوقي و أنافقه و أقول له عكس رأيي فيه سياسيا، فحس الرجل لا أراه حسا سياسيا مرهفا أبدا أو حتى قريبا من ذلك وهو يخشى على نفسه سياسيا إذا ما وجد نفسه مع أهل السياسة الماهرين فيها و ليس لهم من قيم إلا مراعاة مصالح جهاتهم و بلدانهم التي يعملون لمصلحتها.
 
        ثالثا ـ تعزيز النفس بالآخر الشاهد الأمين و المعين المخلص، خاصة إذا كان المعني بالأمر من النوع الذي أسلفنا، فقد أصبح من الواجب الحتمي عليه أن يصطحب معه في لقاءاته السياسية عموما و خاصة في لقاءاته السياسية مع الطرف الأجنبي، أحد أو بعض المهرة في السياسة ممن هم من حوله و يتعامل معهم حتى يصححوا له أخطاءه و يتلافوا ضعفه و نقصه، لكن مع الأسف الشديد يبدو أن السيد المرزوقي معروف بروحه الفردية النامية خاصة في إطار تنظيمه السياسي الخاص، و بقلة عودته إلى من هم يعملون معه و لهم عليه حق العودة إليهم و استشارتهم في كل ما يقةم به. و هذا شيء في الحقيقة خاص به و بزملائه في حزبه لا يستحق التدخل من طرف غيرهم، لو كان الخطأ الذي قد يقوم به أو يقع فيه لا يضره إلا هو و تنظيمه، و لا يتعداه لغيره، و أرجو أن يكون المعني بالأمر قد انتبه لهذا الجانب و أخذ معه في زيارته من يدعمه و يصوبه. و إن لم يفعل فقد يجيبني السيد المرزوقي أنه لا يستطيع أن يفرض على السفير الأمريكي شخصا آخر يرافقه في مقابلته و هنا يكون الجواب عليه بأن المقابلات تتم بالتراضي و بشروط الطرفين معا و على أساس المساواة في التعامل حتى لو كان أحد الطرفين سعادة السفير الأمريكي. أما إذا كان منذ البداية هناك طرف يشترط و يقرر و الآخر يسمع و يطيع و ينفذ فلا يسعني إلا أن أقول يا خيبة المسعى.
       
        رابعا ـ أما الشرط الرابع و الأهم من كل مما سبق و الذي يجب أن يتوفر في كل رجل سياسي يرغب في الاتصال بأطراف خارجية هو شرط التأييد الجماهيري الواسع له. فالتأييد الجماهيري الواسع له يمنحه ثقلا في عين محاوره و يخفف عليه من ضغوط الإغراء و يمنحه ثقة في النفس و اطمئنانا للذات وهو درع له و وقاء ضد كل مخاطر و مكائد الاتصال الخارجي. أما إن لم يكن له تأييدا جماهيريا واسعا أو لا ربما إن كان يعيش إفلاسا كاملا من هذا الجانب و عزلة موحشة عن الجماهير، فإنك تراه يبحث على التأييد من جهات أخرى من غير الشعب تماما مثل غالبية حكام العرب. و لا أريد هنا أن أحكم على السيد المرزوقي من هذا الجانب بقدر ما أريد أن أسأله كيف يرى هو نفسه من هذا الجانب و كيف يقدر التفاف الجماهير من حوله و درجة الثقة التي يمنحها الشعب له؟ و هل ذلك كان يكفيه لدعم موقفه في حواره مع السفير الأمريكي، و يجعل منه زعيما حاملا لآمال و طموحات الشعب التونسي و باسطا لها أمام هذا السفير، و ليس مجرد محترف للسياسة بيد فارغة و أخرى لا شيء فيها، بصدد البحث عن منافذ مهما كان نوعها توصله إلى السلطة !!!
 
        و حسب البلاغ الذي نشره حزب السيد المرزوقي فقد أكد هذا الأخير أن زيارته للسفير الأمريكي كانت نتيجة تفويض أعضاء حزبه له للقيام بها. و هذا حسب رأينا حد أدنى و لكنه غير كاف لأنه غالبا ما تكون أضرار عمل ما متجاوزة لحدود من قاموا بها. كما تذكر الآية الكريمة:" و اتقوا فتنة لا تصيبن الذين ظلموا منكم خاصة". فأرجو أن لا تكون هذه الزيارة التي قام بها السيد المرزوقي لسعادة سفير أكبر دولة في العالم في بلادنا باب بلاء جديد قد فتحه من قام بها على الشعب و البلاد عامة.
        كما تجدر الملاحظة أن بلاغ حزب المؤتمر كان مقتضبا للغاية، بحيث غاب فيه تماما جانب مصارحة الشعب التونسي بحيثيات هذه الزيارة كاملة و بما دار فيها من كلام بالضبط. و رغم هذا الاقتضاب فقد أكد بشكل يجلب الانتباه على مسألة هامة للغاية وهي مسألة إطلاق سراح المساجين السياسيين إلى حد يخيل معه لقارئ البلاغ و كأن السيد المرزوقي لم يذهب للقاء السفير الأمريكي إلا لمجرد الحديث معه في هذه القضية دون سواها. و هذا بطبيعة الحال لا يمكن أن يصدقه عاقل على وعي بالحد الأدنى بالخطاب السياسي السليم. أما أنا فلا أفهم المسألة بهذا الشكل بقدر ما أفهمها بأن السيد المرزوقي كان واعيا بأن زيارته لسعادة السفير المذكور ليست محل اتفاق و لا محل ترحيب من قبل القوى الوطنية، و كان خائفا من أنها ستجلب له مصاعب جمة و ستثير حوله و ضده و ضد حزبه غبارا كثيفا، خاصة من قبل القوى الشعبية و المعارضة الوطنية المتجذرة. فألقى للجميع بهذا العظم ليرضيهم به على زيارته، و ليشغلهم و يصرفهم بذلك عن التعبير عن عدم الرضا و السخط على هذه الزيارة التي تفوح بالرائحة الكريهة في هذا الظرف الدقيق الذي تمر به بلادنا و أمتنا. مساكين أخواننا المساجين، لقد أصبحت قضيتهم بقرة حلوبا لكل ناعق في المجال الحقوقي و في المجال السياسي، حتى اليسار الميكروسكوبي الماكر لا يتورع من استغلال هذه البقرة الحلوب وهو رافض للإسلام و للإسلاميين و حاقد عليهم. و هكذا يبدو أن السيد المرزوقي هو بصدد بداية التدرب على السياسة السياسوية إذا سمح له الشباب التونسي الواعي بقضيته و المتمرس منذ البارحة على ممارسة السياسة الحقيقية بذلك.
 
صالح كركر
 29 أكتوبر 2004     

 


 

إلى الأستاذ برهان بسيس .. أحسنت السؤال وأساءت الإجابة

 

خالد شوكات

 

كنت أستعد للسحور حينما استوقفني البارحة بالصدفة حوارك الصريح مع السيدة سلوى التارزي – إحدى قائدات العمل النسوي داخل حزب التجمع الدستوري الديمقراطي الحاكم -، على شاشة لبنانية -على ما اعتقد- تسمى anb، لم يسبق لي أن لاحظت عليها اهتماما بالشأن التونسي، ولعل مرد ذلك تقصير مني في المتابعة، لا تقصيرا منها في الإحاطة.

 

والحق أنني قد أعجبت في الجزء الذي شاهدت، بأسئلتك المباشرة والمحرجة، وتمنيت لو كانت أتيحت لك فرصة طرحها على شاشة القناة الفضائية التونسية، لا على شاشة لا يمكن أن تشاهد إلا بالصدفة المحضة، ووجدت من واجبي شكرك على العلن، كما ذممت من قبل على العلن، والتنويه بجهودك في طرح المستور ومناقشة كافة القضايا الحساسة المطروحة على الساحة التونسية، على رغم من إحساس ظل يتملكني بأن جزءا من طاقتك قد انصرف في تأصيل أسئلتك ونسبتها إلى جهات أخرى، لا شك أنك لا تنتمي إليها، وعموما فإن ذلك لا يبخسك حقك في التقدير وتحيتك على الشجاعة.

 

لقد تحدثت عن قضايا يفترض أنها في عداد التابو.. سألت عن حركة النهضة وسجناء الرأي و السياسة وهيمنة الحزب الحاكم على الإدارة ومسألة حظر الحجاب، ووصلت بك الجرأة حد السؤال عن مستقبل الرئاسة، عندما حدثت محاورتك عن "خروج الرئاسة مدى الحياة من الباب الكبير ورجوعها من الشباك الصغير".

 

لقد أحببت تحيتك من باب الرغبة في تأصيل عادة أرى أن الساحة السياسية التونسية تفتقدها، فالمرء التونسي سهل أن يسب لموقف قد يبدو آحادا في نظر البعض ممالئا للسلطة، في حين يغلب الشك والريبة عندما يتعلق الأمر بموقف معارض يستحق الشكر والتقدير وإشادة..

 

إن عملية بناء المستقبل الوطني في رأيي لا يمكن أن تتم إلا إذا أعدنا تربية أنفسنا بتأصيل قيم الانصاف والتسامح والتواصل الإيجابي داخلها، وبمحاربة نداءات الثأر والحقد والكراهية فيها، على الرغم من كل الآلام والمعاناة التي مر بها بعضنا، ولا يزال.

 

جل أسئلتك يا أستاذ برهان كانت موفقة وواضحة وجديدة ومواكبة، خلافا لأسئلة الزملاء في قناة تونس 7 – وليعذرنا الزميل عماد قطاطة على ذلك-، غير أنني لا بد من أن ألفت انتباهك إلى مسألة واحدة وردت في أحد هذه الأسئلة، وهي إصرارك على إقامة معادلة هي في رأيي جائرة..لقد أصررت على تصوير التيار الإسلامي مضادا للحداثة، والحجاب عائقا من عوائق التحديث، مثلما ألححت على أن عودة الحجاب إلى الشارع التونسي دليل على فشل المشروع التحديثي.

 

اعتراضي هذا على معادلتك المشار إليها، ينطلق من قناعة مفادها أن عناصر الهوية الوطنية التونسية، ومن بينها الإسلام، لا يمكن أن تكون معوقا أمام التحديث والتنمية..لقد نهض الماليزيون على سبيل المثال، وحققوا في مجال التنمية الاقتصادية والاجتماعية ما لم تحققه تونس إلى اليوم، وقد ارتبطت النهضة الماليزية المعاصرة بتشبث ماليزي عميق بالهوية الإسلامية وقيم الدين السمح، مثلما هو تشبث الماليزيات بحجابهن..وأدعوك في هذا المجال إلى قراءة مقال كنت قد كتبته عن "الدرس الماليزي"، اعتمد على ملاحظات ميدانية جمعت من زيارة خاصة قمت بها الصائفة الماضية إلى هذا البلد الإسلامي العظيم.

 

شخصيا يا استاذ برهان، لا أرى في الحجاب – واللباس بشكل عام- قضية، وهو برأيي جزء من الحرية الشخصية..من رغبت من التونسيات في ارتدائه فلها ذلك، ومن لم ترغب فلها أيضا ذلك..ويبقى أساس العمران البشري العدل بالمعنى الشامل مثلما سطر ذلك مفكرنا التونسي العبقري عبد الرحمن بن خلدون، وترجمة العدل بلغة معاصرة الديمقراطية التي تكفل الحرية وتعز حقوق الإنسان، على اختلاف رؤى الناس ومذاهبهم وأفكارهم.

 

إنني لا أرى في فرض الجمهورية الإسلامية الإيرانية على النساء ارتداء الحجاب، مقوما من مقومات النهوض، والدليل على ذلك أن ايران ما تزال كما تركها الشاه دولة عالمثالثية، مثلما لا أرى في منع تركيا أو تونس ارتداء الحجاب مقوما أيضا من مقومات النهوض، والدليل كذلك أن كلاهما ما يزال ضمن دائرة الدول السائرة في طريق النمو.

 

إن قناعتي أن قضية الحجاب هذه قضية مفتعلة، لا علاقة لها بالحداثة أو التنمية، وكل ما في الأمر أنها قد اتخذت في تونس وتركيا ودول أخرى أثارتها، مطية لتصفية حسابات سياسية بحتة، قد ألبست لبوس الدين، وحملت أبعادا أكثر مما يجب، ولهذا فإن مشروع التحديث التونسي لا يمكن أن يكون كما صورت أسئلتك، قائما على مواجهة المقوم الديني في المجتمع، بالقدر الذي يجب أن يقوم على إقامة النظام الديمقراطي الحقيقي، الذي يمنح التونسيين فرص التعبير عن أنفسهم دون خوف أو فبركة أو تحايل على التعابير واضطرار لقياسها بمقياس الذهب.

 

بقيت الإشارة إلى أن تصدي السيدة التارزي لأسئلتك المحرجة، كان فاشلا فشلا ذريعا، كما كانت إجاباتها ركيكة وغير مقنعة وممجوجة..وكنت أفضل لو كان النظام قد اعتمد محاميا أكثر قدرة على التعبير ووضوحا في العبارة وصراحة في تناول المواضيع الحساسة التي قمت بطرحها، ولعل ذلك يحتاج إلى شخص يملك معلومات كافية، والأهم من ذلك صلاحيات فعلية للحديث حول نقاط، كانت إلى وقت قريبا تنتمي إلى عالم الممنوع والمسكوت عنه.

 

لقد عللت السيدة التارزي على سبيل المثال التعديل الدستوري الذي أزال تحديد عدد الولايات الرئاسية، بأنه أمر معمول به في كثير من الدساتير، وللسائل أن يسأل ما إذا كان هذا الشأن غائبا عن المشرع الدستوري عندما حصر الولايات في ثلاث سنة 1988، أم أن هذا المشرع لم يكتشف الأمر إلا في بداية القرن الحادي والعشرين، ووجد أنه أمر عظيم يستحق التقليد والمجاراة.

 

إلى ذلك، تحدثت السيدة التارزي عن انجاز المجلس الدستوري، وكأن هذا المجلس القائم مجلس حقيقي يراقب فعلا دستورية القوانين..إن من يفقه قليلا في القانون الدستوري، يدرك أن المؤسسات بتركيبتها، وطريقة تعيين أعضائها، واستقلاليتها في علاقتها بالمؤسسات الأخرى، فهل أن مجلسنا الدستوري الموقر، يحمل ترى مثل هذه المواصفات حتى نعده انجازا يستحق المفاخرة به.

 

إنني شخصيا من الذين راهنوا – من باب الوسطية والاعتدال والاجتهاد- على بناء علاقة ايجابية مع السلطة، تقديرا مني أن ذلك قد يكون مفيدا في فتح آفاق جديدة للحياة السياسية، وحل المشكلات العالقة فيها، غير أنني اعترف بأنني قد وصلت إلى قناعة مختلفة مفادها وجود إصرار عجيب غريب لدى أولي الأمر على أن يظل النسق السياسي مغلقا، وأن يظل إنكار الحقائق سائدا.

 

وأصارحك القول، بأن خوفي على تونس لا ينصب على سنة أو سنتين أو ثلاثة قادمة، قد تظل البلاد تنعم فيها بالاستقرار الأمني والاجتماعي والاقتصادي، إنما ينصب على المدى المنظور عندما ستصل البلاد – بفعل الطبيعة- إلى حالة شبيهة بتلك التي وصلت إليها تونس في السنوات الثلاث السابقة على تغيير السابع من نوفمبر.

 

الرئيس بن علي إلى اليوم ما يزال بصحة جيدة يتحكم بزمام الأمور ويسير دفة الحكم، وسيستمر محيطه يدفعه إلى البقاء في الحكم إلى ما لانهاية، لا حرصا على المصلحة العامة، إنما حرصا على مصالح خاصة تكبر يوما بعد يوم، إلى جانب كثير من النفاق والتزلف والرياء، يجتهد في تصوير الأمور على غير حقيقتها، ويزين السوء للحاكم تماما كما يفعل الشيطان منذ الأزل بالانسان.

 

إن الأمنية كانت في أن يشرف الرئيس بن علي بنفسه على ترتيب المستقبل الوطني، بطريقة تزيل أسباب الاحتقان وتداوي الجروح الغائرة وتنزع الأسباب من طريق فوضى قد تعم وبلوى قد تحل، جراء ملايين الشباب غير المؤطر سياسيا، والمحتاج اجتماعيا وماديا، وعلى نحو يحفظ لتونس انجازات قد تحققت، ويجنبها حاجة بناء على الأنقاض لا قدر الله.

 

لقد تعلمت من التاريخ، أن حزبا واحدا لا يمكن أن يحكم إلى ما لانهاية، وحتى قيام الساعة، وقد كان التطلع أن يفهم التجمع الدستوري الديمقراطي هذه الحقيقة التاريخية، وأن يبادر من تلقاء نفسه – وحفاظا على مصالح البلاد ومصالحه- إلى إقامة شراكة حقيقية بين مختلف القوى السياسية، ويساهم بنفسه في بناء فضاء سياسي يتمتع بمصداقية ويقوي من مراكز الاعتدال والوسطية، غير أن هذا التطلع بدا إلى حد الآن غير واقعي، تطلع حالم تفسده الممارسات المصرة على تكرار الأخطاء التاريخية ذاتها.

 

إن الذين يمارسون اليوم النفاق والتزلف والرياء، هم أول من سيتخلى عن الرئيس بن علي غدا، عندما تضعفه الطبيعة أو الوقائع الجارية، وسيهب هؤلاء إلى الالتحاق بركب صانع تغيير جديد، بل سيكون من بينهم من سيشتد في الدعوة إلى أن لا يعامل الرئيس بن علي حتى مثلما عومل الرئيس بورقيبة.. وما أتمناه أن يكذب الرئيس بن علي تصوراتي الراهنة، بالانصات إلى صوت التاريخ، والانتباه أيضا إلى أن عبقرية الحكم لا تكمن فقط في تأمين الاستمرار على سدته، بل تكمن فيما هو أهم من ذلك، ترتيب النهايات السعيدة، التي تقي البلاد شرور الفتن والاضطرابات، وحالات شبيهة بتلك التي انتهى إليها من قبل الرئيس بورقيبة، الذين لم يجد من الذين طالما صاحوا بأنهم يفدونه بالروح والدم، أحدا.

 

مع المحبة والتقدير.

 

هولندا في 29-اكتوبر-2004  

 


 
 

تأمّلات في بدر الكبرى

كتبه : عبدالحميد العدّاسي

رمضان كما عرفه المسلمون الصادقون هو شهر الطّاعات و القُربات ، وهو شهر الرحمة و شهر المغفرة إلاّ لمن بَعُدَ ، و شهر العتق من النّار لمن أراد الله لهم العتق ، و فيه ليلة خير من ألف شهر هي ليلة القدر ، و فيه يوم سمّاه القرآن الكريم يوم الفرقان هو يوم بدر الكبرى ، تلك الغزوة أو المعركة الأولى التي لا زالت تذكّر النّاس بأنّ رمضان هو شهر الجدّ و الجهاد و شهر العمل      و الاجتهاد .

و بدر كغيرها من العلامات البارزة في تاريخ الأمّة تمثّل فرصة للتوقّف و التدارس و الاستفادة ، ففيها من الدروس ما كُشِفَ عنه  و فيها ما لا يزال مستورا ينتظر النّاظرين في الآيات لإبرازه و الاعتبار من نوره ، و ذلك لعمري سرّ هذه السيرة العطرة التي كلّما قرِئت كلّما كشفت عن معاني و دروس قد يزيد من جلائها الوضعُ المعيش الذي تمرّ به الأمّة أو المجموعة في أيّ قطر أو في أيّ إقليم .

بدر الكبرى هي دعوة للدّفاع عن حقوق المستضعفين و استرجاعها من المغتصبين ، و هي تمييز بين الحقّ و الباطل ، وهي امتحان للمؤمنين أمام ذات الشوكة و غير ذات الشوكة ، وهي تطوير و تجديد لبيعة الأنصار الأولى ، وهي مواقف رجولة و منابر كرم و شهامة شُهدت مع أبي بكر      و عمر و المقداد و سعد بن معاذ ، وهي ساحة بطولة و فداء افتتحها حمزة و علي و عبيدة ، وهي مثال للشورى بين القائد و جنده ، وهي بيان لتواضع القائد حين يقبل برأي الحباب بن المنذر ، و هي نبوغ الرعيّة لمّا تغيّر الترتيبة القتاليّة ، وهي ساحة لتنافس الشباب و اندفاعهم إلى الخير من أمثال معاذ بن عمرو بن الجموح و معوّذ بن عفراء ( قاتلا أبي جهل )، وهي مجال الرأي الصائب و النظرة البعيدة حين يقترح سعد بن معاذ بناء العريش ، وهي ميدان الحبّ و العشق و الصفاء ، و هي طريق الخلود في الجنّة ، وهي كذلك تطهير للنّفوس و ارتقاء بالهمم ، وهي مرجع تشريع و اتّباع ..

بدر هي هذا ، و كلّ ما يمكن أن يصل إلى أغواره كتّاب السيرة الكرام و قرّاء السيرة المتيّمين بالحبّ و الهيام.

غير أنّ شيئا فيها استوقفني طويلا ، ذلك هو ما تمثّل في إصرار سادة قريش الكفرة - و على رأسهم فرعونهم أبو لهب - على مواصلة الطريق إلى بدر ( و بدر مكان يقع على بعد 145 كم تقريبا ، في الجنوب الغربي من المدينة المنوّرة ) رغم انتهاء خبر نجاة قافلة أبي سفيان إلى مسامهم ، وهم الذين ما خرجوا بادئ الأمر إلاّ لمناصرة تلك القافلة و إبعادها عن خطر المسلمين الذين خرجوا لاعتراضها لأنّها كانت تحمل الكثير من أموالهم    و من الأموال التي ستستعمل في حربهم . قال أبو جهل : " و الله لا نرجع حتّى نرد بدرا ، فنقيم بها ثلاثا فننحر الجزور ، و نطعم الطّعام ، و نسقي الخمر ، و تعزف لنا القيان ، و تسمع بنا العرب          و بمسيرنا و جمعنا ، فلا يزالون يهابوننا أبدا " ...

إصرار الظالمين للنّاس أو لأنفسهم ( و ما من ظالم لغيره إلاّ وهو ظالم لنفسه ) يتكرّر من لدن أبي جهل الذي قضى في السنة الثانية للهجرة إلى أبي جهل هذا الذي يعيش بين ظهرانينا في السنة 1425 للهجرة بفرق واحد أنّ رجولة أبي جهل الأسبق كانت تزيد على رجولة أبي جهل الحالي بعدد السنوات التي تفصل بين التاريخين . واسمع هذا الحالي يقول : " و الله لن نتراجع عمّا نحن فيه من التضييق على النّاس حتّى نزهّدهم في السياسة و نبغّضهم في الحريّة و في المطالبة بها ، و حتّى يُقلِعَ كلّ أبيّ عن الإباء ، و حتّى يتخلّص كلّ رجل من الرّجولة و كلّ كريم من المروءة و كلّ امرأة من العفّة و كلّ شابّ من الطموح ،  و حتّى يسمع بنا السّادة الغربيون " الديمقراطيون " فيدركوا أنّنا لا زلنا على العهد محاربين للإرهاب بكلّ ما أوتينا من إرهاب ، فلا يزالون يستعملوننا و لا يفكّرون في أحد غيرنا .. " . و لقد عرفت الله سبحانه يكره الظلم و يحرّمه على نفسه و يجعله بين عباده محرّما ، و لذلك فقد قصم سبحانه و تعالى عمر الظالمين يوم الفرقان يوم التقى الجمعان فكانت كثرتهم لا تخيف و تجهيزاتهم لا تُرهب   و إعلامهم لا يوهّن و قعقعة سلاحهم لا تغطّي ، و نصر عليهم القلّة بعدما علم منهم الإيمان الصادق و القلب الخاشع و الدعاء الموقن و التوكّل الحسن و التسليم التّام و الرّضا المختوم . ثمّ سرعان ما بلغت تباشير النصر المدينة فارتفعت التهاليل و الأهازيج و سرعان ما بلغت المناعي مكّة فأقيمت المآتم و نشطت البواكي و النّادبات .

نحن اليوم بحاجة إلى الوقوف مع بدر و الاعتبار من دروسها البالغة الأهمية ، لعلّ من أهمّها تقوى الله و إصلاح ذات البين و طاعة الله و رسوله  و ترويض القلوب على الرقّة و الوجل لتأهيلها إلى الاستزادة من الإيمان و من حسن التوكّل على الله . علينا أن نقلع عن السلوك الروتيني القاعد   و المتمثّل في اختيار غير ذات الشوكة ، فهو و إن كان اختيار أغلبيّة البدريين الصادقين إلاّ أنّه قد أغضب الرّسول الكريم صلّى الله عليه و سلّم يوم بدر لِمَا فيه من النّزوع إلى القعود و عدم المجاهدة . و يوم نغيّر هذا السلوك ستتغيّر نظرتنا إلى أبي جهل لا محالة و سوف لن نعدم معاذا و لا معوّذا لوقف ظلمه و جبروته ..

تقبّل الله صومكم و بارك إفطاركم و جعلنا و إيّاكم ممّن كتب الله لهم الرحمة و المغفرة و العتق من النّار و كفانا شرّ الظالمين الجاهلين و المنافقين . آميــن .   

 


 

للصائم فرحتان - المصافحة الثامنة عشرة

الهادي بريك/ المانيا

اللهم لك صمنا وعلى رزقك أفطرنا ذهب الظمأ وابتلت العروق وثبت الاجر إن شاء الله .

واجباتك الرمضانية اليومية الخمسة المتأكدة لا تغفل عليها ولا يشغلنك عنها شاغل:

1 ـ إربأ بنفسك عن صوم البهائم فلا تدع جارحة منك تركض في أعراض الناس .

2 ـ لا صيام لك بدون صلاة فأقمها جماعة واحرسها بالنوافل وركعتين قبل الفجر.

3 ـ لا حياة لك بالغفلة عن ذكر الله فارسم لنفسك منه وردا يوميا مأثورا لا يفارقنك في كل حال.

4 ـ القرآن شفيعك عند ربك فاختمه تلاوة مرة واحدة على الاقل دون تلاوة التراويح .

5 ـ فطرصائما واحدا علىالاقل عن كل يوم فإن لم تجد فتصدق بعدل ذلك والجار والرحم أولى.

من تلاوة التراويح :

سورة الاسراء لها إسم آخر وهو بنو إسرائيل وهوموضوعها الرئيس الذي أفتتحت به وعنوانه الكبير أن بني إسرائيل خانوا أمانة السماء فلم يعودوا جديرين بخيرأمة أخرجت للناس لان الخيرية هي في الاستجابة لامر الله وليس في التحايل عليه وتبعا لذلك فإن الولاية على المسجد الاقصى أصبح من مشمولات الامة الجديدة الخاتمة ولا أدل على ذلك من أن النبي الخاتم عليه السلام إنطلق في رحلة الاسراء والمعراج من مكة ليصلي إماما بسائر الانبياء في المسجد الاقصى ثم ليعرج وحده إلى سدرة المنتهى ممثلا لسائر نبواتهم المنسوخة وأديانهم القديمة غير أن السورة وهي تحول قيادة الدنيا من بني إسرائيل إلى الامة الجديدة الخاتمة ذكرت طويلا بالواجبات التي على الامة الجديدة عدم تخطيها وإلا وقعت فيما وقع فيه بنو إسرائيل وفضلا عن ذلك فإنها أعلنت بجلاء كرامة الانسان بحكم حمله لنفخة رحمانية ربانية ونتوقف اليوم عند بعض دروسها :

1 ـ يلتقي نداؤها إلى كرامة الانسان في الحقيقة مع الايات الاولى المطولة التي تطالب بعدم قتل النفس وسرقة المال وما إلى ذلك وذلك باعتبار أنه لا معنى لكرامة إنسان مقتول بغير حق أو منهوب ماله ظلما وبذلك تكون قد نسجت خيوط النظرية الاسلامية لحقوق الانسان وكرامة بني آدم وهي نظرية تقوم على الالزام المترتب عنه الجزاء والعقاب وليس مجرد حقوق معلنة يمكن لكل أحد تخطيها وتعديها تحايلا أو تنازلا أو تأويلا غير مستقيم ولا أدل على إهتمام النظرية الاسلامية الحقوقية بكرامة الانسان من كونها رتبت على متعديها عقوبات تصل إلى حد القتل وكانت العرب تقول القتل أنفى للقتل فجاء الاسلام بالقصاص .

2 ـ أما تكريم بني آدم في السورة فكان تاليا لتلك  التوجيهات الواردة في أ ول السورة ومما يزيد من قيمة ذلك التكريم أنه جاء من عند من يملك التكريم ويملك أمر الخلق والامر وهل ثمة تكريم للانسان أرفع من كونه مخلوق من نفخة علوية رحمانية ربانية وهل ثمة تكريم له أكبر من كون ذلك التكريم يشمل جنسه الادمي دون إنتقائية كما يفعل الغرب المتشدق بحقوق الانسان وهي في الحقيقة حقوق الانسان الغربي الابيض أما غيره فليس أكثر مما تجود به الموائد الشرهة من فتات سبق أن قيدته القوانين ثم سارت الاية تذكر أهم مقومات ذلك التكريم أو قل بالاحرى حقوله فمنه حرية التنقل في مناكب الارض لا يمنعه عنها سلطان غشوم ولا حدود وهمية إلا بما يمنع الفتنة وهي أمور تنظيمية ما ينبغي أن تجور على أصل حرية التنقل ومنها كذلك حرية الارتزاق من الطيبات عبر الكسب المتكافئ بين سائر الخليقة بحسب بلاء الانسان وجده ونشاطه ومنها كذلك حرية تفاضله على كثير ممن خلق الله وهي قمة التكريم التي وصلت إلى حد إسجاد الملائكة له وتسخير الارض والسماء والكواكب والشمس والقمر والليل والنهار والدواب وسائر ما خلق الله مما علمنا ومما لم نعلم حتى أن الدنيا بأسرها خلقت له بينما خلق هو للاخرة أي لجنتها .

3 ـ كما تضمنت السورة نداء إلى توحيد الله سبحانه ونبذ كل صور الشرك والنفاق وقرنت ذلك قرنا بالاحسان إلى الوالدين وكأن الامرين لا ينفصلان وهما كذلك في الحقيقة فالكافر بنعمة والديه عليه لا ينتظر منه إحسانا لولي نعمته الاكبر والعكس دوما صحيح فالنفس واحدة هي هي إن شكرت لهذا المنعم شكرت لذاك وإن كفرت بهذا كانت بمن سواه أكفر . ووصلت بالعلاقة إلى حد خفض الجناح بما يوحي به من لين ورقة ورفق وتواضع وإعتراف ذلك أن من شأن الناس الاشرئباب إلى الامام أي إلى الذرية  والخلف وقد يطغى هذا الشعور الفطري على حق السلف سيما يوم كبره وعجزه فكانت المروءة تقتضي ألا يجحد الانسان حق من له عليه حق الحياة .

4 ـ وبنو إسرائيل غير جديرين بالرسالة الخاتمة لامور كثيرة منها عدم وفائهم لابيهم إبراهيم وإسحاق ويعقوب وإدعائهم عليهم الشرك والحيلة مع الله الذي قضى أن العهد لا يناله الظالمون وفي المقابل دعانا إلى البر بآبائنا والايمان بسائر الانبياء لا نفرق بين أحد منهم ومن تلك الامور أيضا عدم تكريمهم للانسان من غير ملتهم أو جنسهم وهو الامر الذي ورثته عنهم الحضارة الغربية المعاصرة وفي المقابل فإن كرامة الانسان جنسا مطلقا لدينا دين نتدين به في محراب الحياة. فبقدر مخالفتنا لبني إسرائيل في هذين وسواهما نكون جديرين بحمل الامانة .

فائدة اليوم :

أمر تسأل عنه مرتين يوم القيامة . ماهو ؟ ليس هوسوىالمال الذي تسأل عنه من أين اكتسبته ثم أين أنفقته وليس ذلك في العمر والشباب والصحة والفراغ والعلم وسائر النعم المبسوطة بين يديك ومؤدى ذلك أن المال الحلال إكتسابا الحلال إنفاقا نعمة كما قال عليه السلام نعم المال الصالح للعبد الصالح وهو مظنة دخول الجنة أما غيره فلا حتى أن الشهيد الذي حمل روحه الغالية على راحته ملقيا بها في مدارك الهلاك يحبس عند باب الجنة حتى يؤدي ما عليه للناس  .

أسئلة اليوم :

1 ـ ماهي آيات موسى التسع ؟ ولم لم تكن التوراة احداها؟

2 ـ ما معنى الكلمات التالية في القرآن ( حنيذ ـ السبط ـ القطرـ عدن )؟

3 ـ كل ولده عليه السلام من عائشة وحفصة إلا أم كلثوم فهي من مارية. هل هذا صحيح؟ صحح.

4 ـ من يستأمر عليه السلام دوما على  المدينة عند خروجه منها ؟ إجن من ذلك دروسا في القيادة.

5 ـ هل يجوز رمي الجمرات في كل وقت ؟ أذكر دليلا على قولك .

6 ـ هل تطوف الحائض بالبيت ؟ أذكر دليلا على قولك.

تقبل الله صالح عملك وإلى مصافحة تالية أستودعك الله صيامك وقيامك وتلاوتك ومواساتك .


عودة للحظيرة الديمقراطية

 

زهير اليحياوي
 

نعترف بأننا ضحايا زمن الفرجة والإثارة، فالإنسان العادي لم يعد يسعى للحقيقة بقدر ما أصبح يكتفي بالصورة التي تعكسها له وسائل الإعلام فلو اجتمع مثلا بضعة آلاف من المتظاهرين في أحد العواصم الغربية للتنديد بالمهزلة التي أقيمت بتونس قبل حدوثها وطالبوا بمقاطعتها أو على الأقل توفير حد أدنى من الضمانات لإنجاحها لكانت النتائج غير التي أعلن عنها ولما تجرأ أصحاب القرار عندنا على الاستهزاء بالشعب التونسي بهذه الطريقة المخلة بكرامة وذكاء شعب بأكمله.
لنعترف أيضا أن العولمة نجحت في تشويه صورة جل الإيديولوجيات الفكرية والمذهبية وإلصاق كل العيوب والمساوئ بها حتى لم يبقى خيار غير الانخراط في تجليات النمط الديمقراطي الكلاسيكي الذي يسود جل الدول والأنظمة المسماة بالعالم المتحضر وحتى بين الدكتاتوريات المتسترة بقناع الديمقراطية والقانون مثل نظام 7 نوفمبر اللقيط.
لنقر أيضا بأن أي عمل جماعي وأي مشروع شراكة يستحيلان دون اتفاق مسبق حول السبل والأهداف التي تجعل الفرد يتخلى عن نزعته الفردية وحريته لينصهر في بوتقة المجموعة وليتقيد بضوابطها، فتونس ترزح تحت الدكتاتورية وستظل كذلك لفترة أخرى قد تطول وقد تقصر ما لم تظهر كتلة معارضة قوية ومؤطرة قادرة على قلب موازين القوى لصالحها وهي للأسف غير موجودة الآن ولو أن المعارضين والساخطين على النظام موجودين بقدر كافي يسمح بقيام تكتل واسع ومؤثر قادر على قلب موازين القوى رأسا على عقب، فالمال الذي هو قوام كل عمل بشري بقطع النظر عن منفعته أو ضرره سلاح يجابه به النظام التونسي كل منتقديه ويقهرهم فالواقع يشير أن المعارضة الحالية تعوزها الإمكانيات الشيء الكثير بالإضافة كونها تجهل كيفية الحصول على التمويل الذي يضمن لها استقلاليتها دون الانغماس في أنشطة مشبوهة تعود عليها بالوبال وتعيقها عن القيام بواجبها على النحو الأكمل.
خلال متابعتي للحملة الانتخابية ترددت على مسامعي، خاصة من خلال القنوات الفضائية العربية، عبارة المعارضة الافتراضية مرات عديدة جدا من قبل أنصار الحزب الحاكم ومن والاهم من أحزاب الإدارة ومنظماتها، والذي شد انتباهي أكثر هي الأوصاف التي ألصقت بها من نوع "معارضين شواذ"، "معارضة منفصلة عن الواقع التونسي"، "معارضة لا تمثل شيئا" ... والشيء الغريب أن كل هذه التهجمات المجانية تمت بلهجة متشنجة وعنيفة تخفي رغبة كبيرة في التشفي والانتقام وهو أمر يدعو للتعجب حقا فلو كانت هذه "الزمرة الضالة" لا معنى لها ولا وجود، لماذا يضيع هؤلاء الشخوص وقتهم وجهدهم في التعريف والتشهير بها لدى مختلف المتتبعين وهي التي لم تكن حتى طرفا في اللعبة الانتخابية. خلاصة القول هنا ليس مدح هؤلاء "المعارضين الافتراضيين" أو الرفع من شأنهم ولكن إبراز وجودهم الفعلي وتأثيرهم النسبي في الساحة رغم محاولات النظام الدكتاتوري البائسة لوأدهم وعزل من منهم في المهجر عن الباقي الموجود بالداخل.
التساؤل الذي يطرح نفسه بعد كل هذا التمهيد هو لماذا لا تتحول "الكتلة المتفرقة" المسماة جزافا "معارضة افتراضية" إلى كيان يسمح بخلق رادع للدكتاتورية وبديل قادر على إقناع أهل وشركاء تونس بأن النظام الحالي ليس الخيار الوحيد المتوفر حاليا ؟

الواقع والموجود'
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المعارضين الغير منضوين تحت لواء أي حزب أو منظمة وطنيتين عدد غير هين وأفرزوا في السنوات الأخيرة كفاءات من الغير المعقول أن تفتقد إطارا قادرا على جعلها تأخذ بزمام المبادرة وتقدم الإضافة المرجوة منها، فعدد غير يسير من المعارضين المستقلين وأغلبهم من الشباب يرفضون كل الأطر الموجودة ولازالوا يبحثون عن المكان الأمثل القادر على جعلهم يشقون طريقهم بثبات نحو الإنعتاق من أغلال النظام الحالي.
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المعارضة المستقلة هي التي تتحكم الآن بوسائل الإعلام المحلية الأكثر تأثيرا في فضح الدكتاتورية ومساوئها وان كانت كلها تقريبا تنشط على شبكة الانترنت.
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الإطار الجامع لهؤلاء المعارضين يسير نحو التكوين بخطى متزنة وهو ما يعرف ب"الحظيرة الديمقراطية" والتي ساهم في بلورتها جملة من المعارضين الراغبين في الرقي بالنضال ضد الدكتاتورية نحو فضاءات أرحب ولكنها بالمقابل لاقت تجاهلا غير مبرر من أغلب مكونات المجتمع المدني.
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التمويل هو العائق الأساسي والأكبر وراء ضعف أداء هذه المعارضة ونقص تمثيليتها في الوقت الحالي.
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بناء قطب جديد يتطلب نسيان كل الخلافات التي حدثت قبل 24 أكتوبر 2004 والقيام بمصالحة حقيقية للانصراف نحو المستقبل فالثقة المتبادلة، المنعدمة حاليا أو تكاد، شرط أساسي لكل عمل ناجح وطويل الأمد.
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الوجود المادي والقانوني لهذا الإطار يجب أن يكون بالأساس خارج ارض الوطن بعد أن تبين بالمكشوف انه من المستحيل قيام معارضة فاعلة في تونس دون القبول بتنازلات مخلة بالمصداقية أو الشرف والمبادئ ومن ناحية أخرى النشاط انطلاقا من المهجر يسمح للمعارض بحماية لا يمكن أن تتوفر له بتونس ويجعله بمنأى عن تشفي الدكتاتورية وانتقامها.
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المعارضة السياسية والجمعيات الحقوقية التي تتمتع بالمصداقية يرغب أهلها في تسليم المشعل للجيل الصاعد ولكن الواقع يبين أن هذا الجيل مفقود أو استقر قسرا بالمهجر وهو ما جعل البعض يجزم أن النشطين الحاليين هم سبب البلية بينما الواقع يدفعنا جميعا للإقرار بان تسليم المشعل وضخ دماء جديدة ليس يسيرا وسهلا بالطريقة التي يتصورها البعض.
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المستقلين من المعارضين تمكنوا من ربط قنوات تواصل مع الجهات المؤثرة في الرأي العام يحسدهم عليها النظام وحتى بعض أطياف المعارضة الأخرى.
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بناء حلف جديد لا يعني إعلان حرب على ما هو موجود بل هو مساهمة في دعم الحركة الاحتجاجية والإصلاحية لان كيان المعارضة التونسية لا يزال وللأسف حد الساعة في طور التبلور والتنظيم.

حلول... أم أحلام يقظة
الواقع علمنا بأن من يحلم بكبير الأشياء لابد له أن يحقق على الأقل صغيرها لذا من غير المعقول أن يخجل من نفسه أو يتقوقع في ضفته كل من يتدارس السبل التي تمكن من القضاء النهائي على النظام التونسي الفاسد، فالنقاش وتطارح الأفكار السبيل الوحيد للتقدم ولو كانت هذه الاقتراحات تعتبر غالبا عسيرة المنال وصعبة البلوغ وتدفع حقا دارسها للإحباط.
المادة الخام، والمعذرة على العبارة، موجودة وهو ما يسمح بطرق السبل الكفيلة بلم شملها لجعلها تنخرط في مسار تحرير البلاد من هيمنة الحزب الواحد واكتساح مواقع قدم في خطوط المواجهة مع الدكتاتورية وذلك عبر تجسيد أحلام طالما راودت الكثير منا.

لماذا إطار آخر؟
لأن الواقع يرفض الجمود والخمول... لأن البقاء مكتوفي الأيدي لن يزيد الأمور إلا تعقيدا... لأن الأطر الأخرى أسستها ظروف مخالفة للتي نعيش... ولأن جيل الاستقلال مل الانتظار والترقب كان لزاما طرح مسألة تكوين إطار مختلف عن السائد والمألوف وهذه صورة تقريبية وغير نهائية لما يجب أن يكون :
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منتدى لا يقبل غير من يتقيد بأهداف "الحظيرة الديمقراطية" وأهمها الحرية والمساواة والعدالة للجميع.
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تكتل يكون وينشئ جيلا يعي ويتمرس على معاني التسامح واحترام الآخر وينبذ التمييز والتفرقة والتعصب الديني والعرقي.
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تنظيم مفتوح لكل من يرغب في النهوض بمسار الإصلاح في تونس بقطع النظر عن لغته أو جنسه أو دينه أو انتمائه الجغرافي ولا يخضع للقانون التونسي المجحف وتعدياته الصارخة على حقوق الفرد والمجموعة بل لضوابط البلد الذي يؤويه وقوانينه.

التمويل مرة أخرى !
عبث حقا أن يتواصل الواقع على ما هو عليه ومن غير المعقول أن يتواصل إهدار الطاقات والجهود بهذه الطريقة فالواقع يفرض علاوة على توحيد النضال ضد الدكتاتورية توفير الأسباب لنجاحه وديمومته ويبقى وجود التمويل الذي يسمح بإعلاء الكلمة وإيصالها الوجهة المثلى مطمحا لا غنى عنه وهذه بعض المقترحات :
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وجود دوريات ورقية تساهم فيها خيرة الأقلام هدفها تحسيس المزيد بضرورة تغيير الوضع البائد وإعطاء واجهة أرقى للمعارضة علاوة على أنها توفر مدخولا ماليا يصلح لتنظيم أنشطة أو ندوات للم الشمل.
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تنظيم ملتقيات وحفلات ومعارض للفن الملتزم تكون فرصة لمزيد انتداب المترددين وإقناعهم بالانخراط في المسار الإصلاحي دون إغفال مردودها المادي الجيد.
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إحداث نوادي شبيهة لفضاءات "المرأة والجيل الثاني" التي أطلقتها الدكتاتورية في كل تجمعات التونسيين بالمهجر وهدفها الرد على بوق دعاية الدكتاتورية وفضحها علاوة على أنها تأسس للحمة متينة بين المعارضين وتساهم بتوفير مردود مادي محترم.
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مقاطعة الدكتاتورية ماديا بالداخل والخارج وعدم التعامل ماليا مع غير المعارضين.
الأفكار عديدة وأغلبها قابل للتطبيق الفوري لو وجدت الإرادة الصادقة والرغبة الحقيقية في خدمة هذا البلد.

زهير اليحياوي
28 – 10
2004

 

(المصدر: منتدى تونيزين بتاريخ 28 أكتوبر 2004)

 

 تونس تنتخب زين العابدين وتضعه فوق هرم منجزاتها

محمد الدعمي*

لم يكن فوز الرئيس التونسي زين العابدين بن علي، بأغلبية ساحقة، في الانتخابات الرئاسية بمفاجأة للمراقبين، محايدين أو متحاملين. ويبدو من المؤكد أن بن علي يحظى بتأييد طيب في بلاده، ليس فقط بسبب ما تتمتع به الجمهورية التونسية من استقرار سياسي واقتصادي واضح المعالم، بل كذلك بسبب الأعداد الكبيرة من المنتمين إلى حزبه الحاكم الذين يقدر عددهم بحوالي مليوني مواطن.
لقد تسنّم زين العابدين بن علي الرئاسة في تونس بعد تنحية الرئيس الراحل الحبيب بورقيبة الذي، هو الآخر، حكم تونس لعقود منذ نيلها الاستقلال في القرن الماضي. وكان بورقيبة رجلاً مثيراً للاهتمام وللجدل ايضا، بسبب دوره الوطني من أجل الاستقلال، وبسبب آرائه التي كانت تعد شجاعة (وقتذاك) حول إمكانيات التفاهم مع إسرائيل، في عصر كانت تمتطيه «العروبيات» المبالغ بها التي تبلورت في مؤتمر قمة «اللاءات الثلاث» في الخرطوم.
بعد أن جاء بن علي إلى سدة الحكم حققت تونس الكثير من المنجزات السياسية والاقتصادية. على الصعيد السياسي تمكنت تونس من تجنب حالات عدم الاستقرار وحمامات الدم التي حدثت في دول الإٌقليم المجاورة. أما على الصعيد الاقتصادي فقد حققت نسب النمو الاقتصادي والتجاري معدلات طيبة، برغم عدم امتلاك تونس منابع نفطية غزيرة أو موارد من الغاز الطبيعي، كما هي عليه الحال في الدولتين المجاورتين لها، الجزائر وليبيا. وقد اعتمدت الحكومة التونسية لتحقيق اهدافها التنموية على رأسمالها الأساس، وهو الإنسان. فـ«التوانسة» معروفون باستعدادهم للكدح وللعمل المثابر من أجل لقمة العيش. لذا يجد المراقب ان الزراعة التونسية تحولت الى «نفط تونس» الذي لا ينضب، على الرغم من تخلف الأوضاع في الأرياف مقارنة بتونس العاصمة وبسواها من المدن الساحلية، التي تمكنت أن تكون من أجمل وأكثر الحواضر العربية تنظيماً ونظافة واستضافة لقدرات الإنسان الفكرية والإبداعية، الأمر الذي يفسر لجوء العديد من المعارضين (ومنهم عراقيون) في دول الإقليم إلى تونس حيث الأمان والأمن. تزخر هذه المدن، التي أسهمت المساعدات الأوربية في تطويرها وازدهارها بالجامعات والمرافق الخدمية وورشات العمل والأسواق التجارية المزدهرة، وهي جميعاً من عوامل الجذب السياحي الذي جعل من تونس واحدة من أكثر البلدان العربية نجاحاً وتفوقاً في أنشطة القطاع الخدمي. لذا خدمت السياحة مصدراً آخر من مصادر الدخل القومي في تونس، حيث أن جمال المدن وروعة الريف أسهما، ليس فقط في استقطاب السياح من مختلف أنحاء العالم، بل كذلك في تحقيق نوع من الاحتكاك الثقافي بين التونسيين والغربيين، الأمر الذي يفسر تفوق التونسيين، مقارنة بأقرانهم من الدول العربية الأخرى، في تعلم اللغات الأوربية والقدرة على التكيف والتعامل مع «الآخر». هذا ما يفسر تعمد كتل كبيرة من الشبيبة التونسية شد الرحال إلى أوربا، مسلحين باللغات الأوربية وبالاستعداد للكدح، في سبيل العمل والارتزاق، ثم العودة إلى بلادهم من أجل بناء مستقبلهم. تبعا لذلك، يمكن للمرء أن يعد تونس بلداً رائداً على المستوى العربي نظراً لأنه قد حقق هذا الاستقرار وتلك المعدلات الطيبة في النمو الاقتصادي، بدون موارد نفطية من النوع الذي نتمتع به في المشرق.
أما الحياة السياسية في تونس فيمكن أن تعد أكثر تقدماً من سواها في العديد من بلدان الإقليم: ففي تونس توجد أحزاب معارضة مصرح بها (كالحزب الديمقراطي التقدمي، بزعامة مصطفى بن جعفر)، وهي أحزاب لها الحق بالمشاركة في الانتخابات، وبالأنشطة الدعائية والسياسية، وبالعمل بين الجمهور وعبر وسائل الإعلام والصحافة. وتوفر لنا البيانات الأكيدة مؤشرات عن وجود عدد آخر من الأحزاب غير القانونية، بمعنى غير المصرح لها رسمياً بالعمل السياسي العلني. وأغلب هذه الأحزاب هي من النوع الإسلامي الأصولي أو اليساري الشيوعي، ولكنها تبقى أحزاباً لا تحظى بشعبية واسعة تضغط بالقدر الكافي لأن تجاز ويرخص لها بالعمل الرسمي، كما يبدو. إن الدليل على تقدم تونس «النسبي» على سواها من بعض الدول المجاورة، في حقل الديمقراطية والعمل السياسي التعددي، يتمثل في إجازة الأحزاب المعارضة، وفي مغادرة عقيدة «الحزب الواحد» أو الحزب القائد، التي أنهكتنا في بعض دول المشرق العربي لعقود طوال.
ومن الدلائل الأخرى على تقدم تونس على سواها من الدول الأفريقية والآسيوية الازدهار الواضح لعمل النقابات العمالية والمهنية التي تشكل عاملاً سياسياً ضاغطاً فاعلاً في تكوين الشخصية الاجتماعية والسياسية لهذه الدولة العربية المتفردة التي تستحق الملاحظة والاحترام، بل ان الدعوة التي أطلقتها بعض أحزاب المعارضة لمقاطعة الانتخابات الرئاسية هي، بحد ذاتها، بيّنة أخرى على وجود شيء من الحرية في إطلاق الرأي وفي أنشطة تبادله. فلو كانت مثل هذه الدعوة قد أطلقت من قبل زعماء أحزاب في واحدة من الدول العربية المبتلاة بحكم شمولي، فإنها ستكون كافية للقضاء على هذا الزعيم وعلى تياره بالكامل.
وتمتاز الجمهورية التونسية على العديد من دول محيطها في سماحها لبروز أنشطة منظمات حقوق الإنسان، ذلك أنها، عملياً، هي عاصمة هذه المنظمات إقليمياً، إذ يعمل الناشطون فيها بحرية نسبية تسمح لهم بتوجيه الانتقادات والاحتجاجات للحكومة التونسية عبر وسائل الإعلام العالمية والمحلية، بل ان هذه المنظمات تعمل ناشطة على المستويين الإقليمي والقومي في «تدريب» نشطاء منظمات حقوق الإنسان العربية والإفريقية. وقد أقامت منظمات حقوق الإنسان التونسية دورات تدريبية وتثقيفية بتونس لأعداد لا بأس بها من العاملين في هذا الحقل، من العراق والكويت حتى المملكة المغربية وموريتانيا.
ويبقى الدور التونسي، على مستوى العمل العربي المشترك، دوراً بارزاً ورائداً لا يمكن إلاّ أن يقارن بدور الشقيقة مصر. فبعد زيارة الرئيس أنور السادات للقدس ومؤتمر قمة بغداد الذي تلاها، استضافت تونس أنشطة جامعة الدول العربية بكفاءة عالية تستحق الاستذكار. كما استضافت العاصمة التونسية قيادة منظمة التحرير الفلسطينية بعد أحداث بيروت والمآسي التالية. ولا ينبغي أن يتعامى المرء عن دور القيادة التونسية في دعم أنشطة العمل العربي المشترك الأخرى، خاصة بقدر تعلق الأمر بمؤسسة مؤتمر القمة العربية. لقد استقبلت تونس الزعماء العرب في أكثر من قمة، كما أنها لم تتلكأ في حضور مؤتمرات القمة الأخرى بنشاط لافت للنظر. وكان آخر هذه المؤتمرات هو المؤتمر الذي استضافه الرئيس زين العابدين بن علي في العام الماضي.
إن تجربة تونس في البناء والتنمية تعد تجربة رائدة مقارنة بالعديد من دول الإقليم العربي والأفريقي وهي، لذلك، تستحق التقدير والدعم.

* كاتب واكاديمي عراقي في بغداد
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مقال لصحافي تونسي نشر بدون عنوان في صحيفة خليجية

 

صالح عطية (*)

 

عندما سألت وزير الداخلية التونسي، الطبيب الهادي مهني مؤخرا، عما إذا كان للانتخابات التونسية قيمة طالما أنها تعيد إنتاج نفس الخريطة الحزبية، وتبقي على نفس المسافة التي تقاس بالسنوات الضوئية بين الحزب الحاكم (التجمع الدستوري الديمقراطي) وبقية الأحزاب المعارضة، كنت متيقنا من حدود إجابته التي اقتصرت على القول بأن "صندوق الاقتراع كان هو الفيصل"... وفي حدود علمي المتواضع، لا يمكن لأية انتخابات مهما كان ضعف صدقيتها، أن تكرس نفس المشهد السياسي بذات مكوناته الحزبية والتراتبية في الحياة السياسية.

 

فالعملية الانتخابية، وبحسب فقهاء القانون وخبراء السياسة، إنما أنشئت لكي تقدم طرفا وتؤخر آخر، وفق منطق التداول الذي هو في المحصلة النهائية، تتويج لديناميكية سياسية واجتماعية بملابساتها وانكساراتها وإنجازاتها ومكاسبها. وإذا كانت الجهات الرسمية التونسية تردد منذ سنوات، أن المسار الديمقراطي يتقدم "بخطى ثابتة"، وأن التعددية فعل واقعي وعملي في الحياة السياسية كما في البرلمان والهيئات المحلية (البلديات) والمؤسسات الاستشارية، بعد دخول أنفار من المعارضة إليها بفتح " محسوب " من السلطة، فإن من شأن هذا المسار، أن تكون له ديناميكيته الخاصة التي تجعله "يفرز" عند كل موعد انتخابي تركيبة سياسية جديدة. أما وإن الانتخابات التونسية قد حافظت منذ العام 1989، على ذات الخريطة السياسية: حزب حاكم مهيمن بنسب خيالية، وأحزاب معارضة تزداد تأخرا انتخابيا من حيث يخيل إليها ـ خطأ أو مناورة ـ أنها تتقدم، فإن ذلك يضع المرء أمام تساؤلات مفصلية، لابد للنخب التونسية بما في ذلك النخب الحاكمة، من الإجابة عليها بوضوح وصدقية وجرأة..

 

هل المشكل في أحزاب المعارضة التي لم ترق بعد إلى مستوى الحزب الحاكم، كما قال وزير الداخلية التونسي، أم أن الإشكال في هذا التغلغل غير المعقول للحزب الحاكم في الحياة السياسية والاجتماعية في البلاد إلى درجة التغول والهيمنة المطلقة ؟

 

وهل أن النظام الانتخابي التونسي، هو العلة في المشهد الانتخابي بما يجعل تعديله بشكل جذري أمرا ملحا الآن من أجل تدشين مرحلة سياسية جديدة قوامها المشاركة الفعلية في إدارة الشأن العام، تمهيدا للاستحقاق الانتخابي القادم فيلعام 2009 ؟ وأي بوصلة لتعديل القانون الانتخابي الذي شهد في السنوات الأخيرة "عمليات تجميل" مكثفة، لكنها مست قشرة القانون ولم تنفذ إلى جوهره ذي العلاقة بأسس المشاركة السياسية في البلاد؟.

(*) صحافي تونسي

(المصدر: صحيفة الشروق القطرية الصادرة يوم 29 أكتوبر 2004)


 

العفيف الأخضر يموت حياً!

 

شاكر النابلسي
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-1-
كان المثقفون العرب في العصر الحديث من أكثر فئات المجتمع العربي اهمالاً واحتقاراً وتعذيباً ودماراً من قبل الدولة العربية، خاصة إذا كان هؤلاء المثقفون من المعارضة لنظم الحكم. وحين يمرض المثقف من هؤلاء، أو يقترب منه الموت، لا يجد دولة أو هيئة أو منظمة أو شخصية عربية غنية أو سياسية أو اجتماعية أو دينية تأخذ بيده وتعينه على مرضه، وتتولى علاجه إلا فيما ندر. وهذا يثبت أن الأمة العربية – ولله الحمد – أمة تُعنى بالثقافة والمثقفين، وأنها أمة حضارية تحتضن المثقفين في أيامهم البيضاء وفي أيامهم السوداء، ولا تتركهم يموتون جوعاً أو مرضاً كالكلاب.

فعندما مرض بداء السُّل شاعر العراق الأكبر في العصر الحديث بدر شاكر السياب (1926-1964) مثالاً لا حصراً، تركته الدولة العراقية يموت في أحد مستشفيات الكويت، دون أن تمتد يد الدولة العراقية إلى مساعدته مما اضطره في عام 1963 وقبل موته بعام إلى أن يكتب قصيدة (أغثني يا زعيمي) يمتدح فيها عبد الكريم قاسم، ويطلب منه مساعدة مالية لاستكمال علاجه. وعندما منحه قاسم 500 دينار فقط لا غير، أنشد له السياب قصيدة مديح قال في مطلعها:

يا أبا الأحرار، يا رافعها راية تزهو على شط الفرات

دُمْ لشعب عاش من تموزه في نعيم فوق أشلاء الطغاة

ولكن السياب مات بعد ذلك، بعد أن التهم داء السُّل جسمه النحيل، وكانت الدولة العراقية في ذلك الوقت مشغولة بالصرف السخي على المغنين والشعراء والكتبة وعمال الثقافة والمنشدين والمطبلين والمزمرين والراقصين في زفات الانقلاب العسكري الذي قام به قاسم في 14 تموز 1958.

-2-

بالمقابل عندما مرض (العندليب الأسمر) عبد الحليم حافظ بالبلهارسيا، ومات عام 1977 في أفخم وأغلى مستشفيات لندن، كان الملوك والأمراء والرؤساء العرب يتسابقون لحمله في طائرة خاصة إلى لندن، وعلاجه على حسابهم الخاص في أفخم مستشفيات لندن، ولم يمت عبد الحليم حافظ كالكلب الأجرب، كما مات الشاعر العظيم السياب، ولكنه مات ميتة ملوكية أو أميرية على سرير من الذهب والورد محاطاً بملائكة الرحمة والايقونات الذهبية!

كذلك، عندما مرضت المغنية الجزائرية وردة (وردة العرب) قبل ثلاث سنوات بمرض خطير، حملتها أكف الأغنياء العرب إلى فرنسا على ريش النعّام لتتعالج هناك على نفقتهم الخاصة. وتسابق المتسابقون على التبرع لعلاجها. وعندما قررت الاعتزال والاقامة في موطنها الأصلي الجزائر، أهداها الرئيس بوتفليقه منزلاً فخماً، وتكفّل بإعالتها مدى العمر على حساب الدولة الجزائرية!

وقد قرأت مؤخراً بأن شعبان عبد الرحيم (شعبولا) المكوجي المصري، ونجم الغناء الأهبل المتحشرج الصاعد، تُرسل له الطائرات الخاصة لكي يقيم حفلات غنائية في انحاء مختلفة من الخليج، ويُدفع له في الليلة الواحدة ثلاثين ألف دولار، مقابل الحشرجات والظراط الذي يُطلقه من الأمام ومن الخلف!

كل هذا لاخلاف عليه. وهو دليل على أن الأمة العربية "المباركة" تعشق "الفن" وتكرم "الفنانين" وتحتضنهم. وهو حال العرب منذ الجاهلية حتى الآن. فالخلفاء لم يحفلوا بالعلماء والمفكرين كما حفل الوليد بن يزيد الخليفة الأموي بالمغني المشهور "معبد" الذي أقام في قصر الوليد ومات في قصره. ولم ينل مفكر عربي أو عالم عربي منزلة مادية وحفاوة كبيرة ومالاً كثيراً من الخلفاء كما نال المغنون في العصر الأموي والعباسي من أمثال طويس، ومسجع، وعطرد، والغريض، والموصلي، وسلامة القس وغيرهم.

-3-

العفيف الأخضر ليس عندليباً أسمر، ولا هو (وردة العرب).

العفيف الأخضر ليس راقصة شرقية، تُنثر الدنانير الذهبية على قدميها كل ليلة.

العفيف الأخضر ليس غانية من الغواني، لكي يتسابق العرب على مساعدته في أزمته.

العفيف الأخضر طير مُحلّق خارج السرب العربي، يُحلق وحيداً، ويطلق عليه رجال الدين "طائر البين" وهو أشبه بالغراب الناعق كما يصفه الأشياخ.

العفيف الأخضر ليس (وردة العرب) الحمراء الجورية، ولكنه شوكة العرب الجارحة الفاتحة للدمامل العربية المتقيحة.

العفيف الأخضر ليس (وردة العرب) البيضاء الفوّاحة، ولكنه مبضع جراح ماهر وحاد ومُلمٍ بأبي حامد الغزالي وماركس، وبأبن تيمية وهيجل. ويعرف كيف يفتح الدمامل العربية المتقيّحة، وكيف يعالجها ليس بالطب العربي ولا بالطب النبوي، ولكن بالعقل، وبطب القرن الحادي والعشرين.

العفيف الأخضر مفكر تونسي يعيش في باريس منذ السبعينات وحيداً. وهو مفكر شيطاني كما يُطلق عليه رجال الدين في العالم العربي. ومن رجال الدين من رماه بالكفر والإلحاد والزندقة. ومن القوميين من رماه بالعمالة للأجانب. ومنهم من أحلَّ دمه في الأشهر الحُرم. وهو ممنوع من الكتابة في معظم الصحف العربية الرسمية وشبه الرسمية. وهو مُقاطع ومنبوذ من الفضائيات العربية الرسمية وشبه الرسمية. و 999و99 ٪ من الدهماء والغوغاء العربية تكرهه، باعتباره محامي الشيطان، وباعتباره ضد المقاومة الدينية الأصولية المسلحة في فلسطين، وضد "المقاولة" المسلحة المرتزقة في العراق، وضد ما يقوم به الصدريون الملاليّون في العراق. وهو أعلى صوت في العالم العربي ينادي باصلاح التعليم الديني الظلامي. وله كتاب حول هذا الموضوع سوف يصدر قريباً في بيروت. وهو شيوعي سابق، وماركسي وعلماني التفكير حالياً. وهو في طليعة المفكرين الليبراليين الجدد الذين ينادون بالاصلاح الخارجي إذا عجزنا عن الاصلاح الداخلي. وهو من دعاة الحرية والديمقراطية والمجتمع المدني والعلمانية والعولمة، وكل "الشرور" و "المنكرات" و "الموبقات" الغربية. وهو من ألد خصوم ياسر عرفات وصدام حسين والقذافي وجعفر النميري وحكم الملالي في إيران، وكل الديكتاتوريين في العالم العربي والإسلامي. وهو أخيراً وبكل بساطة ووضوح من المفكرين الخارجين الذين يحملون مشعل التنوير العربي الجديد ضد الظلام والظلامية وفكر القرون الوسطى الذي تنشره الفرق الدينية السياسية الأصولية بقيادة الغنوشي والترابي والظواهري وأبن لادن والقرضاوي وجماعة الإخوان المسلمين وغيرهم من قادة الرأي السياسي الديني الذي يتصدر المنابر العربية هذه الأيام، بعد أن هزُل العرب وهزُل تفكيرهم السياسي.

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هذا هو العفيف الأخضر.

اليوم، العفيف الأخضر أصبح عفيفاً شبه أصفر. فليسعد خصومه الكُثر في العالم العربي.

اليوم، العفيف الأخضر، الذي يصفرُّ صُفرة الموت شيئاً فشيئاً، يموت موتاً بطيئاً وهو حي وواقف كأي نخلة من نخيل تونس الخضراء.

اليوم، العفيف الأخضر على مشارف السبعين من عمره. مريض ومهدد بالشلل في "كهفه" الحقيقي في احدى ضواحي باريس، والذي زاره المفكر السوري جورج طرابيشي في هذا الكهف، وقال عنه إنه كهف لا يليق إلا بكلب أجرب متشرد. ورغم ذلك فقد كان الأخضر راضياً بهذا الكهف لأنه يعيش من الداخل وليس من الخارج. ولكن الأخضر أصيب بالشلل في ساعده لكثرة ما حمل من مشاعل التنوير العربي، ولم يعد يقوى على الحياة.

وربما يتساءل محبو ومريدو الأخضر عن سر انقطاعه طوال الفترة الماضية. فهذا هو الجواب.

الأخضر مشلول اليوم، ولا يستطيع الكتابة أو القراءة أو التفكير أو الحركة. وهو بحاجة إلى العلاج، والعلاج الطويل الأمد. وهو بحاجة إلى العناية والرعاية حيث لا ولد لديه ولا تلد. فالأخضر لم يتزوج. وهو ابن فلاح فقير من ضاربي الأرض. وأقاربه من الفقراء المُعدمين. وليس هناك من يُعينه غير من يهمهم أمر الأخضر كإنسان فقير مُعدم، وليس كمفكر معارض وليبرالي وحداثي وخارجي.. الخ.

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لا أظن أن الرئيس التونسي زين العابدين بن علي يتخلّى عن مواطنه العظيم العفيف الأخضر، الذي هو أشبه بـالمواطن "توم بين" الأمريكي البريطاني الأصل، ولا يقدم له يد العون كعلم ثقافي من أعلام تونس المهمة.

فالأخضر أشبه بـ "توم بين" صاحب كتاب "الحصافة
Common Sense
" وصاحب كتاب "حقوق الانسان" والذي يعتبره الأمريكيون رسول الحرية، ويعتبرون كتابه "الحصافة" انجيل الثورة الأمريكية. وهو القائل "أينما لا حرية فهناك وطني". وهو أحد موقدي شعلة الثورة الفرنسية كذلك.

والأخضر هو كذلك أحد موقدي شعلة التنوير والعقلانية والواقعية السياسية في العالم العربي.

والعفيف الأخضر لا يقل أهمية عن الرواد التنويريين التونسيين من أمثال الطاهر حداد والطاهر بن عاشور والفاضل بن عاشور وغيرهم من رواد التنوير التونسي الذين جعلوا من التعليم والفكر والثقافة التونسية مثالاً حراً وتقدمياً يُحتذى في العالم العربي.

لا أظن أنه لا يوجد في العالم العربي شخص أو مسؤول أو منظمة عاجزة عن انقاذ العفيف الأخضر من الموت بالشلل.

لا أظن أن العالم العربي خلا تماماً من أصدقاء الفكر ومحبي المفكرين الأحرار أياً كانوا وكيفما كانت توجهاتهم ذات اليمين أو ذات اليسار.

لا أظن أن العالم العربي قد خلا من الرجال الحريصين على شرف الفكر العربي وتقدمه وعلى حياة المفكرين وحريتهم.

إن العفيف الأخضر يقترب كل يوم من الموت، فهل من مسؤول أو جهة أو صاحب مال أو منظمة تبعد شبح الموت عن هذا المفكر الثمين؟

 

(المصدر: موقع الحوار المتمدن - العدد: 942 - 2004 / 8 / 31 )

وصلة الموضوع: http://www.rezgar.com/debat/show.art.asp?t=0&aid=22772

 

Analyse de la situation post-élections


, par yahyaoui mokhtar
 

Salam

Je vous remercie pour l'information et je remercie Ouildbled pour l'effort qu'il a voulu bien accorder pour condenser le contenu de mon texte aux lecteurs francophones. Je sais qu'il est plus pratique et plus communicatif d'écrire en français, mais je tiens aussi que notre langue ne soit pas oubliée et ce n'est que par l'usage qu'on peut l'adapter aux idées de droit, de liberté et de démocratie qu'on cherche à implanter dans notre société.

Je n'ai rien à ajouter à son résumé car il a pu tirer les idées clefs autour desquelles le texte tournait. J'espère qu'il constituera un support pour d'autres lectures dans le sens de l'approfondissement de la réflexion sur notre mission envers notre société pour les années à venir.

J'ai voulu prendre comme point de départ la façon par laquelle ces élections ont été abordées par les différents courants de l'opposition tout en cherchant à montrer s'ils ont pu servir la stratégie de la dictature ou s'ils l'ont gênée

Derrière la question de la Participation (initiative démocratique) ou du Boycottage (résistance démocratique) avant de chercher la stratégie que l'opposition peut développer, sa pertinence et sa retombée, je pense qu'il était indispensable de comprendre au préalable la stratégie de l'adversaire et ses véritables enjeux derrière cette opération.

Le problème que rencontre le pouvoir dans ces élections n'est ni électoral ni Politique, il sait qu'aucun concurrent ne peut être élu sans sa bénédiction et que politiquement il n'a plus d'adversaire digne de ce nom pour le moment. Dans ces conditions le seul problème qu'il a, consiste à donner à ces élections un minimum de crédibilité à l'étranger. Son seul défi est un défi médiatique et il a besoin de tout faire pour que ces élections passent le plus banalement et le plus discrètement possible. Pour mieux formuler l'idée je dirai que son véritable enjeu est de passer l'opération pour des vraies élections, même contestées.

Il ne nous reste qu'à nous demander si par notre stratégie d'appel au boycott ou à la participation nous l'avons aidé à accréditer ses visées ou à discréditer la mascarade qui est en train de se jouer.

Personnellement je pense qu'en dénonçant les irrégularités par la participation ou par l'appel au boycott nous n'avons fait que participer à accréditer cette mascarade. La seule stratégie qui peut aboutir et conduire à un changement ne peut passer que par l'appel à de véritables élections qui se situeront en dehors de son appareil et de ses moyens de manipulations.

Les résultats qu'on peut constater à partir de maintenant sont un état de délitement total de l'opposition et un manque de crédibilité grandissant à l'intérieur comme à l'extérieur. A partir de ce constat, il est urgent de se démarquer de cette opposition classique et de chercher à bâtir de nouveaux courants capables d'aborder la question politique avec une autre morale, et complètement tournés vers la société. Sans l'engagement de nouveaux acteurs et l'implication des nouvelles générations qui auront un avenir à bâtir et non un passé à justifier il serait téméraire d'espérer arriver à plus qu'un consensus avec la dictature qui peut lui faire une toilette sans pour autant changer sa nature.

 

Le texte n'est qu'un complément à mes textes précédents et le débat ne fait que commencer…

Pour terminer je veux vous informer que cette nuit la police vient d'interdire l'assemblée générale de RAID Attac qui devrait s'ouvrir au siège du FDTL à 20 h : une centaine de policiers ont quadrillé le quartier et ont empêché l'accès à tout participant ou invité.

Fathi Chamkhi porte-parole de l'association et Mokhtar Ben Hafsa membre de son bureau qui descendaient par train ont été empêchés de sortir de la gare de Tunis par la police et ont été reconduits à Borj Sadria d'où ils venaient par le même train.

Arrivés à Borj Sadria, ils ont trouvé la police sur place qui les a retenus jusqu'à ce que les communications téléphoniques avec eux soient coupées il y a quelques instants, les empêchant de sortir et de rentrer.

 

C'est pratiquement ça maintenant notre lot quotidien.

 

Amitiés et Romdhan mabrouk

Mokhtar Yahyaoui

 

(Source : www.reveiltunisien.org, le mercredi 27 octobre 2004)


 

On est champion ! on est champion !


par Hamzah Zaman
 

Les résultats des élections présidentielles sont, selon "le Monde" daté du 24/10, de 94,48 % pour le grand vainqueur ; 3,78 pour le moins perdant et 0.79 % pour Halouani qui n'a pas respecté le scénario.

Le Président voulait, semble-t-il, rompre avec les caricaturales 99 % qui lui collaient comme une poisse. Oui, le Président était prêt à descendre jusqu'à… 92 % et répartir "équitablement" les huit pour cent restants entre Bouchiha et Halouani.

Malheureusement, le mécréant communiste n'a pas joué le jeu. La situation a provoqué une petite controverse entre les experts du Palais ; fallait-il donner "la part" du mécréant au fidèle adversaire ou doit-elle revenir au Président donateur ? Finalement, les proches du Président ont estimé qu'avec 8 % de suffrage, même imaginaire, un adversaire d'opérette peut devenir dangereux. Sage décision.

Mais revenons à l'arithmétique électorale. 94,48 + 3,78 + 0,79 = 99,05.

Bulletins blancs + bulletins nuls < 1 % . Un rendement extraordinaire !

La Tunisie, selon ces résultats électoraux officiels, est le pays au monde où il y a le moins d'abstentions, de votes blancs et de bulletins nuls.

Notre peuple est le champion du vote. Sur l'ensemble des électeurs, peu de gens commettent des erreurs susceptibles d'annuler leurs bulletins comme il s'en trouve couramment dans les pays rompus à la pratique électorale depuis des siècles.

Aussi, alors que dans tous les pays démocratiques les électeurs boudent les urnes quand l'enjeu électoral est faible, chez nous, plus nous savons que le résultat final des élections se fabrique hors des bureaux de votes, plus nous nous déplaçons en masse pour accomplir ce rituel gratuit et inutile.

Autre singularité et non la moindre, c'est l'intérêt croissant que nous portons aux personnages politiques inamovibles, alors que partout ailleurs, les citoyens se lassent, avec le temps, même des vrais héros.

Finalement, les résultats électoraux ne sont peut-être pas conçus pour conforter le Président qui a la police pour ce faire, mais pour flatter le peuple. Alors, que veut le peuple !

 

(Source : www.reveiltunisien.org, le mercredi 27 octobre 2004)

 

 

Réponse à Nejib Baccouchi « Tunisianbachi Roi »

Il faut dire la vérité au peuple

 

Sami Ben Abdallah

 

Cher Nejib,

 

Je t’écris pour répondre à ton article paru il  a une semaine sur Tunisnews intitulé « Tunisianbachi Roi ».

Ma réponse se composera de deux parties. Une première qui se veut subjective et une deuxième qui se veut plus générale et que j’ai intitulé « Il faut dire la vérité au peuple ».

 

Ton texte mérite que l’on s’arrête dessus. Il est d’une grande valeur littéraire et d’une grande sincérité même s’il faut lire entre les lignes pour détecter sa signification  politique cachée. Ne traduit-il pas le cri de cœur  d’un jeune tunisien qui a été forcé de faire son « repos du guerrier » , « la fatigue, l’amertume des rêves brisés qui s'ajoute à mon dégoût » après avoir passé les plus belles années de sa jeunesse dans les cachots de M. Ben Ali, après qu’ils aient ont voulu annihiler en lui sa « conscience de classe » en le torturant. Mais il n’a pas abdiqué et avait arraché son droit avec d’autres militants de poursuivre ses études en prison, de réussir, d’obtenir sa maîtrise et de partir en France pour continuer son doctorat de philosophie tout en s’assumant tout seul après qu’il ait souffert de l’ingratitude de nombre d’amis.

 

Je voudrais te dire que nous sommes plusieurs à partager ton désarroi et chacun des amis que tu connais ne cesse de s’interroger : par ou commencer ?

Et comment faire pour changer cette triste réalité de notre pays.

 

Je ne pense pas que les problèmes de notre pays soient dûs à la présence d’un seul homme.Nombre d‘entre-nous se sont sûrement dit la même chose du temps de

Bourguiba. Et , comme tu le vois, le départ de ce dernier n’a rien arrangé. Je crains aussi que la focalisation des critiques sur la personne de M. Ben Ali serve certains clans qui gravitent autour de sa personne, chacun d’eux s’étant subitement découvert un destin de « présidentiable » et aspirant à lui succéder « naturellement » quand l’éternel rappellera que nul n’est éternel.

 

Certes, l’opposition a réussit à diaboliser M.Ben Ali,  qui étant le premier responsable des Tunisien, il assume sûrement une grande responsabilité dans les dérives qu’a connu notre pays.  Cependant, n’y a-t-il pas le risque aujourd’hui que tous les efforts sont concentrés sur sa personne qu’un autre Bourguiba ou qu’un autre Ben Ali nous prenne de court et fasse son changement à lui ; du coup nous serons encore partis pour 20 ans de plus "d’acquis" !

 

Je vois autour de moi des personnes qui profitent du système et les prétextes ne leur manquent pas pour cautionner leur démission. Sais-tu que la dernière réunion qu’a organisé la jeunesse du RCD ici pour soutenir la candidature de M. Ben Ali a réuni quelques 200 étudiants tunisiens. C’est tout dire.

 

Le Tunisien se considère comme une victime de la dictature,et il est vrai que nous le confortons dans son rôle de victime passive en nous plaisant souvent à donner une image folklorique de notre pays aux médias étrangers. « les murs en Tunisie ont semble-t-il des yeux et des oreilles, la cyberpolice, les écoutes téléphoniques …etc ».

 

J’ai l’impression qu’on dit aux Tunisiens ce qu’ils ont envie d’entendre, qu’on les conforte dans leur statut de victime, qu’on ne voit pas en eux un « acteur agissant » et que notre discours s’adresse en finalité aux interlocuteurs étrangers. Un vrai gâchis au niveau de a communication qui ne peut que renforcer la paranoïa du Tunisien.

 

Ce désarroi est peut être à l‘origine du discours critique de notre génération envers l’opposition.

Nous tenons la génération qui nous a précédé responsable de tous les maux dont souffre notre pays.

 

Mais aujourd’hui que notre génération a acquis un minimum d’expérience et de maturité, il me semble que nous devons prendre notre destin en mains et faire notre propre expérience ici en France… tout seuls. Ce n’est pas les militants qui manqueront. Je pense à Anouar Kanzari, Oumeyya Siddik, Abdelwahab et Lotfi Hammami, Kais Riahi, Siddik Ferchichi et ceux que j’ai oublié de citer m’excuseront.

 

Et seul le terrain que nous avons perdu de vue témoignera de notre réussite ou de notre échec.

 

Sami

 

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Réponse à Nejib Baccouchi « Tunisianbachi Roi »

Il faut dire la vérité au peuple

 

Au risque de contredire les analyses ambiantes et hormis la fin des années 80 où M. Ben Ali, en déficit de légitimité, redoutait un coup d’Etat de la vieille garde bourguibienne ou de partisans islamistes dans l’armée. Il est clair que jamais son régime  n’avait, autant qu’aujourd’hui, montré de fissures et n’a eu autant de mal à contenir  les luttes de clans qui graitent autour de lui ou des partis politiques de l’opposition. Le courage de M. Moncef Marzouki  en rentrant au pays, le spectaculaire coup médiatique de M. Nejib Chebbi en se retirant à la dernière minute des élections,  l’inattendue grande manifestation des partisans de l’initiative démocratique dans la rue, le grand rassemblement organisé à la bourse de travail la veille des élections, la constance du FDLT, du POCT dans leur positions politiques fermes, autant de

facteurs qui, conjugués au déchaînement des médias étrangers et surtout de la presse française, ont irrité le pouvoir qui s’est trouvé obligé de lâcher du lest … Jamais la méfiance du pouvoir n’a été aussi grande, y compris envers Mohamed Bouchiha qui, tout en ayant reçu quelques 3% des suffrages aux présidentielles a été privé contre toute attente de la majorité relative au niveau du parlement afin peut être de lui éviter  le même sort que celui de Mohammed Moada en 1994, ou de M. Ismail Sahbeni à la fin des années 90 et de lui éviter les ambitions qu’a du nourrir M. Abderrahmene Tlili postérieurement. Mais Mohamed Bouchiha pourra-t-il résister face à ce dilemme existentiel qu’est celui de la tentation de goutter au fruit interdit ? Saura-t-il se montrer « patient »,  « durer » ?  Et réussir là où ses prédécesseurs ont échoué ?  Lui qui est très lié à un des clan très puissant qui gravite autour de M. Ben Ali et qui nourrit l’ambition de lui succéder «naturellement » ?  .

 

D’autant plus qu’avec sa casquette d’opposant  « très docile » il peut en cas de force majeure servir de  caution démocratique à un gouvernement composé du RCD et du PUP.

 

Si le pouvoir paraît méfiant face à ses partenaires de l‘intérieur, il l’est plus vis-à-vis de ses partenaires étrangers surtout suite  à la campagne de presse manifestement  hostile orchestrée par les médias français de gauche comme de droite dans les jours précédant les élections, qui a pris de court les pronostics du pouvoir qui pariait  sur la sincérité et la fiabilité de l’engagement de la droite française après sa mésaventure avec la gauche française lors des affaires TBB et des élections de 1999. En témoigne aussi la position officielle américaine qui a exprimé sa « pâle »  déception quant au déroulement de la campagne électorale en Tunisie et à laquelle le régime

a choisi de répondre d’une façon officieuse pour sauver la face, et ce à travers un quotidien populiste Alchourouk, connu pour son hostilité contre Busch. Le pouvoir pouvait-il faire autrement quant on sait qu’au lendemain des élections, M. Moncef Marzouki s’est entretenu avec l’ambassadeur américain à Tunis suite à une invitation de ce dernier ?  Une telle position américaine peut être interprétée comme étant un message au pouvoir tunisien au moment où des discussions dans les coulisses s’engagent sur la composition d’un nouveau Gouvernement  ainsi qu’un avertissement quant aux possibles actions de représailles sur les personnes de nombre d’opposants tunisiens.

 

Concernant l’opposition, il est à remarquer que l’initiative démocratique a suscité l’enthousiasme de nombre de Tunisiens. Messieurs Mohamed Halaouni et Ayyechi Hammami ont déçu nombre de pronostics leur prédisant une mauvaise prestation  et un profil bas durant la campagne.

 

Certes, l’on peut toujours récuser facilement l’engagement opportuniste de certains éradicateurs ou de tendances gauchistes  qui tardent à faire leur autocritique publique quant à leur soutien inconditionnel à la dictature dans sa répression des islamistes et de la gauche peu après au nom d’une théorie politique qui voudrait que l’on « s’incline devant la tempête ». En l’absence d’un boycottage « actif » du CPR, du POCT, du FDLT, du PDP et d’Ennahdha, M. Halaouni a su jouer sur les contradictions d’un discours officiel qui s’engage à défendre les libertés et qui les réprime dans les coulisses. Cependant, aujourd’hui qu’ Ettajdid dispose de 3 députés au palais de Bardo, il lui appartient de dissiper la méfiance légitime de nombre d’acteurs qui puise ses origines du  soutien « constructif » qu’il a apporté au régime jusqu’en 2001 en maintenant la même fibre radicalisatrice au niveau de son discours.

 

 

 S’il  est un enseignement à tirer de l’initiative démocratique, c’est celui de la multitude de stratégies qui s’offrent à l’opposition tunisienne.

Elles peuvent convenir à une distribution de rôles entre différents acteurs. En l’absence de réelles capacités de mobilisation sur le terrain, il est utopique de croire qu’une union de l’opposition détrônera la dictature et fera descendre le Tunisien dans la rue. La problématique n’est pas celle de l’union ou de la division de l’opposition mais elle

est celle de la faiblesse de partis politiques qui, même unis, cultiveront leur faiblesse. La question qui devrait se poser à l’ordre du jour d’ici 2009 ,  est celle du renforcement de chaque parti à travers le recrutement de nouveaux militants et accroître sa base populaire . Si la marge de manœuvre des partis politiques est très étroite en Tunisie, nul ne peut soutenir qu’elle l’est à l’étranger étant donné les centaines de milliers de Tunisiens qui y résident et sachant que certains partis tels le POCT, le CPR, le PDP, le FDLT, Ennahdha ou Ettajdid disposent de structures, quoique petites, en Europe ou au Canada.

 

Par ailleurs, les différentes stratégies des partis de l’opposition ont permis l’éclosion d’un vrai débat démocratique entre militants qui ne peut qu’être salutaire. Nul n’empêche la reproduction de telles expériences embryonnaires dans la résolution d’autres revendications de l’opposition tunisienne telles que la libération des 600 prisonniers d’opinion en Tunisie ou la liberté d’expression. Car l’union que tous les acteurs appellent de leurs vœux ne s’emploiera pas à gérer l’unanimité mais la diversité ; elle n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour réaliser des objectifs qui, à défaut de s’inscrire dans le long terme, peuvent avoir comme horizon le court terme, comme l’a démontré récemment l’opposition égyptienne, qu’elle soit de Gauche ou de Droite, en demandant  à M. Moubarek à travers une action publique de ne pas se représenter pour un cinquième mandat.

 

A cette fin, il appartiendra au FDLT, au PDP ,à Ettajdid et au CPR qui disposent de relais en Europe de tenter de repousser certaines limites rouges, d’autant plus que l’expérience de l’initiative démocratique a montré qu’il était possible de jouer sur les contradictions du système et que nombre de partis sus-cités disposent du visas légal, de journaux légaux et sont représentés au sein du parlement. En outre, le paysage politique d’aujourd’hui n’a rien de commun avec celui qui  prédominait au début des années 90. Le régime tunisien ne peut plus se targuer d’une réussite économique au vu de la chute vertigineuse du pouvoir d’achat des ménages tunisiens, de l’absence d’investissement intérieur et étranger, de la dévaluation officieuse du dinar tunisien  avec toutes les conséquences catastrophiques à prévoir au niveau

économique et social, l’amplification du chômage et de l’émigration clandestine  massive. Ce qui va réduire considérablement sa marge de manœuvre vis-à-vis des

bailleurs de fonds étrangers. Ce n’est pas sans raison que le pouvoir, prévoyant la crise inévitable, a désormais axé son programme sur le volet social classant l’objectif d’ouverture politique dans sa priorité n° 21  dans un programme de 21 points ! Il doit donc y avoir un revirement stratégique, car il ne s’agit plus maintenant de  prouver les dérives du pouvoir tunisien à nombre de sociétés civiles européenne qui soutiennent le combat  pour la liberté en Tunisie, mais il s’agit de se présenter en tant qu’alternatives avec  des projets de sociétés différents de ceux du pouvoir.

 

 

 « N’avons-nous pas échoué- à en croire Moncef Marzouki- à faire le lien entre les revendications de plus de libertés pour la société civile avec les revendications sociales de la société tout court ». 

Car à défaut de faire ce lien, il y a le risque que le modèle tunisien débouche sur une succession naturelle de monarques qui conforteront les dérives despotiques dont les bienfaits sont empruntés au modèle politique égyptien. Ce constat alarmiste se confirme dans la réalité avec la composition du capital  tunisien (dont la performance n’est pas due à une intelligence économique mais à la corruption, au non respect des droits des travailleurs ainsi qu’à une collusion de ses tenants avec les clans au pouvoir,) et la crise sociale sur laquelle débouchera bientôt la libéralisation de l‘économie tunisienne entreprise depuis des années .

 

 Rappelons-nous qu’en Egypte, en dépit des lois d’urgence décrétées depuis les années 80, le régime de M. Moubarek a pu assurer une relative liberté d’expression et d’association ainsi qu’une une indépendance de la justice y compris celle de la célèbre mosquée al-azhar. Ce qui voudrait dire que si le régime pouvait  contrôler la crise sociale, il pourrait se maintenir au pouvoir après 2009 ainsi que  celui qui lui succéderait « naturellement » en gouvernant à l’égyptienne.

 

IL FAUT DIRE LA VERITE AU PEUPLE

 

Notre salut viendra d’une réconciliation avec notre réalité et notre héritage arabo-musulman dont le sang et la dictature ont jalonné les pages de son histoire.

Dire la vérité au peuple. Et « Pour dire la vérité au peuple, il faut d’abord lui dévoiler sa propre vérité, même si cette vérité a un visage hideux. Il faut cesser d’embellir, de justifier l’injustifiable ».C’est remettre le Tunisien au cœur du processus décisionnel en l’impliquant à travers un discours de « responsabilisation »  qui remet en question sa démission de la chose publique, du combat pour les libertés et de l’avenir de notre pays. On ne milite pas pour plaire à l’opposition ou pour lui rendre service. On milite en premier lieu parce qu’on croit en des principes et des valeurs…et ou on les a ou on les a pas!

 

Un discours qui rompt avec les clichés médiatiques qui nous confortent dans notre attentisme d’un messie ou dans notre rôle de « victimes » de la dictature qui insulterait « l’intelligence des Tunisiens » (laquelle ?), ou victimes « des accidents de l’histoire » nous présentant comme étant « un des peuples les plus civilisés de la planète » et qui met l’accent sur la  responsabilité historique des anciennes générations dans la pérennisation de la dictature en Tunisie.

Celle du PSD dans l’ère Bourguiba et celle de la police politique dans l’ère de M. Ben Ali  qui ne serait pas étrange à notre société. Car dans les famille tunisienne, dans les administrations publiques, dans les partis politique… combien y a-t-il de …  « Ben Ali » ?

 

Car cette dictature est à l’image de notre société schizophrène. Gourmande quand il s’agit de revendiquer des libertés, avare et calculatrice quand il s’agit d’en payer le prix. Nulle part il n’est écrit qu’un seul homme peut asservir tout un peuple.  Et à l’exception d’une classe pauvre qui se bat pour survivre, notre société est l’œuvre d’une majeur partie de la classe moyenne qui se complaît dans la culture du « sujet », d’une bourgeoisie corrompue qui  a largement profité des ouvertures du système et d’une

classe politique officielle qui dans l’après-Ben Ali, comme l’ont fait ses prédécesseurs dans l’après-Bourguiba raconteront  à ceux et celles qui veulent bien les écouter leurs nombreuses tentatives pour reformer le système de l’intérieur . Il y aura des tortionnaire, des corrompus, mais qui s’avéreront être des « libéraux ». Ils seront les premiers à renier Mr Ben Ali et son héritage mitigé . Exactement comme un certain 07 novembre 1987… Et il faut croire qu’ils seront très nombreux…

 

Sami Ben Abdallah

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MADE IN TUNISIA

 

DEHLIZ

 

Tunisia 1

- Allô – Bonjour – Est-ce que Monsieur X est là ;

- Bonjour Monsieur, c’est de la part de qui S.V.P ;

- C’est personnel ;

- Ne raccrochez pas S.V.P – Je vais voir ; répondit la secrétaire ;

- Patron, quelqu’un veut vous parler ; C’est personnel dit-il

- O.K, tu peux me le passer ;

- Allô – Asslama ; Je suis Monsieur X, il paraît que vous voulez me parler ;

- Asslama – Bonjour Monsieur X ; Je suis le gendre du président « Houssam Trabelsi ». Comme vous le savez, l’équipe de football de la Goulette – Kram vient d’accéder à la division nationale et vous savez que notre budget est très limité. Nous avons engagé des discussions avec nos amis pour améliorer les ressources de l’équipe. Aussi, nous vous saurions gré de bien vouloir participer à cette démarche en débloquant une somme modique de 3000 (Trois Mille) Dinars.

- Je … Je suis … suis … dé-solé. Vous savez Monsieur que les affaires ne marchent bien ces jours-ci. Et sincèrement, je n’ai pas de quoi payer les salires des fonctionnaires.

- D’accord, je comprends, je comprends. Voilà, ça sera alors 1000 (Mille) Dinars. Je crois que c’est dans vos cordes.

- O.K – O.K Monsieur.

Fin de la discussion.

Monsieur X est un cadre supérieur installé pour son propre compte.

Sans commentaires.

Tunisia 2

Vu sur une bandérole à Bab El Khadhra, au niveau du passage à niveau, l’écriteau suivant :

BEN ALI … OUA IN YANSOURKOM ALLAHOU, FA LA GHALIBA LAKOM (c’est écrit en arabe, mais je ne peux le transcrire dans cette langue puisque mon clavier est latin. Pour les francophones, c’est un verset coranique (bien sûr sans BEN ALI) qui signifie, approximativement, que si Dieu vous viendra en aide, personne ne pourra vous vaincre).

Tunisia 3

Le dimanche 24 Octobre 2004 (Jour des élections à la tunisienne) vers 10 Heures du matin, en passant devant un super marché au centre de Tunis, j’ai vu les responsables du magasin afficher une série de drapeaux accolés aux portraits de Ben Ali. Au bout de quelques minutes d’observation, faisant le Haj Klouf (hchichet Romdhane) et prenant mon courage à deux mains, je me suis rapproché du chef de l’équipe (que je connais) et je lui ai demandé discrètement avec l’air d’un débile mental :

- Monsieur, vous êtes entrain d’afficher les portraits d’un candidat aux élections dont les résultats ne sont pas encore connus. Et si par malheur (Allah la ykaddar), Ben Ali n’est pas réélu, qu’allez vous faire ?

    C’est simple, me répondit le responsable avec un air malin, on les enlèverait illico pour les remplacer (on l’a déjà fait en 1987).

     

Tunisia 4

Dans le dernier numéro de l’hebdomadaire dirigé par Boubaker Sghaier, « EL Moulahedh – L’observateur », un sondage a été effectué auprès de 300 « journalistes » pour connaître la personnalité (politique, culturelle…) la plus influente dans l’histoire de la Tunisie – toutes ères confondues-.

Les résultats du sondage, aussi crédibles que ceux des élections, sont les suivants :

Zine El Abidine Ben Ali : 95%

Habib Bourguiba: 84%

Ibn Khaldoun: 56% ...etc.

Nous demanderions certainement à Ellissa, Hannibal, Farhat Hached, Ben Achour, Tahar Haddad, Ibn Charaf et bien d’autres de ne pas nous en vouloir pour notre objectivité, nos connaissances et notre culture.

 

Tunisia 5

A en croire les déclarations dénichées ces dernières semaines, la Tunisie n’a pas de leçons (de démocratie, cela sous-entend) à recevoir des pays arabes (Boubaker Sghaier dans une intervention dans l’émission « Direction opposée » sur la chaîne El Jazira consacrée à la modification du Destour au Liban ), des pays musulmans (Ali Chaouech dans une conférence de presse pour les médias jordaniens) ni des Etats-Unis (Quotidien Ech Chourouq en réponse à quelques critiques américains sur les élections).

Nous vivons certainement dans le meilleur pays du monde. Le hic c’est que à chaque fois où on veut cautionner un évènement et le rendre « plus crédible », on fait appel à des « observateurs intègres » étrangers : arabes, musulmans et occidentaux (on en a vu des dizaines, ces derniers jours, dans tous les médias publics et « indépendants »).

 

Tunisia 6

Cette discussion a eu lieu, une heure après la rupture du jeune, dans un café à El Menzah.

- Sahha Chribtek, Am Mustapha;

- Sahha Chribtek;

- On n'est pas habitué à vous voir de sitôt au café. A cette heure, vous êtes généralement à la mosquée pour les Trawih.

- Effectivement, mais depuis le changement de l'Imam, je préfère rester chez moi que de prier derrière un Imam que je ne respecte pas;

- Ah bon, l'Imam a été remplacé?

    Oui, on lui a reproché le fait qu'il ne fait pas des louanges à BEN ALI. Ils l'ont remplacé par un jeune Imam dont les louanges sont destinées exclusivement à BEN ALI. Lorsqu'il a constaté que les gens ne sont pas très chauds (ils disent "Amin" discrètement et sans enthousiasme), il a interrompu la prière pour les exhorter à appuyer davantage ses louanges en leur exposant une liste longue et large des réalisations bienfaitrices du président pour la Tunisie et les tunisiens. Depuis, je me suis juré de ne jamais prier derrière cet homme.

     

DEHLIZ

 


La Tunisie mérite son dictateur.



Moi j'appelle un chat un chat. Et un chef d'Etat qui n'est pas démocrate c'est un dictateur : l'_expression populisme a été inventée pour aténuer l'infâme réalité politique qui caractérise une grande partie de la droite européenne, c'est une notion vide de sens puisqu'il existe déjà des mots pour nommer ce phénomène. Il n'y a pas de compromis acceptable moralement ou rationnellement possible avec le fascisme franco-tunisien, le chiraquisme, le baasisme,e le mussolinisme, l'hitlérisme, le stalinisme et le bénalisme sont liés ontologiquement et tout cela doit disparaitre le plus rapidement possible de la scène publique politique internationale. Et le Zine El Abidine Ben Ali en Tunisie, alias Zaba ou caporal Zeby, c'est un fumier de dictateur, le fumier de Carthage : c'est le pauvre équivalent de Hitler dans une version africaine postcoloniale. Certes Ben Ali n'est pas le seul criminel, assassin et tortionnaire au pouvoir car la liste des tyrans en exercice dans le monde est encore longue, mais on remarquera d'une part que les autocrates contemporains disparus sont plus nombreux que ceux qui sont encore en service en 2004, et d'autre part que ceux qui règnent par la force aujourd'hui sont moins beaucoup nombreux que ceux qui règneront demain. Pourquoi ? Parce que les peuples en ont assez de ces oppresseurs et qu'ils vont les jeter à la poubelle comme la dernière des merde. La mode de la torture et des disparition est passée : l'humanité a fait de grands progrès, même si elle s'engage rarement dans la voie de la démocratie, les gens n'acceptent plus de vivre sans aucun droit et de risquer de mourir à tout moment en raison de l'anarchie liée à l'incurie des dictateurs à gouverner (on les laisse même mal faire leur travail du moment qu'ils respectent le droit àla sureté de personne) et à contrôler efficacement les affaires de leur pays et son développement.
Les tunisiens méritent leur triste sort, la vie sous la dictature, le sous-développement. Ils ont eu la chance au moment de l'indépendance de prendre leur avenir en main et de gérer leurs propres affaires, comme l'a cru certains politiques comme Pierre Mendès-France et d'autres (on rappelera que feu F. Mitterrand, qui a été décoré de l'ordre de la francisque, s'est opposé dans les années cinquante à la décolonisation). Et au lieu de s'organiser rationnellement et de travailler à la prospérité du pays la génération Ben Ali a préféré se laisser aller à la corruption et laisser le pays s'enfoncer dans le gouffre du sous-développement. Résultat, on a un flic maintenant à la tête de l'Etat tunisien, de plus complètement idiot. Si l'on comparait les performances personnelles des dictateurs, la Tunisie serait le tout dernier pays du globe et il n'y a pas de quoi en être fier (le pays est déjà dans le groupe des derniers en matière de libertés et de droits civiques).
La Tunisie est donc devenue un pays sans foi ni lois, une sorte de no mans land ou c'est le plus fort qui commande et tous ceux qui ne correspondent pas au standard de la réussite planifiée sont impitoyablement éliminés physiquement. Pas de place en Tunisie pour les jeunes, les demandeurs d'emplois, les femmes, les enfants, les vieux, les malades et les personnes handicapées, ah j'oubliais les opposants s'il y en a en Tunisie, chose que je ne crois pas car le rgime n'est pas libéral en politique intérieure : la prison, l'exil ou la mort, tel est depuis l'indépendance le sort de tous les opposants dans le monde arabe.

Si Ben Ali n'avait pas existé un autre aurait pris sa place.

Trop idiots pour apprendre un rôle et le réciter devant des caméras la Ben Ali family : incompétence et pénurie des moyens audiovisuels, football à part, les obsèques du vieux Boubou n'ont pas été retransmises à la télé.
Ben Ali légitime son autorité par la violence. Il règne par la terreur, l'intimidation, le chantage, la torture, les incacérations arbitraires, les mises au secret, le harcèlement des familles, les pressions sur les employeurs et autres distributeurs de ressources, et les aides étrangères accordées dans le cadre d'accords bilatéraux, ce que la France appelle la coopération et qui se traduit en réalité par des ventes d'armes, l'équipement et la formation gratuit des polices (la Tunisie n'ayant pas d'armée). Ses vrais amis qui lui donnent chaque année un chèque il n'en a qu'un seul, Jacques Chirac, qui va jusqu'en Chine pour parler des droits de l'homme aux étudiants de là-bas mais qui ne les applique pas ni en France pour les étrangers ni en Tunisie : camelotte bourgeoise disait Mao Tse Toung le vérollé. Chirac démocrate ? Oui, c'est un opportuniste qui aide un dictateur fasciste au vu et au su de tout le monde. Ce n'est donc pas seulement au peuple tunisien qu'il faut poser la question de savoir ou il était au moment ou il la police bénaliste est venue arrêter ses voisins musulmans islamistes mais aussi aux gouvernants d'Europe et d'Amérique, enfin tout ceux qui, malgrés le fait qu'ils vivent dans des démocraties occidentales développées ont fermé les yeux voire encoragé la torture et le massacre.
La démocratie parlons-en : il n'y a pas un seul signe de démocratie en Tunisie. La seule chose bien du point de vue démocratique en Afrique avant la colonisation c'était la tradition des palabres. On prenait le temps de faire des débats et d'écouter tout le monde aussi longtemps qu'il désire parler. Les tunisiens ne savent pas parler sans hurler, aucun débat possible dans ce pays, donc pas de démocratie. Et puis leur chef ne le veut pas : parler c'est dangereux pour la sécurité de l'Etat. Voilà les tunisiens ravalés au rand demuets : soyez cons et enrichissez-vous sinon taisez-vous !
La Tunisie s'est revétue des oripaux démocratiques : elle a choisi le régime républicain, organise mêmes des élections qui n'en sont pas puisqu'elles sont truquées. La Tunisie de Ben Ali est devenue un bordel : ne dites plus élections mais plutot érections. Les tunisiens ne votent pas : on connait le résultat de ces grandes agitations à l'avance, 99,9% des voix seulement pour le dictateur, ce qui est un score mauvais et nul, il doit se mettre 100% des votants au minimum. Mais Ben Ali n'est pas un vrai dictateur, c'est un despote lâche, un trouillard devant l'éternel qui n'ose pas dire la vérité mais les tunisiens veulent-ils l'entendre ? Après ils sont frustrés et ont visiblement quelques grandes difficultés à se regarder dans la glace. Quand tout un peuple soutient le fascisme c'est très difficile de réaliser quoi que ce soit. Tous les arguments pour le bénalisme sont facécieux, mais si les tunisiens préfèrent la tranquilité des cachots ou Ben Ali les met au secret après une semaine de Dakhilliya à la culture démocratique c'est un vrai problème.
Il manque donc à la Tunisie une vraie culture démocratique, parce que ni la France coloniale ni le nouvel Etat indépendant n'a pris le soin d'instruire la population, préférant voir les Tunisiens comme une main d'oeuvre docile plutot que comme des citoyens doués de raison. Les Tunisiens ont rattrapé le temps perdu, ils ont progressé plus vite que leur élite grasse et se sont organisés politiquement afin de mener la Tunisie dans la voie du progrès démocratique et du développement, mais à la fois la France et le régime dictatorial ont saboté leur mouvement : je souligne ici la haute imbécilité de certains opposants de pacotille qui, au lieu d'être solidaires les uns avec les autres, se sont réjouis de voir leurs voisins et concurrents directs de l'opposition se faire massacrer par la machine répressive sans penser que le lendemain ce fut à leur tour de monter dans la charette et de rencontrer leurs anciens collègues sur les mêmes grills et dans les prisons. Cette irresponsabilité incivique la Tunisie est en train de le payer très cher puisque l'union de l'opposition n'a pu se réaliser, chose que le régime encourage à coups de prébendes voire en employant la terreur juridico-policiaire.
Cet appareil répressif il faut le casser. Fermer tous les centres de tortures, construire de nouvelles prisons, aux normes (si les prisons sont surpeuplées c'est un autre problème : alors il faut plus de prisons !) et démolir les anciennes. Mettre tous les tortionnaires à la retraite : changer de régime serait le mieux. Cela signifie que tous les fonctionnaires bénalistes vont être mis à la porte. Tous les flics, tous les agents du régime, tous ceux qui travaillent aujourd'hui et qui soutiennent activement ou non la dictature. Le meilleur exemple que l'on puisse citer c'est celui de la Russie soviétique ou, mieux, l'Allemagne de l'Est. Ce changement de temps ne signifie pas l'oubli pour autant. Les victimes doivent être réhabilitées et les fautifs poursuivis et punis. Ici le discours de l'opposition est relativement clair : à force d'exercer les esprits dans des débats démocratiques animés depuis maintenant 6 ans la plupart des opposants ont finis par accorder leurs violons sur quelques principes essentiels, que M. Khiari a exposé avec ses mots dans cette réunion du 28 septembre 04 à Paris, les mêmes idées chez Moncef Marzouki, Sihem Bensedrine et toutes les stars de l'opposition. Moi je critique l'opposition tunisienne : elle doit, comme le régime tunisien, passer du discours à la réalité. Pour commencer il ne faut pas se taire. Le silence est complice dans un contexte de dictature : écrivez sur les murs ou sur Internet tout ce que vous avez envie de dire, c'est autorisé ou non, on s'en fiche. Vous êtes libres, votre liberté, utilisez-là. Ou taisez-vous si vous n'avez rien à dire ou si vous le désirez mais nous attendons de tous un engagement positif et actif pour la cause des droits civiques tunisiens, vous risqueriez d'être pris pour un attentiste si vous ne faites rien ou un collaborateur si vous en faites trop dans le mauvais camp. Ces stars de l'opposition, qui n'apparaissent pas es qualité dans les débats publics on se passera d'eux. Et ceux qui ont le courage de s'exprimer sont systématiquement détruits par les organes de diffamation du régime (Les Annonces, Les Masques, l'ATCE...) ou critiqués par leurs collègues jaloux de l'opposition, quelle infamie ! On excusera aux opposants leur manque de formation aux débats démocratiques mais je leur rappelle que diffuser des rumeurs et des calomnies n'est pas acceptable, que ce soit dans une dictature comme la Tunisie ou dans une démocratie.
Un changement complet de régime s'impose pour la Tunisie. Certains se demandent comment. Facile : par l'action. S'il faudra chercher Ben Ali qui se terre comme un rat dans un trou ou l'extirper de son palais de Carthage ce sera fait. Pendant plusieurs mois on a cru que le dictateur serbe Milosewitch était intouchable : sa place est debvant le tribunal international de La Haye. On gardera en mémoire de Saddam Hussein, cette ordure infinie, l'image d'un pauvre type sale et crasseux qui regarde hébété la bouche ouverte devant une caméra. Le temps joue en faveur de l'opposition : une simple ambulance est venue chercher un jour le dictateur Hassan II : c'était finis pour lui, dieu l'a rappelé à lui et c'est bien. On peut les soigner comme on veut ces fumiers de dictateurs ils finissent un jour par partir, généralement les pieds devant. Ben Ali est aussi pourri de l'intérieur à ce que je sache d'après la presse algérienne : est ce un tabou en Tunisie ? Mondher Sfar qui parle de boycot du tourisme en Tunisie, c'est une bonne idée mais ce n'est pas la peine, le produit touristique tunisien est de si mauvaise qualité qu'il n'y a que les beaufs qui vont là bas et la Tunisie ne gagne rien avec eux, les aéroports sont plus chers à entretenir la main invisible du marché rend justice à la Tunisie, ou de révolution : là Sfar raisonne en médiéviste, le juge Yahyaoui est opposé à la violence et il a raison, qui veut mourir et se salir les mains pour un dictateur ? Les temps ont changé : il y aura un coup d'Etat en Tunisie, c'est chose sure, il sera perpétré par un type qui destituera Ben Ali pour des raisons médicales, une sénilité précoce, etc. Un changement de régime serait mieux : on verrait les anciens chefs de la police bénalistes prendre les chemins de l'exil et retrouver à l'étranger leurs anciennes victimes et tous ces petits flicards tunisiens à l'étranger qui ne leur parleront plus du tout, enfin ceux qui quront qssez d'argent pour faire leur valise et partir, pour les autres ce sera le procès en Tunisie. Je les vois ces anciens flics tunisiens tortionnqires qui se recyclent dans le seul métier ou ils seraient encore compétents : videur dans les boites de nuit, nos chers bras cassés vont avoir aussi le nez cassé.
De vraies élections démocratiques pourraient éviter à la Tunisie le risque d'anarchie lié à la violence politique nécessaire d'un coup d'Etat mais cela les Tunisiens ne le comprendront jamais, ils ont fait pourtant des efforts mais comme ils n'ont rien compris à la démocratie tout cela est vain. Il ne s'agit pas seulement d'organiser de élections et de faire croire que le dictateur est légitime parce qu'il aurait été élu : ce con de Ben Ali a eu encore plus de voix en 99 avec le multipartisme qu'en 94 avec un parti unique. Qui est assez naif pour croire cela ? Michel Camau, qui est une lumière, a bien vu que les élections en Afrique n'en sont pas vraiment. Elles sont totalement truquées : on prend les cartes d'électeurs des paysans à la campagne pour aller veauter à leur place... Waterbury avait recensé en 70 déjà plus de 30 fraudes usitées au Maroc pour truquer les résultats. Son bouquin date de 70, on a vu quelle a été la sanction pour le régime. Ben Ali, qui est un nouveau sur la scène politique, triche lui aussi comme un fou : il faut donc le sanctionner personnellement et très durement pour lui apprendre à prendre les gens pour des imbéciles. Avec Ben Ali, la désobéissance civile est un devoir : il n'y a rien à attendre ou à espérer de mieux d'un régime pourri. Tout doit disparaitre. Ceux qui parlent, ceux qui s'opposent et ceux qui agissent en ce sens sont des héros, les autres des zéros. Et les tortionnaires à la petite semaine on les aura, sans avoir à bouger le petit doigt, car il existe une Justice immanente : une malédiction les frappera jusqu'à la 7ème génération. En attendant nous avons tout notre temps, toute la vie devant nous pour recenser et enretgistrer leurs exploits, Cela mérite réflexion :

Les arabes en général et les Tunisiens en particulier sont totalement hermétiques àla critique, même neutre, constructive et d'intérêt public : au moindre mot censurable, nos bons esprits représentant l'élite grasse s'écrient : Mais qui êtes-vous ? (Je ne vous connais pas...). Moi oui parce que je m'instruit ! Je lis, je pense, je réfléchis par moi-même et j'agis. Inutile de rappeler le plus grand projet de l'opposition tunisienne, le fameux Who is Who in Tunisia 2004. Après le fameux dictionnaire de Suxydelik et le programme du CPR (je laisse le soin de deviner aux profanes le sens de cet acronyme : le meilleur exemple c'est encore la RTL, bien connu des parisiens tunisianisés)

WHO IS WHO in TUNISIA 2004 (Rappel) : déjà la 3ème édition avec plein de nouveaux amis !

Dans le cadre :
1. De la preparation du procès contre le dictateur Zine El Abidine BEN ALI en Tunisie,
2. De la defense active des droits de l'homme dans la Tunisie TUNISIE post-coloniale de 2004,
3. Du devoir de memoire envers les victimes du benalisme en Tunisie (1984-2004),
Nous avons la joie de vous presenter le projet Who is who in Tunisia 2004 3e edition.

BUT DU PROJET :

Identifier d'une maniere generale tous les policiers tortionnaires tunisiens en Tunisie et a l'Etranger et leurs auxilliaires, en particulier les dellateurs, ainsi que tous les agents du regime benalistes notoirement connus ou declares, de quelle que nationalite qu'ils soient,

Identifier avec certitude toutes les victimes du regime tunisien ayant subi en raison de leur opinion politique ou religieuse des incarcerations arbitraires, des tortures et autres persecutions ou actes par nature injustes ou illegaux quels qu'ils soient.

Identifier les citoyens de monde militants pour la defense des droits humains en Tunisie qui souhaitent se faire connaitre, et a defaut illustrer par quelques donnees relatives a la qualites civile l'engagement associatif des personnes souhaitant rester totalement anonymes ou connues seulement par un pseudonyme.

MOYENS

Who is Who in Tunisia 2004 3e edition est un projet prive sans etiquette politique, associative ou syndicale. Il ne jouit d'aucun financement. Les contributeurs que nous ne remercieront jamais assez, se reconnaitront eux-memes.
Nous disposons de moyens informatiques puissants et d'un programme de base de donnees. Pour des raisons de securite, l'ordinateur central n'est pas connecte au reseau internet dans un endroit secret dans un bunker confortable hors d'atteinte des forces benalistes.

APPEL A CONTRIBUTION

Si vous etes une vicime des droits de l'homme en Tunisie, ou bien si vous etes un militant engage activement dans la lutte pour la defense des droits de l'homme en Tunisie, ou bien si vous connaissez des fanatiques a la solde du regime tunisien actuel, que ce soient des petits delinquants, des grands criminnels ou tout simplement des opportunistes dont la conduite vous semble particulierement scandaleuse compte-tenu de la situation actuelle, marquee par une recrudescence des pratiques de torture, le vol et la corruption generalisee, que ce soient des opportunistes ou des attentistes ou des personnes collaborant notoirement de maniere active, ecrivez-nous. Nous vous remercions d'avance. Et si vous avez peur, signalez-le aussi.

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ou bien dans le forum TUNEZINE, le site Réveil Tunisien ou tout qutre site qui vous semble bon.
Le prochain chef d'Etat tunisien devra être bio-(dégradable) : insupportable ces 50 familles de mafieux qui accaparent tout mais ce n'est pas tant cela que l'on leur reproche que leurs pratiques criminelles.
L'opposition tunisienne... on constate la faillite des quadras, l'échec politique d'améliorer la situation des droits humains en Tunisie : aucun progrès depuis 1999... mais la bonne nouvelle c'est l'entrée des jeunes dans l'arène politique - ils le paient très cher - et la jonction de tous les citoyens tunisiens, les citoyens du monde si je puis dire, de tous les continents, tous unis pour un vrai changement, un nouveau régime politique plus juste et plus humain. Les bénalistes ne sont pas assez nombreux pour s'unir, cette clique de fanatiques est de plus en plus minoritaire, les jours du despote sont comptés. Nous aurons bientôt la joie de vivre en direct sa destitution et je bénis d'avance celui qui le jetera à la poubelle de l'histoire, en attendant son procès, comme la dernière des merdes. Oublions-le et constrisons ensemble la Tunisie de demain : changeons-nous nous-même dans la voie de l'intelligence et de la vertu, et au travail la Tunisie, abattons la tunique de Nésus qui flote sur ce beau pays !
J'aimerais bien un jour être fier des Tunisiens et de la Tunisie, j'aimerais vraiment voir une vraie démocratie exister en Afrique, la devise des conscrits de 1792 était "vivre libre ou mourir", pas "vivre comme des chiens et mourir". Je répète l'irresponsabilité de certains opposants de gauche qui se sont alliés au régime au moment ou ce dernier a massacré les islamistes : tout le monde il est islamiste pour un dictateur, et donc jugé d'avance coupable et condamnable au goulag et même sans jugement, on ne compte plus les Tunisiens qui ont été jetés au cachot, et les étrangers aussi qui ont subi le même sort... Ils n'en parlent pas... encore c'est tout. La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera.
J'associe à l'événement pseudo électoral un autre fait divers passé inapercu, l'agression d'Hama Hammami :
L'agression de Hamma Hammami (octobre 2004) : un coup pour rien.
Le régime tunisien salit son image de marque au moment des élections présidentielles truquées où le générakl tortionnaire et assassin Zine El Abidine Ben Ali va être encore une fois réélu "démocratiquement" (mon cul !) à 99,9%.
Oui Hamma Hammami vient d'être à nouveau agressé : un flic tunisien en civil lui a main son poing dans la gueule. Oui encore une fois un agent du régime tunisien porte la main sur un opposant : le régime tunisien harcèle, violente, torture et assassine ses opposants. Oui tout cela on le sait depuis longtemps. Oui on ne fait rien ou pas grand chose pour améliorer la situation. Oui la Tunisie c'est un pays que l'on aime beaucoup de loin mais qui se révèle abominable, flaubertien, de près. Oui le régime de la Tunisie et son général en particulier nous emmerde.
Une nouvelle agression d'un opposant tunisien dans la rue, impunément : les juifs aussi étaient agressés et fusillés dans la rue entre 1933 et 1945. Ce sont toujours les victimes qui gagnent à la fin : la raison et le droit sont du côté d'Hamma Hammami. Peu importe qui il est et ce qu'il pense, nous savons tous qu'il a passé la moitié de sa vie au secret dans des prisons, on se rappelle tous de ces dernières années de vie dans la clandestinité pendant lesquelles il n'a pu voir sa femme ni ses enfants.
Le régime tunisien continue à encourager la violence politique. Il laisse des voyous de flics se comporter arbitrairement, sous la responsabilité directe du dictateur Ben Ali. Seulement voilà, ces agressions ne servent à rien politiquement. Le Parti Communiste des Ouvriers Tunisiens ou PCOT en sortira renforcé puisqu'on en parle : Hamma Hammami = PCOT. On s'intéresse à nouveau à Hamma Hammami et au PCOT : pourquoi donc ce Monsieur dérange-t-il la dictature ? Qu'a-t-il fait ou dit ? Certainement quelque chose qui n'a pas plu à Ben Ali puisqu'il a donné l'ordre de le harceler. Ou bien dans le cas contraire il n'a donné aucun ordre et le flic a fait du zèle en montrant à tous qu'il travaille mieux que les autres, et dans ce cas le général Ben Ali ne contrôle rien en Tunisie, la rue lui échappe, elle est régentée par des flics tunisiens mi SA mi voyoux : quel danger alors pour les touristes, vu que de temps en temps des bombes explosent dans les lieux les plus visités, ils devront fuir l'arbitraire des flics tunisiens de base extrêmement violents...
A rien : les agressions ne servent à rien du tout politiquement sinon à faire de la publicité à leurs victimes qui entrent dans le panthéon des opposants. Et ce flic, aura-t-il une promotion ? A l'approche des élections, ces actes sont très maladroits : la dictature ne peut plus sa cacher derrière le paravent de la normalité ou de la respectabilité. Nous sommes des tunisiens ET donc on cogne. Flic tunisien = homme fou et violent. Ben Ali = dictateur incapable de contrôler les flics (et menteur mais cela ils le sont tous).
Je ne vais pas noter cette agression de Hammami dans le Who is Who in Tunisia : on sait que Hammami est harcelé par le régime depuis plusieurs dizaines d'années et que cela continue et ne va pas s'arrêter. Une loi en Tunisie c'est que le régime casse la gueule régulièrement aux opposants : il n'y aura jamais aucune démocratie possible dans ces conditions.
Cela m'aurait intéressé de connaître le nom, le grade et l'adresse du flic en question : quel gain va-t-il en tirer de cet acte odieux ? Et si vous connaissez personnellement des flics tunisiens violents plaignez-vous, parlez ! A votre ONG de défense des droits de l'homme la plus proche : Amnesty International, la Ligue, Humain Rights Watch ou àn'importe quel militant qui transmettra.
Je pense à Mondher Sfar et à Ahmed Manai, au juge Yahyaoui, à Sihem Bensedrine et à tous les autres démocrates tunisiens qui ont été lâchement agressés ces dernières années : il faut absolument que cela cesse. En conclusion si le régime tunisien ne veut pas se civiliser alors il faudra le changer, à commencer par le haut : le général Ben Ali doit absolument quitter le pouvoir le plus rapidement possible.
Les tortionnaires n'iront pas au paradi : ce sont peut-être des héros en Tunisie mais nulle part ailleurs. Ils seront en attendant jugés devant de vrais tribunaux pour répondre de leurs crimes, eux ainsi que toute leur hiérarchie coupable de génocide et de complicité, qu'ils soient tunisiens ou non : est-ce que l'on doit brader la Tunisie pour permettre à d'ancien épiciers poujadistes de France d'obtenir un nouveau marché ? NON ! Les tunisiens peuvent le faire eux-même, à condition que les conditions du marché soient ouvertes, transparentes et libérales.
Je demande à tous d'être conséquents et durables dans vos opinions, choix politiques et comportements : j'ai horreur des girouettes, même si les connaisseurs du régime les plus remarquables de l'opposition sont issus du sérail . J'ai parlé.
Le malheur tunisien est un problème purement politique : le dictateur et ses sbires et les rares qui le soutiennent sont des salauds qui ont les mains sales. La Justice et la Vérité vaincra.
Les tunisiens, quand on les écoute, sont de purs génies, contrairement aux islamistes qui, individuellement, sont comparables à des fourmis c'est-à-dire de purs crétins mais collectivement sont capables d'accomplir des choses remarquables (le Taj Mahal, vaincre le charlovingien Charles Marteau à Poitiers... à la bataille de Moussais, construire la grande mosquée etc.), les tunisiens sont d'horribles individualistes désireux d'être chacun meilleur que l'autre, il n'y a donc pas de solidarité entre eux car les guéguérres sont incessantes et le régime en profite : la somme du peuple tunisien s'annule : certes la Tunisie va vers la démocratie et elle y arrivera un jour mais tout le monde sera mort quand elle y arrivera, si elle y arrive. La Tunisie c'est l'ivrogne de Bernouilli qui se cogne A chaque lampadaire, c'est une galère sans voiles ni rames, c'est la dictature sanglante de Ban Ali, c'est la harissa à la place du ketchup dans les macdos. Chacun crée son association, chacun veut être mieux que les autres : très bien ! Quand la Résistance voudra s'organiser rationnellement elle aura encore quelques combats devant elle mais nous pouvons espérer de grands résultats car le monde a changé, la Tunisie doit suivre. Des bénalistes et de l'ancien régime il ne restera rien : seulement des mauvais souvenirs qu'il faudra oublier. Je ne donne pas la priorité aux bénalistes, ils n'ont pas le courage de leurs opinions et ne partage pas celle du dictateur, un militariste parano. Quand la France comprendra qu'elle n'a rien à gagner à faire de la coopération avec Ben Ali, que rien ne justifie le soutien àun régime qui pratique la torture, on aura gagné.
On devrait avoir normalement au moins 10000 réponses à cet appel, vu que la majorité des Tunisiens savent lire et écrire, il leur suffit de trouver internet. Le Ben Ali ne passera pas par moi : moi (j'ai oublié quel jour c'est les élections en Tunisieet de toutes les facons je m'en fiche) j'irai à la pêche le jour des élections, j'ai de plus tout le matériel : 5 ou 6 cannes, porte-cannes, filets, boîte à appats, appats (des lombrics acidulés), boîte à appats, gros filet pouvant servir à capturer des gros poissons du style Moncef Ben Ali, petits filets ou épuisettes pour Lotfi Hamdi de Mars-eilles, une cage pour Sophie Marceau-Bigéni et Salvatore Lombarbeau (ils vont faire des petits), un morceau de sucre pour le monstre des Vosges Philippe TSSS... TSSS...
Comment elle sera coiffée le Zaba ? Avec de la gomina ? Si vous attrapez une photo de ce dictateur, dessinez-lui une petite moustache carrés : avec un ordinateur c'est assez facile à faire j'ai déjà essayé, l'effet est saisissant, il ressemble à tonton Adolphe Zine Elabidine Ben Flane (c'est la toute première fois que je fais un jeu de mot en arabe alors riez ! Pour Sophie, Angelica et Hasni : trouvez-vous un traducteur officiel assermenté ou un vrai tunisien un peu lettré, essayez un islamiste parfois ils savent lire l'arabe sans les voyelles du Coran).

99,9% ou plus ? Les jeux sont faits, rien ne va plus,

En avant-première, les résultats des élections (en Afrique elle sont suivies d'un baby boom neuf mois après) :

Ben Ali Baba (alias caporal zeby) : zéro voix.
Halouani : une voix, la sienne
Le 2eme guignol qui se présente aux érections je ne sais même pas qui c'est.
Ben Brick : 3 voix, la sienne, celle de sa mère et celle de son frère.

Mais ou sont passées les autres voix ? Boycottées ?

Ben Brick est élu président de la raie-publique tunisienne, le 33e président après Hannibal :

Programme de Ben Brick : respecter le code d'Hammourabi en Tunisie.

Conclusion : je ne comprend pas pourquoi les Tunisiens se prennent de passion pour des élections, américaines peut-être, parce qu'en Tunisie il n'y a pas d'élections, il n'y en a jamais eu, si les tunisiens étaient des démocrates cela se saurait ! Un dictateur réélu ? Bof ! Et puis ? Moi ce qui m'intéresse c'est la chute des tyrans, pas leurs manoeuvres de propagandes carnavalesques. Question : est-ce que l'on peut faire disparaitre les cheveux blancs de Zaba sur les photos, et autres machins dégueulasses qu'il a sur la tête ? Il se fait vieux à présent le caporal zeby, cela me donne l' idées du changement.

Le prochain débat c'est sur l'après Ben Ali, beaucoup plus intéressants que ces élections de merde en Tunisie dont les résultats sont connus d'avance (comme en 1994 et 1999) qui n'en sont pas.

Y aura-t-il plus d'investisseurs et de touristes en Tunisie après les érections ? Vu la conjoncture, j'en doute fort, avec une croissance proche de zéro en Europe occidentale, je ne crois pas qu'il restera beaucoup d'argent pour faire la fête en Tunisie.

Qui va succéder à Ben Ali ? Je sais qu'il y en a qui attendent sa chute pour prendre sa place, j'aimerais bien les connaitre avant qu'ils s'autoproclament dictateurs : ne nous faites pas le même coup qu'Halouani le candidat obèse et super motivé pour perdre qui sort comme un diable en boîte : je n'en ai jamais entendu parler avant les élections. Jamais ! C'est quoi cela ? En plus il ne dit que des conneries. J'aimerais bien avoir des nouvelles du candidat malheureux contre Zeby en 99 : j'ai déjà oublié son nom, le zélé fonctionnaire agent du régime qui s'est retrouvé en prison...

3 candidats ! ! ! ! ! ! ! C'est tout ? Pourquoi elle se présente pas tata NCH avec son Ploum-Ploum ? Elle n'est pas sortable mais avec elle au moins on rigolerait un peu, on a déjà Jacques Chirac qui dit que des conneries, le caporal Zeby qui ne parle pas : et Marzouki ? Qui connais-je d'autre comme chef de parti politique en Tunisie ? Le PD-P : Maître Agoubi-de-Lyon, et JAAFAR le collabo du FDTL ! Il porte le nom d'un héros disneyien négatif le mustafa ya m... ! Qui d'autre ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? SBS n'est pas un homme politique (dommage). Bon j'ai cité deux ou trois gauchistes, contre les fachos du RCD, il manque qui dans le paysage politique tunisien ? ? ? ? Les écolos ? N'existe pas en Afrique, pas assez riche mon fils. Mince alors je suis sûr que j'ai oublié un groupe politique important mais lequel ? La confédération des bordeliers de Carthago city ? L'ordre des mendiants employés au Palais de Justice ? La guilde des pêcheurs et passeurs de rives ?

Je trouve pas.

Le parti des barbus emmitouflés ! 100% de la population d'après les statistiques officielles : majorité absolue. Le frère Karker est élu nouveau Résident. La capital de la Tunisie est trasnférée à Dignes-les-Bains... Encore plus économe que Bourguiba, il faut le faire ! La Tunisie au gnouf !

Moi cela me fait chier ces élections en Tunisie, ce sont des élections pour ne rien élire. Vais ou bien à la pêche, ou bien à la chasse aux cons, cela dépendra du temps qu'il fait à Tunis.

Le groupe Réveil Tunisien manque de rédacteurs : vous attendez d'être torturé, jeté en prison et assassiné pour écrire ou quoi ? Parfois je ne comprends pas les Tunisiens : dansez maintenant : Samba !

 

(Source : www.reveiltunisien.org, le 13 octobre 2004)

 


 

Vote post-mortem : témoignage d'un mort qui a voté


par Mkarriz

« Personne n'a jamais accordé autant d'importance à ma voix autant que Ben Ali lui-même. ہ ma grande surprise, j'ai découvert que celui-là m'adorait, mais c'était uniquement après ma mort. Quand j'étais, si j'ose dire, vivant, certains me disaient que ma voix d'électeur ne servirait à rien que avec ou sans elle, les choses n'avanceraient jamais, que la démocratie et les élections transparentes relèvent de l'utopique. Pour les présidentielles auxquelles je n'ai jamais participé, on me disait, que ma voix ne comptait même pas, que je n'étais pas la bonne personne pour le faire et que seuls les privilégiés, avaient ce droit. Moi, je n'étais que pauvre, dépourvu de droits, de devoirs et même de pouvoir.

 

Je me demandais pourquoi cet homme s'intéresserait-il tellement à ma voix maintenant et après tant de retard. Suis-je devenu important ? Et dans quel sens ? Suis-je devenu citoyen post-mortem ? Ben Ali est-il devenu le champion du monde des droits de l'homme pour donner le droit de vote même aux morts ? ہ quoi joue-t-il ?

 

Après ma mort, j'ai ressenti la paix, j'ai quitté le monde immonde de la dictature tunisienne, j'étais un Tunisien étouffé, ma jeunesse m'a été volée, ma liberté m'a été confisquée, mes revendications de droits m'ont été renvoyés sèchement. J'ai perdu ma dignité et mon estime d'être humain. Après ma mort, j'ai senti ma renaissance après m'être débarrassé du fardeau de supporter la dictature dans le silence accablant. Hélas, cette béatitude post-mortem était éphémère. J'ai réalisé que les morts n'ont aucun répit en Tunisie de la dictature. Ils devraient tous « brûler » eux aussi pour fuir le régime de Ben Ali.

 

Au alentour du 24 Octobre 2004, j'ai eu l'impression de ressentir un malaise dont j'avais l'habitude de souffrir de mon vécu. Ma curiosité ma poussé à aller plus loin. ةtant invisible et ayant la possibilité de me déplacer facilement je me suis retrouvé dans une foule de curieux, c'étaient des Tunisiens aussi mort que je l'étais moi-même, des morts à qui on a volé la paix.

Je me suis faufilé pour voir ce qu'il y avait à voir. C'étaient des « vivants », mais qui paraissaient dépourvus de toute force, pâles, malheureux, ayant le regard vide, tu les voyais faire la file sans savoir pourquoi, pour qui ou pour quelle raison. Pour eux, c'était un protocole, une réponse « présent » forcée. Aucune conviction, tout simplement un vote à contrecœur. De l'autre côté, quelques personnes « heureuses » ou du moins participaient à une activité de « joie » forcée ou par intérêt personnel. Ce qu'on appelait « ambiance de fête » paraissait atteindre le ridicule et frôle la nullité.

 

Dans le bureau de vote, j'ai consulté la liste d'électeur. J'étais là. J'étais complètement désemparé et abasourdi, j'ai même remis ma mort en cause pour croire que ce n'était qu'un cauchemar, que c'était quelqu'un d'autre qui avait le même nom. J'ai imaginé toutes sortes de scénario, mais le nom de mon père y figurait ainsi que ma date de naissance, ce qui a infirmé tout soupçon d'hallucination.

 

ہ mes côtés il y avait un vieux monsieur, invisible lui aussi, qui me regardait dans cet état-là, il m'a tout de suite interpellé pour me dire : « c'est ta première ? ». Sans me donner le temps de lui répondre, il a enchaîné pour me narrer son histoire de mort depuis une vingtaine d'années, il m'a raconté comment il a voté trois fois tout en étant mort et comment et pourquoi cette mascarade électorale, se poursuivait depuis plusieurs années depuis le coup d'état de Ben Ali en 1987. En écoutant ce monsieur étaler l'histoire de la « légende » du vote post-mortem à la tunisienne, j'ai fini par comprendre que ce n'était pas une fiction mais plutôt la façon de faire du régime tunisien en place, pour tromper les citoyens.

 

Ce qui me faisait encore plus mal à ce moment-là, c'était de voir quelques personnes, faisant semblant d'être des électeurs qui revenaient à plusieurs reprises dans la même file d'attente. ہ chaque fois ils recevaient de la même personne une carte d'électeur, parmi lesquelles il y avait ma carte avec mon nom à moi, mon adresse à moi et ma date de naissance à moi. Ils les mettaient dans la boîte sans aucun scupule ni remord. On a voté pour moi, ça m'a tué pour la nième fois.

 

En me retournant vers le vieux monsieur qui me parlait et dont j'ai oublié la présence pour un moment de frustration, il m'a dit pour finir son discours : « Mon fils ! Dans l'ère de Ben Ali, le Tunisien est un éternel électeur. La fin de ce bourreau sera atroce ! »

 

(Source : www.reveiltunisien.org, le 22 octobre 2004)

 

Législatives 2004 : Les enseignements d’un scrutin

 

Zyed Krichen
 
Le RCD remporte encore une fois la totalité des circonscriptions avec une écrasante majorité (87,59 %). Les partis de l’opposition font mieux qu’en 1999, mais n’arrivent toujours pas à concurrencer sérieusement le parti au pouvoir. Focus sur une élection somme toute pas tout à fait comme les autres.

Les journalistes et observateurs, nombreux à être présents ce soir du 24 octobre au siège du ministère de l’Intérieur, se perdaient en conjecture pendant les heures qui ont précédé la proclamation du premier résultat de la première circonscription. Nul ne doutait de la facile victoire du RCD et de son candidat à la présidentielle. L’enjeu était : dans quelle proportion et avec quel score ? Il s’en trouva même de très hardis qui prédirent une fourchette de 60 à 70 % pour le parti au pouvoir.

Les premiers résultats ont démenti ces prédictions. Quoique le RCD, pour la première fois depuis 1994, tombait sous la barre des 90 %

Un demi-million de voix pour l’opposition

Comment peut-on interpréter les résultats des législatives du 24 octobre ? L’élément qualitatif majeur est qu’il y a eu plus d’un demi-million de voix qui se sont portées sur les listes des partis de l’opposition et des indépendants. Certes, cela ne représente guère que 12,38% des votants, mais comparée aux 2,23 % de 1994 et 8,29 % de 1999, cette avancée nous semble être suffisamment significative pour être soulignée. Les listes de l’opposition réunies ont même dépassé les 20 % dans les deux circonscriptions de Tunis, avec respectivement 20,52 % et 20,09 % des voix.

Il découle de cela que le taux de participation très élevé n’a pas profité uniquement au RCD, mais également à l’opposition. Seulement, ce demi-million de voix ne doit pas être l’arbre qui cache l’hégémonie du RCD. M. Hédi Mhenni, ministre de l’Intérieur et du Développement local, lors de sa conférence de presse le lundi 25 octobre, expliquait cette hégémonie par l’ancrage profond du RCD dans toutes les couches sociales et par la reconnaissance des Tunisiens pour le travail accompli depuis 1987.

Le ministre de l’Intérieur a aussi soulevé un autre point d’une importance capitale : le manque de professionnalisme et l’impréparation des partis de l’opposition pour les échéances électorales.

En effet, les six partis de l’opposition n’ont pu présenter qu’à peine 600 observateurs pour les quelque 12.000 bureaux de vote. En outre, le seul MDS a fourni l’essentiel de ce contingent avec près de 450 observateurs alors que d’autres partis n’ont pu en désigner aucun ! Quand on sait l’importance cruciale des observateurs dans le bon déroulement du vote et du dépouillement, on ne peut que s’étonner d’une telle négligence. C’est comme si certains ne considéraient pas les partis politiques comme des “ machines ” à participer aux élections en vue de les gagner.

Les satisfaits et les mécontents

Certains partis de l’opposition sont plutôt satisfaits du scrutin du 24 octobre, comme le PUP, dont le secrétaire général, M. Mohamed Bouchiha, a obtenu un score plus qu’honorable à la présidentielle et qui conforte ses positions dans le nouveau parlement, passant de sept à onze députés. Le PSL est aussi à inscrire dans la liste des satisfaits avec un score plutôt inattendu de Mounir Béji dans les présidentielles (0,79 %) et la sauvegarde de ses deux sièges au Parlement. D’autres partis ont une joie plutôt mitigée. Le MDS qui, bien qu’arrivé en tête avec 4,64 % des voix, stagne dans sa représentation parlementaire : 14 députés sur 37 au lieu de 13 sur 34. L’UDU, lui aussi, ne réussit qu’à sauver ses meubles en maintenant ses sept sièges.

Dans le chapitre des mécontents, il y a bien sûr le PDP de Néjib Chebbi, qui a longtemps hésité sur le principe même de sa participation. Il a vu ensuite cinq de ses listes invalidées par le Conseil Constitutionnel pour vice de forme. Ensuite, les tribulations du manifeste électoral, interdit dans un premier temps, puis remanié par le PDP lui-même et enfin non mis en circulation par le même parti avant de proclamer le retrait de ses listes, après la date limite, et le refus de certains de ses cadres de le suivre dans cette voix. Le PDP sort de ces élections sans député et sans grande perspective politique.

Mais le parti le plus insatisfait de ces élections est sans conteste Ettajdid/lnitiative démocratique. Mohamed Ali Halouani, son candidat à la présidentielle, a fait une campagne active. Son meeting de clôture, à la Bourse du Travail, vendredi 22 octobre, a drainé une grande foule. Il n’a pas pu, certes, transformer cet élan en vote significatif, mais l’Initiative démocratique fut sans conteste la principale nouveauté politique de l’opposition en cette année électorale. Saura-t-elle persévérer et optimiser ses possibilités ? Seul l’avenir le dira.

Enfin, ceux qui ont choisi le “boycott” en ont été pour leurs frais. Le 24 octobre a démontré que seule la voie des urnes est passante.

 
(Source : Réalités N° 983 du 28 octobre 2004)

 

On ne change pas une équipe qui gagne.

 

Par Gabriel kabla
 
La campagne électorale pour la Présidence de la République Tunisienne bat son plein à Paris dans une ambiance sereine et festive.

La soirée organisée par le Rassemblement des Tunisiens en France, le RTF, dimanche 10 octobre 2004 au Palais Omnisport de Bercy, à l’occasion de l’ouverture de la campagne électorale, a réuni environ 8.000 personnes qui en ont profité pour exprimer, par des slogans spontanés, leur soutien et leur estime pour le candidat du Rassemblement Démocratique Constitutionnel (RCD) Monsieur Zine El Abidine Ben Ali.

Ces Tunisiens en France veulent dire leurs remerciements et leur confiance au Président sortant.

Le Président Ben Ali gère la Tunisie depuis dix-sept ans avec lucidité, efficacité et douceur mais “ sans perdre le Nord ”.

Son primum movens est l’Homme et sa dignité. Puis le rôle de la Tunisie indépendante sur la place internationale.

D’abord, et quand le système était en difficulté en 1987, Ben Ali a assuré un changement, sans conflit social, sans haine, dans la douceur, avec beaucoup de sagesse et en respectant le Leader Habib Bourguiba, qui a vécu jusqu’à la fin de ses jours dans la dignité et en Tunisie.

Le ton est donné. Le changement est dans la continuité ; les accords internationaux sont respectés, les projets de sociétés sont non seulement maintenus mais développés. Et n’oublions surtout pas la reconnaissance de l’histoire et la valorisation de la Culture tunisienne.

Le Programme électoral 2004 (21 points) s’intéresse à toutes les composantes de la société : femme, jeune, enfant, personnes âgées… .

Il se penche sur tous les domaines du développement : sociaux, économiques, politiques et écologiques. L’importance donnée à la qualité de la vie est très significative. Le rôle international de la Tunisie est bien souligné. Ce programme est certes ambitieux mais très réaliste. Il exige du labeur et du courage mais avec Ben Ali, on a pris l’habitude. Ce qui est dit est réalisé. Le programme électoral de 1999 est accompli.

La Tunisie est passée de pays sous-développé à pays émergent et va maintenant vers le développé.

Le projet politique de faire de la Tunisie un pays de droit et des institutions, démocratique, respectant les Droits de l’Homme, est conçu par étapes sûres, sans retour, en se basant sur le dialogue, avec enracinement de ces nobles valeurs dans la société mais sans négliger l’identité tunisienne. L’importance donnée par le Président Ben Ali au Conseil Constitutionnel confirme cette volonté. L’esprit de solidarité est de règle.

Les reconnaissances autant nationales qu’internationales de la bonne gestion de la Tunisie sont très nombreuses. L’adoption par l’ONU du projet Ben Ali pour la solidarité internationale témoigne non seulement de la maîtrise de la pauvreté en Tunisie, mais aussi de l’écoute qu’a acquis ce pays dans le monde. L’image de “ havre de paix ” qu’a gagné la Tunisie de Ben Ali contraste avec le reste de la région.

Le rôle que joue le parti politique de Ben Ali, le RCD, est très important. Malgré sa puissance, il n’écrase pas, et il permet l’_expression des autres mouvements politiques. La pluralité est une réalité en Tunisie : plusieurs partis politiques, quatre candidats à la Présidence de la République.

Rendons aussi hommage au rôle très important que joue Madame Leïla Ben Ali aux cotés de son époux, notamment dans le domaine humanitaire et social, indispensable au développement.

Voici donc un Homme -qui a de l’expérience (“ esél mjarab ou ma tasalch tbib ”), qui fait et réussit ce qu’il projette, qui est respecté sur la scène internationale, qui agit avec étape, douceur, assurance et courage, qui est dévoué à son état et à son peuple et qui accepte de se représenter aux élections présidentielles avec un projet magnifique et réalisable.

La Tunisie est comme nous la voulons et comme nous l’aimons : moderne, authentique, belle, tolérante, ouverte, gagnante, prospère, respectée et rayonnante.

Répondons oui à Ben Ali.

Voter pour Ben Ali est un choix volontaire et réfléchi.

Soyons à ses côtés et aimons avec lui la Tunisie.

On ne change pas une équipe qui gagne.

 

(Source : Réalités N° 982 du 21 octobre 2004)



29octobre04

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