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الخميس, 31 أيار 2007 21:06

8 ème année, N° 2564 du 31 mai 2007

 

8 ème année, N° 2564 du 31.05.2007
 archives : www.tunisnews.net

L’Observatoire Pour la Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme: Appel Urgent
Luiza Toscane: Samia Abbou, deux ans après rien n’a changé
Réalités: Remous à la TAP
Réalités: Réalités et le “vautour”
African Manager: Le secteur textile en Tunisie : Une expertise qui lutte pour la survie
AP: Turkey's top court to ask prosecutors to file charges against prime minister
Reuters: Top Turk court files complaint against PM Erdogan
Reuters:Turquie - La circoncision désormais remboursée par la Sécu.
 

L’Observatoire

Pour la Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme

 

THE OBSERVATORY

for the Protection of Human Rights Defenders

EL OBSERVATORIO

para la Protección de los Defensores de Derechos Humanos

APPEL URGENT - L’OBSERVATOIRE

Nouvelles informations

TUN 002 / 0507 / OBS 049.1
Agression / Harcèlement /

Mauvais traitements
Tunisie
30 mai 2007

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, un programme conjoint de l’Organisation mondiale contre la torture (l’OMCT) et de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), a reçu de nouvelles informations et vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante en Tunisie.

Nouvelles informations :

L’Observatoire a été informé par le Conseil national des libertés en Tunisie (CNLT) de l’agression dont a fait l’objet M. Lassaad Jouhri, membre fondateur de l’Association de soutien aux prisonniers politiques (AISPP).
Selon les informations reçues, le 24 mai 2007 au matin, M. Lassaad Jouhri a été enlevé dans la rue près de son domicile au Den Den (périphérie de Tunis) par une quarantaine de policiers en civil, alors qu’il entrait dans sa voiture. Les agents l’ont placé dans une voiture banalisée, nus pieds et sans la béquille sur laquelle il s’appuie pour se déplacer, des suites des actes de torture qu’il a subis lors de son emprisonnement antécédent.

Les policiers ont ensuite conduit M. Jouhri au poste de police du district de La Manouba, où il a été détenu jusque 20 heures. Interrogé sur ses activités de défenseur des droits de l’Homme, M. Jouhri a été violemment battu et, en conséquent, deux de ses doigts ont été fracturés. Il présente également de multiples contusions sur l’ensemble du corps. M. Jouhri a également été interrogé sur son intention d’accompagner, ce même jour, une mission de Front Line et de Human Rights First (cf. rappel des faits) devant la prison du Kef à l’occasion de la visite hebdomadaire de Mme Samia Abbou à son époux en prison, l’avocat Mohamed Abbou[1]. A cette même occasion, la voiture de Me Abderraouf Ayadi, ancien secrétaire général du CNLT, qui avait accompagné Mme Abbou à Kef, a été vandalisée.

L’Observatoire exprime sa profonde préoccupation à l’égard de ces faits, qui s’inscrivent dans le cadre plus général de représailles des défenseurs des droits de l’Homme en Tunisie.

L’Observatoire rappelle de surcroît que la Tunisie est tenue de se conformer aux obligations internationales en matière de droits de l’Homme, en particulier le Pacte relatif aux droits civils et politiques auquel elle est partie, et la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée le 9 décembre 1998 par l’Assemblée générale des Nations Unies, notamment son article 1 qui prévoit que « chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation de droits de l’Homme et des libertés fondamentales au niveaux national et international » et, à cette fin, « de se réunir et de se rassembler pacifiquement » (article 5b).

Rappel des faits :

L’Observatoire a été informé par le CNLT des obstacles posés par les autorités à l’encontre de la tenue d’un atelier régional de formation à Tunis, du 18 au 20 mai 2007.

L’atelier de formation, organisé en partenariat avec l’ONG internationale Frontline, qui portait sur la « sécurité et la confidentialité numériques » et auquel devaient participer des défenseurs tunisiens, marocains, algériens et égyptiens, aurait dû se tenir à l’hôtel Khamsa Corinthia, l’hôtel ayant confirmé la réservation deux mois auparavant. Or le 17 mai 2007, à la veille de la tenue de l’atelier, et alors que les participants étrangers étaient déjà arrivés, l’hôtel a résilié la réservation. Aucun autre hôtel n’ayant accepté d’abriter l’atelier, les organisateurs ont alors décidé de tenir la formation au local du CNLT.

Cependant, une centaine de policiers en civil des districts de Bab Souika et de Bab Bhar ont entouré le local du CNLT, bloquant, dans un premier temps, l’accès à toute personne. Les policiers ont par la suite autorisé les participants étrangers et les membres du CNLT mais ont refusé de laisser entrer, entre autres, MM. Lofti Azzouz, membre de la section tunisienne d’Amnesty International, Amor Gaidi, membre de l’Association internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISPP), et Belgacem Abdallah, membre de l’Association de lutte contre la torture en Tunisie (ALTT). M. Houcine Ben Amor, proche collaborateur du CNLT, a également été violemment agressé.

Le 19 mai 2007, alors que l’atelier devait reprendre, un nouveau déploiement policier a de nouveau encerclé l’immeuble, interdisant a quiconque d’y entrer, dont MM. Sami Nasr et à Lofti Hidouri, membres du CNLT. En outre, les policiers les auraient menacés s’ils n’obtempéraient pas. M. Lofti Hidouri aurait également été suivi par des policiers pendant trois jours.

En outre, le 20 mai 2007, l’accès de la maison de M. Ali Ben Salem, vice-président de l’ALTT et président de la section de Bizerte de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH), à Bizerte, a été bloqué en raison de l’arrivée, chez lui, de chargés de mission mandatés par Frontline et Human Rights First. Le 21 mai, le local du CNLT a été bloqué pour les mêmes raisons.. A ce jour, les militants du CNLT continuent de ne pouvoir avoir accès à leur local, fortement gardé par la police.

Enfin, le 22 mai 2007, alors que les chargés de mission avaient rendez-vous avec Mme Naziha Rejiba, vice-présidente de l’Observatoire pour la défense des libertés de la presse, de l’édition et de la création (OLPEC), le domicile de cette dernière a été à son tour encerclé par des policiers en civil et en uniforme, qui ont finalement autorisé la mission à entrer dans la maison. Quant à M. Lotfi Hidouri, qui devait accompagner les chargés de mission à chacun de leurs rendez-vous, il a systématiquement fait l’objet de mauvais traitements et interdit d’accès à ces différents emplacements.

Actions demandées:

Merci de bien vouloir écrire aux autorités tunisiennes en leur demandant de :

i.                     garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de M. Lassaad Jouhri, des membres du CNLT, ainsi que de l’ensemble des défenseurs des droits de l’Homme en Tunisie ;

ii.                   Mener une enquête indépendante sur les faits décrits ci-dessus, afin que leurs auteurs soient identifiés et dûment jugés et sanctionnés conformément à la loi en vigueur ;

iii.                  mettre un terme à toute forme de harcèlement à l’encontre de tous les défenseurs des droits de l’Homme en Tunisie, afin qu’ils puissent exercer leur profession et mener leur activité de défense des droits de l’Homme librement et sans entrave ;

iv.                  se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement à son article 1 qui dispose que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international”, et son article 12.2, qui dispose que “l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration” ;

v.                    plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la Tunisie.

Adresses :

·         M. Zine el-Abidine Ben Ali, Président de la République, Palais de Carthage, 2016 Carthage, Tunisie, Fax: +216 71 744 721 ou +216 71 731 009

·         M. Mohamed Ghannouchi, Premier Ministre, Secrétariat Général du Gouvernement, Rue de la Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax: +216 71 562 378

·         M. Rafik Belhaj Kacem, Ministère de l’Intérieur et du Développement local, Avenue Habib Bourguiba, 1001 Tunis, Tunisie, Fax: ++ 216 71 340 888; Email : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

·         M. Kamel Morjane, Ministère de la Défense Nationale, Avenue Bab Mnara, La Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax: +216 71 561 804

·         M. Bechir Tekkari, Ministère de la Justice et des Droits de l’homme, 57, Boulevard Bab Benat, 1006 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 568 106 ; Email : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

·         Ambassadeur, S.E M. Samir Labidi, Mission permanente de la Tunisie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, 58 Rue Moillebeau, Case postale 272, 1211 Genève 19, Suisse, Fax : +41 22 734 06 63 ; Email : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

·         Ambassadeur M. Mehrez Benrhouma, Ambassade de la Tunisie à Bruxelles, 278 avenue de Tervueren, 1150 Woluwe-Saint-Pierre, Belgique, Fax : + 32 2 771 94 33; Email : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

***

Genève - Paris, le 30 mai 2007

Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.

L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible.

L’Observatoire a été lauréat 1998 du prix des Droits de l’Homme de la République Française.

Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence :

E-mail : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

Tel et fax FIDH : 33 1 43 55 20 11 / 33 1 43 55 18 80

Tel et fax OMCT : + 41 22 809 49 39 / 41 22 809 49 29

Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme

17, Passage de la Main d’Or

75 011 Paris, France

Organisation Mondiale Contre la Torture

Case postale 21 - 8 rue du Vieux-Billard

1211 Genève 8, Suisse


Samia Abbou, deux ans après rien n’a changé
 
Il y a plus de deux ans que Mohammed Abbou est emprisonné au Kef. Samia Abbou, son épouse, vit chaque jeudi le même calvaire, celui de la visite.
La semaine dernière, la visite a été brutalement interrompue au moment où Mohammed Abbou lui demandait qui l’avait accompagnée à la prison. Dès qu’elle a prononcé le nom de la Fondation Front Line *, qui avait fait le chemin jusqu’au Kef, trois gardiens se sont jetés sur le prisonnier pour l’évacuer violemment, tandis que des femmes se chargeaient de la faire sortir sans ménagements.
Aujourd’hui, et à peine arrivée à la prison, elle a été chapitrée par le directeur de la prison, le sous directeur, en présence d’un nombre important de policiers. Puis, Samia a pu constater avec quelle violence son mari avait été expulsé du parloir la semaine passée. Il avait été blessé. Et il avait porté plainte.
Quant au trajet du retour, il a été ponctué de l’inévitable relevé de la plaque d’immatriculation du véhicule de l’avocat qui l’accompagnait.
Il y a longtemps que les enfants de Samia ne se rendent plus au parloir. Trop risqué, Samia elle-même ne peut s’empêcher de se retourner de regarder par dessus son épaule pendant les quelques minutes de parloir. Un coup est si vite parti. Le qui-vive, tel est leur nouveau mode de vie. Les policiers se relayent sans cesse devant leur domicile.

Luiza Toscane, 31 mai 2007
* Front Line avait décrété le 1er mars 2007 journée internationale d'action pour Mohammed Abbou
 

Vérité-Action

Case postale 1569 CH-1701 Fribourg – Suisse
Tél. +41 79 703 26 11 Fax : +41 21 625 77 20
http://www.verite-action.org email : info@ verite-action.org

Communiqué de presse
Assemblée générale 2007
 

Vérité-Action a tenu son assemblée générale le 20 mai 2007 dans le canton de Fribourg en Suisse.
Au terme de ses travaux, une nouvelle équipe a été élue par l’assemblée générale pour un mandat de deux ans.
Conformément aux statuts de l’association, le nouveau comité s’est réuni, et a réélu Mme Safwa Aïssa, à la présidence de l’association.
Le nouveau bureau se compose de :

-         Mme Safwa Aïssa : Présidente
-         M. Mansour Ben Yahya : Secrétaire général
-         M. Mehdi Ben Hamida : Service de l’information et Trésorier
-         M. Imed Abdelli : Service juridique
-         M. El-Afif Ghanmi : chargé de Relations publiques


Le comité tient à remercier tous les membres de Vérité-Action, nos amis dans la société civile tunisienne et tous les compatriotes pour leur soutien et leur lutte en faveur de la cause des droits de l’Homme en Tunisie.

Pour Vérité-Action
Service de l’information
Fribourg, le 30 mai 2007

 


Remous à la TAP
 

L'Agence officielle Tunis Afrique Presse connaît quelques remous à la suite de la publication sur Internet d'un pamphlet jugé contreproductif. Ce pamphlet, rédigé par un anonyme qui semble être un journaliste, remet en question des promotions en grade obtenues par certains journalistes et critique les désignations à certaines missions de presse en Tunisie et à l'étranger. Rédigé en arabe, ce pamphlet ne manque pas de dénigrer les journalistes des différents desks de l'agence dans un style manquant totalement de respect à la déontologie et touchant à la vie privée et à la réputation des confrères du rédacteur.

A la suite de cela, une pétition circule actuellement parmi les journalistes de la TAP, appelant à une solidarité au sein de l'équipe d'autant plus que le pamphlet en question ne sert aucune partie. Sur Internet, quelques articles signés et anonymes ont été diffusés, allant dans le même sens et critiquant sévèrement ce déballage totalement irrespectueux.

(Source : « Réalités » (Magazine hebdomadaire – Tunis), N° 1116 du 24 mai 2007)


Réalités et le “vautour”

Nous avons relevé, avec étonnement, l’“intérêt” sans cesse grandissant que nous «témoigne» Al-Mawkif, le journal du Parti Démocratique Progressiste.

Cela flatte notre ego à plus d’un titre. Voilà que le journal qui se réclame à l’avant-garde de la véritable opposition démocratique trouve encore le temps pour scruter nos publications. Aucune, d’ailleurs, n’y a échappé, ni Réalités, ni sa jeune consœur Hakaek ni encore notre supplément Femmes.

Tant d’“intérêt” pendant des semaines durant est trop beau pour être honnête.

Passons sur les points de vue sur tel ou tel article des magazines du Groupe Réalités et retenons ce qui paraît central dans l’approche “critique” d’une certaine plume qui se cache sous divers noms et qui instrumentalise pour son propre compte le journal Al Mawkif pour exhiber une rancœur personnelle et assouvir une vengeance mal digérée.

Que nous reproche ce « vautour » (c’est le surnom qui lui colle depuis près de trois décennies) ? De faire de la « publicité déguisée ». Il en est tellement malade qu’il a créé un « observatoire » chargé de dénoncer ces « dérives » et ce sont les lecteurs d’Al Mawkif qui ont la primeur de ces « révélations » chaque semaine.

Soyons sérieux pendant quelques instants. Si parler des entreprises tunisiennes est une « publicité déguisée » alors oui et nous assumons cela totalement. Nous avons choisi dans ce journal d’être le plus proche du monde de l’entreprise, de louer ses succès, de dénoncer les entraves à son développement et de mettre aussi en garde contre certaines de ses dérives. C’est cela notre ligne éditoriale. Nous faisons cela parce que nous savons que c’est l’entreprise qui assurera l’emploi pour notre jeunesse et la vigueur et le développement de notre économie. Les cris moralisateurs de certains «vautours » ne nous intéressent pas.

Mais si l’on entend par « publicité déguisée » le dévoiement de l’information pour une prise d’intérêt non légitime, alors oui nous dénonçons cela. D’ailleurs, c’est cette pratique indigne qui a été à l’origine du remerciement de ce « vautour» de l’équipe de Réalités. Car ce « rapace » des médias a sévi un certain temps à Réalités. Il était passé maitre dans l’art de la publicité détournée. Il avait un système très sophistiqué, et certains confrères nous disent qu’il l’a encore. Cela s’apparente au billard américain. Toucher la boule jaune pour qu’elle pousse la boule bleue pour qu’elle fasse tomber la boule noire. En clair une information anodine sur une personnalité membre d’un Conseil d’Administration et c’est cette entreprise qui sucre.

En plus le « vautour » est plus rapace que l’ensemble des démarcheurs publicitaires réunis : tout pour lui et rien pour les autres.

Pour info, les « œuvres incomplètes » du « vautour » sont réunies. Si l’observatoire de la « publicité déguisée » est intéressé, qu’il nous fasse signe, on les lui transmettra avec plaisir.

Un dernier mot : le rapport de l’Association des Journalistes Tunisiens, qui a pour mission de dénoncer toutes les dérives de la profession, a cité notre journal en une ligne où il prétend que faire du démarchage publicitaire est une condition imposée à tous les journalistes du Groupe.

Nous aurions aimé que les rédacteurs du rapport soient plus respectueux de la déontologie et de leurs confrères qui exercent avec rigueur et honnêteté leur talent dans les revues du Groupe Réalités : recouper l’information et la vérifier. Si cette accusation s’avère vraie, alors c’est Réalités qui dénoncera cela et publiquement. Pourquoi ne pas vérifier cette «information » auprès de vos collègues ou auprès de la Direction de Réalités ? Le courage journalistique n’est pas de « descendre » les médias privés. C’est une « virginité » politique à peu de frais. Les problèmes du journalisme sont ailleurs. Les journalistes et les Tunisiens sont en droit d’attendre une véritable vigilance de la part de l’AJT et de tous les organes de presse.

Nous tenons à dire, ce que nous avons toujours fait, que nous respectons tous les confrères et tous les médias. Nous mesurons chaque jour la difficulté de la tâche. Les journaux d’opposition, dont Al Mawkif, les médias privés et publics ont de lourdes responsabilité. Nous ne jetons la pierre à personne, même si nous sommes très exigeant envers les médias publics.

Chacun dans sa mission et chacun dans son rôle et sans règlements de comptes personnels, puérils et inutiles à la fois.

(Source : « Réalités » (Magazine hebdomadaire – Tunis), N° 1116 du 24 mai 2007)
 

 
Le secteur textile en Tunisie : Une expertise qui lutte pour la survie
 
par : A.M.

Tenant à contre courant, le secteur textile tunisien demeure un secteur prépondérant dans l'économie tunisienne. Malgré l'importante régression alignant sa part participative dans les exportations des industries manufacturières à 35 % contre une parfaite domination de 50 % exprimée sur près d'une décennie, le secteur textile à su garder sa force motrice dans le domaine des exportations.
Accueillant actuellement, près de 2000 entreprises tunisiennes et étrangères, le secteur textile assure 44 % de l'ensemble des possibilités d'emplois soit 200 Milles postes d'emplois. Déployant annuellement près de 174 Million de Dinars Tunisiens, les sociétés étrangères représentent 57 % de l'ensemble des sociétés opérantes sur le territoire.
Considérées à 80 % comme exportatrices, les entreprises opérantes dans le secteur assurent annuellement au-delà de 4Milliards de dinars.
Classées parmi les premiers importants pôles du secteur textile, la Tunisie est le 6 ème fournisseur de l'UE, la seconde pour la France avec une part de 40 % des exportations du secteur suivie par l'Italie avec 30 % et l'Allemagne avec 10 %.
D'autres nouveaux débouchés sont en expansions tel le marché espagnol et anglais qui en ces dernières années ont augmenté leurs importations du marché tunisien respectivement de 56.6% et 17%.
Selon des études engagées par le centre des études internationales, des privilèges se sont joint au côté de la Tunisie par rapport aux pays orientaux, au Maroc et la Turquie. En affrontant le meilleur taux de rentabilité au coût de l'investissement avec ses intérêts, il s'est déduit que le taux de rentabilité des vêtements anti-incendie en Tunisie était de 72 contre 21.4 an Maroc, 2.1 en Turquie, 12 pour la Hongrie et 10.3 pour la Pologne. Dans la même lignée géographique, d'autres attestations consolident la rentabilité de l'industrie du textile en Tunisie dans la fabrication des pantalons et des habits de travail.
Selon des experts dans le secteur, la réussite de la Tunisie dans le domaine est induite grâce à un savoir faire des dirigeants du secteur, la diversification des produits, l'innovation dans les produit avec une maîtrise des coûts, le respect des délais et la rapidité des approvisionnements. De même d'autres facteurs outre que techniques tels que la proximité géographique de la Tunisie à plusieurs pays décideurs dans le secteur représente l'un de ses atouts majeurs, l'aidant à dominer le marché européen. La suppression des taxes douaniers a favorisé une présence inhabituelle des traditionnels approvisionneurs de l'Europe en Tunisie, l'aidant à affronter la concurrence asiatique reconnue pour des produits conciliant une bonne qualité à des prix compétitifs.

(Source: African Manager le 31 mai 2007)
Lien: http://www.africanmanager.com/detail_article.php?art_id=113601


Turkey's top court to ask prosecutors to file charges against prime minister

By SUZAN FRASER, Associated Press Writer
Associated Press, le 31 mai 2007 à 02h35
ANKARA, Turkey (AP) _ The head of Turkey's Constitutional Court said it would ask prosecutors to file charges against the prime minister for allegedly questioning the court's neutrality and exceeding the "boundaries of respect."
Prime Minister Recep Tayyip Erdogan said in a televised interview Tuesday that a decision by the court to cancel a presidential vote earlier this month was a "disgrace" to the justice system.
"Yes, we will appeal" to the prosecutor's office to file criminal charges against the prime minister, Chief Justice Tulay Tugcu said Wednesday, in response to a question from a reporter about whether the court planned legal action. Tugcu said Erdogan had engaged in verbal attacks against the court that "exceeded the boundaries of criticism and respect, in ever increasing doses." "They are directly making our court a target," Tugcu said.
Although it is a crime in Turkey to insult state institutions, the move is unlikely to lead to Erdogan's prosecution. The prime minister, like all lawmakers in
Turkey, has legal immunity which only Parliament can lift.
His party commands a majority in the legislature.
The quarrel, however, has again exposed the growing rift between the Islamic-rooted government and Turkey's secular establishment, which includes the judiciary.
Erdogan was criticizing the court's decision earlier this month to invalidate a first-round presidential vote in parliament on the grounds that a quorum was not present.
The country's fiercely secular establishment opposed the Islamic-rooted ruling party's candidate, Foreign Minister Abdullah Gul. Opposition lawmakers boycotted the vote.
Before the court ruling to annul the vote, the military had posted a statement on its Web site hinting that it was prepared to intervene to safeguard Turkey's secular system.
"This is a very unfortunate decision, it is a disgrace," Erdogan said Tuesday of the court's decision. "This decision was given by force."
Erdogan's government has since called early general elections for July 22 and is trying to change the constitution to allow the people rather than parliament to elect the president.
Earlier this month, Erdogan criticized the court's decision, saying it was "a bullet fired at democracy." He later backed away from that statement and said his words were aimed at the secular opposition and not the Constitutional Court.
Last year, a gunman burst into Turkey's highest administrative court and shot at judges _ killing one of them _ allegedly angered by the judges' ruling on Islamic
head scarfs, which are banned on university campuses.
The judges said criticism of the court's decision by Islamic circles had made them a target.

Associated Press



Top Turk court files complaint against PM Erdogan

By Gareth Jones
Reuters, le 30 mai 2007 à 17h27
ANKARA, May 30 (Reuters) - The head of Turkey's top court accused Prime Minister Tayyip Erdogan on Wednesday of using threats against her court that undermined the supremacy of the law and said she would file a complaint against him.
The prime minister has immunity from prosecution as a member of parliament, but Tulay Tugcu's unprecedented public attack highlights continued tensions between Erdogan's Islamist-rooted government and Turkey's secular elite, including its judges. Erdogan infuriated the Constitutional Court on Tuesday by describing as "a disgrace" a ruling that forced the cancellation of Turkey's presidential election in parliament. He suggested the court verdict had been politically motivated.
"The prime minister's remarks ignore the supremacy of law, contain threats, insults and hostility and expose our court as a target (for attack)," Tugcu, head of the Constitutional Court, told a rare news conference.
"The prime minister's remarks exceed the bounds of respect." Her decision to file a legal complaint is unlikely to have any practical consequences but will be an annoying distraction for Erdogan as his ruling AK Party prepares for a July 22 general election brought forward several months because of the crisis.
The move also accentuates the rift between Erdogan and Turkey's secular establishment, which includes President Ahmet Necdet Sezer, the powerful army General Staff and opposition parties, who all distrust him because of his Islamist past.
Prosecutors must now decide if Erdogan has a case to answer. In Turkey it is a crime to insult state institutions. But only a a decision by parliament, where his AK Party has a big majority, could strip Erdogan of his immunity from prosecution.

"DISGRACE"

Erdogan said in a television interview on Tuesday that the Constitutional Court's ruling that at least 367 deputies must be present in parliament for a presidential election to be valid had shown the court was politically biased.
"This verdict will be much discussed. This is not over. I speak very frankly. This is unfortunate for the judiciary, it is a disgrace," Erdogan said.
The court ruling torpedoed the government's efforts to have parliament elect Foreign Minister Abdullah Gul as Turkey's new president. The presidential election has now been postponed until after parliamentary polls set for July 22. Turkey's secular elite is opposed to Gul, another former Islamist, becoming head of state, fearing he will try to erode the separation of state and religion. Both Gul and Erdogan strongly reject the claim.
Earlier this month, prosecutors conducted a similar investigation after Erdogan referred to the same Constitutional Court ruling as "a bullet fired at democracy". Erdogan later said his comments had been aimed not at the court but at Deniz Baykal, leader of the secularist main opposition Republican People's Party (CHP).
Deputies are often the subject of probes but such cases are usually dropped.

REUTERS
 



Turquie - La circoncision désormais remboursée par la Sécu.

Reuters, le 30 mai 2007 à 18h15
ISTANBUL, 30 mai (Reuters) - Le gouvernement turc, dominé par l'AKP, une formation issue de la mouvance islamiste, a décidé de faire rembourser par la Sécurité sociale l'opération consistant à circoncire les jeunes garçons, une pratique rituelle chez les jeunes musulmans.
La mesure, qui prendra effet en juin, a été annoncée mercredi au Journal Officiel. Jusqu'ici, seule la circoncision pour raisons médicales était remboursée par l'Etat, a précisé le ministère de la Santé.

REUTERS

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